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InterviewRTL — Le Grand Jury (sur Podcast)· 3 mai 2026 55 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileEurope & internationalSécurité

Le Grand Jury d'Eric Zemmour

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 55 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Faut-il parler de profiteurs de guerre pour Total Energy ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a-t-il réagi trop tard à la rave party ?

  • 2:46RelanceÉludée

    Le projet de loi Riposte est-il à la hauteur ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il faudrait faire davantage contre les raves parties ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Total est-il un profiteur de guerre ?

  • 6:37OuverteRéponse directe

    Faut-il réduire les inégalités de rémunération patroniale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurChiffre
    « 9 Français sur 10 craignent pour leur pouvoir d'achat. »
  • 0:31PrésentateurFait
    « Total Energy annonce des bénéfices records au premier trimestre. »
  • 1:22InvitéFait
    « L'État, une fois de plus, et M. Nunez, une fois de plus, n'ont pas fait leur travail. »
  • 5:20InvitéFait
    « Total profite de la hausse du prix du pétrole causé par la guerre en Iran. »
  • 5:55InvitéFait
    « Total paye déjà l'impôt sur les sociétés. »
  • 6:59InvitéChiffre
    « Total emploie déjà 100 000 personnes en France, fait des investissements dans les raffineries, etc. »
  • 13:28InvitéFait
    « Le dernier budget en équilibre, c'est sous Pompidou. »
  • 13:52InvitéFait
    « Les gouvernements Macron successifs ont géré l'État de façon impécunieuse en dilapidant les deniers publics. »
  • 30:08InvitéChiffre
    « En une semaine, on a eu 2500 contributions. »
  • 40:39InvitéFait
    « Ce n'est pas un hasard, d'après moi, si Emmanuel Macron a choisi un mot qui vient de l'arabe, maboule. Ça veut dire fou. »
  • 43:18InvitéFait
    « Le système éducatif algérien ne s'est jamais remis de l'arabisation de l'enseignement décidé par M. Boumediene, le président Boumediene en 1965. »
  • 44:15InvitéFait
    « Ça fait dix ans qu'il est au pouvoir. Ça fait dix ans qu'il n'a pas été fichu de supprimer ce numerus clausus qui nous... »
  • 44:44InvitéFait
    « En Roumanie, aujourd'hui, il y a des cursus organisés en français pour les innombrables étudiants français qui ne peuvent pas faire leur étude de médecine ? »
  • 45:14InvitéFait
    « Pourquoi on prend les étudiants étrangers ? Parce qu'ils sont moins chers que nos étudiants français. »
  • 48:20InvitéFait
    « 132 ans, c'est la période de la colonisation française. 1830-1962. »
  • 50:45InvitéFait
    « Les étudiants algériens ne réussissent pas leur licence ou leur maîtrise en 3 et 4 ans. »
  • 51:15InvitéChiffre
    « Plus de la moitié des Algériens en France ne travaillent pas. »
  • 51:21InvitéChiffre
    « La moitié des Algériens sont en HLM. »
  • 51:24InvitéChiffre
    « Seulement 10% des Français le sont en HLM. »
  • 52:15InvitéFait
    « Délinquants, criminels, chômeurs de longue durée, fichés. »

Temps de parole

  • Invité73 %
  • Présentateur18 %
  • Intervenant5 %
  • Intervenant 23 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Présentateur

Présenté par Thomas Desprez. Bonjour à tous et bienvenue dans ce grand jury en direct sur RTL et sur Public Sénat, canal 8 de la TNT. Bonjour Eric Zemmour. Bonjour. Vous êtes le président fondateur du parti Reconquête, ancien candidat à l'élection présidentielle. 9 Français sur 10 craignent pour leur pouvoir d'achat, alors que la guerre en Iran s'enlise et que les prix du carburant continuent de flamber. Dans le même temps, Total Energy annonce des bénéfices records. Au premier trimestre, faut-il parler de profiteurs de guerre ? Comment éviter une inflation généralisée ? Bienvenue dans ce grand jury Eric Zemmour. Merci.

A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Claire Connery du Figaro et Tam Tranui de Public Sénat. Bonjour. Dans ce grand jury Eric Zemmour, nous évoquerons également la dernière sortie polémique d'Emmanuel Macron. Il dénonce ces maboules qui voudraient nous fâcher avec l'Algérie. On vous interrogera également sur la présidentielle. Dans un an tout pile, serez-vous candidat Eric Zemmour ou bien laisserez-vous la place à votre ancienne conseillère Sarah Knafo qui vient cette semaine de débuter un tour de France. Il y aura aussi bien sûr nos questions express et notre rubrique. Ça se passe au Parlement. Le grand jury, l'actualité de la semaine.

Mais d'abord Eric Zemmour, l'actualité de ce dimanche. C'est cette rave party organisée depuis vendredi soir sur un terrain militaire jugé dangereux près de Bourges. Entre 17 000 et 40 000 participants recensés. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez est sur place. Cette fête, elle avait été annoncée. Est-ce que pour vous le gouvernement a réagi trop tard ?

1:32
Invité

Ça me paraît assez évident. Je veux dire, cette fête était interdite. Il s'assure un terrain interdit, un terrain militaire. On sait que ces fêtes-là débordent toujours, qu'il gêne les agriculteurs qui s'en plaignent régulièrement. Donc l'État, une fois de plus, et M. Nunez, une fois de plus, n'ont pas fait leur travail.

1:49
Présentateur

Le fait qu'il s'y rende aujourd'hui n'efface rien. C'est trop tard pour vous ?

1:52
Invité

Il peut venir tant qu'il veut. On s'en moque qu'il soit là ou pas. L'important, c'est qu'il donne des ordres pour empêcher cette réunion.

2:02
Présentateur

600 gendarmes mobilisés depuis vendredi. Pour vous, la réponse, elle est adaptée ? Ou il aurait fallu faire plus ? Est-ce qu'il aurait fallu envoyer l'armée, par exemple ?

2:09
Invité

Moi, vous savez, je ne suis pas ministre de l'Intérieur. Il est ministre de l'Intérieur. Il a donc des gens qui lui disent exactement ce qu'il faut faire dans ce cas-là. Ce n'est pas la première fois. Voilà, c'est tout. Donc, une fois de plus, l'État macronien, je dirais, a été pris en défaut de respect de la loi et de maintien de l'ordre.

2:25
Intervenant

Tame Trenuit. Pourtant, il y a un projet de loi qui est en cours de préparation. Il a été présenté par le gouvernement. Le projet de loi Riposte, il sera d'ailleurs débattu mi-mai au Sénat. Il prévoit de durcir justement les sanctions pour les organisateurs et les participants. Deux ans d'emprisonnement, 30 000 euros d'amende pour les organisateurs, 300 pour les participants. Est-ce que ce n'est pas à la hauteur ?

2:46
Invité

Ce n'est pas le sujet. C'est toujours la même chose depuis des années. C'est-à-dire qu'on fait des lois successives. On renforce les sanctions. Non, seulement on ne les applique pas. On n'applique même pas les lois précédentes. Donc ça ne sert à rien de faire une loi plus répressive si déjà on n'applique pas la loi précédente. Appliquons déjà la loi précédente. Moi, je veux bien qu'on fasse une loi plus répressive si on estime que c'est nécessaire. Mais appliquons d'abord les lois qui existent.

3:12
Présentateur

Aujourd'hui, les organisateurs risquent 1500 euros d'amende seulement.

3:16
Invité

C'est trop peu. Mais je vous assure, pardon, mais ce n'est pas la question. La question, c'est faire respecter la loi et empêcher que cette réunion se tienne. C'est tout.

3:27
Présentateur

Donc vous, vous avez été candidat à l'élection présidentielle. Vous, président, qu'est-ce qu'il faudrait faire davantage ? C'est-à-dire qu'il aurait fallu bloquer l'accès ?

3:35
Invité

C'est le travail du ministre de l'Intérieur et de la police. Et la police obéit au ministre de l'Intérieur. Donc le ministre de l'Intérieur n'a pas fait son travail.

3:45
Présentateur

C'est donc de sa faute aujourd'hui s'il y a cette réflexion qui a débordé ?

3:48
Invité

Moi, je connais le cadre des responsabilités. C'est lui qui commande la police. Ce n'est pas les policiers qui décident de venir un dimanche comme ça à cet endroit. Voilà, c'est tout.

3:58
Intervenant

Est-ce qu'il ne faudrait pas juste encadrer plus largement ce type de rêve-parti ? C'est notamment l'une des préconisations du rapport du Sénat. Pas transpartisan, ça va de LR au socialisme.

4:08
Invité

Mais je vous répète, on peut raffiner la loi éternellement. Mais je ne vous dis pas que c'est mal. Je ne vous dis pas que c'est mal de raffiner les textes. Je vous dis, appliquons d'abord les textes qui existent. C'est tout ce que je vous dis. Là, ce n'est pas fait. C'est tout.

4:23
Présentateur

Pour vous, le ministre de l'Intérieur est responsable de ce que vous nous dites ce dimanche matin. Dans le reste de l'actualité, Éric Zemmour, il y a cette inquiétude des Français. Selon le dernier baromètre Ipsos BVA pour RTL, 74% d'entre eux ont diminué leur déplacement en voiture depuis le début de la guerre en Iran. Dans le même temps, Total Energy a annoncé des bénéfices records au premier trimestre. 5,8 milliards de dollars. C'est une hausse d'environ 51% sur un an. Est-ce que vous diriez comme certains que ce sont des profiteurs de guerre ? Que Total est un profiteur de guerre ?

4:53
Invité

Non. D'abord, vous liez deux choses qui n'ont pas forcément à voir. C'est-à-dire qu'effectivement, Total profite de la hausse du prix du pétrole causé par la guerre en Iran. Ce n'est pas Total qui a déclaré la guerre en Iran, vous êtes d'accord. Donc bon, ils profitent d'une situation comme toute entreprise. Quand il y avait les masques, les gens qui ont vendu des masques ont gagné beaucoup d'argent, etc. C'est la loi du marché. Deuxièmement, j'ai vu qu'à gauche et aussi au Rassemblement National ont souhaité une surtaxation. Taxer les super profits des pétroliers. Voilà. Moi, je ne sais pas ce que c'est que des super profits. Je ne sais pas ce que c'est qu'une surtaxation.

J'ai vu que, comme d'habitude, comme au Parlement l'hiver dernier, l'ERN est main dans la main avec LFI et avec le Parti Socialiste. C'est votre manière de dire que l'ERN fait une politique économique de gauche. Comme d'habitude. Mais ça fait, vous savez, des années que je le dis. Donc, là, en l'occurrence, on oublie plusieurs choses. La première, c'est que Total paye déjà l'impôt sur les sociétés. Donc, s'ils gagnent plus d'argent, comme vous le dites, et c'est une évidence, ils vont payer plus d'impôts. Donc, ils payent déjà plus d'impôts. On est bien d'accord. Peu, mais peu relativement... Peu, mais comme toutes les entreprises.

Deuxièmement, cette surtaxation, ça va être sur les profits en France. Or, vous savez bien que ces entreprises sont mondialisées, qu'ils ont donc des bénéfices mondialisés, et que donc les juristes vont s'amuser pour que Total paye le minimum. Donc, les 2 milliards prévus par les partis socialistes, ça va se réduire, comme d'habitude, comme les précédentes surtaxations, à 200 millions.

6:34
Intervenant

Il faudrait que ça se fasse au niveau européen, par exemple ?

6:37
Invité

Qu'ils payent déjà des impôts. Quand, je vais vous dire, madame, quand le prix de l'essence tombe, à 40 dollars, par exemple, là, Total perd de l'argent. Est-ce que vous allez faire voter une subvention pour compenser la perte d'argent de Total ? Non ! Donc, quand ils gagnent plus d'argent, ils payent plus d'impôts, il n'y a pas besoin de rajouter des impôts. Total emploie déjà 100 000 personnes en France, fait des investissements dans les raffineries, etc. C'est la loi du marché. On ne va pas, à chaque fois, à moins d'être un socialiste émérite, comme les gens du Rassemblement National, Marine Le Pen dit,

7:13
Présentateur

je voudrais la citer, Marine Le Pen, elle dit, lorsqu'une entreprise comme Total Energy fait des bénéfices supplémentaires, il est normal qu'elle puisse contribuer à l'effort national par une taxation exceptionnelle sur les super-profits qu'elle a réalisés. Elle est socialiste, Marine Le Pen. Oui, c'est l'essence même du socialisme.

7:26
Intervenant

Il y a 5 pays européens qui sont sur cette ligne aujourd'hui, qui réclament. Vous savez, les raisonnements socialistes

7:32
Invité

ont imprégné tous les gouvernements européens depuis 150 ans. Vous savez, l'idéologie socialiste, elle a 150 ans. Donc, elle a eu le temps d'imprégner tous les raisonnements et toutes les mentalités. Marine Le Pen en a un très bon exemple. Donc, quand le commerçant qui va bénéficier, par exemple, le libraire, il y a un livre qui va se vendre beaucoup plus que d'autres. Donc, il va payer une surtaxe parce que c'est une exception. Enfin, c'est grotesque. Pardonnez-moi, c'est un raisonnement grotesque. Claire Connerit.

7:57
Intervenant

Éric Zemmour, en attendant, Total Energy a eu ce que certains pourraient considérer comme un geste envers les Français. Total Energy a annoncé jeudi qu'elle allait maintenir son initiative de plafonnement du prix tant que la crise au Moyen-Orient durera, alors que Sébastien Lecornu, lui, demande plus récemment un plafonnement généreux des prix à la pompe. Donc, il faudrait aller plus loin ?

8:19
Invité

Je pense que Total pourrait effectivement aller plus loin. Mais je voudrais continuer ma réflexion et répondre à votre question.

8:26
Intervenant

Plus loin, selon vous ?

8:27
Invité

Total profite de la hausse du prix du pétrole, mais dans ce cas-là, l'État aussi. Parce que quand le prix du pétrole augmente, le taux de TVA qui est rapporté à cette essence, le montant augmente. Donc, l'État aussi apporte gain de l'argent. Le gouvernement dit

8:42
Présentateur

que c'est beaucoup moins que les coûts engendrés par cette crise.

8:45
Invité

Je suis d'accord. Il y a des coûts aussi. Il y a une baisse de la croissance, donc il y a moins de recettes. On est d'accord. Mais on raisonne. Dans ce cas-là, Total aussi, il y a des coûts. Deuxièmement, la surtaxation éventuelle de Total ne mettrait pas un sou dans la poche des Français. Nous, à Reconquête, nous avons proposé une solution depuis le début de la crise qui est non pas la suppression de la TVA, la baisse de la TVA, mais la baisse de l'assise. Vous savez, c'est-à-dire l'autre impôt mais qui n'est pas proportionnel. Ce qu'on appelait avant la TICPE. Exactement.

Nous proposons la baisse d'un tiers, à peu près 24 centimes sur l'essence et 27 centimes sur le gasoil, ce qui ferait un coût, parce que ça coûte de l'argent, de 12 milliards et que nous finançons par notre vieux combat la suppression de l'aide aux développeurs. On va revenir sur tout ça, Eric Zemmour. On va revenir sur tout ça, simplement. Vous dites... Je vous dis, moi, pour aider les consommateurs parce qu'effectivement, il y a beaucoup d'automobilistes... Vous dites qu'il faut

9:40
Présentateur

que Total aille plus loin.

9:42
Invité

Qu'est-ce qu'il faudrait que Total fasse ? Il pourrait plafonner davantage. Il pourrait baisser ses marges et baisser le prix. Ça, c'est sa politique commerciale. Ce que je trouve vraiment contre-économique et contre-productif, c'est de dire qu'il gagne plus d'argent soudain, alors on les taxe plus. Non. Il paye, je le répète, il paye déjà l'impôt

10:03
Présentateur

sur les sociétés. Donc, vous vous proposez une baisse d'un tiers de l'assise, la TICPE. Aujourd'hui, pour que les auditeurs et les téléspectateurs qui nous regardent comprennent bien, aujourd'hui, cette taxe, ça représente environ 40% du prix du litre. C'est 30 milliards de recettes pour les finances publiques. 33 milliards, exactement. Vous, vous voulez réduire un tiers.

10:21
Invité

Ça fait à peu près 11-12. C'est pour ça que je vous dis que le budget de l'aide publique au développement, c'est 12 milliards. C'est à peu près équivalent. Donc, pour vous, on supprime l'aide publique au développement, zéro ? Oui, de toute façon. C'est une autre discussion. Mais on a déjà eu et Sarah Knafoul a déjà eu, elle a déjà été en débat avec le responsable de l'aide publique au développement.

10:43
Présentateur

Notamment les ministres qui prennent position pour dire que supprimer... Exactement. L'aide publique au développement,

10:47
Invité

contrairement à ce qu'ils nous disent, n'aide plus les entreprises françaises. Ça, c'est une vieille lune. C'est ce que j'apprenais moi quand j'étais jeune à Sciences Po. On nous apprenait parce que c'était la vérité. L'aide publique au développement était dirigée pour que les entreprises françaises aient des contrats. Mais c'est fini.

11:01
Présentateur

Aujourd'hui, c'est du rayonnement et ça permet aussi de débloquer quelques projets. Ce n'est pas du rayonnement,

11:05
Invité

c'est de la propagande. Quand vous avez des aides à la théorie du genre en Jordanie, moi, je n'appelle pas ça du rayonnement. J'appelle ça de la propagande ou rouc. Tam Tranui.

11:14
Intervenant

Éric Zemmour, toujours sur la TICPE, est-ce que vous êtes favorable à la proposition d'Éric Coquerel, le président LFI de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, qui propose, lui, une TICPE flottante qui pourrait s'ajuster en fonction des circonstances ?

11:28
Invité

C'est déjà ce qu'a fait M. Jospin au temps du gouvernement de 1997 à 2002. On peut envisager, après, c'est vraiment moi, je vous dis, supprimons un tiers. Voilà ma proposition. Je ne vais pas commencer à discuter toutes les propositions. Chacun, on ne va pas faire le concours l'épine des propositions. Reconquête a une proposition depuis le début, c'est supprimer un tiers de l'assise.

11:50
Présentateur

Vous baissez pour tout le monde. Aujourd'hui, la mode, elle est plutôt à des aides ciblées. Vous vous dites qu'on soit fortuné ou qu'on soit pauvre. Aujourd'hui, on bénéficie du même aide de la part de l'État.

12:01
Invité

Elles ne sont pas ciblées en fonction du revenu. Elles sont ciblées en fonction de l'activité professionnelle. Les gens qui utilisent beaucoup leur voiture ou leur camion pour travailler. Ce que je peux comprendre. Parce qu'effectivement, en particulier dans certaines régions, on a beaucoup besoin de la voiture. Il n'y a pas de transport en commun, etc.

12:20
Intervenant

Il y a des conditions de ressources, Éric Zemmour. Aujourd'hui, l'État.

12:22
Invité

Il faut arrêter avec toutes ces usines à gaz. Pourquoi il fait ça ? Il fait ça parce qu'il n'a pas d'argent. Pourquoi il n'a pas d'argent ? Parce que les gouvernements Macron successifs ont géré l'État de façon impécunieuse en dilapidant les deniers publics et en s'endettant comme jamais dans l'histoire de France. Il y a notamment eu le Covid, ce que certains ont appelé le quoi qu'il en coûte. Parce que, cher monsieur, est-ce que les autres pays ont eu le Covid ? Est-ce que l'Allemagne a eu le Covid ? Est-ce que même l'Italie a eu le Covid ? Tous les pays ont fait des plans de relance. Oui. Mais pourquoi eux ne sont pas surendettés comme nous ?

Parce que nous, on a fait n'importe quoi et qu'il y a des pays qui ont mieux géré, même en période de Covid et après Covid, leur denier public.

13:07
Présentateur

Si le gouvernement est dans cette situation aujourd'hui, a décidé de ne dépenser que 180 millions aujourd'hui pour accompagner les gros rouleurs, c'est parce qu'il a fait n'importe quoi pendant le Covid ? Oui, je ne peux pas vous dire mieux. C'est exactement

13:19
Invité

ce que je pense. Justement, est-ce qu'on ne peut... Mais d'ailleurs, il le dit lui-même. Le cornu le dit lui-même. On n'a plus d'argent. On ne va pas dépenser l'argent qu'on n'a pas. Voilà. Pourquoi on n'a plus d'argent ? Parce que depuis 10 ans, même, on pourrait dire depuis 40 ans, on n'a plus un budget en équilibre. Le dernier budget en équilibre, c'est sous Pompidou et les gouvernements giscardiens avaient un léger déficit qui était raisonnable. Et depuis, on n'a fait n'importe quoi.

13:42
Présentateur

Mais le Macron avait commencé à résorber ce déficit et à l'arrivée, le Covid est arrivé.

13:48
Invité

C'est ce qui... C'est très généreux avec les premiers gouvernements Macron. Il avait effectivement fait une petite réduction et ce n'est pas le Covid qui a arrêté cette petite réduction, c'est les gilets jaunes. Dès qu'il y a eu les gilets jaunes pour éteindre l'incendie, M. Macron, selon les mauvaises habitudes de ses prédécesseurs, n'a rien trouvé de mieux qu'à roser de 17 milliards, je crois, à l'époque, pour arrêter la révolte. C'est tout. Contrairement à ce qu'ils disent, ce n'est pas le Covid.

14:16
Intervenant

Tom Tranui. Oui, mais alors justement, vu ce contexte, est-ce qu'on peut se permettre de faire une proposition aussi globale que celle que vous faites ? Il coûterait quand même plus cher.

14:26
Invité

Je vous l'ai dit. Pourquoi ? Écoutez, je ne peux pas être plus simple et aussi bien chiffré. Je vous dis, ça va coûter 12 milliards et je vous dis, je le finance avec les 12 milliards de l'aide publique au développement. Après, on peut dire que ce n'est pas bien, c'est bien, etc. Mais au moins, vous voyez, il y a un équivalent. Voilà, c'est tout.

14:44
Présentateur

Éric Zemmour, selon Ipsos BVA, toujours, 90% des Français se disent inquiets pour leur pouvoir d'achat. 42% ont même réduit des dépenses vitales comme l'alimentation et la santé. Est-ce que vous, vous craignez une inflation généralisée, que tous les prix augmentent ?

14:58
Invité

Écoutez, c'est le risque quand il y a le prix du pétrole qui augmente. Si ça dure, effectivement, il y a un risque d'inflation généralisée. Maintenant, évidemment, que les gens s'inquiètent, c'est tout à fait légitime. Surtout, je le répète, les gens qui prennent beaucoup leur voiture, en particulier en province. Honnêtement, à Paris et dans les métropoles, on n'a pas ce problème-là. On peut se passer de notre voiture. En revanche, il y a beaucoup de régions où on ne peut pas se passer de notre voiture. Et pour eux, ça va être très dur et donc, il faut effectivement espérer que ça ne dure pas. Et c'est pour cela que je fais cette proposition de suppression de la 6, d'un tiers.

Ce n'est pas rien quand même 12 milliards. Vous avez vu le prix, ça baisse beaucoup le prix de 25 centimes.

15:41
Intervenant

Dans le même contexte, alors qu'effectivement, un certain nombre de Français craignent pour leur pouvoir d'achat, la rémunération des patrons de grandes entreprises a augmenté en 2025 trois fois plus vite que celle des salariés. C'est un rapport de l'ONG Oxfam avec la Confédération Syndicale Internationale. Est-ce qu'il faut réduire cette inégalité ?

15:58
Invité

D'abord, je me méfie par principe des chiffres donnés par Oxfam. C'est une vieille habitude. Ce sont des gauchistes qui n'hésitent jamais à manipuler les chiffres dans leur sens. Deuxièmement,

16:11
Intervenant

vous ne croyez pas à un accroissement des inégalités aujourd'hui ?

16:14
Invité

En France, vous savez, les inégalités après impôts et après politique sociale, éducation, etc., sont de 1 à 3. Je crois qu'on ne peut pas aller plus bas. Je pense que nous sommes l'un des pays développés les moins inégalitaires du monde. On a déjà une machine de redistribution la plus efficace. Nous sommes le pays le plus imposé. Les revenus dont vous parlez sont des gens qui sont des PDG du 440. Le 440 a pour spécificité de travailler pour le monde entier. Ces gens-là gagnent beaucoup d'argent parce que l'Asie en particulier ou l'Amérique leurs produits sont vendus là-bas. Ils gagnent très peu sur la France. La France est un marché en régression.

Je rappelle que le pouvoir d'achat des Français a baissé, qu'il est désormais inférieur à ceux des Allemands et qu'il est de moitié à ceux des Américains. Donc, je crois que la solution est inverse de ce que vous dites et de ce que disent les gens d'Oxfam. Il faut au contraire baisser les impôts. Baisser les impôts. Baisser les impôts. Vous voyez, je le répète exprès. C'est une politique... Pas d'impôt, pour les super-riches. Pour tout le monde. Mais pas si les super-riches. Les super-riches, de toute façon, ils trouveront toujours le moyen de ne pas se faire imposer en France puisque leurs revenus sont à l'étranger. Donc, c'est un mythe. Voilà.

Donc, je vous dis, le résultat, c'est qu'on prétend imposer les super-riches comme vous dites. Je ne sais pas ce que c'est qu'un super-rich. Je sais que c'est quelqu'un beaucoup plus riche que moi. Et après, ce sont les gens comme vous et moi qui sont fiscalisés parce que nous, on reste. Nous, on paye nos impôts en France. Et finalement, puisqu'on dépense énormément, puisqu'on s'endette, il faut bien aller chercher l'argent où il est, c'est-à-dire vers les Français moyens. Et le Français moyen paye 43% de prélèvements obligatoires, de prélèvements 43% de la richesse nationale. Nous sommes le pays le plus imposé du monde. Il faut réduire les impôts, tous les impôts.

C'est ça que je proposerai lors de la campagne présidentielle. On va en parler de la campagne présidentielle, je me doute, mais ça sera un plan global de baisse des impôts.

18:21
Présentateur

On va revenir sur les causes de cette augmentation des prix à la pompe. Claire Connery.

18:25
Intervenant

Oui, Emmanuel Macron a affirmé qu'il n'y avait pas de risque de pénurie quand le patron de Total estime qu'au bout de 2-3 mois de blocage du D3 d'Ormus, nous irons vers une pénurie. D'abord, qui croire ? Et plus largement, Donald Trump avait estimé que cette guerre ne durait que quelques jours. Ce n'est visiblement pas le cas. Il a échoué ?

18:46
Invité

Si le but était de faire une guerre en quelques jours, oui, c'est un échec. Si le but était d'arrêter le plan nucléaire de l'Iran, oui, c'est un échec. Maintenant, vous voyez, c'est une guerre. On ne sait jamais quand on s'embarque dans une guerre comment ça va se terminer. Napoléon disait on avance et on voit. Tout ça n'est pas simple. Mais de fait, c'est un échec pour Donald Trump. Vous le dites. Moi, je dis que pour l'instant, il n'a pas gagné la guerre. Il ne l'a pas perdu non plus. Vous voyez, les Iraniens ont été fort habiles, ont une capacité de résistance tout à fait remarquable et ils ont résisté. Voilà, c'est objectif.

19:27
Présentateur

Est-ce qu'il a d'autre choix aujourd'hui, Donald Trump, que d'envoyer des troupes au sol en Iran ? Il a dit qu'il ne le ferait pas. C'était l'argument de campagne.

19:33
Invité

Je pense que ce serait une erreur de le faire. Je pense que ça serait un engrenage ultime contre lequel il a construit sa carrière politique et sa campagne présidentielle. Je pense que ça serait une erreur et de toute façon, ça serait un enlisement majeur. Vous savez, l'Iran est un pays immense, trois fois la France. Et là, vous vous souvenez ce qui s'est passé avec l'Irak, vous vous souvenez ce qui s'est passé avec l'Afghanistan. Je pense que ça serait un nouvel Irak et un nouvel Afghanistan. Donc,

20:00
Intervenant

de la même manière, la France, selon vous, ne devrait pas non plus envoyer des troupes

20:06
Invité

en Iran ? Pour aller sécuriser aussi. Ah, pour aller sécuriser. C'est pas la même question. En Iran d'abord. En Iran, non. Mais de toute façon, franchement, là, je ne pense pas que ça soit une hypothèse envisagée. Vraiment, personne n'a envie, même les... Regardez les Israéliens qui sont quand même les plus grands adversaires de l'Iran pour qui, effectivement, le programme nucléaire de l'Iran est un risque existentiel puisque l'Iran promet depuis 40 ans de détruire Israël. Même eux n'envoient pas de troupes au sol. Donc, c'est pour vous dire que ça serait une pure folie.

20:39
Intervenant

Pour sécuriser le détroit d'Ormuz ?

20:42
Invité

Écoutez, pour sécuriser le détroit d'Ormuz, je pense que pour l'instant, le détroit d'Ormuz n'a pas besoin, en vérité, d'être sécurisé puisqu'il est blocus et contre-blocus. Les Iraniens font le blocus, les Américains font un contre-blocus. Il faut régler ça par la négociation et libérer le détroit d'Ormuz.

20:59
Présentateur

Vous croyez à une négociation encore possible aujourd'hui quand on voit les dernières propositions Donald Trump a annoncé ce matin qu'il étudiait un plan iranien en doutant qu'il soit acceptable car ils n'ont pas, je cite, encore payé un prix suffisamment pour ce qu'ils ont fait à l'humanité et au monde depuis 47 ans. C'est ce que dit le président américain. Vous pensez franchement qu'une négociation est encore possible aujourd'hui ?

21:20
Invité

Moi, je pense que la négociation est toujours possible à partir du moment où les protagonistes le veulent. Vous avez plutôt changé de discours

21:28
Présentateur

par rapport à ça. Vous avez plutôt dit jusqu'à présent que lorsqu'il y avait un conflit, en réalité, la négociation ne pouvait se faire une fois que les armes avaient parlé en quelque sorte. C'est ce que j'allais vous dire. C'est ce que vous avez toujours dit. Bien sûr, j'ai toujours dit ça. Vous le pensez, les armes ont parlé ?

21:40
Invité

Les armes ont parlé mais apparemment les Iraniens résistent. Donc soit les Américains et les Israéliens continuent à bombarder jusqu'à ce que l'Iran cède, soit il y a une négociation qui est valable pour les deux. Vous savez, on a compris aujourd'hui, on a compris que le problème c'était l'attirail, l'arsenal nucléaire des Iraniens. C'est ça la question. Est-ce que les Iraniens y renoncent ? Ils feront tout pour ne pas y renoncer. Et les Américains et les Israéliens ne les lâcheront pas tant qu'ils n'iront pas renoncer. On peut avoir une guerre qui dure des années.

22:16
Présentateur

Vous avez évolué là-dessus. Ça veut dire que vous dites que maintenant, il faut passer à la discussion. Je n'ai pas dit ça. J'ai dit,

22:23
Invité

j'ai dit, s'il y a une discussion, s'il y a une négociation, on peut trouver un accord. Mais je n'ai pas dit, il faut. Vous savez, moi, quand on ne fait pas la guerre, la France ne fait pas la guerre. Et c'est très bien. On n'est pas partie prenante à cette guerre. Les Américains et les Israéliens ne nous ont pas avertis avant, ils ne nous ont pas demandé notre avis. Donc, on n'est pas dans cette guerre. C'est tout. Donc, on regarde de l'extérieur, en observateur. je vous dis, effectivement, la paix ne se règle que par la force. Moi, c'est ma conviction. Depuis toujours, c'est l'enseignement de l'histoire. C'est le vainqueur qui impose la paix.

C'est comme ça que ça s'est passé dans les deux guerres mondiales. C'est comme ça que ça s'est passé dans l'histoire, dans nos guerres révolutionnaires napoléoniennes et on peut remonter plus loin. Donc, ça va se passer comme ça aussi. Sauf que, les deux forces se neutralisent pour le moment.

23:10
Intervenant

Exactement. Tame Tranuit. Donald Trump a annoncé une énième mesure de représailles à l'égard de l'Union Européenne. Il veut relever de 25% les droits de douane sur les véhicules européens. Il annonce également retirer des troupes américaines en Allemagne. Tout cela en réponse à des propos de Friedrich Merz qui a dit que les Américains n'avaient aucune stratégie en Iran. Est-ce qu'on peut encore considérer les États-Unis comme des alliés de l'Union Européenne ?

23:34
Invité

Écoutez, tant que l'OTAN existe et que nous sommes liés par un accord d'alliance, oui, les Américains sont nos alliés. Ce sont des alliés difficiles, ce sont des alliés parfois méprisants, mais vous savez, des alliés difficiles et méprisants, ils l'ont toujours été. Il faut lire le général de Gaulle, il faut lire les histoires autour du général de Gaulle.

23:57
Présentateur

Aujourd'hui, vous dites que Donald Trump est méprisant envers l'Union Européenne et envers la France ?

24:01
Invité

Oui, mais je dirais que parfois, elle le mérite. Quand par exemple, vous savez, je vais vous dire, quand par exemple Trump et Vance, on a beaucoup reproché à Trump et à son vice-président Vance d'avoir parlé d'effacement civilisationnel, je trouve qu'ils ont raison. C'est ce que je dis depuis 20 ans. Il y a d'autres critiques encore plus personnelles sur le président Macron. Je vous donne un exemple. Je vous donne un exemple qui me... que je pense fondé. Je pense que l'Europe est en voie d'effacement civilisationnel parce qu'elle est remplacée par une autre civilisation arabo-islamique. Je le dis depuis 20 ans, vous me l'accordez.

Quand Trump et Vance le disent, je ne pense pas que ça soit une insulte, je pense au contraire que c'est un cri d'amour en disant mais qu'allez-vous faire de vos pays ? Ça, c'est une première chose.

24:42
Intervenant

Après, c'est ce que j'allais vous dire.

24:44
Invité

Il y a deux choses différentes mais il y a aussi des conflits, des affrontements. C'est pour ça que je vous dis qu'il y en a toujours eu entre le président Johnson et le général de Gaulle, entre Obama et les présidents français. Souvenez-vous de l'affaire des bateaux qu'on avait vendus à l'Australie et qu'ils nous ont enlevés au dernier moment. Souvenez-vous de ce monsieur Pierucci, un cadre d'Alstom qui a été mis en prison de façon scandaleuse. Souvenez-vous des amendes énormes payées par la BNP. Vous voyez, ce n'était pas Trump, tout ça. Donc, il y a des affrontements en permanence entre les États-Unis et les pays de l'Europe mais je dirais... Donc, il faut subir...

Attendez, non, non, non, attendez justement, j'allais vous dire. Pour répondre à votre question sur la hausse des taxes, etc., moi, je suis favorable depuis longtemps et je pense que l'action de Trump va dans le bon sens là-dessus. Si vous me laissez une minute, je vous explique. Je pense qu'il faut en finir avec la mondialisation débridée que nous avons connue depuis 30 ans et qui, si, je sais bien, a fait des heureux les consommateurs qui achètent moins cher les vêtements et puis les Chinois qui sont sortis du sous-développement en 40 ans... Donc, la réponse à la dépendance des États-Unis, c'est du protectionnisme en France ? Non.

La réponse, il n'y a pas de dépendance française aux États-Unis. Il y a une dépendance française et européenne aux Chinois. Il ne faut pas tout mélanger. Les Américains ont bloqué leur dépendance aux Chinois. En tout cas, en grande partie. Pas complètement, je vous l'accorde, des terres rares, etc. Mais, je pense qu'il faut faire comme les Américains vis-à-vis de la Chine. Se protéger, protéger le marché européen avec des taxes de 25-30% qui bloquent l'avance chinoise dans tous les domaines. Je rappelle que même les Allemands qui refusent obstinément ce protectionnisme vont se faire laminer dans leur domaine d'excellence, c'est-à-dire l'automobile et la machine-outil.

Les Chinois vont les laminer. Donc, il faut absolument établir de grandes zones. C'est comme ça qu'il faut, d'après moi, reconfigurer les rapports économiques avec de grandes zones protégées, ce qui n'empêche pas le commerce. Je veux dire, le protectionnisme, les Américains... Donc, il faut faire ce que les Américains font. Il faut répondre aux Américains. Et on échangeait. Les Français aussi. Vous voyez ce que je veux dire ? Le protectionnisme n'empêche pas l'échange. Mais l'échange n'est pas débridé parce que là, ça va être la ruine de l'industrie allemande et ce qui reste de l'industrie française.

27:09
Présentateur

En très peu de temps, Éric Zemmour, est-ce que vous considérez aujourd'hui que le début de ce deuxième mandat de Donald Trump est un échec ? Quand on voit ce qu'il a fait au Venezuela, sans vraiment de préparation, sans suite, en tout cas, donnée sur l'évolution politique, ce conflit qui s'enlise en Iran, c'est décevant. Donald Trump, vous vous étiez réjoui de sa réélection ?

27:27
Invité

Moi, je distingue depuis le début la politique intérieure et la politique extérieure. La politique intérieure, je lui donne un 10 sur 10. Il a baissé, il a réduit massivement l'immigration. N'oubliez pas qu'il a été élu pour ça. Vous savez que les villes de Miami et de Los Angeles ont vu leur population baisser grâce au renvoi d'immigrés. La fameuse remigration dont je suis le seul à parler en France. Donc, là-dessus, je l'approuve. Deuxièmement, sur la lutte contre le wokisme dans les universités américaines, là aussi, il a pris le taureau par les cornes et il a eu raison et il a eu des succès. Maintenant, sur la politique extérieure, c'est ce que je disais tout à l'heure.

Moi, je suis un patriote français. Lui est un patriote américain. On a toujours eu des désaccords. On a toujours eu des affrontements. On voit bien qu'il a des réussites, des échecs. Le Venezuela, c'est plutôt une réussite. L'Iran, pour l'instant, c'est plutôt un échec. Voilà, c'est simple. 10 sur 10 sur l'intérieur, vous avez dit sur l'extérieur ? Sur l'extérieur, c'est très difficile de juger. Je vous dis, il a des réussites éclatantes sur le Venezuela, par exemple. Il a des échecs relatifs sur l'Iran. Je n'ai pas tellement compris son offensive sur le Groenland que je trouve un peu déplacé. D'ailleurs, il y a à renoncer. Enfin, vous voyez, avec la Russie, moi, je vais vous dire la vérité.

J'étais très favorable à sa politique pour mettre un terme à ce conflit et essayer d'éloigner la Russie de la Chine. Manifestement, pour l'instant, il n'y a pas réussi.

28:52
Présentateur

On va s'arrêter là pour cette première partie. Éric Zemmour, serez-vous candidat en 2027 ? Quel regard portez-vous sur les récents propos d'Emmanuel Macron sur l'Algérie ? On en parle dans la deuxième partie. A tout de suite. suite du Grand Jury présenté par Thomas Desprez. Dans ce studio, Éric Zemmour, président du Parti Reconquête, ancien candidat à l'élection présidentielle. Dans un instant, nous reviendrons sur ces propos polémiques d'Emmanuel Macron qui fustigent ces maboules qui voudraient nous fâcher avec l'Algérie. Est-ce que vous vous êtes reconnu, Éric Zemmour ? Vous nous le direz dans un instant. Le Grand Jury, 2027, c'est demain. Mais d'abord, 2027, c'est vraiment demain.

Dans un an tout pile, l'élection présidentielle. Le 25 avril dernier, vous avez lancé avec Reconquête un site internet, leprogrammpourlafrance.fr où les Français peuvent déposer des contributions. On imagine pour préparer un futur programme présidentiel, il y aura un candidat Reconquête quoi qu'il en soit au premier tour de la présidentielle ?

29:57
Invité

Bien sûr. Vous savez, cette contribution exceptionnelle, on a demandé aux gens ce qu'ils pensaient, ce qu'ils voulaient, on les interroge sur tous les sujets. Le résultat et le succès est probant. En une semaine, on a eu 2500 contributions. Sarah Knafo était à Strasbourg, il y avait 200 personnes qui sont venues la voir. Vous voyez, donc c'est vraiment un gros succès. C'est-à-dire qu'on Reconquête ? Pardonnez-moi, je finis. Ces contributions-là seront données à toutes nos équipes, dans toute notre partie. Nous avons déjà des gens qui ont travaillé sur le programme et donc ils pourront mêler leurs réflexions aux apports des gens.

Ça va être vraiment enrichissant pour tout le monde, dans toutes les fédérations Reconquête. On va s'en servir et nous sommes les seuls à travailler ainsi. Vraiment, c'est un gros travail de préparation. Beaucoup de partis préparent leur programme. Je dis que nous sommes les seuls à demander aux gens de venir nous apporter également leurs contributions.

30:52
Présentateur

C'est-à-dire que Reconquête, qui a toujours défendu l'union des droites, aura un candidat face à Marine Le Pen ou face à Jordan Bardella, face à Bruno Retailleau, qui eux sont déjà candidats. C'est-à-dire que l'union des droites, ce n'est pas dans les candidatures, vraisemblablement, si vous nous dites qu'il y aura un candidat.

31:05
Invité

L'union des droites, ce n'est pas l'uniformisation et ce n'est pas l'unicité de la candidature. Ça, ça s'appelle le parti unique. Moi, je connais moins en démocratie, je ne connais pas le parti unique. Nous avons des désaccords majeurs avec le Rassemblement national. On a parlé tout à l'heure d'économie, mais il n'y a pas seulement l'économie. Madame Le Pen pense que l'islam est compatible avec la République. Pas moi. Madame Le Pen pense que l'islam est différent de l'islamisme. Pas moi. Madame Le Pen a refusé de voter une loi qui obligeait les gens qui touchaient le RSA à travailler. Moi, je l'aurais voté. Vous voyez, on peut continuer comme ça.

Donc, j'ai de nombreux désaccords sur tous les sujets avec le Rassemblement national et avec M. Retailleau. Alors là, j'ai un désaccord un peu éventuellement sur les principes et sur les idées se rapprocher. Mais en revanche, j'ai un différent majeur par rapport à ce qu'a fait son parti depuis 40 ans qui est quand même le responsable premier avant la gauche de l'invasion migratoire depuis 50 ans. Je rappelle le regroupement familial de M. Giscard d'Estaing, l'immigration choisie de M. Sarkozy et M. Retailleau lui-même qui, pendant le temps où il était ministre de l'Intérieur, a vu une explosion des entrées dans le territoire, des entrées d'étrangers. Je donnerai un seul chiffre. Sous M.

Castaner, ministre de l'Intérieur de M. Macron déjà. Vous voyez, je ne remonte pas à... Deuxième ministre de l'Intérieur

32:36
Présentateur

d'Emmanuel Macron.

32:37
Invité

250 000 entrées légales avec M. Retailleau 386 000. Plus que 50% d'entrées légales.

32:45
Présentateur

Justement, comment après réussir à s'entendre avec eux, tu as me traduit ? Oui,

32:48
Intervenant

parce que vous dites à la fois qu'il y aura un candidat reconquête au premier tour et en même temps, il y a quelques semaines, vous vous êtes dit d'accord avec l'idée d'une primaire de la droite. On voit notamment Sarah Knafo qui se rapproche de cette idée de Laurent Wauquiez d'une primaire qui va d'Édouard Philippe à justement reconquête. Alors, quelle est votre position exactement ? Elle est très simple.

33:08
Invité

S'il y a une primaire qui nous invite, quels que soient les candidats, même y avoir M. Bardella s'il veut venir, mais il ne voudra pas venir. Aujourd'hui, cette primaire, elle est peu probable. C'est exactement ce que j'allais répondre. S'il y a cette primaire, nous y serons. Comme vous avez tout à fait raison, elle est de moins en moins probable, nous disons que je serai candidat. C'est tout simple.

33:32
Présentateur

Vous avez dit que cette primaire, elle n'aurait pas lieu pour vous ? Je ne dis pas ça. On est au début du mois de mai,

33:37
Invité

la présidentielle est dans un an. On peut la faire en septembre, on peut la faire en octobre, la primaire. Ce n'est pas impossible. Donc, rien n'est décidé. Je vous dis, s'il n'y a pas de primaire, je réponds à la question. Eh bien, je serai candidat. S'il y a une primaire, je serai candidat à la primaire. Claire Connuit.

33:52
Intervenant

S'il n'y a pas, en effet, de primaire, reconquête, aura un candidat jusqu'au bout de cette élection présidentielle.

33:59
Invité

nous ne sommes pas du genre à nous soumettre, nous ne sommes pas du genre à avoir la pression, si vous pensez évidemment à M. Rotaillot, qui lui, a la pression de ceux que j'appelle les cavayers de l'apocalypse, c'est-à-dire l'Archer, Copé, Pécresse et autres Bertrand, pour qu'ils se couchent devant M. Philippe. Moi, je ne me couche devant personne.

34:19
Intervenant

Il y a un antécédent pour vous. Vous avez eu l'expérience d'une campagne présidentielle et la dernière fois, le Rassemblement national était arrivé au second tour. Vous aviez appelé à voter pour vos électeurs à choisir Marine Le Pen. Est-ce que vous le referiez une deuxième fois ? Marine Le Pen,

34:36
Invité

vous avez qualifié de socialiste tout à l'heure. Absolument. Vous savez, effectivement, vous avez raison, vous vous souvenez sans doute de cette campagne présidentielle qui a été animée et qui a été serrée. Je pense toujours que s'il n'y avait pas eu la guerre en Ukraine, c'est moi qui aurais été au second tour. Et donc, Madame Le Pen a eu de la chance, c'est comme ça, c'est la vie et elle était au second tour. Après, j'ai choisi, vous savez, au premier tour, on choisit, au second tour, on élimine. Vous feriez la même chose qu'aujourd'hui ? Entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, c'était ça le choix. Donc, je n'avais que des seconds choix.

Donc, j'ai choisi le moins éloigné de moi, c'est-à-dire que Madame Le Pen propose de combattre l'immigration de façon plus radicale que Monsieur Macron. Donc, j'ai choisi Madame Le Pen. Entre Marine Le Pen et Édouard Philippe. Elle n'a pas fait M. Retailleau.

35:26
Intervenant

Et même entre Jordan Bardella et Édouard Philippe.

35:29
Invité

c'est Marine Le Pen. Vous savez, moi, je ne suis pas comme les journalistes, je ne fais pas semblant de croire qu'il y a deux lignes au Rassemblement National. Vous avez vu la discussion sur la supertac, c'est toujours M. Bardella qui se soumet à Madame Le Pen. Donc, ça sera toujours comme ça

35:42
Présentateur

au Rassemblement National. Question simple, entre le Rassemblement National et Édouard Philippe. Si demain, ce second tour se profile, selon les enquêtes d'opinion, est-ce que vous soutiendrez à nouveau le Rassemblement National ?

35:50
Invité

Je ne me prononce pas sur des enquêtes d'opinion. J'ai été moi-même longtemps journaliste politique. J'ai vu des gens qui étaient donnés gagnants un an avant. Ils s'appelaient M. Balladur, M. Juppé, M. Jospin. Je pourrais même remonter à M. Barr ou à M. Rocard et qui ont tous été vaincus, qui n'ont même pas été présents au second tour.

36:11
Intervenant

Il y a les sondages, il y a aussi les paris des uns et des autres. Bruno Retailleau, en l'occurrence, estime qu'un candidat macroniste ne pourra pas être élu la prochaine fois. Vous êtes d'accord ?

36:21
Invité

Je n'en sais rien. Je ne vois pas. Les pronostics, vous savez, ne valent rien, en vérité. Parce qu'au second tour, c'est une autre histoire. Et là, les gens voient, encore une fois, le candidat qui paraît le plus à même d'exister et de porter la fonction. Vous voyez ? Donc là, les gens ont un autre regard. Donc moi, je dis, le premier tour, il faut choisir ses convictions. Il ne faut pas regarder les sondages. Il faut choisir ses convictions. Est-ce que vous pensez que le programme du Rassemblement National, avec tout ce que j'ai dit tout à l'heure, est le plus à même d'être proche des convictions des gens, des électeurs de droite ? Moi, je ne pense pas.

Donc, je vais présenter moi-même mon programme, nos convictions

37:05
Présentateur

et les gens jugeront.

37:06
Invité

Vous dites,

37:07
Présentateur

je vais présenter notre programme, « Je serai candidat », c'est acté ? C'est vous qui représenterez Reconquête à la présidentielle ?

37:11
Invité

Moi, je ne suis pas Xavier Bertrand, je ne présente pas ma candidature tous les trois jours. Donc, je pense qu'une annonce de candidature, ça doit être solanisé, ça doit être une réussite. La dernière fois, vous faisiez référence à ma candidature, je crois qu'elle était assez réussie avec cette vidéo originale. Aujourd'hui, le site internet, vous parlez d'autres programmes,

37:29
Présentateur

le programme pour la France.fr, le site internet que vous avez lancé, il y a un visage qui s'affiche, c'est celui de Sarah Knafow, c'est elle qui a fait, qui a commencé un tour de France à Strasbourg cette semaine. Sarah Knafow, c'est elle aujourd'hui qui prépare ce programme pour le porter à la présidentielle ou c'est très clair, ce sera vous ?

37:46
Invité

C'est elle qui prépare ce programme, c'est elle qui a fait la consultation, c'est elle qui a rencontré les gens, donc c'est pour ça qu'il y avait sa photo. Il y a aussi ma photo dans cette présentation pour dire ce que vous pensez de Sarah Knafow. Donc, si vous voulez, vous savez...

38:02
Intervenant

Elle ferait une bonne candidate Sarah Knafow ?

38:03
Invité

Mais vous savez qu'elle a fait une très bonne candidate à Paris.

38:06
Intervenant

Elle l'a quand même perdu.

38:08
Invité

Mais vous savez, c'est très difficile de renverser des habitudes séculaires, nous sommes un parti jeune. Elle a quand même réussi à renverser la loi des sondages qui nous promettait un candidat du Rassemblement National à 9-10 et nous à 4-5. Elle a fini à 1 et elle a 10. Après, il y a eu effectivement la pesanteur du vote à Paris en faveur des LR, de Rachida Dati, etc. Bon, voilà. Mais je pense, si vous voulez, je pense qu'elle prépare le programme. Je suis à ses côtés pour préparer le programme, évidemment. Et donc, elle a fait une percée magnifique dans le landerneau médiatique et politique. Les gens l'aiment beaucoup, nos électeurs l'aiment beaucoup et ils ont raison.

Maintenant, nous verrons tous les deux. Je pense que, pour l'instant, comme disait François Hollande,

38:54
Présentateur

je ne le prépare. Est-ce que le nom Zemmour aujourd'hui, c'est comme le nom Le Pen à une époque ou Mélenchon pour certains aujourd'hui, c'est moins facile que peut-être Sarah Knafow qui a une antériorité politique plus jeune que vous et donc qui peut-être peut aller chercher de nouveaux électeurs ?

39:08
Invité

Écoutez, moi, je pense que les électeurs ne s'arrêtent pas à cela. Voilà. Mais encore une fois, Sarah Knafow sera un atout immense dans cette campagne. Un atout, mais pas une candidate. Je compte sur elle pour être à mes côtés et ça sera un atout immense, je le répète. Vous avez pris votre décision sur la candidature à la présidentielle ? Écoutez, comme dirait, pour paraphraser François Hollande, je me prépare. Voilà. Vous vous préparez et vous l'annoncerez quand ? On verra bien. Je ne vais pas vous annoncer encore une fois. C'est des questions inutiles. Je sais qu'à chaque émission, c'est le rituel, mais malheureusement, c'est une question inutile.

À partir du moment où je vous répète, il faudra, il faut soigner son annonce de candidature. C'est un moment important quand je vois certains qui ratent complètement leur annonce de candidature. Ça me donne encore plus envie de faire très attention à soigner mon annonce de candidature.

39:57
Présentateur

Le Grand Jury, tout est politique. Éric Zemmour, cette semaine, alors qu'il visitait un hôpital où exercent de nombreux médecins formés à l'étranger, Emmanuel Macron a fusquigé, je cite, ces maboules qui veulent nous fâcher avec l'Algérie, estimant que la France avait besoin de certains soignants formés dans ce pays, notamment. Est-ce que vous vous êtes reconnu, Éric Zemmour ? Est-ce que vous êtes un hôpital maboule ?

40:19
Invité

Écoutez, moi je vais vous dire, cette réflexion et cette intervention m'a fait réfléchir et je crois qu'il y a beaucoup à dire, si vous me permettez, de réflexions que cela suscite. Première réflexion sur le mot choisi. Ce n'est pas un hasard, d'après moi, si Emmanuel Macron a choisi un mot qui vient de l'arabe, maboule. Ça veut dire fou. Comment ? Oui, ça veut dire fou, absolument. Et je crois que ce n'est pas un hasard, ce n'est pas la première fois d'ailleurs qu'il fait ça. Il fait ainsi comme une certaine jeunesse qui, dans de nombreux quartiers, est noyée démographiquement par l'immigration arabo-musulmane et qui reprend... Il dit ce qu'il veut.

Je ne porte pas de jugement, je vous dis ce que j'en pense. Vous m'invitez pour ça. Donc, qui reprend des réflexions, des interjections, des insultes, etc. de la jeunesse arabo-musulmane comme dans une assimilation à l'envers. Vous savez, la langue, ce n'est pas d'aujourd'hui, forme les cerveaux et c'est un outil de colonisation majeure et on le voit aujourd'hui et Emmanuel Macron s'identifie sans doute parfois à cette jeunesse-là. Deuxième réflexion sur les médecins algériens et étrangers.

D'abord, je vais vous dire, ça fait très longtemps que je suis très choqué que l'on prenne des étudiants étrangers qui ont été formés à grands frais par des pays parfois pauvres et qu'on leur prend et qu'on les arrache à leur population. Je veux dire, les Algériens, ils sont aussi malades, ils ont aussi besoin de médecins. Je ne vois pas au nom de quoi on leur prendrait des médecins qu'ils ont formés avec leur argent sur leur budget.

41:55
Intervenant

On ne force pas les médecins algériens à venir non plus.

41:57
Invité

On les force parce qu'on les paye mieux. Donc, moi, je trouve qu'on les paye mieux qu'en Algérie. Non, non, non, je ne suis pas d'accord. Pardonnez-moi, je veux dire, en plus, c'est au nom de l'amitié avec l'Algérie. Non, c'est du pillage de ressources intellectuelles. Ces gens-là ont été formés par le peuple algérien, dans les universités algériennes, par l'argent algérien. Il n'y a aucune raison de leur prendre ces médecins. À part qu'on en a besoin. Attendez, je vais vous répondre. Deuxièmement, Emmanuel Macron, et c'était le sens de sa sortie, est furieux contre l'administration française qui les oblige à repasser leur diplôme. Moi, je vais vous dire.

La procédure est très longue aujourd'hui. Très longue, très compliquée. Oui, et c'est très bien. Parce que moi, je n'ai pas du tout envie d'être soigné par des médecins au rabais, vous voyez. Donc, je veux être soigné par des médecins qui repassent le diplôme français. Aujourd'hui,

42:48
Présentateur

près d'un médecin sur dix, près d'un soignant sur dix en France vient d'un pays en dehors de l'Union Européenne.

42:55
Invité

Non, je vais vous dire. Mais on va répondre pourquoi on a besoin. Mais d'abord, je veux vous dire, parce que je vais vous dire quelque chose que personne ne dit. La vérité, c'est qu'à part quelques exceptions brillantes, le niveau de ces médecins est la plupart du temps très faible. Tous les médecins français s'en plaignent. Dans les hôpitaux, il y a des problèmes à cause de ça. Et tout le monde sait, par exemple pour l'Algérie, que le système éducatif algérien ne s'est jamais remis de l'arabisation de l'enseignement décidé par M. Boumediene, le président Boumediene en 1965. Vous savez, c'était une vieille blague.

Mon père, puisque ma famille venait d'Algérie, mon père avait des amis algériens, kabiles, qui leur disaient la blague qui était répandue en Algérie, c'était on est très bon en Algérie, on est analphabète bilingue. Vous voyez, c'est pour vous dire l'effondrement du niveau du système scolaire algérien et j'en parle en connaissance de cause parce que depuis lors, malheureusement, le système scolaire français s'est lui aussi effondré. Je ne parle pas du tout avec arrogance vis-à-vis de l'Algérie parce que nous avons connu le même schéma. C'est une catastrophe.

Donc moi, je ne veux pas, ces médecins-là, c'est très bien qu'on en a besoin comme vous dites et on arrive à mon troisième sujet, pourquoi on en a besoin ? Et c'est M. Macron est bien mal placé pour se plaindre de cela. Ça fait dix ans qu'il est au pouvoir. Ça fait dix ans qu'il n'a pas été fichu de supprimer ce numerus clausus qui nous... Non, c'est faux. Moi, je vais vous dire. Il l'a dit publiquement mais c'est un mensonge. En vérité, je connais beaucoup d'étudiants en médecine chez mes amis, dans ma famille, etc. Le numerus clausus n'a jamais été en vérité abattu.

Et aujourd'hui, vous avez, et c'est depuis des dizaines d'années, des jeunes étudiants français qui ne peuvent pas être médecins pour un demi-point, un quart de point, un point, qui sont obligés d'aller à l'étranger, en Belgique, en Espagne. Est-ce que vous savez qu'en Roumanie, aujourd'hui, il y a des cursus organisés en français pour les innombrables étudiants français qui ne peuvent pas faire leur étude de médecine ? C'est un autre sujet, ce sont des médecins qui sont formés dans l'Union Européenne. C'est pas un autre sujet, c'est parce que... Il faut qu'on utilise les places dans les universités françaises, alors ?

Non, c'est pas les places, c'est qu'on ne veut pas leur donner parce qu'on a un raisonnement technocratique depuis 40 ans qui dit que moins on a de médecins, moins ils font d'ordonnances et donc moins il y aura de dépenses de la sécurité sociale. Un raisonnement stupide qui nous a menés là où il nous a menés. Et pourquoi on prend les étudiants étrangers ? Parce qu'ils sont moins chers que nos étudiants français. Et pourquoi on en a besoin aussi ? C'est parce que depuis des décennies, on sous-paye nos médecins, nos internes dans les hôpitaux français qui en ont marre de travailler pour un salaire au lance-pierre. Voilà tout ça, c'est ça que M.

Macron aurait dû régler au lieu de nous traiter de maboule. Et maintenant, il y a un troisième sujet, non je finis, sur les rapports avec l'Algérie.

45:36
Présentateur

On va y venir. Je veux simplement revenir sur ces médecins étrangers. Vous dites aujourd'hui qu'il ne faut plus avoir de médecins étrangers, il ne faut plus avoir de médecins algériens. Vous dites ce matin que pour vous, un médecin formé en Algérie soigne moins bien qu'un médecin formé en France.

45:49
Invité

S'il est formé en Algérie et qu'il vient de travailler ici, oui. Il y a des formations aujourd'hui. Comment on peut... Enfin, sur quelle... Moi je vous dis, je vous dis heureusement, heureusement qu'ils doivent repasser les diplômes en France. Heureusement. Parce que ça limite les dégâts. C'est tout ce que j'ai à vous dire.

46:04
Présentateur

Sur les relations avec l'Algérie. Sur les relations avec l'Algérie. Emmanuel Macron dit qu'il ne faudrait pas se fâcher avec l'Algérie. D'ailleurs, on l'a vu cette semaine, on a appris que des ressortissants algériens avaient été à nouveau expulsés, ce qui n'était pas arrivé depuis des mois. Le gouvernement dit que c'est grâce à la reprise des discussions avec l'Algérie menée par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. Finalement, la diplomatie, la négociation, peut-être que ça marche un peu mieux que le bras de fer. Vous savez combien là ?

46:28
Invité

Combien ont été renvoyés là ? Quelques dizaines. C'est grotesque. Le ministre de l'Intérieur

46:34
Présentateur

dit plus que quelques dizaines. Dit beaucoup plus que quelques dizaines.

46:37
Invité

J'attends de voir. J'attends de voir la fin des progrès. Vous savez, la blague de Coluche sur Sylvie Vartan. Elle a fait des progrès. J'attends la fin des progrès. Moi, c'est la même chose pour M. Nunez. J'attends la fin des progrès. Moi, je vais vous dire ce qui est intéressant dans ce rapport avec l'Algérie, c'est que ce n'est pas nous qui nous fâchons avec l'Algérie, c'est l'Algérie qui se fâche avec nous. Parce qu'en fait, nous avons un rapport absolument dissymétrique. Nous avons d'un côté des dirigeants français qui sont hantés, et ça, ça dépasse M. Macron, ça fait 50 ans, qui sont hantés par la culpabilité coloniale. Bien à tort.

D'ailleurs, car il faudrait en dire beaucoup, mais ce n'est pas le moment de parler de cela. Moi, comme je vous ai dit, ma famille vient d'Algérie. Donc, je sais aussi tout ce que la France a apporté. Et moi, encore une fois, je l'ai toujours dit, je bénis la colonisation française qui a libéré ma famille de la colonisation arabe-sulmane.

47:21
Présentateur

Vous avez toujours dit que pour vous, la colonisation n'avait pas été ce que certains disent un crime contre l'humanité. Ça, vous l'avez dit.

47:27
Invité

Deuxièmement, mais deuxièmement, nous, nous avons cette culpabilité. Nous dirigeons. Et deuxièmement, parce qu'on ne le dit jamais avec M. Macron, il y a une autre chose qui s'ajoute, c'est la peur et la hantise de la guerre civile, des révoltes des jeunes arabo-musulmans de banlieue. Donc, M. Macron prend soin de ne jamais susciter l'irritabilité de ces jeunes gens. On voit à quel point le gouvernement algérien, qui l'a très bien compris, manipule ces jeunes franco-algériens comme une espèce de cinquième colonne et comme un moyen de pression sur le gouvernement français.

De l'autre côté, nous avons un gouvernement algérien dont la pensée et l'attitude peut être résumée par une boutade qu'a faite M. Tebboune, président de l'Algérie, il y a à peu près un an. Répondant à un journaliste français, il a dit « Les Français devraient nous donner des visas de 132 ans. » Évidemment, vous avez bien compris que 132 ans, ce n'est pas donné au hasard. 132 ans, c'est la période de la colonisation française. 1830-1962. Donc, cette boutade est le symbole d'un lapsus. C'est comme un lapsus. C'est un rapport à voir aujourd'hui avec l'Algérie. Je finis.

C'est qu'aujourd'hui, les dirigeants algériens et nombre d'algériens et de franco-algériens qui vivent en France ont un rapport néocolonial avec la France. Ils pensent qu'il faut se venger, qu'il faut se revancher, que puisque la France les a colonisés, il faut qu'ils nous colonisent.

48:47
Intervenant

Eric Zemmour, sous Emmanuel Macron, Bruno Retailleau a été ministre de l'Intérieur. Il a tenté la manière plus forte. Là, maintenant, Laurent Nunez dit « Justement, tout cela n'a donné lieu à aucune réussite, plus aucune relation avec l'Algérie, plus aucune relation sécuritaire, plus aucune relation migratoire. » Alors, est-ce que ça ne prouve pas justement que la manière forte, eh bien, c'était un échec ?

49:06
Invité

La manière forte prétendue de M. Retailleau était une posture. Vous n'expliquez pas qu'il a réellement durci les relations ? Non, excusez-moi. Il a parlé. Il a dit que ça n'allait plus. Il a dit des choses d'ailleurs assez justes, parfois, sur les rapports avec l'Algérie, mais dans les faits...

49:24
Intervenant

Il a remis en question de l'accord de 68 ? Il a été remis en question,

49:27
Invité

l'accord de 68 ? Et les visas ont été bloqués. Et M. Retailleau, par exemple, je vais vous donner un exemple. M. Retailleau prétend, et il a raison d'ailleurs, que les visas sont délivrés par le Quai d'Orsay. Très bien. Mais c'est en préfecture qu'ils sont donnés. M. Retailleau était le patron des préfectures. Il aurait très bien pu donner ordre, soit d'augmenter les tarifs, soit de ne pas les délivrer, soit de faire un blocage. Il n'a même pas essayé le bras de fer, en vérité. Il a parlé pour se faire une publicité favorable auprès des Français. Mais ça n'a servi à rien, évidemment, parce qu'il n'y a pas eu de rapport. On voit bien que les choses se débloquent.

Le rapport de force, il est simple. Il faut d'abord se délier de ce traité de 68 qui favorise l'immigration algérienne en France. Deuxièmement, il faut bloquer les visas du regroupement familial, des mariages, parce que vous savez qu'aujourd'hui, ce qu'on appelle regroupement familial, c'est essentiellement des jeunes franco-algériens d'aujourd'hui qui vont chercher une jeune fille au bled et qui la ramènent. C'est ça, plus de la moitié des 100 000 regroupements familiales. Il faut arrêter aussi les étudiants algériens. C'est le premier poste de visa, alors que vous savez aussi que les Algériens sont à 75%.

Les étudiants algériens ne réussissent pas leur licence ou leur maîtrise en 3 et 4 ans. Donc, c'est une catastrophe qu'on ne nous dise pas que c'est magnifique pour l'université française. C'est une catastrophe. Ces gens-là n'ont rien. Tous ces chiffres sont donnés par l'OID et vous verrez, c'est très fiable. Donc, il ne faut arrêter avec ça. Il faut fermer toutes les portes d'enjeun. Plus aucun ressortissant algérien accepté en France ? Il y a des touristes. Mais les touristes, il ne faut pas qu'ils restent. Plus de visa de travail, d'études, de médecine ? Exactement. Plus tout ça. Le travail, plus de la moitié des Algériens en France ne travaillent pas.

Le HLM, la moitié des Algériens sont en HLM. Est-ce que vous trouvez ça normal quand seulement 10% des Français le sont en HLM ? Non, ce n'est pas normal. Donc, il faut arrêter cette préférence algérienne et qui d'ailleurs qui vaut pour tous les autres pays, Tunisie, Maroc, Mali, etc. Et nous devons renvoyer, vous m'entendez, renvoyer, c'est-à-dire la politique de remigration que je suis le seul à proposer. Le Rassemblement National est contre et les LR... Vous continuez de défendre ce principe de remigration

51:46
Présentateur

qui avait beaucoup fait polémique, c'est-à-dire, pour bien expliquer, c'est de renvoyer dans leur pays d'origine des ressortissants qui sont installés en France depuis parfois des années. Oui, et qui sont délinquants,

51:58
Invité

qui sont criminels, qui sont fichés,

52:01
Présentateur

qui sont chômeurs de longue durée. C'est-à-dire que quand ils sont dans des écoles aujourd'hui, quand les enfants sont dans des écoles, pour vous, ces ressortissants doivent quand même être envoyés quelle que soit leur situation aujourd'hui, même s'ils travaillent en France.

52:10
Invité

Je vous répète, s'ils travaillent en France légalement, pourquoi les renvoyer ? Je vous répète, délinquants, criminels, chômeurs de longue durée, fichés. Ça suffit déjà, vous savez que 25%...

52:22
Présentateur

Mais quand les pays ne le veulent pas, comme l'Algérie aujourd'hui, ne veulent pas récupérer leurs ressortissants, c'est le serpent qui se rend la queue.

52:27
Invité

Eh bien, c'est très simple. Nous les renverrons dans d'autres pays que nous financerons et qui seront tout à fait d'accord pour les accueillir. C'est d'ailleurs, même l'Union Européenne l'autorise.

52:36
Présentateur

C'est-à-dire des zones où vous payerez des pays pour accueillir des ressortissants. Absolument. Absolument.

52:43
Invité

Ça nous coûtera beaucoup moins cher que ce qu'il nous coûte ici.

52:47
Présentateur

Alors, on va passer à... Le Grand Jury. Question Express. Voilà la toute dernière partie de cette émission Eric Zemmour. Question Express. Question courte. Réponse très courte. Quelques questions, vraiment en un mot, si possible. Keller Connuit.

53:00
Intervenant

Pour ou contre, la possibilité pour les salariés boulangers et fleuristes de travailler le 1er mai ?

53:05
Présentateur

Pour. Le 1er mai, c'est la fête du travail pour vous, Eric Zemmour, ou le jour hommage à Jeanne d'Arc ?

53:10
Invité

Ah. Les deux. Ce n'est pas incompatible.

53:15
Intervenant

Pour ou contre, retirer les drapeaux européens sur le fronton de l'Elysée ? C'est ce qu'a proposé Jordan Bardella.

53:20
Invité

Je ne suis pas contre, mais je pense que ce n'est pas la question essentielle. C'est un peu anecdotique.

53:27
Intervenant

Pour ou contre, le boycott de l'Eurovision parce qu'Israël y participe, cinq pays ont déjà fait ce choix ?

53:33
Locuteur

Contre.

53:34
Invité

C'est un scandale.

53:35
Présentateur

Est-ce que vous soutenez Karim Ouamran, le maire de Saint-Ouen qui se bat contre l'ouverture d'une enseigne masterpoulet dans sa ville ? Masterpoulet qui se revendique servir uniquement des viandes certifiées 100% halal ? Oui. Vous soutenez Karim Ouamran ? Absolument. Éric Zemmour, dernière question. Qui sera candidat de Reconquête en 2027 ? Éric Zemmour ou Sarah Knafow ?

53:53
Invité

Je crois vous avoir répondu. Franchement, mais ne vous inquiétez pas, vous nous aurez tous les deux. Donc, elle sera mécanique. Il n'y aura qu'un seul bulletin. Il n'y aura qu'un seul bulletin. C'est un ticket en fait. Comment ?

54:05
Présentateur

C'est un ticket en fait. C'est Éric Zemmour, Sarah Knafow ? Est-ce qu'on peut imaginer Sarah Knafow, Premier ministre d'Éric Zemmour ?

54:10
Invité

Écoutez, on peut l'imaginer. Mais ça ne veut pas... Vous savez, la désignation d'un Premier ministre, c'est quelque chose de très subtil en fonction des rapports de force politique. C'est pour ça que je suis toujours dubitatif quand on annonce à l'avance la nomination de tel ou tel Premier ministre. Mais oui, elle aurait les qualités pour l'être. Mais pour le moment, vous ne nous dites pas ce dimanche, qui de vous deux sera vraiment candidat à l'élection présidentielle ? Je crois que je vous l'ai dit, mais les journalistes veulent absolument ne pas entendre ce qu'on dit. Parce que vous ne le dites pas très clairement non plus. Je le dis très clairement. Je vous l'ai dit très clairement.

Simplement, je ne vais pas annoncer, je vous le répète, ma candidature tous les quatre matins.

54:49
Présentateur

Voilà, mais je ne peux pas être plus clair. Merci beaucoup Éric Zemmour. Le Grand Jury revient la semaine prochaine, dimanche à midi.

Le Grand Jury d'Eric Zemmour · Pourquijevote