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InterviewInfraNum· 17 septembre 2025 14 minComplaisantFond programmatiqueNumériqueSécuritéInstitutions & élections

Damien MICHALLET, Sénateur de l'Isère, Président de la CSNP

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Comment travaillez-vous avec Infranum ?

  • OuverteRéponse directe

    Vous participez à la commission spéciale résilience. En dites-vous un mot ?

  • OuverteRéponse directe

    Quels chantiers urgents en infrastructure numérique ?

  • OuverteRéponse directe

    Comment faites-vous cet aller-retour entre vos réflexions au Sénat et l'application territoriale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Damien MichalletFait
    « nos rapports découlent régulièrement sur des textes législatifs et donc sur des débats euh au Sénat et à l'Assemblée nationale »
  • Damien MichalletFait
    « ce réseau il est devenu essentiel, sensible, critique, stratégique. Il doit être protégé des attaques cyber »
  • Damien MichalletPromesse
    « il faut aller il faut être assez rapide dans nos prises de décision. Il faut être ferme parce qu'il y va de l'en santé publique de nos enfants »

Modèle claude-haiku-4-5-20251001 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Damien Michalet, bonjour. Bonjour Sébastien. Vous êtes sénateur de l'ISER, président de la commission supérieure du numérique et des postes, très impliqué sur les questions numériques.

Vous êtes notamment vice-président du groupe d'étude sur l'impact des écrans sur la santé des enfants, groupe de travail dont on a pas mal parlé, dont il va sortir des choses notamment en terme de majorité numérique. Enfin, peut-être si vous le souhaitez pour en dire un mot. Sachant qu'ici donc on est aux universités de la transition numéri des territoires sur le stand d'infranum avec qui vous échangez régulièrement.

Vous nous direz sous quelle forme et puis voilà, en terme de d'infrastructure numérique, quels sont selon vous les les chantiers urgents ? Vous participez également au travail autour de la résilience et de la cybersécurité des infrastructures numériques. Donc on va faire un 360 sur vos activités et puis bah peut-être d'abord comment vous travaillez au quotidien avec Infranum.

Et ben écoutez d'abord merci merci pour cette cette invitation avec Infranum. On est en proximité que ce soit d'abord au Parlement, au Sénat en étant sénateur mais également à la commission supérieure du numérique ou des et des postes. Je vais d'abord d'ailleurs commencer par la CSNP.

Le rôle de la CSNP en fait, c'est d'accompagner le travail législatif sur des perspectives de changement de normes, d'outils, d'infra sur le numérique. Alors, on travaille beaucoup avec tous les acteurs et notamment Infranum qui nourrit nos auditions, qui nourrit nos réflexions et qui parfois challenge nos rapports puisque derrière ça découle régulièrement. nos rapports découlent régulièrement sur des textes législatifs et donc sur des débats euh au Sénat et à l'Assemblée nationale.

Donc un partenaire pour le législateur que je suis. Sur nos autres sujets, donc la question de la résilience des réseaux, elle est elle est partout, on parle bien sûr d'IA cette année, mais la question de la résilience qui s'agisse face au aux aléas climatiques, mais aussi résilience dans la question du modèle économique et puis on se dit avec la migration vers la fibre, on aura un seul réseau et ce réseau il est devenu essentiel, sensible, critique, stratégique. Il doit être protégé des attaques cyber qui se multiplient.

Aujourd'hui, il y a une commission spéciale sur ce sujet. Vous en faites partie ? Est-ce que vous pouvez nous en dire un mot ?

On arrive on arrive aujourd'hui à un tournant puisque il y a une forme d'aboutissement des RIP. Euh on en est à la fin, c'est pas fini, il reste encore du travail. Il y a l'impatience des territoires sur ces sujets-là.

Mais comme diraient nos collègues suisses, nous sommes à Boutouchant quant quant au RIP. Maintenant, on a financé ces RIP et il y a un sujet d'équilibre du modèle. Et ce sujet n'est pas vrai dans tous les territoires parce que c'est lié au modèle de la délégation de services public, parce que c'est lié à la taille du RIP, à son envergure, parce que c'est aussi lié au délégataires, à sa taille, à son organisation, à ses frais de structure.

On voit donc là qu'on a un sujet qui est la résilience financière des RIP mais qui se traduit pas de la même façon localement. L'ARCEP a lancé une étude et je ne manquerai pas d'y participer à titre personnel ou avec mes collègues de la CSNP pour alimenter alimenter cette réflexion. Donc premier sujet, l'équilibre l'équilibre du modèle du modèle économique.

Ensuite, on a des vrais sujets qui sont plutôt techniques, techno et là-dessus et on le voit bien ce on le voit bien aujourd'hui, on a des acteurs qui réfléchissent aussi à la résilience de nos réseaux face aux enjeux de climat de climat climatique de nos enjeux pardon d'alé climatique. On a plusieurs écoles, on a ceux qui disent et c'est très bien parce que c'est facile, il suffit d'enfuire à 100 %. Il faut tout enterrer.

Oui, on enterre tout. On a réglé le problème, mais c'est pas si simple et on le sait bien puisque il y aurait un coût associé complètement dingue. Et donc il faut qu'on trouve dans nos technos, dans nos modèles de maintenance, dans nos modèles de suivi, dans nos modèles déclaratifs d'aléa, il faut que là-dessus on bouge et ces journées sont là typiquement pour porter des réflexions et accompagner la réflexion du législateur.

C'est-à-dire que vous vous nourrissez de ce que vous entendez et sur les stands et bien sûr sur les tables rondes et les ateliers euh pour évaluer parce que en tant que sénateur de l'ISER c'est un territoire euh de montagne euh qui est soumis euh à des aléas, à des variations importantes en terme de température. Euh donc vous êtes au au cœur de ça. Vous êtes également conseiller départemental, je l'ai pas je l'ai pas précisé.

Et donc euh comment vous pratiquez cet aller-retour entre vos réflexions sur le numérique au Sénat et bah l'application sur votre territoire ? Je crois que vous avez soutenu un et contribué à un travail autour de la mise en connectivité de la montagne de l'enfer, Mountain of. Alors ça je peux pas je peux pas résister à l'envie de d'en savoir un peu plus là-dessus hein.

Alors oui parce que ça va pas avec l'iser parce que l'Iser est le plus beau département de France. Donc parler d'enfer quand on fait un événement en Iser c'est quelque chose qui peut surprendre. Euh d'abord, c'est euh une compétition de VTT endureau qui est fantastique et surtout fantastiquement difficile.

Et je crois que c'est pour ça qu'elle porte qu'elle porte qu'elle porte ce nom-là. Euh c'est une une course qui a eu lieu fin juin aux deux Alpes. Aux Deux Alpes euh aux deux Alpes et qui a permis de mettre de mettre en exergue des choix de politique publique qui derrière amènent à créer à créer de la valeur.

Et là en s'appuyant sur le réseau le le RIP de l'Iser en fait en Iser on a construit un RIP comme partout dans un modèle un peu particulier et je m'en occupais en tant que que vice-président lorsque j'étais avant que je ne sois sénateur et ce RIP continue à être à être déployé et en parallèle de cela, on a déployé un réseau qui permet on a déployé plutôt une infrastructure qui permet de déployer un réseau Laura. Donc c'est une techno particulière, une techno qui est plutôt très intéressante pour les collectivités. D'abord parce que ça consomme peu et c'est un vrai sujet dans pour nos territoires.

On a une logique d'empreinte carbone et on essaie de tendre tous nos territoires essaient de tendre vers une consommation et une empreinte carbone beaucoup plus faible. Le réseau Laurat répond à cette contrainte-là. En ayant certaines contraintes, la euh comment dire la le le l'empreinte du signal est plus faible quand dont on utilise un réseau Laura, mais très facilement déployable.

Et donc le réseau Laura, on l'a déployé. Donc on a mis les petits capteurs. Vous savez quand vous faites une course, je vous sens sportif.

Vous devez faire souvent des courses. Je l'ai été. Ah, on a le même problème.

Euh et donc on a le petit capteur quand on fait une course qu'on porte soit sur sa chaussure, soit dans son sac à dos. et qui permet de suivre en fait notre course, d'avoir euh les temps sur des étapes, d'avoir euh euh des niveaux euh en temps réel de l'avancement de de notre course et on a utilisé la techno la technolura sur cette course et ce qui était intéressant c'est qu'on a utilisé une techno publique pour une course euh privée et qui nous a permis aussi de donner des perspectives et de montrer que cette techno, elle pouvait avoir d'autres usages que des usages strictement publics ou strictement privés et donner une dimension au numérique. totalement totalement différente.

Donc on est hyper fier de ce qui a été fait. On a en plus été en capacité de faire un moving, c'est-à-dire que notre capteur est une fois sur le réseau du département, une autre fois sur un réseau d'une commune et donc on a réussi à suivre cette course. Il est relayant, c'est le principe du roaming en fait.

C'est ça exactement. Et on a réussi à déployer ça. Donc on était satisfait de voir que notre réseau fonctionnait.

On était satisfait de voir qu'on répondait aux exigences de l'organisateur de la course et euh on était satisfait euh de voir que d'autres euh d'autres événements sportifs ont repris cette techno en Iser et ailleurs puisque on l'a vu utiliser en savoir et moi ça me donne en tant que rapporteur pour le Sénat de la loi sur les Jeux Olympiques et paralympique ça me donne une satisfaction de dire que on pourra accompagner les JOPS 2030 dans nos montag montagne en s'appuyant aussi sur la technola, c'est 2028 les géos les Jeux Olympiques et parolympiques. Non, il me semble c'est 2030. C'est 2030.

Ouais, je vous dirai ça mais vous mettez dans le bouton montagne et c'est 2030. C'est 2030 et c'est dans les Alpes. Et c'est dans les Alpes.

Exactement. Et est-ce que cette expérience vous a donné aussi d'autres d'autres idées en tant que conseiller départemental notamment ? Il y a le S10, il y a la gestion la prévention des risques pour les pour les communes, risqu montagne, que ce soit aussi le secours en montagne.

Est-ce qu'aujourd'hui vous vous dites demain on peut imaginer des applications de service public basé sur ce type de réseau ? Alors, on a fait le 10, c'est un peu particulier puisqu'on a un niveau une attente en résilience qui est juste fondamental. Donc on a créé un réseau parallèle, on a créé des comment dire des euh des de la fibre dédié pour pour nos casernes.

Une centaine une centaine en ISER. Mais effectivement, cette techno va pouvoir accompagner euh les collectivités, mais bien plus que les collectivités euh puisque on se retrouve en compétition face euh à de la 5G privée, euh on se retrouve en compétition face à du wifi privé et où on est euh là avec cette techno en capacité localement de donner des réponses aux acteurs économiques également au-delà des acteurs publics pour suivre effectivement des niveaux des niveaux de chaleur de pompe dans nos réseaux d'assainissement et cetera et cetera. des applications très très concrètes.

Euh prochaine étape, les suites de ce travail justement de cette commission spéciale. Euh et puis peut-être rapidement un mot sur ce groupe d'étude sur l'impact des écrans sur la santé des enfants. Peut-être celui-là d'abord, on a on a on a vu des annonces dans la presse, c'est le résultat de votre travail.

Alors euh il y a jamais de fumée sans feu en politique et au Sénat à l'origine portée par Laurence Garnier, on a mis en place ce groupe de travail où tout le monde était convaincu qu'on avait un sujet. Ouais. Et comme à chaque fois au Sénat, avant de trouver une solution, on cherche à bien asseoir le problème et c'est ce qu'a fait ce groupe de travail pour chercher à comprendre.

Donc on a rencontré beaucoup de spécialistes. J'ai moi-même été parfois même très perturbé par la vie de certains spécialistes euh où je considérais peut-être parfois maladroitement l'impact des écrans sur nos enfants et ça a été euh une vraie comment dire un vrai catalyseur au Sénat mais au-delà. Et on l'a vu, on a euh certains ministres et même des anciens premiers ministres qui sont plutôt très stricts, en tout cas en proposition euh quant euh à l'accès à cette fameuse majorité numérique euh à l'accès euh aux écrans de nos enfants, on néglige euh l'impact euh de des écrans sur la santé de nos enfants parce que nous les grands, nous les adultes, on l'utilise beaucoup les écrans et on ne voit pas déjà à notre niveau quel est l'impact, mais encore plus au niveau des enfants. enfant, c'est possiblement dramatique.

C'est possiblement dramatique à ce pointlà. C'est ce que vous avez perçu. Ouou à fait.

Oui, tout à fait. Et il faut aller il faut aller il faut être assez rapide dans nos prises de décision. Il faut être ferme parce qu'il y va de l'en santé publique de nos enfants et même au-delà d'une dynamique collective intellectuelle.

Bon, un peu alarmant mais on l'entend et je pense que c'est un point de vue informé pour le moins. Vous aviez raison les Jo, c'est 2030 hein dans les Alpes. C'est c'est vous qui aviez raison.

J'avais pas la j'avais pas la bonne. Dernier point effectivement, prochaine étape, travaux de la commission spéciale résilience et cybers sécurité des infranumériques. Qu'est-ce qui doit sortir ?

Alors aujourd'hui euh le Sénat a fait son travail, l'Assemblée nationale euh c'est en cours. On attend la mise en place de la commission mixte paritaire. Les choses doivent doivent arriver.

Alors j'ai pas tout en tête. Le fait est qu'on est sur une loi qui aura des impacts certains tant d'un point de vue professionnel qu'individuel et qu'il faut qu'il faut rapidement légiférer et transposer et transposer cette directive. Donc c'est dans les tuyaux.

C'est dans les tuyaux. D'ailleurs, les débats ont plutôt intéressants puisque on est allé assez loin dans les débats et on a vu qu'au Sénat on avait pas une majorité surtout. Il y a certains sujets, sans rentrer dans les détails, mais on a vu sur les sujets défense, sur les sujets souveraineté, sur certains sujets, on voyait que des concepts fondamentaux de société s'opposaient et du coup ça a été assez intéressant sans mettre d'ailleurs d'opposition droite gauche, mais on était parfois sur des positions individuelles et c'était très intéressant de voir que le numérique pouvait comme à chaque fois ouvrir tant de débats passionnants car comme j'aime à le dire le numérique c'est politique.

Merci. Ce sera le mot de la fin. Je vous remercie beaucoup Damien Michalet.

Je rappelle que vous êtes sénateur de l'Is président de la commission supérieure du numérique et des postes et également membre du conseil départemental de l'ISER. Merci. Je vous dis merci.

À bientôt. [Musique] [Musique]