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interviewLCI (sur YouTube)· 21 janvier 2026 42 min

Groenland : bras de fer entre Emmanuel Macron et Donald Trump|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il y a un bras de fer personnel qui est engagé entre le président américain et le président de la République française. La publication de ces messages personnels, peut-être qu'on peut les afficher puisqu'il y a eu d'abord le président Trump qui s'en prenait à la France en disant je vais taper de plus de 200 % sur les vins et les champagnes. Et ensuite du côté de de du président Trump donc la publication de des messages personnels de la part du président Macron pour le président Trump.

Mon ami, nous sommes d'accord sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses à propos de l'Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais au Grenland.

Donc c'est Emmanuel Macron qui le dit à Donald Trump. Essayons de construire de grandes choses. La suite, je peux organiser un rendez-vous G7 à Paris après Davos.

Jeudi, parle donc de ce jeudi. Je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes en marge. Dis-nous ensemble à Paris jeudi avant que tu ne partes aux États-Unis. signé Emmanuel et vous venez d'entendre en direct il y a quelques secondes la réponse du président Trump qui lui claque la porte à la figure.

Bien, écoutez, moi je je trouve que c'est extrêmement bien. Je crois que le président Macron euh encore une fois fait ce qu'il a faire et je crois qu'il a eu parfaitement raison de surtout pas attendre Trump demain matin. Je crois que dans cette affaire là ah là c'est fiché de toute façon là on a compris qu' [rires] a plus attendre la dignité et l'honneur ça existe et quand on est président de la France et bien on doit faire preuve de ces deux qualités un peu de tenue il a le président Macron a de la tenue et dans ce genre de situation et bien je crois que c'est ce qu'il faut avoir.

On comprend que tous les coûts sont permis quand on en est tout on est tous pareil d'ailleurs les flatteries je pense qu' on envoie tous des flatteries parfois par téléphone même. Ah bon ? J'en aurais jamais reçu.

Non mais vous êtes une dure Christina [rires] les gens normaux, les gens tendres comme nous, on envoie des flatteries, des petits mots, vous savez, on dit bravo mais si on le pense pas et cetera. Voilà. Mais en général, on ne publie pas ça et là entre chef d'état et on a l'impression que tout a sauté.

Mais avec Donald Trump, son tempérament encore une fois, c'est un showman, c'est un homme de spectacle. C'est c'est un homme qui encore une fois ne vit que par la communication. et son oxygène et il est toujours aussi en campagne électorale permanente.

Il parle sans arrêt à son électorat d'abord. Et donc il est très important qu'il démontre à ces gens maga qui ne on la antise d'aventures extérieur. Il y a parmi eux beaucoup de vétérans comme on dit là-bas, c'est-à-dire de soldats qui ont été traumatisés, démolis par les guerres de l'époque bouche et la seule idée de mettre un pied à l'extérieur, ça les effrait.

Donc Trump fait sans arrêt de la politique. Mais je crois qu'il faut insister sur la Grande-Bretagne. Les Britanniques ont toujours cette idée de favoriser leurs relations spéciales avec Washington, avec les États-Unis.

Et là, vous avez un premier ministre britannique qui a dit lui aussi comme Emmanuel Macron qui n'était pas question de se joindre à cette espèce de de conseil pour la paix où Gaza n'a plus aucun rapport avec ce conseil pour la paix qui sera annoncé à Davos. Et quand Starmer dit "Ah ben nous n'y allons pas". Il me semble que c'est tout à fait important de de souligner cette forme de solidarité entre le Royaume-Uni et des pays européens qui ne sont pas si paniqués que ça.

Comment justifie-ton tout ça du côté de la du camp Trump ? Vous êtes avec nous Dana White, bonsoir, merci beaucoup d'être là. Vous étiez la porte-parole du Pentagone.

Vous êtes dans le camp républicain, le camp Trumpiste. Est-ce que vous m'entendez bien ? Toujours pas.

I can. Thank you. Oui, je vous entends très bien.

Merci. Merci. Merci beaucoup d'être là.

Comment comment est-ce que vous expliquez la dureté ce soir du président Trump sur le président Macron ? Il il alors il a la fausse gentillesse. D'abord il dit "Je l'aime bien." Bon après ça se gâte, il dit "Je l'aime bien mais il ne restera pas très longtemps." Et il lui claque la portonné.

Il dit "Je n'irai pas à ton sommet." Pourquoi ? D'abord, je crois le président lorsqu'il dit qu'il aime le président Macron, mais le président respecte la force et les Je ne pense pas que le président Macron est cela.

Et je pense que c'est la raison pour laquelle il y a cette dualité, cette dualité, la dualité de ce commentaire et le président veut le Groenland et il est prêt à faire ce qu'il faut. Et je pense que ce qui est positif, c'est qu'il a dit que si nous sommes pas d'accord, si le con n'est pas d'accord avec moi, il faudra penser à autre chose. Je pense qu'il y aura un accord et je pense que le président Macron peut en faire partie, mais ce n'était pas très joli de dire qu'il ne restera pas très longtemps.

Merci. Restez avec nous s'il vous plaît. Don, c'est précieux d'avoir aussi votre point de vue.

Tous les points de vues s'expriment. Pro ou antitrum, vous êtes avec nous. Bonsoir Jean-Philippe Tangi.

Bonsoir. Merci d'être là. Vous êtes le député Ren de la Somme, membre du bureau national du RN, parti en en un des partis des principaux de France.

Votre politique si vous étiez au pouvoir face à Trump avec nous Michel Goya, Sylvie Berman, merci Galaguer Fenouck, merci Guillaume Rocket. Il y a une accélération de l'histoire ce soir dramatique puisque c'est un conflit ouvert entre l'Europe et les États-Unis, entre la France spécialement et les États-Unis. Lisons ce que dit le Premier ministre du Groenland.

On doit être prêt à toutes les possibilités, dit-il. Il dit, il est improbable que la force militaire soit utilisé, mais ce n'est pas exclu. et il dit à son peuple, "Nous devons nous y préparer.

Euh, vous êtes avec nous euh Galager Fenwick, c'est la première fois que les autorités du Groenland disent "Nous devons nous préparer à une invasion possible des Américains." Effectivement, c'est c'est intéressant de la part du patron de l'exécutif grenlandais puisque rappelez-vous, il y a quelques 24 heures, on commentait des images où il avait amené une foule de quelques milliers de personnes aux abords du consulat des États-Unis à laquelle il s'est adressé avec un un mégaphone. Quand vous savez que la population locale c'est 56000 habitants, proportionnellement c'était une manifestation considérable.

Et ce qui était intéressant dans les propos qu'il a tenu, c'est que à aucun moment il n'a prononcé le nom de Donald Trump. Mais depuis, vous avez cité certains des événements et des mots qui ont été échangés et ce que l'on sent à mon sens en ce moment, c'est une page de notre histoire transatlantique très lourde qui est en train de se tourner avec beaucoup de conséquences. Dana White que va-t-il se passer ici en Europe ?

Beaucoup disent il bluffe Trump n'aura pas vraiment le Groenland. Est-ce que vous vous pensez que Trump fera tout vraiment pour l'avir ? Je ne pense pas qu'il ferait n'importe quoi pour avoir le Groenland, mais c'est comme cela qu'il fonctionne.

Il exagère, il veut une réaction et en général les gens vont plus loin que ce qu'ils le veulent. Je pense que le Groenland va faire quelques concessions autour des minéraux et qu'il y aura une présence américaine plus importante. Je pense qu'il y a possibilité d'avoir une sorte de de bail et je ne pense pas qu'il y ait de chances importantes de probabilité important qu'il y ait une action militaire.

Merci pour celles et ceux qui nous rejoignent. Maintenant, nous mesurons la gravité de des événements que nous traversons. La rédaction vous convi à une émission spéciale avec nos invités.

Nous serons en direct à Moscou, à Washington, à Nou, au Groenland ce soir. Il viendra le redire. Président des États-Unis veut le Groenland par la méthode douce ou par la force.

Il s'en prend à la France. Il publie des messages privés d'Emmanuel Macron. Il ira jusqu'au bout, dit-il.

Il menace aussi la France de de doigt de douanes massif de 200 %. On regarde les images militaires puisque tout ça est accompagné d'un déploiement militaire. Les troupes danoises sont arrivées au Grenland, beaucoup plus nombreuses que précédemment.

Des soldats danois sont arrivés dans un des aéroports dans le cadre de l'exercice militaire d'endurance alors que le président américain donc profère ses ses menaces. Jean-Philippe Tangi, est-ce que d'après vous la France doit être prête à se battre ? Pas seulement à parler mais le cas échéant si Trump dépassait un certain seuil à se battre.

Non, enfin, je pense que là, on atteint le paroxisme un peu du délire collectif. Personne ne va rentrer en guerre contre les États-Unis d'Amérique en Europe. Enfin, écoutez, tout ça n'est pas sérieux et est complètement inenvisageable et un peu grotesque.

Donc, j'ai l'impression qu'ussi il y a une surenchère médiatique pour surcommenter et partir dans tous les délires qu'on nous impose, y compris des propos qui évidemment sont provocateurs. Et attendez, je vous portez la croix de Laoren de Gaulle. Est-ce que de Gaulle si si on provoquait de Gait de Ga allait partir au au conflit ?

Oui, ça c'est arrivé ça. Alors, il y avait pas de go au pouvoir mais enfin, il y a eu la crise de Suèse par exemple. Bon bah précisément quand les États-Unis menacent un territoire associé de l'Union européenne, alors évidemment personne ne souhaite la guerre, mais est-ce que dans la parole au moins, on doit dire oui, on est prêt à se battre pour défendre un territoire associé à l'Union européenne ?

Non, mais on va quand même pas commencer à se prononcer sur une perspective de guerre physique, un engagement militaire avec les États-Unis. Enfin, écoutez, là, faut arrêter là. Il faut que tout le monde euh se redescende sur terre, euh revienne à des propos équilibrés et on peut pas à la fois dire que monsieur Trump est excessif et partir nous complètement dans un excès euh inverse.

Euh eu par ailleurs, les déclarations de monsieur Trump sont parfaitement condamnables et ces actes contre euh l'Union européenne et les pays européens et la France en particulier sont insupportables. Et par le passé, les États-Unis ont fait bien pire à la France et dans un passé assez récent parce que entre l'amende de 10 milliards d'euros à la BNP, entre le fait de maintenir monsieur Frédéric Pirouti au tage pour faire pression sur Alstom, les écoutes de la NSC de trois au moins trois présidents de la République et tout le monde n'était pas à s'agiter comme ça. Donc j'ai l'impression qu'en fait les gens découvrent ce quelle est la puissance américaine.

Ces méthodes, les méthodes de monsieur Trump sont extrêmement désagréable verbalement mais les actions de ses prédécesseurs contre la France étaient parfois beaucoup plus dures. Restons bien sur ce qui est en train de se passer avec d'abord la carte. Regardez, on va voir de quelle manière alors il y a les Danois don dont on vient voir l'arrivée.

Il y a les Français qui sont là. Euh, il y a les Américains qui sont aussi en train d'augmenter leur pression militaire de manière extrêmement marquée. Je sais pas qui Michel Goya notamment expliquz-nous hein.

En Alaska euh et dans la base de Pitoufi dans ces deux points en particulier, les Américains sont là et euh notamment en Alaska, ils sont très nombreux. Oui, d'accord. Je rappelle juste un point, c'est de président Trump lui-même qui a par 14 fois évoqué cette possibilité d'employer la force.

Donc, c'est pas c'est pas les Européens qui montent qui montent dans les tours, c'est ce sont les États-Unis d'emblés. C'est pas les journalistes qui exagèrent pour une fois. Non, c'est pas journaliste.

Ça'empêêche pas. Vous faites les gens vitang lèvent les yeux au ciel. Bien sûr, ça n'empêche pas.

Maintenant, oui, pour répondre à votre question là actuellement on a un déploiement effectif enfin un renforcement qui s'exerce dans le cadre en réalité d'un exercice de la ce qu'on appelle la Norade. C'est la défense de l'Amérique du Nord qui est américano-canadienne. Donc vous avez des un déploiement de d'avion tout simplement sur la base de Pitoufic.

Je rappelle que la base de Pitoufix, c'est en réalité c'est un immense radar qui surveille la Russie, qui surveille les tirs de la Russie. Mais régulièrement, il y a des exercices qui sont planifiés, hein. C'est pas ça, c'est planifié depuis longtemps où on déploie des euh des moyens sur cette base euh des moyens aériens.

Alors, à part la nouveauté, c'est que évidemment on en parle habituellement, on en parlait jamais euh mais là, bien sûr, on a fait une conation. Et puis un deuxième élément plus potentiel, je dirais, qui est la mise en alerte de la 11e division aéroportée en Alaska qui est une division, une petite division de légère d'intervention qui est spécialisée dont une brigade des parachutistes, l'autre d'infanterie et qui est spécialisé dans l'intervention rapide et dans le combat haute. Est-ce que ces troupes américaines sont en mesure ?

Si elles se mettent en ordre de bataille, est-ce qu'elles peuvent aller jusqu'à des provocations ? Comme disait Jean-Pangi, on nimagine pas une guerre ouverte comme ça, mais des blocus, des manières de par exemple de couper les communications. Est-ce que c'est imaginable de voir techniquement ?

Est-ce que c'est faisable ? Oui, bien sûr. Oui.

Non, mais on est là, on est dans le cadre de ce qu'on appelle une confrontation. On est sous le seuil de la guerre. Personne, je pense que du côté américain, je il y a personne qui l'envisage sérieusement, sauf peut-être Trump, mais de de d'avoir à s'affronter.

Mais on est dans situation de confrontation sous le seuil. Et donc dans cette situation, ben on peut faire des démonstrations de force, on peut essayer de euh on peut faire voilà jouer les les les gros bras les bah ils sont là les gros bras, ils sont sous nos yeux. Non mais sûr mais voilà dans tous les cas de figure de du côté européen, il y a cette idée que voilà, ben maintenant euh ben il faudra nous passer sur le corps si vous si vous voulez vraiment utiliser la force et ça c'est quand même plus compliqué politiquement.

Au moins ce qui est compliqué c'est que aussi c'est que nous sommes face à un homme Donald Trump qui n'utilise pas la la grammaire habituelle des relations internationales y compris d'ailleurs dans la dans les preuves de force et donc on est obligé de se de se de se préparer à à toutes les éventualités mais en même temps il y a probablement une part de provocation chez Trump c'est il pousse pour voir jusqu'où il peut aller mais je dirais que malheureusement on est un petit peu comme face à la Russie Dans le doute, il faut se préparer. Il dit vous allez voir la déclaration de la soirée. On lui pose la question notamment de LCI tout à l'heure il y a quelques minutes et il répond vous allez voir, vous allez voir.

Oui, vous allez voir. Ça veut dire que il est prêt à toutes les éventualités. C'est ce qu'il dit.

Après, est-ce que il prendra le risque d'une opération militaire au Groenon ? Est-ce qu'il prendra le risque de faire sortir les Parce qu'en fait, c'est assez simple, il fait sortir ses ses soldats de de pitoufic, de la base américaine et puis il plante le drapeau, il dit "Maintenant, ici, c'est chez nous et là, qu'est-ce qu'on fait ? nous en face.

Donc moi je pense que on ne peut pas engager un conflit armé avec les États-Unis d'Amérique, ça me semble totalement dérraisable. En revanche, on déclenche ce qu'on appelle l'instrument anticoerci, c'est-à-dire des mesures de rétorsion économiques qui seraient considérables tout en sachant qu'on va précipiter l'Occident dans une dans une dans une récession mondiale à ce moment-là. Qu'est-ce qu'on fait Jean-Philippe Tangui ?

Juste, je vais répondre à votre question, mais juste avant, il y a deux familles politiques qui ont dit la vérité sur l'impérium américain, sur l'Europe. Voilà, c'est l'égoolistes et c'est les communistes. Les autres ont menti la guerre froade.

Il y a des guerres, il y a des casernes américaines sur tout le continent européen en dehors des pays neutres et de la France. Voilà, grâce au général de Gaulle. Mais les Français ignorent même cette réalité.

Franchement, vous vous allez demander à nos compatriotes, est-ce que vous savez s'il y a des bases militaires américaines en Allemagne dans la gentille Italie qui a l'air si paisible et bour en Italie évidemment bon jusqu'en Turquie mais mais les gens l'ignorent. Voilà, vous avez l'Autriche, l'Irlande, pays neutre et il n'y a que la France. Donc vous dites c'est le moment de vérité en réalité soumission aux Américains éclat maintenant c'est pas mais c'est pas la soumission, c'est qu'on s'est mis sous leur par sur leur protection absolue y compris matérielle.

Moi je me souviens juste fini quand je faisais mes études quand je faisais mes études, il y avait l'affaire des F16 polonais. Bon la France à l'époque protestait encore en disant mais c'est quand même pas possible que la France finance indirectement l'achat de F1 polonais. Et en fait c'est pas les FS polonais, c'est les FS de toute l'Europe en dehors d'un programme français qui est purement national et d'un programme suédois d' Mais c'est c'est incroyable si vous voulez qu'aujourd'hui tout le monde fasse semblant de découvrir ce qu'on sait depuis toujours.

C'est pas la faute du Rassemblement national. Ça fait 50 ans qu'on le dit. Vous convenez que la situation a quand même basculé parce que jusqu'à présent les Américains étaient en Europe mais c'était les Européens qui étaient bien contents de les avoir et c'était dans le cadre d'une coopération.

À à ma connaissance, les États-Unis n'ont jamais voulu annexer l'Italie euh et ou euh ou ou euh ou ou l'Allemagne avec des pourtant ils avaient même des bombardiers nucléaires en Allemagne. Donc là on est on on a changé de perspective quand même. Vous vous reconnaissez ça.

Mais il y a un traité sauf erreur sur les États-Unis sur le Groenland dont personne n'a jamais parlé avant. Euh, il y avait déjà des intentes à notre souveraineté. Les États-Unis font à peu près ce qu'ils veulent sur le territoire européen en dehors de la France.

Et les général de Gaulle, quand il a le courage de faire ça, il faut voir ce qui s'est pris. Le chantage sur la bombe française. Les socialistes euh à l'époque étaient complètement imprégnés de doctrine atlantiste et ont embêté le général de Gaulle parce qu'on disait ce n'est quand même pas sérieux.

Le général de Gaulle veut un programme purement national. Et en dehors euh sauf erreur de Kennedy et de Nixon, tous les présidents américains ont cherché à à graisser le général de Gaulle, à empêcher le programme français d'indépendance nucléaire. Je Tangi, vous rappelez la tradition làdus que tout le monde peut consulter des documentaires sur le service public.

Vous rappelez avec justesse la la traditiongaienne qui fait exception et dans quelques instants, on verra comment les autres pays eux sont dépendants, y compris par les F35, dépendant de la puissance américaine, mais enfin la la puissance gaolienne, elle est très mise à l'épreuve puisque ce soir, les États-Unis s'prennent très directement à la France. Écoutez que répondez-vous au président Macron qui affirme qu'il ne rejoindra pas le Conseil de paix ? Il a dit ça.

De toute façon, personne ne veut de lui parce que ce mandat se termine bientôt. Donc au fond, ce n'est pas grave. Mais s'ils veulent cela jouer hostile, j'imposerai des droits de douanes de 200 % sur ses vins et champagne et il rejoindra le conseil.

Mais il n'est pas obligé. S'il a bien dit cela, vous déformez peut-être un peu ses propos, mais si c'est bien ce qu'il a dit, comme vous le savez, il ne sera plus au pouvoir dans quelques mois. Voilà comment la France peut-elle réagir.

On est en direct au Groenland avec vous. Vous êtes député français représentant de du camp présidentiel ensemble pour la République monsieur le député Pierre Alexandre Anglade. Bonsoir.

Bonsoir Daris Rogmain. Vous venez d'arriver au Grand England. Comment comment d'abord première impression sur la nécessité qu'il y a à vos yeux pour la France d'aider le Grenland menacé dans ces circonstances ?

Ah moi, je crois que c'est très important de d'être présent ici au Groenland au côté de de nos alliés et partenaires danois qui sont aujourd'hui soumis à une pression extrêmement forte, si ce n'est brutal, de la part du président américain et donc passer un message de solidarité française et européenne, un message de respect de l'intégrité des frontières, de la souveraineté du Danemark et dire de manière très claire que les menaces américaines ne sont pas acceptables et qu'elles doivent cesser un pays allié ne menace pas d'annexer une partie du territoire d'un de ses partenaires. Et donc il faut que les Européens fassent bloc et vous discutiez à l'instant des des menaces ou en tout cas des des rodontades du président Trump à l'encontre du président de la République française. et la France est attaquée par le président Trump précédemment parce qu'elle est un rempart et que la France dit de manière très claire son refus de la soumission, son refus des impérialismes, son refus obstiné face à tous ceux qui veulent remettre en cause le droit international et le président de la République a raison de le faire avec beaucoup de beaucoup de force.

Vous êtes un un de ceux de la représentation nationale à N ce soir je regarde sur mon site météo, il fait - 12 degrés à Nidal, on est loin de la l'Assemblée nationale. Que quelle est la réponse puisque vous êtes ressenti 22 Darius Rog ? Vous êtes le camp présidentiel.

Votre réponse si j'ose dire personnelle au président Trump qui ce soir il vient de le dire répondait d'ailleurs à LCI dit en parlant du président de la République, je cite "Je l'aime bien mais il est il est bientôt parti. Il ne restera pas très longtemps, dit le président Trump du président Macron. Oui, moi je vais pas faire de polémique avec le président américain, mais je je le redis, le président de la République est attaqué par le président Trump précisément parce qu'Emmanuel Macron est aujourd'hui un rempart.

Il est celui qui mène au nom des Européens le combat pour le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale des États, du refus de la mise en cause et bien du droit international tel que nous le connaissons, au fond le refus du coup de force et de l'impérialisme américain. Et donc il a été déjà attaqué par le passé par le président américain précisément pour ces raisons-là. Et donc moi, je suis très heureux et et très fier en tant que français et européens de voir la France mener aujourd'hui la résistance face à ceux qui remettent en cause la souveraineté et et l'intégrité territoriale d'un pays amis et allié en l'occurrence le Danemark.

Mais c'est valable pour le Groenland comme c'est valable en Ukraine partout où les frontières sont menacées. La France a raison de se placer du côté du droit et la défense du droit international. Monsieur le député, merci beaucoup d'avoir été avec nous en direct jusqu'où ira Donald Trump et nous continuons cette émission spéciale avec le colonnel Goya, avec Sylvie Berman, avec vous Galger Fenwick, avec Jean-Philippe Tangui et avec Guillaume Roquet.

Regardez, Trump publie maintenant euh quasi heure par heure des euh des mêmes des euh dessins humoristiques, des dessins provoquant, regardez soit comme une forme de génie de la communication où il montre qu'il l'appuie la pression sur les Européens, soit dans l'autre camp comme un signe parfois de désordre y compris de de folie. Le mot est prononcé par un certain nombre de gens à Taureau a raison. Regardez, il a publié d'abord cette photo qu'il faut mettre en regard avec ce qui s'est passé cet été où il faut le dire hein, les gens de l'OTAN, l'Europe était un peu à ses pieds.

Il était là à trôner à son bureau. Seulement, il a truqué, si on veut, la l'image, c'était la carte de l'Ukraine et c'est maintenant la carte du des grands États-Unis comprenant les États-Unis, le Canada et le Groenland. Il veut tout.

Et le Venezuela. Et le Venezuela. C'est quand même assez fort aussi quoi.

Euh non non mais je veux dire personne ne se de on parlait on glosait beaucoup sur la santé de Joe Biden euh sur ses absences et cetera, mais personne ne s'inquiète de la santé mentale de Donald Trump hein. Quand on lit la lettre qu'il a qu'il a envoyé au Premier ministre norvégien, c'est quand même assez assez inquiétant en réalité hein. Il y a une peur générale.

Ce soir, le Canada, on verra plus tard que le Canada est en train de préparer des plans pour le cas où il voudrait effectivement passer à l'attaque au Canada et c'est pas très rassurant pour eux. Ils disent "On se battra mais on tiendrait une semaine." Je rappelle la dernière fois que il y a déjà une guerre contre le Canada et le Canada l'a gagné.

Oui. Oui. Non, ce qu'ils disent c'est qu'ils vont modeler leur défense sur celle de l'Ukraine face à la Russie.

Effectivement, les défenses classiques militaires seront rapidement dépassées. Elles ne tiendront pas plus de une semaine, de jours table, mais qu'ensuite ils passeront en mode asymétrique, c'est-à-dire que les citoyens canadiens infligeront des pertes lourdes en se comportant comme des voilà combattants rebelles, cachés et asymétrique, hein. Si lui.

Oui. Mais je pense pas qu'on s'oriente vers un affrontement militaire, mais chacun est dans une posture et veut démontrer soit qu'il est prêt effectivement à tout prix à conquérir le Genland, de l'autre côté à tout prix à l'empêcher. Donald Trump est quelqu'un qui a des obsessions, qui a des lubis, on le sait.

Alors en plus de ça, sur le Groenland, en le 4 juillet, ça sera le 250e anniversaire des États-Unis. Et comme il estime qu'il est un grand président et qui veut s'inscrire dans l'histoire des États-Unis, mais s'il peut récupérer d'une manière ou d'une autre le Groenlande et étendre son territoire, il le fera. C'est la raison de son obsession.

Jean-Philippe Tangui, vous êtes un nationaliste français. Vous avez face à vous un nationaliste américain qui tient des propos. D'ailleurs, pour certains qui qui vous rejoignent, il dit la la France, l'Europe est miné par une mauvaise politique migratoire et cetera.

Est-ce que vous gardez une forme de compréhension à l'égard de Trump ou est-ce que c'est aujourd'hui un ennemi ? Non, mais il y a j'espère qu' il y a d'autres joueurs entre la compréhension, la soumission et le fait que c'est un ennemi. C'est juste que c'est exactement ce qu'a dit le RAssemblée nationale le jour de son élection.

Nous, on est le seul parti qui a écouté ce que disait monsieur Trump et d'ailleurs dans son premier mandat parce que qu'est- complètement surréaliste les réactions européennes, c'est exactement les mêmes pleurnicheries que lors du premier mandat de monsieur Trump. Et quand- il fait tout ça ? Rien rien n'a changé en Union européenne.

Ce que disait monsieur, c'est pas comme ça qu'il a dit, mais c'est comme ça je le comprends. Comport de passagers clandestin, dites-moi si je me trompe, nombre de pays qui se font protéger par une autre puissance, économisant 1 2 3 points de PIB par an pendant 70 ans. À la fin, c'est sûr que ça fait beaucoup d'argent l'Allemagne et l'Italie en premier lieu.

Voilà. Donc monsieur Trump, il avait dit, il y avait un sommet, je crois, de l'OTAN sous son premier mandat où il avait dit "J'arrête de payer. Oui, maintenant on a compris, on va payer.

Enfin, on va payer, mais surtout on va développer notre propre armée parce que le le but en tout cas de ma perspective et de la perspective de Rassemblement national, c'est pas d'augmenter le budget militaire pour faire plaisir à augmenter le budget militaire pour qu'on ait plus à demander la protection." Regardez les images. Regardez tous les images sur ce plateau où on voit.

Alors, il y a il y a le même où il se met en scène au Groenland où il plante le drapeau sur le le territoire du Groenland. il est accompagné de Rubio et de Vans. Il y a cet autre montage.

Voilà, ça c'est le montage avec la euh Faites le commentaire galère phénou. Bah c'est une image qui a été publiée par un internaute et comme souvent quand elle lui plaise, il le republie. En l'occurrence au passage cette semaine à Davos devait être consacrée au péri lié à l'intelligence artificielle et le slogan de ce sommet c'était Spirit of Dialogue, une ambiance de dialogue.

On voit que Donald Trump bouleverse effectivement les agendas. Bah regardez, passons en revue qu'on qu'on comprenne bien la logique du président américain et là maintenant c'est toutes les heures à peu près qu'au expansion territoriale de la conquête euh comme les pionniers euh les colons américains qui se déplaçaient vers vers l'ouest et qui allaient à la conquête d'un grand territoire. Euh je pense que madame l'ambassadeur a raison quand il regarde le le Groenland 2,1 million de km carr si vous ajoutez à cela le Canada, son pays fait 21,5 millions de km² et devient de facto le pays le plus grand de la planète.

Et en cela et s'inscrit dans une tradition dont on pensait qu'elle était revolue, celle pratiquée par d'autres présidents siècles passés qui était celle effectivement d'aller soit conquérir mais plutôt acquérir d'autres images. He j'ai est-ce que est-ce qu'il est fou ou est-ce qu'il est génial en l'occurrence ? Voilà, est-ce que c'est dessin ?

Est-ce que c'est une manière je sais pas comment vous le ressentez. Voilà, c'est pas fou. C'est toujours la même stratégie avec Trump.

C'est-à-dire que il y a d'abord la le l'idée que il faut saturer l'espace médiatique, c'està-dire que il faut en permanence surprendre ses interlocuteur, ce qui lui permet de pas avoir d'opposition à l'intérieur de son pays. Ensuite, il faut faire rire, il faut faire rire ces électeurs avec des insultes, avec de la vulgarité. Il faut amuser le public.

Et ça c'est une c'est même dans le premier mandat de Trump où il était pourtant un peu plus inhibé, si on peut dire, c'est c'était déjà le cas. Et le résultat de tout ça, c'est que ça doit sidérer le le monde entier. Et cette stratégie, c'est toujours la même.

C'est pour ça que je on il y a pas un dérapage là. Il y a pas un Trump qui aurait perdu la raison. C'est la quintessence du trumpisme.

Alors, malheureusement, il y a une dernière dimension dans le Trumpisme, c'est que faut aller toujours plus loin. Et et ça, effectivement, c'est relativement inquiétant parce qu'on se dit quel est le moment où il va s'arrêter en disant "Bon, d'accord, là je on a on m'a peut-être ou comment vaon fait pour l'arrêter ?" Répondu ? a répondu en disant qu'il n'a aucune limite à part, je cite, sa propre moralité.

Oui, mais ça je pense qu'effectivement c'est malheureusement une une fron une une barrière assez assez fragile, mais je pense qu'en revanche, il a une limite qui est une forme de réalisme. C'est-à-dire que si effectivement parce que c'est un joueur de poker, il il fait bilan bénéfice risque, il y a un moment où si on lui tient tête, il va le comprendre. Jusqu'où va aller cet affrontement ?

Restez bien avec nous. Vous restez avec nous aussi Jean-Pierre Pitangi. On va voir dans quel dans quelques secondes de quelle manière il dit vous allez voir vous allez voir ce qui va se passer maintenant et en particulier en matière de droit de douane avec la possibilité qu'il veuille écraser l'économie française qu'il veuille même s'en prendre au moyens de paiement c'est-à-dire les cartes VISA [musique] ou Mastercard les moyens des Américains, mais aussi les moyens de rétorsion de la France et des Européens.

À tout de suite. Bonsoir. Rebonsoir.

Le conflit ouvert entre la France et les États-Unis, rarement entre Emmanuel Macron et Donald Trump. Personnellement, les choses n'étaient allées si loin. Publication de messages privés pque du président Trump adressé au président [musique] français.

Écoutez, c'était tout à l'heure en conférence de presse. Il y a quelques minutes, il répondait à LCI. Merci monsieur le président.

Est-ce que vous allez vous rendre à la réunion d'urgence du G7 comme l'a proposé le président Macron à Paris ? Non. Je n'irai pas parce que vous savez Emmanuel n'y sera pas ne restera pas très longtemps.

Pardon c'est un ami à moi. C'est quelqu'un de gentil. J'aime bien Macron mais il ne va pas rester encore très longtemps et je pense qu'il faut des réunions avec des personnes qui sont directement impliquées et non pas certaines des personnes dont vous parlez.

Voilà, un mot de réaction s'il vous plaît sur le bras de fer personnel. D'abord la vôtre Jean-Philippe Tangi, vous êtes dans l'opposition mais là, est-ce que vous soutenez le président français ? Non, mais oui, c'est le président que mon peuple a choisi.

Donc, je défendrai toujours le président que mon peuple a choisi contre une agression, une humiliation venant de l'étranger, y compris de monsieur Trump ou d'autres d'ailleurs. C'est c'est évident. Mais qu'a fait monsieur Macron depuis son élection avec les États-Unis, même avant quand il était ministre ?

Moi, je suis je reviens. Moi ça m'intéresse pas en fait de critiquer Trump. C'est pas le président de mon pays, ça le sera jamais.

Alors, je sais qu'il y a une certaine part de l'élite française qui qui est plus intéressé par ce qui se passe à New York que ce qui se passe en Picardie, mais moi, c'est pas le cas. Donc, monsieur monsieur Macron, c'est l'homme qui a donné nos brevets du nucléaire civil aux Américains général électrique et de nos centrales hydroélectriques. C'est celui qui a démantelé technique nos technologies pétrolières données aux États-Unis.

Mais on va partir l'histoire aujourd'hui. Là, il y a ce bras de feratel alcatel alcatel donné aux États-Unis. Je do regardons ce qui se passe maintenant.

Allons dans ce qui se passe maintenant. Regardez, sauf que c'est ce qui se passe maintenant. On n'est pas dans des trucs pop-up qui arrivent du jour au lendemain.

Euh, comment dire ? Donald Trump se comporte comme ça avec Emmanuel Macron parce qu'Emmanuel Macron a toujours été dans la ligne des États-Unis. Là, vous êtes un peu injuste.

Là, c'est la France qui réagit face aux États-Unis. On peut pas dire la France qui est jamais trop tard pour bien faire. Il est trop tard pour bien faire.

Et à plusieurs reprises, monsieur Trump a sous-entendu très clairement queel Macron était dans sa ligne et c'est pour ça d'ailleurs qu'il a publié son SMS. En tout cas, c'est pas le cas aujourd'hui la déclaration du président Trump. S'ils veulent cela jouer hostile, je leur imposerai une taxe de 200 % sur ses vins et champagne.

Jusqu'où peut aller là ? Je vous pose la question à tous, jusqu'où peut aller ce bras de fer ? Est-ce qu'il y a le risque du vrai de la vraie guerre commerciale cette fois-ci ?

Alors, on est on est vraiment c'est une guerre. Oui. Sur le plan commercial, il peut y avoir effectivement une confrontation assez dure parce que là les Européens ont un outil qui est cet outil outil de coercition.

Mais c'est pas la première fois qu'il y a un conflit aussi violent avec la France. Parce que si on se souvient de la guerre en Irak, vous vous souvenez de ce qui avait été dit ? Il faut pardonner à la Russie, ignorer l'Allemagne et punir la France parce que la France est toujours tête de lance, faire de pardon faire de lance dans ses affaires.

Et effectivement il Donald Trump a une vision très personnelle, très narcissique des choses et il en veut beaucoup à Emmanuel Macron de effectivement d'avoir décidé parce que c'est quand même lui qui a pris l'initiative alors de participer à cet exercice. D'ailleurs, c'est intéressant parce que les deux exercices, aussi bien du côté américain que du côté européen, comme par hasard étaiit prévu ce jour-là. Oui, ça c'est le langage officiel.

On va le voir tout au long de la soirée. On dit non, c'était prévu bien sûr. Mais en fait ça les arrange parce que ça veut dire qu'on va pas la confrontation directe que qu'on trouve des prétextes.

Là vous avez l'éternel qui est dorsé le bruit le bruit tout le monde entier bruit de tension et qui est dorsé du oh il y a déjà eu regardez ça va vrai que c'est pas la première fois oui mais c'est jamais la première fois vous avez raison les États-Unis et puis je pense que on trouvera des solutions avec l'Union européenne et sur le plan commercial et que Donald Trump trouvera un autre moyen. Oui, commercialement, on on peut faire plein de choses pour reposter parce que je vous rappelle que jusqu'à présent, il y a eu des mesures unilatérales prises par les États-Unis qui nous ont imposé en moyenne 15 % de droits de douane sans mesure de rétorsion européenne. La Commission a considéré que c'était un moindre mal et que donc il fallait pas de notre côté augmenter les droits douanines.

Donc on peut le faire puisqu'on parle de zéro. C'est c'est l'avantage. Sauf que ce qu'il faut c'est calculer le risque qu'on prend.

C'est ça le le l'outil, les les les armes, elles sont dans le tiroir. On peut les sortir et tirer. Le problème, c'est que si on tire, qu'est-ce qui va se passer en face quand il y a une menace de de de d'imposer à visa par exemple de de couper les les transactions financières en Europe, mais vous imaginez le cataclysme que ce serait le coût pour l'économie européenne.

J'ai cité ici le cas concret du de du pack office de Microsoft. Vous savez dans Gafam, le dernier M, c'est Microsoft. C'est-à-dire que toutes les entreprises européennes ou pressent avec des des traitements textword, avec des fichiers Excel pour leurs échanges financiers.

Si jamais, je sais pas, enfin c'est pour l'instant c'est théorique mais il y avait une une des mesures de suspension de ce de ce service d'accès à la licence, ce serait catastrophique. Donc les outils, on les a mais il faut quand même bien réfléchir. Est-ce qu'il faut les dégainer ?

Allez, est-ce qu'il faut les dégainer ? Soyons concret parce que d'un côté, moi ce qui est très frappant, c'est côté américain, ils y vont bam bam bam. Et en Europe, on entend ce discours.

Ah, attendez, on va voir. On se recule, hein. À chaque fois, il y a le frein à main qui est tiré.

Est-ce que vous êtes prêt à dégainer ? Oui, Jordan Bardella demander immédiatement qu'on utilise cette cet outil de anticercition et et droit de droite réciproque. Il se trouve que le commerce franco-américain est équilibré.

Donc en fait, c'est c'est y a une neutralisation si on fait du ping-pong. Mais c'est quoi le problème ? C'est pas on peut faire quoi exactement ?

Très concret. Si vous faites quelle mesure demain ? Si les États-Unis frappent en augmentant les droits de loin, nous demandons une augmentation des droits de drame à du concurrence.

Ça veut dire quoi ? Ils font plus 10, on fait plus 10 et cetera. Tout à fait.

Mais ça va au-delà pardon. L'outil antioer va bien au-delà la fermeture des marchés publics pour pour les Américains et beaucoup d'autres mesures commerciales. Vous y êtes prêt ?

Si ça devait être voté par mon assemblée, vous voteriez ça ? Jordan Bardella a demandé l'application de l'outil antico avec les dispositions que que décrit madame. Mais le problème c'est quoi ?

C'est qu'on a vu l'Italie a déjà reculé. L'Allemagne a dit ou là là attention pourquoi ? Parce que c'est non non ils y sont disposés.

Merde, dit ce soir et on va voir. Bah tant mieux. Mais c'est quoi le problème ?

C'est que l'Allemagne a une politique ultra mercantiliste, l'Italie aussi. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils fondent leur prospérité, non pas sur leur marché interne ou le marché européen, mais sur leurs excédents commerciaux complètement délirants pour ce qui est de l'Allemagne depuis 30 ans, d'ailleurs, au détriment de la France.

Et donc, on revient encore à ce que disaient les souverainistes français et en particulier Rassemblement national. Le comportement allemand au sein de l'Europe et au sein de l'Occident a été extrêmement déraisonnable à notre détriment. Et d'ailleurs, ils n'ont même pas respecté les traités européens et le traité impliquant la naissance de l'euro qui disait il faut respecter un certain nombre de dépenses publiques et de déficit, mais il faut aussi respecter les dépenses les déficits commerciaux et l'Allemagne a fait absolument n'importe quoi.

On pourrait reparler de ce qu'ils ont fait avec la Russie sur le gaz et leur dépendance complètement loufo et est irresponsable à Vladimir Poutine et au régime poutinien, ce qui nous a mis collectivement dans la difficulté et ils ont fait pareil avec leur politique commerciale. Au lieu d'avoir une croissance endogène ou une croissance coordonnée en Europe, ils ont voulu écraser leur partenaire européen et ricaner des États-Unis. Il y a une image parce que vous passez toujours des images un peu délirantes.

Il faudrait mieux passer des images réelles. Reprenez quand monsieur Trump au premier mandat fait un discours à l'ONU qui est un discours qui lui appartient qui est évidemment pas le mien. Les Allemands sont dans leur petit box à rigoler de ce que dit monsieur Trump au lieu de prendre des mesures pour ne pas avoir à rire jaune. et les Allemands une fois plus nous aurons collectivement mis dans une grande difficulté et comme il y a le mythe du couple franco-allemand, ce mythe hérotomane du point de vue français du franco-allemand alors que je suis pas sûr que soit si hérotomane que ça en tout cas pas d'un côté chez les Allemands, c'est pas un mot qui ah mais chez les Français non c'est à Sorce unique évidemment c'est un amour c'est un amour perdu voilà regardez de quelle façon le président de la République essae quand même de de ramarer avec Trump et et d'ailleurs l'Élysée n'a pas l'existence des CMS il dit effectivement ça reflète la la le président écrit ce SMS qui a été publié de manière sauvage par Trump queemuel Macron a envoyé à Donald Trump.

Mon ami, nous sommes d'accord sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses à propos de l'Iran. Je ne comprends pas ce que tu fais avec le Groenland.

Essayons de construire de grandes choses. Et il poursuit. Ça s'affiche chose avec l'Iran.

Oui. Euh, je veux je peux organiser un rendez-vous G7 à Paris après Davos. Jeudi, je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes en marge.

Dis-nous ensemble à Paris, jeudi avant que tu ne repartes aux États-Unis Emmanuel, est-ce que c'est habituel ? Qu'est-ce qui est habituel de publier ? Non, certainement pas.

Mais d'abord Trump en fait est toujours dans la télépectacle, il l'a déjà fait. Cela dit, il n'est pas le seul. le président de la République l'avait fait avec Vladimir Poutine et il l'avait fait également avec Donald Trump quand il l'avait appelé avec Zelenski Mertz et Kirstarmer.

Donc ça d'ailleurs il lui a pas reproché parce que il a il avait pêché avant c'est la nouvelle diplomatie he c'est public effectivement donc là c'est effectivement assez mesquin de de la part de Trump qui veut montrer que le président de la République tient un discours très ferme et puis que en fait il lui propose le dialogue. Mais le tweet est intéressant à plusieurs égards. D'abord parce que le président de la République est président du G7 depuis le début de l'année et qu'il entend utiliser cette cet outil, il propose d'inviter également Zelenski, même Poutine.

Alors, il dit pas Poutine, il dit des Russes. Oui, mais enfin je sais pas qui est Ah, Dimitrievement avec des Russes d'ailleurs Dimitrif est déjà venu à Paris, a déjà eu des contacts. Il y a une vieille rogne.

écouter de quelle façon Trump s'en prend au président de la République aussi déjà sur la question des médicaments. J'ai appelé le président Macron qui est quelqu'un de très sympathique. Je l'apprécie beaucoup.

J'espère qu'il m'écoute parce qu'il ne me croit pas mais c'est quelqu'un de bien. Je lui ai dit Emmanuel. Oui Donald, merci beaucoup de m'appeler.

Je lui ai dit tu ne vas pas aimer cet appel. tu vas devoir augmenter le prix des médicaments. Non non, je ne vais pas faire ça.

J'ai dit écoute, si tu vas le faire, non, je ne le ferai pas. J'ai répondu si tu ne le fais pas, je vais imposer des droits de douanes de 25 % sur tout le vin, le champagne et sur tous les produits qui entrent aux États-Unis. Il a répondu "Donald, je serais ravi de le faire pour toi." Ce serait un grand honneur.

Jusqu'où ça va aller ? Il y a une fixette sur la France. Visiblement, il une fixette du président Trump sur la France.

Bah quand vous êtes canadien, je pense que vous estimez qu'il y a une fixette sur le Canada parce que Trump, il faut savoir qu'il arrose quand même très très large. Mais il y a effectivement quelque chose d'assez particulier avec Emmanuel Macron parce que Emmanuel Macron a réussi à maintenir une ligne de contact. C'està-dire qu'Emmanuel Macron se permet d'appeler le président Trump sur son portable.

On voit le résultat. Il y a du dommage collatéral dans cette dans cette relation. et Trump décroche et et on le voit notamment, rappelez-vous, il y avait cette scène quand les Européens s'étaient rendus à Kives pour décider de voilà accepter la proposition de Trump d'un d'un cesser le feu de 30 jours sans condition et de menacer les Russes de sanction. cette fameuse photo avec le portable d'Emmanuel Macron qui est posé sur la table et les Européens qui sont sagement assis autour, il y a Zelenski, Mertz, Starmer, le français et tout le monde attend, j'allais dire l'onction, la bénédiction de de Trump qui est très content et d'ailleurs sa première une de ses obsessions quand Emmanuel Macron l'appelle au haut-parleur pour lui dire tous les Européens et j'ai Zelenskiel que répond, il dit prix Nobelir le Nobel.

Oui, il réveille, il faut dire les choses, hein. Il réveille sûrement que que Donald Trump dorme dorth ça lui arrive de dormir quand même. Il est un peu réveillé.

Emmanuel Macron lui dit, on est en accord. Il dit "Ah bien prix Nobel". Il lui a dit "Tu es génial Emmanuel, je t'adore." Donc il y a une relation un peu cyclotimique avec Emmanuel.

Elle passe par dé par par des bas. C'est l'image qu'on voit là quand il Exactement. Bravo à la à la régie.

Et donc il y a un caractère, j'allais dire humiliant et c'est aussi cette page là qui est en train de se tourner. Allez, est-ce qu'il faut assumer d'être plus ferme, d'avoir plus de panach face aux Américains ? Vous rappeliez Jean-Philippe Tangui qu'il y a des précédents, comment dire, les présidents Roosevelt a pas été tendre avec de Gaulle, Kennedy a pas été tendre non plus pour d'autres raisons avec de Gaulle.

Il y a eu un long long passif. Mais est-ce que Trump est le pire ? Je ne sais pas.

Ça c'est les historiens qui jugeront franchement. Et puis c'est pas un rôle d'un homme politique de de donner les bons et les mauvais points. Mais non mais vous vous moi je sais pas pour pas répondre, c'est que franchement j'estime que que c'est pas mon rôle.

Moi tout ce que c'est que les États-Unis et ça a été dit un peu tout à l'heure ont toujours ciblé la France pour différentes raisons. La communauté française par rapport à la communauté descendant d'Allemagne du Royaume-Uni évidemment d'Italie est très faible en France. Et puis c'est surtout la France a toujours voulu avoir une voix particulière, une voix particulière, une voix latine, une voix de civilisation qui était une civilisation française et les États-Unis ont jamais accepté que la France ait sa voix.

Et donc c'est le moment, c'est le moment de parler plus haut face aux États-Unis. Pourquoi ? Mais tout ça c'est un ensemble.

Quand dans votre tête comme Emmanuel Macron, vous n'êtes pas fier de la langue française, vous n'êtes pas fier de la culture française, vous n'êtes pas fier de l'histoire de France, vous n'êtes pas fier de ce que vous êtes et que vous êtes très content de prouver que vous savez mieux parler anglais que tout le monde euh que insulter la culture française et surtout surtout ne pas entretenir la francophonie et expliquer que notre histoire est vraiment humiliante, vous pouvez pas être capable de porter cette voix et en fait c'est un tout. C'est pour ça que vous me dites "Oui, les mesures, les ponctualities machin, je comprends les chaînes d'infos, mais le problème c'est une c'est une trace de fond. Le dernier président à avoir porté la civilisation française, il s'appelait Jacques Chirac.

Et depuis c'est un abaissement des élites françaises et une soumission à la à à comment dire à la culture, à la pensée unique et à la culture unique. On verra, on verra la suite. On verra la suite.

La France va prendre un certain nombre de mesures ce qui s'est passé par en Afrique, au Rwanda, certain nombre de pays où on a laissé l'anglais prospérer, on ne défend pas notre propre culture. Comment voulez-vous défendre une vision du monde ? des intérêts quand vous ne défendez pas votre culture.

C'est la base, c'est la première des choses. Et la culture la culture mène mène les civilisations mène les sociétés et en fait on croit que c'est superficiel que ça vient après ben non quand on est tout à fait heureux que Paris soit vu à travers les yeux de d'une série américaine qui s'appelle in Paris et ben c'est pathétique pour la civilisation française et c'est pas anecdotique parce que c'est toute c'est toute notre perception du monde qui est dans la soumission à la culture états-unienne et pas à ce qu'on est alors qu'on est quand même excusez-moi le combat culturel on va avancer c'est un très intéressant débat mais c'est pas le sujet ce soir on va on va avancer sur la l'affrontement militaire y compris. Écoutez Trump ce soir qui dit au Groenland tout est possible en tout cas vous verrez.

On l'aura pas jusqu'où êtes-vous prêt à aller ? Vous verrez.