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Podcast / conversationyoutube.com· 11 mai 2026ComplaisantMixteTravail & emploi

Charge Mentale et Ergonomie Cognitive (interview de Gaël ALLAIN)

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je m'appelle Gaël Alain, j'ai un parcours au départ universitaire avec des études en psychologie, et notamment en psychologie cognitive, j'ai réalisé une thèse sur la mémoire et l'attention, il y a quelques années maintenant, et puis mon parcours découle quand même de cette formation initiale-là, puisque très rapidement je me suis orienté vers des applications concrètes, des techniques utilisées notamment dans le domaine des sciences cognitives, donc des applications au monde de l'entreprise. Au départ, dans le domaine plutôt marketing, j'ai développé pendant un petit moment des tests de produits, d'impact perceptif et psychologique de produits sur les consommateurs, et puis j'ai abandonné ça il y a quelques années maintenant pour me réorienter complètement vers quelque chose qui me plaît beaucoup plus, qui est le domaine de l'ergonomie cognitive. En gros, mon métier à l'heure actuelle, c'est d'aller étudier sur le terrain les situations dans lesquelles les gens sont un peu dépassés par ce qui leur arrive, en termes de capacité à traiter des informations.

Donc c'était un métier il y a quelques années encore un peu austère, j'intervenais beaucoup dans l'industrie lourde, les transports, l'énergie, en gros partout là où il y a des postes de sécurité, des PC, des postes de contrôle, et partout là où on s'est intéressé assez rapidement aux situations dans lesquelles les gens étaient dépassés par ce qui leur arrive, parce qu'en gros, quand il y a des dépassements des capacités de traitement de l'information et qu'il y a des erreurs, soit ces erreurs coûtent très cher, soit elles sont très dangereuses. Et puis, il y a quand même quelque chose qui a changé fondamentalement il y a un petit peu moins d'une dizaine d'années là, c'est ce qu'on a appelé l'émergence du web 2.0, c'est ce petit truc, ou le petit truc avec lequel on communique là en ce moment, c'est l'émergence de toutes ces tablettes, ces smartphones, enfin bref, la connexion quasi permanente, et ça, ça a changé vraiment la manière dont tout le monde traite les informations, ce qui fait que mon champ d'activité s'est déployé et s'est élargi à vitesse grand V, je suis sorti du monde complètement un petit peu fermé de l'industrie pour accéder je crois à tous les champs possibles de l'entreprise, puisque en ce qui me concerne en tout cas, ça fait longtemps que personne ne m'a dit moi, il n'y a pas de problème dans mon activité, j'assure du matin jusqu'au soir sans avoir l'impression que par moment, il y a trop d'informations.

Alors s'il y a encore quelques cas parmi les gens qui nous écoutent et nous regardent, tant mieux, mais ça devient vraiment très rare, et du coup, c'est pour ça que le champ s'est élargi, et j'ai même perdu l'appellation ergonomie cognitive pour parler désormais d'écologie mentale, qui consiste à aider les gens, alors c'est très prétentieux de dire comme ça, mais j'essaye de le faire de manière très modeste, j'essaye d'aider les gens à mieux utiliser leur cerveau au boulot, en quelque sorte, et en gros, essayer de mettre en adéquation la quantité d'informations qu'ils pensent être capables de traiter d'un côté, avec celle qu'un cerveau est réellement capable de traiter de l'autre, on voit qu'il y a un écart quand même qui est relativement conséquent, et l'écologie mentale, ma nouvelle activité, ça consiste vraiment à essayer, d'une manière ou d'une autre, de réduire cet écart-là. L'ergonomie classique, c'est essentiellement une chose qui est assez connue dans le monde de l'entreprise, c'est essentiellement la question de gestes et postures, c'est comment faire pour mettre un peu en adéquation son poste de travail et les capacités physiques d'un individu, pour éviter les TMS, les troubles musculosquelétiques, notamment d'avoir mal au dos, d'avoir des problèmes musculaires ou articulaires. Donc ça, c'est vraiment le champ qui est investigué par les ergonomes, un champ sur lequel moi, du coup, je n'ai absolument aucune compétence.

L'ergonomie cognitive s'est développée en même temps que les sciences cognitives, donc c'est beaucoup plus récent. Savoir comment on peut travailler sur une interface homme-machine, qui soit globalement, justement, qui permette de mettre en adéquation ce dont je parlais, les capacités réelles de traitement d'un individu et la quantité d'informations qu'on diffuse et la manière dont on diffuse ces informations, notamment sur des écrans, sur les outils modernes, mais globalement, en termes d'interface plus générale, sur toutes les présentations synoptiques, etc., de faire en sorte que les gens soient capables de traiter correctement les informations qui leur sont proposées.

Alors ça, c'est l'ergonomie cognitive, là encore, un petit peu traditionnelle, ce qu'on appelle l'IHM, interface homme-machine, etc. Moi, en ce qui me concerne, c'est encore plus large que ça, je m'intéresse très tôt. Mon métier, ce n'est pas du tout de savoir à quelle taille il faut mettre un bouton, un curseur sur un écran, mais c'est vraiment… Je m'intéresse à la situation de travail en général et à toutes les formes de stimulation intellectuelle, que ce soit d'informations numériques, mais aussi les interactions dans l'entreprise, les interruptions qui sont liées à l'environnement dans lequel je travaille, etc.

Donc, c'est une notion quand même très générale de l'ergonomie cognitive. Je crois que c'est pour ça que, globalement, j'aime autant parler d'écologie mentale, puisque ça illustre bien le fait que, en ce qui concerne notre cerveau, à l'image de ce qui se passe sur la planète, c'est-à-dire que je ne peux pas essayer de mobiliser plus de ressources que ce que j'ai à ma disposition. Or, on est toujours en train d'essayer de le faire et c'est pour ça qu'il y a pas mal de travail dans ce domaine-là.

Alors, clairement, moi, je travaille à trois niveaux. Et c'est deux niveaux principaux. Ça va être le niveau individuel et le niveau collectif, mais qu'on pourra décliner sous trois aspects différents.

Ce qui est intéressant dans le concept d'écologie mentale, c'est qu'effectivement, ça relève du collectif. C'est-à-dire que si on se place dans le monde du travail, moi, je suis quand même spécialisé sur le monde du travail, plus qu'essentiellement, effectivement, les entreprises se doivent de mettre les cerveaux de leurs collaborateurs dans les meilleures dispositions possibles, pas par pure philanthropie, pas forcément par, c'est mieux si c'est comme ça, dans l'idée de proposer du bien-être à leurs salariés, mais tout simplement parce que c'est ce qui est le plus efficace et donc le plus rentable. Moi, je vends clairement de la performance à mes clients.

Ça passe évidemment par un mieux-être, par un meilleur confort intellectuel. Donc, c'est assez satisfaisant de ce côté-là. Donc, bref, il y a vraiment un aspect collectif.

Qu'est-ce qu'on peut faire ensemble, par exemple, pour travailler collectivement sans s'interrompre toutes les trois minutes ? Quand je dis toutes les trois minutes, je devrais dire même toutes les trois secondes, je pense, notamment pour les gens qui travaillent en open space, etc. Mais ce qui est intéressant, c'est que ça ne dispense absolument pas à chacun d'entre nous de ne pas tendre le bâton pour se faire battre.

Et c'est là que ça rejoint l'aspect, cette fois, très individuel. C'est-à-dire qu'il y a vraiment ces deux champs-là. Qu'est-ce que collectivement on peut faire pour mieux gérer les infos et qu'est-ce qu'individuellement, déjà, je peux faire à mon niveau pour ne pas me laisser submerger par la quantité d'infos et les nombreux flux que j'ai à traiter à l'heure actuelle ?

Donc ça, c'est les deux thèmes principaux. Mais si je décline ça de manière un peu plus précise, on va retrouver plusieurs niveaux d'action. Et si je me replace dans le contexte de l'entreprise, par exemple, ça va consister à évaluer les locaux.

Quelle est la performance cognitive d'une entreprise, par exemple, à travers ses locaux ? Est-ce que les locaux sont adaptés pour traiter collectivement des informations ? Est-ce que les locaux permettent aux gens de se concentrer ?

On voit tout à fait à l'heure actuelle, les modes d'organisation du travail privilégient énormément la collaboration. Il faut collaborer, collaborer, collaborer. On fait des locaux pour collaborer, on fabrique des outils numériques pour collaborer, mais la question, au final, c'est quand est-ce qu'on bosse ?

Je caricature un petit peu, mais c'est super de collaborer, c'est évidemment indispensable, mais ça ne dispense jamais d'avoir une activité de fond. En parallèle, et cette activité de fond, pour pouvoir la réaliser correctement, il faut des moments de concentration. Et ces moments de concentration, ils s'opposent en quelque sorte à ces phases de collaboration.

Ils s'opposent aux échanges et aux interruptions qui sont créés par ces phases de collaboration. Donc il faut que l'entreprise arrive à gérer les deux et que les locaux de l'entreprise arrivent à gérer les deux. Donc, on peut aborder le problème de l'écologie mentale par la question des locaux.

On va aussi l'aborder à la fois de manière collective et individuelle, à chaque fois, par rapport à ce qu'on peut appeler la culture managériale. D'accord ? Alors ça, c'est un grand mot un peu fourre-tout, mais globalement, si je reprends mon idée, le fil de mon idée, par exemple, ce qui est intéressant en termes de workplace, de locaux, etc., d'environnement de travail, c'est qu'il y a des espaces de concentration dans les entreprises.

Ce qu'il y a très peu. Il y a énormément de salles de réunion, de salles de collaboration, mais il y a peu d'espace pour se concentrer. Donc, première chose, ça, c'est vraiment les locaux, est-ce que ces espaces, ils sont ?

Deuxième élément, en termes de culture managériale, ok, il y a bien des espaces pour se concentrer, mais en gros, est-ce que le chef veut bien que j'y aille ? Eh oui, sinon, ça ne sert pas à grand-chose. Et puis, troisième élément, après les locaux, après la culture managériale, ça concerne vraiment les pratiques individuelles, est-ce, ok, il y a bien une salle de concentration ?

Ok, il n'y a aucun problème, le chef veut bien que j'y aille, mais est-ce que j'y vais ? Voilà. Et donc, c'est vraiment tous ces éléments qui vont permettre d'évaluer la performance cognitive d'une entreprise.

Et pour ça, j'ai développé un outil qui s'appelle le MPS, pour Mental Performance Core, qui permet de coter, en gros, la performance des entreprises à travers des observations sur le terrain et puis des éléments d'auto-évaluation, notamment ce qui concerne la culture managériale. De toute façon, sur tout ce qui est bien-être, confort, même happiness, en ce moment-là, il y a pléthore d'intervenants. Bon, tant mieux, tant mieux.

Après, moi, vraiment, ma question, c'est de savoir est-ce que l'entreprise doit gérer le bonheur des gens ? Je ne suis pas forcément convaincu. Est-ce qu'on doit absolument être heureux tout le temps ?

Je ne suis pas non plus convaincu. Je ne suis pas sûr que ce soit comme ça que le cerveau fonctionne le mieux. Mais du coup, je trouve plus pertinent, de toute façon, et plus efficace de rentrer par cette notion de performance.

Ça met à peu près tout le monde d'accord. Et puis, évidemment, par rebond, d'aborder la notion de confort intellectuel puisque le cerveau n'est jamais aussi performant que quand il fonctionne dans sa zone de confort. Donc, on arrive très vite à allier cette notion de performance et de bien-être et d'efficacité.

Parce qu'effectivement, quand on a l'impression de toute façon qu'on traite bien les infos, qu'on est à l'aise, qu'on abat du boulot, eh bien, c'est de toute façon plus satisfaisant, c'est moins fatigant et du coup, c'est moins stressant, c'est moins violent que les situations dans lesquelles on a vraiment, on subit le flux et qu'on a l'impression qu'on n'avance pas. Oui, alors, bon, la première chose, et il faut bien l'avouer, c'est que je suis vachement sympa. Donc, forcément, je plaisante, mais il y a aussi quand même de ma part un réel intérêt.

C'est-à-dire que, moi, je fais vraiment des choses auxquelles je crois. je fais des choses dont je suis absolument persuadé de l'intérêt pour tout le monde et il se trouve que c'est un intérêt qui est relativement commun dans l'entreprise, que l'on soit dirigeant, manager ou que l'on soit, entre guillemets, exécutant, que l'on soit col blanc ou col bleu, on a tous intérêt à être le plus à l'aise et le plus confortable possible au travail parce que c'est globalement ce qui est le plus efficace. Donc, c'est absolument pas compliqué d'obtenir une unanimité là-dessus.

Et pour avoir un exemple récent et puis pour te donner un exemple récent puis un peu local en ce qui te concerne, toi qui es dans le Grand Ouest là, je viens de terminer toute une mission pour la société Tetra Pak à côté de Cholet. Alors, c'est une filiale qui s'appelle Guérin Système où au départ, avec un aspect purement écologie mentale, on a géré toute la...

Enfin, j'ai accompagné l'entreprise dans toute la rédaction et toute la fabrication des accords sur le droit à la déconnexion. Et le fait de passer par cette notion d'écologie mentale, ça a absolument permis à tout le monde de contribuer et puis d'obtenir un consensus mais relativement facile dans, voilà, une structure alors qui fonctionne bien, etc. Mais où évidemment, du côté de la DRH, il y avait des craintes vis-à-vis des réactions des syndicats et chez les syndicats des craintes par rapport à ce qui se tramait du côté de la DRH, etc.

Mais le fait justement de repartir de la base, c'est-à-dire comment un individu est capable de traiter des infos, quelles sont les limites, quels sont les points de difficulté et ces points de difficulté, que je sois le dirigeant de l'entreprise ou que je sois le travailleur à la chaîne, ce sont les mêmes, globalement. Et du coup, c'est normal qu'à un moment, il y ait des erreurs quand j'essaye de traiter trop d'infos en même temps et on est tous en train d'essayer de le faire. Donc, si on prend vraiment la problématique par ce biais-là, quelles sont les capacités réelles de traitement de l'info, du coup, quelles sont les limites et comment collectivement et individuellement on peut contourner ces limites, il n'y a absolument aucun souci, on embragne tout le monde dans ce type de projet, dans ce type de process et c'est plutôt, enfin, c'est vraiment très sympa à faire et voilà.

Et bon, je ne connais pas, enfin, dans les missions que j'ai pu réaliser récemment sur vraiment ces aspects-là, il n'y a jamais eu de problème, ça ne s'est jamais mal passé, il n'y a jamais eu de réticence, etc. Voilà, donc, c'est plutôt agréable vraiment et efficace comme type d'intervention. Donc, ta question, de toute façon, se reporte à des activités effectivement que j'ai réalisées pendant une dizaine d'années quand même au sortir de ma thèse et puis de de poste que j'ai pu occuper à l'université dans un premier temps mais pourquoi j'ai attaqué dans le marketing, c'est un peu l'occasion qui a fait le larron, c'est-à-dire que pour financer mes études, j'avais eu l'occasion d'aller travailler dans des instituts d'études à Lyon, etc. où, ok, je vous suis dit, c'est très bien, enfin, visiblement, il y a plein de boulot là-dedans, ce qui est le cas, mais ça ne sert pas à grand-chose d'interroger des individus pour savoir si la couleur bleue d'un fer à repasser ça fait plus léger ou plus solide ou plus je ne sais pas trop quoi que quand ce fer à repasser est rouge.

Les gens sont sympas, c'est-à-dire que si on leur pose la question, ils nous répondent, d'autant plus que les gens interrogés la plupart du temps sont payés pour répondre, etc. Donc ils répondent, ils élaborent des super réponses, mais au final qui n'ont absolument rien à voir avec ce qui se passe réellement dans la tête et pour la bonne et simple raison qu'on n'a absolument aucune conscience de ce qui se passe dans notre tête quand on perçoit un objet, quand on perçoit un produit et que le sentiment de qualité que l'on a ou pas par rapport à tel ou tel produit il est lié à plein de mécanismes complètement automatiques et inconscients. Et je me suis dit, visiblement, il y a moyen de faire bien mieux que ce qui se fait, ce qui se faisait à l'époque.

Puisque moi, j'étais spécialisé dans le mécanisme de mémoire automatique, je me suis dit, je connais plein de protocoles qui permettent d'évaluer ces mécanismes automatiques et inconscients qui permettent d'évaluer la vitesse de perception de produits, qui permettent d'évaluer des éléments d'activation automatique dans le cerveau quand tu perçois ça, qu'est-ce que ça va activer, etc. Donc c'était assez simple de transposer des choses très utilisées en sciences cognitives un peu fondamentales vers ce domaine appliqué. Et je l'ai fait volontiers et je l'ai fait aussi sur des produits très intéressants, notamment dans le domaine de la santé, pour faire en sorte qu'il y ait tout un tas de, par exemple, de prothèses qui soient mieux acceptées par leurs utilisateurs.

Comment je peux faire en sorte que, je ne sais pas, une ceinture lombaire très efficace mais très moche soit efficace parce qu'elle reste portée par les gens qu'en ont besoin alors que si elle reste très moche ou en tout cas perçue comme étant très moche et peu fonctionnelle, les gens ne vont pas la mettre donc au final, ça ne règle aucun problème de dos et en plus, les gens souffrent de cette mauvaise acceptation et de cette mauvaise image liée au produit. Tout ce qui peut aider dans ce type de projet à améliorer l'acceptabilité d'un produit par des mécanismes un petit peu inconscients peuvent être tout à fait respectables et intéressants. Après, je l'ai fait évidemment sur tout un tas de produits de grande consommation avec des problématiques intellectuelles tout à fait intéressantes c'est-à-dire de prendre une problématique à un endroit de l'emmener vers une forme plus évoluée etc.

C'est très intéressant mais bon voilà je voyais bien que moi je naviguais dans un milieu qui n'était pas du tout le mien avec lequel je n'étais pas très à l'aise en flirtant un peu avec le milieu de la publicité etc. autant te dire que moi j'avais l'impression de faire des grands écarts par moments quand même assez un peu compliqué vu mon niveau de souplesse physique et intellectuelle du coup et puis très clairement j'ai profité enfin profité non oui je veux dire comme ça de manière valorisante c'était pas le cas j'ai profité d'une mission qui est la seule qui me soit arrivée qui se soit mal passée avec des problèmes de mauvaise volonté d'un de mes partenaires etc. pour dire bon ben voilà moi j'ai plus du tout envie d'évoluer dans ce milieu là c'est vraiment un milieu où on aime s'énerver pour des choses qui n'ont finalement pas énormément d'importance c'est un milieu où on aime se stresser se speeder c'est le cas de le dire pour rien j'ai l'impression ou pour peu et voilà ça correspondait à un moment donné en tout cas plus du tout à ma manière de fonctionner et puis voilà donc je suis revenu un peu à mes premiers amours qui étaient l'étude de la situation de travail avec l'envie de faire des choses qui servent vraiment en tout cas qui servent plus et qui servent pas qu'à gagner de l'argent ou à faire fructifier des profits alors je suis pas philanthrope je sais bien pour le faire que c'est intéressant etc. aussi mais l'écologie mentale est globalement vachement plus sympa et plus en adéquation effectivement avec mes propres valeurs oui oui alors je vais être assez concret je vais donner trois exemples bon ces exemples ils visent à limiter ce que l'on appelle dans notre jargon la charge la charge mentale dans le langage public mais dans le grand public mais c'est la charge en mémoire de travail qu'est-ce que c'est que la mémoire de travail globalement c'est la puissance de nos processeurs dans le cerveau notre espèce de mémoire vive à nous en quelque sorte même si les spécialistes de l'informatique c'est un peu faux de dire ça mais peu importe globalement c'est la puissance de nos processeurs et nous on ne peut pas rajouter de barrette dans notre cerveau et la puissance de nos processeurs c'est ce qui nous permet à un instant T de manipuler une quantité assez limitée finalement d'informations en fait c'est là que le bas blesse c'est qu'on a toujours tendance à un moment donné à essayer de manipuler trop d'infos par rapport à ce qu'on est capable de traiter donc pour essayer de limiter cette charge en mémoire de travail donc la fameuse charge mentale pour essayer de la diminuer je pense qu'il y a trois éléments à respecter qui sont assez simples je ne vais pas rentrer dans les détails mais donner globalement des pistes et après chacun doit l'explorer et adapter ça à sa propre manière de fonctionner au contexte dans lequel chacun travaille etc donc la première chose c'est ce qu'on appelle le chunking en anglais c'est un peu l'idée de qui se ressemble s'assemble ça doit te parler dans ton domaine à toi c'est plutôt que de traiter toutes les infos c'est de faire des blocs d'informations je crois qu'à l'heure actuelle on a perdu la course à l'exhaustivité on n'est plus capable de traiter il faut juste l'admettre c'est difficile pour certains et ça rend des gens très malheureux il y a une espèce de prime à la glandouille en ce moment je m'explique ça veut dire que les glandouilleurs les gens qui ont beaucoup de détachement ils sont finalement relativement avantagés par rapport aux gens qui aiment être très précis qui aiment être dans l'hyper contrôle donc il faut faire attention à ça donc le chunking c'est j'essaye plus de tout traiter je fais plutôt des paquets d'infos qui font sens par rapport à moi par rapport à ce que je connais déjà etc c'est un peu les ramifications que tu fais dans les représentations juristiques etc que tu connais très bien donc ça c'est la première chose à faire je fais des blocs je traite les informations par bloc j'essaye plus de tout traiter la deuxième chose et ça fait encore lien avec ce que toi tu connais très bien c'est à dire que je perds jamais le fil global cette notion de vision globale or ça c'est un peu paradoxal puisque notre cerveau c'est une machine à traiter du détail depuis qu'on est gamin on cherche les 7 erreurs on cherche où est Charlie souvenez-vous et puis le problème c'est qu'un détail plus un détail plus un détail ça sature complètement les capacités de notre mémoire de travail du coup il faut faire cet effort là c'est un petit effort intellectuel mais il y a des techniques dont tu es spécialiste qui permettent justement de ne pas aller s'enfermer d'emblée dans les détails qui permettent d'abord de poser le contexte la vision globale pour redescendre ensuite seulement dans un deuxième temps sur ces détails donc là encore toutes les visions heuristiques sont intéressantes et puis globalement si je suis dans des études j'ai tout un tas de contenu à apprendre de ne jamais perdre le fil c'est-à-dire savoir pourquoi je dois apprendre ça quel est mon objectif où je veux aller avec ça et ça sera toujours plus facile d'en raccrocher chacune des infos que je dois traiter à ce fil général que si je ne l'ai pas ou là je risque très probablement de me noyer dans les détails et puis le dernier élément le troisième c'est la notion d'automatisation le cerveau c'est quand même une machine en plus de traiter des détails c'est une machine à automatiser voilà c'est pas pour rien que les camistes vont répéter inlassablement des gammes que les sportifs vont répéter des gestes fondamentaux etc c'est pour qu'une fois sur le terrain il soit capable le cerveau soit capable de réactiver tout ça de manière automatique et l'intérêt d'automatiser donc de récupérer les infos et de les réactiver de manière automatique c'est qu'elles sont beaucoup moins coûteuses c'est beaucoup moins coûteux de le faire de manière automatique le meilleur exemple peut-être c'est la conduite automobile souvenez-vous souviens-toi quand tu apprenais à conduire il fallait tout conscientiser oulala le feu passe au rouge il faut freiner il faut débrayer etc compliqué et puis plus on pratique plus on automatise plus ça devient facile au bout d'un moment on ne sait plus comment on fait on ne se pose même pas la question le feu passe au rouge on fait ce qu'il faut et puis voilà et du coup l'intérêt de s'être entraîné pour faire ça d'être allé à votre école c'est qu'au bout d'un moment quand je réactive tout automatiquement ça me coûte tellement peu de ressources que je peux même en libérer pour discuter avec mon voisin pour téléphoner attention là j'arrive à nouveau dans des phases de dépassement de mes capacités de traitement mais je suis capable de rêver je suis capable de penser à autre chose et c'est pour ça aussi que par exemple la voiture c'est aussi par moments un moment sympa pour ça on peut laisser libre cours à ses pensées donc ça c'est hyper important donc premier point le chunking le regroupement deuxième point toujours fixer le cap la vision globale et le troisième élément l'automatisation avec quand même une petite difficulté à l'heure actuelle en ce qui concerne l'automatisation c'est que pour automatiser il faut que le cerveau il soit capable de détecter des récurrences dans ce qui se passe il faut qu'ils comprennent que l'événement B arrive toujours après l'événement A or dans notre vie un peu trépidante moderne ou la vie trépidante des étudiants à l'heure actuelle c'est-à-dire qu'entre l'événement A et l'événement B ils ont reçu 35 mails alors les mails je ne devrais plus dire ça pour les jeunes qui te suivent je ne sais pas quoi 35 stimulations de leur réseau social favori ou voilà 2000 interactions ils ont vu 5 écrans etc donc ce qui fait que le cerveau il est perdu là-dedans et du coup il faut l'aider un petit peu automatisé et pour l'aider il n'y a pas 50 000 trucs ce n'est pas très high tech ce que je veux dire ce n'est pas très sexy je suis désolé et même pour les jeunes il faut le faire il faut se fabriquer des petites routines ça veut dire ça peut être complètement bébête c'est complètement stupide mais c'est se dire dans ma journée ou quand je révise je commence toujours par ça ça dure tant de temps après je fais toujours ça l'idée c'est de libérer des ressources ce qui n'est plus de questions à se poser sur la manière dont on va faire les choses pour libérer de la ressource et pour garder toutes ces ressources disponibles pour traiter vraiment le fond voilà alors je n'ai pas d'exemple précis à donner parce que ça chacun doit trouver sa petite combine sa petite procédure sa petite routine mais c'est vraiment hyper important ce n'est pas pour rien alors que si on prend l'exemple des grands leaders de ce monde je n'aime pas ce terme là mais Obama ce n'est pas lui qui s'occupait de savoir quel costard il allait mettre dans les 15 jours qui arrivaient là il y a des gens qui le faisaient pour lui juste parce que ces ressources devaient être allouées à des choses plus importantes que ça et ça chacun d'entre nous peut essayer de se le refabriquer dans sa petite vie voilà et souvent c'est un peu bébête alors on ne tombe pas dans la psychorigidité je ne mets pas forcément des œillets on ne bouge plus mais quand même si la plupart du temps on arrive à je ne sais pas je check mes mails que trois fois par jour plutôt que d'être en permanence en train d'attendre et de subir ces petites stimulations il y a plein de petites choses à faire très concrètes de cette manière oui alors donc moi je propose des services d'écologie mentale plutôt à destination des entreprises des salariés mais aussi globalement toute personne qui pourrait être intéressée par mes services bien sûr mais qui vont de la sensibilisation de la diffusion de la bonne parole je prêche beaucoup la bonne parole de l'écologie mentale et je le fais avec plaisir donc à travers notamment tout un tas de conférences j'interviens énormément je fais énormément d'interventions à diverses occasions dans des clubs d'affaires dans les entreprises directement alors c'est plutôt des formats courts de trois quarts d'heure à une heure et demie à peu près ça dépend je suis tout à fait malléable et adaptable donc ça c'est pour l'instant alors à l'heure actuelle le coeur de mon métier parce que je fais aussi beaucoup de conférences pour promouvoir la dernière année de mes activités qui est la création d'une start-up il y a deux ans pratiquement jour pour jour maintenant qui s'appelle My Mental Energy Pro qui est une petite application qui est articulée autour d'une application qui permet c'est une base de micro-exercices qui permettent de faire face à tout un tas de situations problématiques dans l'entreprise alors vous allez me dire ok développer une application pour lutter contre la sur-stimulation numérique notamment il fallait déjà y penser et oui on l'a fait donc mais l'idée étant de vraiment de redonner aux gens un peu de confort intellectuel et donc cette application commence à marcher très très bien et du coup il faut la promouvoir dans tout un tas d'entreprises donc on passe beaucoup de temps aussi à promouvoir cette application via des conférences puisqu'on sait que si on donne une application comme ça aux gens sans leur expliquer pourquoi et l'intérêt de cette application ça devient vite un outil parmi x autres déjà à leur disposition et qu'ils n'utilisent pas donc c'est vraiment important pour nous de promouvoir ça donc MyMental Energy Pro c'est vraiment ça c'est l'appli à l'origine l'outil dont j'ai parlé un petit peu tout à l'heure de MPS Mental Performance Core et plus récemment je suis en train de faire le développement d'un d'outil qui va s'appeler probablement le Mental Index Mental Energy Index qui est un outil qui permet de suivre un peu non pas le moral des troupes mais un peu l'énergie des équipes dans les entreprises à travers un tout petit pool de questions qui vont pouvoir être posées régulièrement et qui permet par exemple au DRH d'avoir une idée un petit peu de ce qui se passe dans les entreprises en termes d'écologie mentale d'envie etc voilà alors pour entrer en contact avec moi le plus simple c'est par email donc j'ai comme le j'ai de gaël point Alain avec deux L donc j'ai point Alain à deux L AIN at mymentalenergy.com alors énergie à l'anglaise avec un Y donc j'ai point Alain at mymentalenergy.com voilà je crois que c'est le c'est le plus simple mais vous trouverez ça sur les réseaux sociaux sur Facebook sur Twitter My Mental Energy Pro et puis vous pouvez aussi aller télécharger la petite appli My Mental Energy Pro il y a quelques exercices en libre accès donc allez déjà découvrir ça si vous êtes si vous êtes intéressé et puis vous retrouverez sans aucun problème mes coordonnées via les adresses de contact aussi sur ces éléments si je devais conclure en deux mots je crois que la ligne un peu le conducteur le fil conducteur de tout ce que je viens de vous raconter là c'est attention on est globalement pas très sympa avec son cerveau aujourd'hui et ça vaut le coup vraiment de faire un petit peu gaffe notamment là si je m'adresse à des gens plutôt jeunes dans les gens qui te suivent Cyril attention c'est pas parce qu'on est jeune et qu'on a l'impression que c'est la société qu'on nous vend que c'est comme ça qu'on devrait être capable de faire que c'est comme ça que ça fonctionne le cerveau c'est une vieille machine on fonctionne avec une machine nous qui a 200 000 ans au bas mot et du coup qu'on ait 200 000 ans plus 20 ans ou 200 000 ans plus 40 et quelques comme c'est mon cas ça change pas grand chose au problème c'est une machine vieille qui traite les infos de manière séquentielle une par une c'est pas très high tech c'est pas très sexy mais c'est comme ça que ça marche le mieux donc attention on nous vend du rêve vraiment avec tous ces petits trucs qui font bip bip en permanence donc soyez raisonnable et vous verrez vous regagnerez forcément le confort et on est plus facile merci

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