Rencontre des chefs de partis avec Macron : «C'était très intéressant, original, inédit» : F. Bayrou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] 8h30 sur LC l'interview ce matin c'est avec François Bayrou bonjour bonjour vous êtes notamment président du MoDem mère de Pau et vous avez veillé très tard cette nuit 12 heures d'entretien avec le chef de l'État les autres chefs de parties ça a duré jusqu'à 3h du matin la nuit est donc été très courte et déjà ce matin on a quelques commentaires de vos homologues des autres partis eriksiotti pour les républicains qui dit qu'il n'est pas convaincu pour l'heure Olivier Faure du Parti socialiste qui dit que personne ne peut estimer qu'il en est sorti quelque chose et pour vous succès ou échec cette rencontre c'était très intéressant très original inédit c'est la première fois que ça se faisait et lorsque des opposants disent je ne suis pas convaincu encore traduit en français ça veut dire ça m'a intéressé il faut aller plus loin et c'est ce que tous les participants ressentaient alors c'est une réunion qui a été tout à fait inédite dans son format vous avez dit 12 heures le temps il y en aura bien d'autres parce que vous insistez sur le fait qu'il ne sent que dans la temporalité pas encore il y aura d'autres rencontres il y aura d'autres rencontres de cet ordre et on va en parler ça a commencé peut-être pour se représenter ce qui a été le caractère de cet événement ça a commencé par 4 heures sur la politique étrangère où il y avait plutôt un consensus toutes les parties du monde ont été examinés et ceux qui ne s'était jamais produit et ne se serait jamais produit au travers du temps depuis les débuts de la 5ème République c'est qu'il y avait un accord général y compris de tous ceux qui n'avaient pas soutenu l'Ukraine pour dire maintenant il faut qu'on soit engagé et il n'y a plus entre nous de débats sur le soutien de l'Ukraine au Parlement normalement le gouvernement informe le Parlement sa politique on a un peu le sentiment pardon mais c'était incontournement du Parlement l'exécutif les chefs de partie normalement c'est une discussion entre élu et gouvernements et bien le Parlement aura ses débats et ses discussions comme c'est normal et légitime il s'agit absolument pas d'enlever quoi que ce soit au Parlement mais vous vous mesurez bien le Parlement depuis un an ce que les Français en ont entendu c'est des affrontements extrêmement violents des injures des noms d'oiseaux dans un brouhaha impossible à maîtriser cette nuit c'était apaisé et c'était au contraire très constructif apaisé avec par moments de l'humour et c'est 4 heures sur la politique étrangère ont permis à chacun de mesurer les défis qui sont en face de nous de notre pays et d'une certaine manière en raison de cette réflexion approfondie sur ce qui se passe dans le monde en Europe et dans le monde ça a donné à chacun un sentiment de responsabilité plus importante plus de gravité est-ce que pourtant François le président a aussi dans cet exercice accepter formellement des propositions des oppositions il avait dit qu'il était là il a fait plus que ça il a il a donné plusieurs orientations en indiquant que dans ce format là on continuerait à approfondir plusieurs sujets alors il y a un sujet il y a un sujet social le la situation des très bas salaires la situation de ceux qui travaillent tout en étant dans des secteurs ou le salaire sont extrêmement bas donc il y aura une conférence sociale de ce point de vue là une réflexion dit la proportionnelle ça nous intéresse c'est votre engagement ou est-ce qu'on en est je rappelle que c'est aussi une on a parlé des référendum alors juste sur la proportion est-ce que le président parce que c'est important aussi il a écouté est-ce qu'il a donné son avis est-ce qu'il a dit j'y suis favorable il a dit c'est un engagement que j'ai pris nous allons l'examiner ensemble vous souvenez qu'il avait parlé d'une conférence transpartisane sur les institutions et cette conférence elle était là on a parlé du périmètre des collectivités locales on est dans un dans un labyrinthe de collectivités locales ou personne pour faire les sujets apparences qui sont effectivement d'ampleur très inconce le référendum c'est un sujet par exemple qui demandait par certaines oppositions je mets de côté même la question d'immigration n'y reviendra mais soit le principe du référendum est-ce que le président a pris un engagement à ce qu'il compte en faire ou est-ce qu'il a pris l'engagement de ne pas en faire est-ce qu'il a dit quelque chose il a dit formellement qu'il avait l'intention qu'on clarifie cette question entre nous qu'est-ce que c'était qu'est-ce que que ça veut dire vous savez que des responsables ont parlé de référendum à choix multiple le porte par le gouvernement légera parlait de préférent d'hommes préférence et référendum donc c'était néologisme pour la circonstance l'idée a été retenu et l'idée a été non seulement évoqué mais acté par le Président de la République il veut approfondir cette question du préfère un homme comme non non il a dit que c'était pas son idée que que mais que qui savaient pas ce que ce que c'était mais qu'on allait approfondir tout ça donc on écarte le préférendum et on approfondit le référendum c'est ce que vous nous dites essayons de pas être trop simpliste tout le monde a le droit d'amener une idée la question a été posée par exemple du nombre de signatures qu'il faut pour obtenir un référendum d'initiative de la société partagée parlementaires c'est pas que des avantages regardons bien les choses en face parce que des mouvements d'humeur de l'opinion peuvent tout d'un coup entraîner des changements dont on est pas sûr qu'il serait les bons mais on va approfondir ces questions qu'est-ce qui se passe en réalité il se passe que nous nous n'avions pas pris la mesure tous ensemble à l'exception de certains naturellement mais nous n'avions pas pris la mesure de ce qu'était l'exigence du pluralisme en France c'est-à-dire vous voyez bien à quel point aujourd'hui autrefois on avait deux camps les pours et les contre la gauche et la droite et tout ceci a volé en éclat on a asseyez-vous autour de la table de famille et mettez sur la table la question du vaccin ou la question du changement asiatique ou la question et tout d'un coup vous avez des affrontements qui sont parfois tellement passionnelle qu'ils en deviennent excessifs mais le référendum c'est binaire c'est oui ou non est-ce que cette moyenne de trancher si vous voyez bien que d'autres idées avaient été émises pour que ça ne soit pas oui ou non mais juste pardon je m'arrête est-ce que vous vous considérez que c'est une bonne idée de référendum oui je pense que il est nécessaire lorsqu'on est devant déblocage lorsqu'on est dans des situations dont on ne peut pas sortir par la voix parlementaire ordinaire parce que vous voyez bien que que les décisions n'arrivent pas à être prises alors il est légitime de faire appel au peuple encore faut-il que ce soit de grands sujets qu'ils soient parfaitement expliqué vous savez bien que j'ai insisté sur la pédagogie sur la sur la sur les retraites j'ai un sentiment de regret profond parce que on n'a pas expliqué aux Français qu'elle était quels étaient les le jeu et quels étaient les donner de la décision à prendre les grands pour l'instant le référendum c'est défini par la Constitution pour un certain nombre de sujets économiques et sociaux ou bien sur des sujets qui ont été adoptés par la voix parlementaire on fait en une loi et on peut la soumettre au référendum si les deux chambres assemblés nationales et Sénat s'accordent bien un travail pour élargir le champ du référendum éventuellement donc modifier la Constitution c'est le ce que le président de la République et ceux qui étaient assis autour de la table tous ce qui est frappant c'est que avant cette réunion probablement la plupart des observateurs et la plupart de ceux qui allaient y participer avait l'impression qu'on comprenait pas de quoi il s'agissait que c'était inimaginable que les affrontements étaient tels qu'on pouvait qu'on pouvait pas avancer et tout d'un coup on s'est aperçu qu'il y avait un chemin au moins pour qu'on discute ensemble des fondamentaux pas d'un texte mais de manière constructive des passionnés j'allais dire civiques éducation civique éducation du citoyen une discussion civique où chacun dans sa responsabilité et avec ses propres idées accepte de confronter son sentiment son engagement avec le sentiment et l'engagement des autres qui ne sont pas de votre de votre opinion qu'est-ce qui se joue est-ce qu'on en parle de l'avenir du quinquennat d'Emmanuel Macron de l'avenir de la France de la démocratie à quel niveau vous placez l'enjeu vous vous savez que je suis commissaire-plan par ailleurs et que l'horizon du plan c'est 10 20 30 ans et c'est de se décennies qui viennent qu'il est question en réalité on a l'impression qu'il s'agit de sujets d'actualité c'est pas vrai on passe d'un temps dans lequel on avait des affrontements simpliste au temps où on est obligé de prendre en compte le pluralisme des Français et nous avons une très grande chance la France parce que selon moi là j'ai exprime mon opinion parce que les autres pays qui nous entourent ils sont très souvent conduits à des blocages de grandes démocratie autour de nous les Pays-Bas la Belgique souvent se retrouvent pendant des mois et des mois bloqués en France nous avons et c'est ce qu'on voulut les créateurs de la Cinquième République en France nous avons un arbitre et cet arbitre c'est le président de la République élu au suffrage universel par les Français charge à lui de tenir compte d'enregistrer ce qu'est le pluralisme français ce que sont les différentes tendances mais je vous assure il y avait des moments personnels aussi changé de manière de fonctionner des moments tout oui mais c'est un changement je reviens j'y reviens il y avait des moments tout à fait intéressants parce que quand vous observiez en connaissant chacun des acteurs autour de la table vous aviez des signes d'un sentiment de gens qui n'auraient jamais pu penser se trouver d'accord sur quelque chose par exemple dans la description de du trouble du pays de ce qui s'est passé au moment des entre guillemets émeutes de ce qui s'est passé à ce moment-là vous voyez les différentes sensibilités des gens qui sont des extrêmes des gens qui sont des extrêmes acharnés les uns contre les autres en général et puis contre le gouvernement beaucoup de contre dans la vie politique française qui tout d'un coup disait ce qu'il dit ou ce qu'elle dit c'est quelque chose de profond et d'important pour nous au fond ils ont partagé plus qu'ils ne croyait pouvoir partager jamais vous disiez c'est un moment important le président doit changer il y a eu des tentatives à plusieurs fois il a dit se réinventer a commencé par moi-même il y a un an et vous êtes bien placé pour le savoir il a lancé le Conseil national de la refondation dont vous êtes le secrétaire général des initiatives il y en a eu d'autres est-ce que celles-ci vient remplacer toutes les précédents par exemple parce que le CNR disparaît pas du tout le président de la République je crois va avoir l'occasion de le dire c'est-à-dire que le CNR non seulement ne s'efface pas mais va au contraire prendre un rythme nouveau et il y aura des responsabilités qu'est-ce qui se passe vous décrivez très bien les choses vous dites il y a eu plusieurs il a fait plusieurs tentatives en réalité le président de la République cherche depuis des années à renouveler le rapport entre les puissants et les citoyens entre un résultat la base de la pyramide ce les gens de la vie de tous les jours les salariés les retraités les chômeurs les jeunes et les moins jeunes la base de la pyramide sociale et ceux qui ont des responsabilités de pouvoir et depuis longtemps il porte cette idée je puis en attester puisque nous avons beaucoup travaillé avec lui ensemble sur ce point il porte cette idée que il faut renouveler ce lien là il faut remplacer ce lien de défiance par un lien au moins peut-être pas spontanément de confiance mais au moins de prise au sérieux ce que dit l'autre ce que sont les responsabilités de l'autre et si on arrive à faire ça en France alors on aura profondément changé la situation de la démocratie française vous disiez à l'instant François Bayrou en tant que commissaire aux plans ce qui vous intéresse aussi c'est de projeter le pays à 10 ans et au-delà pas que les sujets d'actualité il y a un sujet par définition qui fait parfaitement le point entre l'actualité et l'avenir c'est l'immigration c'est un sujet d'ampleur qui intéresse beaucoup les parties qui étaient présents hier concrètement si là pour le compare du très court terme il y a un projet de loi qui doit être examiné au Parlement cet objet c'est le Parlement il y a pas de consensus est-ce que vous vous considérez par exemple il faut sortir de ce projet de loi les titres des séjours pour les métiers en tension comme le nom de la républicains ils sont opposés à cette mesure alors ce que j'espère moi c'est que le climat nouveau de Saint-Denis puisque c'était à Saint-Denis qui était la maison des filles de la Légion d'honneur dans des bâtiments absolument superbes que j'ignorais pour moi pas ce climat nouveau j'espère qu'il va permettre au Parlement différent moi ma position elle est elle est très claire lorsque quelqu'un venu d'ailleurs pousser par la nécessité ou par des persécutions et peut-être pas la nécessité qu'il vient qu'il veut travailler qui s'engage pour travailler qu'il s'engage dans l'apprentissage de la langue et qu'il s'engage c'est encore plus profond que la langue qui s'engage dans la dans la prise de conscience que nous sommes un pays avec une culture on a des manières de vivre on a des manières d'être qui faut respecter mais c'est ça un pays titre de ces lorsque cela dans la loi ça peut être une simple circulaire je ne sais pas c'est au ministre et au gouvernement de dire ça pour la majorité et au Parlement de l'examiner mais ce que je crois c'est que cela on peut tout à fait garantir leur place dans la société française doivent accepter le texte du Gouvernement le gouvernement je ne donne aucune leçon à qui que ce soit mais il faudra bien trouver un compromis dans ce cas là il n'existe pas aujourd'hui mesurer ça lorsque vous passez d'un pays en affrontement systématique un pays vous acceptez de comprendre que au fond comme dans une symphonie ou comme dans un orgue chaque conviction chaque engagement et doit être respecté et que c'est la confrontation avec les autres qui va permettre y compris dans le conflit la démocratie c'est jamais sans conflit y compris dans l'affrontement dans des mais ça c'est cela qui permettra de sortir des blocages que nous vivons depuis des décennies et tout ça quel est l'objectif ultime il y a quelques jours le ministre de l'intérieur c'est beaucoup d'exprimer Gérald Darmanin pour dire la victoire de Marine Le Pen en 2027 et probable déjà est-ce que vous reprendriez ce compte les deux est-ce que tout ce qu'on fait là aujourd'hui tout ce que vous faites là aujourd'hui ça c'est objectif là empêcher l'accession de Marine Le Pen au pouvoir 27 ça dépend un enjeu partisan ou un enjeu de de d'affrontement politique c'est pas pour empêcher la victoire des uns la victoire des autres si la France va bien les choix qui seront les siens seront des choix qui permettront de réunir les Français pas de les opposer entre eux voilà ma conviction personnelle et profonde la question c'est est-ce que la France peut se tirer des des immenses risques qui sont devant elles en raison de son histoire de sa manière d'être de et qui sont devant tous les pays d'Europe et du monde aujourd'hui il y a pas un pays qui puisse être défini comme serein tournez vos regards vers la Russie hélas vers la vers la guerre entre d'affron de d'offensive d'agressions entre la Russie et l'Ukraine regardez la Chine regardez même l'Inde regardez le Moyen-Orient regardez l'Afrique nous sommes en raison des immenses bouleversements que nous sommes en train de vivre de du numérique des images de tout ce que vous vivez de votre métier des passions que ça déchaîne qui sont pas régulées nous sommes devant des risques extraordinaires de fracture et d'affrontement la question c'est est-ce que nous pouvons résoudre ces fractures vous savez les médecins quand ils doivent résoudre une FAQ il rapprochent ils essaient de faire en sorte que sa cicatrise c'est exactement cela l'enjeu l'enjeu c'est offrir à notre pays une chance que les temps aujourd'hui menacent une chance de s'en sortir aussi bien et mieux que les autres un dernier mot François Bayrou on est en période de rentrée scolaire vous avez été ministre l'éducation et le dimanche dernier sur TF1 le ministre de l'Éducation Gabriel Attal a annoncé l'interdiction de la baïade dans tous les établissements scolaires publics il y a deux jours à votre place c'est la secrétaire d'État à la ville Sabrina grise tiroba je disais faisons une expérimentation de l'uniforme à l'appel sa tenue scolaire au moins dans les quartiers politiques de la ville qu'est-ce que vous vous dites NON je pense que qu'il y a une demande comme ça de l'opinion après je ne crois pas que ça s'impose depuis le sommet je pense qu'il faut que les établissements s'expriment demandent que peut-être les académies certaines académies s'expriment et demandes je ne crois pas qu'il c'est une petite nuance avec la secrétaire d'État qui s'est exprimé je crois pas du tout qu'il faille limiter ça au quartier sensible au quartier comme on dit de politique de la ville c'est-à-dire ceux dans lesquels les tensions sont les plus grandes il y a aucune raison s'il y a des demandes de cet ordre il faut qu'elle touche au cas par cas avec l'engagement mais l'ensemble du territoire et l'ensemble des établissements scolaires merci beaucoup François Bayrou après cette courte nuit d'avoir été invité de LCS
François Bayrou