Narcotrafic "La corruption est facile et peut exister à tous les niveaux"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci Karine Daniel merci d'avoir accepté notre invitation on est ravi de vous recevoir dans cette émission vous êtes élu de leur atentique membre du groupe socialiste vous étiez membres de la commission d'enquête sur le narcotrafic dont les conclusions ont été rendues hier on va longuement parler mais d'abord on l'a vu dans le journal cette double actualité d'abord en Nouvelle-Calédonie où la situation se tend fortement on a appris qu' il y avait eu un mort dans les émeutes ces dernières heures émeutes qui ont lieu en raison d'une révision constitutionnelle qui prévoit un gel du corps électoral le texte a déjà été adopté par le Sénat il a été adopté cette nuit par l'Assemblée nationale on va revenir sur ce texte mais d'abord sur ces émeutes Emmanuel Macron appelle au calme Gabriel hatal également il demande que la main du dialogue soit saisie Gérald armanin annonce des renforts de forces de l'ordre est-ce que le gouvernement gère bien la situation ben le la situation est insurrectionnelle vous l'avez dit il y a eu des des morts et et des blessés cette nuit au-delà de l'appel au calme il faut créer les conditions du dialogue il faut reprendre ce dialogue de manière très formelle il est traditionnel maintenant que ce soit le Premier ministre qui soit à la manœuvre sur cette questionl et donc nous nous appelons formellement le Premier ministre à reprendre le dialogue concrètement et à créer les conditions de de l'apaisement donc c'est plus à Gérald armanant de gérer pour vous pour nous la situation doit être reprise en main par le Premier ministre nous l'avons dit et nous nous souhaitons que que cette reprise en main du dialogue sera se fasse concrètement dans les dans les heures qui viennent et mais comment alors que les indépendantistes ne saisissent pas cette m entendue du dialogue alors il faut ne pas avoir la seule le seul réflexe de l'envoi de de forces de l'ordre et et de ce seul signal il faut aussi concrètement rappeler les éléments constitutifs de de ce dialogue et puis sans doute décaler et apaiser la situation on voit que il y a un effet direct des votes que nous avons ici à l'Assemblée et puis demain au congrès sur cette situationl il faut sans temporis convoquer tout de suite le Congrès Emmanuel Macron parle de fin juin avant fin juin il faut il faut pas le convoquer mais là il faut voir comment la situation évolue et il faut voir qu' il faut pas obérer des résultats de de ce dialogue et la l'urgence absolue c'est d'apaiser la situation évidemment sur le fond du texte puis que le but c'est de dégeler un corps électoral pour les élections provinciales aujourd'hui il y a un électeur ien sur 5 qui ne peut pas voter est-ce que c'est démocratiquement entendable alors on nous nous avions voté contre ce ce projet de loi constitutionnelle c'est Corine Narassiguin qui menait les négociations pour notre pour notre groupe mais on laisse un Calédonien sur 5 ne pas avoir au vote alors nous n'étions pas opposés sur le fond mais nous étions opposés sur la forme et sur la la la mise en œuvre et là on voit bien que nos alertes de l'époque et bien se se réalisent et et et on doit faire autrement comment les ramène autour de la table les indépendantistes il y a eu trois référendums qui ont été tous les trois perdus par les indépendantistes aujourd'hui a cette révision constitutionnelle vous pensez que le dialogue peut se renouer il y a pas d'autrre issu que le dialogue et et le rôle et le sens de de la politique c'est de toujours aller à la table des négociations et de toujours et avant tout promouvoir le dialogue l'autre actualité tragique c'est ces deux agents de la pénitentiaire qui ont été tués hier dans l'attaque de leur qu'on voit alors qu'un détenu s'est évadé une attaque d'une violence inouie on a vu les images la République a été attaquée dit Gabriel hatal comment on répond à cette attaque d'abord je voudrais assurer de notre solidarité et notre soutien les les fonctionnaires les familles de ces fonctionnaires qui ont été touchés par cette attaque d'une violence extrême on est là dans un moment qui est difficile pour la nation on a vu l'émotion que que ça a suscité et on voit que on est en dehors de de toute de tout acte raisonnable la vie n'a pas de prix pour une libération et et probablement de courte durée parce qu'il n'y a aucune issue à à à une tel acte de fuite ils seront probablement euh très rapidement retrouvés et et réincarcéré donc donc on est en dehors de de toute de tout acte raisonnable et ça fait le lien aussi avec le sujet qui va nous intéresser aujourd'hui c'estàdire qu'on est dans un monde d'ultra violence et euh et donc évidemment l'enquête doit se poursuivre très vite et ils doivent être très rapidement interpellés et et la justice devra faire son travail de manière rapide mais aussi juste comme elle doit le faire et on va parler justement de cette question du narcotrafic puisque c'était l'actualité au CNAR après des mois de travaux vous avez remis vos conclusions sur cette question du narcotrafic un bilan singlant pour le gouvernement et plusieurs propositions on va détailler tout ça avec Steve [Musique] jourin Etive après 6 mois de travail la commission d'enquête a rendu ses conclusions sur le narcotrafic un constat sans appel oui 158 auditions H8 déplacements au qu coins de la France 19 contributions écrites par les experts c'est un gros travail he qui a été réalisé par les sénate est ce constat terrifiant qu'on peut lire dans le rapport du sénateur Étienne blanc la France est submergée par le narcorafic he sécrit noir sur blanc aucun territoire aucune catégorie sociale n'est épargnée par le phénomène un chiffre Orian 3,5 milliards d'euros c'est l'estimation à l'estimation basse du chiffre d'affaires du trafic en France selon les mots du rapport aujourd'hui les trafiquants sont tout aussi rationnel et ingénieux que violent et corrupteurs la sénateurs ont identifié les failles de l'État en matière de lutte contre le narcotrafic oui et ils ont ciblé les les annonces du gouvernement actuel tenez prenez les opérations place net vous savez c'est ces coups de filet menés depuis le mois de septembre un peu partout en France les sénateurs estiment que les résultats sont familiques moins de 40 kg de cocaïne et seulement quelques millions d'euros saisis pour un total de 50000 gendarmes et policiers mobilisés le gouvernement va présenter un plan antidrogue dans les prochaines semaines les sénateurs ont pu le consulter et il est selon eux totalement à côté de la plaque écoutez le le projet de de plan stup rénové que la Commission a obtenu de haute lutte et qui est anexè au rapport constitue l'exemple type d'un document assez flou assez désincarné avec des objectifs qu'on peut même considérer comme en recul par rapport à ce que le plan actuel de 2019 propose parmi les failles identifié par les sénateurs il y a le sujet de la corruption des agents publics comme privés selon le rapport on est encore in du phénomène observé en Amérique du Sud mais il est encore trop largement sous-estimé en France les sénateurs formulent donc une série de propositions pour lutter contre ce narcotrafic 35 35 propositions au total pour sortir de l'éparpiement façon puls des services de l'État sonelon la formule des sénateurs parmi ces propositions on trouve notamment le renforcement des moyens matériels et humains pour les services les services d'enquête et de justice l'intensification de la lutte contre la corruption qui implique d'aller jusqu'à rendre matériellement impossible la corruption tion des agents publics autre proposition taper les trafiquants au portefeuille par exemple en instaurant un gel judiciaire de leurs avoirs on trouve aussi parmi les propositions la création d'un parquet national antidrogue un peu à l'image de ce qui existe en matière financière ou en matière de terrorisme l'idée générale c'est de créer une véritable da à la française cette agence américaine de lutte contre la drogue et qui a le dernier mot sur tout ce qui concerne la lutte contre le trafic écoutez où passe l'argent l'argent du trafic qui se fait en bas de l'immeuble ou dans votre quartier comment arrive-t-il jusqu'à Dubaï on a du mal à à le savoir c'est tout ce travail qu'il faut faire c'est pour ça qu'il faut un parquet national antistupéfiant qu'il faut une DEA la française qui travaille ensemble et qui coordonne l'action publique partout dans le pays madame la sénatrice on a l'impression que le travail est encore long il y a beaucoup de travail on est très en retard par rapport aux autres pays européens par rapport aux autres pays sur la planète alors d'AB on doit considérer la situation telle qu'elle est et et l'avantage de ce rapport de cette commission d'enquête c'est d'abord de documenter la réalité du trafic les les volumes les produits les flux et la situation qui est devant nous ensuite les situations peuvent être différentes selon les pays mais il y a quand même un corpus commun on est dans un commerce de produits illicites qui est mondialisé qui est fortement libéralisé donc évidemment la situation elle doit être appréhandée dans notre pays dans les différentes localités à différentes échelles mais les réponses elles sont à minima sur de la coordination européenne et évidemment on doit avoir aussi des enjeux de coordination internationale sur dans le rapport il y a alors c'est le rapport qui est très volumineux he qu'on puisse dire il y a énormément de failles qui ont été détecté comment comment c'est possible qu'il a autant de failles il a par exemple pas de coordination entre les ministères pourquoi qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qu'on fait mal alors d'abord on voit que l'appareil d'État dans ce domaine n'est pas cablé sur le volume actuel du trafic et et ce volume du trafic il a évolué très fortement donc il faut que l'appareil d'État se mette au niveau à la fois en terme de moyens mais surtout et c'est ce que révèle ce rapport en terme de coordination des politiques publiques et en terme de réponse interministérielle sur ces sujets on voit que là les le les politiques qui sont proposé le sont souvent sur des réponses partielles par ministère et de manière non coordonnée on a vu au fil des audition de ce rapport que qui a créé beaucoup d'intérêt de la part du public des citoyens mais aussi de la part du gouvernement on a eu des des réponses partielles mais par ministère que ce soit les éléments sur les repentis de la part du garde saau que ce soit les opérations place net de la part du ministre de l'Intérieur que ce soit des éléments et des propositions sur le volet financier mais tout ça nous apparaît non coordonné et c'est révélateur de la non coordination structurelle des réponses que l'on doit apporter donc aujourd'hui le plan stup et le plan antidrogue la priorité c'est de coordonner la réponse les acteurs de ce marché sont extrêmement agiles sont extrêmement réactifs donc c'est à l'appareil d'État de se doter de moyens y compris des moyens technique pour aller au-devant de de ces trafique et combien ça va coûter tout ça parce qu'il y a 35 propositions est-ce que vous avez chiffré le le coût de ces mesures alors d'abord c'est un redéploiement de moyens et une efficacité à trouver puisque une meilleure coordination doit conduire à une meilleure efficacité et nous on ne dit pas que c'est l'augmentation des moyens à strure constante qui sera la solution il faut que l'augmentation de ces moyens elle soit corrélée à une meilleure organisation de la réponse sur ce sujet et donc on doit d'abord restructurer et et et coordonner les moyen avant de prioriser et ce sera le travail du gouvernement et et probablement le travail aussi des parlementaires s'ils ont le loisir et le plaisir de discuter des ch pour l'instant très précis c'est trop tôt on est au moment du diagnostic des propositions et viendra le temps de la mise en œuvre qui doit être évidemment faite en coordination avec le gouvernement et des priorités que nous devons mettre sur la table votre rapport il est cinglant avec le gouvernement pourtant on a l'impression qu'il y a des mesures qui ont été prises pour casser cette économie de la drogue pour lutter contre ce trafic démanteler des points de deal pour vous il a pas suffisamment pris l'ampleur de de du phénomène alors c'est vrai que la focale a été beaucoup mise sur le démantèlement des points de deal avec des résultats sur ce volet mais ce qu'on constate aujourd'hui c'est que ce système de marché à travers les point de Deal évolue et et quand on met des moyens sur un aspect on voit que le trafic s'organise autrement et se redéploie on passe d'un trafic de point d'il vers euh de la livraison on met des moyens sur euh la sécurisation des grands ports par exemple on voit que le trafic se déporte sur des ports secondaire à chaque fois que l'on met et et c'est ça qui est compliqué aussi dans la mise en œuvre des politiques publiques c'est qu'à chaque fois qu'on a une action elle a une forme d'efficacité mais je le dis le trafic et les trafiquants sont agiles donc ils se les pas c'est c'est le c'est le le chat et la souris donc il faut être il faut être très réactif être très agile et et vous savez on a ça veut dire que eux ils ont un un coup d'avance et est-ce que comme vous l'ont dit certains magistrats marseillais la la bat B aujourd'hui elle en passe d'être perdue alors c'est pas le rôle du politique que de dire que une bataille sur ce sujet singulièrement est est perdue donc nous si on fait des propositions c'est qu'on est à l'offensive et qu'il faut reprendre la main et et et mettre des moyens et et et c'est tout l'objet de de ce rapport sur vos propositions parmi les propositions F il y a la création d'un parquet national antistupéfiant pour spécialiser la lutte contre le narcotrafic dans la sphère judiciaire en quoi c'est un outil efficace et est la différence avec ce que propose er Dupont morti qui lui propose la création d'un parquet national antiriminalité organisée ce qui est au cœur de cette proposition c'est ce que je disais tout à l'heure c'est la nécessaire coordination et c'est la nécessaire vue panoramique que l'on doit avoir sur ce sujet et le parquet dupontorti pour dupontti pourrait aussi faire il faut voir quel est le spectre de l'un et de l'autre mais en tous les cas ce qu'il faut c'est une coordination et et la propos i sur le parquet spécialisé va dans ce sens vous avez auditionné vous aussi des gens des repentis lors de de vos auditions le statut de repenti proposé par éc dupontetti c'est une bonne chose alors on voit que le statut actuel du de du repenti n'a pas permis d'avoir l'efficacité attendue donc on doit évoluer sur ce sur ce sujet on doit aussi évoluer sur le statut et et le fonctionnement des indicateurs puisque la question de l'infiltration euh et des informations que l'on doit avoir pour euh démanteler des trafic c'est aussi un sujet qui est important il y a aussi la question de la corruption ça c'est aussi un un point de de votre rapport ou ça c'est comment vous faites alors parce que dans le rapport il y a écrit noir sur blanc qu'il faut rendre matériellement impossible la corruption des agents publics comment on fait alors on a des outils probablement à mettre en œuvre et des technologies qui doivent permettre de de mieux surveiller les interactions entre des potentiels délinquants et des délinquants juste parce que ça peut peut-être sembler invraisemblable pour les les gens qui nous écoutent mais en fait ce que vous dites après vos travaux c'est que il y a une corruption de fonctionnaires d'agents public d'agents privés le nerf de la guerre c'est deux choses deux piliers c'est l'argent et c'est l'information donc quand vous faites quand vous faites se rencontrer ces deux éléments vous voyez que la corruption elle est facile à partir du moment où vous avez des montants financiers qui sont euh démesurés vous avez les moyens de corrompre vous avez les moyens d'action et vous n'avez aucune règle donc évidemment que la corruption elle est elle est facile et elle peut se faire à tous les niveaux et la lutte une idée de l'ampleur de cette corruption ben par définition elle est difficile à à mesurer parce que quand elle est révélée quand elle est révélée elle est sanctionnée et et et tout notre sujet c'est de limiter ces éléments cette possibilité de corruption à tous les étages et puis je je moi j'ai travaillé plus spécifiquement dans dans dans ce rapport sur le volet financier fin ouais évidemment que on a mis les moyens sur la recherche de produits avec une plus grande diversité de produits de filières et donc une plus grande difficultés à à saisir les produits au vu des volumes et et de la nature des produits qui sont échangés mais le le parent pauvre de la politique en terme de lutte contre le narcotrafic aujourd'hui en France c'est le volet financier c'est-à-dire que on est sur un un impensé sur les questions de blanchiment et de lutte contre le blanchiment parce que évidemment l'objectif du trafic c'est l'argent et et si on arrive à moins tracer les produits il faut se donner les moyen de tracer les les fruits et et le la la le le les recettes de de ce produit et on a un grand volet autour de la lutte contre le blanchiment qui est encore à développer et ce rapport montre que c'est aussi sur ce volet qu'on a énormément de progrès à faire on va libérer Steve à tout à l'heure à tout à l'heure on par de la Nouvelle Calédonie de texte de révision constitutionnelle adopté à l'Assemblée hier évidemment ce sera à suivre dans le club on va continuer nous à parler du trafic de drogue on va aller à Marseille où on trouve Léo purget bonjour Léo merci beaucoup d'être avec nous président et directeur éditorial de La Marseillaise et ce matin évidemment Léo à la Une de La Marseillaise ce rapport sénatorial sur le trafic de drogue oui bien sûr le narcotrafic la gangraine titre La Marseillaise aujourd'hui ce rapport qui est sévère qui dresse un constat sombre mais elle ne surprend personne à Marseille où les effets du narcotrafic sont visibles depuis longtemps on parle bien sûr d'une série de narcomicides mais aussi et bien de la vie dans les quartiers populaires qui est pourri par ces trafics avec le filtrage des allées venu des habitants avec de l'extorsion du chantage sur les plus jeunes des pressions sur les familles et évidemment nous l'avons vu dans l'actualité hier euh des faits de violence qui sont reliés directement à ce trafic avec notamment l'évasion de de ce trafiant mise en cause pour un assassinat à Marseille et qui a causé la mort de plusieurs surveillant pénitentiaire et Léo on va revenir avec vous sur les opérations place net ça fait partie de l'arsenal du gouvernement dans cette lutte contre le trafic de drogue elles ont été lancées à Marseille elles ont été lancées en effet à Marseille en fanfare par le Président de la République il ne faut pas nier qu'elles ont obtenu un certain nombre de résultats il y en a eu un grand nombre he plus de 400 au total dans toute la France avec comme le disait la sénatrice qui est votre invité un certain effet sur l'effritement des points de Deal mais pour autant il y a une recomposition de ces trafics et de ces réseaux besoin important de moyens notamment d'investigation d'instruction pour aller chercher les têtes de réseau et les faire tomber et puis dans nos colonnes notamment nous avions publié l'appel de Marseille qui avait été signé par un certain nombre de personnalités progressistes dont le sénateur Jérémy Baky qui est en interview chez nous aujourd'hui euh qui appelle à prendre la situation dans sa globalité en renforçant les douanes sur les ports en renforçant les services publics en renforçant aussi bien sûr euh les politiques social pour permettre à ces quartiers qui sont d'une certaine manière dont les habitants sont d'une certaine manière pris en otage par les trafiquants et bien de retrouver une vie normale de retrouver une vie digne Léo vous avez une question moi ce que je voulais demander à la sénatrice c'est effectivement on voit que on est à la croisée des chemins on voit que les mesures qui sont prises trouvent leur limitees euh qu'est-ce que elles pourrait proposer pour justement rendre leur dignité aux habitants de ces quartiers populaires parce que ils sont souvent les absents des débats parlementaires qui ont lieu à propos des trafics et pourtant c'est leur vie à eux qui est en premier impacté par cela madame Danial alors c'est vrai que la question de la lutte contre les les points de d'Al au-delà de de l'enjeu sur le narcotrafic c'est plus l'aspect de sécurité publique des des quartiers qui est qui est en jeu et les signaux de ce point de vue-là doivent être donnés et la question du développement des des du narcotrafic dans les quartiers mais aussi dans les villes moyennes et aussi dans les petites villes malheureusement a vu c'est d'abord un enjeu de de sécurité publique c'est un enjeu de santé publique et puis il faut que que ces quartiers et c'est le pendant et et le parallèle euh au-delà de de du caractère délétaire de l'implantation de ces ces quartiers et du de l'impression de de délaissement que que ça laisse aussi par rapport au au au servicees public donc il faut reprendre la main sur l'espace public et et et et parallèlement à la disparition de de ces points de d'Al reprendre aussi la main sur la requalification de de l'espace et sur la mise en œuvre de politiqu publiqu et de services public de toute nature sur sur ces quartier évidemment un mot sur la question des consommateurs sans consommateur pas de trafic c'est ce que dit Éric Dupont moréti ce matin sur RTL Gérald armanant dit en fumant un joint ou en prenant un rail de C nous faisons vivre des commanditaires de meurtrre est-ce qu'il faut s'attaquer au consommateurs alors d'abord pour les consommateurs l'enjeu c'est un enjeu de santé publique c'est-à-dire que quand on a un tel niveau de de consommation on n'est pas seulement dans la dérive individuelle et dans le phénomène individuel et et le caractère récréatif peut exister mais quand on est à ces niveaux de consommation on est face à un enjeu massif de santé publique et qui concerne tout le monde tous les territoires qui concerne singulièrement évidemment les jeunes mais pas seulement et donc le volet santé publique est complètement absent de de de nos politiques public il y a aucun euh aucune politique publique de prévention on est dans l'apparition de déserts médicaux où on a du mal à trouver des généralistes donc des addictologues n'en parlons pas donc on a aussi cet enjeu de prise en compte de ce qu'est l'effet ce que sont les effets de de la drogue sur les citoyennes et les citoyens de manière globale merci Karine Daniel merci beaucoup d'avoir été avec nous on va remercier Léo purget merci également à vous TR la gine c'est la Une de La Marseillaise ce matin merci d'avoir été avec nous et merci encore une fois kine Daniel dans le CL territoire on va revenir sur la situation dramatique en Nouvelle-Calédonie on a appris qu'un mort on a appris qu'il y avait eu un mort pardon dans les émeutes après cette nouvelle nuit d'meut et l'assemblée qui a adopté cette nuit la révision constitutionnelle on va parler tout ça on sera avec Sonia Baz dans 20 minutes dans le club des territoires d'abord on accueille agè panier une qui nous rejoint
Karine Daniel