Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 12 octobre 2025 13 min

Gouvernement Lecornu II : Les mêmes noms, les mêmes promesses… Et toujours la même impasse ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europ soir weekend 19h 21h Stéphanie de Muru et on parle politique Sébastien Lecornu qui commence peut-être à dévoiler son jeu. Nous sommes avec Maélène Trémolet du service politique d'Europein. Bonsoir Maine.

Les premières informations tombées sur le gouvernement le Cornu 2. Oui, exactement. Alors ce que je peux vous dire à ce stade, c'est que Sébastien Lecnu est à l'Élysée depuis plus d'une heure maintenant.

Emmanuel Macron a expliqué qu'il souhaitait un gouvernement ce soir, donc les choses se sont accélérées sur la future équipe gouvernementale en tant que telle, si tout est à ce stade encore un certain, plusieurs noms sont d'ors et déjà pressentis pour la plupart issu sans surprise du socle commun. On entend celui de Jean-Pierre Farandou, ancien patron de la SNCF, profil issu de la société civile donc qui pourrait être nommé ministre du travail. Géraldin pourrait conserver son poste à la justice et plusieurs élus à finalement c'est possible.

C'est encore un certain mais plusieurs élus à l'air devraient aussi être nommés. Trois noms en particulier ressortent. Celui de Rachid Adati déjà à la culture lors du précédent gouvernement.

De même Annie Jeunevar à l'agriculture devrait conserver son poste. Et des députés de droite pourraient aussi faire leurs entrées. À l'image de Vincent Jean-Brin, le maire de l'Ail et Rose qui recevait hier Sébastien Lecnu dans sa circonscription.

Ce qu'il faut souligner, c'est que le parti ALR avait tranché pour un soutien sans participation. Donc les élus de droite qui choisiraient de faire malgré tout partie de la nouvelle équipe de Sébastien Lecnu pourraient être écartés ou sanctionné par leur parti. Ce qu'il faut aussi relever, c'est que parmi les noms qui circulent, plusieurs d'entre eux faisaient déjà partie du gouvernement le Cornueu 1.

Donc que les oppositions devraient logiquement pointer du doigt une absence de rupture dans le gouvernement le Cornu 2. Merci Maélène Trémolé du service politique d'Europe 1, toujours en compagnie d'Éric C Revrevel et Alexandre Malafaille. Éc Revel, vous voyez faire des petits signes.

Jean-Pierre Farandou, l'expert de l'économie con. Oui, Jean-Pierre Farandou press au travail avant de patron d'être le patron de la SNCF qui était le patron de Keolis qui était une filiale de transport importante qui a assuré une certaine paix sociale. C'est peut-être pour ça qu'on veut le récompenser à la SNCF.

Il a beaucoup augmenté les le les salaires des des cheminaux. Alors, c'est un homme de dialogue Jean-Pierre Farandou. Voilà.

Alors, il connaît bien les syndicats pour les avoir pratiqués et Dieu sait que c'est compliqué à la SNCF entre Sudraille, la CGT ou ou FO. Bon là, il était atteint par la limite d'âge donc il avait passé le manche de la SNCF du TGV SNCF à Jean Castex. Donc peut-être c'est un c'est un profil c'est un profil.

Il avait pas justement été critiqué parce qu'il avait un petit peu trop lâché au syndicat sur la fin justement. Si, mais vous savez la la pression des syndicats à la SNCF est telle qu'en fait l'otage c'est toujours le client de la SNCF. Si vous augmentez les augmentations de salaire de la SNCF sont à deux chiffres hein depuis plusieurs années quand même.

Il faut il faut quand même le rappeler. Donc c'est mais bon voilà, il a un profil de société civile Jean-Pierre Farandou. Euh il connaît bien les syndicats, il a trempé dans le dialogue social pendant des mois et des mois et des mois.

Bon c'est c'est pas un nom c'est pas un nom qui ferait tâche pour le ministère du travail. c'est il y a pas de confirmation pour Maeline Tréolet, vous l'avez peut-être dit mais au niveau du ministère de l'économie, est-ce qu'il y a déjà un nom qui ressort ? Non, on ne sait pas encore à ce stade qui sera au ministère de l'économie parce que ça c'est très important.

Le rollant l'escure est pressenti. Oui. Donc c'était le même que que dans lors du gouvernement le cornur un homme de gauche.

On entend aussi Aurore Berger qui pourrait se maintenir au gouvernement pas forcément au porte-parola, elle avait été nommée au porte-parola la semaine dernière. Ce n'est pas garanti. Et Naimachu é horizon qui serait prenti pour aussi modèle pardon.

Euh alors bon c'est vrai que Gérald Armana en revanche ça ça interroge parce que je croyais que Sébastien Lecnu avait dit pas d'ambition politique, pas de voilà de président et cetera. Bon oui, c'est c'est ça le changement de méthode, ça va être un peu un peu juste. Mais enfin, si tous les noms cités, à part celui de Jean-Pierre Farandou qui serait une vraie surprise pour le coup sont confirmés, je vois pas vraiment où est le changement, ni sur le fond ni sur la forme.

Donc le Cornu 2, le moine soldat qui nous avait promis un changement de méthode sur la forme et sur le fond. Euh mais il fallait en trouver des soldats justement. Oui.

Alors, j'ai vu beaucoup sur les réseaux sociaux, je sais pas si mais beaucoup de gens qui avaient été approchés que je ne connaissais même pas des des députés et cetera, qui qui disait "Non, non, moi j'ai surtout pas envie de monter sur le Titanic." Donc, vous avez raison Stéphanie, il fallait aussi trouver il faut aussi trouver des gens qui sont prêts peut-être à rester 15 jours 3 semaines ou un mois. Alors, manifestement, il y a des LR qui ont qui vont peut-être franchir la ligne rouge.

Vous avez parlé de Vincent Jambrin qu'on a vu au côté d'ailleurs de Sébastien Lecornu hier. Il est rose député LR qui est justement en rupture avec le parti qui ne souhaite pas participer au gouvernement mais uniquement le soutenir texte par texte. Euh ce serait il serait nommé où Vincent Jean-Brin d'ailleurs ?

Euh il pourrait être nommé à la ville et au logement pour l'instant c'est ce qu'on entend. Après ce n'est pas on attend d'avoir la certitude. Ce qui est sûr c'est que beaucoup de députés LR étaient contre la décision du bureau politique hier.

Euh, ils étaient contre. Il y avait d'un côté le Sénat, les jeunes LR et la direction du parti qui finalement a acté euh par un vote la le soutien sans participation, mais la plupart des députés se disaient ouvert à une participation, à un soutien et se disaient d'ailleurs ouvert à une suspension de la r des retraites. Voilà.

Pas vraiment envie de retourner aux ures. Ce qu'ils veulent éviter à être tout pris dans tous les cas, c'est une censure et une dissolution. Donc, ils sont prêts à apporter tout un soutien et une participation une participation.

Mais ça veut pas dire qu'il y aura pas de sanction pour ceux qui font partie du nouveau gouvernement. Pour l'instant, les républicains n'ont pas dit qu'ils excluraient tout tout élu qui irait au gouvernement. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y aura des sanctions.

On pensait à Nijenevar par exemple qui est présidente de la commission nationale d'investiture des Républicains. Je pense qu'elle parlerait d'office son poste de présidente. Ouais.

En tout cas, elle est l'air qui ressortent divisé de de cette séquence. On voit aussi que Laurent Nugèz serait pressenti au ministère de de l'intérieur, un homme de poigne plutôt. Alexandre Malafaille, écoutez, dans la mesure où ce gouvernement ne pourra pas faire grand-chose de fondamental à supposer qu'il tienne, à supposer qu'il passe le discours de politié générale, à supposer qu'il y ait un espèce d'accord d'équilibriste sur les retraites qui seront peut-être partiellement suspendues, pas totalement abrogés, mais que voilà qu'en tout cas euh le gouvernement s'achète voilà un peu de continuité.

Ils ont intérêt d'avoir sur un sombre de postes clés des gens qui ont un minimum de compéten et de sérieux parce qu'il y a beaucoup de tensions à gérer dans ce pays. Il faut mieux avoir un Gérald Armin qui connaît les affaires de la justice. Il faudrait mieux avoir encore un Bruno Routaillot.

Enfin, à un moment donné, il faut il faut gérer la durée. Non, mais je suis d'accord mais je veux dire, il faut gérer la durée. Les affaires sont vous parlez de monsieur Jean-Brin qui va peut-être arriver au logement.

Très bien. Ça sera le 8e ministre du logement depuis depuis 2017. Moi, je veux bien qu'on passe son temps à changer euh le casting, mais aujourd'hui, de toute façon, globalement, il ne pourra rien se passer de fondamental et d'intéressant en terme de vision de projet de cap et de stratégie avant qu'il y ait un nouveau président de la République et avant qu'il y ait en espérant qu'il sorte de la prochaine législative un nouvel équilibre qui permet d'avancer.

Donc, on a 2 ans de perdu. Donc, pendant ces 2 ans, autant avoir des gens comme monsieur Mounez qui sont capables s'il arrive à l'intérieur, voilà, il connaît son métier, il fera le job. C'est ça qu'on demande aujourd'hui, c'est essayer d'amener tant bien que mal le le le camion français jusqu'au moment des prochaines échéances.

Et c'est vrai que tous ces changement de casting avec des ministres ou des secrètes d'État qui vont arriver si si on fait de la politique politicienne pour dire on met un tel un tel parce qu'il faut déséquilibre parce que voilà c'est bien mais c'est surtout la compétence qui importe pour faire le moins mal possible. Je je me je me retourne vers l'économiste Éric Revel. Éc finalement est-ce qu'il vaut mieux une bonne coupure une bonne dissolution voir une démission de de comment d'Emmanuel Macron au nom de la stabilité économique ou il vaut mieux que le gouvernement s'accorde ?

J'ai écouté tout à l'heure votre émission avec Jean-Philippe Quartier, ce chef d'entreprise. Euh les chefs d'entreprise sont dans une déprime totale en réalité parce que comme il y a pas de stabilité politique, il faut être très concret. le vote d'un budget pour l'État, ça implique plein de choses de manière microéconomique pour l'entreprise, pour les collectivités locale.

Le fait qu'on soit dans un brouillard hallucinant sur le budget pour qu'il soit voté à priori le 31 décembre he ça ça ça les règles. Mais en fait, il y a aucune confiance pour les chefs d'entreprise, il y a aucune stabilité. Si vous avez pas de confiance, pas de stabilité, bah vous n'investissez pas.

Si vous n'investissez pas, ben la croissance qui est déjà familique hein, on parle de 0,8 % de croissance. Enfin, je veux dire, c'est l'épaisseur du trait. Bah, s'il y a pas de croissance, l'emploi va se casser la figure.

Oui. Puis vous avez vu, il y a pas de confiance, l'épargner est de plus en plus haut. Bien sûr.

Donc, en réalité euh moi je je pense pas que ce gouvernement, le Cornu 2, s'y tentait qu'il soit capable de faire adopter un budget dans les dans le temps imparti. Mais ça devait pas être demain d'ailleurs justement. Non mais la présentation la présentation mais ensuite il y a il y a le débat à l'Assemblée nationale et et au Sénat l'adoption c'est les 70 jours, c'est au 31 décembre.

Donc vous voyez enfin on est dans une situation quand même apocalyptique. Apocalyptique. Pendant ce temps-là le président part en Égypte he je rappelle sachant que le dél le délai de 70 jours est un délai maximum.

Euh on peut très bien se donner encore quelques jours de plus. En fait, ce qui moi me frappe dans les dernières séquences de communication, c'est qu'on a à chaque fois dramatisé la situation à l'extrême. Euh, on a annoncé globalement que le sujet qui était mis sur la table était le sujet de la dernière chance.

Euh, on nous avait dit que le mur de la dette cétait ça dit donc ça coûte cher en attendant euh, on est d'accord mais non, mais le mur de la dette, ça devait c'était le problème qui empêchait de faire et qui fallait régler. Voilà, attendant, la note de la France au dégrade. Je suis d'accord mais en fait, on a l'impression qu'en fait maintenant la dette on en parle plus.

Ensuite, on pendant des années, on s'est archbouté sur la été confisqué. Je suis d'accord mais en fait en fait moi je suis affolé par ces ces hommes et ces femmes politiques qui en fait mettent en dans une tension extrême tous les sujets pour finalement après en choisir un autre pour dire bah finalement maintenant c'est le budget alors on avait dit que demain c'était la deadline absolue. On se rend compte que finalement c'est un peu moins contraint que ça que ça peut être mardi que ça peut être mercredi.

En effet le délai des 70 jours peut être restreint. Voilà il y a toujours des solutions institutionnelles de de ce point de vue-là. Moi, je suis assez frappé par voilà par le l'hystérie qui accompagne les débat politique.

En fait, on polarise les attentions et en fait, on oublie l'essentiel. L'essentiel, c'est que en effet, quels que soit les budgets, les réalités, même si en effet c'est mieux d'avoir un budget que pas de budget, en attendant, il se passera pas grand-chose pendant 1 an et demi, voire 2 ans. Et ça, c'est vraiment le désastre.

On est dans un dans une Europe où un sombre de pays avancent très vite, l'Italie avance très vite, l'Allemagne, c'est parfaitement organisé pour avancer. Euh je parle pas des anglais qui s'en sortent pas si mal que ça. Som d'autres pays plus petits euh aujourd'hui sont sur des bonnes dynamiques.

Le reste du monde avance très rapidement. Les Américains font un peu ce qu'ils veulent et nous on est dans le sable en lisé. Ça c'est devrait nous préoccuper beaucoup plus que de savoir qui va là ou là.

En effet la seule solution, ça a été dit par certains, ce serait en effet que le président accepte de dire "C'est pas les institutions qui m'y contraignent mais c'est l'esprit des institutions qui m'y amène. Je vais effectivement laisser le champ libre." Ouais.

Je crois qu'il y a beaucoup de de lassitude des Français. Je suis même pas sûr qu' qu'il suivent vraiment cette ces nominations hein. Écrevel, il y croient plus vraiment.

Non non non non. Les Français ils ont des problèmes de pouvoir d'achat, de sécurité. C'est ça au quotidien qui est qui est qui est leur vie.

Et puis on est quand même dans une situation, je le rappelle, le président de la République son statut c'est quand même de protéger les institutions, c'est de les faire fonctionner. aujourd'hui, pardon, mais le principal point de blocage, c'est le président de la République. Il ne protège pas les institutions, il est en train de les dégradé.

Euh dissolution ou pas, est-ce que ça résoudra un problème ma chère Stéphanie si vous avez le même tripartisme à l'Assemblée bis répétit. Donc, j'entendais Sylvain Mayard, le le député ensemble pour la République, qu'il fallait vivre avec son temps et qu'il fallait s'habituer à ce tripartisme comme en Allemagne. Oui.

Oui. Oui. Oui.

Sauf que à l'Allemagne, il y a une culture du consensus politique qu'on a pas du tout du tout du tout. On sait pas faire des majorités de coalitions sur des sur des projets. Quand vous voyez ce que souhaitent les les socialistes et ce que souhaite la droite, commencer par les retraites, c'est compliqué de trouver les consensus.

C'est un point central quand même. La réforme des retraites, c'est un point central. Il faut le dire hein, le système par répartition mathématiquement il est condamné.

Si on reste dans cette dans cette dans cette position d'une retraite à 62 ans, il est condamné parce que vous êtes de moins en moins d'actifs et de plus en plus de retraités. Donc faut dire la vérité aux gens ou alors accepter une dose de capitalisation dans ce système par répartition. Sinon le système va imploser.

Il faut le dire. C'est un point essentiel. Certains vous diront que c'est difficile à mettre en place.

Mais messieurs, on poursuit nos débats dans dans quelques instants, juste après la pub. et Maène Trémolet évidemment du service politique nous tiendra informer de ce nouveau gouvernement, le Cornu 2. [Musique]