Le 5 sur 5 avec François Hollande - C à Vous - 12/04/2018
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Chapitres
Questions et réponses
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- 1:28OuverteRéponse directe
Vous auriez aimé avoir cette idée-là ? Une interview présidentielle dans une salle de classe ?
- 2:03OuverteRéponse directe
François Hollande, c'était pas assez. Lui, c'est trop. Vous l'apprenez comment, cette phrase ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Depuis ce jour-là, que vous dites-vous ? Que de chemin parcouru ou je ne m'attendais pas à autant de difficultés ?
- 3:39FerméeRéponse partielle
François Hollande, combien il vous faut de secondes pour, en un mot, résumer la première année de mandat d'Emmanuel Macron ?
- 7:28OuverteRéponse directe
Être président de la République, c'est aussi être président de ces moments-là ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Et cette famille, la famille à l'idée que l'on voit se déchirer comme ça depuis des semaines, comment vous réagissez face à ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:45Invité politiqueFait
« Pourquoi ? Comme quelqu'un qui veut être dans la moyenne. »
- 7:33Invité politiqueFait
« Oui, moi, j'ai été dans des cérémonies d'une autre nature. »
- 7:45Invité politiqueFait
« Mais c'est exact que Johnny représentait pour des générations et des générations un chanteur et plus qu'un chanteur. »
- 8:10Invité politiqueFait
« Il arrive que des familles se déchirent, y compris sur le plan politique. »
- 8:29Invité politiqueFait
« Johnny fait partie de notre histoire. »
Temps de parole
- Présentateur61 %
- François Hollande14 %
- Présentateur 29 %
- Invité6 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
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Bonsoir Anne-Elisabeth. Bonsoir François Hollande. Bonsoir Maxime. Vous allez bien ?
Salut Maxime. On commence avec Maxime.
Au sommaire ce soir, mesdames, messieurs, voici la classe de CE2 la plus célèbre de France.
Vous la découvrez, cette salle de CE2, c'est ici qu'aura lieu l'interview présidentielle. Toutes les tables ont été laissées sur place, seuls deux fauteuils ont été rajoutés, évidemment. Deux sièges en plexiglas.
On s'est donné comme ligne de conduite de garder au maximum l'esprit de la classe.
Tout est en place, les stylos, les règles, les cahiers.
Une vraie classe avec des vraies trousses, des vraies cahiers, des vraies tables et des vrais élèves. C'est là qu'Emmanuel Macron, mais oui, était attendu aujourd'hui. École de Berduis dans l'Orne. Le président est arrivé, vous allez le voir, en petite foulée juste avant midi. Non, on ne va pas le voir. Petite foulée. Je voulais déclarer une petite foulée. C'est vrai ? Oui, petite foulée. Et Jean-Pierre Pernault peut donc démarrer. Je vais rejoindre le président dans cette classe de CE2 où nous n'avons pratiquement rien changé. Vous allez le voir. Rien changé ? Je ne sais pas si vous avez bien vu. Attention aux poux ! Mais oui, la pancarte, attention aux poux !
Mais oui, c'est un cauchemar pour les parents.
Il y aura un poux présidentiel à l'Union.
Ça part pour les parents et pour les présidents. En regardant l'interview attentivement, on se rend compte que régulièrement, vous allez voir, regardez ça, voilà, Emmanuel Macron régulièrement se gratte un peu, beaucoup même pendant tout l'entretien.
Ça ne va pas dans le téléphone.
Oui, mais c'est le temps que ça monte, c'est le temps que ça monte jusqu'au cheveux. Moi, je suis un peu inquiet pour le président. Non, non, sans l'audio montage que vous venez de voir. Vous avez compris ce choix de décor-là ? Vous auriez aimé avoir cette idée-là ? Une interview présidentielle dans une salle de classe ? Vous savez, on essayait tout, même de venir sur un plateau de télévision. Vous ne l'avez pas tout vu parce qu'on passe à table après. Cette interview était entrecoupée de reportages et de témoignages. Témoignages de Français interrogés notamment sur l'image qu'ils ont du président Macron. Et certains en viennent à parler de François Hollande.
Hollande, c'était pas assez. Lui, c'est trop. Voilà, juste à midi.
François Hollande, c'était pas assez. Lui, Emmanuel Macron, c'est trop. Vous l'apprenez comment, cette phrase ?
Pourquoi ? Comme quelqu'un qui veut être dans la moyenne.
Qui fait la synthèse.
Eh bien voilà. Un bug au milieu de cette interview. Et vous nous connaissez, on adore les bugs. Jean-Pierre Pernault qui s'emmène un tout petit peu les pinceaux. On attend un rapport de François Bayrou, je crois, sur les villes. Est-ce qu'il ne faudrait pas lancer une vraie politique ? Jean-Louis Borloo. Jean-Louis Borloo, pardon. Pardon.
Non, non, non, non. Mais François Bayrou est mon ami. Donc c'est très bien de le citer. Mais là, c'est le rapport de Jean-Louis Borloo sur les quartiers.
Voilà. Jean-Louis Borloo, François Bayrou, tout le monde sont nos amis. Il y a une chose, une chose que nous avons remarqué dans le phrasé du président pendant cette interview, une chose assez étrange. Parfois, il s'arrête en plein milieu d'une phrase, comme suspendu.
Bien sûr. Et là-dessus, vous ne m'avez jamais entendu tenir des propos. Vous regardez sur les quais. Le tableau, ce n'est pas le même que... Non, la gare.
Voilà. C'est bizarre. De longues poses. C'est assez bizarre. Mais des longues poses qui parfois s'éternisent vraiment. Ce que vous allez voir, je vous le jure, est réalisé sans aucun trucage. Avec toi, Né. Avant de terminer cette rencontre, cette émission, je voudrais qu'on voit une photo quand même. Une photo de vous, le soir de votre élection. À la pyramide du Louvre. Depuis ce jour-là, que vous dites-vous ? Que de chemin parcouru ou je ne m'attendais pas à autant de difficultés ?
Je me dis qu'il faut aller au bout.
Voilà. Sept secondes de réflexion. La question, c'était de savoir ce qu'il pensait de sa première année de mandat. François Hollande, combien il vous faut de secondes pour, en un mot, résumer la première année de mandat d'Emmanuel Macron ?
Je pensais que vous alliez parler de la mienne. Non. Non, bah non. Non. Non, cette première année de mandat, c'est... Déjà, les difficultés commencent. Parce qu'elles ne cessent de commencer dès le début du mandat. Je l'ai vécu, même dans un contexte qui était beaucoup plus difficile pour ce qui me concerne.
J'en arrive à la fin de cette interview. Il faut que ça s'arrête. Parce que, regardez, je sens que ce petit bonhomme a comme une envie très pressante. Il est à gauche de l'image. Il faut vraiment que ça s'arrête. La fin, donc, de cette interview, avec un petit mot. Je vais vous demander, peut-être pour finir, les enfants de cette classe ont demandé que vous leur écriviez un petit message pour les remercier. Emmanuel Macron se saisit donc du stylo. Gros plan sur le message que laisse le président aux élèves. Vous allez voir, Emmanuel Macron va à un moment donné tourner la feuille vers la caméra. Le générique est parti. On l'entend. On va pouvoir lire ce mot. Le plan est joli.
C'est bien fait pour une fin d'émission comme ça. C'est magnifique. On va lire le mot. Ils ne vont pas nous faire ça. Ils ne vont pas nous couper avant qu'on puisse lire le mot. Parce que Emmanuel Macron va se tourner vers la caméra. Il n'y a déjà plus de générique. Ça commence à être un tout petit peu inquiétant. Monsieur le Président, si vous pouviez terminer ce mot, s'il vous plaît, ça nous arrangerait vraiment. Eh bien non, voilà, c'est fini. Fin de l'interview. On ne saura jamais se caler comme mot Emmanuel Macron. Ils l'ont publié à l'CI cet après-midi. Ah ben voilà, Patrick Cohen a la réponse à tout. Eh bien voilà, on ne le saura jamais. Ah ben bonne intervention, Patrick.
J'ai mis le mot. On le saura absolument. Il ne nous le dira jamais. Jamais. Non, il ne le dira pas. Un visage dans le 5 sur 5 de ce soir. Un visage que nous n'avions pas vu depuis 4 mois. Celui de Laetitia Hallyday. Longue interview dans le magazine Le Point publié aujourd'hui. Je ne sais pas si vous l'avez lu, François Hollande, cette interview. La grande confession de Laetitia Hallyday à la veille d'une décision de justice capitale. Les juges diront demain s'ils gèlent le patrimoine du chanteur en attendant de résoudre le conflit sur la succession. Longue interview donc d'une épouse en deuil. Laetitia Hallyday raconte comme personne ne l'a raconté jusqu'à maintenant.
Les 3 derniers mois du chanteur, le corps qui lâche en septembre, les poumons, le foie, les os, la chimiothérapie qui ne fonctionne pas. Elle dit tout. Johnny qui ne peut plus marcher et qui n'en peut plus non plus de voir défiler ses proches dans sa chambre. Laetitia raconte ce qu'il lui dit. Mais ça veut dire quoi ? Que je vais crever ? Dis-moi la vérité. Je vais crever ? Non, je ne vais pas crever. Tu m'entends ? On va se battre. Dis-leur de partir. Laetitia Hallyday raconte aussi la cérémonie à la Madeleine. Je savais qu'il aurait voulu une sortie de scène comme celle-là, grandiose, démesurée. Et elle parle à ce moment-là de Laura Smet et de David Hallyday.
Je leur ai proposé d'assister à tout. Mais ils n'ont pas souhaité fermer le cercueil avec moi. Ils n'ont pas voulu descendre les Champs-Elysées avec moi. Ils ont pris des avocats pour faire passer leur souhait pour la célébration. J'ai trouvé ça tellement étrange. Malgré cette atmosphère, il y a aussi cette scène au funérarium de Saint-Barthes. Laura, David, Laetitia, tous les trois ensemble. Elle se souvient. J'ai posé la main sur le cercueil. Je savais qu'il, que Johnny était là, qu'il entendait. J'ai passé une demi-heure avec eux. J'ai retardé la cérémonie pour leur dire que leur père les aimait malgré les silences.
Et pendant toute cette interview, Laetitia alterne donc les mots tendres pour Laura Smet et David. Les mots tendres et les mis au point. Elle explique qu'elle a de l'empathie pour eux. Mais qu'ils ont mis des mois à venir voir leur père quand ils ont su qu'il était malade. Tu vois, ils n'en ont rien à foutre, aurait lancé Johnny. Elle dit aussi qu'elle a conscience qu'ils ont souffert du manque de leur père. Mais elle ne comprend pas pourquoi Laura n'a pas demandé à Johnny une de ses guitares de son vivant. Son père aurait adoré. Et puis, il y a le testament, évidemment. Laura et David écartés. David a construit sa vie il y a plus de 50 ans. Il a fait un beau mariage.
C'est un artiste reconnu. Et son père a été là quand il a fallu l'aider. Pour Laura, de la même façon, il l'a aidé quand elle en a eu besoin. Laetitia, l'idée qu'il y a cette phrase à la fin. Je les attends à bras ouverts. On est une famille. Je serai un jour prête à pardonner. François Hollande, on va voir ces images. On vous a vu. Vous étiez aux obsèques à la Madeleine. Dans cette interview, Laetitia raconte à quel point les époux Macron ont été présents à ce moment-là. Être président de la République, c'est aussi être président de ces moments-là ?
Oui, moi, j'ai été dans des cérémonies d'une autre nature. Mais c'est exact que Johnny représentait pour des générations et des générations un chanteur et plus qu'un chanteur. Une personnalité qui était exceptionnelle. Donc moi, je n'ai pas été du tout heurté à l'idée que le président s'accompagne soit aux côtés de la famille, de toute la famille. Je ne faisais pas de distinction.
Et cette famille, la famille à l'idée que l'on voit se déchirer comme ça depuis des semaines, comment vous réagissez face à ça ?
Il arrive que des familles se déchirent, y compris sur le plan politique. Donc voilà. Mais je ne veux pas ici rentrer dans... Je garde l'image que vous avez... Ce n'est plus de déshéritage. Oui, voilà. Bon, laissons ça.
Et le droit d'inventaire.
Il y a des juristes qui vont s'en mêler. Moi, je garderai de Johnny plus que la cérémonie. Je garderai des chansons, des thèmes, même des caricatures. Johnny fait partie de notre histoire. C'est vrai ?
Merci Max. François Hollande, vous restez avec nous ?
On est, de ce point de vue-là, les héritiers, les seuls héritiers de Johnny.
Vous restez avec nous. On va passer à table pour découvrir et déguster le plat préparé par Eleonora. Et puis on va continuer à passer en revue votre mandat. Un bilan qui, écrivez-vous, se défendra tout seul avec le temps. Mesdames, Messieurs les ministres, Mesdames, Messieurs les députés, je dois avouer que je suis submergée par l'émotion. L'Assemblée nationale a adopté le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Votre présidence que vous avez exercé en réclamant un droit à l'humour.
Je n'ai jamais vu ce qu'il dit. Tu n'avais jamais vu, toi ? Moi aussi. Bon, ben voilà. Je n'ai jamais vu Nicolas Sarkozy. Ah ben, tu ne verras plus.
L'humour n'est pas une fuite, il est le sel du quotidien. Il rend moins cruels les heures et les malheurs de la vie. Voilà un des verbatims des leçons du pouvoir. En continuant à en parler, c'est dans un instant, on tourne la table de cet avou. A tout de suite.
François Hollande