Plateau Laurent Fabius
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est allé le rejoindre maintenant avec nous monsieur Laurent Fabius ancien premier ministre je disais que ça faisait pas mal de temps que vous ne vous étiez pas exprimé sur les principaux sujet qui ont sensibilisé les Français récemment il y a plusieurs dossiers on va pas tous les passer en revue on va prendre le plus chaud pour commencer c'est-à-dire le projet de réforme sur l'université et vous avez entendu comme moi les étudiants dire c'est notre affaire et il ne faut pas que les partis récupèrent ou tentent de nous récupérer alors quelle va être votre attitude désormais vous allez continuer à appuyer le mouvement et de quelle manière ou sinon est-ce que vous situerez le débat à l'Assemblée et seulement à l'Assemblée je crois que les étudiants ont raison il ne faut pas récupérer les choses ni avoir une attitude hostile ce mouvement a démarré par les étudiants et par les lycéens c'est un mouvement qui n'est pas politique au sens propre même s'il est culturel si concerne des des millions de gens donc je crois que nous pouvons avoir notre attitude notre notre attitude au parlement mais rien de plus vous avez une attitude curieuse vous soutenez ce mouvement qui se prononce contre la sélection alors que Jean-Pierre Chevenement sous votre autorité c'était prononcé pour la sélection et pour l'augmentation des droits d'inscription non pas du tout il y a trois questions qui ont été sous les trois questions principales moi je vais vous dire ma position de manière tout à fait nette bon la première question c'est celle que vous avez rappelé est-ce que il faut sélectionner ou pas le nombre d'étudiants à l'entrée ma réponse est non bon deuxème question est-ce qu'il faut ou non augmenter les droits d'inscription euh moi je pense que si on augmente les droits d'inscription et bien on crée une espèce de ségrégation 3è question est-ce qu'il faut que les diplômes soient nationaux ou bien est-ce qu'on peut accoller comme c'est le cas dans le projet euh l'université le nom de l'université au risque de faire des bonnes des bons diplômes et des mauvais diplômes je pense qu'il faut garder l'égalité des choses alors voilà le projet sur tous ces points est en opposition avec ce que je pense maintenant il semble que il y ait certaines ouvertures mais il reste une contradiction parce que si on revient sur tous ces points à ce moment-là la projet n'a plus de raison d'être donc autant le retir monsieur Fabius vous dites que vous êtes contre la sélection sur ce plan vous soutenez les étudiants or si je peux me permettre vous êtes tout de même vous un symbole de la sélection après tout vous avez été une bête à concours d'ailleurs vous l'avez souvent dit et vous avez dû tout le temps de vos études en tout cas vous bagarrer pour gagner alors est-ce que vous en seriez là aujourd'hui est-ce que vous auriez été premier ministre de la France si vous n'aviez pas dû à vous battre à vous bagarrer à affronter la compétition quand vous étiez étudiant oui oui mais là je je crains que vous soyez en train de confondre deux choses que j'ai dû me bagarrer que j'ai dû passer des concours que j'ai dû travailler beaucoup oui c'est parfaitement exact bon mais quand on parle de sélection c'est autre chose c'est l'idée que tous les Bacheliers n'auraient pas le droit d'entrer à l'université alors je pense qu'il faut que tous les Bacheliers aient droit dans été dit redit monsieur de vaquer ici même dimanche soir je crains que ça reste ambigu mais allons au fond si après tout on revient sur ce qui est proposé dans la loi sur le problème de la sélection sur le problème des droits sur le problème des diplômes bon alors ça veut dire qu'il y a plus besoin de loi alors autant la retirer là où il en permanence il y a pas été question de revenir Paul vous m'erz si je me trompe mais de rediscuter mais pas en tout cas de de revenir avoir une position ou une autre pu un autre pointut certains articles crois il y a un autre point qui me paraît très important c'est que moi je crois que l'un des problèmes de fond n'est pas là problème de fond est le suivant si on veut que nos jeunes aient plus de possibilités de trouver des emplois il faut qu'on les forme mieux et en plus grand nombre il faut donc qu'on arrive à à peu près 2 millions d'étudiants alors qu'on a un million d'étudiants aujourd' que les études soient de bonne qualité mais si on veut arriver à cela il faut évidemment pas couper à l'entrée sélectionner à l'entrée il faut au contraire que plus d'étudiants puissent je crois que le malentendu continue sur ce point je le cra pour changer de de sujet parlons de la vie politique françois Mitteran et Jacques Chirac coexistent toujours et jure la la main sur la constitution que tout va bien on a pourtant le sentiment queon est entré dans une nouvelle phase qui ressemble à la guerria est-ce que ça va résister à la pression des partis à la pression politique dans le pays oui c'est la question de la coexistence toujours à 100 francs dont on nous parle toujours moi j'ai une position tout à fait simple là-dessus la coexistence c'est pas un choix d'amour c'est pas la question bon il se trouve qu'au mois de mars dernier les Français ont voté dans un certain sens alors ou bien on refusait ce choix mais à ce moment-là c'était pas la démocratie ou bien on acceptait ce choix et il faut bien qu'il y ait une coexistence parlons de l'avenir là à votre vie moi mon idée c'est que la probabilité c'est que ça a jusqu'au bout maintenant il peut toujours arriver un pupin ou euh une circonstance qui fasse que ça casse en route mais la probabilité la plus grande c'est que ça aille jusqu'au bout alors un mot d'économie une politique libérale et et une faible hausse des prix c'est compatible jusqu'à présent vous euh vous disiez le contraire écoutez euh puisque vous parlez des prix rappelons quand même une chose qui peut souvent rappeler quand monsieur Bert avait quitté le pouvoir en 80 avant 80 et il nous avait laissé 14 % d'inflation quand je suis parti de Matignon il y avait 2 % bon je pense que nous avons fait un très gros travail pour casser l'inflation euh nous avons actuellement une petite poussée d'inflation j'espère qu'elle va s'arrêter mais le travail que nous avons fait pour éradiquer l'inflation de la mentalité française je crois qu'il est durable bon on termine oui une dernière question oui sur sur vous-même et sur le Parti socialiste on a l'impression que votre parti fait du sur place euh pas un mot sur un projet pas un mot sur les alliances possibles en cas de reconquête du pouvoir on a le sentiment que vous cristallisez uniquement sur la présidentielle non si c'était le cas ce serait très mauvais je pense que pendant les depuis les 7 mois 8 mois que nous sommes dans l'opposition euh les Français nous voient encore comme les battus du mois de mars et ce serait une erreur de penser qui qui nous voit déjà comme l'alternance donc je crois qu'il y a rien de choquant si vous voulez il faut une période de viduité quand il y a eu un changement mais maintenant nous entrons dans une période où il va falloir proposer des choses au français pour euh une alternance possible alors c'est la période qui qui vient et qui va se déboucher sur notre congrès du mois de du début avril serez-vous candidat si François Mitteran ne se représente pas c'est la question à ça c'est la question en général la réponse c'est pas de saison et puis de toute façon non la réponse c'est pas celle-là la réponse est parce que on pose tout le temps la question donc c'est un peu de saison la réponse est moi je trouve que que François Mitter est un excellent président donc mon souhait c'est qu'il le reste et qu'il le reste longtemps bon si au dernier moment il nous dit euh ce qui n'est pas mon hypothèse s'il nous dit euh et bien non euh à ce moment-là je déjà dit que j'écartais pas l'idée mon hypothèse c'est France bien monsieur Fabus vous dites je n'écarte pas l'idée j'ai lu ça aussi mais vous êtes très nombreux à ne pas écarter l'idée au PS dans le chaos au 45 et Michel Recard ça fait beaucoup non il vient bien plus un peu plus ce que j'ai compris c'est bien ce que je dis ça fait 45 à ne pas écarter l'idée non un peu plus que ne pas écarter l'idée ah d'accord bon ça augmente le nom bon vous ne croyez pas que ça fasse je sais pas dans l'opinion publique confusion comme c'est pourquoi Oui vous avez tout à fait raison pourquoi on peut pas courir quatre lièvres à la fois l'une des choses que nous reprochons à la majorité actuelle c'est qu'elle soit divisée il faut pas tomber dans le même piège pourquoi je dis François Mitan est excellent qui continue très bien merci de ces informations merci de votre visite la suite de l'actualité Patricia
Laurent Fabius