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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 4 février 2021 69 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Gérard Larcher : "Peu de choses ont été faites en cinq ans"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement propose-t-il un moratoire sur les réformes pour les élus locaux ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'article 1 du projet de loi bioéthique a-t-il été rejeté ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous la gestion de la crise sanitaire par le président Macron ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la popularité persistante du président Macron ?

  • 29:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre appréciation de la situation en Nouvelle-Calédonie ?

  • 32:00OuverteRéponse directe

    Vos relations avec le président Macron se sont-elles améliorées ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Locuteur 1Chiffre
    « le déficit de l'état avoisine 100 milliards d'euros et ce dernier va emprunter 2 105 milliards d'euros en 2020 un record absolu »
  • 5:00Locuteur 1Chiffre
    « sur trois ans 80 milliards de dépenses publiques supplémentaires »
  • 7:00Locuteur 1Fait
    « la pandémie et ses conséquences économiques vont laisser une empreinte profonde et durable sur nos finances publiques »
  • 19:00Locuteur 1Promesse
    « le projet de loi climat pour traduire tout ou partie des propositions formulées par la convention citoyenne »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

heureux de vous accueillir même virtuellement cher jean pierre gratien à la présidence du sénat mais je vais formuler un voeu même si j'ai quelques jours de retard tous nous retrouver en présence concrète l'année prochaine pour ce moment des changes moi aussi je veux remercier les équipes techniques et la direction de la communication du sénat d'avoir permis de nous retrouver aujourd'hui en visioconférence vous faisiez allusion à notre précédente rencontre hier jean pierre gratien c'était le 9 janvier 2020 j'ai l'impression que c'est déjà une éternité je vais reprendre les propos que je tenais ce 9 janvier 2020 et je le cite je les cite dans le texte exact le déficit de l'état avoisine 100 milliards d'euros et ce dernier va emprunter 2 105 milliards d'euros en 2020 un record absolu la dépense publique ne ralentit pas les baisses de prélèvements obligatoires ne sont pas financés la trajectoire budgétaire est éloigné des règles européennes et l'écart avec nos principaux partenaires européens notamment l'allemagne se creuse l'absence de mesures d'économies et le financement par le déficit de nouvelles dépenses à la suite de la crise des gilet jaune comme les baisses d'impôts rendre l'objectif de rééquilibrage des comptes publics à l'horizon 2022 hors de portée c'était il ya un an et cette partie de mon propos introductif paraît dans le contexte d'aujourd'hui quelque peu surréaliste la crise sanitaire a tout bouleversé le en même temps et le quoi qu'il en coûte ont tout emporté cette pandémie a déstabilisé nos finances publiques fragilisé notre démocratie creuset des inégalités accru la défiance de nos compatriotes différé puis écarté concrètement toute possibilité d'engager des réformes avant la fin du quinquennat réforme on le sait pourtant nécessaire la réalité oui c'est en janvier 2020 qu'à nouveau monde est né je ne vais pas m'étendre sur la gestion de cette crise je vais parfois qualifiée d' erratique beaucoup de choses ont été dites des masques au triptyque tester tracé isolé au retard pris dans le début de la vaccination la france depuis le débutde le sentiment de gérer des pénuries avec peu d'anticipation certes tous les pays sont confrontés à cette pandémie un certain nombre réussit quand même un peu mieux que nous la comparaison des tableaux par exemple terrible de mortalité ou de vaccination nous invite en tous les cas la mesure est quelquefois l'humilité j'ai récemment évoqué la situation de notre pays d'un chez un de vos confrères paraissant le dimanche oui je pense que peu de choses ont été faites en cinq ans je ne parle là que de la période pré qu'ovide nos constations déjà un triple renoncement la maîtrise de la dépense publique la réduction du déficit elle désendettement du pays sur trois ans 80 milliards de dépenses publiques supplémentaires la dette représentait alors 98% du pim et notre pays est resté le plus taxé parmi les pays de l' ocde quant aux réformes hormis celle de la sncf la réforme de l'assurance chômage est resté au milieu du gué celle des retraites ne verra probablement pas le jour la dépendance d'agir mais finalement été sérieusement engagé quant à la réforme réelle de notre système de santé il s'est limité aujourd'hui à des dispositifs salariaux et n'a pas encore franchi les murs de l'avenue de ségur je mesure aussi la difficulté de la tâche et je ne veux pas céder aux simplifications mais nous devons dire la vérité sur l'état de notre pays sur l'état aussi de notre désindustrialisation sur la faiblesse aussi de notre recherche dans cette crise il fallait outre l'aspect sanitaire sauver l'économie française et l'essentiel a été fait je le reconnais mais quel en est le prix la pandémie et ses conséquences économiques vont laisser une empreinte profonde et durable sur nos finances publiques est sans doute ce qui me préoccupe aussi sur l'emploi chute des recettes est envolée des dépenses eu congé pour creuser des déficits déjà bien lourd chute de plus de 8% du produit intérieur brut en 2020 endettement public qui lui a atteint 120% du produit intérieur brut et qui va continuer à augmenter le quoi qu'il en coûte a tenu lieu de politique économique mais les réalités chiffrées porte notre fragilité la france est l'un des pays européens dans la dette va le plus augmenté vingt cinq points de piment deux ans comparons avec l'allemagne 15 points de pipe grâce à l'action de la banque centrale européenne la charge d'intérêt que nous devons payer à l'ocré haussier reste contenue cela pourrait ne pas être éternel c'est une vulnérabilité il nous faut donc agir pour assurer la soutenabilité de la dette ce sera l'un des enjeux de la décennie sur ce point ne faut pas non plus céder aux marchands d'illusions ou un certain discours démagogique il est naturellement exclu de ne pas rembourser cette dette évoqué cette éventualité c'est perdre la confiance des marchés et là nous perdrions notre souveraineté budgétaire un mot souvent répété ces temps ci et ce pour longtemps exigée par exemple de la banque centrale européenne d'annuler les obligations françaises qu'elle détient ne me semble non plus pas crédible d'ailleurs les traités européens interdisent cela ne pourrait se faire qu'en sortant de l'euro imaginez trois points de suspension augmenter les impôts n'est pas non plus la solution avec 45 % de prélèvements obligatoires huit points de plus que la moyenne européenne nous sommes déjà j'allais dire bien rester trop lester seule une maîtrise rigoureuse de nos dépenses publiques nous en sommes à près de 64% aujourd'hui notre produit intérieur brut avec une politique ambitieuse de réformes structurelles nous permettra bien sûr la pandémie passé d'assurer la soutenabilité de notre dette puis de réduire progressivement notre taux d'endettement cet objectif ne me paraît nullement contradictoire avec le maintien de notre modèle social le service public performant et d'une juste redistribution fiscale et sociale le redressement de notre économie sera donc long et progressif et rené aussi à des réformes structurelles de peur de nuire à la croissance serait une erreur au contraire c'est l'absence de réformes qui sur la durée freinerait notre dynamisme économique et nous distancierait de nos partenaires européens tu n'es pas certain non plus que le bilan de la politique de sécurité sur lui sur l'immigration soit excellent là les chiffres sont aussi têtu et nos concitoyens le ressentent pour moi nommé messieurs lien mal originel à tout cela un état trop centralisée est hypertrophié un état au fond je reprends les mots du président de la république devenu obèse en tous les cas anesthésié par trop de normes trop de réglementations et aussi parfois par trop de sueur transposition qui ont découragé initiatives et investissements cette crise a montré les limites de cette gouvernance et l'échec de cette méthode et c'est très tôt dès cette gouvernance n'ont pas commencé au printemps 2017 mais bien avant on penserait obstiné mais je reste convaincu que notre pays a besoin de plus de proximité au pluriel d'un plus de liberté au pluriel et le souplesse elle a besoin de plus d'actions sur le terrain en clair d'une nouvelle génération de la décentralisation au début de son mandat le président de la république avait semblé prendre la mesure de cet enjeu de décentralisation notamment en mettant en place la conférence des territoires mais le dialogue engagé avec les associations d'élus a vite tourné court par manque que des coûte de volonté c'était septembre 2018 lors du grand débat après la crise des gilet jaune le président de la république avait annoncé de loi 3d pour remettre et sur le site de la responsabilité au plus près du terrain fin de citation cette et avril 2019 depuis n'ont été mises en oeuvre que des demi mesures ou pire parfois très mesure de recentralisation concrètes la loi engagement et proximité voté fin 2019 dans la continuité du grand débat n'a eu d'autre vocation que de corriger certains aspects de la loi sur la nouvelle organisation territoriale de la république elle a repris une partie des propositions du sénat certes mais n'a pas retenu les propositions parmi les plus ambitieuses je pense au transfert à la cat des compétences communales donnant plus de souplesse à l'organisation de l'intercommunalité à la verse l'état renforcer sa tutelle en substituant des dotations impôts locaux réforme de la taxe d'habitation les impôts de production et leur baisse et absence réelle de déconcentration aujourd'hui alors que la crise sanitaire a démontré la réactivité l'agilité des collectivités et l'urgence de repenser notre organisation administrative on nous promet un examen des lois cadets peut-être en juillet prochain c'est je le rappelle une des deux contributions majeures et la de tous les groupes politiques du sénat au plan de relance c'était à la demande du président de la république et ce sont cinquante propositions mais en toute hypothèse le projet de texte en l'état tel que nous le connaissons nous paraît loin de marquer une nouvelle étape de la décentralisation il ne répond pas aux attentes des élus en matière de responsabilité en matière de santé de médico-social d'emploi de culture et de sport il n'aborde pas non plus les enjeux financiers notamment les modalités de compensation des transferts de compétences dont le sénat a proposé qu'elle soit garanti est périodiquement réévalué au fond pour rebondir pour redresser notre pays j'ai la conviction que rien ne sera possible sans conscience je crois que la confiance ne peut renaître que par une plus grande proximité meilleure perception des attentes du territoire et des citoyens qui vivent sur ces territoires alors ça rappelle gratien nous aurons cette année à débattre de textes importants l'ordre du jour prévisionnel pour le premier semestre en fait six mois utiles car l'automne sera quasiment financier projet de loi de finances projet de loi de financement de la sécurité sociale et les journalistes parlementaires que vous êtes connaissent bien cette articulation en fait l'ordre du jeu hors provisionnel nous paraît bâti autour de trois grands axes des sujets régaliens est relatif au fonctionnement de notre société vous l'évoquez dans vos mots la profession loi sécurité globale que nous examinerons le mois prochain à la mi mars et le projet doit sur le respect des principes de la république à la fin du mois de mars et dans la première semaine d'avril deux textes majeurs qui doivent répondre notamment pour les valeurs de la république à la question du respect des principes de la république et marquer une rupture après tant de renoncement je sais que vous m'interrogez sur ces deux textes vous m'avez déjà annoncé il y aura aussi le débat la semaine prochaine important sur barkan notre engagement en afrique la lutte contre le terrorisme depuis 2013 depuis serval il n'y a pas eu de débat au parlement et le sénat a voulu et a inscrit ce débat c'est une nécessité il y aura aussi des sujets institutionnels avec le projet de loi constitutionnelle visant à inscrire la question climatique dans la constitution on nous annonce une lecture possible en mai mais nous attendons la confirmation ou le projet de loi tant attendu portant sur la décentralisation tant de fois annoncée qui devait être présenté au conseil des ministres de la fin janvier c'était un engagement pris par le premier ministre devant l'ensemble des présidents de groupes politiques de l'assemblée nationale du sénat et d'ailleurs les responsables de formations politiques et je n'ai encore rien vu venir le projet de loi climat pour traduire tout ou partie des propositions formulées par la convention citoyenne le parlement restera par ailleurs mobilisés pour gérer la crise sanitaire il devra peut-être se prononcer à nouveau si le gouvernement décidé de proroger l'état d'urgence à l'été au printemps mais il va aussi continuer à exercer sa mission de contrôle par ces commissions mais aussi parce que la commission d' enquête sénatoriale sur l'évaluation des politiques publiques a rendu son rapport au mois de décembre mais qu'aujourd'hui nous avons souhaité mettre en place une mission commune d'information qui d'ailleurs sont réunis à nouveau ce matin même pour quoi faire pour évaluer les effets des différentes mesures liées à la situation sanitaire et à ses conséquences économiques sociales et sociétales celle ci va conduire ses travaux en s'appuyant de façon innovante sur des expertises extérieures et pas uniquement sur les expertises qui nous est transmis par l'exécutif on ne peut exclure par ailleurs le dépôt d'un collectif budgétaire en fonction de l'évolution de la crise même si le gouvernement ne l'a pas évoquée à ce stade pour conclure simplement le reste le sénat restera fidèle à ce qui fait sa spécificité et je le pense à valeur ajoutée il faut être attentif dans l'examen de tous les textes à cette valeur ajoutée auquel je tiens tant l'amélioration des textes législatifs et l'activité de contrôle qui fait du sénat un contre pouvoir institutionnel simplement pour qu'on est bien en tête 2019 dean 2020 81% des textes ont été adoptés après accord entre nos deux assemblées ces accords ont eu lieu sur des textes majeurs projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire proposition de loi visant à protéger les victimes de violences conjugales mais aussi des textes de prorogation de l'état d'urgence avec toujours l'exigence pour le sénat d'équilibrer la situation nécessaire de l'état d'urgence avec le respect des libertés individuelles et collectives c'est vrai mesdames et messieurs les journalistes cette crise va marquer notre décennie elle a aussi montré api qui s'est mobilisé ses forces vives des soignants aux personnels indispensables à la vie en société et français ont su montrer leur capacité de résilience sur le terrain concrètement l'état déconcentré les élus ont fait au mieux en palliant parfois aux rigidités de la centralisation et un certain nombre d'insuffisances crois que nos institutions sont fortes que la vème république c'est traverser toutes les crises mais que les contre-pouvoirs doivent être protégés et que la démocratie représentative est une force et un atout il ne faut pas tenter de la contourner nous avons dû confiner notre population c'était nécessaire si le sénat sera toujours très attentif un point que nous confine pas notre démocratie nous avons par exemple la semaine dernière au sénat refusé de voter une prolongation de la loi d'état d'urgence qui à nos yeux ne garantissait pas la protection de nos libertés suffisamment veillerons à ce que les élections régionales et départementales puisse se tenir au mois de juin comme la loi le prévoit sow bien sûr crise sanitaire aiguë il faut que le gouvernement prépare activement la tenue de ces deux scrutins nord des conditions de sécurité maximum mais aussi en capacité de faire vivre la vie démocratique il ne faut pas jouer avec les la légitimité d ces exécutifs locaux leur efficacité n'est plus à démontrer alors il y aurait bien d'autres sujets j'ai déjà été trop long pardonnez moi mais je vais le faire maintenant en répondant à vos questions merci beaucoup pour ces quelques mots on comprend mieux l'état d'esprit effectivement dans lequel vous êtes en votre qualité de président du sénat à l'aube de cette nouvelle année je vous propose donc de prendre les premières questions je précise à chacun qu'il s'agit de bien ouvrir son micro 1 pour poser ses questions et je me chargerai de présenter ceux et celles qui poseront ces questions parmi nos confrères en présentant également bien entendu les médias qu'il représente c'est chantal didier gérard larcher qui va vous poser tout de suite la première question plaisir ils pouvaient le faire elle est là je regrette qu'elle soit pas de côté ce matin oui bonjour monsieur le président je vois que vous appelez à une nouvelle génération de la décentralisation en doutant un peu même beaucoup des intentions et des ambitions du gouvernement en la matière mais en écoutant les élus locaux beaucoup demandent quand même une sorte de moratoire des réformes unis ils estiment qu'ils le font moellons donner le temps de digérer les réformes qui se sont succédé dont la loi notre vous est-ce que vous êtes prêts un peu à bousculer les élus locaux qui sont vos grands électeurs tout d'abord chercheurs de soldes il y est c'est à texte s'il vient qui viendra d'abord en première lecture devant le sénat c'est la constitution il viendra sur la base d'un travail que le sénat a fait avec les élus locaux et notamment avec les associations d'élus et qui va se poursuivre puisque nous lançons dans les jours qui viennent sur la plateforme du sénat une consultation de l'ensemble des élus locaux au travers notamment de notre délégation aux collectivités territoriales et donc au travers de votre question j'appelle vraiment les élus locaux à répondre à nouveau à cette consultation mais vous le savez les élus locaux y sont dans la tente ils sont de la tente et quelque part la crise sanitaire a été une forme de crash test pour une organisation centralisée ce que les élus veulent c'est pas des textes qui arrive d'en haut que des textes qu'ils soient partagées avec eux ça va être le travail parlementaire sur des poids extrêmement concret est-ce qu'on accepte ou non que les intercommunalités ne soit pas organisé sur le même modèle comment continue-t-on a replacé le maire au centre des décisions est ce que en matière médico social on dans nos départements plus de responsabilités et les départements ils sont prêts ils sont même demandeur est ce qu'on donne aux régions en matière d'emploi et de santé en lien avec les élus plus de responsabilités bien sûr les u ne veulent pas à candide d'un nouveau big bang ils ont besoin tout simplement qu'on les considère pour leur fasse confiance et qu'on fasse confiance pour reprendre le titre d'un rapport à l'intelligence des territoires se sent plutôt des élus locaux demandeurs je voudrais simplement porter témoignage qui a 48 heures je recevais le bureau de l'association des petites villes de france et ils m'ont demandé de dire qu' il avait besoin de ce texte sur la décentralisation ils vous diront aussi à quel point ils peuvent être choqué par certains propos de la majorité de ministres ou même d'un conseiller de l'elysée qui parle de populisme sanitaires à l'adresse des élus locaux voire de vous même qu'est ce que vous en pensez écoutez chacun est responsable de ses mots mais quand il y avait pas de masque en mars avril c'était du populisme de dire que le port du masque était dangereux alors que ce sont les territoires qui ont la plupart du temps apporter des réponses aux angoisses je pense aux au personnel soignant je pense aussi à ceux qui étaient au contact de nos aînés au quotidien je pense à ceux qui prenaient des risques parce que dans les commerces qu'on qualifie d' essentiel je n'aime guère cette dénomination tout simplement les territoires ont apporté des réponses je ne crois pas qu'il faut poser l'état au territoire mais nous le voyons bien c'est une responsabilité régalienne de l'état la santé et moi je comprends que le processus de vaccination et la délivrance de vaccin puisse être centralisés les centraliser au plan européen au plan national mais l'organisation sur le territoire quand l'état territoriales le préfet le délégué territorial de la rs les élus locaux et les soignants s'entendre sur le terrain ben y'a plus qu'à amener les doses de vaccin et vous verrez qu'on ira très vite moi je suis un pragmatique suis pas là pour opposer les uns aux autres mais je sais que système de gouvernance centralisée c'est d'ailleurs encore plus centralisée puisque ça va jusqu'à un conseil de défense une forme de conseil des ministres restreint j'entends même des voix dans la majorité pour dire que peut-être il faudrait rendre tout ça un peu plus transparent moi je suis là pour simplement que ça marche et envie qu'on se sorte de cette crise j'ai envie que les français soient vaccinés j'ai envie que notre économie redémarre c'est ça mon avis ce fameux populisme sanitaire c'était une expression qui avait été utilisé par stéphane séjourner un député la république en marche européen lorsque vous aviez brandi ce fameux dossier un de 58 pages chez le confrère de france 2 et en vous étonnant que les personnes concernées dans les ehpad soit obligé de remplir ce dossier ce qui pour être vacciné ça a été démenti ensuite vous regrettez d'avoir rien 10 glacier chez nos confrères documents que j'ai reçu j'ai d'ailleurs monté aux ministres verront je crois que ça a clos le sujet je vous demande de ne pas relancer s'il vous plaît dans vos questions c'est que c'est la règle de notre association ça permettra de ne prendre le linge tous les droits mais alors si c'est vous qui le dites et on retrouvera peut-être tout à l'heure chantal didier pour une autre question pour l'heure c'est quentin calmet de public sénat qui vous pose une question gérard larcher oui bonjour jean pierre bonjour gerra chez moi je voulais revenir vous poser une question sur le projet loi de bioéthique est ce que vous regrettez l'imbroglio qui a mené au rejet de l'article 1 en séance qui permet la pma toutes les femmes vous étiez dit ouvert pour rappel un ace quelle qu'elle soit étendue à toutes les femmes et sans remboursement par la sécurité sociale alors pourquoi n'y at il pas eu de seconde délibération ça pourtant été annoncée en séance par le président de la commission spéciale et dernier volet de cette question certains sénateurs est compris dans votre groupe les l air comme jean pierre grand dénonce aujourd'hui une victoire politique de la manif pour tous dont les relais je cite dans le groupe l air ne sont plus à dénoncer et quel est votre votre votre analyse sur sept sur sept cette séquence pour moi en 2019 le sénat avait voté un texte équilibré sur l'ensemble de la bioéthique la question de la pma mais aussi tout ce qui était expérimentation manipulations génétiques en 2021 au cours de cette nouvelle lecture le sénat dans un premier vote d'ailleurs a maintenu le principe de la pma c'était à votre d'amendements puis à l'occasion d'amendements qui réduisait la porte et notamment pour les femmes seules et bien ceux ci ont été adoptés et l'addition des voix de ceux qui voulaient généraliser la pma et de ce qu'il a refusé dans son principe se sont additionnés et c'est ce qui a conduit au rejet de l'article 1er je regrette un peu que le sénat ait laissé passer la chance d'améliorer le texte je le dis comme je le ressens vous connaissez ma position j'ai dit que le texte de 2019 était pour moi un texte équilibré je m'étais exprimé sur le sujet et naturellement là quelque part c'est l'assemblée nationale qui aura le dernier mot et je ne suis pas certain que l'équilibré trouvé en 2019 et d'ailleurs dans un dialogue à l'accord avec la ministre de la santé soient retrouvés véronique martinache qui représente l'agencé france presse vous pose la prochaine question bonjour monsieur le président vous avez souvent regretté la verticalité du président macron comment jugez-vous aujourd'hui ça la façon dont il gère la crise sanitaire et notamment le rôle que prend le conseil de défense je me suis presque exprimé en répondant à chantal didier sur le sujet je reconnais une chose aujourd'hui c'est la capacité dialogue que nous avons avec le premier ministre au travers du groupe de contact parlementaire j'avais souhaité j'allais dire conjointement avec le premier ministre mais j'avais souhaité que ce soit avec chacune des chambres la semaine derrière nous avons eu ce groupe de contact je pense que c'est utile même si ça ne répond pas à l'ensemble des questions moi je suis simplement inquiet parfois par la multiplicité des prises de parole et parfois de prise de parole discordantes la semaine dernière sur la question des écoles on a entendu le porte parole du gouvernement être orthogonale du ministre de l'éducation nationale comment voulez vous que cette multiplicité de prises de paroles parfois contradictoires ne soit pas anxiogène pour les français après ce qui avait été annoncé la semaine dernière la décision du président de la république que je respecte parce qu'il a pris en compte un certain nombre de réalités compris que nous avions échangé avec le premier ministre et qu'il a appelés à la responsabilité comme nous appelons à la responsabilité de chacun des français avouer qu'au bout du compte les françaises et les français étaient en quelque sorte tourneboulé alors on a besoin de confiance et je ne suis pas sûr que cette anxiété liée à la multiplicité prise de parole suscite réellement autre chose qu'une forme de défiance ou en tous les cas de doute profond que le président de la république s'exprime c'est bien il faut le faire pour dire des choses me semble-t-il c'est ce qu'attendent les français mais nul ne disconvient que c'est une crise très difficile à traiter et c'est vrai dans tous les pays marion mourgue notre consoeur du figaro vous pose la question suivante président pourtant question comment vous expliquer aujourd'hui 65 ans d'abord parce que je pense que nous sommes dans un pays qui traverse une crise sanitaire et qu'il est naturel que les français se raccroche au chef de l'état parce que à qui voudrait de bray on réunit oui voudriez vous pardonnez moi qu'il se raccroche je crois aussi que c'est lié à la situation politique telle qu'elle est cette situation politique qui fait qu'aujourd'hui les françaises et les français qui n'ont pas tout à fait la tête à l'élection présidentielle soyons clairs et bien n'identifie pas encore aujourd'hui ce qui pourrait offrir une alternative à pourparlers en vieux français un remake du duel de 2017 entre emmanuel macron et madame le pen et je pense que la responsabilité politique des familles de la droite et du centre dès famille gaulliste et d'offrir une alternative aux français le moment venu c'est ce à quoi je travaille le temps viendra de cette alternative pour que les français puissent choisir je crois que c'est une partie de l'explication pour j'allais dire ce niveau de popularité qui reste quand même sur un certain nombre de sujets encore relatif mais ça me semble logique dans le système de la vème république patrick roger du quotidien le monde vos pauses 1 question maintenant bonjour monsieur larcher bonjour trois questions sur laquelle nouvelle-calédonie -un quelle est votre appréciation de la situation en nouvelle-calédonie et de la manière dont est géré ce dossier de vous soutenez vous avec le camp du gouvernement le projet de reprise de l'usiné du sud par le consortium première ressource et 3 vous avez constitué un groupe de contact que vous présidez qui s'est réuni pour la première fois avant-hier quels sont vos objectifs elle est de 10 oui c'est des questions trinitaire oui je voudrais dire à patrick roger d'abord pourquoi nous avons remis en place ce groupe de contact auquel participent nos deux collègues sénateurs de nouvelle calédonie dans lequel je note que le niveau de participation est un niveau élevé parce que naturellement et nous apparaît important au moment où vont se conclure les accords de nouméa que cette conclusion elle puisse est éclairée elle puisse est éclairé pour les néo calédoniens pour les calédoniens mais aussi pour le parlement qu'est ce que veut dire le oui qu'est ce que veut dire le nom or il se trouve vous le savez que j'ai des contacts avec tous les protagonistes des contacts directs direct aujourd'hui par voir téléphoniques ou de vision ou des contacts avec l'ensemble des protagonistes qu'ils soient favorables indépendance ou défavorable à l'indépendance est aujourd'hui le premier sujet c'est la reprise du dialogue politique la reprise du dialogue politique est indispensable parce que le 4 avril prochain le congrès de nouvelle calédonie pour re a décidé de demander l'organisation du troisième référendum et le gouvernement aura alors deux pour l'organiser et donc on ne peut pas aller à ce troisième référendum dont les enjeux sont majeurs dans une méconnaissance pour les citoyens de nouvelle calédonie est bien de quelles seront les conséquences emportés par leur wii ou par leur nom travail dialogue faciliter la reprise du dialogue c'est en tous les cas la tâche que nous donnons au sénat et c'est constante au sénat d'ailleurs depuis les années 1985 la seconde est sujet que vous avez abordé c'est la sphère du nickel au nickel et un peu aussi consubstantielle à la nouvelle calédonie c'est pierre frogier qui nous rappelait que dès les années 50 la question du nickel étaient présents et que la question du nickel a fait partie des accords de matignon puis les accords de nouméa dans le rééquilibrage notamment entre les trois provinces cette question elle ne doit pas nous faire oublier les réalités économiques et aujourd'hui le rachat de l'usiné vallée concerne 3000 salariés en grande quantité de sous traitant la question du nickel non réglé ses deux mains pour la sln là l'autre société historique de nickel une vraie interrogation voilà pourquoi la proposition parce qu'il y en a pas d'autre parce qu'il y en a pas d'autre nous avons entendu le ministre j'ai entendu les uns les autres de reprise est une proposition qu'il faut continuer j'allais dire à explorer et peut-être trouver localement des propositions d'accord pour que quelque part le capital soit partagée entre les calédoniens et les sociétés qui reprendront lusine vallée passé le temps du dialogue et nous sommes là pour essayer de faciliter ce dialogue y compris sur cette question mais là je le dis clairement nous sommes à côté de l'état qui pendant un certain temps de ces guerres préoccuper de la nouvelle calédonie et je me réjouis qu'il s'en préoccupe c'est en tous les cas le témoignage que sébastien lecornu à apporter à notre groupe de contact groupe de contact qui se réunira on marque ce pour examiner les propositions de l'état dans ses réflexions que signifie le oui que signifie le nom quelles conséquences pour l'organisation de la nouvelle calédonie quelles conséquences pour les citoyens de nouvelle calédonie dans leur vie quotidienne mais aussi dans l'application de la justice du respect de l'ordre public dans l'organisation territoriale demain c'est tous ces sujets et le mois prochain nous nous réunirons à nouveau sur ces dossiers et en rappelant que le nickel quel est le néo calédonien représente un quart de des richesses et des disponibilités des réserves mondiale de nickel un double intérêt évidemment et l'importance économique et politique vous l'avez souligné en nouvelle calédonie puis par ailleurs le le troisième référendum aura peut-être lieu l'exécutif local vous l'avez dit va trancher il ya déjà eu de référendum ça serait ça devrait être le dernier ce trail aimerait faire un truc c c'est le sens des accords qui ont été pris le congrès devra décider à partir du 4 avril et le gouvernement devra en quelque sorte prendre les dispositions mais allez un référendum après les deux référendum que nous avons connus où nous voyons que nous restons dans une réponse binaire de la part de nos compatriotes kanak que de la part de nos compatriotes non mélanésiens ben ça nous appellent à approfondir le sens de la question qui sera posée on va rester à mon avis sur une question concernant la nouvelle calédonie à pardonnez moi un échange entre dernier parce que je pense que vous avez déjà répondu assez largement sur cette question néo qu'à l'exposition c'est vraiment un sujet qui me tient à coeur parce que c'est une conception de la république pour moi mais c'est bien jean le cuillé de la voix du nord qui vous pose la prochaine question oui bonjour a lancé julien lécuyer c'est pas grave le bonjour julien lécuyer merci monsieur le président deux questions l'une qui a trait à vos relations avec le président de la république ya un an vous répondiez à cette même question par un très prosaïque elles sont conformes aux institutions cela dit il est de notoriété publique que les relations sont pas fraîches elles sont inexistantes elles le sont restées pendant quelque temps est ce que la crise sanitaire a changé l'état d'esprit est ce que vos relations se sont réchauffées ou est-ce qu'elles sont toujours symptomatique d'un malaise entre entre vous et deuxième question vous avez parlé de réformes structurelles que la crise et l'état des finances publiques imposeront est ce que vous regrettez que l'exécutif ne se saisissent pas des derniers mois pour en tout cas entamé un début de projet de loi sur la réforme des systèmes de retraite je vous remercie mes relations avec le président de la république sont h tissu sionnel et nous y sommes attentifs de part et d'autre mais naturellement ce que traverse notre pays depuis une année nous a conduits à avoir des contacts et j'avais une formule qui était issue la bulletin paroissial que j'avais proposé au premier ministre comment président de la république c'était le titre ça s'appelle parlons nous eh bien nous nous parlons et nous nous parlons au point que le président de la république a répondu à la suggestion que je lui faisais au nom des présidents de groupes du sénat pour recevoir les présidents de groupes du sénat je sais que nous devrions je l'espère à voir dans quelques temps un autre point avec le président de la république donc des relations institutionnelles mais aussi des relations des changes des relations avec le premier ministre que je pense c'est que sans doute entre l'exécutif et le parlement il n'y ait pas suffisamment y compris quand on est différent de relations marquées par la confiance le parlement c'est pas un passage imposé c'est un passage qui permet d'approfondir dans la relation démocratique la relation avec le pays qui permet de confronter ses projets avec la réponse des autres et donc je pense vraiment qu'il faut qu'on continue approfondir cette relation c'est en tous les cas mon état d'esprit qui n'est nullement de considérer qu'il ya pu avoir des difficultés c'est la vie publique moi ce qui compte pour moi c'est l'intérêt du pays j'ai vraiment envie qu'on s'en sorte de cette pandémie j'ai vraiment une inquiétude pour les jeunes parce que je vois les jeunes à l'université aujourd'hui sans présentielle en grande difficulté j'avais reçu un jeune étudiant de lille qui me raconter je le dis ah je lirai l'écuyer la difficulté de ce qui n'était pas en présentiel et puis j'ai envie que un certain nombre de jeunes quand on me dit les bac + 5 après six mois il y en a que la moitié qu'on trouvait la mort ce d'emplois alors je suis inquiet et je veux qu'on s'en sorte et cela dépasse pour moi tous les débats légitimes démocratiques politiques électoraux qui sont indispensables mais je veux que mon pays s'en sorte françois vignal de public sénat vous pose la question suivante mais bonjour monsieur larcher sur le projet de loi sur la sécurité globale l'article 24 on s'en souvient a concentré les débats mais le texte prévoit aussi de donner un cadre à l'utilisation des drones la cnil a été saisie par le sénat il apporte des réserves clair alors est-ce que ce recours aux drones vous inquiète au regard des libertés individuelles et peut-être plus largement est ce que vous diriez que le gouvernement a eu parfois tendance à les mettre à mal écoutez ce texte nous allons l'examiner au sénat après qu'il ait donner lieu à des débats passionnels à l'assemblée nationale et en dehors de l'assemblée nationale mais c'est un texte important cette proposition de loi sur lequel d'ailleurs la délégation aux collectivités locales du sénat a rendu un rapport il ya deux semaines parce qu'il traite de ce qu'on appelle le continuum de sécurité notamment qu'est ce qui se passe dans les communes avec les maires avec les polices municipales avec la sécurité privée avec la police la gendarmerie la préparation aussi des fans peines en matière de justice ce texte qui ne se résume pas simplement à cette question importante de la protection notamment de ceux qui sont gendarmes policiers ou sapeurs-pompiers nous trouveront des réponses sur ce fameux article 24 je n'en doute pas qu'ils respecteront jeudi devant des journalistes totalement la liberté de la presse et nous y serons naturellement peu attentiste mais qui en mettant vise à répondre à la nécessaire protection y compris dans leur vie personnelle de ceux qui exercent une mission de protection de nos libertés au travers de l'état de droit et puis sur les drones jeu le président du fai a souhaité saisir la cnil je ne doute pas que l'avis de la cnil sera examiné de manière très attentif par par le sénat je rappelle que la cnil historiquement c'est une création du sénat et qu'on le veuille ou non on revient quelque part à ses origines cette attention aux libertés vous nous dites on trouvera une solution pour sa fameuse indique le 24 et il a fait couler beaucoup d'encre il ya aussi une mobilisation importante notamment de notre confrérie des des journalistes vous avez déjà des idées de la manière de couper les ailes et réseaux 24 le président buffet y travaille et je fais confiance à la commission des lois je suis certain qu'on trouvera un équilibre toujours entre les libertés et la nécessité d'améliorer la sécurité c'est quand même ce texte peut-être on aurait dû envoyer au conseil d'état mais c'est pas à moi de juin eu égard à son importance ce qui peut être nous aurait évité quelques difficultés je suis certain ça a été l'occasion pour moi le rappeler ce qu'est ce que le bicamérisme qu'est ce que le bicamérisme c'est à dire une capacité d'enrichir les textes voilà pourquoi je regrettais sur le texte adopté cette nuit qu'on n'est pas totale humeau pu enrichir le débat je pense que c'est le rôle du cdh à anne pascale reboul de l' agence france-presse vous pose la question suivante bonjour bonjour monsieur le président sur un autre test régalien le projet de loi contre les séparatismes pour faire simple que vous allez bientôt prendre déjà comment est-ce que vous jugez les débats devant l'assemblée est ce que les vraies questions sont opposées selon vous et comment vous aborderez ce texte d'abord c'est un texte que j'aborderai dans l'esprit même du discours du mythe des mureaux qui pour moi correspond quelque part à la fin d'un renoncement que nous avions depuis 30 ans 30 en face quelque part aux attaques qui a été porté à la république et je crois que c'est de cette manière qu'il faut aborder ce texte que ce soit et la pac d'ailleurs les collectivités territoriales je le disais aux associations d'élus parce que nous aurons à traiter de l'espace public nous aurons surtout à traiter de la laïcité à l'intérieur du service public est là se posera naturellement la question du service public de l'éducation et nous aurons un débat autour du service public de l'éducation à la lumière de la loi de 2004 il posera aussi des questions dans la vie associative qu'est ce que la charte d'engagement républicain il posera aussi des questions sur des sujets de société y compris pour l'officier d'état civil le refus total de la polygamie par exemple et est un élément extrêmement important il posera aussi des questions en matière culte questions en matière de culte mais aussi de contrôle de financement et moi vous savez pour avoir travaillé avec marcel gaucher et publié un petit ouvrage que vous avez dû lire en 2019 je vois que c'est beaucoup repris le principe de brion c'est que la foi et la loi la loi doit protéger la foi tant que la fois n'entend pas dicter la loi c'est donc la préconisation que nous faisons et qui d'ailleurs l'objet de rapports du sénat j'ai souvenir d'un certain nombre de rapports du sénat et je pense que la dimension de pousser l'ensemble des cultes vers le choix d'un statut 1905 est un élément important encore faut-il encore faut-il respecter la liberté des cultes et donc pour ma part je pense que la loi de la république et s'impose à tous mais quand même temps la république c'est l'esprit de la loi de 1905 doit respecter la liberté de conscience et c'est donc cet équilibre qui nous faudra trouver et en matière clair et je sens des tensions avec les cultes faudra que clairement ceux qui sont en 1905 ne puisse pas en quelque sorte subir des conséquences qui leur permettraient ou nord permettrait pas de rester en équilibre je pense notamment la dimension fiscales immobilières c'est un sujet que nous aborderons ici mais auquel je le dis clairement j'attacherai une grande importance il ya naturellement des sujets connexes à cela mais il faut d'abord traiter ce texte sur les valeurs de la république et il ya aussi la dimension constitutionnel savait que le sénat avait voté en octobre que nul ne pouvait se prévaloir de son origine de sa race ou de sa religion c'est un sujet qui viendra sans doute dans le débat mais je souhaite un débat là aussi avec la volonté de mettre fin à 30 années à 30 années de recul moi j'imagine que vous avez écouté la tonalité de ce début du débat à l'assemblée nationale notamment du côté du groupe l'est républicain au à l'assemblée nationale eric ciotti annie genevard cayla présidente du parlement de votre formation politique notamment ont pris la parole sont les porte-parole de sur ce texte du côté les républicains est ce que on aura le droit la même tonalité selon vous du côté du groupe majoritaire ici à au sénat je pense que ce qui va être important c'est la tonalité qui va être donné par la commission des lois et par les rapporteurs et qui vont se nourrir de dix rapports qui ont été construits au sénat j'ai bien entendu par exemple la question migratoire oui est ce qu'elle doit être plié à ce texte je vous le dis clairement la question migratoire n'est pas indifférente par rapport à ce texte parce que la question de l'intégration et notamment de l'intégration de populations qui ont en héritage la religion islamique et bien c'est une question il faut pas nier les mots la loi de 2018 est un échec nous avons délivré faut quand même avoir en tête deux cent soixante quinze mille titres de séjour en 2019 nous avons eu plus de 35000 135 mille demandes d'asile nous n'avons que 13% des obligations de quitter le territoire français qui sont réellement exécutées si on dit qui a pas de problème sur la question migratoire on se trompe mais je pense que cette attaque qui doit être vue de manière séparée peut-être quelques temps après c'est un texte nécessaire mais je souhaite qu'on traite des valeurs de la république qu'on aille au bout sans ignorer ce texte sur les questions migratoires jean michel lahmi notre confrère du nouvel économiste va vous poser la prochaine question il va peut-être être question d ce qui figurait au coeur de votre intervention tout à l'heure les comptes publics de l'état oui alors bonjour monsieur le président en effet comment arriver à faire refluer la dépense publique en sortie de crise des réformes structurelles et puis décentralisation sa hauteur des enjeux dans son dernier livre la pléthore regarder bruno le maire assure que sans transition vers de nouvelles institutions le pays s'expose à la crise de régime libyen crise de régime alors est ce votre avis il faut il aller carrément vers le régime présidentiel d'abord peut-être puisque on aborde la question des réformes et de l'état des dépenses publiques je m'aperçois je n'ai pas répondu à julien lécuyer et je le prie de m'en excuser sur la réforme des retraites la réforme des retraites c'est vraiment le crash absolue du dialogue social préalable est donc aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies pour engager à nouveau une réforme indispensable que la réforme des retraites et donc je le dis à jean michel lavit bien sûr l'ensemble de ce que j'ai dit devra se faire après la pandémie est-ce que ça pose une question de régime je pense que la réduction des dépenses publiques qui sont aujourd'hui arrivé à près de 64% pardonnez moi c'est un sujet qui va falloir traiter avec courage est ce que pour ça il faut dire on change de régime là je dis non jeudi on se met au régime c'est sans doute d'abord la première des formules on se met au régime d'abord d'où vient cette propension en fait à ne pas maîtriser nos dépenses publiques et là nous sommes par contre médaille d'or sur ce sujet je crois que pour des mines et nos dépenses publiques il faudra qu'on travaille sur des choses aussi simples que notre propension à multiplier les agences à multiplier les hautes autorités à multiplier les normes et naturellement il faudra des réformes structurelles de l'organisation du pays voilà pourquoi la décentralisation ont fait partie mais au fond nous avons le sentiment que c'est une tâche impossible et naturellement il faudra regarder d'une manière là aussi pragmatique et concrète dans le mode d'organisation de notre pays dans la décentralisation dans la déconcentration comment la fonction publique et réorganiser et allégé mais si on doit pour ce à commencer par les 6ème république eh ben on n'est pas prêt de sortir de cela françois villon qui était le leur le candidat de la droite républicaine à la dernière élection présidentielle préconisait une économie des dépenses publiques de l'ordre de 150 milliards d'euros sur un quinquennat c'est toujours d'actualité un tel programme à vos yeux pour l'échéance à venir en 2020 de la prochaine présidentielle 2017 2019 on a fait + 80 milliards de dépenses publiques je pense que il va falloir que l'on évalue en sortie de pandémie voilà pourquoi et mise en place aussi cette mission commune d'information du sénat pour mesurer au delà de la crise sanitaire de ses conséquences économiques sociales et sociétales et bien les dispositifs financiers parce que je le dis extrêmement clairement le quoi qu'il en coûte ça a été un plan de sauvetage et je partage ce plan de sauvetage mais ça peut pas être un mode de vie ça ne peut pas être un mode de vie pour la république question maintenant de damien fleurot notre confrère de seignosse un bonjour à tous j'espère que vous m'entendez bien là mon gendre du président bonjour une question sur la situation va kz2 épidémiologique et le calendrier électoral est ce que les dernières annonces du gouvernement sont de nature à vous rassurer quant à l'organisation du scrutin des régionales et départementales en juin prochain est ce que le calendrier de vaccination les livraisons sont natural à vous rassurer et puis votre réaction aussi à la disponibilité de ségolène royal de se porter candidate aux sièges des sénateurs de l'étranger en septembre prochain en lien avec ce sujet là est ce que vous n'avez pas peur que des stratégies individuelles à mesure qu'on se rapproche de la présidentielle des stratégies individuelles des stratégies de campagne même deux deux parties viennent peut-être perturbé l'activité parlementaire dans les prochains mois tout d'abord ce qui me rassure le le plus c'est que le sénat en première lecture à voter pour les élections départementales et régionales un échéancier clair les 13 et 20 juin prochains parce que je le dis lady dans mes propos introductif il est pas question de mettre entre parenthèses la démocratie un certain nombre de pays nous démontre cette capacité à la fois gérer une pandémie très difficile on l'a vu au portugal on le verra dans quelques semaines en allemagne est tout simplement la démocratie territoriale dont on a besoin la commission des lois du sénat s'est montré attentif à faciliter les conditions sécuritaires d'abord le fait de pouvoir avoir deux procurations mais aussi des conditions de déroulement de la campagne qui n'ont put pas le débat démocratique mais qui devra se dérouler autrement j'ai dit tout à l'heure sauf crise aiguë parce que le report d'élections de cette nature pourrait avoir un certain nombre d'interrogations à caractère y compris constitutionnel donc je souhaite vraiment que la démocratie puisse s'exprimer et j'espère que la maîtrise de la pandémie alors je ne sais plus qui écoute et qui entendre nous entendons des spécialistes nous annoncer un certain nombre de choses mais pardonner à aux biologistes vétérinaire de dire que naturellement comme pour l'économie comme pour la reprise comme pour l'expression démocratique plus nous vaccinerons de nos concitoyens qui sont exposés et plus nous pourrons demain retrouvez tout simplement une vie beaucoup plus normal et ça m'apparaît important quant à madame ségolène royal pas bienvenue dans à sa candidature pour le sénat ça des ventes que des personnalités ayant une vie nationale considère que le sénat est une assemblée qui apporte une vraie plus value à la démocratie ça démontre que une partie j'allais dire des contre-pouvoirs sont bien au sénat est aujourd'hui de manière forte donc on verra ce que décideront les électeurs qui représentent les français établis hors de france mais quelque part j'ai vu un signe de reconnaissance pour l'action du sénat et de tous les groupes du sénat qu'ils appartiennent à la majorité comme l'opposition question qui vous est posée maintenant par le journaliste indépendant stanislas noyer oui bonjour monsieur le président je voulais savoir si quel est votre avis sur le projet de référendum sur l'article 1 de la constitution est ce que vous auriez une idée de moments auxquels il conviendrait de l'organiser d'abord salle et cela se voit y est je le vois souvent aux questions au gouvernement tout à fait en vrai ou pas vrai donc c'est un vrai fidèle de la vie et du rôle de contrôle du sénat je voudrais sur ce sujet le référendum d'ailleurs dire que nous aborderons le texte qui nous fera présenter de manière ouverte je pense que la question climatique la question environnementale ne se résumera pas alain production dans un article de la constitution qui a des sujets aussi importants nous venons décidé au sénat d'engager un vrai travail dans la préparation de la coop 26 donc d'être extrêmement présents à un moment où notamment la politique américaine nous permet de revenir pour ce pays dans le débat climatique et une partie des accords de paris devrait trouver une conclusion positive à l'occasion de la coupe 26 à glasgow mais revenons aux textes référendaire on ne peut pas ne pas le regarder maintenant sans avoir l'avis qu'a donnée le conseil d'état qui rappelle que déjà le bloc de constitutionnalité voulue par jacques chirac était à bloc qui faisait référence et nous voyons qu'ils compris dans des réponses à des qpc récente ce bloc de constitutionnalité il existe la deuxième des choses c'est qu'ils attirent notre attention mais nous l'avions déjà dit au sénat sur la sémantique pour nous c'est clair le droit environnemental l'attention climat doit être une préoccupation très importante qui peut être de niveau constitutionnel elle l'est déjà pour le bloc chirac mais pas supérieur à d'autres droits reconnus dans la constitution je pense à la liberté d'entreprendre je pense à l'égalité hommes-femmes je pense à un certain nombre de principes donc ça ne peut pas être un droit supra donc son positionnement dans le texte et la sémantique le conseil d'état dit aussi à attention a garanti qui peut entraîner un jour des formes de confusion et propose préserve en 2018 la commission des lois avant que le texte qui s'étaient arrêtés sur la contrescarpe le projet de référendum n'arrive avait réfléchi à la manière d'aborder ce sujet donc ouvert ça ne résume pas les politiques environnementales et les politiques climatiques est donc très clairement l'avis du conseil d'état rejoins l'avis que j'avais déjà donné publiquement sur ce sujet l'idée d'un référendum émises par le chef de l'état à propos de cette réforme constitutionnelle peut être l'automne prochain c'est les chances qui nous a été proposé dans le chef de l'état elle vous paraît justifiée c'est un coup politique comment vous l'interprétez il y avait une convention citoyenne fallait tenter de se sortir par le haut de la cheminée on voit bien que comme le dit le conseil d'état un peu allez je vais pas le qualifier il dit que la constitution c'est pas un catalogue des politiques publiques donc vous avez compris question suivante c'est louis garino de la lettre qui vous la pause bonjour monsieur le président une question sur la détresse des étudiants cette détresse ne cesse d'augmenter détresse sociale et psychologique de semaine en semaine tentative de suicide précarité et difficultés à se nourrir pour certains étudiants en province la question très simple est ce que vous considérez que l'exécutif et la ministre frédéric vidal a été suffisamment réactif face à ce dossier estudiantin d'une part et est de vous favorables comme le disent certains étudiants et un collectif notamment un étudiant à avignon qui demandent la réouverture des universités et des établissements d enseignement supérieur pour casser cette détresse sociale et psychologique merci à vous d'abord nous aurons très bientôt à l'initiative d'un groupe d'opposition un débat sur la situation des étudiants au sénat car je le disais tout à l'heure un de vos confrères c'est naturellement une préoccupation et se faisait allusion à ma rencontre avec un étudiant du nord de la france mais nous avons d'autres témoignages le nombre d'étudiants mais aussi le jeune diplômé je l'évoquais tout à l'heure qui ne trouvent pas d'emploi des étudiants qui ne trouvent pas de stages qui ne trouvent pas aujourd'hui dans leur détresse et petits boulots qui leur permettait de compléter j'allais dire le quotidien de leur vie ça pour moi c'est un sujet majeur pour les étudiants mais aussi pour les jeunes salariés on a eu une rentrée plutôt positive et je remercie tous les acteurs notamment de l'alternance mais nous avons une rentrée parfois inquiétante pour des jeunes diplômés voilà pourquoi il faut qu'on examine un certain nombre de pistes qui ont été proposées rapidement parce que la détresse elle est aujourd'hui dans le quotidien de ses étudiants il compris je le vois dans des messages des étudiants qui nous demandent des stages étudiant qui disent on a plus de cours on voudrait pas perdre cette année et même pour le sénat nous avons pris des décisions d'accueillir beaucoup plus de jeunes je le dis beaucoup plus de jeunes pour leur permettre et bien que cette année ne soit pas eu une année vide de sens évident de rapports humains car comme me l'expliquait cet étudiant est tout seul dans une chambre de 9 ou 10 mètres carrés sans capacité à se retrouver le président du des conseils d le président des présidents d'université m'a d'ailleurs écrit la semaine dernière je vais recevoir rapidement pour que nous puissions évoqué cela sans délai et voir comment y compris ses nappes contribuer à répondre à la détresse des étudiants mais aussi des jeunes salariés mais c'était la dernière question qui vous étaient posées par nos confrères de la jpg une dernière question de mon côté à vous poser concernant la préparation de la future élection présidentielle christian jacob a évoqué le cas d'une éventuelle formule de partage à trouver entre les candidats qui se présenteront sur cette ligne de départ de la présidentielle bruno retailleau d'ailleurs le président du groupe l'est républicain du sénat a déjà fait savoir qu'il serait partant pour être candidat à cette élection comment vous imaginez vous de votre côté cette formule de départage s'il devait y en avoir une au sein de votre force formation politique peut-être en tirant les leçons de ce qu'ont été les dernières primaires organisées du côté de la droite républicaine en 2016 j'ai dit tout à l'heure la nécessité qu'il y ait dans l'espace entre emmanuel macron et marine lepen dans cet espace politique j'allais dire une proposition pour l'élection majeure que l'élection présidentielle c'est une responsabilité c'est ce à quoi avec d'autres responsables je travaille c'est une mission que nous partageons pour la famille des républicains christian jacob et moi même je suis en train de rencontrer les candidats potentiels mais aussi des personnalités pas simplement de la famille des républicains mais aussi de la famille des familles centristes ou de personnalités j'allais dire qui ont marqué la vie publique dans notre pays et nous avons décidé que si un candidat naturel n'émergeait pas après les élections départementales et régionales alors il faudrait que nous prouvions la formule pour départager c'est une formule de notaire d'ailleurs moi qui les a mené cette formule c'est à nos terres qui me l'avait souffle et je dois dire comme dans les héritages vous savez pour que nous choisissions un candidat ou une candidate donc c'est quelque chose qui doit se faire sereinement tranquillement en ayant écouté les uns et les autres je sais bien que l'enjeu est tel que ça n'est pas simple mais j'appliquerai ma formule préférée de mes voeux de l'année 2015 calme en avant et droit c'est la manière de répondre à ce besoin démocratique écoutez ça sera la fin de de cet échange grand merci encore au nom de notre association l'association des journalistes parlementaires d'avoir répondu présent à ce rendez vous aujourd'hui je vais rendre maintenant l'antenne à nos confrères de public sénat j'imagine qu'ils vont débriefer de leur côté sq ont été vos propos nos échanges et merci encore merci à tous vos confrères merci à vous confère de suivre l'actualité parlementaire parce qu'il contribue à ce que la démocratie ne soit pas mis entre parenthèses pendant cette crise pandémique je crois que c'est important pour pas que nous nous réveillons un jour avec des tentations qui ne seraient pas des tentations de choix démocratique [Musique]