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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 6 octobre 2025 92 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

Démission de Sébastien Lecornu | LCP, lundi c'est politique édition spéciale - 06/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment recevez-vous la mission confiée à Lecornu après sa démission ?

  • 4:00RelanceÉludée

    Si Lecornu vous appelle pour reprendre le dialogue, irez-vous ?

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Le RN a changé de ligne sur la censure ? Iront-ils à un rendez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Dissolution ou démission, quelle préférence pour le RN ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous reprochez à Bruno Le Maire ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelles propositions manquent pour que LR reste au gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Sébastien LecornuFait
    « Les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ses fonctions de Premier ministre et permettre au Gouvernement d'aller à l'Assemblée nationale demain. »
  • 3:30Bruno RetailleauFait
    « Il m'a caché la nomination de Bruno Le Maire. Un problème de confiance. »
  • 5:30Laurent FarguesFait
    « Le cirque n'a que trop duré. Jordan Bardella et Marine Le Pen ont répondu deux fois... Ils ont parlé de nos lignes rouges, le fait de ne pas taxer davantage nos entreprises, les Français. »
  • 6:30Laurent FarguesFait
    « Nous voulons que les Français puissent s'exprimer à nouveau, d'une manière ou d'une autre. Que ce soit la démission ou la dissolution, c'est le cap à suivre. »
  • 7:30Laurent FarguesChiffre
    « Il a fait des milliards de dettes en plus. On n'a pas l'intention de baisser la dette publique. »
  • 8:30Bruno RetailleauPromesse
    « L'allocation sociale unique, nous souhaitons qu'elle soit plafonnée à 70 % du SMIC pour qu'il y ait un écart entre ceux qui travaillent et les autres. »
  • 9:30Bruno RetailleauChiffre
    « Les arrêts maladie en 25 ans ont triplé, de 6 milliards à 27 milliards. »
  • 10:30Arthur DelaporteFait
    « On a vu Sébastien Lecornu depuis qu'il a été nommé à plusieurs reprises et on a dit la même chose. Les socialistes portent la justice fiscale, la revalorisation des bas salaires, la suspension a minima des réformes des retraites et à tout ceci, on nous a dit non. »
  • 12:30Arthur DelaporteFait
    « Emmanuel Macron n'a vraiment pas compris ce qui se passait dans le pays. »
  • 13:30Eléonore CaroitPromesse
    « Il faut qu'on puisse réussir à former quelque chose, à construire un projet pour pouvoir s'entendre et adopter un budget avant la fin de l'année. »
  • 14:30Eléonore CaroitFait
    « On a eu des différences entre ces trois Premier ministres qui ne venaient pas de la même famille politique. »
  • 15:30ExpertChiffre
    « Une étude chiffrée à 0,3 point de croissance la dernière dissolution. »
  • 16:30ExpertChiffre
    « Cette instabilité politique, on la paye. Une étude chiffrée à 0,3 point de croissance la dernière dissolution. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Emission spéciale sur LCP après la démission de Sébastien Lecornu. Cet après-midi, il s'est vu confier une mission pour voir s'il y a encore des compromis à droite ou à gauche. S'ouvre une période d'incertitude.

Qui est le remplaçant ? Quelles conséquences sur la vie politique ? C'est tout de suite.

Tout va très vite depuis 24 heures. On va reprendre début. Après avoir annoncé son Gouvernement hier soir après un mois d'attente, Sébastien Lecornu a démissionné ce matin.

Dans une déclaration, il a dénoncé les jeux partisans qui l'ont poussé à remettre sa démission au préalable. - En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ses fonctions de Premier ministre et permettre au Gouvernement d'aller à l'Assemblée nationale demain. la rupture profonde que représentait le fait de ne pas se servir de l'article 49.3...

Au fond, il n'y avait pas de prétexte pour une censure préalable il n'y avait pas de prétexte pour que les parlementaires refusent de faire leur travail. Leur travail de voter ou non texte. - Même si Sébastien Lecornu ne restait pas, c'est que tout est parti des Républicains.

Bruno Retailleau a d'ailleurs jeté un froid en estimant que le Gouvernement était loin de la rupture promise. - Hier j'ai été reçu par le Premier ministre pendant 1h30. Jamais il ne m'a dit qu'il y aurait la nomination de Bruno Lemaire.

Un problème de confiance. Dans une équipe, on a besoin de confiance. On nous promet une rupture et on se retrouve avec une rupture. - Ce soir, on va voir quelle sera la suite des événements.

Sébastien Lecornu s'est vu confier une mission mais il ne restera pas à Matignon. Dans les oppositions, certains l'appellent à créer un nouveau Gouvernement, à dissoudre l'Assemblée nationale voire, appellent à la démission du président de la République. Emmanuel Macron a La suite de l'histoire.

Avec moi ce soir, Laurent Fargues, vous êtes rédacteur en chef-adjoint de challenge, Il est député du Gard, porte-parole du RN. - En ces heures, le chef de l'Etat dispose de voies de : Soit la démission, soit la dissolution. - Laurent ? - On entend, dans ce discours, on a l'impression que le Rassemblement National a changée sa ligne.

Jusqu'à maintenant, vous aviez dit que vous ne censure auriez pas. Est-ce qu'il y a vraiment un changement de ligne ? Si Sébastien Lecornu propose à Marine Le Pen et Jordan Bardella de venir discuter pour une ultime négociation, est-ce qu'ils iront ? - Le cirque n'a que trop duré.

Jordan Bardella et Marine Le Pen ont répondu deux fois...

Ils ont parlé de nos lignes rouges, le fait de ne pas taxer davantage nos entreprises, les Français. Et ça, pour déboucher sur rien, sur la démission d'un premier-né. Il faut rappeler que d'un premier ministre.

Depuis le début l'année, nous avons eu un premier ministre qui s'est suicidé, François Bayrou, et un premier ministre qui démissionne. - Jusque maintenant, vous disiez que vous laissiez une chance. - Là, en l'état, on ne peut pas nommer un Premier ministre tous les 15 jours. - Mais il faudrait laisser sa chance... - On a écouté, discuté.

On a tout fait pour que les choses se passent correctement. - Donc il faut crever l'abcès vite ? - Oui, le président de la République doit dissoudre l'assemblée ou démissionner.

Il y a urgence. - Vous aviez une deuxième question que vous pouvez reformuler. - Est-ce que Marine Le Pen et Jordan Bardella iraient à un rendez-vous en première instance ? - Le cirque n'a que trop duré.

Deux rendez-vous pour que ça n'aboutisse pas. Vous avez votre réponse. On ne va pas se prêter à ce sketch qui n'a aucun sens.

Marine Le Pen et Jordan Bardella n'ont pas intérêt à aller à ce rendez-vous qui ne débouchera à rien. - Dissolution ou démission, est-ce que l'un de ces deux scénarios a votre préférence ou est-ce que c'est équivalent pour vous ? - Nous voulons que les Français puissent s'exprimer à nouveau, d'une manière ou d'une autre.

Que ce soit la démission ou la dissolution, c'est le cap à suivre. On sait que la démission est la décision du président de la République, qu'il doit savoir s'il porte l'intérêt du pays avant tout et avant son cas personnel. Là est la question.

La dissolution, face à un blocage politique que nous connaissons aujourd'hui, elle est inévitable. - Vous préférez laquelle ? - Les deux nous conviennent.

Ce que je vois c'est que les Français en ont ras le bol d'Emmanuel Macron, ils veulent tourner la page. - Je ne pense pas du tout comme vous. Les Français ont très bien compris ce qui s'est passé.

Quand ils ont vu la composition du Gouvernement avec les mêmes ministres qu'avant et en rajouter Bruno Le Maire...

C'est le symbole. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il y a les gens qui nous demandent de nous mettre d'accord au titre de la responsabilité et en même temps, ils nous disent qu'on n'est jamais allié avec Emmanuel Macron.

Le Titanic en train de couler. On qu'est-ce que vous reprochez à Bruno Lemaire ? - Il a fait des milliards de dettes en plus.

On n'a pas l'intention de baisser la dette publique. On ne va pas incarner la rupture. Si on se dissout dans le macronisme et on coule en même temps que ce bateau, qui va incarner la rupture et l'alternance ?

Nous ne voulons pas laisser les clés du camion au Rassemblement National...

On souhaite que ce soit nous. Il y a aucun doute là-dessus. - On vous dirait oui s'il propose Bruno Retailleau. - Il n'y a pas de solution pure, on ne prétend pas actuellement, même si on est en force avec les députés et sénateurs, on ne prétend pas pouvoir imposer 100 % de nos idées.

Même si on ne voulait pas la gauche et le RN, il reste vous. - Ce sera décidé en 2027. Les Français, quand ils verront la situation et sur qui ils peuvent s'appuyer... - Vous voulez une nouvelle dissolution. - Je n'ai pas peur de cette hypothèse. - Ce matin, Lecornu dit que tous les partis font comme s'ils avaient la majorité à eux seuls, il ne va rien négocier.

Dans les discussions qu'il a eues depuis trois semaines, il avait le sentiment d'être près d'un accord. S'il était près d'un accord avec la gauche, il aurait pas cette attitude de jeter l'macronisme dans les bras... - On avait une feuille de route qui ne correspondait pas avec ce qu'on avait demandé ni sur la baisse de la dette publique, nier sur le régalien et on était quand même prêt à y aller.

J'observe qu'en quatre semaines, aucun pas été fait par le parti socialiste. Le Parti socialiste, sous la tutelle,... - Ils n'ont pas voulu se réunir avec vous aujourd'hui. - Je ne savais pas qu'il fallait aller vers le Gouvernement.

Quand on dit que la taxe Zucman c'est le minimum syndical alors qu'en réalité c'est une mesure extrême aucune volonté de participer au Gouvernement de la France. - Vous dites que vous ne demandez pas la dissolution, on fait quoi ? - C'est au président de la République de gouverner le pays.

Nous n'avons pas nous, LR, demandé la dissolution en 2024. Ni le vote de confiance qui a précipité les choses et qui a entraîné la chute du Gouvernement de François Bayrou. Nous n'avons pas dit que nous allions faire la rupture avec un nouveau Gouvernement pour nommer un Gouvernement identique au précédent et en rajoutant des membres des premières heures du macronisme.

Nous sommes en rien responsable de la situation actuelle. C'est au président de la République de dire comment il sort la France de l'instabilité dans laquelle il l'a plongée. - Quelles sont les propositions qui font que vous ne restez pas ou Sébastien Lecornu, au Gouvernement ? - Je vous l'ai dit, beaucoup de choses manquaient la feuille de route.

On était quand même prêt à y aller. Pour parler précisément, par exemple, l'allocation sociale unique, nous souhaitons qu'elle soit plafonnée à 70 % du SMIC pour qu'il y ait un écart entre ceux qui travaillent et les autres. Si ça n'est pas le cas, c'est une mesure demandée par le parti socialiste, l'allocation sociale unique non plafonnée, ça veut dire que vous aurez plus facilement accès de façon automatique à la totalité du droit.

C'est ce que la gauche appelle, dans une formule idéologique le non-recours, c'est une augmentation de la dépense publique et de l'assistanat. On ne peut pas faire de "en même temps sur le sujet". Soit elle est plafonnée, soit c'est une mesure de gauche.

Il y a beaucoup d'autres exemples. L'essentiel, c'est l'absence de réformes structurelles. On a demandé un calendrier précis.

Le premier ministre s'est focalisé sur un seul point. Rien sur la réforme de l'assurance-maladie. Les arrêts maladie en 25 ans ont triplé, de 6 milliards à 27 milliards.

Rien sur la libération du travail... - Il y avait sans doute beaucoup de mesures... - Nous n'avons pas demandé le détail du budget.

Le premier ministre abandonne l'hypothèse du 49.3. Il disait que ce n'était pas le Gouvernement qui décidait.

Il manquait le calendrier législatif. Même sur ça, on ne l'a pas obtenue. - Il avait l'air de faire l'effort de prendre en compte la situation politique.

Vous n'êtes plus dans cette configuration ? - On est toujours dans un état d'esprit de maximum. Quand c'était Michel Barnier, l'un des nôtres, on était amené à faire confiance à l'un des nôtres.

Avec François Bayrou, on a eu une feuille de route très peu claire, une jolie lettre d'amour nous disant que nos idées étaient formidables mais aucun engagement n'été pris. Il ne s'est rien passé en neuf mois. Nous l'avons dit dès le départ avec Sébastien Lecornu, il n'était pas question de se réengager sans avoir une feuille de route claire avec un calendrier précis pour avoir des point d'écart...

Nous ne l'avons jamais obtenu. - Que pensez-vous si le premier ministre acte une réforme des retraites...

Beaucoup de vos collègues députés nous disent que s'il lâche la réforme des traîtres, des retaires c'est très bien pour nous, c'est un populaire. Ca nous ferait pas mal du tout. Si ça peut amener à la gauche un peu de stabilité, on est prêt à accepter ce changement. - Tous ces raisonnements là, se font comme si la France était une bulle en dehors de l'atmosphère... - C'est des élus de chez vous. - Les gens rêvent de solution magique.

On cherche juste à faire 44 milliards d'économies, ça va quand même augmenter et les marchés financiers, si on arrive pas à faire des économies cette année, on devra en faire davantage l'année prochaine. L'abrogation de la réforme des retraites, c'est une dépense supplémentaire dont nous n'avons pas le premier centime. - Dans votre parti, il y a eu des débats.

Laurent Wauquiez, vous l'avez soutenu, était contre dès le début. Il était plus clairvoyant que Bruno Retailleau ? - Les oppositions se sont rapprochées.

Il n'y a pas de triomphalisme à avoir. On fait parti de ceux qui, avec Laurent Wauquiez, se sont dit...

J'ai dit une chose simple à la réunion, on finit toujours par l'accepter. Pourquoi vous n'avez pas attendu ? - Avec Laurent et avec d'autres, même si on pensait qu'il fallait faire un soutien sans participation, on avait aussi envie d'être de bonne volonté.

Les positions étaient proches, elles sont complètement rapprochées...

Je pense qu'on n'est pas dans un match de ping-pong. Il y a des positions qui sont communes, Laurent avait raison et aujourd'hui, Bruno partage... - Il a eu tort pendant quelques heures. - Chacun essaie de faire preuve d'un maximum de responsabilité.

L'heure est grave pour le pays pour essayer de ne pas faire marquer les uns ou les autres. - Merci. Vous succède un autre député du parti socialiste.

Porte-parole du député PS, Arthur Delaporte. Merci d'être avec nous ce soir. Pour commencer à vous interroger, c'est Hervé. - Bonsoir.

Ce matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté sa démission au président de la république. Dans la journée, le président de la République lui a confié une mission d'exploration pour retrouver de nouveaux accords et essayer de composer nouvelle majorité, trouver un nouveau Gouvernement. Comment vous recevez cette décision ?

Comment vous la comprenez ? Comment vous la réagissez ? - Je ne la comprends pas.

On a Président de la république qui est censé garantir l'équilibre des institutions, censé avoir un peu de jugeote politique et il demande à Sébastien Lecornu, qui a montré qu'il était incapable de produire quoi que ce soit puisque c'est son socle commun qui s'est disloqué cette nuit, il lui dit qu'il faut continuer à préfigurer... on ne sait pas quoi.

Je ne vois pas le sens de tout ce cirque. - Si Sébastien Lecornu vous appelle à reprendre le dialogue avec lui, les discussions là où elles en étaient, vous n'y allez pas ? - Elles étaient nulles parts.

On a vu Sébastien Lecornu depuis qu'il a été nommé à plusieurs reprises et on a dit la même chose. Les socialistes portent la justice fiscale, la revalorisation des bas salaires, la suspension a minima des réformes des retraites et à tout ceci, on nous a dit non. - S'il vous rappelle demain... - A chacun sort une nouvelle déposition.

Je ne vois pas le sens pour parler à quelqu'un qui ne sera pas le Premier ministre. Il nous a dit tout ce qu'il voulait dire. On va pas se redire la même chose. - Il dit ce matin : "Les partis politiques font tous comme s'ils avaient la majorité et ne veulent rien discuter." - Il n'a pas dit que ça.

Il a dit que certains étaient approfondis. On a été le voir, on lui a dit ce qu'on mettait sur la table. Il était en incapacité de se libérer du macronisme car il en était l'incarnation. - On a dit ce qu'on voulait sur la table.

On a engagé une discussion pour aller plus loin de la déclaration d'intention. Aujourd'hui il n'y a rien. Il n'a fait aucun effort. - Il a dit qu'on était tout proche d'un accord mais n'a pas dit avec qui. - Je ne sais pas.

On a discuté mais pas été proche d'un accord. On était dans une perspective de négociation. On l'a vu il y a deux semaines environ.

On lui avait dit la même chose. Il était censé allé voir les siens. Il arrête pas de dire qu'il est entravé.

On finit par démissionner comme il a fait ce matin. Il n'a pas su se libérer de ce fardeau qu'on appelle le macronisme. Il a renommé les macronistes responsable.

Bruno Le Maire notamment... - Rouvrir un débat sur la suspension de la réforme des retraites, ça pourrait être une solution pour vous refaire revenir ? - C'est trop tard.

Quelle est sa légitimité pour reprendre des engagements car il a dit qu'il ne serait plus le Premier ministre à partir de jeudi. C'est une mission impossible. C'est une mission qui n'a aucun sens.

Il n'y a aucune possibilité qu'il réussisse. - Comment vous expliquez que le président de la République propose cette mission ? - Il fait n'importe quoi.

Il n'a pas compris. Il a dissous alors qu'il n'y avait pas de raison de dissoudre. Il a pas nommé ceux qui sont arrivés en tête.

Il a récidivé avec François Bayrou et Sébastien Lecornu. Je me dis que Emmanuel Macron n'a vraiment pas compris ce qui se passait dans le pays. - La question de fond et de trouver un accord sur un projet a minima pour tenir jusque 2027.

La question n'est pas le casting mais l'accord. On peut imaginer que Sébastien Lecornu, si le Premier ministre qui lui succède tiens les accords...

Il a fait un pas sur la CSG, on ne sait pas le secret des discussions, pour reprendre ce qui a été dit avant, on a l'impression que c'est vous qui campez sur votre décision. - Ce n'est pas moi...

Ses propres troupes l'ont lâché. Vous dîtes qu'il a lâché des milliards. C'est moins que ce que disait François Bayrou lui-même.

Il a fait aucun effort véritable. Le 49.3, oui.

Mais ce n'est pas un outil pour débloquer la situation. Le Parlement reste bloqué dans la Ve République. La situation semble inexplicable.

Ils sont enfermés dans un schéma on croit qu'ils ont raison à eux seuls. Le socle commun a refusé ce que nous portions sur la réforme des retraites, sur la fiscalité aussi,...

Il faut arrêter de dire que ce sont les oppositions qui sont responsables du chaos politique qui tient à une seule chose : un Gouvernement et des macronistes. - Vous voulez un premier choix un Premier ministre de gauche, socialiste plutôt, on imagine ? - Plutôt de gauche, oui. - Vous attendez que Emmanuel Macron appelle quelqu'un de chez vous. - C'est la logique des choses. - Il ne l'a pas fait.

Il n'a pas mis à l'épreuve la capacité à trouver un espace de non censure plus large que le socle commun. Ce n'est pas nous, en restant avec nos certitudes que nous gouvernerons. C'est en cherchant une majorité.

J'ai croisé aujourd'hui, des collègues du bloc central qui me disent : "Nous, on est d'accord que pour que vous soyez au Gouvernement." Ils ne nous censurereront pas. Ce sont des macronistes qui disent ça.

Une cohabitation. - Vous préférez une coalition avec les macronistes plutôt que LFI. - Nous ne ferons pas un Gouvernement avec les macronistes.

Avec la non censure des macronistes, avec la participation des écologistes et le soutien des insoumis, je l'espère. - Ca va être compliqué. - Le président de la république n'est pas en capacité de voir son héritage des faits.

C'est le principal problème. - C'est pour ça qu'on parle d'une des solutions. Est-ce que vous referez le Nouveau Front Populaire, une union de la gauche qui va de La France Insoumise, aux écologistes et socialistes. - On fonctionne dans le cadre actuel des institutions.

On peut reconfigurer les espèces de pouvoir. Les macronistes doit céder le pouvoir à l'autre bloc. - C'est une des solutions envisageables ? - C'est une tri polarisation du débat public. - Sur l'union de la gauche, est-ce que vous vous associez aux insoumis ou non ? - Je suis ferme partisan de l'union de la gauche.

Ce que je sais...

Je suis partisan de la gauche. Mais il est insoumis, par leur attitude depuis deux ans, par les écarts qu'ils ont pris avec les engagements que nous avons eus sur le soutien indéfectible à l'Ukraine, par exemple, ont participé à un rejet massif de leur parti. Aujourd'hui, si une dissolution donnée, il faudrait réfléchir à la manière dont on fait face à la menace de l'extrême droite.

Je ne sais pas ce qui pourrait advenir. Je ne suis pas en capacité de vous le dire. Vous avez ma préférence, celle de la défense de l'union de la gauche mais aussi que les insoumis ont provoqué une répulsion d'une partie de l'électorat. - Vous ne pensez pas trouver un accord avec dans l'hémicycle ? - Je sais faire la différence entre certains élus de droite et les macronistes contre la menace que constitue l'extrême droite pour la constitution, pour nos compatriotes musulmans et même juifs.

Aujourd'hui, oui, il y a un sujet sur la menace que constitue l'extrême droite. Je sais qu'il y a la nécessité de porter un projet de gauche. - On voit bien que...

On dit que les socialistes ne veulent pas de dissolution. C'est pour ça que vous voulez plus négocier. Les sondages sont difficiles à analyser.

Vous pensez que votre groupe sortirait renforcé ou affaibli ? - Je ne vois pas de boule de cristal mais s'il faut faire un pronostic, en cas de dissolution, j'ai la certitude ou au moins l'espoir que la gauche soit renforcée car nos concitoyens ne peuvent plus supporter les injustices du macronisme. Je ne sais pas si vous vous souvenez mais il y a un an de cela, Michel Barnier négociait avec Marine Le Pen alors même qu'ils avaient été élus par des électeurs de gauche dans un barrage républicain.

Ceux qui ont...

Quand vous dîtes faire des choix, par rapport à la motion de censure, c'est ce que dit le RN aussi. Il y aura un mélange des voix. - Je dis que si il n'y a pas d'alternative, de rupture majeure, Aujourd'hui, on a un premier ministre qui n'incarnait pas la rupture.

Ceux qui n'incarnaient pas la rupture ont même dit qu'il fallait une rupture. Cela justifie notre position de dire qu'il faut une rupture. - Pour sortir de la crise, on sait que les insoumis demandent la démission du président de la République.

Vous quelle est votre position ? LFI demande si est-ce qu'il y a un débat sur la destitution du président à l'assemblée. Vous y êtes favorables ? - Là-dessus, on a toujours dit que c'était une procédure qui était héritière de la procédure de haute trahison.

Déjà, elle n'aboutira jamais. - Mais sur le fond ? - Pour une destitution, il faut un manquement majeur. - Sur le fond, est-ce que vous êtes d'accord pour avoir au moins un débat à l'assemblée ? - Sur le fond ? - Non, on n'est pas hostile débat. un endroit où on ne peut pas débattre, ceux qui ont une question pourront en débattre.

Mais d'un point de vue constitutionnel, soit il y aura une démission et dissolution et si il y a une démission, ce sera son choix, s'il estime qu'il ne peut pas y avoir une cohabitation. Pour moi, la démission du président de la République engagera le pays dans une période encore plus incertaine qu'elle ne l'est. - Quand Emmanuel Macron dit que si Sébastien Lecornu ne réussit pas sa mission de 48 heures, qu'il prendra ses responsabilités, qu'est-ce que ça veut dire ?

Il va démissionner ? - Il fait ce qu'il veut. Je sais très bien qu'il en fera qu'à sa tête.

Le problème est qu'en général il prend la pire décision. Nous demandons et s'il veut vraiment mettre le pays dans le chaos, il peut démissionner et provoquer l'arrivée potentielle du RN au pouvoir. - Jean-Luc Mélenchon dit que toutes les composantes du NFP doivent se réunir.

Certains disent que non. Quel spectacle allez-vous mener à gauche ? - La gauche discute.

Au-delà de cette impression de cacophonie qui est l'apanage de la majorité présidentielle et du socle commun, à gauche, on se parle. On a même créé un format pour tous ceux qui voulaient penser à une candidature commune pour 2027. Ce n'est pas tout de dire que quand les insoumis se retournent vers la perspective présidentielle en se disant qu'il leur faut des alliés...

C'est un discours qu'on porte aussi. Il faut se réunir. Mais quand les insoumis disent que c'est Jean-Luc Mélenchon et personne d'autre, on ne peut pas avoir d'union à géométrie variable.

Si on s'engage pour rassembler la gauche, on le fait véritablement. - Merci. Nous allons accueillir maintenant la dernière invitée de cette émission spéciale, Eléonore Caroit.

Bonsoir. - Bonsoir. - Vous êtes députée des Français à l'étranger. - Bonsoir.

Les Français sont partis au travail ce matin en voyant Sébastien Lecornu qui démissionne car il n'a pas réussi. Et ils le revoient ce soir être confié une mission pour essayer de trouver un accord. Vous pensez qu'ils comprennent quelque chose ? - C'est une situation assez incompréhensible et préoccupante.

Une chose est sûre, il faut trouver une solution. J'ai vu un ancien Premier ministre démissionnaire mandaté pendant trois semaines parler à tout le monde, recevoir les partenaires sociaux, les représentants des territoires...

Il a fait deux allocutions où il disait qu'il était très près d'arriver à quelque chose et qu'il manquait très peu. Je veux lui faire confiance. Parce que notre pays en a besoin.

Il faut qu'on puisse réussir à former quelque chose, à construire un projet pour pouvoir s'entendre et adopter un budget avant la fin de l'année. - Vous comprenez cette décision du président de la République ? Toute la journée, certains disaient qu'il allait prendre le même et recommencer. - Il a dit qu'il ne serait pas candidat à son propre poste.

Il n'a pas dit je remets Sébastien Lecornu... - Non, on ne comprend rien. - Certains disent qu'il va négocier.

Mais il négociera pour quelqu'un d'autre ? - Il y a un an, on parlait dans les couloirs de l'assemblée lorsque Michel Barnier venait d'être nommé Premier ministre. Je vous avais parlé du cas canadien ou un négociateur fait en sorte...

On avait parlé de ce qui se passait en Italie, dans d'autres endroits. Je ne sais pas si on n'en est là, le président de la République nous le dira peut-être. Tout ce qui peut permettre qu'on arrive à un accord sur le fond et qu'on puisse adopter un budget, ça ira dans le sens de mon groupe. - Ca ne doit pas être facile pour vous.

Vous naviguez à vue. - Ca, c'est un gros problème. Comment on va interpréter notre constitution aujourd'hui et... - Comment le président de la République interprète la constitution ? - C'est facile de dire qu'il n'y a que lui.

Il se passe des choses très intéressantes à portes fermées, d'après le Premier ministre démissionnaire. Ensuite, on voit des gens sortir en disant que ce n'est pas possible. Tout le monde change de disque dur.

Je ne dis pas que ce soit plus la faute des oppositions que de la nôtre, c'est stérile. Ce que je disais : "Regarde vers l'avant ". Nous devons trouver des solutions.

J'ai envie qu'on arrive véritablement à s'y retrouver. Je vous vois dubitatif et je comprends pourquoi. - La droite dit que la confiance est rompue, Le RN dit qu'ils ne viendront même pas au rendez-vous.

Et la gauche dit que des miettes de concessions ne leur suffisent pas. Qu'est-ce qui peut débloquer la situation ? - Ce sont des déclarations qui ne surprennent pas car elles ne sont pas différentes des déclarations précédentes.

Je pense que ça doit tous nous interpeller. On a eu des différences entre ces trois Premier ministres qui ne venaient pas de la même famille politique. Michel Barnier n'est pas du tout la même chose que Sébastien Lecornu. - Mais ce n'est pas de gauche. - Je suis d'accord.

Mais il faut revoir la méthode et aller plus loin. Pour moi, depuis que je suis députée, je n'ai pas voté un seul budget. Certains vous disaient que le budget de l'Assemblée nationale allait être un budget Frankenstein, je n'étais pas d'accord. - Le patron de Renaissance vient de dire qu'il n'était pas favorable à une dissolution de l'assemblée car cela veut dire qu'il n'y a pas de budget à la fin de l'année.

Mais comme il n'y a pas de budget, ce sera un budget passé avec le 49.3. - Personne n'a vécu une situation comme celle-là.

Même les vieux politiciens. Vous non plus, moi non plus. Dans une situation comme ça, il faut réfléchir en dehors de la boîte.

Au lieu de recevoir les groupes les uns après les autres, le futur Premier ministre ou le négociateur, on verra dans quelle configuration sera, devrait mettre tout le monde ensemble et débattre et voir quels sont les points - Ca a déjà été fait. - Le conclave, c'était par rapport aux retraites. Et moi, je n'ai pas participé, - Vous, députée du socle commun, vous demandez à votre président de la République de vous recevoir ?

Ca veut dire que vous n'êtes jamais reçue ? - Non. - On a l'impression que vous êtes coupée de l'Elysée. - Ce n'est pas une question de coupure.

Je regarde cette situation comme vous. A un moment donné, lorsqu'on est dans une situation où les oppositions ne veulent pas comprendre qu'il faut un changement de paradigme, trouver des compromis, il faut changer la méthode. Le socle commun, on n'en parle comme si c'était acté mais il date de six mois. - Surtout qu'il est fini.

S'il n'y a plus la droite, il ne reste que vous, le MoDem et Horizons. - Ils ne savent pas encore où ils sont. - Le socle commun est mort.

Aujourd'hui, il est mort. - Il doit être réinventé. - Avec qui ? - Avec les personnes qui veulent que notre pays avance.

Je pense que les socialistes...

Finalement, ils disent qu'ils ne sont pas contents. Les socialistes tout seuls, ça ne marche pas non plus. Les LR ne sont pas tous dans la situation de Bruno Retailleau.

L'entaille. - On parlait de l'origine politique de chacun d'entre. Vous avez contenu que ce qui n'a pas été essayé par le président de la République c'était un socle de gauche.

Pourquoi Emmanuel Macron refuse obstinément de choisir un Premier ministre issu des rangs de la gauche ? - Je vous ai dit que je n'ai pas d'informations privilégiées mais je peux vous dire que la gauche, contrairement à LR, au MoDem et à Renaissance, a toujours dit que s'ils avaient un Premier ministre de gauche, ils auraient un Gouvernement de gauche uniquement. Alors que Michel Barnier, il cherchait des personnalités de différents camps politiques.

Quelque part, la volonté la dynamique derrière la formation des précédents gouvernements était d'ouvrir un maximum y compris à gauche. Pour l'instant, je n'ai pas entendu un seul dirigeant socialiste ou écologique qui voulait dire qu'il voulait un promise de gauche pour créer un compromis qui reflète les différentes phases de l'assemblée. - La personnalité des ministres, pour moi c'est pas le plus important.

Il faut un programme qui intègre la représentation des Français. - Vous souhaiteriez un accord politique entre ce qu'on appelait le socle commun il y a encore quelques heures et la gauche ? -Oui.

Mais il faut voir ce qu'on met derrière. Je pense que ce qu'il faut faire cesser dire que les élus que nous sommes qui siègeons à l'Assemblée nationale représentons les Français nous occupons de leurs préoccupations quotidiennes. Il faut doter notre pays d'un budget avant la fin de l'année.

Il faut parler avec les différentes administrations et les Français. Ce budget-là, évidemment que ce ne sera pas le budget des macronistes. Ce ne sera pas celui de la gauche.

Ce ne sera pas celui du RN. Ce sera celui qui représente l'assemblée. - La taxe Zucman, les socialistes la veulent. - Quelle taxe Zucman ?

Qu'est-ce que vous taxez ? Sur quels revenus ? - Ils ont dit qu'ils mettaient à part tout ce qui était patrimoine. - Dans ce cas, elle ne concerne pas les 1800 foyers.

C'est important. - Les LR n'en veulent pas. - On parle de posture.

Quand vous rentrez dans la technique, c'est peut-être moins bien la télé, il est quand on regarde de quoi on parle concrètement, le fait beaucoup avec les Français de l'étranger, on est quand même assez souvent d'accord, beaucoup plus que ce que vous ne pourriez penser. -Sur la réforme des retraites, est-ce que ça pourrait être une option ? Certains disent que si on doit lâcher un truc, c'est ça.

Est-ce que pour avoir un accord de non censure avec la gauche, seriez prête ? - C'est devenu un symbole très puissant. Là-dessus, le Rassemblement National qui dit pourtant être opposant à tout.

Avec la gauche, dit que là-dessus, ils sont d'accord. Ce que je veux dire c'est que ce n'est pas ma réforme préférée. Il faudrait de la capitalisation, une réforme plus ambitieuse.

Mais je vois que nos dépenses publiques, la plus grosse part, c'est les dépenses sociales. Dans cela, c'est les retraites et qu'ont vit plus vieux. Moins de pénibilité pour les femmes,... - Si on la suspend, OK, ça va coûter 4 milliards mais ça coûtera peut-être moins cher que... - Est-ce que vous êtes d'accord pour dire que ce serait une bonne idée de la suspendre ? - J'ai discuté avec des socialistes, des personnes à droite.

Soi-disant, c'est un grand marqueur de droite mais il y avait tout un groupe qui n'avait pas voulu la voter. Je veux dire que parlons techniques, concret, parlons hors caméra afin d'arriver quelque part. Certains marqueurs de notre salut politiques doivent peut-être partir pour trouver un compromis.

Je ne vais pas vous dire pour ou contre. En aucun sens. - On peut parler technique, mais on voit bien que certains besoins le.

On voit bien qu'il n'y a pas de majorité de la part des macroniste. Est-ce qu'on ne va pas directement vers la dissolution ? - Ce n'est pas à nous de leur donner des symboles.

Les symboles, c'est vous qui allez les chercher. Il faut trouver des personnes pour voter des amendements si on veut qu'il passe. Si vous faites impact. - Je suis avocate, j'ai des négociations tous les jours.

Il faut arriver avec des alternatives. Ca marche, ça marche pas. On n'a pas des négociations en avance.

Ils sont tous les yeux rivés sur les municipales, les présidentielles...

Dans le socle commun aussi. Je ne suis personne pour donner de leçons. Ce n'est pas la solution aujourd'hui. - On va droit aux législatives anticipées, non ? - C'est l'assemblée avec le plus de législatives.

J'en fais une par an. Je sais ce que c'est, le temps que ça prend, l'argent que ça coûte et à quel point il y a une forme de fatigue de la part des Français qui votent et qui disent : "J'ai voté il y a un an, pourquoi j'y retournerai ?" Je ne suis pas convaincue que ça aurait un résultat différent.

Peut-être qu'il y aura un rééquilibrage politique...

Il y aura peut-être plus de Rassemblement National mais je suis convaincue qu'il y aurait une répartition de l'assemblée. Il ne faut pas refuser les obstacles. - Gabriel Attal a été sollicité par Sébastien Lecornu pour aller au Gouvernement.

Il a dit non. C'est le président de votre parti. Vous comprenez qu'il ait dit non ? - Ce qui est important aujourd'hui, c'est c'est ce qui se passe au Parlement.

Il est chef de groupe et de parti. Il a du pain sur la planche. - Quelqu'un pour le remplacer. - La question n'est pas qui était nommé et quel était le casting.

Je ne pensais pas qu'on allait passer toute la journée aujourd'hui à débattre d'une crise politique provoquée par l'annonce d'un Gouvernement. Ce qui importe, c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu, je pense qu'il a raison, le pouvoir doit revenir à l'assemblée. Beaucoup de députés sur les bancs sont prêts à débattre. - Vous préférez que Gabriel Attal reste l'assemblée ? - Il fait ce qu'il veut mais je pense qu'il est utile à l'Assemblée et pour notre groupe. - Il n'a pas aidé Sébastien Lecornu. - Non, c'est trop facile.

Depuis le début, on a voté la confiance à François Bayrou alors que ce vote, on ne l'avait pas prévu. On rêvait tous l'Assemblée après l'été. On voulait de la stabilité.

Lorsqu'il s'agit de réagir, on se met en soutien quoiqu'il en coûte. On n'est pas sorti comme d'autres formations du socle commun. - Merci d'être venu sur ce plateau.

On va parler de cette crise. - Moins de 27 jours, le bail le plus court de la Ve République. Sébastien Lecornu quitte Matignon 12 heures à peine après avoir nommé son Gouvernement.

Une déflagration après 14 heures de psychodrame politique. Hier soir, 19 h 40, le secrétaire général de l'Elysée annonce le Gouvernement et, loin de la rupture de Sébastien Lecornu. La prépare des ministres démissionnaires sont reconduits.

Le ministre de l'économie Bruno Le Maire à la tête des armées critiqué. - La composition du grondement ne reflète pas la rupture. - Ce matin, après un tête-à-tête avec le président de la République, le Premier ministre dépose sa démission. - Les conditions n'étaient plus remplies pour que j'exerce mon métier de Premier ministre.

La composition du socle commun n'a pas été fluide et a donné lieu au réveil de quelques partisans. - Bruno Retailleau enfonce le clou. - Il m'a caché la nomination de Bruno Le Maire.

Un problème de confiance. Il est associé. Il symbolise une sorte de déconnexion. - Tous les regards se tournent vers Emmanuel Macron. - Il n'y a pas de solution.

Est-ce qu'il peut continuer à résister... - Cette destitution est souhaitable il doit être possible. - Nouveau rebondissement, Emmanuel Macron redonne une chance aux premiers ministres démissionnaires en les changeant d'ici 48 heures d'une ultime négociation à cette crise politique.

Bruno Lemaire a présenté sa de démission et a été accepté. - Ce soir, j'ai accueilli au plateau. On aura besoin de vos éclairages.

Il y a une question qu'on se pose, Elsa je me tourne à vous, il devait y avoir un discours de politique générale demain. Qu'est-ce qui va se passer à l'Assemblée ? - - On avait notre agenda précis.

C'était la rentrée des classes. Mardi, déclaration de politique générale prévue, ensuite le dépôt d'une motion de censure dans la foulée, discuter jeudi ou vendredi avec un risque assez fort pour Sébastien Lecornu. Les députés étaient impatients, ils me disaient que c'était dès lundi, ils espéraient.

Comme vous dites, plein de discuter à l'école de députés à l'école qui ne veulent pas rentrer. Effectivement, il n'y a pas de Gouvernement démissionnaires, il n'y a pas de questions au Gouvernement, pas de politique générale. Cette assemblée ne va pas siéger, il peut y avoir des travaux en Commission mais pas de projet de loi, les ministres ne peuvent pas être auditionnés, les députés sont à l'arrêt. - C'est une situation particulière, les députés ne servent plus à rien, c'est une situation de crise où on peut s'en sortir rapidement ? - C'est une situation de désordre qui progresse de plus en plus En sortir rapidement, tout dépend.

Pour l'instant, on nous a annoncé une plate-forme de stabilité et d'action. C'est la mission du premier ministre démissionnaire. C'est un début d'organisation de quelque chose.

Pour le reste, c'est assez flou et ça veut dire que malgré tout, on est dans une sorte de vide. L'assemblée ne peut pas travailler, le Gouvernement est en guerre. Et le président cherche à gagner du temps. - Est-ce que cette situation est difficilement compréhensible du point de vue des institutions ?

Là, on a l'impression que vous avez l'air de dire que c'est moyennement respecté. - Non, désolé. C'est difficile de faire parler les institutions.

C'est une situation qui n'est pas vraiment anticipable, un Premier ministre qui démissionne, emporte un Gouvernement démissionnaire avec une situation où on ne le renomme pas mais on le mandate pour faire 48 heures de négociations...

Un ministre des Armées démissionnaire qui ne démissionne pas...

C'est un peu compliqué. C'est une situation de crise politique qui peut dériver. - C'est-à-dire ? - En crise de régime par exemple.

On arrive dans une situation où les dispositifs constitutionnels ne permettent pas de régler la crise. On est dans une situation paradoxale puisque, je n'étais pas d'accord avec vous mais en y réfléchissant, c'est que le travail législatif peut continuer. La difficulté c'est que sous la Ve, le travail législatif peut continuer.

La difficulté c'est que sous la Ve République, c'est pour ça qu'en cas de crise ministérielle, sous la Ve et IVe République, le Parlement continua de légiférer, là, c'est compliqué de légiférer, au Sénat on peut mais encore que, avec un des Gouvernement démissionnaires, qui a un rôle aussi important que le processus législatif, il a un pouvoir de co-amendement, et de rationalisation du parlementarisme pour faire avancer plus vite des projets de loi, là, il ne peut rien faire car il a pas de caractère politique. Il pourrait agir mais les députés sont empêchés d'agir. - Même avec un Gouvernement un peu installé comme celui de François Bayrou, on a vu à quel point les projets de loi étaient difficilement adoptés, les projets de loi étaient inscrits mais n'aboutissaient pas, on voit bien qu'on est sur une fragmentation du jeu.

Lorsqu'il y a quand même cette espèce de vide de lisibilité de cette journée, c'est très faible. Y compris pour les personnes qui s'intéressent à la vie politique. Pour les Français, on peut se dire qu'on est perplexe. - Je rajouta la confusion, début octobre, c'est le budget. - Vous avez un calendrier contraint.

Il ne tient plus ? - Le Parlement a 70 jours pour examiner le budget. Jusqu'au 31 décembre.

Théoriquement, jusqu'au 18 octobre. Le budget peut être adopté en moins de temps. On n'est pas encore dans la contrainte mais il y a tout un travail de la Commission des finances, Chacune des commissions peut commencer à avancer...

On ne découvre pas le budget mi-octobre. Cette crise politique est aussi du fait que le budget pour la France est très important. On dit qu'il faut absolument un budget avant le 31 décembre, on se dit qu'on ne va pas y arriver.

C'est sur cette question du budget que je trouve qu'on a du mal à voir comment s'en sortir. On parle même d'une loi à passer par ordonnance. - Bruno Retailleau disait qu'on était dans une crise politique et qu'Emmanuel Macron veut gagner du temps.

C'est quoi son but ? - C'est son but, c'est l'esprit des institutions, il a été élu et il est souhaitable que le président aille au bout de son mandat. Les institutions sont un peu bousculées.

En ce moment, ceux à quoi on assiste, c'est une crise politique, certains disent qu'elle peut déboucher sur une crise institutionnelle. Le président utilise les armes que la constitution lui donne. Il utilise une cartouche en utilisant mal la dissolution.

Il utilise beaucoup de cartouches en nommant des premiers ministres qui chutent au fur et à mesure. Il reste peu d'atouts dans sa manche et au fond, la grille de lecture qui m'intéresse, que j'envie de vous soumettre, c'est, est-ce que ce n'est pas l'expérimentation du macronisme qui se poursuit jusqu'à son terme et jusqu'à son paroxysme ? L'macronisme en 2017 était le dépassement des clivages, la réunion déraisonnable de la gauche et déraisonnable de la droite pour trouver une ligne politique harmonieuse est apte à sortir le pays de ses difficultés.

Est-ce que finalement, des années après, avec l'élection de 2017, on arrive huit ans plus tard, est-ce qu'on n'est pas encore en train de couvrir courir après ce fantasme du dépassement de la gauche raisonnable et de la droite raisonnable ? On l'a vu avec les interlocuteurs aujourd'hui, le moins qu'on puisse dire, cet outil n'est pas gagné. Est-ce que cette expérimentation est-elle encore viable ? - J'aurais pas cette analyse mais avec une nuance.

Je commence par la nuance : Selon moi, Emmanuel Macron arrive, il est vrai, à la fin d'une bipolarisation, de fait, la configuration politique à l'oeuvre pourrait justifier une reconfiguration des clivages. On est plutôt sur une trirépartition qui est incompatible avec la façon dont les acteurs agissent. - Et le LR veut prendre les manettes. - Ce qui est remarquable.

Finalement, il n'a pas réussi ce qu'il avait envisagé. Là où je diverge, c'est que je pense qu'Emmanuel Macron a révélé dans sa pratique institutionnelle une dimension assez autoritaire de la Ve République qu'il a héritée du présidentialisme. Mais il a sans doute un peu accentué.

En théorie du pouvoir, un auteur disait que toute surtout utilisation du jeu politique conduit à une dépopularisation in fine. L'excès d'autoritarisme, une concentration du pouvoir et une mise en scène de cette concentration conduit à un affaissement de la force du pouvoir. C'est très élégant de le dire comme ça.

Là, on est confronté au fait que le président de la République n'a pas vraiment de pouvoir. Le fait majoritaire et le président socialisme qui donne ce pouvoir au président de la République. - Tout à l'heure, il était dit que le président de la République utiliser tous les outils de la constitution.

Mais est-ce qu'il n'est pas en train d'en inventer ? Par exemple la mission de 48 heures. - Oui, et cette censure de l'intérieur d'un Gouvernement tout juste nommé, c'est ce qui s'est passé, il est vrai que je ne sais pas si ...

Emmanuel Macron, au début, c'est cette idée de destruction et de révolution. Il y a ce magma centriste qu'il a voulu porter. Il y a aussi le résultat de l'affaiblissement des deux parties.

Il arrive à un moment particulier. Mais, ce désordre qu'il n'arrive pas à redonner et restructurer... - Pourquoi ? - Car la logique présidentielle dite, tout en étant une obsession des acteurs, était déjà usée.

Je remonte même à 2002. Il arrive aussi à un moment... - C'est une question de comportement ? - C'est ajouté par des facteurs temporels.

Normalement, les présidents ne font qu'un mandat et ça se termine moyennement bien. Emmanuel Macron, il est réélu mais de manière un peu vide. Sur le plan institutionnel, le président a des pouvoirs propres, discrétionnaires, la nomination du Premier ministre, la dissolution et le référendum.

On voit qu'on a un président de la République qui n'utilise pas le référendum, qui utilise l'article 12 à contresens. - Pourquoi ? - Car il a nommé Gabriel Attal trop tôt.

Après, il a déréglé l'horloge. Et cela, lors de son second mandat. Un point supplémentaire, finalement, les seconds mandats se passent avec la même dynamique, c'est le signe d'une usure.

Une usure face à l'opinion. C'est aussi une usure face à l'Assemblée nationale. Le désordre politique a tendance à passer au niveau institutionnel. - Il y a des choses qu'on n'a pas beaucoup dit, c'est les conséquences économiques.

Vous travaillez chez "Challenges". Les conséquences économiques, on voit bien ce qui s'est passé ces dernières heures, chute des bourses européennes, l'Allemagne qui sonne l'alarme. On va vers la catastrophe ? - Il faut mesurer ces mots.

On voit que l'épargne est de plus en plus élevée, que les entreprises réduisent leurs investissements, etc,...

Effectivement, cette instabilité politique, on la paye. Une étude chiffrée à 0,3 point de croissance la dernière dissolution. Ca a un réel coût économique mais ce n'est pas non plus insurmontable pour l'économie française. - Cette instabilité politique se paye chère dans tous les sens du terme, on peut le dire. - Oui, ell se paye cher mais... - Je ne parle pas que d'économie. - Oui mais dans la société.

Ca donne un sentiment...

Cette incapacité à surmonter la crise de la part des acteurs, je suis de ceux qui chargent beaucoup le président de la République car il a une responsabilité importante mais les autres acteurs ne sont pas exonérés de responsabilité. On est face a une situation où ils sont soit vus comme déconnectés ou incapables de surmonter la crise, répondre aux enjeux. Ca peut se payer cher électoralement à terme. - Quels sont les scénarios... - Des mauvais signaux. - Quels sont les scénarios politiques ?

On a parlé de dissolution. - Il peut très bien renommer quelqu'un du socle commun. A chaque fois on dit qu'il ne va pas le refaire mais il l'a déjà fait plusieurs fois donc il pourrait réessayer.

On peut imaginer quelqu'un avec un mandat plus gros. Se demander quelles étaient les marges de manoeuvre de Sébastien Lecornu. Est-ce qu'avec un geste très fort vers la gauche, il pourrait accorder une non censure de la gauche ?

Après, il y a la dissolution, la démission, Emmanuel Macron l'exclut. Il y a même des députés de droite. - Ils disent qu'ils ne voient pas d'autres solutions que la démission ou la destitution. - Mais ça va être très compliqué voire impossible. - Ce parti a un discours très...

Il y a un blocage, la solution et le peuple, et donc il faut soit passer par un référendum, soit une dissolution. - Comment on se sort de cette situation ? Vous ne le déciderez pas, le président de la République le fera. - Une dissolution, est-ce que ça pourrait permettre d'avoir une majorité dans un sens ou un autre ?

Tout le monde dit qu'on va se retrouver avec le même déséquilibre, pas forcément. - Une variable et le taux d'abstention. Lors des dernières législatives, il y avait une forte participation, ce qui avait créé une surprise électorale avec le front républicain.

Est-ce que des nouvelles législatives dans ce contexte susciteront un élan participatif et chez qui ? Chez quels électeurs ? - Vous avez une réponse ? - Pas du tout. - On nous dit que le RN augmenterait sa marge.

Dans le front républicain, sans dire qu'il n'existe plus, on voit qu'il est moins prégnant, ça s'était joué à quelques pourcentages. On pourrait penser qu'il augmenterait son nombre de députés mais de là à avoir une majorité, ça paraît compliqué. Il faudrait voir quelle serait la configuration des gauches aussi.

Est-ce que le PS arriverait à contrer LFI ? Je ne sais pas. - J'ai une autre question.

Vous parlez des législatives...

Il peut très bien y avoir des élections à la proportionnelle, ça changerait le résultat. - Il faudrait qu'une loi soit adoptée - C'est par une loi, forcément ? - Oui.

Il y a quand même un moyen qui serait peut-être moins compliqué car la proportionnelle est une technique très complexe, chacun veut sa proportionnelle. Il y a un point qui peut être modifié facilement, ce serait l'abaissement du seuil d'accès au second tour. - Pour ça, il faut passer par une loi aussi ? - Oui.

Mais une loi plus simple. - Ce serait... - Dans le détail, ça ne va jamais , personne n'est jamais d'accord. - Surtout, on a un Gouvernement démissionnaire. - C'est trop tard, là. - Je ne sais même pas si la proposition du Premier ministre par référendum serait... - Et ce qu'a dit mon collègue et qu'il y a tellement de variables de proportionnelle, certes, vous avez un champ politique plutôt favorable à la proportionnelle, mais si ça vient d'un référendum, se sera imposé et ceux qui en plus étaient pour la proportionnelle appellent à voter contre, c'est un désastre politique. - Les probabilités qu'un tel texte passe, déjà, de la loi parlementaire, ça me semble difficile, et par référendum, le président va se heurter à l'effet rejet.

A partir de là, on engagera une chance de changer le mode de scrutin. - L'hypothèse d'une démission du président de la République, quand on sait qu'à l'Elysée c'est toujours rejeté en disant que si Emmanuel Macron démissionne sous la pression, ça créerait un précédent, vous êtes du même avis ? - On a un exemple de démission d'un président, Charles De Gaulle, après un référendum raté.

Ce n'était pas du tout le même contexte quand même. Il part sur un référendum, c'est-à-dire sa théorie du pouvoir qui était un homme et des électeurs, le peuple. Pour l'instant, il faudrait voir les conditions.

Mais ça ne peut pas être un objectif, de démissionner, pour un président. Donc il cherche tous les moyens pour rester au pouvoir. - Est-ce qu'on ne peut pas penser que dans la confusion qui règne la dissolution serait la meilleure issue possible pour Emmanuel Macron, ça lui permettrait de revenir en arrière sur le fait qu'il n'ait pas tenu compte des résultats des élections cette fois, il pourrait s'engager par avance à respecter le résultat issu des urnes.

Il demanderait aux Français d'arbitrer le conflit actuel. - Je pense que ce serait la solution la plus rationnelle sur le plan démocratique institutionnel. On observe plus souvent le président en exercice essaie de déjouer...

Vous parlez d'une identité destructive. Jusqu'ici, ça n'a pas été ça. - Est-ce que c'est la fin de la Ve République ? - Je ne répondrai pas.

C'est impossible à dire. Il y a encore des outils. Avec une logique destructive, peut-être qu'il appellera à une nouvelle constitution.

Je ne crois pas. Honnêtement, c'est difficile à dire. Il y a encore des dispositifs disponibles mais la dissolution, on l'a montrée.

Il l'utilise en juin sans crise et là il ne veut pas l'utiliser alors que c'est plutôt pensé pour débloquer un blocage. Il y a des dispositifs. - Vous pensez à quel dispositif ? - La dissolution.

Après, il y a...

A défaut d'avoir des façons illimitées dans la constitution pour dissoudre la crise, il pourrait convaincre les acteurs qu'il faut se frotter au compromis. - Merci de nous avoir rejoint sur ce plateau, merci à tous les...

On se retrouve la semaine prochaine. Merci à tous d'avoir suivi cette émission spéciale de "LCP-Lundi, c'est politique". Ca revient lundi prochain.

A la semaine prochaine.