Budget, remaniement... Richard Ramos (Modem) est l'invité de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Richard Ramos. Bonjour. Sébastien Lecornu a affronté hier sa 5e et sision de motion de censure sur le budget déposé par les insoumis le Rassemblement national.
Elles n'ont pas été adoptées. La France a un budget Cocorico. C'est donc mission accomplie pour Sébastien Lecornu.
Il a réussi l'impossible. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il est bon.
Oui, il est bon le premier ministre. Il est bon et puis il écoute les autres. C'est-à-dire qu'il est sans arrogance. il est dans l'intérêt des Français et il est capable de faire travailler des gens qui pensent pas tout à fait la même chose.
Et c'est ça sa force, c'est cette espèce d'humilité et la capacité dans un bloc un peu éclaté de faire travailler des gens qui ne pensent pas tout à fait la même chose. Euh vous dites qu'il est bon. Pourtant dans les faits, le premier ministre, il a quand même bradé les bijoux de famille, hein.
Il a bradé la réforme des retraites, il a bradé la politique de l'offre. Donc à ce tarif là, certains disent que c'est quand même facile de faire passer un budget en faisant la parbelle aux socialistes. S'il avait pas passé de budget, on aurait dit c'est un nul, c'est le premier ministre est un naz comme disent les jeunes.
Et puis quand il le passe, on critique. En France, faut qu'on critique et donc on peut pas avoir un budget. Quand on est sur du compromis, il y a forcément des choses qui sont moins bien.
Il vaut mieux un budget, il est pas très bon, mais vaut mieux un budget pour la France que pas de budget du tout. Et donc oui, le premier ministre est à la hauteur de ce qu'on lui a demandé. Oui, le premier ministre est l'homme de la situation dans un pays qui est au bord du chaos.
Est-ce qu'il est vraiment à la hauteur quand on se souvient que Michel Barnier promettait de faire 50 milliards d'euros d'économie, François Baïou, lui euh moindre ambition mais ambition tout de même à 44 milliards d'euros et Sébastien Lecnu, c'est seulement 30 milliards. C'est pas ça qui va remettre le déficit sur les bons rails ? Oui, mais je vais vous dire quelque chose.
Il y avait quelque chose comme un couple qui était l'exécutif plus le peuple français. C'est comme dans votre vie de famille, si on a quelques dettes et bien si le couple s'entend pas, on peut pas remonter les dettes. D'accord ?
Et donc si le couple se sépare, ça creuse le déficit. Et bien c'est pareil dans le couple entre le peuple français et le premier ministre. François Baïou, il a payé cash.
François Baïou, il a dit "Je demande la confiance." Et sur quoi je demande la confiance ? Sur la dette.
Je veux pas laisser la dette aux générations futures, au aux petits enfants. Et donc Baou, il a été écarté parce que il avait le discours sur la dette. Mais le Premier ministre a été là pour essayer de trouver une solution d'apaisement.
Oui, on on est avec des déficits, on ne le creusera pas contrairement à ce qui est dit, mais il fallait un compromis. Un compromis, c'est jamais parfait. La question maintenant qui se pose, c'est comment rendre euh utile ces 14 derniers mois avant la fin du second quinquena d'Emmanuel Macron.
Rien d'essentiel, je le crains, ne pourrait être accompli. C'est ce que disait Édouard Philippe il y a 1 an. Est-ce que le premier ministre n'est pas condamné à l'immobilisme ?
Mais non, il est pas condamné à Luise. On va chercher des textes. Il y aura pas il y aura pas peut-être de très grand textes, de grandes révolutions, de grands soir.
Mais s'il y a pas de grands soir, comme sur cette émission, on va chercher des petits matins. Oui, mais attendez, vos petits matins, ils sont cétait vraiment des petits matins. Bon, l'actualisation de la loi de programmation militaire, bon c'est je dis pas que c'est pas important, mais enfin c'est la la continuité, c'est pas le grand soir. un texte de loi sur la décentralisation, la création du mandat de conseiller territorial qui puisse siéger à la fois dans les assemblées régionales et départementales des mesures sur l'agriculture.
Il y a pas non plus de quoi bon on fait une armée, c'est pas important l'agriculture c'est pas important. Aujourd'hui les français aujourd'hui c'est c'est pas une grande réforme structurelle le conseiller territorial c'est une grande réforme territoriale qu'il faut. Je veux dire aujourd'hui les Français vous leur demandez c'est quoi c'est qui ton conseiller régional ?
Personne ne sait. On est obligé de remailler un lien entre les Français et les élites. Et il faut dans ce 1000 feuilles administratif, moi je suis un ancien chroniqueur gastronomique, j'aime le 1000 feuilles mais quand il est pas indigeste, la grande réforme que va faire le le Premier ministre sur le conseiller territorial, c'est de rapprocher les Français des décisions.
Et il Donc ça vous dites c'est hyper important mais c'est très important et surtout il faut que l'État s'occupe du régalien. Moi je le dis au premier ministre, 5 si ministres et le reste des conseillers uniquement des des conseillers je dirais des des ministres délégués à des opérationnels, à des choses opérationnelles. On a des ministres qui 2 ans qu'est-ce que tu fais ?
C'est quoi ta feuille de route ? Tu le fais ou même pour 14 mois 8 6 h ministres et le reste des gens qui sont des opérationnels et qui rendent lisible aux Français. Françis disent faut changer le quotidien.
C'est ce que vous lui dites. Il va y avoir un mini remaniement ou un ajustement en fonction du vocabulaire qu'on a envie d'employer. Vous lui dites de réduire ministres.
Oui. H ministres et derrière que des secrétaires d'état à mission. C'est-à-dire, tu veux tu veux Jean-Paul Mathie, vous savez au modèem qui est un grand spécial de la fiscal grand spécialiste de la fiscalité, il a il a pensé que les riches devait participer à la richesse.
Et bien on dit à Mati, tu es là pour 14 mois, comment on fait pour qu'on creuse pas le déficit et qu'il y ait une meilleure justice dans la répartition de la richesse dans ce pays ? On dit à quelqu'un d'autre, à Dominique Potier, le socialiste, tu es un spécialisé des sols, comment on fait pour que les petits paysans puissent encore s'inscrire ? C'est des des secrétaires d'état à mission et très peu de ministres.
Et donc ce que je dis au premier ministre, monsieur le premier ministre, monsieur le cornu, h ministres galiens, vous vous occupez de ça. Tout ce que c'est pas le rôle de l'État, on le remet aux régions, on le remet au département, on le remet au nouveaux conseillers territorial et on s'occupe de l'éducation, de la santé et donc on est sur le cœur de la défense et on est sur le cœur de ce que faire les ministres et les autres à mission, ils sont pas bons, on les vire. OK.
Euh, on a compris euh vos votre idée. Euh vous parlez de la santé, il y a un scandale en ce moment, un scandale scanitaire sur l'exane. L'exane, c'est un solvant toxique euh qui se retrouve dans nos assiettes.
Oui. Euh, d'abord scandale révélé par la chaîne publique par ici dans cette maison euh par Radio France, par la cellule d'invation d'investigation de Radio France. En fait, on nous met du pétrole, c'estàdire dans des huiles comme Isioocat auxquels on croit que c'est des huiles bons pour l'alimentation, nous met oméga machin, on nous fout du pétrole comme du White Spirit.
Et on nous l'a pas dit, c'est même pas mis sur l'étiquette. J'ai fait des centaines d'heures d'auditions, j'ai vu beaucoup de monde, des chercheurs. On sait aujourd'hui que l'exane qu'on qu'on en retrouve dans le beurre, dans le lait, ça nous donne maladie de Parkinson.
On doit faire une proposition de loi toute simple. Vous voyez, je vais pas faire la révolution mais sur l'étiquette quelque chose dont on sait que ça donne Parkinson, on doit faire une petite proposition de loi. Et je dis au premier ministre, aidez-nous à protéger les pauvres parce qu'encore une fois dans l'examen, il y a deux alimentations.
Une pour les pauvres et pour les riches parce que il y a pas d'examâ dans les produits bio. Ça veut dire quoi ? Que les bobos que nous sommes, on aurait le droit de consommer des produits bio qui ne donneraient pas Parkinson et les pauvres a le droit de crever ou de choper Parkinson.
Il peut pas y avoir des deux alimentations en France. Une pour les pauvres, une pour les riches. C'est le combat que je mène depuis 5 ans.
Je l'ai mené avec notamment la chaîne publique sur le nitrite. On a gagné quasiment. Maintenant, on le met sur l'exane.
On peut pas avoir du pétrole dans nos assiettes. Euh Sébastien Lecnu est donc là pour durer. Il sera premier ministre jusqu'à la fin du quinquena d'Emmanuel Macron.
Oui, il sera ququena pr et puis évidemment avec d'autres Je pense à Gérald Darmanin, je pense à lui. Ils seront évidemment dans ce qui va s'ouvrir après la municipale. Évidemment, ils seront dans une course à la présidentielle.
Qui va pouvoir redresser ce pays ? C'est ça la question. Je vais vous je vais vous proposer un casting.
Édouard Philippe est déjà déclaré. Gabriel Atal est dans les starting blocks. Bruno Rotaillot pourrait aussi se porter candidat dans les semaines qui viennent.
Gérald Armanin réfléchit. Voilà pour vous c'est qui c'est qui le meilleur ? Non mais dans le blog de la droite sociale on en a que deux pour moi.
C'est le premier ministre monsieur le Cornu ou Gérald Armanin. Je l'ai toujours dit sur Gérald Armanin depuis des années. D'accord.
Mais nous, il nous faudra aussi un candidat centriste. Si François Baïou, alors est-ce que François Baïou, on sait que vous êtes proche de lui, est-ce que une fois la victoire à peau euh qu'il vise, euh est-ce qu'il pourrait se porter à nouveau candidat en 2027 ? En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il comptera dans le débat et s'il est pas, on a deux personnes évidemment au modèle parce que aujourd'hui le centre n'est pas représenté dans le débat.
On a que des gens de droite. Le centre, c'est qui chez nous ? C'est Marc Fenot ou Jean-Noël Barre ?
Et donc, il faudra qu'il y ait un candidat centriste, je le dis et quelqu'un qui représente le peuple, qui représente les territoires. Oui, je l'ai dit. S'il y avait s'il y avait des primairire, si Jean-Noël Barreot ou Marc Fenot n'y va pas, j'irai.
On doit représenter le centre dans ces primaires. Et moi, vous savez, je veux pas être président de la République, mais moi je suis un garçon proche du peuple. Je suis un garçon simple.
Quand je vais dans la rue, on m'arrête. Et je veux que toutes ces têtes d'œuvre de temps en temps dans les ministères, les technocrates, on est des élus qui leur lignent, qui leur disent ce qu'il faut faire pour le peuple français. Euh mais la logique c'est quand même l'unité parce que c'est un seul candidat du bloc central souscouvert d'être totalement balayé au second tour de la présidentielle.
On voit que la gauche s'organise, elle a acheté les bases d'une primaire et et vous bloc central, est-ce que l'idée d'une primaire peut s'imposer ? Elle elle peut s'imposer la primaire. S'il y a quelqu'un qui sort du lot, c'est-à-dire où les sondages dit "Ben finalement le candidat naturel c'est lui, il faudra se mettre derrière lui sans primaire." Et je pense que c'est mieux qu'il y ait pas de primaire.
Mais si il y a pas de quelqu'un qui émerge et qui rassemble tout le monde, qui est capable de faire travailler des gens qui pensent pas la même chose, et bien il faudra une primaire pour départager parce que si le bloc central même élargi élargi à à à beaucoup plus fort que lui, il est pas présent et il est divisé, alors c'est des extrêmes qui qui vont aller au pouvoir. Vous le voyez aujourd'hui dans les votes LFI et RN, c'est la même chose. C'estàdire dans les votes aujourd'hui à l'Assemblée nationale, on a LFI et le RN qui sont main dans la main comme deux frères pour aller faire le chaos en France.
Vous dites une primaire mais à partir de quand on la décide ? Encore une fois, la gauche commence à organiser et se dit ce sera à octobre parce que quand on voit le dernier sondage élable de la semaine dernière, personne ne tue le match au sein des électeurs du du bloc central. 42 % pour Gabriel Atal, 40 % pour Édouard Philippe, Sébastien Lecornu testé à 30 %.
Quand est-ce qu'on décide qu'il faut une primaire et que personne ne s'impose ? C'est normal que personne tue le match parce qu'il y a pas encore de match. Tant qu'on a des municipales, d'accord, on aura pas de match.
On est tous dans les ils sont tous dans les vestiaires. On est dans les vestiaires. Et donc là après les municipales, vous allez voir ça va venir sur le terrain.
Et quand on va aller sur le terrain de la présidentiel, juste après les municipales, ça va se dégager. Ça va ça va chacun va mettre des grandes lignes et là on pourra choisir. Et donc il faut attendre les municipales et après les municipales, il faut que ceux qui ont envie de défendre ce pays et bien nous disent quoi et on regardera qui est le meilleur.
J'ai entendu que vous aviez une petite affection pour Gérald Armanain en tant que candidat. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que lui il serait mieux que les autres ?
J'ai une affection par Géral Armanain parce qu'il a quelque chose de populaire. Moi je je vous savez, on m'a beaucoup reproché des d'avoir des modes sur le président de la République qui est un président d'une grande intelligence, c'est un cérébral. Mais ce peuple français, c'est aussi un peuple viscéral.
Il a besoin d'être aimé autre au-delà du cerveau par une affection particulière. Gérald Armant, on le sait, sa maman était femme de ménage, il a été un élu dans des quartiers populaires, il a quelque chose, je dirais qui est du terrain comme comme d'ailleurs le premier ministre le cornu qui a qui a un vrai parcours d'élus local et je pense que dans les dans les prochaines élections présidentielles, il faudra quelqu'un qui donne confiance au français. Il faudra pas que de l'intelligence même s'il en faut, il faudra aussi [rires] un affect parce qu'on est un peuple latin, les français ont besoin qu'on les aime.
Merci beaucoup Richard Ramos. Bonne journée à vous. Yeah.
Richard Ramos