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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 8 janvier 2026 14 minActualité / polémiqueAgriculture & alimentationSécurité

Colère agricole: le point presse de Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Comment les agriculteurs ont-ils réussi à entrer dans Paris malgré les dispositifs ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Comptez-vous lever les gardes à vue comme demandé ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Y a-t-il eu des défaillances dans la gestion des tracteurs ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques liés à la tempête en Manche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Laurent NuñezChiffre
    « On a eu sur l'ensemble du territoire national 67 actions qui ont réuni 2200 manifestants, agriculteurs, et 625 tracteurs. »
  • 6:00Laurent NuñezFait
    « Je condamne très fermement quand la présidente de l'Assemblée nationale va au contact de manifestants. »
  • 7:00Laurent NuñezChiffre
    « Il n'y a plus personne ni retenu, me semble-t-il. »
  • 8:00Laurent NuñezFait
    « Je ne considère pas qu'il y a eu de défaillance. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Tout est OK ? OK, voilà. Bonjour à toutes et à tous.

Je viens de terminer une réunion avec l'ensemble des préfets de zone et des responsables des services de sécurité, c'est-à-dire le préfet de police, le directeur général de la police nationale et le directeur général de la gendarmerie nationale consacré à la crise agricole, comme j'en tiens d'ailleurs tous les jours depuis lundi dernier et comme j'en tenais également dans les semaines précédentes. Ce petit point presse très rapide compte tenu des événements qui sont déroulés aujourd'hui à Paris. Tous les jours, évidemment, nous nous réunissons pour coordonner l'action des forces de sécurité intérieure dans la gestion au niveau de l'ordre public de la crise agricole que nous nous traversons, et notamment en matière de gestion de l'ordre public.

Alors aujourd'hui, pour être très précis, on a eu sur l'ensemble du territoire national 67 actions qui ont réuni 2200 manifestants, agriculteurs, et 625 tracteurs. Et cela, les actions ont concerné aujourd'hui 39 départements auxquels on ajoute évidemment ce qui s'est passé sur la plaque parisienne. Donc quelques éléments de contexte à quelques éléments de contexte sur l'ensemble du territoire national les 67 actions dont je parle sont essentiellement des actions de voies publiques qui consiste à bloquer ponctuellement des accès aux autoroutes des excès d'un certain nombre de sites logistiques ou des dépôts de carburant, comme c'est le cas actuellement à Bassins.

Donc voilà le type d'action qu'il y a eu aujourd'hui sur l'ensemble du territoire, qui sont en général encadré par les forces de l'ordre on empêche qu'il y ait des coupures d'axes structurants comme c'est le cas depuis maintenant plusieurs semaines et tous ces mouvements se passent dans la discussion entre les manifestants agriculteurs et les les représentants des forces de sécurité intérieure et bien évidemment les préfets qui sont très engagés dans la gestion de ce mouvement et que je veux évidemment saluer. Aujourd'hui, par exemple, nous avons eu un blocage de Rodez, nous avons eu la mise en place de contrôles de Le camion qui a été fait sur un marché à Saint-Charles dans les Pyrénées-Orientales. Quelques blocages d'accès autoroutier, mais pas de blocage d'autoroute.

Quelques blocages de sites logistiques ou encore un blocage de la à M7, à Pierre-Bénit dans le département du Rhône. Donc voilà pour les actions qui se sont déroulées aujourd'hui. Alors concernant les actions qui ont eu lieu à Paris, comme vous le savez depuis maintenant quelques jours la coordination rurale avait appelé à un blocage de la capitale donc il y avait invité un certain nombre d'agriculteurs à venir sur Paris en tracteur pour bloquer les accès à la capitale et donc nous avions mis en place tout un dispositif pour évidemment empêcher un blocage de la capitale ce qui n'est pas entendable ça n'est pas possible tout un dispositif dans les jours précédents ce matin donc ce matin dans la nuit nous avons eu sur Paris un certain nombre de tracteurs qui ont pu accéder à la capitale en dépit des contrôles qui ont été mis en place en amont et qui ont dissuadé beaucoup de tracteurs donc de se rendre sur la capitale nous avions mis un dispositif à la périphérie de la région Île-de-France puis en grandes couronnes puis en petites couronnes qui a empêché un certain nombre de tracteurs de venir sur la capitale en revanche donc une Centaines d'entre eux ont pu atteindre la capitale, donc une quarantaine qui sont entrées sur la capitale et qui ont occupé notamment la place et qui occupe actuellement la place de l'Étoile et le site de l devant de l'Assemblée nationale et pour une quarantaine d'entre eux, une soixantaine qui sont restées et qui sont toujours actuellement bloquées aux portes de Paris.

Donc cette action a été rendue possible puisque ces tracteurs se sont en fait rendus dans la capitale de manière perlée en contournant les dispositifs policiers et de gendarmerie parfois même en les forçant et donc ils ont pu ainsi parvenir à la sur la les sites que je viens de citer donc à l'intérieur de la capitale et notamment devant l'assemblée nationale et sur l'étoile. Je tiens à saluer évidemment le travail qui a été réalisé par les forces de sécurité intérieure dans les jours qui ont précédés tout au long de cette nuit, saluer évidemment les forces de la préfecture de police qui ont immédiatement figé la situation pour éviter des déambulations en tracteur dans la capitale. Et donc je tiens évidemment à les féliciter et les remercier pour leur réactivité donc au moment alors cette manifestation n'était pas déclarée je tiens à le dire, j'aurais vraiment préféré qu'on puisse avoir des échanges et des contacts en amont pour convenir d'un point de manifestation c'est ce ce qui a été fait avec une autre organisation syndicale, puisque ce matin nous avons eu une déclaration sur Paris de la Fédération régionale de la FNSEA, qui c'est une manifestation qui s'est tenue de 8h30 à à 11h30 dans les rues de la capitale.

Donc une manifestation pédestre dans un premier temps, puis ensuite un défilé en véhicule. Et donc évidemment j'aurais préféré que cette manifestation soit déclarée. Quand elle n'est pas déclarée, elle est illégale.

Pour autant, et vous l'avez constaté en lien très étroit avec le préfet de police, je n'ai pas souhaité disperser cette manifestation, je n'ai pas souhaité la disperser, alors même qu'elle était illégale, mais évidemment, je le regrette. Je le regrette et j'invite évidemment à l'avenir les représentants de la coordination rurale à prendre la tâche du ministre, du préfet de police pour trouver toujours un terrain d'entente comme on le fait chaque fois qu'on veut accueillir une manifestations à Paris. Je tiens à signaler d'ailleurs qu'hier soir, nous avions proposé une possibilité d'accueil de la coordination rurale dans Paris qui n'a pas été suivie des faits.

Tout ça, c'est le passé. Maintenant, il faut regarder évidemment l'avenir. Donc vous dire qu'au moment où je vous parle, le préfet de police est en lien avec les membres de la coordination rurale sur les modalités de sortie de cette manifestation.

Et donc les discussions sont en cours. Je crois que le président de la coordination rurale a posé un certain nombre de conditions. Il m'a interpellé dans les médias, il a interpellé le ministre de l'Intérieur et évidemment le préfet de police.

Je l'ai immédiatement mandatés pour organiser cette sortie de manifestation qui va se dérouler, je le souhaite et je l'espère, dans le plus grand calme. Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui sur Ce sur ce mouvement vous dire également à confirmer les chiffres qui ont dû être donnés dans la journée. On a eu 11 interpellations en dehors de la capitale. 11 interpellations et puis il y a eu 65 verbalisations qui ont été notifiées.

Voilà ce que je voulais vous dire en quelques mots sur le mouvement d'aujourd'hui. Redire évidemment qu'il est important que les manifestations soient déclarées. Ça me paraît extrêmement important.

Redire que dans les jours qui viennent, on a évidemment d'autres actions qui sont annoncées en province et que nous allons continuer à les gérer avec les forces de sécurité intérieure sous mon autorité pour tout ce qui concerne évidemment l'ordre public en lien très étroit avec madame la ministre de l'Agriculture, évidemment le Premier ministre. Nous allons continuer à encadrer ces manifestations, à faire en sorte qu'il n'y ait jamais ni de violence, ni de dégradation, ce qui justifierait évidemment l'intervention des forces de l'ordre et puis évidemment éviter qu'il y ait des blocages d'actes structurants. Voilà, il y a un certain nombre d'actions qui sont prévues dès demain sur l'ensemble du territoire national.

Nous en avons discuté avec l'ensemble des préfets de zone et donc j'ai procédé à un certain nombre d'arbitrages dans la répartition des forces, notamment des forces mobiles, pour la correcte gestion de ce mouvement agricole en espérant que les choses continuent à se passer, comme c'est le cas actuellement, d'ailleurs sans violence, sans dégradation majeure. Voilà ce que je voulais vous dire. Je peux vous répondre éventuellement à une ou deux questions, mais pas plus.

La présidente de l'Assemblée nationale a été en supprimé les chahités, elle devait être exprimer La présidente de l'Assemblée nationale va au contact de manifestants donc je condamne très fermement quand la présidente de l'Assemblée nationale va au contact de manifestants Donc, dans un esprit de dialogue, évidemment, elle n'a pas à être prise à partie, insultée ou à recevoir un liquide qui a été projeté dans sa direction. Voilà. Donc, évidemment, je condamne très fermement ce qui s'est passé.

Et je crois que le responsable de l'organisation syndicale en question s'est excusé, j'ai entendu, dans les médias. Voilà, évidemment, je le condamne très fermement. Est-ce que l'on sait très concrètement comment ils ont réussi à rentrer dans Paris Le ministre de l'Intérieur a parlé de risques inconsidérés que les agriculteurs ont pu prendre.

Qu'est-ce que ces risques ? Il y avait des mouvements tracteurs vers la capitale depuis quelques jours. Vous savez que les préfets avaient aient pris des arrêtés zonaux dans le cadre de leurs compétences pour interdire les mouvements de tracteurs sur les voies publiques.

D'ailleurs, il y a déjà des arrêtés ministériels qui interdisent les mouvements au long On court en dehors du département où l'agriculteur a son siège d'exploitation dans les départements limitrophes. Donc on avait eu quelques...

Les forces de l'ordre ont empêché certains mouvements, sans j'empêcher les actions qui se sont contenus aujourd'hui encore dans chaque département du territoire national. Et puis on avait évidemment un certain nombre de dispositifs pour empêcher les tracteurs d'aller vers Paris. Et puis un certain nombre de manifestants ont contourné tout simplement ces Ces dispositifs de manière perlée, contournés voire forcés parfois et donc sont arrivés dans la capitale également de manière perlée.

Ce n'était pas un cortège de tracteurs qui allait sur l'étoile ou à l'Assemblée nationale. Je tiens aussi à dire qu'une grande partie des manifestants, il ne faut pas se focaliser sur les tracteurs. Dans Paris, il y avait une quinzaine de tracteurs à l'Assemblée nationale, une quinzaine sur l'étoile.

L'essentiel des manifestants sont arrivés en véhicules particulier, ce qui n'est évidemment pas détectable par les forces de sécurité intérieure. Voilà comment les manifestants sont arrivés dans la capitale. Le plus important, c'est pas le comment, c'est qu'il n'y avait pas de déclaration.

Encore une fois, je le regrette. Je crois qu'on est suffisamment, moi comme ministre de l'Intérieur je le démontre tous les jours, on est suffisamment ouvert dans l'acceptation du droit de manifester qui est une liberté fondamentale mais encore faut-il le déclarer. Pourquoi on déclare ?

On déclare pour préparer la manifestation pour que les forces de Sécurité Intérieure puissent réserver le meilleur accueil aux manifestants, que les choses se passent de la meilleure des façons possibles. Concernant les interpellations du ministre, est-ce que vous comptez lever les gardes à vue comme l'a demandé ? J'ai entendu cette demande, ça ne relève pas de mon autorité, mais j'ai pris bonne note de cette demande.

A ma connaissance, d'ailleurs, la plupart ont été levés. Il n'y a plus personne ni retenu, me semble-t Il n'y a plus personne ni retenu. Vous avez observé qu'aujourd'hui, je n'ai pas demandé au professeur de police d'évacuer.

Je ne l'ai pas demandé. Un certain nombre de manifestants, de représentants d'organisations, de toutes les organisations syndicales agricoles ont été reçues, notamment par les présidents des deux chambres. Voilà, ça n'a pas été le cas.

Je comprends que M. le Président de la Coordination Rurale, M. Vanto m'a interpellé, certes, pour me demander de lever un certain nombre de garde à vue, ce qui ne relève pas de mes compétences, mais encore une fois j'en ai pris bonne note et j'ai relayé cette demande et m'a demandé par ailleurs la possibilité de pouvoir faire escorter les tracteurs qui vont quitter la capitale.

J'ai évidemment immédiatement demandé au préfet de police, qui lui-même a des contacts, nous étions ensemble en réunion avec tous les préfets de zone, M. le Préfet de police étant également préfet de zone pour la région Île-de-France, il va prendre ça en charge effectivement. On a eu plusieurs demandes évidemment, on va travailler à cette sortie de manifestation avec la coordination rurale me coûter voilà les choses se mettent en place voilà je crois que monsieur vanteau vient de prendre la parole voilà je vous parle immédiatement après avoir tenu ma réunion je vais regarder tout ça avec le préfet de police.

Non, absolument pas. Il n'y a pas de défaillance. Vous savez, on parle de la gestion d'une manifestation.

Certes, elle n'est pas déclarée, mais on parle d'une gestion de manifestations qu'on fait aussi un peu avec tact, comme à chaque fois. Donc il y avait un dispositif policier de gendarmerie qui a empêché un certain nombre de tracteurs de se rendre dans la capitale. Vous savez, on avait 300 à 400 tracteurs qui convergeaient vers la capital une quarantaine d'entre eux ont pu accéder à leur objectif donc c'est 10 % je considère pas qu'il ya eu une défaillance et ceux des tracteurs qui a été qui ont été bloqués ça s'est passé quand même dans de bonnes conditions.

Voilà, je tiens à le souligner, ça s'est passé dans de bonnes conditions et aujourd'hui, donc cette nuit, pardon, tôt ce matin, le dispositif a été contourné. Je ne considère pas qu'il y a eu de défaillance. Donc le ministre de l'Intérieur que je suis vous dit qu'il n'y a pas eu de défaillance voilà oui bien sûr une grande vigilance avec un épisode donc pour la manche on est en zone rouge alors au moment où je commençais ma réunion zonave en On a été sur plusieurs départements de l'ouest qui sont en zone orange, et puis la Manche qui est en zone rouge.

Donc avec un risque de tempête, des rafales de vent qui sont attendues à plus de 150 km heure. Et puis il y a un risque de submersion aussi. Voilà donc grande vigilance et je ne peux que recommander de suivre les recommandations qui ont été faites par le préfet.

Donc le préfet de zone, le préfet compétent, le préfet de région, voilà j'ai entendu et j'ai vu qu'ils avaient communiqué, je ne peux que recommander, de suivre avec beaucoup d'attention ces recommandations de vigilance. Voilà, merci beaucoup, merci de votre attention, merci.