Bonjour chez vous ! du 25 mars 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 42 %Attaque 37 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:12OuverteRéponse directe
La proposition d'un chèque énergie doit-elle être discutée sérieusement ?
- 8:29OuverteRéponse directe
Le terme de choc pétrolier vous alarme-t-il ?
- 9:10RelanceRéponse partielle
Edouard Philippe disait qu'on n'a pas les moyens d'aider les Français, il n'a pas raison ?
- 9:55OuverteRéponse directe
Les mesures sectorielles pour les agriculteurs et pêcheurs sont-elles les bonnes ?
- 10:35OuverteRéponse directe
Comment qualifiez ces municipales pour le PS ? Succès ou échec ?
- 11:59OuverteRéponse partielle
Les alliances PS-LFI vont-elles coûter cher au PS ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:20InvitéFait
« Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier. »
- 2:35InvitéChiffre
« Nous avions déjà connu une dizaine de chocs pétroliers depuis 50 ans. »
- 3:36InvitéFait
« Pour les agriculteurs, le gouvernement a annoncé un plan comprenant notamment des prêts de carburant, des reports de cotisations sociales et un plan engrais. »
- 3:38InvitéPromesse
« Sébastien Lecornu a fait une promesse de mesures à venir sur les gros rouleurs et ceux qui travaillent. »
- 5:20InvitéFait
« On crée trois délits, d'abord, pour commencer. Le délit d'inhalation de protoxyde d'azote, ça n'existe pas, ce sera un délit. »
- 5:24InvitéFait
« Donc, avec une peine d'un an d'emprisonnement, une amende de 3 500 euros, première chose. »
- 10:58InvitéFait
« Le Parti Socialiste reste finalement la première force politique territoriale. »
- 11:41InvitéFait
« On est face à une situation où le Rassemblement national continue de progresser. »
- 20:51PrésentateurChiffre
« Entre 2015 et 2020, la France a perdu plus de 10 000 commerces de détail et d'artisanat. »
- 20:58PrésentateurChiffre
« Plus proches du Nourian sur la seule année 2024, on a recensé 10 134 suppressions de postes dans le commerce local. »
- 21:56InvitéFait
« Parmi elles, l'encadrement des loyers et des baux commerciaux. »
- 33:25InvitéChiffre
« Comprendre que cela représente un effort budgétaire pour l'État de 5 milliards d'euros par an. »
- 38:11PrésentateurFait
« nous sommes majoritaires sur les métropoles, notamment sur la métropole de Lyon, ce qui n'était pas le cas en 2020. »
- 38:23PrésentateurFait
« Donc cela donnera un poids considérable à la future présidente, à la future gouvernance pour pouvoir traiter des souliers. »
- 38:51PrésentateurChiffre
« Jean-Michel Eulasse, il était donné 20 points devant un mois avant l'élection. »
- 40:58PrésentateurChiffre
« la question de la sécurité qui était la préoccupation numéro 1 pour 57 % de nos concitoyens sur cette élection municipale. »
- 43:34PrésentateurFait
« Marcine Vassal s'est maintenu et aucun accord n'a pu être constaté. »
- 43:41PrésentateurFait
« Il n'y a pas de proposité ni avec l'UDR ni avec le Rassemblement national. »
- 46:40PrésentateurFait
« comme c'était l'engagement, comme nos statuts nous y invitent, article 21, les militants, les adhérents de notre famille politique. »
- 47:25PrésentateurFait
« Si vous regardez l'actualité législative, si vous regardez des sujets importants qui concernent notamment la sécurité, je pense aux questions liées au narcotrafic, je pense aux questions de la sécurité du quotidien, aux questions comme l'entrisme, aux questions économiques, à beaucoup de sujets, aux questions agricoles, je crois que nous sommes une des familles politiques, peut-être la famille politique qui a fait le plus de propositions, permis de voter le plus grand nombre de textes. »
- 51:30PrésentateurChiffre
« En septembre, la moitié du Sénat sera renouvelée, 130 sénateurs dans votre groupe à l'heure actuelle. »
- 52:10PrésentateurFait
« Avignon a basculé. »
- 54:07PrésentateurFait
« les textes fin de vie qui auraient dû être examinés la semaine prochaine au Sénat seront finalement reportés au mois de mai. »
- 56:48PrésentateurChiffre
« La France a perdu près de 4000 officines selon l'Ordre national des pharmaciens. »
- 58:57PrésentateurChiffre
« 260 pharmacies ont mis la clé sous la porte en 2024. »
- 59:15PrésentateurFait
« Roland Lescure le ministre de l'économie a parlé d'un nouveau choc pétrolier au risque de peser sur la croissance française. »
- 1:09:01PrésentateurChiffre
« avec un peu plus de 11% »
- 1:09:04PrésentateurChiffre
« elle a fait 8% »
- 1:09:05PrésentateurChiffre
« elle a perdu 3 points »
- 1:09:12PrésentateurFait
« il y a eu la mort de Quentin »
- 1:09:18PrésentateurFait
« LFI a réussi à faire mieux que sauver les meubles »
- 1:09:32InvitéFait
« hier soir c'est très grave puisque Olivier Faure a refusé de mettre en débat ce texte et d'avoir un vote »
- 1:09:39InvitéFait
« il était assuré d'être en minorité »
- 1:09:44InvitéPromesse
« je redemande à ce qu'il y ait une position claire sur le projet socialiste »
- 1:09:51InvitéFait
« Le texte dont vous parlez c'est un texte qui ne peut pas être compatible avec celui de LFI »
- 1:11:30PrésentateurFait
« le parti socialiste n'a pas réussi à trouver son positionnement exact dans ce débat public »
- 1:12:01PrésentateurFait
« ils ont une chance aujourd'hui à gauche c'est l'effondrement du macronisme »
- 1:12:23PrésentateurFait
« on voit bien que c'est l'effondrement total en termes de résultats »
- 1:12:31PrésentateurFait
« il n'y a pas beaucoup de victoires propres au macronisme »
- 1:13:02PrésentateurFait
« c'est le retour au bipartisme »
- 1:13:36PrésentateurFait
« on pensait que Jean-Luc Mélenchon était balayé parce que justement il était trop radical »
- 1:14:12PrésentateurFait
« le parti socialiste n'a pas réussi à trouver son positionnement exact dans ce débat public »
- 1:14:35InvitéFait
« la gauche dite traditionnelle s'affaisse et que la gauche de rupture que représente la France insoumise progresse »
- 1:15:05PrésentateurFait
« ils sont tous arrivés dimanche soir et lundi matin en nous expliquant que franchement c'était une formidable victoire pour leur formation politique »
- 1:16:42InvitéFait
« cette stratégie de Jean-Luc Mélenchon est là aussi très réfléchie »
- 1:17:00InvitéFait
« c'est d'être extrêmement clivant d'être très présent dans les petites phrases dans les dérapages »
- 1:17:28InvitéFait
« il sait ce qu'il fait et il sait quel électorat est-ce qu'il veut séduire en faisant cela »
- 1:17:40InvitéFait
« on ne peut pas douter de la volonté antisémite de Jean-Luc Mélenchon lorsqu'on voit qu'il y a autant de dérapages »
- 1:19:10PrésentateurFait
« Edouard Philippe a confirmé hier soir sa candidature »
- 1:19:51InvitéFait
« le positionnement de Bruno Retailleau a rebattu un peu les cartes par rapport à ce qu'il y avait auparavant »
- 1:20:16InvitéFait
« il a souligné par ailleurs qu'Eric Ciotti avait troublé le jeu qu'il n'avait participé à la division de la droite »
- 1:20:48InvitéFait
« Sarah Knafo savait très bien qu'elle n'allait pas gouverner Paris elle savait très bien qu'elle n'allait pas gagner la ville »
- 1:21:16PrésentateurFait
« est-ce que ça a nuit à Rachida Dati est-ce que ça explique en partie son score ou pas ? »
- 1:21:31InvitéFait
« elle est apparue comme étant la candidate d'extrême droite auprès d'une partie de l'électorat de gauche »
- 1:22:47InvitéFait
« il y a eu des exclusions de plusieurs personnes membres des LR qui avaient voulu faire des alliances au niveau local pour ces municipales avec le Rassemblement National »
- 1:23:30PrésentateurFait
« jusqu'à quand d'ailleurs Rachida Dati elle est un peu le témoin de ça »
- 1:23:47InvitéFait
« elle a résisté et elle a dit non »
- 1:24:19PrésentateurFait
« pareil Bruno Retailleau en fait il laisse un flou sur Estrosi Ciotti »
- 1:24:42InvitéFait
« est-ce qu'en 2027 le candidat ou la candidate des LR apportera son soutien pour le deuxième tour à Jordan Bardella et Marine Le Pen »
- 1:25:35PrésentateurFait
« Marine Le Pen d'en appeler aux électeurs de ne pas vouloir positionner son parti comme étant un parti de la droite radicale mais comme étant un parti hors du spectre politique »
- 1:25:55InvitéFait
« Bruno Retailleau effectivement il ne voulait pas faire d'accord de parti »
- 1:26:13InvitéFait
« Laurent Wauquiez qui lui a appelé une candidature unique d'Edouard Philippe à Sarah Knafo »
- 1:27:10PrésentateurFait
« un risque de fracture chez les républicains »
- 1:27:25PrésentateurFait
« leur petit cirque mais le problème c'est que comme pour le parti socialiste tant qu'ils ne sauront pas exactement ce qu'ils ont à proposer aux français ça sert à rien »
Temps de parole
- Présentateur89 %
- Invité4 %
- Invité 22 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 25 mars pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. À peine les municipales terminaient, la bataille présidentielle est lancée après sa réélection. Avredor Philippe confirme hier soir qu'il sera bien candidat en 2027, opposé à une primaire. Il ne l'écarte pas et chez les Républicains, ce sont les adhérents qui décideront. Primaire semi-ouverte, primaire fermée ou choix de Bruno Retailleau, ils devront trancher.
Peut-il y avoir un seul candidat de la droite et du centre ? Analyse dans une heure avec Pablo Pioivien et Louis Morin. Et puis les secousses politiques post-municipales se font sentir chez les Républicains. Doivent-ils clarifier leur ligne vis-à-vis du RN et de Reconquête ? Alors que Laurent Wauquiez appelle de nouveau à une candidature unique d'Edouard Philippe à Sarah Knaffaut. Dans une demi-heure, on reçoit Mathieu Darnot, le patron des sénateurs à l'air. Et puis chez les socialistes, Bureau national animé hier soir alors que des voix se font entendre pour demander la démission d'Olivier Faure. Les alliances PS-LFI vont-elles coûter cher au Parti socialiste en vue de la présidentielle ?
La sénatrice socialiste du Nord, Audrey Lincoln, est avec nous. Bonjour. Merci d'être là. Et puis on parlera également des mesures que vous proposez pour sauver nos commerces de proximité. Votre texte est examiné cet après-midi au Sénat, vous nous détaillerez ces mesures. Et puis à la une de nos régions, je vous emmène dans le Loir-et-Cher qui, comme de nombreux territoires, doit faire face à la disparition des pharmacies. Près de 4000 d'entre elles ont disparu en 20 ans.
À Savigny-sur-Bray, deux associés veulent prendre leur retraite mais ne reçoivent aucune proposition de reprise. Reportage de Val-de-Loire TV dans 50 minutes. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et on commence avec la repère de l'actualité. Bonjour Stéphes Jourdain.
Bonjour Yann.
À la une de ce mercredi 25 mars, le ministre de l'Économie qui évoque un nouveau choc pétrolier. Roland Lescure était auditionné hier à l'Assemblée nationale. Et alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son 26e jour, le ministre est revenu sur les conséquences économiques potentielles dans notre pays. Les détails avec Aurélien Romano.
Le ministre de l'Économie a posé un diagnostic sans détour sur la situation énergétique. Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier. Et si ce choc énergétique persiste, au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l'économie et être au fond d'une nature plus systémique. Roland Lescure a précisé que nous avions déjà connu une dizaine de chocs pétroliers depuis 50 ans. Une manière d'atténuer cette annonce. Des annonces et des mesures, les oppositions pressent le gouvernement d'en prendre. Mais le Premier ministre a écarté l'idée d'une aide directe, comme en 2022. On a déjà l'expérience des décisions qui ont été prises dans le passé.
C'est très coûteux pour les finances publiques. Et derrière un chèque, très vite, se cache en général un impôt
ou une répercussion très grave pour les déficits publics.
Le gouvernement défend des aides indirectes ciblées sur certains secteurs et une action diplomatique du chef de l'État
pour libérer la circulation dans le détroit d'Ormouz.
La bonne réponse, c'est ce que nous faisons d'abord à l'échelle internationale. C'est l'initiative du président de la République pour libérer dès que ce sera possible la circulation dans le détroit d'Ormouz. Et ensuite, c'est ce que nous faisons auprès des secteurs. Je pense à la pêche, je pense à l'agriculture, je pense aux transports. Que nous accompagnons avec des mesures de trésorerie. Pour les agriculteurs, le gouvernement a annoncé un plan comprenant notamment des prêts de carburant, des reports de cotisations sociales et un plan engrais. Concernant l'ensemble des Français, Sébastien Lecornu a fait une promesse de mesures à venir sur les gros rouleurs et ceux qui travaillent.
Des promesses pour les gros rouleurs, mais pas de chèques énergie. Ces annonces ont suscitées beaucoup, beaucoup de réactions politiques. Écoutez, ça va arriver. Non, on n'a pas. Ah, on l'a. Nous n'avons pas les moyens d'une politique de chèques. Le quoi qu'il en coûte, nous n'en avons plus les moyens. Mais si nous étions riches, si nous avions un excédent budgétaire, si nous avions lutté contre nos propres déficits avec l'ardeur que j'avais utilisée entre 2017 et 2020, peut-être aurions-nous les marges de manœuvre pour le faire. Nous ne les avons pas.
L'État se comportant comme un profiteur de crise, compte tenu de l'angoisse dans laquelle cette augmentation plonge les Français. Ce n'est pas admissible. Donc, il faut trouver, évidemment, des solutions, non pas pour dégrader le budget de l'État, mais pour qu'au moins, ils ne se comportent pas comme un profiteur de crise.
La seule mesure qu'on peut prendre dans la situation, c'est évidemment la question du blocage des prix. On a un article du Code du commerce qui permet le blocage des prix, qui permet même de bloquer les marges. Par exemple, on peut choisir de bloquer les prix à la consommation et de bloquer, par exemple, les marges des raffineurs. Le ministre de l'Intérieur promet, lui, un choc d'autorité et d'efficacité. Hier, au 20h de TF1, il a détaillé les mesures d'un nouveau projet de loi. Le gouvernement veut apporter des réponses rapides aux troubles de l'ordre public. Laurent Nunes a notamment annoncé la création de trois délits contre l'usage détourné du protoxyde d'azote. Écoutez.
On va faire quatre choses. On crée trois délits, d'abord, pour commencer. Le délit d'inhalation de protoxyde d'azote, ça n'existe pas, ce sera un délit. Donc, avec une peine d'un an d'emprisonnement, une amende de 3 500 euros, première chose. Ensuite, il y aura un délit d'interdiction. On ne pourra pas, évidemment, conduire en ayant consommé ce produit. C'est extrêmement important. Et troisièmement, on créera un délit de transport illégitime, sans motif légitime, du protoxyde d'azote. Les policiers, les gendarmes, régulièrement, contrôlent des véhicules ou des personnes qui ont du protoxyde d'azote avec eux.
Le projet de loi devrait être inscrit à l'ordre du jour au Parlement avant l'été. Adoption envisagée, adoption souhaitée par le gouvernement d'ici à l'automne, Auriane. Et puis à l'international, Donald Trump a proposé un plan de paix à l'Iran. Un plan 15 points qui comprend notamment un cessez-le-feu d'un mois, l'arrêt du programme nucléaire militaire iranien ou encore la fin du soutien du régime au proxy du Hezbollah et du Hamas. En échange, l'Iran obtiendrait la levée des sanctions internationales. Dans le même temps, la guerre se poursuit dans la région.
La France exhorte Israël à ne pas s'emparer du sud-Liban, cette région d'où le Hezbollah tire des missiles sur les populations civiles israéliennes. On écoute Jean-Noël Barraud.
Nous exhortons les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres qui auraient des conséquences humanitaires majeures et qui agaveraient la situation déjà dramatique du pays. Et je veux aussi condamner avec la plus grande fermeté les propos du ministre Smotrich qui a évoqué la rivière Litanie comme la nouvelle frontière au nord d'Israël, ce qui est évidemment une atteinte majeure à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Liban qui ne saurait être acceptée.
Merci Steve. A tout de suite. Vous allez nous détailler les mesures d'Audrey Lincolneld sur son texte pour sauver les commerces de proximité. Audrey Lincolneld, on va en parler dans quelques instants, notamment l'encadrement des loyers commerciaux. On y revient. Mais d'abord, comme tous les jours, on commence par la une de la presse régionale. Trois titres qu'on va regarder ensemble. D'abord la une du Midi Libre. Flambée du gasoil, des professionnels aux abois. La hausse du pétrole qui se traduit par des prix inédits à la pompe. Les pêcheurs, transporteurs, agriculteurs payent déjà le prix fort et l'impact pourrait être majeur pour l'économie. La deuxième une, c'est celle de Ouest France.
Sur les cyberattaques, quels risques pour les élèves et les enseignants, les hackers qui convoitent les données des collèges et lycées. Une nouvelle attaque informatique à viser l'éducation nationale. Et puis la dernière une, c'est celle de Sud-Ouest. Énergie renouvelable, friture sur la ligne. Alors la Nouvelle-Aquitaine, c'est la première région de France en termes de production d'énergie verte. Mais ça concerne évidemment toutes les régions. Problème, là-bas, les réseaux de distribution ne peuvent pas suivre. Les projets des collectivités encouragés ces dernières années sont freinés ou mis à l'arrêt. De quelle est, n'avez-vous envie de nous parler ?
De la première, parce que je pense que le sujet n'est pas clos. Vous avez rappelé les débats qui ont eu hier, notamment à l'Assemblée nationale. Mais je pense qu'ils vont se poursuivre cet après-midi au Sénat. Et je crois que la proposition d'un chèque énergie reste une proposition qui doit être discutée sérieusement. Quand on utilise les termes de choc pétrolier, on ne peut pas en face dire qu'on ne fait rien ou qu'on se contente d'aider un certain nombre de secteurs économiques sans s'intéresser aux Français eux-mêmes. – Ça vous alarme ce terme ? Il a eu raison de l'employer, Roland Liscueur ? – Il a eu raison s'il considère qu'il décrit la situation.
Et on sait que si la guerre se prolonge, alors on risque d'être dans une situation économique difficile, notamment du fait de l'énergie. Mais en face du terme, il faut encore une fois proposer des mesures. Nous, nous avons, avec Olivier Fierre, proposé il y a déjà quelques semaines ce chèque énergie qui n'est pas l'idée d'aider tout le monde de la même manière. On tire les enseignements, justement, de la période précédente de 2022. Mais on aide d'abord ceux qui en ont le plus besoin, ceux qui travaillent, ceux qui ont les revenus les plus modestes, sans peser trop lourdement, effectivement, sur une situation budgétaire. – Mais on a les moyens de le faire.
Hier soir, au 20h, Edouard Philippe disait, si on avait réduit les déficits, si on s'en était occupé avant, on aurait pu aider les Français, là on n'a pas les moyens. Il n'a pas raison ? – Je ne crois pas, non, parce qu'il ne suffit pas de poser un diagnostic. On a eu des débats budgétaires difficiles, qui ont montré qu'on savait être responsable, qu'il fallait effectivement réduire les déficits. Mais on a aussi proposé des solutions pour une répartition plus juste.
Et là, il s'agit de justice, sur le plan économique, sur le plan écologique, sur le plan social, que ce ne soient pas toujours les mêmes qui trinquent, alors qu'on sait qu'il y a des solutions de recettes et de meilleure répartition des dépenses, il faut les utiliser. – Alors, il n'y a pas eu d'annonce pour l'ensemble des Français, mais il y a quand même eu des annonces ciblées pour les agriculteurs, pour les pêcheurs qui ont été faites par le gouvernement. Vous les soutenez, ce sont les bonnes ? – Oui, bien sûr, c'est des bonnes mesures. Les mesures sectorielles, on sait que ce sont les secteurs qui sont les plus énergivores, en tout cas en matière de carburant.
Mais pour les Français, c'est pareil. Il y en a pour lesquels c'est plus difficile que pour d'autres. Quand on a les moyens d'absorber la hausse du prix du carburant, on n'a pas besoin d'un chèque. Quand en revanche, le taux d'effort, il est plus important à la fin du mois, alors il faut aider parce qu'il n'y a pas d'autre solution. C'est soit payer son gazole, son essence, soit réduire ses autres dépenses alimentaires, par exemple, qui sont des dépenses de base ou des dépenses de logement. – Et il en sera question, n'en doute pas cet après-midi, aux questions d'actualité au gouvernement à partir de 15h. On va parler des municipales. Comment vous qualifiez ces municipales pour l'EPS ?
C'est quoi ? C'est une élection en demi-teinte ? C'est un succès ? C'est un échec ? On a un solde positif, je dirais, entre les victoires et les défautes. Moi, je suis élue de Lille, je ne peux qu'être satisfaite du résultat de cette élection municipale. – Lille qui a été conservée en par le PS. – Tout à fait. Le Parti Socialiste reste finalement la première force politique territoriale. On est présents dans les grandes villes, comme Lille, mais pas seulement. On est présents dans les villes moyennes, dans le périurbain, dans la ruralité. On est la première force politique en termes… – Moins que LR.
– Pas en termes d'affichage, moins que la droite, peut-être, mais la droite ne s'affiche pas nécessairement. On a des diverses droites, on a des républicains. Nous, on affiche aussi la couleur et je pense que c'est sain pour le débat démocratique. Donc, de ce point de vue-là, nous sommes évidemment satisfaits. Après, l'effet loupe ne doit pas faire oublier qu'on est dans une situation où l'abstention reste très forte, en particulier pour une élection locale où on y était moins habituée, parenthèse du Covid refermée. On est face à une situation où le Rassemblement national continue de progresser.
Et moi, je suis élue d'une région où on a vu tomber plusieurs villes aux mains du Rassemblement national, notamment dans le Pas-de-Calais. Tout ça, ça doit nous interroger, notamment à l'approche des échéances de l'année prochaine. – Et on va y revenir, c'est la presse régionale qui va vous interroger là-dessus. Mais l'entre-deux-tours au Parti Socialiste, il a été marqué par ses alliances dans plusieurs villes, entre l'EPS, entre la France Insoumise, après que la direction a répété à de nombreuses reprises qu'il n'y aurait pas d'alliance LFIPS. Est-ce que, comme Olivier Faure, vous les comprenez, les candidats qui ont fait ces alliances ou vous les dénoncez ?
– Alors, là aussi, je parlais d'effet loupe. On parle beaucoup, on aime bien parler de ces sujets-là. À gauche, le Parti Socialiste, la France Insoumise. Mais pour moi, il y a des sujets bien plus graves, je viens de les nommer. Et notamment la question de l'union des droites, vous en avez parlé tout à l'heure, de ce qui se fait un peu à bas bruit entre la droite classique et l'extrême droite. Nous avions dit qu'il n'y aurait pas d'accord national. Il n'y a pas eu d'accord national. Il y a eu ici ou là des choix locaux. Et moi, je suis bien placée pour savoir, en tant qu'élue locale, en tant que sénatrice qui voit aussi, si c'est en 47 communes, que chaque situation est différente.
Et moi, je ne permettrai pas de porter de jugement dans des situations difficiles sur le choix. – Comme vous les comprenez. – En tout cas, je ne l'écris pas. – Ça n'a pas été le cas à Lille. À Lille, il y a eu une alliance PS écologiste contre, entre guillemets, la France Insoumise. Vous auriez accepté, vous, qu'il y ait une alliance entre le PS et la FI chez vous ? – La question ne s'est pas posée jamais. Nous avons toujours tendu la main aux écologistes avec lesquels on a travaillé par le passé, avec lesquels on va retravailler. Je pense qu'on avait en commun cette volonté de porter des sujets écologiques et sociaux. Et puis, d'une certaine manière, je crois de faire de la politique.
Moi, c'est plutôt ça qui m'interroge. Et je ne partage pas la manière parfois très populiste, très démagogique, sans parler des excès de langage de Jean-Luc Mélenchon, de la France Insoumise. Mais je n'en fais pas non plus le sujet numéro un de tous les débats politiques. – Comment s'est passé le bureau national du PS ? – Alors, je l'ai suivi par intermittence, mais on va dire que le débat était présent jusque tard dans la nuit. Mais je crois que c'est aussi la force d'un parti démocratique. Il faut savoir se parler, il faut savoir se dire les choses. Et les choses ont été dites. – Et notamment sur les conséquences que doit tirer la direction de ces municipales et de ces alliances.
On va écouter ce qu'en dit votre collègue sénateur de l'Hérault, Issa Nbourgi, il était hier au micro de Jérôme Rabier. – Un premier secrétaire et une direction national qui l'ouvre, très clairement, qui dit une chose avant le premier tour, qui laisse faire d'autres choses complètement contraires entre le premier et le second tour. – Qu'est-ce que vous dites ? – Je pense que dans ma réponse précédente, vous avez vu qu'il y a une différence de tonalité entre Usain Nbourgi, que j'aime beaucoup, que je connais depuis longtemps, qui est mon voisin d'hémicycle. Chacun sa manière de faire. On n'a pas tout à fait les mêmes analyses, même avant ces élections municipales.
Mais en revanche, ce qu'on a en commun, c'est la manière dont on a envie, demain, de continuer à diriger nos villes. Montpellier, en l'occurrence, pour lui, pour Lille, il n'y a pas de différence. – Est-ce qu'il y a une fracture ? Karim Boimran aussi, il faut qu'Olivier Ford démissionne, c'est un échec total. Est-ce qu'aujourd'hui, il y a une fracture au PS ? – Je ne dirais pas ça.
Et en tout cas, moi, je ne fais pas partie de ceux qui considèrent que pour être entendus par les Français, pour leur faire comprendre que nous pouvons être une solution d'alternance, une alternative à la situation d'aujourd'hui, que le meilleur moyen pour ça, c'est de se chamailler entre nous, qu'on fasse évidemment une analyse lucide et froide de la situation, oui, que chacun regarde aussi sa part de responsabilité. Mais je ne crois pas que les Français aient aujourd'hui envie d'entendre des socialistes qui se disputent. Ce n'est pas ça qu'ils attendent.
Ce qu'ils attendent, c'est des propositions concrètes, comme le chèque énergie dont on a parlé et comme peut-être l'encadrement des loyers commerciaux. – Et dont on va parler, mais d'abord, on va aller voir les municipales à Lille, dans le Nord, dans le Pas-de-Calais, avec Aurélien Vurli. Bonjour Aurélien, merci beaucoup d'être avec nous, journaliste à RCF Hauts-de-France. Aurélien, on va donc revenir sur ces municipales et l'élection d'Arnaud Deslandes, qui a donc été réélu maire de Lille, au terme d'une campagne, qui a vu la gauche lillois se livrer à une campagne sans merci.
– Une campagne très difficile, avec trois listes de gauche, les insoumis, les verts et les socialistes qui sont partis séparés, mais les socialistes qui, comme d'habitude à Lille, finissent vainqueurs, 50-50 socialismes à Lille, sur la liste sur laquelle vous avez été élue, Audrey Linkeneld, mais c'est allié aux écologistes, vous le rappeliez, que vous avez retrouvé le beffroi, les écologistes qui avaient été dans l'opposition pendant six ans. Stéphane Bally et son équipe qui a hésité entre les insoumis et les socialistes pour s'allier au second tour.
Certains militants expliquent qu'ils auraient préféré s'allier aux insoumis après six ans dans l'opposition et même une campagne assez rude, une campagne de rupture vis-à-vis des socialistes. Stéphane Bally qui qualifiait la majorité se ressentante d'about de souffle quelques jours avant le premier tour. L'écologiste qui avait vu s'échapper le beffroi en 2020 pour 227 voix près était devenue alors l'opposant pendant six ans aux socialistes. Une question ce matin, Audrey Linkeneld, comment se passe la réconciliation avec les Verts ? Est-ce que vous allez réussir à gouverner ensemble pendant ces six prochaines années ? Je pense qu'on y arrivera sans aucun doute.
Vous savez, moi je suis élue à Lille depuis 2008. J'ai connu la période où on dirigeait déjà ensemble. Il se trouve que j'avais comme délégation les questions de climat et d'énergie portées par Stéphane Bally précédemment. Donc je sais très bien quelles sont les convergences entre nous. Je sais aussi quelles sont les différences d'appréciation sur certains sujets. Mais je crois que ce qui nous importe, c'est vraiment ce projet commun, écologique, social, au service des Lillois. Et je crois qu'on a tous envie de travailler d'abord pour l'intérêt général. Et finalement, au-delà de ces phrases de campagne qu'on a pu entendre et qu'on peut regretter.
Parce que je pense que, évidemment, quand on a des phrases un peu définitives, après c'est plus compliqué de se retrouver. Mais là, on est tous déterminés à agir pour les six ou sept ans qui viennent. Une élection, Aurélien, qui a aussi vu, on en parlait avec vous, Drey Lincolnel, une confirmation de la percée du RN dans le bassin minier. Une des plus grandes percées de l'histoire du parti résumait le président du RN, Jordan Bardella, portant à 14 le nombre de villes dans le giron du parti à la flamme dans le bassin minier.
Il récupère des bastions socialistes comme Liévin, Ouani, des villes communistes également, des villes remportées au second tour, signant à certains endroits la fin du front républicain. Des votes qui se sont retournés contre les élus socialistes. À Liévin, commune de 240 000 habitants, c'était le sénateur socialiste Jérôme Darras qui essayait de reprendre la mairie, mais c'est le RN qui l'a conquise. Dany Peva qui a conquis Liévin. Dany Peva qui s'est formé auprès du RN à l'Assemblée nationale, au Parlement européen et dans la communication à Hénin-Beaumont. Le RN qui a envoyé des éléments formés.
Mais quasiment tous sortent des assemblées d'élus, de l'Assemblée nationale, du Sénat, du Parlement européen, de la communication, d'Élin-Beaumont, où certains étaient élus conseil départemental. Une question, Audrey-Aline Keunel, que vont faire les socialistes ? Comment faire pour reconquérir de votre côté ces mairies qui ont été perdues ? Est-ce que vous avez l'espoir que ça puisse marcher ? Alors, d'abord, me réjouir que, heureusement, il y a des communes qui tiennent. Je pense, dans le bassin minier, à la ville de Douai, où ça s'est joué à peu, mais où Frédéric Cherot, le maire, a été réélu.
Et dire aussi que ces défaites face au RN, bien sûr, il peut y avoir ici ou là des considérations locales, mais je pense que c'est d'abord le signe d'une vague qui est plus nationale. Et que la réponse, pour moi, elle est d'abord dans ce qu'on apporte au niveau national face aux préoccupations des Français. Je ne crois pas que la réponse soit nécessairement dans l'amélioration des projets locaux. Si on prend l'exemple de Douai, ça n'est pas ça le sujet. Et on a vu à Douai aussi cette union des droites, en tout cas cette incapacité à faire le front républicain, puisqu'il avait en face de lui un député du RN, mais aussi une candidature de droite qui s'est maintenue.
Et pour autant, ça s'est joué à quelques voix, à quelques centaines de voix. Donc je pense que la réponse, elle est évidemment d'être présente auprès des habitants dans nos territoires, là où on en est en capacité, mais surtout d'apporter des réponses au niveau national qui permettent d'éviter cette vague qui renverse des mers qui, pour beaucoup, n'ont pas démérité. Merci beaucoup Aurélien Jurly d'avoir été avec nous depuis Lille. On passe à l'actualité du Sénat. Comment sauver nos petits commerces et éviter la désertification des centres-villes ? Vous avez rédigé une proposition de loi à ce sujet. Steve, vous allez nous éclairer. Le texte est donc examiné aujourd'hui au Sénat.
Il vise à soutenir les commerces de proximité menacés de disparition dans de plus en plus de vie. Il s'agit des commerces du quotidien, alimentation, habillement, livres, papeterie, pharmacie. Tous ces commerces qui constituaient jusqu'à récemment le cœur de nos villes sont en train de disparaître. Quelques chiffres pour comprendre, entre 2015 et 2020, la France a perdu plus de 10 000 commerces de détail et d'artisanat plus proches du Nourian sur la seule année 2024. On a recensé 10 134 suppressions de postes dans le commerce local. Après l'industrie, il s'agit du deuxième secteur le plus touché par les licenciements. La faute à qui ? La faute à quoi ?
Parmi les causes de ce déclin, il y a évidemment la concurrence d'Internet. Pas une semaine sans que la presse locale ne s'en fasse l'écho. Regardez par exemple ici en Haute-Marne. Deux boutiques ont dû fermer le rideau la semaine dernière. L'une vendait des instruments de musique. L'autre proposait des produits locaux et du made in France. Mais les clients boudent les échoppes. Ils prennent les objets en photo pour ensuite aller les retrouver moins chers sur Internet. C'est un phénomène qu'on constate partout sur le territoire, Réan.
Il y a donc urgence à agir selon les sénateurs.
Alors des choses ont déjà été faites. En 2018, la loi Elan a instauré les programmes Action Cœur de Ville et Petite Ville de demain. L'idée était notamment de rendre certaines zones plus attractives pour le commerce. Insuffisant, selon vous, Madame la Sénatrice, qui proposait donc plusieurs mesures pour inverser la tendance. Parmi elles, l'encadrement des loyers et des baux commerciaux. L'objectif est de lutter contre la spéculation immobilière. Très concrètement, comment ça fonctionnera ? Comment ça fonctionnerait ?
Alors, d'abord dire que, évidemment, le constat que vous posez est juste, que vous avez raison de dire qu'il y a plusieurs facteurs à ces difficultés commerciales, à cette vacance commerciale qui touche nos villes, à ce phénomène qu'on commence à appeler la décommercialisation, comme on a connu la désindustrialisation. Il y a la concurrence du commerce en ligne, des plateformes, il y a encore les zones commerciales en périphérie. Et il y a cette question des loyers commerciaux, dont plus de la moitié des commerçants qui sont interrogés disent que le niveau élevé des loyers est une des causes de la vacance.
Il y a déjà eu des tentatives, vous avez parlé de la loi Elan de 2018 sur les installations commerciales, mais il y a eu aussi la loi Pinel de 2014, qui était déjà une tentative de rééquilibrer en matière de beaux commerciaux la relation entre le bailleur et le locataire. Les commerçants sont à 80% des locataires. Donc vous dites que ça ne suffit pas, il faut aller plus loin ? Voilà, parce que cette loi a fixé des éléments de plafonnement, mais ce qu'on nous dit sur le terrain, c'est que bien souvent c'est détourné, que ça ne produit pas ses effets, et donc nous nous proposons d'aller plus loin par deux éléments.
D'abord, d'objectiver la situation, parce que même si on a des chiffres, même si on a des constats de terrain, ce qui est nécessaire aujourd'hui, c'est d'avoir des observatoires locaux des loyers commerciaux.
Ça n'existe pas, alors que les collectivités sont prêtes à le faire, communes intercommunalités, les chambres de commerce sont prêtes à y travailler, donc mettons en place des observatoires locaux des loyers commerciaux, et sur cette base, sur la base des loyers de référence, d'abord ça donne plus de transparence dans la relation bailleur-propriétaire, et quand c'est nécessaire, parce que la vacance est trop forte, parce que le déséquilibre est trop fort, alors on encadre les loyers commerciaux, comme on a pu le faire pour les loyers d'habitation. Alors, qui fixera ce plafond ? Comment ça fonctionnera très concrètement, dans le détail ?
Alors, l'idée, c'est que l'observatoire donne la référence à partir des loyers de marché, des loyers pratiqués, donc on parle bien de la situation telle qu'elle est, ce qui veut dire qu'on essaie de freiner la hausse, pas d'aboutir à une baisse des loyers, puisqu'on part de l'existant, et ce sera ce que nous proposons, en tout cas, un arrêté du préfet, comme on fait aujourd'hui pour les loyers d'habitation. On s'est inspiré, finalement, de ce qui existe et ce qui marche déjà, appliqué à la situation des beaux commerciaux. Il y a une autre mesure, vous souhaitez que les maires puissent contrôler davantage l'installation des grandes surfaces sur leurs communes, comment ça fonctionnerait ?
Alors, là aussi, on essaye effectivement de donner plus de pouvoir d'agir aux maires sur les installations commerciales, pour les grandes surfaces, mais pas nécessairement et pas seulement, j'ai envie de dire, parce que nous avons fait le constat que même en matière de commerce de proximité, parfois, il y a des commerces qui s'installent qui ne sont pas nécessairement ceux dont on a le plus besoin en matière de proximité et de diversité. Je pense, par exemple, à ces commerces de façade qu'on voit fleurir, dans lesquels il n'y a jamais aucun client. On a beaucoup parlé ici au Sénat de la loi sur le narcotrafic. Elle a déjà montré comment des commerces pouvaient servir de lieu de blanchiment.
Là aussi, les maires nous demandent des outils. On a commencé avec la loi narcotrafic. Là, on en propose un deuxième pour permettre aux maires, à un moment donné, d'empêcher ces installations. Il peut fermer certains commerces qui blanchissent de l'argent, c'est ce que vous dites ? Fermer, c'est déjà le cas, sous certaines conditions. Là, c'est plutôt d'éviter qu'ils s'installent quand on sait qu'en fait, derrière, c'est un commerce de façade et pas une librairie, pas un commerce de bouche, pas un service qui est vraiment utile à nos habitants. Parce que le constat, c'est que le commerce, c'est la vie. C'est ça qu'on a envie d'encourager. Et on va justement voir ce qu'en pensent les maires.
Bonjour Alain Chrétien. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire d'horizon de Vesoul, vice-président de l'Association des maires de France, en charge du commerce et de l'économie. Vous avez entendu Audrey Lincoln-Leld et on l'a vu pendant cette campagne municipale. C'est un vrai sujet de préoccupation pour les maires, pour les élus, cette désertification des centres-villes et le fait de sauver nos commerces de proximité. Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Oui, bien sûr. C'est tout ce qui va dans le sens de conforter le centre-ville, mais ça nous intéresse et cette proposition nous intéresse aussi.
Il s'agit, comme vous l'avez dit, de réduire la concurrence déloyale avec les plateformes parce que nos commerçants ont des charges supplémentaires. Effectivement, il y a aussi la taxe foncière. Il nous proposait, madame la sénatrice, de la supprimer pour les commerçants locataires. Ça aussi, c'est une très bonne chose. Ça va plus loin que le rapport Macares qui avait été remis au gouvernement il y a quelques mois où simplement on proposait de faire une expérimentation. Donc tout ce qui va dans le sens du soutien au commerce de proximité, ça nous intéresse.
Audrey Lincoln-Leld.
Oui, alors effectivement, le gouvernement avait commandé un rapport. Le rapport Macares, qui est la maire de Saint-Quentin, qu'elle a rendu avec deux autres personnes. Ce rapport faisait 34 recommandations, parlait effectivement de la question des loyers, mais il n'en a rien été dans les mesures du gouvernement. On n'a pas retrouvé ces éléments-là. C'est une des raisons pour lesquelles on a décidé de prendre l'initiative parlementaire. Une initiative qui, je crois, est très bien accueillie par les associations de collectivité. Je remercie M. le maire pour son accueil. Il n'est pas le seul. On a eu un accueil favorable, un accueil favorable aussi des acteurs du commerce.
Et donc j'espère que tout à l'heure, nous aurons un consensus, au moins sur cette question de l'objectivation de la situation, de l'objectivation des niveaux de loyers, pour permettre sur cette base-là, et bien aux collectivités volontaires. Il s'agit d'imposer rien à personne. La situation est diverse dans notre pays, mais quand un maire veut qu'il puisse se saisir de ses outils pour essayer de répondre à ces commerçants qui n'en peuvent plus face à des niveaux de loyers qui sont en fait décorrélés de l'activité économique. On a vu ces démesures, l'encadrement des loyers, c'était dans de nombreux programmes pour les municipales.
Alors il y a ce que peuvent faire les maires, Alain Chrétien, mais est-ce que les maires, ils doivent aussi sensibiliser leurs habitants ? Est-ce qu'il y a aussi une responsabilité du consommateur, on l'a dit, qui préfère aller sur Internet plutôt que d'aller dans ces commerces de centre-ville ? Vous savez, c'est l'addition de plusieurs mesures qui fera que nos centres-villes sont redynamisées. Cette mesure en est une, elle n'est pas mauvaise du tout, mais c'est aussi le réaménagement urbain, c'est plus de sécurité, c'est plus... Aujourd'hui, quand on vient dans un centre-ville, c'est pour, comme on dit, vivre une expérience.
Donc c'est une politique globale, et il faut qu'on incite, aussi les habitants à revenir habiter en centre-ville. Vous savez, un centre-ville qui fonctionne, c'est un centre-ville où on habite, où on consomme et où on travaille. Et quand on additionne ces trois fonctions-là, eh bien on est un centre-ville avec un cercle vertueux où les gens habitent au-dessus des commerces et descendent en bas des commerces pour faire leur course de proximité, on peut même économiser une voiture, et donc ça économise beaucoup d'argent, et c'est bon pour le pouvoir d'achat. Donc c'est un cercle vertueux qu'il faut remettre en place, et cette proposition va dans le bon sens.
– Effectivement, c'est tout un schéma à revoir et à dynamiser, Audrey Lincanel. – Oui, c'est ça, on a parlé du pouvoir d'achat. Bien sûr, c'est un des éléments aussi qui fait qu'aujourd'hui, le commerce de proximité souffre, parce que quand on va sur Internet, c'est parce que parfois on préfère la modernité du numérique, mais c'est souvent aussi parce que c'est moins cher, paradoxalement.
Voilà, donc il faut qu'on fasse passer ce message à nos consommateurs, que la défense du commerce de proximité, elle passe par nous tous, par nos propres modes de consommation, mais il faut, comme ça vient d'être très bien dit, que nos centres-villes, et je dirais même nos centres-bourgs, soient suffisamment attractifs pour qu'on ait envie d'y aller, attractifs pour les commerçants eux-mêmes, parce qu'aujourd'hui, on est aussi face à des situations où les commerçants eux-mêmes se relocalisent dans les périphéries, parce que là-bas, les loyers sont moins chers, alors qu'ils étaient prêts auparavant à accepter qu'ils soient un peu plus élevés, parce que c'est le centre-ville, parce que c'est une expérience premium.
Voilà, donc tout ça, c'est une action, j'ai envie de dire, multifactorielle que portent les élus locaux avec l'ensemble de leurs partenaires. – Et vous nous dites, espérez un consensus, vous pensez qu'il va passer cet après-midi, votre texte ? – Je suis optimiste, plus que je ne l'étais au sortir de la commission des affaires économiques. – C'est un peu compliqué en commission. Où c'était, disons, un peu schématique, mais je crois que depuis, chacun a réfléchi. Peut-être que la suspension parlementaire a fait son effet. Peut-être que ces élections municipales, dont vous avez très bien dit qu'elles ont souvent parlé de ce sujet-là, a aidé.
Mais je crois qu'on peut trouver un consensus, peut-être pas sur tous les articles, mais au moins sur cette question, encore une fois, d'observer et d'agir pour les loyers commerciaux. – Et Alain Chrétien, j'imagine que vous allez suivre cette séance avec attention. Merci beaucoup, merci d'avoir été avec nous, maire horizon de Vizou, les vice-présidents de l'association des maires de France en charge du commerce et de l'économie. Merci beaucoup, Drey Lincolnel, d'avoir été notre invité. Steve, on se retrouve dans 20 minutes ? – Oui, on parlera de Hitler et Zilinski, vous savez qui c'est ? – Je crois que ce sont des candidats municipales. – Deux finalistes de la COVID.
– Et on va reparler de ces municipales tout de suite avec Mathieu Darnot,
le patron des Sénateurs LR, il nous rejoint.
– Bonjour Mathieu Darnot, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, Sénateur LR de l'Ardèche, président du groupe Les Républicains. Ici au Sénat, on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesserudon du groupe Ébra, les journaux régionaux de l'Est de la France jusqu'à l'Ardèche.
– Le dos sous l'une des récits.
– Exactement. Allez, on va parler des municipales et des conséquences politiques. Mais d'abord, l'actualité, ce sont ces déclarations de Roland Lescure hier. Le ministre de l'Économie, il évoque un nouveau choc pétrolier qui risque donc de peser sur la croissance, mais pour le moment, pas de mesure générale qui concerne l'ensemble des Français, uniquement des mesures sectorielles. Est-ce qu'il faut prendre des mesures générales pour les Français ou est-ce qu'on n'a pas les moyens ? – Je crois qu'il faut déjà voir combien de temps ce conflit va durer. Il faut comprendre que le président américain avait dit qu'il y avait aujourd'hui des discussions, des négociations.
Qu'adviendra-t-il de ces discussions ? J'ai la naïveté quand même de penser que ce conflit n'est pas fini. Et donc, il va falloir voir quelles sont les incidences sur, bien sûr, le coût des énergies. C'est un sujet que nous avons soulevé depuis un certain temps maintenant. D'ailleurs, la question de l'énergie dans son ensemble, c'est un sujet qui préoccupe notre groupe. Nous l'avons dit, notamment à l'occasion du budget. Et puis, vous me permettrez quand même de dire un mot sur ce sujet parce que c'est important. Lors de l'examen du projet de loi de finances, nous n'avons cessé de dire qu'il fallait générer plus d'économies dans notre pays.
Des économies pour ne pas entraver le pouvoir d'achat des Françaises et des Français, mais pour pouvoir aussi, le cas échéant, comme le font nos voisins européens, italiens, espagnols, allemands, prendre des mesures qui permettent de parer ce type de situation. Alors, encore une fois, attendons d'en savoir plus sur la durée du conflit. Un mot, quand même, si nous venions à baisser, notamment par rapport à l'assise, le coût des carburants de 10 centimes, comprendre que cela représente un effort budgétaire pour l'État de 5 milliards d'euros par an. Voilà, donc... Mais M. Darnon, c'est quand même un sujet, vous parlez des incidences de ce conflit.
On y est déjà dans le dur avec des prix carburants qui ont quand même explosé, il faut le dire. Vous êtes d'un département d'ailleurs où les transports en commun, ce ne sont pas les transports en commun de l'Île-de-France ou de la région lyonnaise. Je crois que vous êtes le seul département de France où il n'y a pas de train, d'ailleurs. Pas de train. Si on prend tous ces paramètres pour les gens pour le quotidien, les smicards qui prennent leur voiture, deux voitures parfois, ça a un coût. C'est un coût et c'est essentiel pour la vie, c'est essentiel pour le travail de nos concitoyens. On doit se déplacer et il n'y a pas à ce jour d'alternative crédible à la voiture.
Donc l'essence, c'est un problème essentiel. Mais là, vous dites, comme Sébastien Lecornu, en gros, on n'a pas les moyens de faire la politique du chèque. Je dis... Là, vous êtes d'accord ? La politique du chèque, je n'y suis pas favorable. Je pense que soit on prend des mesures sur l'assise, c'est-à-dire une baisse encadrée dans le temps si le conflit vient à durer. La politique du chèque, on a vu qu'elle avait une efficacité limitée et qu'elle ne répondait pas en tout état de cause aux besoins des Françaises et des Français qui issus des territoires.
Les socialistes qui demandent le chèque énergie, la sénatrice socialiste était juste avant vous, le chèque énergie, ce n'est pas une solution ? Mais on voit que ça a des incidences qui sont trop limitées et qui, en réalité, n'apportent pas de plus en matière de pouvoir d'achat ou en tout cas ne permettent pas de limiter durablement pour une raison qui est très simple, c'est qu'on voit qu'il y a un usage qui est très différencié des Françaises et des Français de leurs véhicules et donc des besoins en termes d'utilisation des carburants qui est largement différent.
On a Roland Lescure qui évoque un nouveau choc pétrolier et puis on a le reste du gouvernement qui dit qu'il n'y a pas de problème de pénurie, qu'on peut compter sur nos réserves stratégiques, qu'il faut augmenter nos capacités de raffinage. Est-ce que vous y voyez clair ? Est-ce que vous allez demander des explications, des précisions cet après-midi à Sébastien Lecord ? Nous allons demander des explications, nous allons surtout demander encore une fois, je l'ai dit à plusieurs reprises ici même, que nous soyons éclairés sur ce type de situation par le gouvernement qui est ce...
le gouvernement qui doit être celui qui nous éclaire, qui fixe la politique de la nation, y compris dans ce cas de figure... Ce matin, vous j'exez que c'est flou encore. Ah ben, je considère qu'à part les annonces qui ont été faites hier par Annie Gennevar, notamment vis-à-vis des agriculteurs et si j'ai pu le mesurer dans beaucoup de territoires dont le mien où il y a une urgence à agir, on attend d'avoir d'autres éléments, notamment pour parer aux conséquences de ce choc pétrolier. Un dernier mot sur les distributeurs, est-ce qu'il faut plus de coercition ou est-ce qu'il faut continuer à privilégier le dialogue ?
Ah, il faut du dialogue mais il faut le cas échéant de la coercition s'il y a des abus qui sont constatés. Vous pensez
qu'il y a de l'enrichissement ?
Écoutez, moi je ne pense rien, je vois les faits et je pense qu'il faut avoir des contrôles, c'est évident, pour éviter justement qu'il y ait des dérapages parce que je pense que la situation est suffisamment compliquée. Vous me permettrez d'ajouter juste un mot, quand on compare, attention aux comparaisons que l'on peut faire avec certains de nos voisins européens, si on compare avec nos voisins allemands, avant le conflit, le coût des carburants, le prix des carburants était supérieur en Allemagne d'environ 15 à 20 centimes d'euros par rapport à la France. Donc il faut vraiment regarder ce sujet en ayant tous les éléments pour pouvoir avoir une analyse qui soit très claire.
On va parler des municipales et des conséquences politiques. Les Républicains qui restent la première force politique locale, plus de 57% des villes de plus de 9000 habitants, mais peu de grandes villes, des territoires grignotés par le Rassemblement national. Est-ce que ce n'est pas une victoire en trompe-l'œil ? C'est une victoire qui est très claire. Une victoire, si je prends les chiffres du ministère de l'Intérieur, ce n'est pas l'interprétation ou la lecture de Mathieu D'Arnaud. Nous avons plus de la moitié des villes de 9000 habitants, celles qui sont comptabilisées par le ministère de l'Intérieur, qui seront demain dirigées par un maire LR ou des alliés d'hiver droite.
Plus de 630 communes très exactement. Donc ça, c'est implacable, c'est factuel et aujourd'hui, cela démontre un enracinement de notre famille politique et de nos alliés dans les territoires. Je crois que nous avons su répondre aux aspirations, aux attentes de nos concitoyens. Ce chiffre est peut-être même un peu plus élevé, même si nous n'avons pas de données exactes du ministère de l'Intérieur pour les communes de moins de 9000 habitants. Après, il y a un constat sur les plus grandes villes, mais là aussi, il faut regarder l'ensemble des éléments. nous n'avons pas gagné Paris, Lyon et Marseille.
En revanche, nous sommes majoritaires sur les métropoles, notamment sur la métropole de Lyon, ce qui n'était pas le cas en 2020. Donc nous avons progressé et on sait, qui plus est, que la métropole de Lyon est une collectivité aujourd'hui à part entière. Donc cela donnera un poids considérable à la future présidente, à la future gouvernance pour pouvoir traiter des souliers. Mais juste un mot, Paris, Lyon et Marseille, c'est quoi ? C'est un problème de la droite ? C'est un problème de candidat de mauvaise campagne ? Non, je crois que c'est une question que nous devons aujourd'hui nous poser. Comment arriver demain à reconquérir ? Si je regarde le cas lyonnais, on est très proche.
Il y a moins d'un point qui... Jean-Michel Eulasse, il était donné 20 points devant un mois avant l'élection. Oui, mais vous savez comme moi qu'il faut être très prudent vis-à-vis des enquêtes d'opinion. Il n'a pas raté sa campagne ? Et que l'on sait... Non, je pense qu'il y a un moment donné, il a fait un bien meilleur score que nous n'avions fait en 2020 à Lyon. Il y a une progression. Il faut continuer dans ce sens-là. Il faut continuer aussi à Paris, à Marseille. Je pense que c'est un des sujets qui doit nous interroger comment réaliser de meilleurs scores, comment arriver à compter dans ces grandes villes.
Est-ce que la loi PLM a été une erreur qui a modifié le mode de scrutin rendant plus directe l'élection de l'élection ? Vous avez vu l'expression de notre groupe. Nous sommes opposés vertement à cette loi Paris-Lyon-Marseille pour des raisons qui nous paraissaient essentielles. Pour la bonne... On a entendu qu'elle serait favorable à Rachida Dati, par exemple. Il n'a rien été... La notion de proximité, pour moi, ça n'était pas une loi souhaitée ni souhaitable. On verra. Mais pour l'instant, je considère qu'en tout état de cause, ça n'a apporté absolument rien, y compris sur, comme je le disais, l'intelligibilité du scrutin.
Vous disiez au global, les scores vous sont favorables sur cette municipale. Sur les villes moyennes, c'est plus discutable. Il y a une érosion de la droite, quand même. On ne parle pas des grosses, vous venez de l'évoquer. Cette érosion, vous l'expliquez par quoi ? Qu'est-ce qui vous manque, là ? Ce sont les absensionnistes ? Est-ce que c'est des électeurs du RN qui vous ont quittés ? Un mot quand même sur les villes moyennes. C'est là aussi où nous progressons avec des villes emblématiques. Germont-Ferrand, Besançon. C'est des villes historiquement socialistes que nous avons réussi à conquérir. Sur les 3 000 plus grosses...
Je crois qu'il y a quand même un petit sujet qui est celui de la participation. Là, qui concerne... Les abstentionnistes, déjà. ...l'ensemble des formations politiques et bien sûr la nôtre. Je crois qu'il faut encore un peu plus assumer ce que nous sommes. Je crois que nous avons été au rendez-vous de plusieurs attentes de nos concitoyens, ce qui a permis ce succès. Je pense notamment à la question de la sécurité qui était la préoccupation numéro 1 pour 57 % de nos concitoyens sur cette élection municipale. Je crois que nous avons eu des candidats qui ont largement investi ce sujet, qui ont fait des propositions très concrètes, qui ont permis justement de remporter ces communes.
Après, bien sûr, qu'il y a d'autres sujets sur lesquels il va falloir pouvoir demain être encore un peu plus présent pour pouvoir espérer conquérir de nouvelles communes et affirmer notre présence sur l'ensemble des territoires. dans une petite fuite de vos électeurs qui se poursuivraient vers l'extrême droite ? Écoutez, j'observe quand même que la percée du Rassemblement national, elle est très limitée. Aujourd'hui, au premier tour, puisqu'on juge du pourcentage d'adhésion, enfin de vote pour une formation, c'est le premier tour. Et aujourd'hui, au premier tour, le Rassemblement national qui a gagné 40 communes communes de plus de 9000 réalise un peu moins de 4% des voix. Ça vous rassure ?
Là, nous en sommes à 35. Ça vous rassure ? Ce n'est pas histoire de nous rassurer ou de nous inquiéter. Nous sommes tout à fait lucides. Je crois que nos concitoyens attendent de nos candidats des maires, bien sûr, sur une lecture qui est territorialisée. Ne nous trompons pas non plus parce qu'il ne faudrait pas croire qu'une élection municipale réussie soit la garantie d'avoir une élection demain présidentielle qui se passe... Non, mais surtout, vous dites que c'est limité, mais ils gagnent, ils se renforcent dans les territoires où ils étaient déjà présents, le Sud-Est, l'Occitanie, le Bassin minier, mais ils gagnent aussi une commune dans la Sarthe, en Alsace.
Ils n'avaient pas de communes en Alsace. Est-ce que quand même, il y a une extension du Rassemblement national sur nos territoires ? Il y a une progression qui est largement limitée et il nous appartient à nous de faire en sorte que demain, nous puissions stopper ces progressions et cela passe encore une fois par le fait d'assumer les propositions que nous avons faites et que nos candidats ont faites tout au long de cette campagne pour justement, demain, éviter que d'autres communes ne basculent dans les mains du Rassemblement national. Et on passe aussi par une clarification de votre ligne ? C'est ce que vous demandez hier, Gabriel Attal, il faut clarifier la ligne DLR.
Qu'est-ce que vous lui dites ? Notre ligne, elle est tout à fait claire et je pense qu'il n'y a aucune forme d'ambiguïté. Nous n'avons eu aucune porosité à aucun moment et les quelques rares exemples où il y a eu, et c'était des candidats qui n'appartenaient plus à notre famille politique et pour ceux qui en ont eu la tentation, les choses ont été très claires. Je vous rappelle le sujet qu'il y a eu à Marseille. Marcine Vassal s'est maintenu et aucun accord n'a pu être constaté. Nous avons été très clairs dans nos propositions. Il n'y a pas de proposité ni avec l'UDR ni avec le Rassemblement national.
Mais quand vous avez hier matin Laurent Wauquiez qui dit qu'il faut un candidat unique qui va d'Edouard Philippe à Sarah Knafow, est-ce que vous êtes d'accord avec ça et est-ce que ça, ça n'entretient pas l'ambiguïté ? Mais moi, je ne mets pas Sarah Knafow dans les possibles candidats à une primaire. D'ailleurs, y aura-t-il une primaire ? Ça, c'est une autre question. Mais ça, on va en parler. Mais pour vous, s'il y a un candidat unique, ça ne doit pas aller d'Edouard Philippe à Sarah Knafow ? Non, je suis clair là-dessus. Ça doit aller d'où ? Mais vous arrêtez où ? Surtout à droite ? À la famille politique que je représente ici, à savoir les Républicains.
Mais vous ne trouvez pas que ces propos, ils entretiennent l'ambiguïté ? Ces propos de Laurent Wauquiez ? Écoutez, je suis désolé. Pour l'instant, c'est les propos de Laurent Wauquiez. Moi, je considère que sur ce point-là, les choses sont relativement claires. Elles ont été réévoquées hier en bureau politique. Donc, il n'y a pas d'ambiguïté. Quand Bruno Retailleau, dans l'entre-deux-tours, ne soutient pas Christian Estrosi, membre d'Horizon, il y a Dominique Estrosi-Sassonne sur sa liste, il a l'investiture DLR. Ça n'entretient pas l'ambiguïté ? Vous les avez approuvés, ces propos ? Le sujet ? Non, mais j'ai dit très clairement que quand on a un accord, on doit le respecter.
Mais Bruno Retailleau a eu l'occasion clairement de s'exprimer et il l'a bien redit. Absolument pas appelé au vote d'Éric Ciotti et je crois qu'il a été très clair sur l'ensemble des points. Donc, je trouve que c'est un mauvais procès. Comment ça a été perçu dans le groupe LR, cette déclaration de Bruno Retailleau ? Vous en avez reparlé hier à la réunion de groupe ? Oui, il s'est exprimé très clairement sur ce sujet-là. Il n'y a pas eu d'ambiguïté. Ces réserves étaient liées à des considérants locaux. Mais en aucun cas, il n'y a eu de remise en cause des accords que nous avions sur la ville de Nice comme ailleurs. Et les faits me donnent raison.
Fabrice ?
On poursuit sur les municipales. Sur le cas parisien, par exemple, cette ambiguïté avec l'extrême droite, enfin, Sarah Knafou en particulier, a quand même beaucoup coûté à Rachida Dati. À moins que l'échec soit lié à sa personnalité. Mais sauf à ce que vous me démontriez qu'il y a eu une alliance entre Mme Dati et Mme Knafou. Je ne l'ai pas vue. Alors, vous m'apprendriez quelque chose. Il n'y a pas eu d'ambiguïté. D'ailleurs, l'alliance, elle a eu lieu entre la liste issue des rangs de M. Bournazel, d'Horizon et de Renaissance, et de Mme Lali de Rachida Dati. Au Havre, Édouard Philippe réélu, plutôt bien. Est-ce que vous sentez que cette victoire le remet en selle pour 2027 ?
Écoutez, je ne vais pas commenter... C'est un ancien de la maison. Vous le connaissez bien. Je ne vais pas commenter la candidature d'Édouard Philippe, qui par ailleurs est quelqu'un de qualité, quelqu'un qui assurément a des choses à dire aux Françaises et aux Français. Il pourrait être votre candidat ? Écoutez, nous n'en sommes pas là. Hier, nous avons eu un bureau politique. Il revient d'abord de consulter, comme c'était l'engagement, comme nos statuts nous y invitent, article 21, les militants, les adhérents de notre famille politique. Et je le dis très clairement.
Moi, je fais partie de ceux qui considèrent que notre famille politique, et finalement, l'un des enseignements qu'on peut tirer des municipales, c'est bien cela. C'est que notre famille politique, elle a une voix singulière sur des sujets comme le régalien, sur des sujets budgétaires, sur beaucoup, beaucoup de sujets qui concernent la vie quotidienne de nos concitoyens, mais plus généralement, les enjeux nationaux. Moi, je considère que nous devons avoir un candidat issu de nos rangs. Viendra le temps où il faudra discuter avec nos autres partenaires. Et moi, je crois en notre famille politique, je crois en sa voix singulière, je crois en propositions que nous allons faire.
Si vous regardez l'actualité législative, si vous regardez des sujets importants qui concernent notamment la sécurité, je pense aux questions liées au narcotrafic, je pense aux questions de la sécurité du quotidien, aux questions comme l'entrisme, aux questions économiques, à beaucoup de sujets, aux questions agricoles, je crois que nous sommes une des familles politiques, peut-être la famille politique qui a fait le plus de propositions, permis de voter le plus grand nombre de textes. Je ne vois pas pourquoi demain, nous n'aurions pas un candidat qui porte cette voix à l'élection présidentielle. jusqu'en 2027 ?
Je le dis parce que l'élection présidentielle c'est la mère des batailles, c'est l'élection suprême et je crois qu'une famille politique elle a vocation si elle veut continuer à exister, à perdurer, à avoir un candidat qui porte sa voix. Mais est-ce que le bloc central a les moyens de se diviser ? Moi je pense qu'à la fin des fins il faudra qu'il y ait un candidat, c'est évident si on veut se qualifier au second tour. Pour l'instant, moi je défends un candidat LR et j'espère que ce candidat LR nous verrons.
La politique c'est aussi des propositions, c'est aussi un programme et ce n'est pas anticiper, ce n'est pas faire déjà des accords ou engager des discussions sans savoir ce que pensent les autres personnes. Moi je ne sais pas ce que proposera M. Attal, je le dis très clairement. M. Attal il propose des discussions
déjà.
Oui mais d'accord mais les discussions sur quelle base, avec quel programme. Moi encore une fois, je sais ce que pense notre famille politique, je sais ce que pense quelqu'un comme Bruno Retailleau, je ne sais pas très clairement ce que pense M. Attal, quel sera son programme ni même M. Philippe même si je devine certaines de ses propositions. Il a déjà commencé à les ébaucher largement. Moi je pense que et c'est important encore une fois je le redis que notre famille politique qui vient de gagner les élections municipales puisse faire entendre sa voix, puisse avoir un programme qui soit porté, incarné et c'est pour ça que… Mais juste de quelle manière ?
Est-ce que vous êtes plutôt primaire ouverte, primaire fermée ou choix de Bruno Retailleau puisque c'est désormais l'alternative ? Écoutez ça, c'est aux militants clairement d'en décider. Moi je pense que je ne suis pas un adepte de la primaire, vous l'aurez compris. Vous êtes plutôt choix de Bruno Retailleau. Donc clairement je pense qu'à un moment donné on doit avoir une voix qui soit portée par celui qui incarne notre famille politique. Ce serait moins douloureux ? C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'on voit bien que vous avez quand même un choix énorme à droite en termes de candidature bien plus encore que les autres sur l'échiquier politique. Ça réglerait le problème ?
Non mais ça c'est une richesse. Pardon, je le dis très clairement, ça c'est une richesse d'avoir beaucoup de candidats. Qui peut être mortifère aussi, voire franticide. Qui peut être mortifère, c'est pour ça que je ne suis pas un farouche partisan des primaires. Après je suis très clair, s'il doit y avoir, si c'est le seul moyen d'arriver à pouvoir départager, pourquoi pas ? Mais il reviendra alors aux uns et aux autres d'en discuter. Comment il s'est passé le bureau politique hier ? Est-ce qu'il n'y a pas eu de totale unanimité sur cette décision ? Quasiment, il y a eu quasiment et puis je crois que c'était... C'était quoi les voix divergentes ?
C'était un engagement, il y a eu moins de cinq voix divergentes. Mais qui disaient quoi ? Je pense... qui souhaitaient qu'on aille plutôt sur une primaire ouverte dès maintenant.
Comme David Lysnard, par exemple ?
Comme David Lysnard, mais je respecte tout à fait ce choix. Et puis, bureau politique, c'est aussi l'expression d'une pluralité de visions qui est tout à fait respectable. Ça n'est pas nécessairement la mienne. En revanche, moi je fais partie, comme je viens de vous le dire, de ceux qui pensent que l'aspect programmatique... Vous savez, les Français, quand ils nous regardent, on n'est pas dans un concours qui vise à opposer ou à départager des personnalités. Ils veulent que ces personnalités, elles s'engagent sur un programme, qu'elles répondent à leurs problèmes du quotidien.
C'est-à-dire qu'on traite de la sécurité, qu'on traite des problèmes économiques de notre pays, qu'on traite des questions de la dette, du pouvoir d'achat, des questions de mobilité. C'est ça qui intéresse les Françaises et les Français. Et si nous ne sommes pas, nous, les Républicains, en capacité d'apporter des solutions, alors quel est notre avenir ? Je le dis très clairement. Avant la présidentielle, il y a des sénatoriales. En septembre, la moitié du Sénat sera renouvelée, 130 sénateurs dans votre groupe à l'heure actuelle. J'imagine que vous avez sorti les calculettes depuis le 15 mars. Combien après les sénatoriales ?
C'est très difficile de le dire parce qu'on n'est pas que sur des considérants politiques, il y a aussi des considérants locaux. Ce qu'on peut dire, c'est que la séquence municipale nous conforte plutôt, là où nous aurions dû vraisemblablement perdre un certain nombre de sénatrices et de sénateurs si on regardait les projections. Elle ne vous conforte pas partout dans les actes maritimes ? J'ai bon espoir. Par exemple, vous avez cinq sénateurs, vous pensez sortir avec... Bien sûr, mais typiquement, nous redoutions la perte d'une commune comme Toulon, d'une grande ville comme Toulon, ça n'a pas été le cas. Avignon a basculé.
Nous avons, dans des territoires où nous pensions perdre un certain nombre de sièges, la capacité à stopper une éventuelle hémorragie. Donc ça s'équilibrera ? Vous resterez à peu près dans le même étiage pour vous ? Je l'espère, nous perdrons peut-être quelques sénatrices et sénateurs, mais nous ferons tout pour que cette perte soit la plus limitée. Est-ce que vous craignez aussi de perdre des sénateurs, pas seulement dans les urnes, mais parce qu'il y aura probablement la création d'un groupe RN et des sénateurs de chez vous qui seront tentés de le rejoindre ? Nous verrons, on fera tout pour que ce ne soit pas le cas. Vous pouvez... Vous allez convaincre de rester ?
Écoutez, d'abord, on s'adresse à celles et ceux qui sont grands électeurs. Dans les grands électeurs, vous avez des élus qui sont élus dans des communes de moins de 500 habitants dont les considérants ne sont pas nécessairement les mêmes que dans des villes de plus de 100 000 habitants. L'élection sénatoriale, c'est aussi cela. Cela nécessite d'avoir un regard approfondi sur des situations qui, comme je vous le disais, ne procèdent pas uniquement d'une lecture partisane ou politique. Je pense que beaucoup de collègues sénatrices et sénateurs nous le rapportent et nous le disent les élus de leur territoire.
Ils veulent aussi que ceux qui les représentent puissent traiter leurs problématiques d'élus du quotidien. Mais pardon, je reviens aux Alpes-Maritimes parce que c'est un cas assez emblématique. Vous avez la totalité des sénateurs du département qui l'avez perdue. Il y a fort à parier que la perte de la ville de Nice est une incidence sur les élections sénatoriales. Voilà. Il y aura d'autres endroits où nous espérons gagner des sénatrices et des sénateurs. C'est pour ça que j'espère et nous ferons tout pour que les pertes soient compensées par des gains.
Pour l'instant,
c'est trop tôt pour le dire parce que comme vous le dites fort justement, dans ce département-là, il y a eu d'autres élections municipales que la ville de Nice. Un dernier mot sur un sujet parlementaire puisqu'on a appris hier que les textes fin de vie qui auraient dû être examinés la semaine prochaine au Sénat seront finalement reportés au mois de mai. Est-ce que vous approuvez ce report et est-ce que vous souhaitez qu'il soit examiné avant l'été où vous dites qu'il vaut mieux attendre la fin des sénatoriales ? Les posteurs ont fait une tribune lundi chez un de vos confrères, le Figaro, pour dénoncer justement les conditions d'examen de ce texte.
Et je crois que que l'on soit pour ou contre, quelle que soit la position, on peut regretter les conditions de travail sur un texte aussi important. Un texte quand même qui a un virage anthropologique, un texte sociétal, un texte qui nécessite qu'on puisse travailler dans des conditions apaisées, que l'on puisse entendre et auditionner celles et ceux qui le souhaitent. Nous avoir inscrit initialement ce texte au sortir de la coupure pour les élections municipales quand on est au Sénat, vous en conviendrez, ce n'était peut-être pas le meilleur calendrier. On a demandé clairement au gouvernement qu'on puisse avoir de meilleures conditions de travail.
Je crois vraiment que le sujet le nécessite. Dernière question, Fabrice ? Oui, qui est assez personnel, Mathieu Darnot, si vous me permettez. Vous êtes de plus en plus perçu comme futur président de Sénat et je me demandais si le poste vous plairait. Écoutez, moi je suis président du groupe, croyez-moi, dans la période, c'est une tâche qui nécessite beaucoup d'investissement. Je suis très attaché à mon département de l'Ardèche, j'y passe beaucoup de temps. qui serait très heureux de vous avoir comme président du Sénat. Non, mais écoutez, la question ne se pose pas. Nous avons un excellent président du Sénat avec qui je m'entends et avec qui nous travaillons avec confiance, complicité.
Moi, j'aspire à ce qu'il reste, c'est qu'il demeure président du Sénat le plus longtemps possible pour l'institution. Moi, je prends part au quotidien à faire en sorte que notre groupe puisse, notamment par rapport à ce que vous disiez à l'instant, faire en sorte que le calendrier législatif puisse aussi répondre aux aspirations des Françaises et des Français qui, je vous le dis, parce que j'étais candidat au municipal et je me suis livré un exercice que j'adore, c'est-à-dire le porte-à-porte pour écouter, pour prendre un peu le pouls des territoires.
Et j'ai perçu chez certains de nos concitoyens quelques critiques par rapport au fait que le Parlement, dans cette période, pourrait examiner des textes qui ont un peu plus de souffle qui permettraient de répondre à leur attente. Vous voyez, moi, je pense qu'aujourd'hui, ma mission, c'est celle-là, c'est de faire en sorte que les textes qui seront proposés par notre groupe politique puissent être des textes utiles pour le pays. Merci beaucoup, Mathieu Darnot, d'avoir été notre invité. La une du progrès, Fabrice, pris de l'essence entre colère et débrouillée avant de voir, justement, les unes des autres quotidiens régionaux. C'est l'heure de notre reportage en région.
Mathieu Darnot, c'est un sujet de préoccupation dans nos territoires sur lequel le Sénat s'est penché depuis 20 ans. La France a perdu près de 4000 officines selon l'Ordre national des pharmaciens. C'est un sujet très important. Et c'est un phénomène qui touche particulièrement en fin de carrière ont toutes les peines du monde à trouver des repreneurs. C'est le cas de ces deux associés à Savigny-sur-Bray. On est dans Loire-et-Cher. Elles souhaitent prendre leur retraite mais depuis plus d'un an, elles n'ont reçu aucune proposition de reprise. On regarde ce reportage de nos partenaires de Vannes-de-Loire-TV. Il est signé Hélène Chapelet.
À 65 et 67 ans, Gisleine et Catherine aimeraient bien passer la main. Cela fait déjà 24 ans qu'elles délivrent les médicaments prescrits aux habitants de Savigny-sur-Bray ou qu'elles les conseillent en cas de rhume ou de baisse de vitalité. À l'heure de la retraite, elles souhaiteraient trouver un repreneur pour leur commerce, une démarche engagée depuis deux ans mais qui n'aboutit pas. Ce n'est pourtant pas la clientèle qui manque. J'habite à Savigny depuis 45 ans et donc j'y viens à Savigny à la pharmacie parce que c'est mon cœur de village. Je tiens ma commune, je tiens au commerce mais pour tout le monde c'est super important la santé.
Mon médecin, il est à 25 mètres d'ici mais je prends mes médicaments ici depuis plus de 20 ans. Alors pour les personnes âgées qui n'ont pas de possibilité de se déplacer, c'est mieux qu'il reste une pharmacie. L'officine affiche un chiffre d'affaires de plus d'un million d'euros et fait vivre à 4 personnes. Comme le village est situé dans une zone France Ruralité Revitalisation, les repreneurs pourraient bénéficier d'une exonération d'impôts sur les bénéfices pendant 5 ans. Des arguments convaincants mais rien ne se passe et les clients s'interrogent. Ils sont au courant depuis le départ.
On avait même mis des annonces sur Facebook qu'ils ont partagé pour essayer de nous trouver quelqu'un et chaque jour il y a toujours quelqu'un qui nous demande alors vous en êtes où et moi je leur réponds vous nous avez trouvé quelqu'un ? On se donne à peu près encore peut-être un an mais s'il n'y a pas de repreneurs on n'aura pas de choix parce que nous nous voudrions puis la santé ne va pas s'améliorer non plus. Alors que les missions confiées aux pharmaciens sont de plus en plus variées le nombre d'officines continue de baisser en France. 260 pharmacies ont mis la clé sous la porte en 2024.
Et si on va regarder ce qu'est la une de nos quotidiens régionaux on commence par la guerre au Moyen-Orient qui continue et les prix de l'énergie qui poursuivent leur hausse.
Oui alors que l'Iran et les Etats-Unis négocieraient pour mettre un terme au conflit hier Roland Lescure le ministre de l'économie a parlé d'un nouveau choc pétrolier au risque de peser sur la croissance française le journal Télégramme fait un point sur l'impact concret de la guerre sur les prix il y aura des conséquences non seulement sur les carburants mais aussi sur le pouvoir d'achat des français les détails dans le Télégramme ce matin Et les professionnels tirent la sonnette d'alarme ça fait la une de la dépêche du midi la hausse du pétrole se traduit par des prix inédits à la pompe les pêcheurs transporteurs agriculteurs paient déjà le prix fort l'impact pourrait être majeur pour l'économie et pour la région Occitanie selon la dépêche La solution passera peut-être par le renouvelable Encore faut-il que les réseaux de distribution fonctionnent ce qui n'est pas le cas en Nouvelle-Aquitaine Sud-Ouest parle ce matin de friture sur la ligne la région est la première de France en termes de production d'énergie verte et notamment de photovoltaïque le problème c'est que la distribution ne suit pas en conséquence les projets lancés par les collectivités sont freinés ou tout simplement mis à l'arrêt explication de le journal Sud-Ouest aujourd'hui Auriem Et Peugeot veut se relancer Oui la marque qui avait râpé plus d'un million de véhicules pour des défaillances constatées sur le moteur PureTech a présenté hier un nouveau moteur le Turbo 100 la présentation a été faite sur le site historique de Sochaux comme l'explique le journal l'Alsace le Turbo 100 sera garanti 8 ans objectif rétablir la confiance des consommateurs Auriem Allez on termine avec les municipales encore et toujours Oui mais on les a beaucoup couverts sur Public Sénat mais c'est vrai qu'on n'a peut-être pas assez parlé on n'en a peut-être pas assez fait sur le duel entre Hitler et Zelensky L'Est-Éclair revient sur le buzz mondial qu'a suscité l'affrontement entre les candidats Charles Hitler et Antoine Renaud-Zilensky dans la petite commune d'Arcy-sur-Auge le buzz a été tellement fort raconte le journal qu'on a complètement éclipsé la campagne électorale de cette commune de 2800 habitants séance de rattrapage dans l'Est-Éclair pour aller au-delà de la simple victoire d'Hitler maire sans étiquette de centre droit qui explique avoir du mal à vivre les moqueries concernant son nom On le comprend Allez on va continuer à parler de ces municipales avec la presse régionale à Poitiers Bonjour Delphine Blanchard Merci d'être avec nous journaliste à la Nouvelle République Delphine Avec vous on revient sur les municipales et c'est une page écolo qui se tourne à Poitiers
Oui L'écologiste Léonore Monconduit avait ravi la mairie de Poitiers en 2020 aux socialistes qui tenaient le but de 77 mais dimanche Anthony Brot a mis fin à un mandat écologiste ancien macroniste fils d'un maire socialiste Anthony Brottier a 39 ans et était jusqu'ici élu de l'opposition municipale Certains le placent au centre droit notamment pour sa mesure sur l'armement de la police municipale d'autres le voient au centre gauche pour son attention programmatique envers les quartiers la préfecture de la Vienne elle n'avait pas tranché en le qualifiant tout simplement de divers centres et c'est peut-être justement cette modération qui a plu au poids de 20 qui l'ont largement arrivé en deuxième position au premier tour il a gagné plus de 6000 fois au second tour il est élu avec 47% contre 40 pour Léonore Monconduit Alors qu'est-ce qui a fait perdre cette dernière ?
Sans doute en partie son union avec la liste PC-LFI Anthony Brottier le modéré a joué la carte à fond du barrage contre les insoumis et surtout il a réussi à siphonner les voix du parti socialiste le candidat PS il aurait pu se maintenir avec 11% au premier tour mais en apprenant l'alliance des Verts avec LFI il a fait le choix de retirer sa liste en n'appelant pas clairement à voter Anthony Brottier mais en revanche en appelant à faire barrage aux insoumis donc ses électeurs ont compris le message Anthony Brottier va donc devenir maire ce vendredi 27 mars et Léonore Monconduit elle, elle va contenir le premier parti de position avec un élu LFI et puis surtout il n'y aura plus aucun représentant du PS au sein du conseil municipal ce n'était donc pas arrivé depuis 1917 tandis qu'il y aura deux sièges pour le RN qui a fait son retour dans l'hémicycle le jeune candidat du parti totalement inconnu avant le premier tour des élections débarqué à Poitiers depuis qu'il peut et il a réussi à faire plus de 10% au premier tour et 7% au second tour
On a un point très complet sur Poitiers-Delphine comment ça s'est passé chez vos voisins à Châtellerault ?
À Châtellerault c'est un cas assez unique en France qui s'est joué dimanche soir parce que la prochaine maire de Châtellerault sera la candidate qui est arrivée en quatrième position au premier tour je vous fais vite fait un petit retour en arrière six listes se sont qualifiées au soir du premier tour avec le RN arrivé en tête une seule liste a fait le choix de fusionner pour un barrage républicain il s'agissait donc de la candidate centriste arrivée en quatrième position et d'un autre candidat du centre arrivée lui en cinquième position d'un cheveu ils sont arrivés en tête ce 20 mars juste devant le RN donc et le premier parti d'opposition sera donc le Rassemblement National dont la chef de file a été parachutée depuis Bordeaux il y a deux ans seulement à Châtellerault dans la Vienne vous le voyez les cartes d'épendance politiques ont totalement été redistribuées reste à voir maintenant le travail au quotidien par tous au sein des conseils municipaux et surtout sur le terrain en face des citoyens
Merci beaucoup Delphine la une de la Nouvelle République c'est un autre sujet école publique la tension monte merci d'avoir été avec nous pour nous parler de ces municipales et des enseignements attirés et on va en parler avec vous bonjour Pablo Piovivien bonjour merci d'être la rédacteur en chef de la revue Regards et le journaliste politique Louis Morin est également avec nous bonjour Louis bonjour Ariane on va revenir sur les enseignements à droite dans quelques instants mais à gauche puisqu'on parlait de Poitiers qui a donc été perdu par les écologistes comment vous les qualifiez ces municipales Pablo pour la gauche qu'est-ce que vous en retenez est-ce que vous en retenez certaines victoires est-ce que vous en retenez une forme d'échec de l'alliance LFIPS une guerre des gauches dans plusieurs villes Indubitablement une guerre des gauches d'ailleurs une guerre des gauches qui ne s'est pas arrêtée c'est-à-dire que en gros il y a trois mois le parti socialiste et la France insoumise se tapaient dessus il y a eu la campagne de premier tour où la plupart du temps ils sont partis en ordre dispersé ils se sont tapés dessus et après alors même qu'il y avait des alliances entre le parti socialiste et la France insoumise dans de nombreuses villes et bien ils ont continué à se taper dessus avec ce point d'orgue qui a été pour moi l'annonce par Paul Vanier qui est un des cadres importants de la France insoumise de l'alliance à Nantes entre la France insoumise et le parti socialiste et en fait en annonçant cette alliance Paul Vanier a insulté il n'y a pas d'autre mot Johanna Roland en disant en gros que c'était vraiment une girouette la mère de Nantes en disant que c'était vraiment une girouette puisque quelques semaines auparavant elle disait qu'elle ne voulait pas faire d'alliance avec les insoumises avec les insoumises alors même que Paul Vanier était partie prenante de cette alliance puisque c'était la France insoumise et le parti socialiste donc même pendant la campagne ils ne se sont pas arrêtés et là on voit depuis dimanche soir et bien ils continuent en fait tout est à couteau tiré savoir en vérité quand on regarde la gauche à conserver de nombreuses villes il y a même eu des conquêtes il y a même eu des conquêtes donc le bilan n'est pas le bilan est à contraster il n'est pas du tout négatif mais c'est vrai que ça n'augure rien de bon quant à la perspective de 2027 et la nécessaire unité de la gauche si à un moment elle entend l'emporter au moins passer le premier tour en 2027 Et Louis juste avant de faire agir on va écouter Patrick Cannaire le président du groupe socialiste ici au Sénat sur ce sujet il était au micro de Jérôme Ravier
C'est une élection en demi-teinte pour les socialistes puisque nous sommes bien implantés très bien implantés même dans les métropoles c'est une évidence mais manifestement nous voyons que nous perdons du terrain sur notamment le périurbain et les territoires ruraux donc il faut analyser ses forces, ses faiblesses pour préparer l'échéance principale qui est l'échéance présidentielle
Quelles conséquences de ces élections pour l'EPS en vue de la présidentielle ?
Eh bien ça va être très compliqué en vue de la présidentielle parce qu'on voit bien Pablo l'a très bien décrit au niveau local il y a eu beaucoup de divisions malgré les quelques accords techniques puisque c'était le terme officiel qui en est en plus assez ridicule il faut bien le souligner ça n'a pas convaincu grand nombre d'électeurs ce terme finalement c'était symptomatique d'un parti socialiste qui n'assume pas sa position tant au niveau local qu'au niveau national parce que si Pablo l'a décrit au niveau local hier il y avait un bureau national du parti socialiste donc au niveau national et ça a été une foire d'empoigne vous aviez Boris Vallaud donc le patron des députés PS qui s'en est pris à Olivier Faure sur en fait l'absence de stratégie parce que la réalité c'est que le positionnement global du parti des socialistes n'a pas été clair du tout on a eu effectivement des positionnements locaux qui ont différé selon les territoires et puis on n'a pas eu de doctrine au niveau national si ce n'est que justement il n'y en avait pas vous savez ce qu'il y a de pire sur le fait d'avoir une mauvaise stratégie et bien c'est de ne pas en avoir du tout et la réalité c'est qu'aujourd'hui le parti socialiste est dans cette situation résultat rien n'est clair et les électeurs socialistes sont évidemment complètement déboussolés complètement perdus alors même que et bien dans cette élection LFI a été très clair LFI eux sont restés sur leur positionnement on le voit bien ils ont d'ailleurs eu des résultats qui étaient tout à fait et bien satisfaisants sur un certain nombre de territoires ils ont progressé à Paris Sophia Chikirou a créé la surprise au premier tour avec un peu plus de 11% au deuxième elle a fait 8% elle a perdu 3 points mais alors même que le contexte national ne leur était pas particulièrement favorable parce que par exemple il y a eu la mort de Quentin donc grosse polémique en pleine campagne et bien finalement LFI a réussi à faire mieux que sauver les meubles Vous parliez de Boris Vallaud Louis même tonalité ce matin chez Carole Delga la présidente de la région occitanique on écoute
Est-ce que le parti socialiste contrairement à LFI il y a une démocratie interne hier soir c'est très grave puisque Olivier Faure a refusé de mettre en débat ce texte et d'avoir un vote ce qui démontre qu'il était assuré d'être en minorité donc moi je redemande à ce qu'il y ait une position claire sur le projet socialiste Le texte dont vous parlez c'est un texte qui ne peut pas être compatible avec celui de LFI
Oui j'entends ce que dit Carole Delga et ce que dit aussi Louis Morin mais le problème c'est qu'on ne peut pas réduire le positionnement d'un parti à juste de savoir si oui ou non ils vont s'allier avec un autre parti parce qu'aujourd'hui j'ai l'impression que c'est que comme ça qu'ils arrivent à se définir en fait au parti socialiste leur identité se réduit à alors Carole Delga elle dit qu'il ne faut surtout pas avec la France insoumise et puis Olivier Faure il dit écoutez pourquoi pas à certains moments et Pierre Jouvet il dit non en fait le parti socialiste doit être en capacité de faire une proposition aux français et il ne peut pas juste dire écoutez on va reprendre tout le programme de la France insoumise c'est juste qu'on n'aime pas les cadres et les gens et leur façon de parler de ce programme ce n'est pas possible d'avoir juste une différence qui soit une différence de ton une différence de forme il faut que le parti socialiste mais moi ça fait longtemps que je le dis se pose la question de qu'est-ce qu'il veut proposer aux français où est-ce qu'il a envie de nous emmener est-ce qu'il a envie d'être juste en gros une nuance du macronisme une nuance une courroie pour ajuster le système dans lequel on est ou est-ce qu'il a envie de faire une vraie proposition de système alternatif est-ce qu'il a envie d'être une gauche de rupture ou une gauche d'accompagnement et tout ça aujourd'hui je ne le sais pas je ne sais pas ce qu'il propose et c'est pour ça qu'ils sont un peu perdus c'est pour ça qu'il y a autant de débats c'est pour ça qu'il y a Louis parlait d'électeurs ou de sympathisants socialistes déboussolés oui ils le sont mais ils ne le sont pas de savoir si oui ou non il y a un accord avec la France insoumise ils le sont parce que le projet du parti socialiste est tout sauf clair Boris Vallaud finalement c'est celui qui parle le mieux du résultat de ces élections municipales il dit on a gagné des victoires mais on n'a pas gagné ces élections et finalement aujourd'hui au quasi lendemain de la mort de Lionel Jospin qui représentait la gauche plurielle aujourd'hui on a la gauche plurien la réalité comme vient de le dire Pablo c'est qu'on n'a pas de lisibilité on ne sait pas quel est leur programme alors ils ont une chance quand même ils ont une chance aujourd'hui à gauche c'est l'effondrement du macronisme parce que ces élections c'est aussi ça qui est intéressant c'est de constater que finalement le parti d'Emmanuel Macron alors faut-il dire le parti d'Emmanuel Macron ou celui de Gabriel Attal ça c'est un débat que je laisse à chacun le soin de trancher mais effectivement on voit bien que c'est l'effondrement total en termes de résultats à part Antoine Armand qui en plus partageait en réalité sa liste avec LR il n'y a pas beaucoup de victoires et l'humain d'Annecy et Thomas Cazenave à Bordeaux et Thomas Cazenave à Bordeaux vous avez raison de le souligner mais sinon il n'y a pas beaucoup de victoires propres au macronisme mais d'ailleurs c'est intéressant on pourrait se demander si le macronisme finissant ne va pas se réincarner ne va pas renaître en fait dans ce qu'il était auparavant et donc du coup ce que je pense qu'il sera demain c'est-à-dire à la fois le parti socialiste et les républicains parce qu'il est totalement le macronisme aujourd'hui est totalement miscible en fait dans ces deux forces le retour sur la droite gauche bah oui mais ça c'est ce qu'on a vu dans ces municipales ça c'est le grand enseignement c'est le retour au bipartisme c'est-à-dire que vous avez une gauche qui est plus ou moins unique qui se tape dessus etc mais quand même qui au bout d'un moment arrive à se réunir ou au moins les électeurs font cette réunion et d'un autre côté vous avez une droite qui a repris un peu du poil de la bête et une droite qui a repris du poil de la bête notamment grâce à son extrême droite il y a une union de fait aujourd'hui entre la droite et l'extrême droite du rassemblement national Juste très rapidement effectivement c'est très intéressant ce que vous dites Pablo parce que le bilan de ces municipales c'est effectivement l'hyperpolarisation du débat public qui revient alors qu'on pensait que Jean-Luc Mélenchon était balayé parce que justement il était trop radical ce qu'il élabore de manière stratégique finement depuis quelques mois qu'il multiplie les dérapages là encore il y a quelques jours tout blanc tout moche on voit bien qu'effectivement tout cela est réfléchi de la part de Jean-Luc Mélenchon c'est évidemment pas de manière un dérapage fortuit on a véritablement un débat qui se repolarise entre deux pôles qui est en train de se reconstituer et la réalité c'est qu'aujourd'hui le parti socialiste n'a pas réussi à trouver son positionnement exact dans ce débat public et justement on va écouter ce que dit Manuel Bompard du parti socialiste c'était ce matin sur RTL du parti socialiste Manuel Bompard non mais ce qu'il dit du parti socialiste ce que Manuel Bompard dit du parti socialiste c'était ce matin sur RTL le parti socialiste s'occupe de ses affaires qu'il arrête de s'en prendre à nous qu'il arrête de nous attaquer le résultat de ces élections municipales c'est que la gauche dite traditionnelle s'affaisse et que la gauche de rupture que représente la France insoumise progresse moi je m'adresse aux citoyennes et aux citoyens y compris à certains qui peuvent voter socialiste je leur dis franchement vous avez rien à tirer de ces gens là donc nous on va avancer pour la prochaine élection présidentielle il y a eu certes des alliances mais les fractures sont là les fractures sont là après moi ce qui me fait marrer mais ça vaut pour Manuel Bompard comme à peu près pour tous les partis c'est qu'ils sont tous arrivés dimanche soir et lundi matin en nous expliquant que franchement c'était une formidable victoire pour leur formation politique que ce soit les socialistes les insoumis les LR le RN tout le monde avait gagné ces élections municipales on a dit
c'est l'école des fans
l'école des fans exactement donc là Manuel Bompard ne fait pas il va parfaitement dans ce tableau là oui mais ce qu'il raconte moi je suis assez d'accord avec lui c'est-à-dire que passer son temps à taper sur la France insoumise et à dire la France insoumise c'est caca boudin on n'en veut pas ça ne mènera pas très loin le parti socialiste mais ça vaut aussi pour la France insoumise parce que moi qui suis Jean-Luc Mélenchon je regarde tous ses meetings je regarde toutes ses prises de parole je lis ses notes de blog etc et ce que je vois c'est que en fait il est de moins en moins je trouve dans le fond c'est-à-dire qu'il fait de moins en moins de propositions vous savez avant il faisait des grands trucs sur la mer sur l'espace etc il faisait de l'éducation populaire de façon très costaude aujourd'hui Louis a tout à l'heure parlé de ses petites blagounettes j'ai un peu l'impression qu'il s'est transformé en stand-upper il fait beaucoup rire son assemblée en fait en permanence mais voilà sur les questions il se moque beaucoup il insulte beaucoup ses anciens partenaires de la nupesse mais sur le fond j'ai l'impression qu'il a un peu lâché le truc ça l'intéresse un peu moins c'est beaucoup plus drôle c'est vrai de se moquer de l'ancien maire de Saint-Denis ou d'Olivier Fort qui serait une girouette ce qu'il faut dire c'est que justement cette stratégie de Jean-Luc Mélenchon est là aussi très réfléchie puisqu'il va à la recherche d'un électorat périurbain de banlieue et donc il adapte aussi son discours il voit bien que ce qui marche c'est pas tant de faire des grands discours avec beaucoup de propositions mais au contraire c'est d'être extrêmement clivant d'être très présent dans les petites phrases dans les dérapages également malheureusement parce que ça fait mal à la démocratie moi je suis convaincu que lorsque je pense que c'est pas tant le périurbain qui est friant de ça que dans les médias on passe notre temps à commenter ces petites phrases de Jean-Luc Mélenchon très probablement effectivement qu'il y a aussi une réflexion vis-à-vis des médias mais vis-à-vis des médias on parle à un électorat et la réalité c'est que lorsqu'il fait des dérapages antisémites à répétition il sait ce qu'il fait et il sait quel électorat est-ce qu'il veut séduire en faisant cela il polarise le débat public à l'extrême c'est son positionnement et aujourd'hui on ne peut pas douter on ne peut pas douter de la volonté antisémite de Jean-Luc Mélenchon lorsqu'on voit qu'il y a autant de dérapages je ne supporte pas en fait lorsqu'on associe ce que je vais reprendre vos mots les gens qui habitent ces territoires périurbains et l'antisémitisme en fait imaginez que parce que on balance des trucs antisémites à la télé ou sur les réseaux sociaux ça va attirer un certain électorat qui habiteraient dans ces zones périurbaines j'avoue que ça m'est totalement insupportable c'est évidemment pas ce que moi je dis c'est tout simplement une réflexion vis-à-vis des dérapages de Jean-Luc Mélenchon qui se reproduisent et évidemment on ne peut que s'interroger sur ces dérapages-là sachant que Jean-Luc Mélenchon est évidemment très fort de stratégie puisque genre encore une fois il n'y a pas plus d'antisémitisme dans certains quartiers que dans d'autres donc je veux dire tout ça n'a pour moi pas beaucoup Ah si pardon Pablo mais il y a plus d'antisémitisme évidemment territorialement dans certaines zones territoriales de la France que dans d'autres il suffit de lire les rapports du ministère de l'Intérieur avec les chiffres de l'antisémitisme Je suis d'accord ils sont très alarmants ils ne sont vraiment pas bons du tout mais il n'y a pas écrit il y a plus d'antisémitisme dans telle ville que dans telle autre ville je suis vraiment désolé Vous avez l'effet par département Pablo ?
Oui mais alors ?
Vous voyez bien qu'il y a une géographie territoriale qui démontre qu'il y a des départements dans lequel Parce que le temps file on va parler de ce qui se passe à droite où là aussi les regards sont tournés vers 2027 Edouard Philippe a confirmé hier soir sa candidature mais il a des interrogations tout comme Gabriel Attal sur la ligne des Républicains on va l'écouter il était hier soir en 20h Je travaille avec Bruno Retailleau je ne suis pas toujours d'accord avec lui mais j'essaie de faire en sorte que nous puissions nous parler ce que je constate c'est qu'il a réintroduit en tout cas il a paru réintroduire un doute sur la ligne tactique idéologique et politique des Républicains elle a été corrigée par le président Larcher et par d'autres j'espère qu'elle ne bougera plus Est-ce que ces municipales ont fait naître un flou ou pas sur la ligne des Républicains dans son rapport avec le Rassemblement National et Reconquête Louis ?
Alors un flou je ne sais pas ce qui est sûr c'est qu'effectivement le positionnement de Bruno Retailleau a rebattu un peu les cartes par rapport à ce qu'il y avait auparavant c'est-à-dire tout simplement ne pas prendre position pour Christian Estrosi à Nice puisqu'on ne parle essentiellement que de cela sans prendre position pour Eric Ciotti sans prendre position et vous avez raison de le souligner pour Eric Ciotti et même en prenant une certaine distance puisqu'il a souligné par ailleurs qu'Eric Ciotti avait troublé le jeu qu'il n'avait participé à la division de la droite donc en prenant une réelle distance vis-à-vis d'Eric Ciotti effectivement ça montre un trouble effectivement au sein du positionnement que l'on pouvait connaître traditionnellement à droite ce qu'il faut souligner par ailleurs c'est que vous avez également le parti reconquête avec notamment Sarah Knafo qui oeuvre plus que jamais pour l'union des droites avec sa candidature à Paris qui n'était destinée qu'à cela Sarah Knafo savait très bien qu'elle n'allait pas gouverner Paris elle savait très bien qu'elle n'allait pas gagner la ville mais ce qu'elle voulait c'était tout simplement forcer la droite et donc la candidature LR en la personne de Rachida Dati à faire une union elle n'y est pas parvenue mais en tout cas elle a démontré qu'elle pouvait peser dans le débat public et qu'aujourd'hui si la droite traditionnelle voulait gagner les prochaines élections elle ne pouvait pas faire l'économie Et est-ce que ça a nuit vous qui avez suivi de près la campagne de Rachida Dati est-ce que ça a nuit à Rachida Dati est-ce que ça explique en partie son score ou pas ?
Alors en tout cas ce qui est sûr c'est que ça a été compliqué pour Rachida Dati au second tour de faire face aux attaques de la gauche qui l'ont présentée comme étant la candidate d'extrême droite parce qu'elle avait obtenu le soutien de Sarah Knafo alors même qu'elle n'a pas fait d'accord avec Sarah Knafo mais en tout simplement en ayant le soutien d'eux elle est apparue comme étant la candidate d'extrême droite auprès d'une partie de l'électorat de gauche qui s'est surmobilisée lorsque vous regardez réellement le changement de vote que vous avez eu entre les deux tours à Paris la réalité c'est que vous n'avez pas eu de report de vote massif de l'électorat de centre-gauche Bournazel vers Emmanuel Grégoire mais vous avez eu une surmobilisation de l'électorat de gauche traditionnel parce que justement il y avait la crainte d'un candidat de droite soutenu par l'extrême droite Oui ce qu'on voit avec Rachida Dati mais comme avec beaucoup de cadres des républicains c'est que quand même il faut appeler un chat un chat il y a une résistance à cette alliance qui pourrait exister entre la droite traditionnelle et l'extrême droite du rassemblement national quand on écoute Gérard Larcher Xavier Bertrand Valérie Pécresse ça freine des quatre fers et ça dit non d'ailleurs il y a eu des exclusions de plusieurs personnes membres des LR qui avaient voulu faire des alliances au niveau local pour ces municipales avec le rassemblement national en revanche il y a et ça on le voit dans les études d'opinion il y a une réunion des électorats il y a des électorats que ça soit du côté du rassemblement national mais aussi du côté des sympathisants LR une volonté de faire des alliances de tisser des liens avec le rassemblement national si ça permet après de remporter des élections notamment face à la gauche que de toutes les façons ils mettent dans un grand sac qui s'appelle l'extrême gauche et donc et ça moi je me demande en fait jusqu'à quand d'ailleurs Rachida Dati elle est un peu le témoin de ça Rachida Dati elle a lutté en fait pour ne pas accepter la main tendue par Sarah Knafo qui pourtant je pense était plus ou moins demandée par une partie y compris de ses électeurs pour remporter Paris et elle a résisté et elle a dit non alors au début elle a dit je vais prendre des gens sur la liste mais ceux qui sont républicains mais je ne peux pas faire une annonce avec le conquête pour avoir suivi la campagne de l'intérieur elle n'a jamais à aucun moment voulu prendre des colistiers de Sarah Knafo elle l'a dit sur CNews sur CNews elle dit je viens prendre
les anciens républicains mais je ne prendrai je ne ferai jamais d'annonce avec le conquête elle n'a dit expliquement elle n'a jamais
à aucun moment voulu prendre de candidats si vous voulez mais elle a résisté à ça donc elle a résisté à cette demande et finalement elle a fini par perdre parce qu'elle a quand même laissé un flou etc pareil Bruno Retailleau en fait il laisse un flou sur Estrosi, Ciotti il laisse un flou combien de temps ça va durer vu que les électorats poussent en fait à ce rassemblement ça j'espère que les cadres LR travailleront leurs sympathisants à refuser en fait cette alliance ces alliances de la honte qui pourraient exister à l'avenir parce que notamment on pense à 2027 est-ce qu'en 2027 le candidat ou la candidate des LR apportera son soutien pour le deuxième tour à Jordan Bardella et Marine Le Pen justement on va voir ce qu'elle dit de cette union des droites qu'elle était ce matin sur France Inter
pas l'union des droites mais même si Ciotti y croit si vous voulez que j'aime beaucoup par ailleurs et pour lequel j'ai beaucoup d'amitié je ne crois pas à l'union des droites moi je crois à l'union des français à l'union de l'ensemble du peuple français c'est ça qui en réalité nous permettra de sauver le pays la présence c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec le peuple tout le peuple et donc il n'est pas question de s'adresser exclusivement aux électeurs de droite
pas d'union des droites dit Marine Le Pen elle en appelle aux électeurs oui c'est assez curieux parce que finalement c'est un positionnement qu'elle a déjà depuis longtemps Marine Le Pen d'en appeler aux électeurs de ne pas vouloir positionner son parti comme étant un parti de la droite radicale mais comme étant un parti hors du spectre politique mais c'est un positionnement qui a montré qu'il ne marchait pas par le passé mais c'est pas un peu le positionnement de Bruno Retailleau aussi d'en appeler aux électeurs de dire jamais d'accord de parti on appelle les électeurs à nous rejoindre oui alors ça a été aussi un positionnement de Bruno Retailleau effectivement il ne voulait pas faire d'accord de parti la réalité c'est que aujourd'hui là aussi on parlait de la situation de la gauche tout à l'heure mais le problème est identique à droite c'est à dire que pour gagner ils n'ont pas la recette miracle et chacun il va de son positionnement on a par exemple Laurent Wauquiez qui lui a appelé une candidature unique d'Edouard Philippe à Sarah Knafo donc on voit bien que la petite musique de l'union des droites est en train de progresser dans le débat public ce qu'il faut souligner c'est qu'il y a encore un an avant la présidentielle et que tout est ouvert pour le moment on ne sait pas exactement comment cela va se passer mais ce dont on est à peu près certain c'est qu'il va y avoir une recomposition du paysage politique d'ici là parce qu'on voit bien que la situation actuelle de la répartition du paysage politique n'est pas tenable dans la durée aujourd'hui d'ailleurs ces résultats avec on en a parlé tout à l'heure l'échec du macronisme mais aussi la progression du RN qui est passée de 22 mairies à 74 fois 3 alors 74 ça reste modeste me direz-vous mais enfin il y a quand même une progression qui fait que le paysage politique ne sera pas le même en 2027 qui ne l'était en 2022 ou en 2017 un dernier mot avec un risque de fracture chez les républicains on a Laurent Wauquiez et David Lissnard qui appellent un candidat à l'ange qu'à reconquête c'est pas le cas évidemment de tous les républicains ah oui hier ils ont fait une grande réunion aux républicains je pense que ça va encore durer pendant longtemps leur petit cirque mais le problème c'est que comme pour le parti socialiste tant qu'ils ne sauront pas exactement ce qu'ils ont à proposer aux français ça sert à rien de vouloir dessiner un périmètre ce périmètre n'a aucun sens ok la droite si vous voulez elle peut aller il y en a même Darmanin a dit que ça pouvait aller de place publique jusqu'à Saracnafo on peut mettre tout et n'importe quoi dans un panier qui n'a pas d'identité donc tant qu'ils n'auront pas construit genre leur proposition aux français est-ce qu'ils veulent est-ce qu'ils sont néolibéraux est-ce que ce sont des conservateurs patriotes nationalistes je sais pas quoi qui trouvent ce qu'ils veulent mais avant de construire le périmètre qu'ils construisent une identité merci Pablo merci Louis mais oui et puis on aura l'occasion évidemment d'en reparler merci beaucoup à tous les deux merci à tous de nous avoir suivis à 15h le retour des questions d'actualité au gouvernement et nous on se retrouve demain très bonne journée Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat