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AutreINA Histoire· 2 juillet 2012 3 minPortrait personnelSécuritéJustice

[Témoignage soldat français séquestré par le FLN]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30André OsignacFait
    « J'ai reçu une bonne raclé. En cet été 62, la guerre d'Algérie est finie. Pourtant, le FLN continue à enlever les Français par dizaine. »
  • 6:30André OsignacFait
    « On avait plus de nourriture ou de la vue semoule, de l'eau pratiquement pas. »
  • 8:30André OsignacFait
    « Ce calvaire va durer 6 mois. »
  • 9:30André OsignacFait
    « Pour la France, en paix avec le nouvel état algérien, Aussignac est un suspect. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Cette époque époque chaotique malgré le cesser le feu, le FLN répliquait aux attentats de l'AS par des enlèvements. Voici le témoignage d'un soldat français qui en a été victime de ces enlèvements. Il a été retenu dans un camp dans des conditions très dures.

Ses compagnons de détention seraient tous morts. Document de Christian Hautin. André Osignac est un rescapé.

En juillet 62, juste après l'indépendance de l'Algérie, ce jeune appelé consigné dans sa caserne à Alger, comme tous ses camarades, sort malgré tout pour acheter des cigarettes. Il tombe alors sur des policiers du FLN. Et là, je me suis trouvé avec un barrage, avec l'impossibilité de me servir de mon arme.

Peut-être heureusement et fouiller ma montre, les papiers et tout euh coup de point, coup de pied, tout était bon. J'ai reçu une bonne raclé. En cet été 62, la guerre d'Algérie est finie.

Pourtant, le FLN continue à enlever les Français par dizaine. André Osignac est emprisonné avec une soixantaine de civils européens avant d'être transférés. Commence alors une longue marche forcée.

Il y avait des gens qui tenaient pas le coup, qui tombaient et tout. Alors où on pouvait les ensevelir, c'est-à-dire leur mettre des pierres dessus pour parce qu'ils étaient morts ou alors on nous interdisait de les de les secourir. Donc vous avez vu des gens mourir comme ça pour cette marche ?

Ah oui oui oui oui oui. Et cette marche a duré longtemps aussi. Oui.

C'est-à-dire je pas pas les survivants finissent leur voyage dans une mine de fer à une centaine de kilomètres d'Alger. Torture, humiliation, signa ses dédétenus deviennent des esclaves. On avait plus rien, on était presque nu.

On avait plus de nourriture ou de la vue semoule, de l'eau pratiquement pas. C'est de là qu'on avait coupé des lambeau de tissu qu'on les mettait dans les failles de la mine pour qu'elle s'humidifie. Et quand on suit ça, j'ai vu un un qu'il en pouvait plus.

Il a mis sa pioche comme ça là et il s'est jeté dessus. Il en est mort. Oui.

Ce calvaire va durer 6 mois. Après trois tentatives d'évasion, André Osignac réussit à gagner la France grâce à des pieds noirs. Il ne pèse alors plus que 40 kg.

Mais il n'est pas au bout de ses peines. Pour la France, en paix avec le nouvel état algérien, Aussignac est un suspect. me suspecte de tout de que je fasse partie de l'OS ou quoi que ce soit.

Et là les autorités militaire des gens vous font comprendre fallait que je me taise. Et pourquoi ? Et pourquoi fallait que vous taisiez ?

Mais parce que là-bas il disait c'était pas la guerre, il y a pas de prisonnier. 40 ans après, André Osignac veut que la France reconnaisse le sort de ses compagnons d'infortune. Eux qui ne sont jamais revenus.

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