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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 mars 2026 60 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseInstitutions & électionsSolidarités & famille

#Direct 🔴François Hollande, invité du Grand Jury RTL-Public Sénat-le Figaro

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quel est le but de Donald Trump dans ce conflit ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Jusqu'où faut-il prendre des risques pour la France dans ce conflit ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Comment voyez-vous la suite des opérations au Moyen-Orient ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que pour Washington l'objectif est clair ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump agit-il de manière rationnelle en visant l'Iran ?

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Quelle est la différence entre un régime démocratique et autoritaire dans ce conflit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45François HollandeFait
    « Le temps va être déterminant comme toujours dans un conflit de cette ampleur. »
  • 4:00François HollandeFait
    « sûrement qu'il y a euh cette donnée-là euh affaiblir la Chine puisque la Chine s'approvisionne euh en pétrole de du côté de l'Iran. »
  • 8:30François HollandeFait
    « Le droit international, il existe. Après, il n'est pas respecté au sens quelle est l'instance l'institution qui est chargée de respecter le droit international. »
  • 12:30François HollandeFait
    « Ayant connu une vague d'attentat, je pense qu'il faut toujours être très vigilant. »
  • 15:30François HollandeFait
    « Si le conflit dure 15 jours, 3 semaines, les conséquences sont déjà sérieuses mais elles sont tout à fait gérables. »
  • 16:30François HollandeChiffre
    « passe par le détroit d'Ormous 20 à 30 % de nos approvisionnements pétroliers et gaziers »
  • 19:30François HollandeFait
    « La question de la prolifération, on voit bien ce que ça donne, hein. Quand l'Iran peut accéder à l'arme nucléaire euh ça fait des conflits »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans [musique] ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et vous pouvez également nous regarder en direct sur Public Sénat.

Bonjour François Hollande. Bonjour. Vous êtes ancien président de la République et député de la Corèse.

Une semaine de bombardement et toujours cette même question. Quel est le but de Donald Trump ? Soutenir Israël, gêner la Chine, changer le régime iranien, faire main basse sur son pétrole.

La France défend ses intérêts et ses alliés dans la région. Jusqu'où faut-il prendre des risques ? Dans une semaine, dimanche prochain, c'est jour de vote.

Nous sommes à une semaine du premier tour des élections municipales. Le Parti socialiste est sous la pression de la France insoumise après les dérapages de Jean-Luc Mélenchon, faut-il un cordon sanitaire avec l'extrême gauche ? L'ambiance de ces municipales donne-elle le ton pour la présidentielle 202 ?

Bienvenue dans ce grand jury François Hollande. À mes côtés pour vous interroger aujourd'hui Périne Tarna de Public Sénatin. Bonjour.

Bonjour et Jim Jarassé pour le Figaro. Euh François Hollande, vous avez eu les codes nucléaires. Vous pourrez donc nous décrypter le discours d'Emmanuel Macron cette semaine sur une dissuasion avancée.

Ça sera dans notre séquence, tout est politique. Vous répondrez également à nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine.

Une semaine après le le début de la guerre contre l'Iran, la domination des États-Unis et d'Israël apparaît incontestable dans le ciel iranien. Le régime démola a perdu de nombreux chefs politiques et militaires. 60 % des lanceurs de missiles sont détruits.

Une trentaine de bateaux iraniens ont coulé. Mais le Moyen-Orient est bouleversé. La guerre s'étend au Liban.

François Hollande, comment voyez-vous la suite des opérations ? À quoi faut-il s'attendre ? Le temps va être déterminant comme toujours dans un conflit de cette ampleur.

Le temps, c'est celui qui est nécessaire pour les Américains, les Israéliens pour détruire les capacités nucléaires de l'Iran et ses lancements ses lanceurs de missiles déterminant aussi pour éradiquer l'appareil militaire répressif iranien. Et puis le temps, c'est aussi celui que les opinions publiques laissent aux dirigeants et notamment aux États-Unis au regard des conséquences économiques déjà sérieuses que le conflit implique et induit notamment sur le les prix et sur la croissance. À partir de là, c'est les éléments de ce dilemme qui va se poser pour le président américain.

Si les Iraniens résistent plus que nécessaires, il sera amené à changer ses objectifs. Pendant ce temps-là, les Israéliens, eux un autre objectif et eux n'ont pas de limite de temps. C'est ça qui différencie les deux acteurs.

Les Israéliens, eux, veulent détruire le Esbola puisque le Esbola a commis cette faute de vouloir tirer des requêtes sur Israël. Et c'est ce qui se passe au Liban au mépris d'ailleurs là de l'intégrité du Liban et avec des conséquences humaines tout à fait désastreuses. Et dans l'analyse que vous faites du conflit, ça veut donc dire que pour vous Israël a un objectif clair.

Est-ce que pour Washington l'objectif est clair ? Non. Je pense même que les Américains ont été entraînés dans la guerre par Israël et par Netaniaahou.

Au au au départ euh Trump prétendait qu'il voulait négocier et il y a eu d'ailleurs des négociations et ensuite quand les Israéliens ont identifier là où était laatola et les dirigeants, il y a eu euh une décision lourde qui a été de d'intervenir sûrement avec euh des bombes israéliennes plus qu'américaines. Mais ensuite Donald Trump a voulu jouer ce qui est son rôle de l'ubris, c'est-à-dire montrer qu'il était décideur de tout. Et en l'occurrence là, il est entraîné.

Mais jusqu'à quel point ? J'ai dit le point limite, c'est l'acceptation par la société américaine et par sa majorité républicaine de l'intervention. Mais est-ce que vous ne croyez pas néanmoins que Donald Trump agit de manière plus rationnelle qu'on ne le croit et qu'à travers l'Iran, il cherche surtout à affaiblir la Chine ?

Est-ce que c'est pas ça son agenda ? sûrement qu'il y a euh cette donnée-là euh affaiblir la Chine puisque la Chine s'approvisionne euh en pétrole de du côté de l'Iran. Et on rappelle que Donald Trump a déjà coupé le robinet Vuel avec le Venezuela, mais enfin euh la Chine euh a des stocks, la Chine a a une présence militaire et la Chine euh a lâché l'Iran sans véritablement se poser trop de questions.

La Chine, elle est sur le temps long. Quelle est la différence entre un régime démocratique ? parce que Donald Trump est à la tête d'une démocratie, même si elle s'est affaiblie, et un régime autoritaire, c'est que les régimes autoritaires ont l'éternité.

H Trump, il a un temps limité, il veut pas le l'avouer, mais son temps est maintenant compté. Autre but de guerre, en tout cas prétendu hein par par Donald Trump, c'est la chute évidemment du régime des Molas. Donald Trump a affirmé vendredi sur CNN que les leaders religieux ne le dérangent pas en Iran.

Sous-entendu un Mola pourrait en remplacer un autre. Est-ce que c'est une vision acceptable de de ce but de garde en Iran ? Donald Trump n'a jamais eu comme objectif de renverser le le régime iranien. s'il avait pu l'obtenir, il l'aurait pris comme un gain.

Son objectif c'était et c'est encore d'affaiblir considérablement l'Iran au niveau de ses capacités nucléaires, au niveau de ses fabrications de missiles et c'est aussi de soutenir Israël menacé par l'Iran. Voilà, ça c'est l'objectif qu'on peut considérer comme cohérent. Le renversement du régime n'a pas n'a jamais été fixé en tant que tel.

Mais il avait soutenu verbalement au moins le soulèvement de la population. Et c'est bien le pire, c'estd qu'il a appelé un soulèvement, c'était au mois de janvier, sans jamais l'appuyer, y compris par une intervention militaire ou par une pression économique qui aurait été peut-être insuffisante mais qui aurait été au moins manifeste comme solidarité. Et là, il a même prétendu Donald Trump qu'il avait déjà identifié trois dirigeants avec lesquels il pouvait s'entendre mais c'était dommage, ils avaient été tués.

Donc c'est dire la la la cohérence de son prop. Mais est-ce qu'il y a une alternative politique aujourd'hui en Iran à ce régime des MOLA qui dirige depuis plus de 30 ans ? Il y a trois hypothèses.

La première, c'est une guerre civile, c'est-à-dire les Kurdes, les minorités qui prenant les armes stationn aux frontières et qui créerait un mouvement, une mobilisation, une révolution. Ça pourrait avoir des conséquences assez fâcheuses. Oui, parce que c'est la guerre civile pour longtemps et on sait ce qui s'est produit en Irak.

Mais là, nous sommes dans un pays de 90 millions d'habitants. Le deuxième scénario, c'est que la population se soulève contre le régime. Mais enfin, vous imaginez qu'en ce moment avec les bombes qui pleuvent sur Teran et sur les principales villes, demander à la population qui se taire a juste raison dans leur foyer de descendre pour aller où ?

Pour aller où ? Où est le cœur du régime puisque il a été détruit ? Il est aujourd'hui dispersé le cœur du régime.

Il a pas il a pas disparu puisque aujourd'hui même ils annonce qu'ils auraient trouvé un nouveau guide suprême. Donc comment la population pourrait-elle aujourd'hui, je ne dis pas demain mais aujourd'hui agir ? Et le 3è scénario, sans doute ce que euh Donald Trump pouvait avoir à l'esprit, peut-être les Israéliens aussi, mais je ne crois pas, euh à ce point, c'est euh qu'il y ait euh dans le régime des divisions et une transition qui pourrait se faire euh dans les jours qui viennent ou dans les semaines qui viennent.

Voilà les trois scénarios. Comment vous avez compris la réponse iranienne ? frapper ses voisins, c'est une stratégie du chaos, stratégie désespérée.

C'est c'est difficile de le dire parce que si le Esbola n'avait pas commis la faute de lancer des requêtes, Israël n'aurait pas eu de justification pour intervenir au sud. Là, je vous parle pas seulement dubola. Je vous parle de l'Iran qui frappe délibérément euh ses ses voisins.

Ah, depuis euh des années, l'Iran est une menace existentielle pour euh euh pour Israël. puisque l'Iran développe un programme nucléaire. Il faut revenir peut-être à l'origine d'ailleurs.

Ça fait des années et des années que cette question du nucléaire iranien est posé. Lorsque j'étais président de la République avec les Américains, avec les Russes aussi, les Chinois, il y a eu un accord qui a été signé qui permettait d'écarter l'accès de l'Iran à l'arme nucléaire. C'est Donald Trump qui a déchiré en 2018 cet accord et les Iraniens en ont profité pour continuer à enrichir l'uranium et être tout près du seuil nucléaire.

Donc pour Israël, c'est tout à fait majeur comme menace. Est-ce que c'est une menace aussi qui était majeure pour tous les occidentaux ? Est-ce qu'il fallait Est-ce que ça justifiait donc cette intervention selon vous en Iran ?

Non, l'intervention en Iran, elle n'a pas de base légale puisque il n'y a pas le la le fondement d'un d'un troit international quelconque. Pour Israël, elle euh le le pays pouvait éventuellement évoquer la légitime défense. Je suis menacé par des armes nucléaires.

Ça fait longtemps d'ailleurs qu'Israël évoque cette légitime défense. Pour les États-Unis, il n'y avait pas de de base légale. Aucun missile iranien ne peut atteindre les côtes américaines.

Vous n'êtes pas de ceux qui remercient les États-Unis de faire le sale boulot contre les molats iraniens. Je pense que les molas iraniens ont une responsabilité éminente dans ce qui se passe depuis des années. en Irant l'écrasement de la population, fait que les femmes soient soumises dans des conditions insupportables, les menaces sur les pays voisins, les proxis qui ont agi aussi bien au Liban que à Gaza et qui ont là aussi eu une responsabilité.

Bien sûr que nous préférons tous que il n'y ait pas les MOLA mais aujourd'hui les MOLA, ils sont encore là. François, avant de vous évoquiez le droit international, est-ce que euh le droit international est-ce que vous y croyez encore qu'en plus personne ne le respecte ? Bah le droit international, il existe.

Après, il n'est pas respecté au sens quelle est l'instance l'institution qui est chargée de respecter le droit international. Entre état, c'est euh le conseil de sécurité de l'ONU. Hm.

Euh pour juger les dirigeants, c'est la Cour pénale internationale. Pour un certain nombre d'accords, c'est le respect au travers des cours de justice qui peuvent exister. Aujourd'hui, le conseil de sécurité de l'ONU est totalement embolisé, empêché de de fonctionner par les véaux et le droit international n'est pas véritablement respecté.

Et c'està-dire que parce qu'il n'est pas respecté, il ne serait plus respectable. Non, il faut quand même continuer à avoir des bases qui permettent d'avoir des discussions entre États et de signer des accords. Donc violation après violation, c'est vrai que c'est un problème que le monde n'est plus de régulation.

Oui, parce que dans le débat public certains par exemple Gabriel Etal dit il faut reconstruire un nouvel ordre international plus fort et qui ne soit pas sur les bases du droit international tel qu'on les a il y en a un qui est en train de construire chercher un un autre droit international c'est Pedro Sanchez en non non c'est Donald Trump quand il crée le conseil de la paix à la place des Nations unies qu est-ce que c'est d'autres et on veut aller dans cette direction sûrement pas ça serait vraiment la fin pas simplement du droit international ça serait le droit qui serait mise au service de la force ou ou tout simplement de la puissance ou même de l'argent puisque pour être adhérent de ce conseil de la paix, il faut payer donc non, il faut faire en sorte que la diplomatie, si elle peut encore jouer un rôle, soit fondée sur le respect et et notamment de la force. Et la seule conclusion qu'il faut tirer pour les Européens qui ont été quand même mis devant le fait accompli, c'est pas la première fois, c'est qu'il faut qu'il se constitue en tant que force en tant que force militaire. nous y reviendrons.

Et en tant que force politique, la France, l'Europe sont aujourd'hui en quelque sorte enrôlé malgré elle euh dans ce conflit au Moyen-Orient. Euh cette guerre n'est pas notre guerre mais jusqu'où euh jusqu'où la France peut résister à finalement intervenir euh de façon passive ou active dans cette guerre. Non, nous ne devons pas nous faire enrôler précisément.

Nous n'avons pas été enfin les dirigeants n'ont pas été informés, n'ont pas été consultés, n'ont pas été associés. Mais nous sommes signataires de contrat de sécurité avec les Émirats Arab Unis par exemple. Donc exactement mais qu'est-ce que nous avons à faire ?

Protéger euh nos intérêts. Nous en avons. Nous avons des bases, nous avons des ressortissants.

Donc ça c'est c'est le rôle de la France et pas simplement de la France, de l'Europe. Les Britanniques sont également mobilisés dans cette perspective. Deuxièmement, nous avons, vous avez raison, des accords avec des pays MIRA euh notamment peuvent nous obliger à répliquer si si nos bases sont attaqué bien sûr et si nos bateaux pour pourraient l'être puisque un porte-avion va bientôt venir sur sur zone et si euh des pays nous font appel.

Mais aujourd'hui, ce que ces pays demandent, notamment les Émirales, l'Arabie Saoudite, c'est que cessent les bombardements de l'Iran sur eux. Mais justement, vous évoquez le le cas du du Charles de Gaulle. Quand on envoie quand la France envoie un porte-avion euh militaire en Méditerranée, quand on ravitaille des avions américains, est-ce que nous ne sommes pas dans un soutien implicite finalement à cette opération, à cette guerre qui est en train de se mener ?

Alors là, il faut distinguer euh le l'envoi du porte-avion euh qui va arriver sur euh qui peut d'ailleurs être une une cible de gare qui va arriver sur zone dans quelques jours seulement, hein. Euh il est encore loin, mais enfin disons dans une vingtaine de jours, il sera sur place, peut-être même avant. Il doit se situer assez loin de la zone elle-même et assez proche pour l'observer.

Donc il faut y trouver là la bonne le bon positionnement. Mais le portavion, il a il a comme avantage d'observer et éventuellement de protéger. Ensuite le ravitaillement.

Non, ça je pense que ce n'est pas le rôle de la France que de faire en sorte de ravitailler, sauf si c'était pour des raisons humanitaires, pacifiques, défensif, mais pas de manière à nous laisser entraîner dans un conflit. Ça ne veut pas dire que nous sommes désintéressés par le conflit. Nous voulons que il se termine et que le le régime des molats soit durablement affaibli et et peut-être tombe sans doute, mais nous ne sommes pas dans le conflit.

Par ailleurs, nous voyons que Israël, enfin le gouvernement de Netaniaou intervient au sud de Liban. Là, c'est une nouvelle violation. Même si le Esbola a la responsabilité principale, c'est une nouvelle violation.

Il y a des centaines de personnes qui sont aujourd'hui tuées. Il y a des milliers de déplacés. Le Liban est un pays amis.

Nous devons soutenir le Liban. On va revenir sur le Liban. Mais auparavant, Emmanuel Macron a évoqué cette semaine une coalition pour permettre de protéger le trafic maritime dans le D3 d'Ormouse.

Est-ce que vous croyez à cette possibilité de de protéger ce D3 ? Ça s'est fait en mer rouge lorsque c'était les outils proxy de l'Iran qui attaquaient les bateaux. Là, le D3 d'Orbou, c'est beaucoup plus délicat.

Donc ça supposerait vraiment de mettre en sécurité cette flotte permettant la sécurité du D3 d'orbouse. Nous ne sommes pas encore là. Est-ce qu'il y a des risques d'attentat en France avec cette situation nouvelle ?

Ayant connu une vague d'attentat, je pense qu'il faut toujours être très vigilant. Mais nous sommes pas du tout dans la même situation qu'il y a 10 ans. Il peut y avoir des attentats commis par des individus isolés.

Ça c'est produit en dehors même des conflits qui sont en cours. Et l'Iran a été un état terroriste. Et l'État Oui.

Et et l'Iran n'a pas aujourd'hui la la possibilité, la volonté non plus de commettre des attentats et pourquoi d'ailleurs sur la France en particulier. Mais euh nous devons faire attention et donc de ce point de vue tout ce qui fait élever le niveau de vigilance, le niveau de protection de nos intérêts ici comme ailleurs, tout cela doit être approuvé. Cette semaine, mercredi, le premier ministre Sébastien Lecornu va recevoir les présidents des partis politiques en France pour évoquer cette situation au proche-Orient.

Qu'est-ce que vous attendez de de cette réunion et pourquoi elle est menée cette fois-ci par le Premier ministre et non par le président de la République, chef des armées ? C'était lui traditionnellement qui menait ce genre de de réunion ? Oui.

Le principal, c'est que des informations soient données à la représentation nationale qui a un esprit aussi d'unité et de responsabilité. C'est-à-dire que nous pouvons partager ensemble, queles que soient nos différences, un certain nombre de principes. Les principes, c'est que le droit international doit être respecté.

Les principes c'est que il faut mettre un terme à ce conflit qui fait beaucoup de ravage sur les populations concernées. Vous avez trouvé qu'manuel Macron était à la hauteur cette semaine, il assure assuré dans ces momentsl je pense que et surtout de ma part ayant dirigé la France les principes d'unité doivent l'emporter sur des toute autre considérations. Euh vous parliez donc du Liban.

Israël s'est lancé dans une intervention terrestre au Liban. Est-ce que cette opération est légitime ? parce que le Esbola continue de menacer Israël et à répliquer.

Alors, il y avait eu un accord de cesser le feu, c'était il y a à peine un an. Ce cesser le feu donc visait à créer une zone de confiance par la le désarmement du Esbola et par le la reconnaissance qu'Israël n'avait plus à intervenir au sud de Liban. Cet accord de cesser le feu a été violenté plusieurs fois et plus gravement là où le Esbola sans doute sur ordre de l'Iran a commis un certain nombre d'attaques contre Israël.

Israël le gouvernement desou en a tiré l'argument d'intervention et ça c'est c'est grave. Pourquoi c'est grave ? parce que on se souvient qu'il y a eu une une occupation du sud du Liban dans les années 82 jusqu'à 2000 et qui a entraîner justement le renforcement du du Esbola.

C'est c'est là qu'il s'est reconstitué. Et donc là, il y a une population qui est directement frappée. Il y a des centaines de milliers de personnes qui sont obligées de fuir.

Est-ce que vous diriez ? Il y a mais euh pour Israël, il y avait l'idée d'éradiquer euh le Hamas à Gaza, l'idée d'éradiquer le Esbola au Liban, ça veut dire qu'il faut aller jusqu'à Beyouth. Mais ils sont à Beyrout.

Ouais. Euh puisque vous avez vu que cette nuit, il y a eu un B ou Bud. Ouais.

Ouais. Il y a une bombe qui a été lancée au cœur de Beyrout. Non mais là je parlais de l'opération terrestre et l'opération terrestre elle est au au au sud Liban mais il y a une force finule qui qui est là normalement pour interposer.

Elle ne peut pas résister donc là il y a il y a un risque. Je veux surtout pas exonérer le Bola parce que c'est lui qui a commis la première faute majeure de lancer des requêtes. Mais là, il faut qu'Israël arrête son opération tout en exigeant et et je pense que le président du Liban comme le premier ministre du Liban en sont d'accord, qu'il y ait une véritable opération de désarmement du Esbola et l'intégration du du des des forces du Esbola dans l'armée libanaise.

Mais là, en ce moment, il y a il y a un risque humanitaire majeur. Et est-ce qu'il y a le risque justement que le sud du Liban se transforme en un nouveau Gaza ? On a vu qu'il y avait une menace explicite cette semaine d'un ministre israélien, le ministre de l'économie et des finances.

Oui, parce que l'extrême droite israélienne pense qu'elle peut répliquer avec le gouvernement israélien. Un risque de nouveau Gaza. Ah, les destructions.

Oui, il y a un risque. Euh Gaza d'abord euh c'est toujours pas réglé hein puisque aujourd'hui la moitié de Gaza est encore occupée par les Israéliens et l'autre moitié sans doute par le Hamas. Donc on voit bien que là aussi les opérations n'ont pas donné la paix qui était ou même le cesser le feu qui était attendu.

Mais là oui au Liban et là la France elle est plus particulièrement intéressée même impliquée parce que nous avons un lien très fort. Al justement Emmanuel Macron a a annoncé des renforts à l'armée libanaise. Est-ce que c'est son rôle ?

Est-ce que vous saluez cette initiative ? Oui mais ça fait longtemps qu'on devait fournir ces armes aux Libanais. Il a trop tardé.

Bah tout le monde a trop tardé. c'est que toujours la même chose, c'est qu'on laisse le temps filer et l'armée libanaise, elle demande depuis des mois, des mois d'avoir le renforcement de de son stock d'armement précisément pour lutter contre les forces centrifuges et notamment lebola et permettre le désarmement. Mais là, il faut le faire et il faut permettre que les Libanais puissent se défendre.

Mais se défendre contre qui ? C'est bien là. On va pas faire la guerre entre le Liban et et Israël.

Donc il faut que Israël comprenne les forces armées libanaises peuvent éradiquer le esbola et lui l'obliger à déposer les armes. François Hollande, conséquence de la guerre militaire, une guerre économique qui semble démarrer. Quatre navires méthagers qui devaient livrer l'Europe ont changé de route cette semaine vers l'Asie qui offrait tout simplement plus pour ce gaz.

Est-ce qu'il faut est-ce que c'est le début d'un nouveau choc énergétique et donc économique ? Nous avons commencé notre entretien sur la question du temps et c'est une question cruciale. Si le conflit dure 15 jours, 3 semaines, les conséquences sont déjà sérieuses mais elles sont tout à fait gérables.

Si le conflit devait durer comme le prétend Donald Trump encore aujourd'hui ou les Israéliens plusieurs mois, on voit bien qu'on serait à l'ure dans une crise plus profonde. Pourquoi ? parce que passe par le détroit d'Ormous 20 à 30 % de nos approvisionnements pétroliers et gaziers parce que il y a beaucoup de matières premières qui sont nécessaires, l'aluminium pour la fabrication de nos produits parce que il y a un risque pour la région toute entière.

C'est pas n'importe quel pays dans la région, l'Arabie Saoudite, les pays du golf et cetera parce que c'était une zone touristique importante, parce que c'est une zone où les moyens financiers sont également très élevés. Qu'est-ce qui peut se passer ? Il y a deux effets.

Un effet inflationniste immédiat qui peut être amorti si le conflit devait s'arrêter et un effet sur la croissance. Est-ce qu'il faut se faire à l'idée de potentiellement racheter du gaz russe ou d'arrê de ne pas arrêter acheter ? Au moment où nous parlons, les importations de gaz russes doivent s'arrêter là normalement à la fin du mois d'avril.

Au moment où nous parlons, il il y a des bombardements, il y a des bombardements russes sur l'Ukraine. Faut pas penser que le conflit ukrainien, il s'est mis en suspension parce que il y avait le conflit en Iran. Mais est-ce que vous ne craignez pas que l'Union européenne revoit son calendrier ?

Bah, il ne ferait surtout pas d'arrêt d'achat de gaz et de pétrole russe. Non. Alors, les grands bénéficiaires peut-être euh c'est pas euh ce seront pas les Russes, ce seront les Américains puisque ce sont eux qui vendent du GNL euh c'estàd gaz euh à l'Europe.

Mais euh ça sera pas forcément bon pour l'économie américaine non plus parce que vend aux Européens, le prix du GNL donc du gaz va augmenter y compris pour les Américains. Donc c'est vrai que nous sommes, si le conflit devait durer, devant la potentialité d'une crise économique marquée à la fois par une stagnation et par une inflation. Est-ce que vous demandez à l'exécutif de limiter les conséquences financières pour les les Français sur le prix du gaz ou de l'essence ?

LFI par exemple demande à un blocage des prix et le REN propose une baisse de la TVA de la TVA sur l'énergie à 55. Qu'est-ce que vous en pensez ? Bon, d'abord le prix du gaz, c'est lui qui a le plus augmenté.

Alors c'est vrai que 50 % hein, c'est quand même considérable. Alors c'est vrai que si les beaux jours reviennent, on consomme moins de gaz donc on peut supporter. Enfin c'est quand même les plus modestes qui qui on a nos industries qui vont être directement impacté.

Donc à court terme, il n'y a pas besoin de mesures compensatoires ou de mesures fiscales dérogatoire parce que si le conflit doit s'arrêter dans 15 jours, dans 3 semaines, même dans un mois, tout ça est supportable. ça n'empêche pas de soutenir les ménages les plus les plus exposés à la précarité énergétique. Et donc de trois mesures peuvent être prises dans cette euh dans cette configuration.

Mais si euh nous étions devant un conflit beaucoup plus long, alors euh ça serait des mesures beaucoup plus structurelles qu'il faudrait mettre en place, c'est-à-dire aller chercher des sources d'énergie différentes. Sûrement avoir des prix qui devraient être à ce moment-là contrôlés, ce qui on sait un coût budgétaire très élevé si on se souvient de ce qui s'est passé. 100 milliards la dernière fois et c'est la raison pour laquelle il faut quand même appeler à la raison.

C'est-à-dire que un conflit il a atteint déjà des objectifs, il doit aujourd'hui et le plus vite possible s'arrêter. Je reviens sur l'Ukraine un instant. François Hollande, vendredi, Volodimir Zelinski a menacé le premier ministre hongrois, Victor Orbane.

S'il bloque le prêt de 90 milliards d'euros que doit accorder l'Europe à l'Ukraine, nous donnerons l'adresse de cette personne à nos forces armées. Voilà ce qu' a dit Zelinski. Ce ton vis-à-vis de de l'Europe de Zelenski, il vous gêne ?

Parce qu'il avait été également très critique à Davos. Bah il l'a pas fait Zelenski à l'égard de l'Europe, il l'a fait à l'égard d'Orbane. Oui, mais il avait été précédemment à assez sévère avec Orban est un allié de Moscou.

Donc pour Zelenski, ce que fait la Hongrie, c'est de bloquer un certain nombre d'approvisionnements pour l'Ukraine et est extrêmement dommageable par rapport au conflit. Donc vous vous comprenez ça sa réaction. Oui, je comprends sa réaction et il y a des élections en ce moment en Hongrie, enfin dans quelques jours, semaines et toute la propagande urbane d'extrême droite liée d'ailleurs à l'extrême droite française, c'est de faire une campagne contre l'Ukraine et contre le soutien à l'Ukraine et pour Vladimir Poutine, ça mérite quand même des réactions.

Emmanuel Macron a fait cette semaine un discours sur la dissuasion nucléaire. Pour résumer, c'est l'augmentation du nombre de givres nucléaires euh sans plus en dire le le nombre désormais et une dissuasion avancée en Europe euh et des exercices avec nos voisins. Première question, est-ce que le réhaussement de l'arsenal nucléaire français était indispensable ?

On a un stock qui suffit. C'est ce que ça appelle le principe de suffisance précisément. c'est vous n'avez pas besoin d'avoir autant de d'ogives d'armes nucléaires que les autres puisque il suffit d'une pour exprimer la dissuasion et donc la menace d'une utilisation.

Mais quand même il est indispensable de réviser notre nombre d'ogives en fonction précisément de ce que font nos potentiels ennemis. et on a abandonné toute idée de non prolifération dans le monde des armes nucléaires. Bah, écoutez, la question de la prolifération, on voit bien ce que ça donne, hein.

Quand l'Iran peut accéder à l'arme nucléaire euh ça fait des conflits et quand la Corée du Nord qui sûrement dispose de l'arme nucléaire, ah c'est impossible après de faire quoi que ce soit contre la Corée du Nord. Donc il y a peut-être avantage à éviter la prolifération. Mais j'en viens sur la question de la suffisance.

Il y a pas besoin d'augmenter considérablement. C'est pour ça qu'aucun chiffre n'a été donné, mais c'est normal de faire en sorte que nous puissions avoir un stock qui corresponde à au moins dans une asymétrie à ce que font les les les autres. Est-ce que le Parlement doit doit voter sur ce sujet euh lors d'une révision de la de la de la politique militaire ou c'est de la prérogative exclusive du chef de l'État ?

Il va y avoir bientôt un débat sur la loi de programmation militaire. J'imagine que cette question figurera dans le dans la discussion, mais il ne peut pas y avoir de précision qui puisse être donné parce que justement en matière de de dissuation nucléaire, ce qui compte c'est pas le flou mais c'est l'ambiguité. Nous ne pouvons pas donner tous les éléments à non pas la représentation nationale mais mais au monde entier.

Donc il faut garder justement ce principe de faire que nous puissions avoir un haut niveau de technologie permettant de donner à d'autres armes l'efficacité nécessaire, en tout cas l'efficience pour être respectée et en même temps de garder quand même un certain nombre de discrétions et sur le principe d'associer nos voisins européens il y avait suffisamment de discrétion. Alors, c'est les sont les pays européens eux-mêmes qui ont finalement souhaité être cités dans le discours pour montrer que il voulait être protégé. Mais ils font partie de nos intérêts vitaux.

Oui. Et mais ça a toujours été vrai. Ça a toujours été vrai.

Président de la République, je l'ai été. Et et donc je n'avais jamais considéré que c'était le seul territoire national qui était notre sanctuaire. Si si un pays avait été attaqué, un pays voisin avait été attaqué par une arme nucléaire venant d'un ennemi, bah nous aurions nécessairement euh eu une réponse.

Donc là, le fait d'associer non pas la décision et là je pense que c'était le point le plus important et et qui fait que ce discours n'a pas été contesté sur ce volet là, il ne méritait pas le fait que il y ait le rappel que c'est le président de la République française seul qui dispose de l'utilisation de l'arme et donc de la force de dissuasion. C'était ce que la plupart des partis politiques et et de des pays souhaitaaient. Mais j'ajoute quand même que ça nous rappelle que c'est important délire un président de la République hein, que c'est pas rien parce que il y a pas beaucoup de pays qui détiennent l'arme nucléaire.

Donc choisir le prochain président de la République, c'est quand même on va parler juste après une courte pause François Hollande dans ce grand jury. On parlera notamment des élections municipales à venir et de 2027. À tout de suite.

Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6. [musique] Est-ce que c'est des choses que j'ai pu respirer ? Est-ce que c'est des choses que j'ai pu manger ?

Est-ce que c'est un cocktail de plein de choses ? Ça fait se poser beaucoup de questions et on le vis certainement pas de la même façon quand on a 20 ans que quand on en a 75. En 30 ans, le nombre de nouveaux cas de cancer d'apparition précoce [musique] bondi de près de 80 %.

Et ça a longtemps été une maladie de vieux. [musique] Le cancer, c'est plus du tout le cas. Pour mieux comprendre s'il y a une épidémie réelle, la sénatrice [musique] Sonia de la Provoté a rédigé une proposition de loi pour créer un registre national des [musique] cancers.

C'est quand même dommage de pas tout avoir alors qu'on pourrait peut-être avec un registre en tout cas avoir ces certitudes. S'intéresser à l'exposition environnementale de ces patients-là paraître absolument indispensable. Sena en action, vendredi prochain à 16h30 sur publicsena [musique] et sur publicsena.fr. les faire [musique] quand Paris Match m'a fait donc cet honneur ambigu de me de me couronner en quelque sorte très très là mes racines belges évidemment ont ressurgi.

Vive le roi. Néanmoins en France on leur coupe la tête au rennes. Elle a été la reine du 20h.

Aujourd'hui, elle est une spécialiste [musique] reconnue de la politique internationale et notamment des États-Unis. Toutes les semaines sur France Culture dans l'émission Affaires [musique] étrangères, Christine Crent est notre invité dans un monde un regard. Un monde un regard vendredi prochain à 17h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. [musique] Notre économie est tributaire du pétrole et notre vie quotidienne paraît inconcevable sans lui. [musique] Les matières synthétiques sont partout, des dessous féminins jusqu'au pneus des avions gros porteurs.

En 2010, le nombre de voitures dans le monde franchit pour la première fois le seuil d'un milliard. Pour l'industrie pétrolière, son invention est un cadeau du ciel. Depuis la découverte du premier gisement, l'hydrocarbure fait la une des journaux.

Un pays [musique] qui ne disposait pas de pétrole ou qui n'en avait pas en quantité suffisante devait trouver le moyen de s'en procurer. Le premier boom provoque le premier craque. Le prix du baril passe de 10 dollars à 50 cents puis à 10 cents. [musique] Un brefessor est une chute rapide.

Un cycle se forme et se répétera au cours des 150 années suivantes [musique] dans bien des régions du globe. Pétrole, une histoire de pouvoir et sort et chute. Vendredi prochain à 22h sur Publics Sena et sur publicsena.fr.

Faire du dernier souffle, un souffle nouveau, c'est la force du leg. Faire un leg à Apprenti d'uteuil, c'est aider plus de 40000 jeunes en difficulté à bâtir leur avenir. Faites un leg à apprenti d'uteuil.

En Israël, le service militaire est une réalité incontournable. Hommes comme femme, y sont soumis dès l'âge de 18 ans. Les jeunes soldates peuvent intégrer différentes unités, parmi elles l'unité déquêteuse.

Nous observions les positions du ramas. [musique] Nous devions compter le nombre d'hommes présents. Nous rapportons la situation au service de renseignement.

On leur transmet l'information et je suppose qu'il la traite. Je sais pas trop. 7 octobre 2023, leas attaque Israël.

En quelques heures, il assassine plus de 1100 personnes et capture près de 250 otages. C'est le pire échec sécuritaire depuis la création de l'État hébreu. Ça, les l'état d'Israël ont bâti une hypothèse.

Nous connaissons le Ramas et il n'attaquera pas. Tous les parents, nous sommes très en colère parce que personne ne les a écouté. Dans 50 ans, on parlera encore des observatrices. [musique] Elles étaient là en première ligne.

Elles sont vraiment devenues le symbole de ce qui s'est passé. Les gueteuses du 7 octobre, [musique] samedi prochain à 21h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. faire [musique] [musique] [musique] ici le marais poids de vent, la plus grande zone humide de France après la Camargue.

Comment tant d'eau peut disparaître [musique] là où elle est partout ? On fait dans le maré mouillé des céréales. Ça veut dire qu'il y a plus de maré mouillé.

Il a plus assez d'eau pour tout le monde. Je suis énervé, on en peut plus. On est juste venu gentiment hein.

Gentiment. Voilà. Mais on reviendra.

Vu de près, c'est Sain Soline, sa méga bassine et des images qui ont fait le tour de la terre au printemps 2023. La violence rurale est d'abord le signe d'une immense détresse des [musique] uns et des autres. Deux modèles, deux camps, deux philosophies.

C'est ça qui explose dans le marais poids de vent. La bataille de l'eau n'en est que la conséquence et ça remonte à loin. Monde agricole, la fracture de l'eau.

Aujourd'hui à 13h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. [musique] Voir ou revoir ce documentaire. sur publicsena.fr.

Suite du grand jury présenté par Olivier Bost. François Hollande, ancien président de la République et député de la Corè et notre invité. À mes côtés Périne Tarnau de Public Sénat et Jim Jarassé Dufigaro pour vous interroger.

Le grand jury, l'actualité [musique] de la semaine. Le premier tour des élections municipales est dans une semaine, ça sera dimanche prochain. Le scrutin est très incertain dans de très nombreuses villes et ce qui ressort François Hollande de la campagne, c'est que tout tourne autour de la question des alliances entre LFI et le PS.

Alors pour ne pas perdre ou pour ne pour conserver des des villes ou pour gagner des villes, est-ce que ces alliances sont inévitable même après les dérapages de Jean-Luc Mélenchon ? Alors, d'un point de vue général, euh les élections municipales se déroulent dans un contexte euh très particulier puisque nous avons évoquer la situation internationale, elle pèse avec un un niveau d'inquiétude très élevé où on se dit que ce qui se passe essentiellement dans le monde avant de savoir ce qui va se passer euh dans vou dire que la campagne est éclipsée. La campagne n'est pas éclipsée mais elle est un peu étouffée et et je comprends nos concitoyens qui sont inquiets de regarder d'abord ce qui se passe dans le monde euh et notamment dans la région du Moyen-Orient avant de savoir ce qui va se passer dans vous craignez vous craignez une faible participation.

Ça peut avoir cet effet-là en se disant est-ce que c'est vraiment décisif que j'aille mettre mon bulletin de vote alors que c'est décisif pour le cadre de vie et pour la la satisfaction des besoins les plus quotidiens ? Le le deuxième élément de configuration exceptionnel, c'est qu'il y a pas de gouvernement qui soit l'objet d'une sanction puisque il y a pas de candidat du gouvernement. C'est ça c'est rare avant dans une élection locale on était pour soutenir le gouvernement où on était contre cit çaavait une valeur présidentielle le parti présidentiel n'est pas très engagé dans présidentiel on voit qu'il y a des enjeux politiques très forts à l'occasion de de ces municipales dont on peut rappeler aussi que c'est la première élection depuis la dissolution 2024 donc les français ont envie de de s'exprimer pe s'exprimer peuvent pas s'exprimer contre un gouvernement puisque le gouvernement n'a pas de représentation dans les élections locales en revanche ce qu'on voit c'est que l'éclatement politique lui s'illustre alors le Troisème élément, c'est que le débat reste quand même dans la plupart des villes entre la droite et la gauche.

Et c'est la question des alliances de la droite et de l'extrême droite ou de la gauche avec quel est fi qui est posé. Et c'est vrai que là il y a une nouvelle question et les propos mais c'est pas les propos les actes aussi de Jean-Luc Mélenchon ces ces dernières semaines et ont posé de façon encore plus insistente la question du rapport entre les socialistes en particulier mais pas seulement les socialistes et LFI. Donc la dans la plupart des villes, il y a des listes LFI qui viennent contester les positions de la gauche, quelquefois avec l'intention clairement avoué de les faire perdre.

Et et donc moi ma position vous la connaissez, c'est qu'au 2uxème tour, il ne peut pas y avoir d'alliance entre les socialistes et lesfi. Et si les les filles sont sont vraiment dans l'idée, puisque c'est ça qu'il répète à longueur de discours, notamment Jean-Luc Mélenchon, d'être un parti antifasciste et ben la meilleure des façons pour éviter que l'extrême droite dans certaines circonstances puisse accéder aux responsabilités de grande ville, je pense notamment à Marseille et bien c'est quand on n pas réussi à être premier et ben c'est de s'écarter et donc prenant cette position François Hollande de même pas fusionner c'està dire de s'écarter ou mais en prenant cette position François Hollande d'exclure toute alliance vraiment du Parti socialiste avec la France insoumise entre les deux tours. Vous prenez le risque donc de perdre des villes ou alors de ne pas pouvoir gagner des villes comme Limoge, comme Toulouse ou de perdre Nant peut-être ?

Bah c'est l'occasion puisque ben c'est l'occasion puisque nous sommes encore à une semaine du scrutin euh de dire aux électeurs parce que moi je fais pas que confusion entre les électeurs euh euh et les filles et et les dirigeants euh et notamment Jean-Luc Mélenchon, bah ces électeurs s'ils veulent vraiment que la gauche puisse l'emporter bah qu'il vote directement au premier tour pour les candidats socialistes, écologistes ou autres. Et et deuxièmement, c'est c'est purement théorique ce que vous dites parce que euh aujourd'hui il y a un certain nombre d'alliances, déjà PS et les fill dans plus d'une soixantaine de villes selon les recensements. Euh de fait, il y a une alliance PS LFI.

Non, moi je ne connais pas de grandes villes où il y a une alliance PS et LFI au premier tour. Je ne connais pas. Alors, il peut y avoir eu dans des villes moyennes des listes de large rassemblement qui ont été constituées bien avant les propos bien avant les propos de de Jean-Luc Mélenchon.

Après, elles peuvent pas se défaire ces listeslà mais il n'y aura pas d'alliance à mes yeux possible entre le PS et les filles. Est-ce que le PS a été suffisamment clair cette semaine ? Il a éclu un il a exclu un accord national avec LFI dans l'entre de tour mais il a laissé la porte ouverte à des accords locaux sous condition.

Est-ce que c'est vraiment une rupture euh du PS avec la France insoumise qui a été menée ? Est-ce que c'est suffisamment clair ? Si si la condition c'est que les candidats de la France insoumise euh dénoncent les propos de Jean-Luc Mélenchon et se mettent quasiment en retrait de LFI.

Oui, c'est une condition tout à fait acceptable. Vous n'y croyez absolument pas. Ça se produira vraisemblement pas.

C'est pour ça qu'il faut accepter. Oui, il faut accepter un certain nombre de risques. Bah oui, de se dire qu'est-ce qui est le plus important ?

Qu'est-ce qui est le plus important aujourd'hui ? C'est la clarté. Qu'est-ce qui est le plus important ?

C'est la préparation de l'élection présidentielle et de se dire ça peut avoir quelques conséquences locales présidentiel prêt à sacrifier des bastions de la mais sacrifier. On en sacrifiera pas forcément parce que je pense que l'électorat est intelligent. il fera le premier tour pour donner un vote utile et au second tour même s'il il y a le maintien des listes lesfi, il y a beaucoup d'électeurs qui auront eu au premier tour ce ce vote et qui viendront au second tour sur la liste socialiste ou ou la liste écologiste.

Donc j'ai pas de j'ai pas de doute là-dessus. Et puis enfin si on faisait cette cette compromission, bah une partie de nos électeurs ne nous suivraient pas et donc ce que on imaginerait gagner d'un côté, on le perdrait de l'autre et on le perdrait durablement. Vous parlez de compromission.

Ah bah là, ce serait une compromission puisque ça serait de faire un accord avec des personnes qui ont eu quand même des insultes qui ont été prononcées. Des des Jean-Luc Mélenchon et je ne le confonds pas avec le reste de son parti mais quand même Jean-Luc Mélenchon qui a pu avoir des propos qui ont ont été la connotation antisémite. Oui, ce serait à ce moment-là une compromission.

Raphael Gluxman dit c'est devenu le nouveau Jean-Marie Le Pen. Est-ce que vous reprenez cette analogie ? J'évite de de de faire des comparaisons.

Jean-Luc Marchon se suffit à lui-même. Ses propos sont suffisamment graves pour être dénoncé en tant que tel sans qu'il soit besoin de le comparer à tel ou tel. Mais c'est vrai que ce qui s'est produit là dans les discours qu'il a pu prononcer, c'est quand même une rupture.

C'est pas simplement une dérive, c'est une rupture. Jouer sur les noms, c'est un c'est un phénomène qu'on connaît bien dans la vie politique de jouer sur les noms sur les physiques. Mais là quand ça prend cette connotation euh avec des noms euh dont on sait que les personnes sont de confessions juives.

Oui, ça c'est ça me paraître tout à fait significatif. Est-ce qu'il n'y a pas une part aussi de stratégie délibérée de la part de Jean-Luc Mélenchon pour fracturer la gauche et être le seul finalement à occuper l'espace ? Bah c'est une stratégie peut-être qu'il a en tête mais qui le conduira à l'isolement.

Vous voyez bien qu'il n'est en aucune façon capable aujourd'hui de rassembler qui que ce soit au-delà de LFI et d'arriver au second tour du et d'arriver au second tour du Oui, c'est une Oui, parce que il est sur l'idée qui peut être entendu d'ailleurs sur le fait qu'il y a une menace fasciste sur que ce soit forcément le monde donc il veut au nom de l'antifascisme tous les moyens sont bons. Ben non, le clivage gauche droite doit prendre sa place. Il y a une menace d'extrême droite, elle est tout à fait claire, mais au nom de cette menace d'extrême droite, tout n'est pas possible.

Et finalement, Jean-Luc Mélenchon joue sur un un ressort qui a été un moteur et qui reste un moteur pour la gauche, c'est celui de voter, d'empêcher le Rassemblement national d'accéder au pouvoir. Est-ce que ce qui peut expliquer tous ces dérapages, ce qui peut expliquer cette stratégie euh très qui peut paraître assez isolé effectivement, c'est pas d'apparaître comme le premier opposant au Rassemblement national ? Mais qui peut croire que face euh au Rassemblement national, au 2e tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon peut euh gagner ?

Qui peut le croire ? Donc au nom de l'antifascisme, il faudrait placer un candidat dont on est sûr qu'il sera non pas battu mais écrasé par la menace dont il vient de d'exprimer l'intensité. Donc la meilleure des façons de lutter contre l'extrême droite, c'est d'abord de défendre des valeurs et des principes.

C'est de montrer qu'on est capable de résoudre les problèmes du quotidien, y compris sur la sécurité et la question migratoire et aussi de donner une perspective de fierté au pays et enfin de placer au second tour un candidat de la gauche réformiste qui soit lui capable de battre l'extrême droite et sur l'élection des municipales. On a bien compris que le premier et le second tour, il va y avoir des discussions et ça sera compliqué entre le PS et LFI dans un certain nombre de villes. Jean-Luc Mélenchon a dit dans un meeting mercredi soir à propos des des socialistes, hein, c'est des gros combinards, ils ne vont pas nous coûter trop cher à acheter pour le deuxème tour.

Des candidats socialistes donc ne pourront pas s'allier avec les filles après des propos comme ça ou c'est pas certain ? Il faudra que les gens résistent. il a en plus de de d'une stratégie que que je viens de contester, il a une manière de s'exprimer qui est toujours de l'ordre de l'insulte ou du mépris.

Euh là quand il parle de des socialistes en en ces termes, mais même quand il dit quand il dit au second tour s'il devait y accéder, il y aura bien des petits bourgeois qui voteront pour moi. C'est c'est ben je j'appelle tous les petits bourgeois, il y a peut-être nombreux à à ne pas permettre qu'ils soient au second tour. Il y a une partie des écologistes qui aujourd'hui restent proche de la France insoumise.

Est-ce qu'il n'y a pas un risque pour le Parti socialiste qu'un front LFI éc écolo se monte ? Bon, il y a quand même beaucoup de listes euh là pour les sections municipales où les socialistes et les écologistes sont ensemble et et euh peu de liste où les écologistes sont avec les filles. Mais ça c'est le problème des écologistes.

S'ils veulent aller s'ils veulent aller avec France assoumise, ils seront absorbés par la France insoumise et ils seront donc euh dans une position qui sera très minoritaire dans le pays. Le grand jury question express avec toujours le même principe des réponses par oui ou par non pour ou contre. Euh ce 8 mars, c'est la journée du droit des femmes.

Cette journée est-elle devenue symbolique plutôt qu'un vrai moment de décision politique ? François Hollande ? Non, c'est une journée qui est symbolique et politique puisque des milliers de de femmes et d'hommes vont défiler aujourd'hui dans toutes les villes de France à Paris en particulier. et elles vont avoir ces femmes deux objectifs.

Le premier qu'une loi cadre soit votée contre les violences fait aux femmes et d'avoir l'application de la directive sur l'égalité entre salaire femme et salaire homme. Et oui ou non ? Est-ce que le bilan d'Emmanuel Macron est positif en matière d'égalité femme homme ? il a beaucoup mais c'est pas le seul domaine et il a très peu tenu et il y a eu très peu texte et et c'est pour ça que là s'il veut terminer son mandat avec au moins cette euh cet acte de bilan, c'est qu'il faut qu'il y ait cette loi cadre sur euh la lutte contre les violences.

Une confidence d'Emmanuel Macron, justement recueillie par le Figaro magazine cette semaine, je ne me mêlerai pas de 2027, aurait-il dit. Est-ce que vous le croyez ? Bah, je pense que c'est l'intérêt et le sien est de tout candidat qui se réclamerait ou qui se serait réclamé de lui.

Pourquoi ? Parce que je pense que porter le bilan d'Emmanuel Macron, c'est pour ça que aucun candidat ne prend ce risque, sera assez lourd. Le grand jury 2027, c'est demain.

Alors, vous l'avez un petit peu évoqué tout à l'heure, mais est-ce que vous pensez pas que la présidentiel risque d'être encore une fois, je dis encore une fois parce qu'en 2022, ça avait été le cas, percuté par l'actualité internationale et empêche un débat, elle le sera mais ça ne nuira pas au débat. Pourquoi ? Je pense que ça le réhaussera ce débat parce que la France c'est un pays qui compte dans le monde.

On a parlé de la force de dissuasion, on a parlé aussi de l'effort que nous faisons en matière milité. On a parlé de ce que doit être le respect du droit international, de ce que joue comme rôle la France en Europe. Sans le la France, l'Europe s'arrête.

Ce qui est d'ailleurs aujourd'hui la grande inquiétude de nos partenaires. Qui va être président de la République l'année prochaine en même temps ? En même temps, on voit un axe par exemple entre l'Allemagne et l'Italisme.

Pourquoi ? Pourquoi ? Si si vous avez raison parce que le doute existe maintenant sur la France.

Donc toute la question que les Français vont avoir à se poser l'année prochaine, c'est qu'est-ce que nous avons à faire pour notre pays ? Bien sûr, sur le plan intérieur, la cohésion nationale, la place de la jeunesse, l'éducation, bref notre propre sécurité. Mais toute la question c'est qu'est-ce que nous voulons comme France dans le monde ? et et la France elle est attendue.

Donc je pense que la question internationale comme la question d'ailleurs de nos alliances comme la question de notre sécurité collective elle va être dominante dans la campagne présidentielle. temp quand il y a un contexte menaçant, ça peut aussi profiter aux nationalistes qui promettent de protéger et le repli sur soi-même est aussi une solution quand les menaces sont sont larges. Mais on sait maintenant que les nationalistes, ceux qui se prétendent comme tels, ne défendent pas la nation.

Parce que quand vous êtes euh allié ou proche de Donald Trump, puisque Donald Trump inspire toutes les extrêmes droites en Europe et pas simplement en Europe, et lorsque Donald Trump lui-même a le plus grand mépris pour euh l'Union européenne, veut même la la détruire ou même veut même avoir une attitude de de prébandier sur le Grland, à partir de là, vous vous dites qui va me protéger justement, qui va me protéger ? un allié de Donald Trump et un ami de Poutine ou un républicain qui aura à cœur de défendre la place de la France. Mais vous avez vu François Hollande le sondage ifop qui a été publié pour le Figaro en cette fin de semaine.

Il place Jordan Bardella loin, très loin devant tous les autres candidats possibles à cette élection présidentielle de de 2027. Jordan Bardella, elle était entre 36 et 38 % des intentions de vote, c'est-à-dire deux à trois fois plus que que les autres. Donc déjà vous qui avez de l'expérience, est-ce que c'est un avantage de partir si haut, si loin ou alors est-ce que au contraire l'histoire des présidentielles nous rappelle que être premier, c'est souvent un peu périlleux ?

Bah tout simplement, il faut avoir de de la mémoire. Euh une élection ne se joue pas un an avant, elle se joue quelques jours, voir même le jour même. Je vais vous donner juste un exemple qui me concerne.

Je parle pas de ce que j'avais comme côte de popularité ou comme intention de vote lorsque j'étais candidat à la candidature. Je vous parle même quand j'ai été désigné. On m'annonçait dans les sondages, donc c'était 6 mois avant que je gagnerai la présidentielle avec plus de 62 ou 63 %.

Je ne l'ai gagné qu'à 52 %. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que aujourd'hui il peut y avoir comme ça une indication.

On retrouve d'ailleurs les chiffres de la dernière élection européenne. Bon répartition des forces mais une élection nous dites que ça veut rien dire aujourd'hui. Je dis pas que ça ne veut rien dire.

Vaut mieux partir avec 35 % qu'avec 8 ou 10 % ça j'en conviens. Mais ça veut dire quoi ? Oui.

Oui. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tout ça va se construire et se cristalliser à un moment où le choix c'est plus est-ce que vous préférez un tel ou un tel ?

Qui vous voulez comme président ? Qui vous voulez qui incarne la France ? Qu'est-ce que vous voulez comme destin ?

Quelle est la place que vous accordez à la patrie dans le contexte qui est aujourd'hui posé ? Quel est le risque que vous voulez prendre ? Quel est ce que vous voulez faire avec les Européens ou ce que vous ne voulez pas faire ?

Une autre lecture qu'on peut aussi avoir de de ces estimations, c'est que le RN profiterait de l'éparpillement absolument inédit de la gauche et de la droite. En ce moment, il n'y a aucune hypothèse aujourd'hui où la gauche serait présente au second tour en tout cas dans ce dans ce sondage. Est-ce que c'est l'un des effets justement de la de ces deux gauches irréconciliables ?

On en a parlé PS et LFI aujourd'hui on sait qu'il y aura au moins deux candidats ou trois venant de la gauche et peut-être trois ou venant de la droite. Mais là n'est pas l'important. L'important, c'est ce que vont décider les citoyens.

Et le vote utile est devenu le moteur et et qui prépare la victoire de l'un ou de l'autre. Les électeurs vont se dire à quelques semaines ou quelques jours du scrutin qui qui je veux comme président de la République et même s'ils peuvent avoir une sensibilité pour telle ou telle formation politique et bien ils en feront finalement le sacrifice. Ce qui compte c'est de choisir la personne et bien sûr le mouvement qui peut permettre de gagner.

Le vote u à gauche est-ce que vous votre expérience c'est un atout ? L'expérience peut être un atout, mais je veux pas du tout personnaliser le débat parce qu'on dirait que je plaide euh pour euh c'est vous-même qui venez nous dire l'incarnation mais l'incarnation elle est elle est décisive mais l'incarnation elle se produit sur l'incarnation et sur le contexte international. Donc du coup vous avez le con et la force et la force qui vous soutient parce qu'on ne peut pas gagner seul.

Il faut avoir une équipe, il faut avoir un mouvement et c'est pour ça que je plaide au lendemain des élections municipales, quel qu'en soit le résultat, même si j'espère que la gauche en sortira renforcé et les socialistes en particulier, je plaide pour qu'il y ait une fédération de tous ceux qui veulent participer ensemble au choix d'un candidat à la pour la gauche for. C'est quoi la différence entre une fédération et une primaire ? Ah non, une primaire, c'est de faire un un vote avec des candidats qui ne sont pas forcément sur la même ligne politique.

C'est ce que la primaire de de la petite gauche que j'entends euh ici euh ne pas ne pas la petite gauche, c'est celle qui aujourd'hui veut avec les écologistes et quelques personnalités éventuellement le Parti socialiste, mais je pense que le parti socialiste ne s'y associera pas. désigner une candidature alors même qu'il y a pas de plateforme commune, qu'il y a pas de de d'engagement commun et qu'il y a pas de ligne directrice. Une fédération, c'est sur une base où il y a une plateforme et et il y a un travail qui euh fait que plusieurs candidats peuvent éventuellement se passer le périmètre et ensuite il y en a un qui choisit.

Quel est le périmètre de cette fédération ? Bah le périmètre c'est c'est ceux qui pensent euh sur la la situation internationale, sur euh les grands enjeux intérieurs, euh sur la la nécessité d'avoir une cohésion nationale beaucoup plus forte et de donner à la l'éducation et à la jeunesse la place décisive. C'est cette coalition qui doit se ça va d'Olivier Fort à Raphaël Gluxman.

C'est ça. Oui, c'est ça. Peut-être des écologistes qui viendront, certains peut-être pas tous, peut-être aussi des personnalités et la société civile parce qu'il y a quand même beaucoup de gens qui ont envie d'éviter quand même le pire.

Et les sondages font le reste. Et les sondages font le reste. Mais à un moment oui, il y a toujours un euh ça ça peut arriver à la fin de l'année, on choisit généralement la personne qui a le plus de chance.

Euh ça sera pas trop tard. Fin de l'année 2026, vous voulez dire ça sera même un peu tôt parce que ça se cristallise très tard. Je suis bien placé pour le savoir.

Justement, vous avez été testé à 8 % dans le sondage qu'on qu'on évoquait à l'instant. Comment vous interprétez ce ce résultat ? Sachant que le seuil de qualification au second tour sera peut-être historiquement bah est-ce que vous pensez avoir un trou de souris si jama si jamais la la candidature peut-être de Raphaëlman euh s frite ou que la primaire de la gauche est un échec ?

Non non non, faut pas essayer de de jouer une tactique personnelle, il faut rester sur les les l'enjeu principal de l'élection. Qui vous voulez comme président de la République ? qui vous pensez être capable de de vous apaiser, de vous rassurer et de vous protéger tout en vous donnant une perspective de progrès.

Et donc le sondage du début n'indique pas le résultat de la fin. Bon, on finira sur cette interrogation. Merci beaucoup François Hollande pour ce grand jury.

On se retrouve dans 3 semaines donc puisque la semaine prochaine c'est jour de vote et dans 15 jours également pour les élections municipales. Bon dimanche à tous. Le grand jury RTL Public Sénat le Figaro M6.

Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr. tout de suite sur public sénat. [musique] LCP Assemblée nationale et public Sénat se mobilise pour vous proposer une couverture exceptionnelle des résultats du premier tour des élections municipales.

Rendez-vous dès 19h30 pour décrypter les enjeux du scrutin. Puis à 20h analyse [musique] en direct des premières estimations en partenariat avec Ipsos BVA. Des experts seront sur notre plateau pour commenter les résultats et évidemment des réactions politiques en direct.

Et nous retrouverons en duplexe nos envoyés spéciaux à Paris, Lyon, Marseille et bien d'autres les QG de campagne ou en mairie. Votre grande soirée du premier tour des élections municipales, c'est en direct [musique] dimanche prochain à partir de 19h30 sur Publics Sénat et sur publicsenat.fr. y faire du dernier souffle un souffle nouveau, c'est la force du leg.

Faire un leg à apprenti d'uteuil, c'est aider plus de 40000 jeunes en difficulté à bâtir leur avenir. Faites un leg à apprenti d'uteuil. [musique] Notre économie est tributaire du pétrole et notre vie quotidienne paraît inconcevable sans lui.

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