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InterviewLCP (sur YouTube)· 24 mars 2025 58 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSanté

Sophie Primas, porte-parole du gouvernement | LCP, Lundi C'est Politique - 24/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça va durer ? Les oppositions agitent la menace de la censure.

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Sophie Primas, vous avez l'impression qu'il y a la censure qui va arriver ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Il n'y a pas plus de danger aujourd'hui qu'hier ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    C'est le RN qui fait monter la pression, c'est encore eux qui ont la vie du gouvernement entre leurs mains ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Donc je ne vous fais pas plus peur qu'il y a 15 jours ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Vous pensez que le RN peut faire tomber le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Sophie PrimasFait
    « Pas de censure a priori mais il y aura ses besoins mais on s'en rapproche on s'en éloigne. »
  • 1:00Sophie PrimasFait
    « Le danger est de la non stabilité d'un gouvernement au-delà de trois ou quatre mois est permanent puisqu'il y a une majorité relative dans cette Assemblée nationale. »
  • 1:30Sophie PrimasFait
    « Le PS, chacun des parties qui constituent le temple commun, chaque groupe politique a un pouvoir à l'Assemblée nationale qu'il peut exercer à n'importe quel moment pour n'importe quelle raison. »
  • 2:00Sophie PrimasFait
    « On sait que cette instabilité politique est possible. »
  • 2:30Sophie PrimasFait
    « Peut-être un moment. Je pense que déjà il y a une réponse sur une question au gouvernement qui va arriver qui va ou pas créer une jurisprudence. »
  • 3:00Sophie PrimasFait
    « Je ne sais pas. On peut l'imaginer puisque la menace de la censure l'adresse aujourd'hui alors qu'on a des échéances cette semaine et en début de semaine prochaine qui les concerne directement. »
  • 3:30Sophie PrimasFait
    « Je pense que la coïncidence est à noter. »
  • 4:30Sophie PrimasFait
    « La méthode Bayrou est unique et très différente de tout ce qu'on a pu voir dans les gouvernements précédents. »
  • 5:30Sophie PrimasFait
    « Je pense que ce qui est important dans cette lettre c'est de dire que nous sommes au travail. »
  • 7:00Sophie PrimasFait
    « Il aura une lettre de cadrage qui est la réduction de notre déficit public et qui prendra en compte la nécessité d'avoir un budget de la défense qui aille dans le sens du réarmement qui nous est demandé par Emmanuel Macron. »
  • 7:30Sophie PrimasFait
    « Il faut faire des choix, des paris, un véritable travail de fond. »
  • 8:30Sophie PrimasFait
    « C'est encore à l'étude, j'en ai discuté avec Monsieur Neuder, on va regarder s'il n'y a pas des effets pervers à cette proposition qui est intéressante. »
  • 9:30Sophie PrimasFait
    « Ce qui est sûr, c'est que le cheval de bataille de la ministre va être de travailler sur l'attractivité du métier d'enseignant et sur le recrutement et la formation des enseignants. »
  • 10:30Sophie PrimasFait
    « Je pense que c'est une bonne idée, selon moi. ca se perd. »
  • 11:30Sophie PrimasChiffre
    « Il a donné son avis personnel à la lecture du rapport de la Cour des Comptes qui chiffrait combien coûterait le retour à 63 ans ou à 62 ans. »
  • 12:00Sophie PrimasFait
    « Si nous n'adhérons pas au principe qu'il faut que notre système de retraite soit équilibré, c'est la retraite de nos petits-enfants que nous met en danger. »
  • 13:30Sophie PrimasFait
    « Il y a des avis différents compter sur le socle commun qui sont notamment sur ce texte ? des avis poussés par les avocats et ils y voient une atteinte à la liberté. »
  • 17:00Sophie PrimasFait
    « Bruno Retailleau laisse vivre son groupe avec des idées qui peuvent être larges et différentes, notamment sur des questions de société. »
  • 18:00Sophie PrimasFait
    « Je ne pense pas que ça ira jusque-là améliorer des discussions importantes. »
  • 18:30Sophie PrimasFait
    « Effectivement, il y a un certain nombre de passeports diplomatiques auquel maintenant on demande davantage d'informations et des visas. »
  • 20:30Benjamin MorelFait
    « Le danger c'est qu'on est des dérives illibérale, car la Ve République, on a l'impression que c'est un régime nécessairement ingouvernable par un scrutin à deux tours et qui donne forcément des majorités. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Porter la parole du gouvernement avec François Bayrou n'est pas une chose facile. Sophie Primas en fait l'expérience depuis trois mois. Détention dont pourrait profiter de groupes politiques qui attendent le gouvernement.

Sophie Primas est notre invité aujourd'hui. Bonsoir et merci de votre fidélité. Bonsoir Sophie Primas. - Bonsoir.

Vous êtes avec moi dans cette émission, avec Gaëlle, Clément Méric, Sonia Gobi, Hugo Couturier, que vous pouvez contacter directement sur la chaîne Twitch. Nous allons voir comment le gouvernement envisage les semaines à venir, quelles sont les lois à faire passer en priorité. Nous allons parler de la bataille droite pour la présidence des républicains entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez. et qui défend vraiment le rôle du Parlement.

Il aimerait cependant que certaines choses changent et il vous le dira. ca fait trois mois que vous êtes porte-parole du gouvernement, nommé par François Bayrou qui vient de passer 100 jours à Matignon. C'est déjà une prouesse sans majorité.

Est-ce que ça va durer ? Les oppositions dont le rassemblement national agite la menace de la censure. - Pas de censure a priori mais il y aura ses besoins mais on s'en rapproche on s'en éloigne. -Sophie Primas, vous avez l'impression qu'il y a la censure qui va arriver ? - Il y a une menace permanente et ça va dépendre des textes, de l'opportunité du moment politique. - Il n'y a pas plus de danger aujourd'hui qu'hier ? - Non.

Le danger est de la non stabilité d'un gouvernement au-delà de trois ou quatre mois est permanent puisqu'il y a une majorité relative dans cette Assemblée nationale. Il faut vivre avec eux et continus à travailler et avancer. - C'est le RN qui fait monter la pression, c'est encore eux qui ont la vient du gouvernement entre leurs mains ? - Euh, le PS, chacun des parties qui constituent le temple commun, chaque groupe politique a un pouvoir à l'Assemblée nationale qu'il peut exercer à n'importe quel moment pour n'importe quelle raison.

On vit avec ça parce que c'est l'Assemblée nationale pour laquelle a voté les Français. - Donc je ne vous fais pas plus peur qu'il y a 15 jours ? - On sait que cette instabilité politique est possible. - Vous pensez que le RN de faire tomber le gouvernement ? - Peut-être un moment.

Je pense que déjà il y a une réponse sur une question au gouvernement qui va arriver qui va ou pas créer une jurisprudence. - Le gouvernement dépend d'une décision de justice ? - Non mais ça a une influence sur la stratégie du RN donc ça peut avoir une influence directe ou indirecte. - Si le 31 mars, Marine Le Pen est déclaré inéligible, vous pensez qu'il y aura une motion de censure ? - Je ne sais pas.

On peut l'imaginer puisque la menace de la censure l'adresse aujourd'hui alors qu'on a des échéances cette semaine et en début de semaine prochaine qui les concerne directement. Je pense que la coïncidence est à noter. - La méthode Bayrou étonne parfois parce qu'il a eu des propos qui ont étonné de cinq.

Ils vous ont aussi surpris parfois ? - Non, la méthode Bayrou est unique et très différente de tout ce qu'on a pu voir dans les gouvernements précédents. Quand je suis arrivé au poste de porte-parole, j'ai pris la peine de recevoir un certain nombre de mes prédécesseurs, celle de Jean-François Copé comment il pouvait exercer cette mission, je me suis aperçu qu'aucun d'entre un été dans cette situation politique d'une relation différente avec un premier ministre et d'une majorité qui est relative à l'assemblée.

Et d'un parti différent. - Lui, il est dans la majorité présidentielle depuis toujours. - Oui, pas moi.

Il a fait en connaissance de cause, il a fait aussi en me laissant la totale liberté d'expression pour accompagner la parole du gouvernement. On a des relations fuite. Pour ces 100 jours à Matignon, il perd beaucoup de points.

C'est la plus grande dégringolade. C'est analysé par l'une des conséquences de l'affaire de Notre-Dame de Betharram. Vous pense la même chose ? - Non.

Je pense que c'est une influence parce que le sujet est important. les réalités sont que les Français sont impatients et veulent voir des résultats sur le terrain. Un premier gouvernement après la dissolution du tensiomètre en place, qui fait l'objet d'une censure au bout de trois mois puis un nouveau gouvernement qui prend les deux premiers mois de son arrivée pour voter un budget très difficile et, des déclarations difficiles pour se projeter sur d'autres sujets ça a créé un sentiment d'impatience et on aimerait bien s'aille plus vite. - Et François Bayrou a déjà beaucoup de choses devant lui et il en rajoute.

Hier, il a ouvert les vannes pour d'autres chantiers. - Oui, éducation, déserts médicaux, identité nationale. Est-ce qu'il vous a concerté avant ? -Les sujets sur lesquels le premier ministre a écrit au président du Sénat, sont des sujets qui lui tiennent à coeur.

Education nationale, par exemple, c'est la mère des batailles pour lui. Il a été ministre de l'éducation nationale. Il regarde avec gentillesse anxiété et inquiétude les résultats de nos élèves, les classements, la qualité de la formation des maîtres, il s'inquiète. - Donc c'est une initiative personnelle ou du chef du gouvernement ?

C'est du chef du gouvernement. Il a cessé la souhaitée tracer la route. C'est normal qu'il se réserve les annonces de sa feuille de route.

Il annonce sa propre feuille de route et moi j'essaye de l'expliquer. - Justement, j'ai lu sa lettre adressée au président du groupe parlementaire. ca paraît très faux, ça part un peu dans tous les sens.

Ce qui ne donne pas raison à ses détracteurs en restant flou ? - Je pense que ce qui est important dans cette lettre c'est de dire que nous sommes au travail. Il y a un travail visible à l'Assemblée nationale et au Sénat qui sera le travail législatif.

On est sur des questions très pratiques aujourd'hui, la délinquance des mineurs, le narco trafic, l'agriculture. - D'ailleurs, les mesures censurées vont revenir ? - Elle pourrait être présentée dans d'autres vecteurs législatifs mais pas dans l'immédiat. - Madame la ministre, il y a plusieurs questions, je vais les mettre une.

On demande quel est le rôle de la porte-parole du gouvernement ? Est-ce que vous avez votre droit de parole et est-ce que vous arrivez à gérer les désaccords qui sortent en public ? - Je redis ce que je lui ai déjà dit, ce gouvernement a été fait avec des personnes de grande expérience et des experts de chaque sujet.

Il était fait en tenant compte de la diversité du socle commun. Il est polyphonique. Le premier ministre a pour méthode de laisser parler les ministres, si tant est qu'il ne s'envoie pas des pics, c'est pour ça que la semaine dernière il a reprécisé les règles du jeu.

Ensuite, il y a un arbitrage qui est fait et mon rôle est d'expliquer quel est l'arbitrage parmi les prises de parole qui peuvent être différentes entre les ministres. Il ne vous ennuie pas ce qui parle à tort et à travers ? - Non.

Il représente la diversité qui été voulu par les Français. - François Bayrou annonce en avril une conférence nationale des finances publiques pour préparer le budget 2026. Comment ça va se passer ? - Je n'ai pas les modalités d'organisation, ce qui est certain c'est que toutes les directions centrales sont appelées à réfléchir sur la mission de chaque ministère et à la façon dont nous écoutions ces missions de service public, de ce re questionné.

Il y aura un vrai travail qui sera partagé avec le rapporteur du budget à l'Assemblée nationale et au Sénat pour un travail de fond. Pour regarder si ces missions sont bien faites par l'ensemble de l'Etat. Ensuite, il y aura un travail de construction du budget 2026.

C'est la première fois qu'on associera autant les parlementaires dans la construction. - Il va imposer des contraintes comme pour les retraites ? - Il aura une lettre de cadrage qui est la réduction de notre déficit public et qui prendra en compte la nécessité d'avoir un budget de la défense qui aille dans le sens du réarmement qui nous est demandé par Emmanuel Macron. -Il faut déjà demander 5 milliards rien que cette année de gel de crédit pour arriver à nos 5,4 % de déficit prévu fin 2025 et pour l'année prochaine, c'est 35.

Or on ne va pas recourir à des hausses d'impôts en une seule fois. Est-ce qu'anticiper, je comprends l'idée de faire une conférence de finances publiques mais assez rapidement ou va arriver à des nécessités d'énormes économies et ça va être un danger ? - Bien sûr mais quel que soit le gouvernement, y a-t-il une autre avoir ?

La méthode Bayrou et de mettre des outils de contrôle sur l'exécution du budget 2025. Il peut y avoir effectivement une croissance qui n'est pas celle qu'on attend, des recettes fiscales. Il faut les piloter.

Il va y avoir des rendez-vous précis avec l'économie et du budget pour faire des ajustements Déjà dans le budget. Et le budget 2026 est très difficile mais on doit y arriver. Il faut faire des choix, des paris, un véritable travail de fond.

Il faut simplifier parce que parallèlement, on veut boosté l'économie pour avoir des recettes supplémentaires, sans impôts, qui sont liés à une amélioration de la Konami. Est-ce qu'on a déjà un peu un cadrage ? Est-ce qu'il y a des secteurs qui sont sanctuarisés, l'éducation les touchera pas, la justice, l'intérieur...

Est-ce qu'il y a des budgets dans tout est dit déjà : " On n'y touchera pas. " - Le budget de la défense va suivre le programme militaire prévu a minima mais probablement il aura un coup d'accélérateur. Il va augmenter.

L'ensemble des ministères sont amenés à travailler sur l'efficacité et l'efficience, elles exercent leurs missions. Peut-être il y aura des champs de mission, et qu'on se dira tout ensemble que cette mission si c'est l'Etat qui doit l'exercer ou par quelqu'un d'autre ? - Sur la sécurité sociale, on sait que c'est là les principales pistes d'économies, on va les sciences sociales ? - Le premier ministre est très attaché à ce que notre modèle social soit pérennisé mais cela ne veut pas dire que l'organisation ne doit pas être modifié.

On réfléchit, la moitié des dépenses de l'Etat sont des dépenses sociales et un garçon des retraites. En réalité, très enchevêtrée il faut travailler. - On va parler de la sécu ou déserts médicaux.

C'est la des eaux de chantier que François Bayrou veut ouvrir. Il y a une proposition de loi transpartisane porté par Guillaume Garot qui arrive ce mercredi en Commission à l'assemblée, elle prévoit que dans les régions où il y a suffisamment de médecins aujourd'hui, toute nouvelle installation de médecins soit conditionnée au départ à la retraite d'un autre médecin. Est-ce que le Gouvernement va soutenir cette proposition de loi ? - C'est encore à l'étude, j'en ai discuté avec Monsieur Neuder, on va regarder s'il n'y a pas des effets pervers à cette proposition qui est intéressante.

C'est une proposition d'aménagement du territoire et de répartition des moyens. C'est séduisant sur l'objectif et les moyens mais il ne faut pas qu'il y ait des effets pervers. Par exemple, le choix d'un médecin qui ne peut pas s'installer sur une zone et qui dit qu'il se des conventionnels.

On pour avoir des effets secondaires qui ne sont pas les bons. - Ce qu'on appelle la liberté d'installation ? - Sur le principe de réfléchir du l'aménagement du territoire sur ces questions des médecins et de leur installation, il faut qu'avec les médecins et la santé, on réfléchisse à ça.

Le Gouvernement est toujours attentif à ce qu'il n'y ait pas des complications. Dans un sens domaine de complications, il ne faut pas qu'il y ait des études faites par l'ARS. - Si c'est compliqué... - J'ai pas dit qu'on met à la poubelle parce que c'était compliqué.

L'idée est intéressante. - C'est pas pour maintenant ? - Pourquoi pas.

Je laisserai le ministre de la santé s'exprimer. On aura le début de la discussion parlementaire. Il faut laisser le Gouvernement proposer des amendements et l'Assemblée nationale et Sénat en proposait d'autres. - Autre sujet, avec l'éducation.

Est-ce qu'on s'achemine vers un recrutement des recrutements des bac+3 ou des bac+5. - Ce qui est sûr, c'est que le cheval de bataille de la ministre va être de travailler sur l'attractivité du métier d'enseignant et sur le recrutement et la formation des enseignants. C'est effectivement ce que vous mentionnez, une piste envisagée par Elisabeth Borne.

Comment on peut récupérer des formateurs, avoir des formations rémunérées pour avoir une meilleure attractivité de ce métier. Il y a des académies sur lequel on arrive pas du tout à recruter et on est obligé de prendre beaucoup de contractuel. - Ca risque de baisser le niveau des enseignants ? - Ce qui est important c'est les deux ans.

On aura pas de problème de niveau car aujourd'hui le problème que l'on a c'est de recruter beaucoup de contractuel dont le niveau est parfois pas égal au niveau d'un bac+3 formé deux ans. On améliora la formation. - François Bayrou a évoqué la reconquête de l'écrit par les élèves.

Il s'agit de relancer l'écriture à la main ? - Je pense que c'est une bonne idée, selon moi. ca se perd.

On est tous sont nos téléphones, on a mal au pouce et peut-être que décrire, et une forme d'art. - Concrètement, qu'avez-vous échangé avec le premier ministre ? Pour cette émission. - J'ai parlé de rien avec le premier ministre, j'ai repris la lettre qu'il a envoyée à l'ensemble des présidents j'ai travaillé avec les ministères sur les pistes et objectifs qu'il y avait derrière cette feuille de route. - Il y a cette lettre qui a été envoyée mais aussi les textes en cours avec des sujets comme les retraites. - On ne sait pas trop où en est le conclave aujourd'hui... - Moi non plus.

Le conclave est indépendant. On leur a donné la main. - On peut se demander si finalement, ne pas avoir fixé de règles au début, qu'on allait pas revenir sur cette question de l'âge légal, on a l'impression que ça coince et qu'on tourne en rond autour de cette question.

François Bayrou a dit, alors qu'au départ il avait dit qu'il n'y avait pas de tabou, que tout était possible, il est revenu dessus. On est coincé. Est-ce que c'était le moment de rouvrir ce débat qui avait déjà coûté un 49.3 et qui... - Je ne partage pas avec vous le fait qu'il est clôturé le débat.

Il a donné son avis personnel à la lecture du rapport de la Cour des Comptes qui chiffrait combien coûterait le retour à 63 ans ou à 62 ans. Il s'est exprimé en disant qu'il ne voyait pas comment on pouvait y arriver. Il n'a pas changé les règles du jeu du conclave.

Il laisse les partenaires sociaux travailler avec une seule contrainte qui est d'éliminer le déficit à partir de 2030. - C'était une nouvelle règle du jeu. Au début il disait qu'il ne fallait pas que ça empire la réforme d'Elisabeth Borne. - Sur la feuille de route qu'il a envoyée, c'était de réduire le déficit à partir de 2030.

Si nous n'adhérons pas au principe qu'il faut que notre système de retraite soit équilibré, c'est la retraite de nos petits-enfants que nous met en danger. - Maintenant que la CGT a claqué la porte, est-ce qu'on peut croire qu'il peut aboutir à un résultat ? - Ceux qui sont autour de la table de travail et font des offres et des propositions sur les modalités de la retraite et renforcer leur proposition et c'est à eux que reviendra un jour la tâche de gérer ses retraites privées.

Ils ont intérêt à travailler ensemble et trouver des solutions et qui ne sont pas qu'une question d'âge. - Le conclave est prévu pour donner des propositions au mois de juin. On peut aller jusqu'en septembre. - On peut aller jusque fin juin. - C'est le Gouvernement qui a la main. - Le Gouvernement va se retrouver sur ce dossier. - Si il n'y a pas de proposition de ce conclave, il n'y aura pas de législation supplémentaire.

Et après, jusqu'en septembre on commencera l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale, c'est à partir de ce moment-là... - Ca tombe bien en septembre - Il faut laisser travailler ceux qui travaillent le budget. - Et la perspective de débat est pas en train de s'éloigner ? - Ca dépend du conclave. - Il n'y aura pas d'idées sans accord ? - C'est la règle du jeu du premier ministre. - Les jours de Matignon sont comptés - Je vous réponds la même chose, on sait que la question de la censure est une question... - Est-ce que ça peut prendre la forme d'un référendum ? - L'engagement du premier ministre, c'est les partenaires sociaux Sinon pas de solution, on prend la réforme de l'Elisabeth Borne.

Demain, il va y avoir une réunion avec les présidents de groupe parlementaire pour trancher l'agenda du Gouvernement, quelles sont les textes prioritaires pour le Gouvernement ? - Il y a plusieurs thématiques qui sont concernés. On a beaucoup de propositions de loi d'origine parlementaire donc le Parlement ne se sent pas méprisé.

On prend beaucoup de proposition de loi de l'Assemblée nationale et du Sénat, on va finir l'épisode narco trafic, l'épisode sécurité sur la délinquance des mineurs et une prise proposition de loi dans les centres de rétention et des textes sur la sécurité des Français. Des textes sur les déserts médicaux, sur la fin de vie, - Sur la fin de vie, on nous annonçait le 12 mai, est-ce que vous le confirmez cette date ? C'est bien la date qui est ciblée.

Notre volonté est de faire passer ces deux textes en même temps sur cette semaine-là. - Il est pas question de faire une place au texte venu du CEMA pour introduire les Neuilly Nikita in. - C'est juste l'article un d'un texte très large qui est un texte très attendu par les agriculteurs. - Ca ne déclara pas les lois fins de vie ? - Non, ça devrait tenir. - Le projet de loi sur la lutte contre les narco trafic, les députés ont rejeté une démesure, permettre aux forces de l'ordre d'accéder aux messageries cryptées comme WhatsApp...

La partie s'annonce difficile pour Bruno Retailleau ? - C'est une proposition de loi faite au Sénat de façon transport tisane parti socialiste LR voté à l'unanimité. Au Sénat.

C'est la vie parlementaire et c'est le débat parlementaire, cet examen se passe plutôt bien. Il y a des échanges un peu, le parfois mais ça se passe bien, il y a deux mesures emblématiques pour protéger ce qui témoigne. - C'est mettre de côté certains éléments de l'enquête pour protéger. - Il y a histoire de la messagerie cryptée qui fait débat. ca n'a pas été retenu par l'Assemblée nationale donc le texte va être voté sans et ensuite il continue sa vie. - Est-ce que les ministres peuvent compter sur ce socle.

Est-ce que les ministres peuvent. - Il y a des avis différents compter sur le socle commun qui sont notamment sur ce texte ? des avis - poussés par les avocats et ils y voient une atteinte à la liberté.

Je ne comprends pas qu'on ne puisse pas donner cette opportunité, c'est sous contrôle des magistrats et ça concerne quelques personnes et quelques demandes et ça permet de mettre à jour des techniques. Le débat va continuer. -Sur les messageries crypté si c'est rejeté, c'est pas grave ? - Il y a beaucoup d'autres mesures dans ce texte.

C'est embêtant parce que ça ne m'est pas un niveau nos technologies de recherche et d'enquête au même niveau que celle des trafiquants mais il y a beaucoup d'autres mesures dans ce texte qui seront adoptés et c'est une bonne chose. - Le syndicat Sud rail à déposer un préavis de grève en avril pour demander une meilleure évolution de la rémunération. Leur demander d'être raisonnable pour les week-ends et vacances ? - Cette information m'avait échappé donc merci.

Je laisserai le ministre des transports s'exprimer sur le sujet. C'est toujours dans ces moments un peu stratégiques condensés préavis de grève. Je laisserai le ministre des transports, Philippe Tabarot, s'exprimer là-dessus. - Les républicains jouent le jeu et continu de soutenir François Bayrou et le gouvernement mais cet équilibre est fragile va-t-il résister ?

Vous allez avoir l'occasion d'en parler. On a déjà des critiques sur l'immobilisme du gouvernement de droite et des ministres LR qui se plaignent. La campagne entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez... - on a des ministres qui ont obtenu des arbitrages qui leur sont favorables.

C'est au bout d'un certain temps vous avait des choix qui sont totalement contraires à ce qui est relève de l'intérêt général du pays, il faudra partir. Mais partir ne veut pas dire changer de pays. - J'avais une question sur... juste une chose.

LR est dans le gouvernement. Voyez bien qu'il en a qui ne sont pas dans le gouvernement. Il y en a qui dise pulsion solidaire mais il ne faut pas non plus oublier complètement dans l'opposition.

Une fois l'élection de la présidence des républicains passés, est-ce que la présence gouvernement des LR pourrait être rediscuté ? - Je ne pense pas. Les ministres LR qui sont au gouvernement aujourd'hui son entrée en disant qu'il ne renonçait pas ni à nos convictions ni à ce qu'on était.

Mais pensez-vous que Laurent Wauquiez pense la même chose ? - Oui. Il pense aussi à l'intérieur du pays et l'intérêt du pays c'est une stabilité de ce gouvernement et on a tout intérêt à travailler, je remercie Florence Portelli dire qu'on travaille beaucoup et connaîtrait déterminer.

On fait avancer les sujets de façon réglementaire. Il y a beaucoup de plans annoncés contre la fraude, le blanchiment... - Vous avez raison, Laurent Wauquiez avait dit que c'est très bien d'avoir un pied dedans et un pied dehors.

Laurent Wauquiez à la tête du parti ce serait un bon équilibre. -Je ne vois pas pourquoi il y aurait un équilibre dans cette répartition des tâches. Vous vous soutenez Bruno Retailleau ? - Oui, il a été mon président de groupe au Sénat pendant presque 10 ans.

Je connais ses qualités, notamment de rassembleur à rassembler des gens qui ne pensent pas tout à fait comme lui et ça permet d'avancer et d'avoir un groupe puissant. Je connais sa détermination. - Et vous ne soutenez pas par solidarité gouvernementale ? - Non.

Yannick Neuder est ministre de la santé, je ne sais pas si c'est officiellement positionné mais il a une proximité régionale avec Laurent Wauquiez qui va plus... il ne s'est pas positionner officiellement.

La ligne conservatrice portée par Bruno Retailleau et la vôtre ? - Non. Bruno Retailleau laisse vivre son groupe avec des idées qui peuvent être larges et différentes, notamment sur des questions de société. - Lesquels ? - Par exemple je n'ai pas voté comme lui pour la PMA.

J'étais favorable. Mais c'est assez ça s'est toujours fait en bonne entente avec lui sur des questions qui ne sont pas des convictions politiques mais sociétales et donc il y a une grande liberté. -Donc il est efficace. - Sa détermination et sa sincérité.

Il ne cache pas qu'il est. Sur ces questions, il dit que je suis seul mais que dans sa famille politique il y a des avis différents et les accepte. - Vous défendez la polyphonie dans le gouvernement.

Mais ça veut dire qu'à ministres peut ouvrir sa gueule sans démissionner ? - La preuve. - Il n'y a pas de solidarité gouvernementale ? - Si, si on a pris une position.

A partir de là, on suit l'avis du gouvernement. Ce week-end, Laurent Wauquier et Bruno Retailleau a été à Epinal pour assister au campus des jeunes républicains. Ils ont prient soin de ne pas se croiser mais en prononcer chacun un discours sur la présidentielles 2027.

Ils sont d'accord sur le fait qu'il refuse une primaire pour désigner un candidat du centre et de la droite. Vous vous êtes pour. Pourquoi ? - Ici, je m'engage en mon nom propre.

J'ai la conviction que les primaires de 2016 nous ont laissé un mauvais souvenir car ça s'est mal terminé mais parce qu'il y a des événements qui sont venus perturber la fin de cette élection. La primaire, en réalité, été un moment démocratique magnifique, des soirées politiques enragés, il y avait huit candidats, ça duré trois heures avec une audience incroyable, je trouve que c'est une machine à porter des programmes, montrer sa différence est quelque chose de très important qui tient à coeur des Français. Découvrez les personnalités pendant ce débat, les personnalités se sont montrées aux Français et ça créé celui dont parle si souvent entre les Français et des candidats.

Valérie Pécresse c'est une primaire sur carte et ça il a rien de pire. Mais je serais tatillonne et tant pis. - Je reviens à l'élection interne.

Pour vous, celui qui sera élu à la tête du parti sera le candidat naturel pour 2027 ? - Pas forcément puisque je suis pour une primaire. Je pense qu'il faut faire des primaires ouvertes qui sont élargies.

Chacun un programme qui a sa personnalité, ses actes programment. - Jusqu'où ? -Je pense qu'on pourrait faire des primaires ouvertes de Gabriel Attal à Laurent Wauquiez ou LR.

Avec Edouard Philippe. - Il faudra leur demander leur avis. - Oui.

Je pense que chacun doit réfléchir à la situation politique dans laquelle on est, au résultat des deux dernières fois. Il faut être raisonnable. - Si Gabriel Attal sortait vainqueur de cette primaire, vous le soutiendrez sans problème ? - Il faut avoir des règles du jeu. -Vous le soutiendrez pas de si bon coeur ? - Je serais un peu déçu pour mon candidat mais je respecterai la règle du jeu. - La dernière fois que vous étiez venus sur la chaîne Twitch de LCP, je vous avais posé une question sur une application où les citoyens pouvaient poser des questions aux ministres.

Cette application, vous nous aviez dit que vous vouliez l'arrêter et faire sur Twitter une question à Sophie Primas et je suis allé voir l'application et il y a encore des questions qui sont posées quasiment tous les jours. Yann et Nicky demande pourquoi avoir arrêté cette application . Qu'est-ce que vous pouvez répondre à sa ?

On a regardé. - on a regardé la nature des gens qui posent des questions et il y a un peu d'entre soi. On a du mal à élargir l'audience, faire venir des gens sur l'application, répondre à des questions qui sont assez structurées c'est un peu lourd donc on abandonne pas mais on essaye des solutions plus flexibles et rapides. - Ce sera une question ? - Non, un lien direct au travers des réseaux sociaux, c'est plus facile. - Les centaines de questions ont été posées, on en fait quoi ? - On va leur répondre.

Les ministres ont changé entre-temps, les orientations du gouvernement ont changé entre-temps. - Parmi les chantiers à venir, dans la lettre de cadrage François Bayrou, il y avait élection à la proportionnelle qui était un combat de longue date qu'il a menée. C'est une priorité ?

Le mettre au calendrier ? - Je ne suis pas sûr que c'était explicitement dit dans la lettre mais François Bayrou se bat depuis toujours pour la proportionnelle sur les législatives. Je pense qu'il n'y a pas un accord général du socle commun là-dessus. - Le LR a toujours été contre. - Et pas que.

On laissera les discussions avancer. On n'a pas vu de propositions, d'éléments contextuels. On appelle ce qu'il entend par proportionnelle.

Nous savons tous qu'il est très attaché à cette élection à la proportionnelle, je pense qu'au sein du socle commun, il peut y avoir un sujet de discussion important. - Si la question aboutissait, il aurait potentiellement un divorce ? - Je ne pense pas que ça ira jusque-là améliorer des discussions importantes.

N'essayez pas de me faire dire... je dis juste ça en disant qu'il faut voir la nature de ce qui va être proposé et vous connaissez la réticence des républicains à aller vers un système à la proportionnelle donc tout ça se discute. - A l'assemblée, il pourrait y avoir une majorité sur ce sujet. - Mais ça serait avec le RN donc très bizarre. - Oui. - On évoquait Bruno Retailleau qui s'est beaucoup faire entendre sur le dossier algérien en annonçant une suspension de l'accord de 2007 dans le cas d'une riposte graduée Les Algériens qui ont un passeport diplomatique devraient demander un visa pour rentrer sur le territoire français - Effectivement, il y a un certain nombre de passeports diplomatiques auquel maintenant on demande davantage d'informations et des visas.

Cette riposte graduée se met en place. Elle est effective ou non ? - Je ne saurais vous le dire sur la totalité des personnes Mais je peux vous le dire, il y a des gens à qui on a demandé d'autres papiers et d'autres précisions.

Ce qui est important pour nous c'est de garder notre détermination par rapport à la résolution par rapport au gouvernement algérien et de continuer à trouver une voie de dialogue et de résolution de ces tensions avec l'Algérie. Vous avez entendu que le président et boule a ouvert un espace - Son interlocuteur était Bruno Retailleau. Il n'est pas allé trop vite ? - Il fait le job pour lequel il a été désigné.

Son positionnement et la sécurité des Français, dans la question des régulations, il y a la sécurité et beaucoup sont des Algériens. Ils veulent avancer. - On va bientôt recevoir Benjamin Morel, défenseur du Parlement avant d'accueillir son portrait : - Face à vous, Madame Sophie Primas.

Docteur en sciences politiques, depuis la dissolution de l'assemblée, il est partout, à la télé, à la radio pour nous expliquer les conséquences de la tri polarisation de la vie politique. La gauche, le camp présidentiel et le Rassemblement National. - Il n'y a aucune majorité réellement possible ce qui produit un blocage. - Une dissolution qui a fait de l'Assemblée nationale l'épicentre du politique.

Démocratiser sous Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Emmanuel Macron, une pratique qui a affaibli le Gouvernement. C'est le point de vue de notre invitée. Son livre : "Le nouveau régime ou l'impossible parlementarisme" l'occasion d'alerter sur les dérives libérales face à une France ingouvernable avec la tentation de réinterpréter la constitution.

A terme, un présidentiel isthme ne voulant pas mourir peu ce transformer en libéral. Passer à la sixième Republique ? Cela est ni un totem ni un tabou.

Face à vous, Benjamin Morel. - Bienvenue Benjamin Morel. Bonjour, asseyez-vous.

Vous avez quelques minutes pour débattre de votre vision de la constitution mais aussi sur un état des lieux, vous dîtes que si la Ve République et mal appliquée, ça peut arriver à des dérives libérales. - Le danger c'est qu'on est des dérives illibérale, car la Ve République, on a l'impression que c'est un régime nécessairement ingouvernable par un scrutin à deux tours et qui donne forcément des majorités. Il n'y en a pas eu dans ce pays avant 1962.

Cela arrive dans une période de bile vaporisation politique. Cela semble s'être évanoui. Si demain on a une dissolution, il n'est pas évident qu'on ait une majorité.

Même si on a une présidentielle puis une législative qu'on ait une majorité. Comment fait-on demain pour arriver à des coalitions si notre mode de scrutin ne donne plus de majorité ? - Ce qui est évident, depuis quelque temps, c'est que le pouvoir en place, c'est ce que le président Emmanuel Macron a apporté en 2017, c'est en disant d'être et de droite et de gauche à faire disparaître les partis républicains de gauche et de droite il faut dire qu'on n'a pas eu les forces pour se relever, ni le parti socialiste ni les LR jusqu'à présent et qu'aujourd'hui on arrive à un régime où les extrêmes, les politiques extrêmement puissants obligent ce Gouvernement qui est ni de gauche ni de droite, et qui conduit parfois à ce qu'on ait de la polyphonie et des expressions assez différentes.

Je pense que la rivière va revenir dans son cours. Une partie de ce bloc central va repartir naturellement vers une gauche modérée ou gauche républicaine et qu'un courant de droite ou polymorphe va probablement se reconstituer et offrir la possibilité de revenir sur...

Est-ce que ça donnera des majorités ? Pas sûr. Je voudrais dire aussi en réaction à votre premier passage, je pense que quelque chose a vraiment abîmé la Ve République : le septennat devenu quinquennat.

Le président du septennat, et pourtant j'ai voté pour. - C'était Jacques Chirac, vous ne pouvez pas voter. - On n'avait pas vu qu'un septennat, le président est obligé d'être le président de tous les Français.

Pour le quinquennat, on est le président de son camp, on travaille avec son camp et sa majorité quand il y en a une. - J'entends mais quand on regarde tous nos voisins européens, on voit que le retour aux bipolarisés isthmes n'est pas revenu. En Allemagne, on retrouve une forte polarisation, celle européenne et occidentale elle existe.

Quand on regarde l'actuelle, on a un pôle RN, un pôle gauche plus polarisé dans les centres-villes et banlieues avec une dépendance de LFI, on a des forces structurelles. Le danger de l'alliance au centre, la seule alternative deviendrait les extrêmes. C'est ce qu'on voit en Allemagne.

Sur le quinquennat, je crois que vous portez beaucoup de poids au quinquennat. Vous avez été sénatrice, à l'époque, le Sénat accepte le quinquennat et refuse la loi organique sur le découpage des calendriers. Le problème n'est pas la durée du mandat, c'est l'élection des législatives depuis le quinquennat.

Les élections législatives sont devenues des élections...

A part l'année dernière, qui confirme que les Français veulent donner une majorité. Ce que dit la sociologie électorale dit qu'elle laisse passer la majorité macroniste, 32 % des votants au premier tour, moins de deux électeurs sur 10. ca donne de la légitimité institutionnelle. - Je suis d'accord.

En effet, la question du septennat ne reviendra pas. Mais la séparation des élections et probablement quelque chose qu'il faudrait dépoussiérer. Encore une fois, un président qui n'a pas d'élections et déchéance pour son mandat est obligée de devenir le président de tous les Français.

Je partage cette analyse. - Et sur la sixième république ? Le débat ne doit pas être pas tabou. - C'est un débat de marketing.

La IVe République et une troisième qu'on a codifiée. La Ve c'est une reprise de tout ce qu'on avait de la IVe pour institutionnaliser les régimes. On a voulu redonner un nouveau souffle.

Le mode de scrutin n'est même pas dans la constitution. Vous pouvez changer les fondements du régime sans changer la constitution. Si on appelle ça la Ve République parce qu'on n'y tient, si on peut appeler ça la VIe République, pour donner un nouveau souffle, c'est du marketing. - J'entends mais vous y tenez. - Oui car c'est un héritage.

C'est au-delà du doudou car elle permet de surmonter les crises extrêmement difficiles, comme mai 68 et des périodes révolutionnaires. La Ve République est passée au travers de tout ça et les gouvernements ont résisté. Ce n'est pas rien la solidité d'une constitution.

A chaque fois qu'on la touche, est-ce qu'on ne la faiblit pas ? Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas modifier parfois et essayer d'en gommer non pas les contraintes mais de s'adapter à un paysage politique qui évolue beaucoup. - Mais quand vous dites "l'impossible parlementarisme", que voulez-vous dire ? - Comment vous voulez que ça se passe dans toutes les démocraties européennes ?

On a des élections et des rapports de force. On construit des coalitions. Pour des raisons de force d'inertie liée à un mode de scrutin, il marche bien quand il y a des bipolarisations.

Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. On a une force d'inertie. Pourquoi les socialistes ont de la peine à tendre la main ?

Car ils sont sur fond d'alliance et si ils rompent cette alliance ils sont sur un siège éjectable. On a un parlement qui a moins de moyens. D'une manière générale, on a une classe politique qui a considéré que le vrai pouvoir était au Gouvernement et à l'Elysée, donc un organe sous investi.

C'est une caisse enregistreuse et non l'endroit où on décide réellement. Maintenant il faut mettre les moyens et revaloriser le rôle du Parlement. C'est compliqué car ce n'est plus possible aujourd'hui. - Je le pense aussi, je suis plus parlementaire que le ministre est évidemment je crois beaucoup à la force du Parlement.

Je ne parle pas pour l'Assemblée nationale mais je vois la quantité et la qualité des travaux menés au Sénat, cet ancrage qui d'un ancrage territorial fort et qui apporte la réflexion politique. On a souvent des sujets de désaccord sur les retraites, sur un certain nombre de sujets sur les sujets d'aménagement de territoire, société, accompagnement ou de modification, on est d'accord. - Vous craignez un parlement fragmenté. - Le Parlement est fragmenté.

Beaucoup plus que le Parlement allemand. Il est à la fois fragmenté et polarisé. Ce qui stabilise la Ve République, c'est qu'on réintègre les gaullistes et les communistes.

On gouverne sur une partie réduite de l'hémicycle avec des alliances fragiles, sous la troisième ou la quatrième IVe République, en Allemagne comme ici c'est instabilité. - A tout moment on sait qu'une censure peut arriver d'un groupe politique. - Merci Benjamin Morel, on va terminer l'émission avec deux ou trois petites questions. - Ce week-end, vous avez expliqué que vous n'avez aucune pudeur à reconnaître une racisme anti blanc.

Est-ce que votre réponse correspond au fond de votre pensée ou ça vous a échappé ? - Je suis une chiraquienne d'origine. Je combats le racisme d'où qu'ils viennent.

Je le combats qu'il soit émis et quels que soit les personnes visées par ce racisme. Je ne sais pas si c'est du racisme, ou de la haine, mais je sais que toutes les personnes qu'on attaque en les injuriant, en les stigmatisant surtout sur leur couleur de peau, noire ou blanche, c'est une forme de racisme. Je le combats naturellement.

Est-ce qu'il y a des personnes dont la peau est blanche et qui sont attaqués et injuriés et traités avec des éléments de haine qui ont la peau blanche ? Oui. J'en ai été témoin.

A partir de ce propos qui a été de dire : "J'ai été témoin de ces attaques," j'ai des dizaines de messages qui m'arrivent pour me montrer... - Vous ne retirez pas une ligne de ce que vous avez dit ? - J'ai dit que je combattais tous les racismes.

Il n'y a pas de bons et de mauvais racisme. - Par exemple une insulte xénophobe ? - Ce n'est pas ce qui est important, je dis que je combats toutes ces expressions qui sont des expressions de haine. - Merci Sophie Primas d'avoir été avec nous.

Bonne soirée sur la chaîne parlementaire. Merci pour votre fidélité et à lundi prochain.