Bertrand Lavier, artiste plasticien et créateur de l'œuvre hommage à Johnny Hallyday
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Questions et réponses
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Bertrand Lavier, bonjour. Vous êtes artiste plasticien. A quoi ressemble-t-elle cette statue ?
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Et il vient de là-bas ce sol ?
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En revanche, la Harley, ce n'est pas n'importe quelle Harley. C'est la moto de Johnny, c'est ça ?
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Ce manche de guitare, il fait quelle taille ?
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Ce manche de guitare, il fait quelle taille ?
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Et lui, il est en quelle matière ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est un grand manche de guitare sur lequel est posée une Harley Davidson, une moto. »
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« Et le tout repose sur un sol qui est en granito. »
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« Pour les gens qui connaissent le granito, c'est le matériau qui est utilisé à Hollywood sur ce qu'on appelle le trottoir des célébrités. »
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« Absolument, oui. »
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« Absolument pas. Elle est posée dans un mouvement ascendant sur un grand manche de guitare qui a été reconstruit et elle est à 6 mètres de hauteur. »
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« Il doit faire 5 mètres 80. »
- 1:39Invité politiqueFait
« Alors c'est de l'acier et qui est peint de couleur à cajou avec les frettes qui sont les petites barres qui donnent les notes, etc. qui sont en acier chromé. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Parce que je pense qu'au Japon, il a moins d'audience qu'à Paris, oui. »
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« Ah non, moi, je n'aurais jamais pensé à le faire. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Je pense que c'est Laetitia Lydès qui avait envie qu'il y ait un monument où les fans de Johnny puissent se donner rendez-vous, parce qu'il n'y avait rien à Paris. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Au fond, ce lieu, la tombe de Johnny Hallyday était à Saint-Barthes. »
- 3:25Invité politiqueFait
« Non, alors ça, ça m'a beaucoup amusé de le faire, parce qu'en fait, ce n'est pas du tout mon domaine. »
- 4:02Invité politiqueFait
« Parce qu'on peut imaginer que tout ça, il y a beaucoup d'argent derrière, il n'y a pas d'argent. »
- 4:13Invité politiqueFait
« Nous avons donné cette œuvre. »
- 5:42Invité politiqueFait
« Je dois dire que s'il y a une moto qui ne pollue pas, c'est bien celle-là. »
- 5:53Invité politiqueFait
« Oui, il y a des éléments mécaniques qui ont été insupprés, mais peu importe. »
- 6:01Invité politiqueFait
« En plus, je lisais qu'elle était aussi symbole de machisme, etc. »
- 6:11Invité politiqueChiffre
« Donc, si on est un peu attentif dans Paris, on voit qu'il y a quand même, peut-être, je ne sais pas, une femme sur cinq motards qui pilote des motos. »
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Il est 6h20, près de 4 ans après sa mort, Johnny Hallyday va recevoir aujourd'hui les honneurs de la ville de Paris. Une esplanade à son nom sera inaugurée ce matin devant le Palais Omnisport de Paris-Bercy, salle dans laquelle se trouve désormais un Johnny's Bar. Et pour compléter cet hommage, un concert est prévu ce soir avec une vingtaine d'artistes qui vont reprendre ses plus grands tubes. Ce que je n'ai pas précisé, c'est que sur l'esplanade va être inaugurée aussi une statue que vous avez réalisée. Bertrand Lavier, bonjour. Vous êtes artiste plasticien. A quoi ressemble-t-elle cette statue ?
C'est assez simple à décrire. C'est un grand manche de guitare sur lequel est posée une Harley Davidson, une moto. Et le tout repose sur un sol qui est en granito. Pour les gens qui connaissent le granito, c'est le matériau qui est utilisé à Hollywood sur ce qu'on appelle le trottoir des célébrités. C'est le Walk of Fame. Et donc c'est un peu le sol des stars.
Et il vient de là-bas ce sol ?
Non, on l'a refait.
Ah, vous l'avez refait. Vous n'avez pas pris un petit bout de là-bas ?
Non, pas.
En revanche, la Harley, ce n'est pas n'importe quelle Harley. C'est la moto de Johnny, c'est ça ?
Absolument, oui.
Et elle est intégrale, elle est identique ? Vous l'avez modifiée ?
Absolument pas. Elle est posée dans un mouvement ascendant sur un grand manche de guitare qui a été reconstruit et elle est à 6 mètres de hauteur.
Et ce manche de guitare, il fait quelle taille ? Pardon ? Ce manche de guitare, il fait quelle taille ?
Il doit faire 5 mètres 80.
D'accord. Et lui, il est en quelle matière ?
Alors c'est de l'acier et qui est peint de couleur à cajou avec les frettes qui sont les petites barres qui donnent les notes, etc. qui sont en acier chromé.
Donc la guitare, la moto, évidemment, c'est Johnny Hallyday, ça, c'est les deux.
Si vous faites une sorte de micro-trottoir, il ne faut pas le faire au Japon parce que ça ne marche pas, mais si vous le faites à Paris, si vous l'êtes Harley Davidson, les gens pensent tout de suite à Johnny Hallyday.
Et si on le fait au Japon, pourquoi ? On a quoi comme réponse ?
Parce que je pense qu'au Japon, il a moins d'audience qu'à Paris, oui.
Vous ne vouliez pas représenter Johnny lui-même, faire une statue à son effigie ? Vous n'avez pas eu envie de faire ça ?
Moi, je ne serais capable de faire ça, ce n'est pas du tout mon domaine de faire de la statuaire en pied.
Non, vous, vous êtes plutôt un spécialiste de détournement d'objets du quotidien, d'empilement.
Oui, et puis je ne pense pas du tout que ce soit très rock'n'roll de faire une statue en pied de Johnny Hallyday.
Qui est au point de départ, si on rembobine le fil de l'histoire, qui est-ce qui a initié ce projet ? C'est la ville de Paris ? C'est Laetitia Lydès ? C'est vous ? C'est qui ?
Ah non, moi, je n'aurais jamais pensé à le faire. Je pense que c'est Laetitia Lydès qui avait envie qu'il y ait un monument où les fans de Johnny puissent se donner rendez-vous, parce qu'il n'y avait rien à Paris. Au fond, ce lieu, la tombe de Johnny Hallyday était à Saint-Barthes. Évidemment, ce n'est pas la destination la plus facile.
Et qui est venue vous chercher ? C'est elle ?
Alors, en fait, c'est Kamel Menour qui est ma galerie, qui connaît Laetitia Lydès, qui ont, j'imagine, discuté de ce projet entre eux. Et c'est Kamel Menour qui m'a proposé de le faire.
Et vous avez hésité à accepter ?
Non, alors ça, ça m'a beaucoup amusé de le faire, parce qu'en fait, ce n'est pas du tout mon domaine. Et je dirais que ça me sort de mon aquarium ou de la zone de confort, qui est le monde de l'art contemporain, qui est un monde un peu, malheureusement, un peu dans l'entre-soi. Qui est un peu coupé d'un certain nombre de choses. Et donc ça, ça m'a amusé d'être...
Confronté à un artiste ultra populaire, là, pour le coup.
Voilà. Alors c'est amusant d'être confronté à un autre type de milieu. Voilà, ça m'a amusé. Et là, il faut savoir aussi que c'est un don. Parce qu'on peut imaginer que tout ça, il y a beaucoup d'argent derrière, il n'y a pas d'argent.
C'est-à-dire, la ville de Paris n'a pas acheté cette statue ?
Non, non, c'est un don. Vous l'avez fait gracieusement ? Nous avons donné cette œuvre.
D'accord, donné cette œuvre à la ville de Paris et installé sur cette esplanade du Palais Omnisport. Il vous a rapidement inspiré, Johnny, quand on vous a proposé, vous avez dit que ça vous amusait de faire ça. Vous avez eu tout de suite cette idée-là en tête ou vous en avez eu plusieurs ?
Non, je dois dire que ça s'est imposé, mais presque immédiatement. Donc, il n'y a pas de règle. Tous les chemins mènent à Rome. Donc, on peut réfléchir très longtemps pour avoir une idée. Ce n'est pas forcément parce qu'on passe beaucoup de temps que ça va améliorer les choses. C'est une chose qui m'est apparu évidente.
La première idée est parfois la meilleure. Est-ce que l'emplacement vous convient ? Est-ce qu'elle est bien mise en valeur, votre statut ?
Alors, elle est en fait dans un alignement d'arbres. Et en fait, elle est dans une sorte de quiétude parce qu'on voit cet arrêt Davidson sur son mât dans la frondaison des platanes. Et en fait, c'est un côté assez apaisé. Il y a un contraste entre la frondaison des platanes et le côté un peu agressif de la moto.
Justement, à ce propos, vous le savez évidemment, il y a quelques semaines au Conseil de Paris, les 23 élus écologistes ont voté contre ce projet, justement à cause de cet Arley Davidson, qui représente pour eux un symbole de pollution et de bruit. Vous comprenez que votre œuvre puisse agacer certaines personnes ?
Je dois dire que s'il y a une moto qui ne pollue pas, c'est bien celle-là. Pourquoi ? Elle est à l'arrêt définitivement.
Et en plus, on a enlevé le moteur, c'est ça ? Vous avez tout laissé, elle est intégrale ?
Oui, il y a des éléments mécaniques qui ont été insupprés, mais peu importe. C'est même plutôt amusant de penser qu'elle pollue. En plus, je lisais qu'elle était aussi symbole de machisme, etc. Donc, si on est un peu attentif dans Paris, on voit qu'il y a quand même, peut-être, je ne sais pas, une femme sur cinq motards qui pilote des motos. Donc, voilà, c'est plutôt amusant, ce n'est pas très important.
Et votre œuvre, on va pouvoir la découvrir dès ce matin. Elle sera inaugurée à partir de 10h30. Merci beaucoup, Bertrand Lavier, d'être venu ce matin sur France Inter. Nous présenter cette statue hommage à Johnny Léaïdez, qu'on pourra voir sur l'esplanade, devant le Palais Omnisport de Paris-Bercy.