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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 avril 2026 88 min

“Zones grises” de l’information : audition de Blast, Basta ! StreetPress et Frontières

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans 100 % Sénat. Les médias Blast et Street Press avait rendez-vous il y a 2 jours devant le Sénat dans le cadre de la mission d'information sur les zones grises de l'information.

On réécoute ensemble cette audition. Je suis très content d'être là. C'est la première chose, monsieur le président.

Mesdames et messieurs les sénateurs, donc je vous remercie de de nous recevoir et de me recevoir. Donc je me présente, je m'appelle Denis Robert. Donc je suis écrivain, documentariste et surtout journaliste.

Et je représente ici Blast, le souffle de l'info en tant que que président directeur général et cirecteur de la rédaction. Donc c'est une je suis cfondateur enfin j'ai lancé Blast mais je suis pas tout seul enfin on est une un groupe d'une dizaine au départ à l'avoir lancer. Je reviendrai la sur les les le lancement les détails et tout parce que je pense qu'on est quel on est très très original dans le paysage à tous les niveaux et on a aussi sans doute un besoin d'explication.

Donc Blast est un média qu'on a créé en 2001 avec une idée simple, je dirais presque une nécessité refaire du journalisme libre. dans un paysage médiatique où cette liberté est devenue de plus en plus fragile et contestée. Nous avons créé blast parce que nous avons constater comme beaucoup de citoyens une défiance croissante à l'égard des médias.

Et cette défiance n'est pas un fantasme. Elle est liée à la concentration des médias entre les mains de quelques acteurs économiques, à des logiques industrielles qui ne sont pas celles de l'information et aussi à des formes de plus en plus élaborées d'autocensure. Euh je je vais d'abord faire une une remarque, une présentation un peu personnelle.

Si un type comme moi euh j'ai 67 ans, j'ai été journaliste pendant presque 15 ans à Libération. Euh j'ai quitté Libération pour écrire des livres euh dont les plus connus, enfin pas les les plus vendus, mais les plus connus sont ceux qui concernent l'affaire Clearstream. où j'ai subi euh pendant 10 années une procédure judiciaire que j'ai fini par gagner tous mes procès puisque la Cour de cassation a dit que mon enquête bien que décrié était sérieuse de bonne foi et servait l'intérêt général.

Il y a une il y a une jurisprudence de la cour de casse qui porte mon nom et le nom de Clearstream et qui qui accorde une plus grande liberté aujourd'hui au aux journalistes. Donc les les ennuis judiciaires sont terminés pour moi en 2011 et j'ai et je me suis consacré à l'écriture de livres. Donc j'ai écrit une trentaine de bouquins, des essais, des romans, à la réalisation de documentaires.

J'étais plutôt dans un confort à la fois humain, matériel. J'étais heureux d'être sorti de ces galères et euh c'est pas c'est c'est assez étrange pour un pour quelqu'un de aux abords de la soixantaine de de se dire "Je me lance dans le combat journalistique, je reviens euh au journalisme au quotidien alors que j'avais décidé d'arrêter." Et si je l'ai fait, c'est euh c'est parce que la situation politique et médiatique du pays m'était personnellement insupportable.

C'est-à-dire je ne pouvais plus dîner avec des amis ou rencontrer des gens en plein mouvement des gilets jaunes alors que les les les le le la police et le le le gouvernement était aux abois. Il y avait toute une ce que je considère comme des mensonges médiatiques écrits autour de ces gilets jaunes. C'est ça qui m'a qui m'a motivé pour refaire du journalisme.

Donc je l'ai fait dans un premier temps. On a fait appel à moi pour relever les les finances d'un média qui s'appelle le média. Et puis ensuite j'ai donc avec avec des une dizaine d'amis lancer blast.

Je fais ce préambule parce que voilà quoi, c'est pas c'est pas un odin pour quelqu'un dans une vie de de choisir de se remettre au combat, de on m'a proposé de faire de la politique, d'entrer dans des partis, de j'ai toujours refusé parce que je pense que je suis le plus utile à faire ce que je fais en ce moment, mais je trouve aussi très utile que vous fassiez ce que vous faites en ce moment. C'est-à-dire qu'on a besoin nous médias indépendants et médias tout court d'être compris et entendu par par les politiques quoi. Donc je reprends mes notes.

Donc Blast a été lancé donc on a donc voulu construire un média qui ne dépend ni d'un milliardaire, ni d'un annonceur, ni d'aucun pouvoir politique ni d'aucun syndicat. Blast a été lancé grâce à une campagne de financement participatif. Dès le départ, ce sont les citoyens qui ont rendu possible son existence.

Blast est une société coopérative à intérêt collectif. On appelle ça une skip et une ESPI, une entreprise solidaire de presse indépendante. Son indépendance est garantie par ses statuts et l'articulation de sa gouvernance en cinq collèges.

Blast n'offre aucune rémunération à ses socies. Toute est réinvestie dans l'outil de travail. Depuis son lancement, Blast bénéficie de l'agrément de la commission paritaire des publications et agences de presse.

Ce qui éteste que nous répondons au critères d'un service de presse en proposant un contenu d'intérêt général, un travail journalistique et une régularité de publication. Aujourd'hui, Blast, c'est 618 sociétaires. Ça c'était au moment de l'assemblée générale de juin dernier.

Aujourd'hui, on a dépassé les 7000. Blast, c'est à ce jour 33625 abonnés. Nos abonnés sont un peu notre notre faire de lance quoi.

C'est 4500 dons en moyenne par mois. Et après si on rentre dans les dans les chiffres des abonnés, c'est en en donc en l'espace de presque 5 ans, c'est 1640000 abonnés individuels sur YouTube. Blast, c'est 2212 vidéos disponibles en accès gratuit sur YouTube et sur notre site [raclement de gorge] qui ont généré 456 336364 vues.

Donc je répète 456 millions de vues depuis la création de Blast. C'est aussi 700000 followers sur Instagram. C'est une application gratuite qu'on a qu'on a créé et financé et qui a et qui a aujourd'hui plus de 30000 téléchargements.

C'est également un site un site d'information et on a publié depuis notre création 1764 articles et enquêtes et euh combien de brèves ? à peu près 600 brèves parce qu'on fait des brèves, des des qui sont des des des trucs de moins d'un feuillet inédit tous les jours et qui qui qu'on diffuse sur les réseaux sociaux. Et c'est également parce qu'on on oublie souvent 435 podcasts originaux depuis la création.

Donc aujourd'hui, en terme de en terme de de de personnes qui travaillent, il y a plus de 40 euh équivalent temps plein et je crois que le mois dernier, on a fait 102 fiches de salaire. Donc quand il y a les équivalents de temps plein donc et également des chroniqueurs qui sont payés en droit d'auteur, il y a beaucoup d'intermittents et il y a des des des pigistes occasionnels. Euh nos contenus sont accessibles à toutes et tous parce que nous considérons que l'accès à une information libre, indépendante, sérieuse et rigoureuse ne doit pas être réservée à celles et ceux qui peuvent payer.

Et cette idée qui génère une économie du don est souvent compliqué à comprendre pour les gens qui sont pas à l'intérieur de la machine comme moi. Par ailleurs, nous assumons un modèle de responsabilité collective. Ceux qui veulent que cette information existe s'abonne ou font des dons pour permettre précisément qu'elle reste accessible à tout le monde.

C'estàd les gens qui adhèrent à Blast et où ils font des dons, ils le font justement pour ça. Donc c'est un acte un acte généreux. Euh quand je suis allé euh après la le crowdfunding euh voir un banquier pour obtenir un prêt que je n'ai jamais obtenu, on a obtenu zéro prêt de personne.

Le banquier ne n'arrivait même pas à imaginer que ça puisse exister et tout le monde nous prévoyait qu'on se plante au bout de au bout de de de quelques mois. et et même moi aujourd'hui, je suis surpris de notre succès qui est assez fulgurant et qui fait que on reste fragile mais quand même cette économie fonctionne et je pourrais m'en expliquer par ailleurs avec des chiffres. Nous avons donc pu euh je donc oui, par ailleurs nous assumons un modèle de responsabilité collective comme je vous l'ai dit et nous avons pu bénéficier au démarrage du du dispositif d'aide CNC talents en 2022 et 2023 qui nous a bien aidé.

Euh mais depuis 3 ans, aucune de nos demandes euh n'a été acceptée. Euh ça reste enfin c'est ce qu'on peut noter mais ça reste assez inexplicable parce qu' il y a pas eu d'explication sur tout ça, mais on sent bien qu'il y a une sorte de de bouillonnement politique derrière tout ça. En tout cas, on est plus aidé.

Concernant l'aide au pluralisme, nous en bénéficions depuis 4 ans. En 2025, elle a représenté moins de 10 % de notre produit d'exploitation. moins de 10 % parce que j'ai vu qu'on était parfois attaqué donc sur le mode oui vous touchez des subventions d'état donc vous êtes pas indépendant c'est 10 % c'est 300000 balles sur 4 millions de de chiffres ces aides publiques ont été et sont toujours très précieuses pour nous-mêmes et aujourd'hui notre modèle repose mais notre modèle aujourd'hui repose très largement sur nos abonnés nos donateurs et nos sociétaires.

Nous faisons du journalisme rigoureux et exigeant dans le respect de la loi de 1881, c'est-à-dire des vérifications, des recoupement, une documentation, le respect strict du contradictoire. Moi souvent quand il y a des jeunes journalistes ou des gens qui débarquent, je dis la première chose qu'on fait quand on va une enquête, on va voir la personne qu'on met en cause. On est on estmu par aucune haine, aucune volonté d'en découdre et cetera et surtout on on leur demande ce qu'ils pensent de de ce qu'on fait, après ils répondent ou pas, quoi.

Mais c'est c'est sans doute la première des règles, quoi. C'est le respect du contradictoire. Et donc, on a une une responsabilité juridique pleine et entière.

Je dois dire à ce propos, mais je pourrais y revenir et détailler si vous le souhaitez, que que on est l'objet de de de aujourd'hui, il faudrait que je notre avocat euh il y a 14 procédures judiciaires en diffamation contre nous. Euh à ce jour, on n a pas perdu. On en a même gagné contre Bernard Henry Lévi par exemple qu'on l'avait accusé dans un article très documenté d'avoir été le le réceptionnaire d'une subvention de 9 millions d'euros du Qatar.

Il a il a hurlé au mensonge, à la calomnie. Il nous a attaqué en première instance. Il a perdu en appelle, il a perdu en cassation.

Euh il a promis qu'il y allait. Il y est pas allé, il s'est dégonflé. Et cette information, une parmi d'autres en fait a été très peu reprise et même pas du tout reprise par les médias. même la FP n'en a pas fait une dépêche et pourtant euh euh c'est des combats qu'on mène au quotidien contre ces procédures billons.

Euh donc Blast est né dans le numérique. YouTube et les réseaux sont indispensables à notre développement, à notre visibilité et à la viralité de nos contenus. Ils jouent un rôle de vitrine et nous permettent d'aller chercher des publics très larges et de les amener vers notre site de presse en ligne et donc vers l'abonnement. nos contenus ne sont pas monétisés sur ces plateformes.

On touche pas instant de YouTube. Aucune publicité non plus. On n' pas de régie même si un jour peut-être on y viendra mais pour l'instant on n on n pas touché un centime de publicité.

Cette dimension numérique crée une dépendance au gars femmes qu'il faut appréhender avec lucidité. Pour y répondre, nous avons fait des choix. Tous nos contenus sont accessibles gratuitement sur notre site de presse blast-info.fr.

Ils sont disponibles sur [raclement de gorge] notre application gratuite et diffusé aussi sur des plateformes indépendantes comme Mastodon et Pierre. N'ayant pas de paywall sur notre site de presse en ligne, nous devons créer de l'engagement auprès de notre audience. Nous travaillons activement à cet engagement via des newsletters, via des partenariats avec d'autres médias dont Street Press qui est ici via des festivals, des projections, des débats.

Notre public est transgénérationnel. Ceux qui s'abonnent ont aujourd'hui entre 35 et 65 ans. Mais il est essentiel de parler aussi aux plus jeunes et nous devons nous adapter à leur comportement et aller là où ils sont.

Il y a plusieurs journalistes à Blas qui ont moins de 25 ans et nous adoptons [raclement de gorge] et on a un public très jeune aussi qui nous qui nous écrit mais qui nous nous finance assez peu mais ils sont fauchés, c'est assez normal. Et nous adaptons nos formats pour les réseaux sociaux sans jamais renoncer à notre exigence. Il y a là un enjeu majeur d'éducation dans l'information pour le public plus jeune.

La zone grise, puisque c'est le terme de votre commission d'enquête, on pourra en parler tout à l'heure, elle est pas elle est elle est pas le faite de blast ou des médias indépendants parce que nous on respecte les règles du journalisme. On fait d'abord du journalisme. Donc on est on est des combattants des des zones grises.

Cette zone grise, elle est plutôt dans la désinformation, dans des contenus non vérifiés, dans des productions automatisées et dans certains dispositifs d'influence, d'influenceurs et de militants politiques. Je pourrais m'en expliquer assez facilement. Et c'est là qu'il y a un vrai danger démocratique.

Le sujet n'est pas seulement dééruler, c'est de restaurer la confiance. Et cette confiance passe par l'indépendance réelle des médias, la transparence et un lien direct avec le public. Aujourd'hui, c'est un combat que nous menons à Blast au quotidien.

Monsieur le président, mesdames les rapporteurs, messieurs dames les députés, je voulais d'abord vous remercier Ah, les sénateurs, pardon, je voulais vous remercier d'abord pour pour l'accueil pour l'accueil et qu'on est temps de de dialogue. Euh c'est important de savoir ce qui se passe sous le capot des des médias. C'est un exercice que euh auquel on se plie assez régulièrement à Street Press en allant dans les lycées, dans les collèges, dans les fac pour expliquer en fait comment on fait un un journal.

Euh je trouve ça chouette que vous nous invitiez, vous connaissez cette conversation aussi. Euh pour me présenter, je suis Joe Vice. Je suis le fondateur de Street Press.

Street press, c'est un média d'investigation et un média de reportage qui a 16 ans maintenant euh qui chaque mois élu par 10 à 15 millions de d'internautes français. La tranche d'âge principale sur street press, c'est des Françaises et des Français qui ont entre 20 et 35 ans. Et on fait tout ça grâce au financement de lectrice et de lecteur qui financent le média avec un modèle du coup en accès libre.

Euh vous avez votre bac en poche, vous pouvez lire Street Press, même si euh votre compte en banque est pas bien fourni. Ça nous permet de de pousser nos contenus euh et de pousser nos enquêtes, nos informations, là où parfois il peut y avoir aussi des fake news. Et on pense que les trous news, les vraies informations vérifiées minutieusement par des journalistes, des rédacteurs en chef, des secrétaires de rédaction, elles doivent être accessibles par tout le monde.

Euh c'est pour ça qu'il y a ce modèle et et comme je le disais qui est financé par aujourd'hui 15500 donatrices et donateurs de de Street Press. Donc avec un modèle en accès libre, prix libre finalement vous n'avez pas de moyens. Vous pouvez lire les contenus, regarder les vidéos, consulter les les les publications, vous abonner au newsletter qui sont aussi gratuites et c'est une partie des lecteurs qui ont les moyens ou la possibilité de le faire qui qui financent le le média.

Euh je profite du titre de de la commission de travail euh qui est les zones grises. Bah peut-être pour vous rassurer, il y a pas vraiment de zone grises à street press. D'abord parce que ben on fait ce travail de transparence comme je disais toute l'année dans les événements qu'on qu'on organise avec nos lectrices et nos lecteurs.

Quand on fait ce travail aussi, qu'on est invité à intervenir auprès de public jeune ou moins jeune d'expliquer comment on travaille, comment on gagne de l'argent, comment on le dépense, qui fait quoi dans la rédaction, comment on choisit un sujet, comment on va le traiter aussi toute l'histoire des sujets sur lesquels on travaille qui sortent pas parce que bah voilà, on n pas toutes les informations nécessaires à la publication. C'est quelque chose qui qui revient souvent à Street Press. Et puis aussi, on publie chaque année un rapport annuel qui est une œuvre de transparence.

Euh, on pense que être transparent sur comment le média fonctionne, comment il est financé, à qui il appartient, euh comment les décisions sont prises, bah c'est une manière aussi de gagner la confiance des des lecteurs. Donc ce boulot-là, on le fait toute l'année pour éviter justement les zones grises. Dans tous les cas, je pense qu'une rédaction, ça reste quand même une boîte noire.

On a du mal à comprendre comment on va choisir des sujets, choisir de pas traiter des sujets. Euh mais voilà, on essaie de les rendre les plus transparentes possible ces ces rédactions en expliquant comment on travaille. L'autre raison qui fait qu'il y a pas de zone grise à Street Press, c'est que en tant que directeur de publication du média, bah je suis responsable de chaque ligne qu'on écrit dans le journal, de chaque minute de vidéo qu'on publie sur YouTube, de chaque extrait qu'on publie sur les réseaux, de chaque newsletter qu'on envoie.

Euh et les citoyens peuvent s'en saisir. Vous savez qu'en France la mise en examen pour les affaires de presse est automatique. Donc si vous décidez par exemple que vous voulez attaquer telle ou telle publication pour des par exle des motifs de diffamation, vous pouvez le faire.

Le juge sera obligé de procéder à la mise en exomain et donc il y aura une procédure. Pour ce qui concerne Street Press, on est aujourd'hui à 18 procès qui sont en cours actuellement. Euh plus d'une cinquantaine depuis la création de de Street Press.

Euh sur ces procès, la règle, elle est assez simple. Même quand on gagne les procès, ce qui est le cas dans 95 % des cas, et ben on perd. On perd parce que ben les frais de défense sont rarement très rarement remboursés euh au aux rédactions, tout simplement parce que les citoyens doivent pouvoir attaquer.

C'est c'est une bonne chose. Et du coup, par exle, si on prend 2024 et 2025, c'est un peu plus de 100000 € de frais de dépense pour notre rédaction. Mais je pense là encore de c'est important de rappeler euh un que c'est le droit de la presse qui s'applique à un média comme Street Press et c'est une bonne chose.

Et deuxièmement, on parlera peut-être après de ce que nous on appelle des procès billons euh parce qu'effectivement il y a quand même un pattern sur qui attaque Street Press. On est souvent sur des édils qui profitent de la protection fonctionnelle et qui ont des budgets assez illimités par rapport à des petites rédactions comme la nôtre. Dans le temps que j'ai, je voulais vous raconter un petit peu l'histoire de de Street Press par rapport aux questions que vous vous posiez en introduction, monsieur le président. euh bah dire comment ça a démarré, pourquoi on fait ça, pourquoi est-ce qu'on a créé un média indépendant, qu'est-ce qu'on met dans cette logique de médiia engagé ?

Qu'est-ce qui fait qu'on est un média engagé ? Qu'est-ce que c'est un média engagé concrètement ? Euh l'histoire, elle est dure euh et elle est belle.

Pourquoi est-ce qu'elle est dure l'histoire de street press ? Elle est dure parce qu'il y a eu toujours des grosses difficultés à se financer. Quand Street Press démarre, on va voir des banques et on leur explique que bah voilà, on a un projet, on a on a déployé ça, comment on va le déployer ?

Aucune banque nous fait un prêt. Alors, on a trouvé une petite astuce assez simple que je partage aux gens qui nous suivent en direct. J'ai été voir ma banque et je leur ai dit "Voilà, je veux faire des travaux dans ma salle de bain, s'il vous plaît, accordez-moi un crédit à la consommation." Et j'ai obtenu 5000 € et c'est comme ça que le street press démarre.

Je pense qu'il y a un petit sujet sur la sous-capitalisation de médias indépendants, de médias libre. Je donne ce conseil si des gens nous suivent parce que bah ça nous a permis de démarrer et c'est beau. Euh mais il y a un vrai sujet de financement.

Il y a le sujet des procès, j'en parlais. Il y a il y a le sujet de la pression sur les journalistes. On est une rédaction de 23 journalistes qui au quotidien reçoivent des menaces de manière quotidienne, qui on reçoit peut-être tous les de 3 mois des menaces d'attentat contre la rédaction de street press, ce qui nous a poussé à déménager, à mettre en place des mesures de protection d'un niveau que j'imaginais pas quand on a démarré le média, des tentatives de docing, donc de divulgation de données personnelles de membres de la rédaction ou de partenaires ou encore récemment des ingérences russes en l'occurrence, on a des hackurs russes qui ont cloné euh les profils de nos journalistes pour créer de faux médias, pour diffuser de fausses informations euh qui nous mobilise et qui mobilise nos avocats.

L'histoire, je disais, elle est dure mais elle est aussi belle. Comme je vous disais, c'est 10 à 15 millions de de gens qui nous lisent chaque mois. Euh une tranche d'âge qui qui renouvelle aussi euh euh la tranche d'âge des des des gens qui s'intéressent auprès de médias d'information politique et générale.

Concrètement, c'est 23 journalistes et vidéas qui sont salariés à temps plein au sein du média et chaque année des des centaines de pigistes, donc de journalistes indépendants, de photographes, d'illustrateurs, d'illustratrices qui travaillent avec nous. Euh je trouve que c'est beau. Euh on a de l'autre côté euh Boloré qui va racheter plein de médias, les mettre à sac, les vider vider ses rédactions de ces journalistes.

Parfois certains euh euh employeurs qui remplacent les journalistes par des intelligences artificielles avec les résultats qu'on connaît. Je trouve c'est important aussi de dire qu'on est sur une belle histoire, une histoire de presse où c'est des journalistes et des vidéas qui qui fabriquent cette information. Euh le fait que ce soit en accès libre est accessible à tous, je pense que c'est c'est euh c'est un point qu'il faut noter.

Euh et le financement par la communauté euh de lectrice et de lecteur comme comme on dit aujourd'hui, c'est pas anecdotique. Euh c'est un quelque chose qu'on a mis en place. Nous, on a 16 ans, euh le financement participatif existait pas vraiment fin 2009 quand Street Press démarre où c'était balbuciant, on l'avait pas vu.

C'est quelque chose qu'on a mis en place en 2019 le financement par l'électrice et à l'électeur. Donc c'est le combat des sep dernières années à Street Press. Euh on on se disait vraiment que qu'un média pour être indépendant et ben en fait la logique c'était qu'il devait être financée par euh euh les gens qui servaient qu'on est au service des citoyens euh dans un média.

Donc c'était important d'aller chercher le financement des citoyens pour financer une rédaction. Donc s'interdit pas de temps en temps parce qu'il faut aussi boucler le budget d'aller chercher de la publicité qui arrive par exemple sur YouTube et on pourra en parler mais voilà le cœur du financement de street press ce qui fait vivre les journalistes c'est le les dons des lecteurs qui qui financent le média. Alors, de quoi on parle sur Street Press ?

Qu'est-ce qui fait qu'on ait un média engagé ? Euh, quand on lance le média, on se dit que on n pas envie d'être un un un un un média comme on les voyait beaucoup en 2019, des chaînes d'infos qui sont un peu des canards sans tête de l'information, qui vont pour certains journaux sortir jusqu'à 300 articles par jour, niêre un média qui va compter les points. On va interviewer les parties prenantes sans forcément aller chercher un regard particulier.

Euh non, ce qu'on voulait c'était créer un média qui change les choses. Alors, on a tout de suite dit, on veut être un média d'impact. C'est quoi un média d'impact ?

Euh on travaille, on fait un travail journalistique et on veut que les chens choses sur le terrain dans la vie des gens. Euh, je vous donne trois exemples. Euh les RC dans les quartiers populaires, les guerres entre jeunes comme on l'appelle aussi dans les médias, c'est un sujet qui est traité dans les médias que sous la forme des faits divers.

Or, dans la vraie vie des gens, c'est plusieurs morts par an. C'est des dizaines et des dizaines de familles qui sont dévastées par des gens qui sont pas forcément morts mais qui peuvent être blessés, invalides. C'est des familles qui sont séparées en prison.

Vous avez c cette logique aussi de revanche et de vengeance. Et on n'a pas de politique publique en France sur ce sujet. On a une micro une gestion microlocale de ces sujets et et même sur les territoires, les gens ont pas d'outil de prévention.

La 2020, on a sorti une série avec le service public qui s'appelle Rick. La première saison on l'a ressorti en 2022 autofinancé par par Street Press. C'est là on travaille à l'écriture de la 3è saison de cette série.

Quand on fait ce travail là, c'est une série qui fait plus de 100 millions de vues sur YouTube et les réseaux, mais c'est aussi des centaines de projections dans les collèges, dans les PJJ, dans les établissements pénistentires, dans les maisons de quartier. C'est des outils pour les travailleurs sociaux qui ont un contenu journalistique qui leur permet de faire de la prévention et peut-être si c'est possible de changer les choses. Quand on fait de l'enquête à street press, si on prend deux trois exemples, quand on travaille sur par exemple les violences policières et le racisme dans les sous-sols du tribunal de Paris, c'est un sujet d'intérêt majeur.

Notre but c'est d'abord de sortir l'information, d'aller chercher le lanceur d'alerte, de raconter l'histoire. Mais mais après ce qu'on attend, c'est que la justice se saisisse de ce sujet. Bah pour que ces violences, ce racisme, ces agressions dans les sous-sols du tribunal de la capitale de la France s'arrête et cesse.

Quand on travaille sur un harcèlement raciste euh à la ville de Paris, ben on fait ce travail-là d'enquête. On le met sur la table et on attend que la justice se saisisse là encore du sujet, que l'employeur fasse aussi son travail. Quand on travaille sur le sexisme par exemple dans les maisons de disque ou dans l'industrie du rap ou dans la restauration rapide et ben on va attendre des changements concrets et je termine sur ça par exemple que bah McDonald's quand on sort notre enquête sur cette chaîne de de restauration rapide bah que l'obligation du port de la jupe pour les femmes, on parle de 2022, l'obligation du port de la jupe pour les femmes, bah soit retiré par cette structure.

Donc le but à chaque fois c'est enquêter, délivrer des informations, le faire avec minuci et rigueur mais que dans la réalité des gens les choses changent. Donc un média engagé bah c'est se faire ce travail là de raconter. Alors pour conclure, on n'est pas des politiques, on n'est pas des activistes, on est des journalistes et on fait ce travail là vraiment le plus humblement possible avec toute la chaîne de fabrication d'un d'un journal que qu'on connaît ici.

Euh mais voilà, juste pour dire qu'on va choisir nos sujets et contrairement à d'autres chaînes, on va expliquer ce choix de sujet à notre communauté. et faire ce travail là quotidiennement pour que les choses changent. Donc je vais je vais enchaîner d'ailleurs avec un je vais démarrer avec un désaccord avec toi Yvan, parce que je je pense que les les médias qui diffusent des mauvaises informations, des fake news et cetera, loin de de disparaître euh augmente et et pulle et c'est un vrai problème.

Donc pour répondre à votre première question qui concerne l'évolution des des médias ces derniers temps, moi je vois un désastre en cours qui est complètement lié à aux oligarques et au au types qui possèdent ces médias et évidemment commencer par Vincent Boloré et puis et puis ce terrain derrière. C'est-à-dire, on a deux euh deux patrons milliardaires d'extrême droite qui sont vraiment là pour pour amener euh l'extrême droite au pouvoir, quoi. Et c'est d'autant plus glaçant quand on connaît l'histoire et grâce d'ailleurs à un certain nombre de contenus qu'on a diffusé sur Blast que je vous invite à voir parce que c'est assez passionnant. de là, je viens de finir un abécédaire avec Johann Chaputo et Johann Chaputo qui est un historien qui a écrit les irresponsables et sans doute celui qui décrit le mieux la manière dont dont Hitler a été a été amené au pouvoir.

Alors évidemment dès qu'on rentre sur ce terrainlà, on nous on nous on objecte le fait que oui, mais vous pouvez pas comparer Bardella à le enfin Hitler ou le RN au nazi et cetera. C'est pas du tout ça le le problème. Le problème c'est de rentrer à l'intérieur du moteur et de la mécanique et de voir comment dans ces années 30 de la de la même manière exactement aujourd'hui on laisse faire Boloresterrain et puis qui infuse d'ailleurs sur d'autres.

On on on a vu dans ces années-là que pourquoi le parti nazi est arrivé au pouvoir, c'est parce que un type qui s'appelait Hugenberg, qui était le patron de groupe et qui était un milliardaire de l'époque a petit à petit acheté 1600 journaux en Allemagne, acheté des des la la société UFA qui était une société de production de cinéma et qui a propagé la propagande nazi, faisant des officiers allemands, des héros et cetera. euh à acheter les maisons d'édition et cetera. Et donc on a aujourd'hui pour répondre à votre question parce que c'est une question qui est vraiment d'intérêt général et qui était et qui est très importante parce que euh moi je fais pas le même métier que euh que les gens qui travaillent à CS, qui travaillent au JDD, qui travaillent euh qui travaillent dans dans ces médias là, vous allez recevoir Frontière.

Pour moi, Frontière devrait devrait pas être autorisé. Je sais pas s'ils ont le s'ils ont une commission mais c'est juste impossible. Je c'est juste impossible.

Non pas parce que euh il diffamment il diffamment. Ils en ont rien à de diffamer parce qu'ils ont derrière un type qui aligne d'échec et qui et qui en a rien à C'estàd que ils peuvent aller raconter sur les plateaux de télé que Bali Bagayoko est un grand primate et cetera. Enfin je caricature ils seront ils seront pas emmerdés puisque derrière Boloré assure et et Vous voulez me poser une question ?

Non et et revenez bien à votre travail à vous parce que c'est c'est ça qui nous intéresse. On reçoit comme vous l'avez noté frontière, on leur posera les questions. Sylvie Robert disait nous interroger sur l'évolution, c'est si vous voulez nous on d'ailleurs plus il y aura de boloré, plus il y aura de fake news de gens comme ça, plus blaste et et et comment dire agglomère des des gens qui se disent "Heureusement que vous êtes là pour lutter contre contre contre ces ces ces gens-là quoi." Donc c'est c'est terrible d'avoir à à à lutter contre ça.

J'ai on publie le hasard fait que en venant ici, j'ai je lisais un article qu'on va publier dans les jours qui viennent. Euh je vais pas vous le lire parce que ça va ça va être trop long mais ça pose bien le problème. Cet article s'appelle 100 % politique sur ces news.

Une fake news toutes les 4 minutes. C'est-à-dire qu'on a pris une émission d'une heure et de3. ce que ce que fait pas l'arrcom d'ailleurs, ce que fait personne et on on je pourrais si vous voulez je vous je peux développer mais la la chaque 4 minutes, il y a une fake news et pas n'importe quelle fake news hein.

C'est chaque fois des des des mensonges et hontés mais ça passe crème et et et ces gens-là continuent. Alors il y a des il y a il y a des après on nattaque pas tout le temps diffamation et cetera. Donc il y a une zone la zone grise et la zone brune, elle est elle est elle est vraiment là quoi.

On est complètement envahi par ça. Et et le le l'autre problème, c'est que ces gens-là, je pense à Bolloré et à tous ces pseudo journalistes qui méritent pas d'avoir des cartes de presse, infusent dans le service public, infusent aussi parce qu'il y a d'autres milliardaires comme Kretinski, comme SaAD, comme et puis le service public d'information. On voit bien que aujourd'hui quand France info par exemple a a beaucoup évolué dans le mauvais sens, c'est-à-dire que ils embauchent des gens de CC News et cetera et on a une une on a un glissement vers l'extrême droite et ça ça fonctionne.

Donc dans les années 30 et je retombe sur mes pieds quand même, c'est-à-dire que on l'a pas vu venir. Il faut relire Victor Clemperer, il faut relire tout ça, cette manière dont les les médias, et c'est pour ça que votre commission est importante, les médias rentrent dans le le le cerveau des gens, changent les consciences et cetera. Pour répondre rapidement, sur les 23 salariés de de street press, vous avez 20 journalistes et vidéastes.

Euh à partir du moment où la majorité de leurs revenus sont touchés en salaire euh versé par une entreprise de presse, la carte de presse, c'est automatique. Donc oui, tous les journalistes à street pressent de de la carte de presse. Ça peut être utile pour des journalistes sur le terrain, sur des terrains de reportage compliqués.

Euh euh par contre dans la vraie vie, c'est pas une garantie de votre pratique journalistique ou de l'éthique dans laquelle vous allez réaliser votre métier. C'est la traduction dans une carte du fait que vous touchez plus de la moitié de vos revenus en salaire d'un travail de journaliste attribué par une rédaction et et et un journal. C'est c'est ça qui va attribuer la carte de presse à à nos journalistes qui l'ont tous du coup à Street Press.

Vous nous avez présenté effectivement le côté générationnel de votre lect lectorat et c'est important puisque si je fais allusion récente à l'actualité, on voit bien qu'hongrie les les jeunes qui semblent avoir pris une part importante à la victoire de Peter Magia utilisaient des des médias non classiques puisque les médias classiques étaient muselés. Donc qu'est-ce qui est pour vous au plan démocratique, il y a pas une leçon un petit peu à à en tirer ? Mais moi c'est sur le côté territorial.

Est-ce que votre lectorat est un lectorat à peu près également reparti sur le territoire français ? Est-ce que c'est plutôt un électorat plutôt francilien ? Je n'en sais absolument rien car j'ai vu que dans le panorama dans comment dire de tout ce qui est numérique non classique toutes les régions sont pas représentées.

Moi dans ma région centrevol de Loire, j'ai rien vu. Par exemple dans dans ce que j'ai vu. L'autre sujet que je voulais vous demander c'est dans la communication numérique non classique notamment d'investigation comme comme la vôtre.

Est-ce qu'elle est en développement encore à l'heure actuelle et est-ce que je dirais il y aura de la place pour tout tout le monde ? parce que c'est un c'est un système quand même qui reste fragile, même s'il est performant et il reste un peu fragile. Voilà, je vais répondre rapidement sur Orban, ben je c'est-à-dire que il a essayé lui son rêve c'était effectivement de museler la presse.

C'est ce que font tous les dictateurs ou les apprentis dictateurs. Et c'est effectivement grâce à l'internet, à la jeunesse et aussi au pays extérieur que que qu'il a qu'une qu'une puissance a réussi à le dégager quoi. Et c'est une des meilleures nouvelles qu'on a eu depuis depuis quelques temps.

C'est grâce à l'information. C'est l'information qui motrice là-dedans et qui a pu empêcher cette dictature de de perdurer. Dictatures qui en était pas vraiment une d'ailleurs parce que c'était un vrai dictateur, il aurait il serait resté au pouvoir quoi.

Euh concernant Blas, nous on est on est véritablement une plateforme et un service public d'information. Donc on est on est généraliste. Euh on on fait des on est présent sur évidemment toute la France mais aussi en Belgique mais aussi en Suisse.

Dans le travail journalistique que vous faites, vous faites un certain nombre de reportages sur les violences policières. Ça ça fait partie de C'est un point très intéressant. Ouais.

Je je j'entends bien mais euh quand vous allez interviewer des des personnes qui ont été victimes de violence policière, est-ce que vous allez interviewerver aussi les responsables de la police ? Alors bien sûr, évidemment, il y a il y a c'est pas c'est impossible de travailler sur un sujet sans aller chercher les versions de toutes les parties prenantes. C'est notre travail.

Mais c'est intéressant de poser cette question. Street press commence à travailler sur les violences policières en 2010 ou 2011. Euh à l'époque, on appelle ça des bavures policières.

Euh et à l'époque, ces sujets-là sont traités comme des faits divers dans la presse classique. Et vous avez une presse classique qui à l'époque travaille essentiellement avec des sources policières. Donc on est sur un sujet qui est un sujet qui monte et qui bouillonne dans la réalité de la vie.

Et vous avez des médias classiques qui ont pour principale source à l'époque au début des années 2010 des sources qui sont des sources de la police et c'est normal, c'est des gens qui sont des des gens qui travaillent sur les faits divers. Donc ils ont besoin de ces sources-là pour faire les sujets. Et donc on a un traitement qui est justement à cette époque-là pas à 360° d'aller chercher toutes les parties prenantes d'un sujet.

Le travail que fait Street Press au départ c'est d'abord d'aller chercher les sources auprès des victimes de ces violences. Et après évidemment d'aller faire le contradictoire avec les policiers, avec la préfecture, avec toutes les personnes qu'on doit aller chercher sur ces sujets. C'est important d'avoir cette pluralité de points de vue.

Donc à l'époque, vous ouvriez tel journal du matin, vous aviez en premier dans le chapeau les sources policières, vous ouvriez Street Press, vous aviez en premier les victimes et après dans chacun des journaux en général, vous aviez la suite. Mais je pense que l'histoire, elle était pas racontée de la même manière, mais c'est la même histoire et c'est le même travail qui est fait. Donc on est à chaque fois avec un regard qui peut être différent mais l'important c'est que et dans le journal du matin et sur street pressuralité et de contradictoire.

Ça permettait aussi quand même euh d'aller chercher d'autres sources qui n'étaient pas que policières en faisant ce travail-là. Bah ça faisait remonter d'autres histoires. Ça montrait que parfois sur certaines unités de police, le commissariat du 19e arrondissement de Paris, certaines bacs en scène Saint-Ni, il y a qui avait un vrai sujet de violence répétée ou on pourrait dire systémique.

Et ce travail d'enquête, par exemple, il a abouti un documentaire qu'on a sorti en 2002 qui s'appelle violence policière, le combat des familles qui s'intéresse à l'histoire de la famille Chouvia qui meurt en criant "Getouff." Ce ce travail documentaire, c'est l'aboutissement de 10 ans d'enquête sur le terrain et à chaque fois le travail c'est d'aller chercher les victimes, les sources sur le terrain et évidemment les sources policières. C'est c'est notre travail de de faire ce boulot de contradictoire.

Si on le faisait pas, on serait pas des journalistes. Ouais. On va s'arrêter dans quelques minutes.

Donc rapidement, il y a une question de Sylvie Robert. Non, mais juste pour entendre monsieur Duoi et monsieur Robert reçir sur la limite la frontière entre information et opinion. Mais est-ce que vous pensez par exemple que ce qui s'est passé à Gaza, c'est une opinion ?

Est-ce qu'on peut avoir une opinion sur le génocide ou pas ? Quoi ? Pour moi, c'est un fait.

C'est-à-dire et la bataille qu'on a mené à à Blast de depuis le début, c'est cette bataille-là. Moi, je suis je suis ni pro israélien ni pro palestinien. Je regarde les événements, je lis les rapports, je m'informe et à un moment donné je je me bagarre seul à Blast.

On était les premiers, les seuls à dire à Gaza un génocide. Et il y a pas de il y a pas de discussion, il y a pas de débat. On va pas C'est terrible ce qui s'est passé en France autour de ça.

C'est terrible et de voir que les politiques se sont autant compromis dans ce dans cette espèce de pseudo débat qui n'a pas lieu d'être. Et l'histoire, on le voit aujourd'hui, il nous donnera raison, l'ONU, les les différents rapports et cetera. Et avec ce qui se passe au Moyen-Orient, c'est encore beaucoup plus important d'être d'être journaliste jusqu'au bout des ongles et d'être et de et de revendiquer une rationalité quoi et pas une opinion.

Après quand je fais un édito, quand je suis énervé par exemple par rapport à ce qui se passe à Gaza ou quand je regarde à la télévision que je vois un certain nombre de choses, je donne mon opinion. Mais c'est souvent une critique des médias ou une critique des politiques qui est virulente. Mais bon et c'est pour ça d'ailleurs que on est attaqué, qu'on est parfois censuré et cetera, mais je veux dire c'est pas aujourd'hui que je vais échanger et je ne me sens absolument pas militant.

Je me sens engagé même je fais du journalisme. Et voilà. Et c'est mon dernier point parce que je c'est vraiment important la il y a 15 jours de ça, on on a été les premiers à faire l'interview de Raphael Arnaud le type de la jeune garde et on a contre-enquêté, on a vu les fake news qui étaient sortis autour de la mort de Der.

Je pensais jamais en tant que que patron d'un média suite à cet entretien qui dure une heure, enfin c'est un entretiennalistique, on pose des questions et cetera, être autant l'objet d'un d'un retour de haine et de violence qui nous a obligé nous un média à payer un vigile qui garde la porte de Blast, à installer des des caméras de surveillance et à aller au au commissariat du 10e pour pour porter plainte pour violence réitérée. D'ailleurs, on a été très bien accueilli par les policiers. Pourquoi ?

Parce que notre adresse a été divulguée sur Internet alors qu'on est très discret sur l'adresse de Blast. Et puis parce qu'on reçoit des messages de haine et de violence, moi je me suis fait agresser. On m'a poussé dans la rue parce que j'étais blaste.

Je pensais pas en en France euh euh en arrivit à ce à ce à ce stade ultime qui montre bien qu'il y a une violence et qui a une en France qui est une violence d'extrême droite et et il y a des aujourd'hui un certain nombre de d'organes de presse qui font la promotion de ça et vous votre rôle de de politique si vous parlez de régulation c'est de nous protéger aussi parce que c'est absolument anormal par exemple que que que vous vous rendez compte que pour faire de l'information on paye un vigile. Ça veut dire quoi en France aujourd'hui ? Comment on en est arrivé à cette à cette dérive totale ?

Simplement parce qu'on fait de l'information et c'est pas une opinion parce que ces gens là en face, ces pseudo journalistes d'extrême droite, eux expriment des opinions. Eux sont des militants promus sur toutes ces chaînes et cetera. Nous pas nous trois on fait du journalisme.

On on s'intresse au fait alors on nous caricature, on dit "Oui, vous êtes des l'ultra gauche et cetera." Tout ça, c'est des conneries. on on est simplement euh solide sur nos arrières.

On dit un certain nombre de choses. J'ai parlé de Gaza, je pourrais en dire d'autres et cetera, mais Gaza, c'est vraiment un point de un point de de un point terrible sur le l'état de de la vie politique française et l'état des médias. Donc voilà, je ce que je voulais dire sur cette question de de l'opinion et et de l'information.

En tout cas, merci de nous avoir permis de ça ça nous arrive assez rarement voir jamais de de parler de ce qu'on fait quoi. Moi, j'ai juste une dernière question puis on va s'arrêter. On a déjà un quart d'heure de retard donc une réponse courte.

Si un homme politique choisit ses journalistes et invite les journalistes qu'il veut à une conférence de presse, vous y allez ou vous n'y allez pas ? Vous vous pensez à à Mélenchon dis Non, mais allez je je pense à Mélenchon. Vous y allez ou vous y allez pas ?

Évidemment qu'on y va. Oui, j'ai aucun problème. Même si c'est pas ça pourrait être quelqu'un d'autre que Mélenchon mais si il fait ça, c'est pour ça que j'avais une question générale, c'est parce que on sait que Mélenchon le fait mais d'autres peuvent le faire.

Est-ce que vous y allez ? Vous allez pas. Il se fait tellement, peut-être qu'il cherche les couss, mais il se fait tellement agresser, on déforme tellement ce qu' dit un type qu'on accuse d'antisémitisme tous les jours alors qu'il est pas plus antisémite que moi.

Ça aussi c'est une énorme fake news. On peut il y a pas une les Il y a pas une donc mais c'est pour ça à un moment donné dans ces médias là qui qui ne l'accueillent pas, on le traite d'antisémite. mo un type qui c'était pas pour lancer ce débat là, c'était juste autour de du travail de la presse et du fait que un homme politique puisse choisir ses Non mais parce que vous avez une manière de poser, monsieur, vous avez une manière de poser cette question si je puis me permettre qui est un petit peu insidieuse parce que ça voudrait dire qu'on cautionne quelque chose de l'ordre de cet homme politique et qu'on ne réfléchit pas à l'histoire de de cette histoire.

Si Mélenchon fait ça, c'est parce qu'on le traite d'antisémite dans ces médias là. Et moi, si j'étais un homme politique et qu'on me traitait d'antisémite ou de ou de violeur d'enfants ou je sais pas quoi, j'aurais pas envie de de d'inviter les gens les C'est pas une obligation pour un homme politique d'accueillir tous les journalistes qu'il a envie d'accueillir. Après, je suis pas homme politique mais je pense c'est pour ça que c'est normal qu'on y soit allé.

Oui, monsieur B. les journalistes de street press ont été à de multiples reprises euh bloquées ou rejetées de conférences de presse du Rassemblement national parce qu'on avait souligné euh leur lien avec des groupes violents, parce qu'on avait euh souligné les les les racines systémiques antisémites et xénophobes de de ce parti. Euh je pense que on a ce devoir de de préserver l'équité de tous les titres de presse en France.

Euh il est pas possible aujourd'hui de refuser l'entrée à une de journaliste à une conférence de presse pour ces motifs. On l'a pas toujours signalé parce que nous on fait notre travail mais c'est sorti plusieurs fois dans la presse des journalistes de street press où d'autres titres ont été ont été interdits d'accès à des meetings ou à des conférences de presse du Rassemblement national. Je pense que c'est des points de vigilance majeur.

Euh et et en aucun cas la manière dont on va traiter euh d'un sujet euh ou de parti politique dans nos colonnes doit nous interdire l'accès à une conférence de presse. [raclement de gorge] Euh oui, pour ce qui est de enfin si nous on apprend que à une conférence de presse euh quel que soit des des journalistes ou des médias sont exclus euh à a priori euh alors qu'il y a sans pas de motif, enfin je pense en tout cas des médias qui n'ont pas été condamnés à provocation à la haine raciale ou à la discrimination. Euh effectivement, je pense qu'on le on le dénoncera.

Mais mais ça c'est valable pour les conférences de presse de Mélenchon puisqu'on en parle jusqu'à l'Élysée qui choisissent les journalistes qui vont interview qui vont l'interviewer quand il y a des entretiens présidentiels et cetera. Donc c'est ou des premiers ministres qui vont dire je veux bien être interviewé par tel journaliste de votre rédaction mais pas par pas par pas par celui-ci ou ou celle ou celle-ci. Donc je pense que c'est un problème au niveau politique qui se pose à tous les niveaux. c'est à à la rédaction média à partir du moment où il a décroché l'interview de de dire bah c'est ce journaliste ou ces journalistes qui t'interviewont et pas et pas quelqu'un d'autre.

Et toujours dans le cadre de cette mission d'information sur les zones grises de l'information, la commission de la culture recevait hier Éric Tegner, le fondateur et directeur du média frontière. On écoute. Comment vous assurez la pluralité des points de vues lorsque notamment vous traitez des sujets politiques ou des sujets sensibles ?

Alors, on fait pas autant politique que ça. Vous parlez sur pour pour l'émission ou pour frontière ? Non, pour votre travail en général, on ne parle pas autant de politique que ça déjà.

C'est-à-dire qu'on va vraiment faire des enquêtes. Donc dans le cadre d'une enquête, ce qui va compter le plus, c'est la question du contradictoire. Et je dis cela pourquoi ?

Parce que notre modèle a évolué. Au début, on a commencé en étant une chaîne YouTube de grands entretiens. On recevait des personnalités.

On parlait effectivement sur le format long. Or, sur les réseaux sociaux, le format long, c'est c'est développé à vitesse grand V. Tout le monde en fait aujourd'hui.

Donc à ce moment-là, moi ça ne m'intéresse plus de faire la même chose que les autres. Et donc l'enjeu à ce moment-là, ça a été de faire de l'enquête et du reportage. Donc dans le cadre d'une enquête, ça va être uniquement la règle du contradictoire.

C'est-à-dire que il faut comprendre aussi un élément, c'est que pour réaliser ces enquêtes, c'est 3 mois de travail. C'est-à-dire que euh je peux avoir aujourd'hui quatre à cinq journalistes pleints qui sont rémunérés euh en CDI pour travailler pendant 3 mois sur une enquête. Et ça, je pense qu'il y a très peu de rédactions en France qui le font.

Très peu. C'est la raison pour laquelle on arrive à attirer des talents parce que je leur donne une totale liberté. Ils vont venir me voir, ils me disent "Il y a un sujet." Et ensuite, moi la seule question que je vais leur poser, c'est "Est-ce que vraiment vous pensez que vous pouvez avoir des preuves sur ce sujet ?" Par exemple, notre prochain magazine, c'est sur les les réseaux du narcotrafic l'élection de Bali Bagayoko.

C'était un sujet qui a été posé il y a 4 semaines. Le magazine va être sur ce sujet. Nous avions des éléments de preuve que nous allons publier, mais nous avons nous avions alors besoin de recouper, d'avoir plus de témoignages.

Donc, nous avons reporté de 2 semaines la publication de ce magazine. C'est la seule chose qui m'intéresse à chaque fois, c'est d'être certain que les faits qui vont être mis en avant par ma rédaction sont vérifiés et dans ce genre de cas bien, il y a une pluralité, c'est-à-dire que ils vont devoir aller voir plusieurs sources. Et ça, c'est un élément important.

C'est la raison pour laquelle dans toutes les enquêtes qu'on a réalisé, que Jules Laurent a réalisé depuis le début, il n'y a jamais eu de fake news. Il n'y a jamais eu de condamnation pour diffamation. Et ça c'est un élément important.

Et c'est c'est finalement honnêtement, je crois beaucoup dans ce modèle et et j'essaie de mettre en avant même si ça paraît au début contreintuitif. Raison pour laquelle beaucoup disent toujours mais comment ils arrivent à financer cela ? Mais le public a conscience qu'ils vont apprendre des choses différentes chez nous.

Concrètement, ça veut dire par exemple quand vous faites un reportage sur Saint-Di, vous avez cherché à interviewer le maire de Saint-Di ? Tout à fait. Et monsieur Bali Bagaco ne nous a jamais répondu.

Je vais passer la parole à Agnè Sbrennen. Merci monsieur le président. Alors, j'ai quatre questions qui concernent plus concrètement précisément encore l'organisation journalistique.

D'abord, comment est structuré la gouvernance de frontière ? Vous apparaissiez comme directeur de la publication. Ce n'est plus le cas.

Pourquoi ce changement ? C'est la première question. Deuxème interrogation concernant le comité stratégique de livre noir qui est devenu donc frontière qui comptait des figures de la diplomatie et de l'industrie.

Quels sont les membres qui constituent aujourd'hui le comité stratégique de frontière ? S'agissant de la rédaction. Quel est le budget alloué au reportage de terrain puisque c'est votre marque de fabrique ?

Et enfin, combien de personnes contribuent régulièrement à la rédaction de frontières et au contenu de la société Artefact ? Combien dispose de la carte de presse ? Quelle est l'évolution sur 3 ans ?

Et combien sont des journalistes professionnels ? Voilà des questions précises. Merci.

Je vous remercie de votre question. Alors sur la gouvernance, donc moi je suis le directeur de la rédaction, j'ai un rédacteur en chef qui s'appelle donc Jul Laurent, le rédacteur en chef, il a en plus c'est rédacteur en chef en charge des enquêtes. Donc c'était un vrai signal que je voulais envoyer à ma rédaction.

C'est-à-dire que le le numéro 2 éditorial du média, c'est celui qui est chargé des enquêtes aujourd'hui. Et ensuite il y a différents responsables de pôle. J'étais effectivement directeur de la publication jusqu'au mois de janvier.

La raison pour laquelle j'ai choisi de de de désigner Jordan Florentin comme nouveau directeur de la publication, c'est que depuis plusieurs mois, j'essaie de faire en sorte que le média et mon entreprise ne dépendent pas exclusivement de moi. C'est un aspect important que tout chef d'entreprise, je pense vous envoyer tous les jours, doit faire, c'est-à-dire doit penser au fait à la suite. Je veux pas faire ça toute ma vie.

Je certainement pas être directeur de la rédaction toute ma vie. Un jour, j'aurais envie de faire peut-être d'autres choses. Je suis aussi un hyperactif.

Et donc c'est important également ben il y a des talents chez nous, il faut pouvoir les mettre en avant. Et donc Jordan Florentin, c'était c'était important également parce que il a fait preuve aussi de beaucoup de travail, de beaucoup de courage, qu'il a été sérieux sur de nombreuses choses, qu'il sait aussi se remettre en question sur beaucoup de choses, qu'il est extrêmement intéressant avec toute l'équipe de le nommer directeur de la publication. Donc ça c'est un élément important et ça fait partie aussi du partage des rôles parce que j'ai le j'ai le j'ai aujourd'hui la fonction de président directeur général et de directeur de la rédaction entre guillemets.

Ça fait un peu beaucoup. Donc il faut pouvoir répartir. Donc ça c'est le premier point sur les sur les et ensuite nous on a un fonctionnement très libre.

On va discuter de la ligne éditoriale et cetera mais objectivement moi à titre personnel depuis plusieurs mois je pense que je n'interviens plus que dans 5 % des décisions de la rédaction. C'est-à-dire le la validation du sujet du magazine, ce qui est le plus important, la validation de la couverture du magazine et ensuite les grands reportages qui vont demander des budgets plus conséquents. Mais tout le reste aujourd'hui fonctionne de façon très autonome et j'en suis très heureux parce que c'était le défi depuis le mois de septembre.

Sur la question du comité stratégique, on a eu une vraie problématique, c'est que effectivement on a créé un comité stratégique qui était présidé par Xavier Drancencour qui nous a beaucoup accompagné. C'est intéressant de pouvoir régulièrement se voir pour qu'il puisse pour qu'il puisse un petit peu nous donner des enseignements. J'ai le plaisir de de le recroiser il y a 2 jours dans 100 % politique sur ces news.

On avait également Aminel B, il y avait différentes personnalités, il y avait également Pierre Martinet et on avait Boum Sans sal. Et on a eu un énorme problème l'année dernière que vous avez tous connu, c'est qu'évidemment Boelem Sansal a été prise en otage. Prise en otage pourquoi ?

Parce qu'il a donné un interview chez Frontière. Et donc, ce sont ces propos chez Frontières qui lui ont valu euh d'être mis en prison. Et euh lorsque ça a été connu en France, France 5 s'est livré à une diatribe contre euh Boelem Sansal en expliquant que dans le fond, il était d'extrême droite parce qu'il faisait partie du comité stratégique de frontière.

Ce jour-là, et bien, on a mis en sommeil le comité stratégique. Je n'ai jamais cherché à en parler. Je n'ai jamais cherché d'ailleurs à me rendre aux différentes réunions de soutien et cetera.

Ça a été c'est ça a pas été forcément très évident pour la rédaction ce genre de moment parce qu'en fait on a envie de le défendre BM sans sal mais on réalise qu'en fait si on le défend ça va être utilisé pas uniquement par le gouvernement algérien mais ça va être utilisé également par la presse française qui va chercher à dire vous avez vu les proches de frontières donc d'extrême droite. Donc nous avons mis en sommeil ce ce comité stratégique et contrairement à ce qui a firmé le monde la semaine dernière sans nous appeler au préalable, c'est intéressant en terme de fonctionnement déutologique de la part du du grand média du du soir, c'est que il n'est plus de fait dans le comité stratégique, c'est-à-dire que on a plus de comité stratégique. On n'allait pas communiquer dessus siège par définition puisquil personne n'y siège par définition parce que il y avait ce je vous parle honnêtement il y avait cette gène c'est-à-dire qu'on va pas faire un comité stratégique sans BLM sans salle on va pas communiquer sur ce sujet donc on a tout simplement miser les choses en sommeil OK et il y avait la question pardonnez-moi du reportage on est aujourd'hui et je pourrais vous envoyer les détails plus précis si on ne prend pas en compte les les journalistes qui sont mobilisés sur les reportages les reportages aujourd'hui nous coûte un peu plus de 100000 € en terme de déplacement en terme de déplacement, en terme d'investissement d'essence et cetera.

On a une voiture de société qui aujourd'hui tourne absolument toute la semaine. On se déplace absolument partout. Par exemple, Jordan Florentin peut tout à fait être à Carcasson, il peut être en Bretagne sans que je n'en sois informé.

Il a une totale liberté sur ses reportages et donc aujourd'hui on est à peu près à 100000 €. à cela, on a un vrai problématique depuis 6 mois, c'est qu'on a un budget de sécurité qui est très important. Donc aujourd'hui, on a dépassé déjà les 20000 € de budget de sécurité parce que aujourd'hui, on a l'obligation de mettre à disposition un service de sécurité à chaque fois qu'on va couvrir les manifestations d'extrême gauche.

Et combien de personnes contribuent régulièrement ? Alors aujourd'hui, on a peu près on a 20 on a 20 un peu plus de on a 22 employés en temps plein donc entre des CDI. On a un seul CDD.

J'essaie de faire en sorte à chaque fois de de proposer des CDI avec une moyenne salariale aussi qui est qui est somme toute assez intéressante quand même si ça arrête du journalisme. Et ensuite on a à peu près une quarantaine de personnes qui collaborent autour. Globalement, on a 70 % de nos employés qui ont la carte de presse et ceux qui n'ont pas la carte de presse, ce sont ceux qui sont arrivés récemment parce que on est aussi dans un métier, faut le comprendre, on a un petit turnover qui est lié aux menaces qu'on subit.

C'est un point important des départs de gens qui évidemment, et je les comprends, peuvent subir des pressions, peuvent être choqués lorsqu'ils vont se rendre sur un reportage. C'est encore arrivé très très récemment, je vous dire, c'est arrivé ce matin. Donc c'est ce genre de situation à laquelle on se trouve.

Donc quand il y a des nouvelles personnes, bah il faut 6 mois pour obtenir la carte de presse aujourd'hui. Et finalement, la seule personne qui ne peut pas avoir de carte de presse et entre guillemets j'aimerais alerter la commission à ce sujet, c'est moi. Pourquoi ? parce que il y a un règlement aujourd'hui en France qui fait que si vous n'avez pas de responsable hiérarchiques, vous ne pouvez pas avoir de carte de presse.

Donc j'ai fait 15 pays dans le monde, j'ai été arrêté, j'ai été mise en danger, directeur de la publication et cetera et j'ai une carte de je n'ai pas de carte de presse alors que mes alternants peuvent avoir une carte de presse. En règle générale, aujourd'hui ce qui se passe c'est que les directeurs aujourd'hui média ben ont un PDG ou un actionnaire donc ils peuvent en avoir. Et si jamais il y en a qui effectivement n'ont pas de N + 1, ils ont été journalistes avant d'être directeur.

Et moi, je suis sur le cas très précis. Je pense qu'on retrouvera dans les nouveaux médias aujourd'hui, ben mon premier métier de journaliste, ça a été d'être le président de ma société. Et donc je ne peux pas, je me suis retrouvé, j'ai fait un recours au tribunal administratif et je ne peux pas aujourd'hui avoir de de carte de presse, même si la carte de presse entre nous euh permet finalement peu de choses en plus parce que de toute façon lorsque vous rémunérez quelqu'un sous dans une entreprise média, vous le rémunérez via la convention collective des journalistes qui donne un certain nombre de choses dont le secret le secret des sources.

La seule différence, c'est que n'ayant pas de carte de presse, il y a certains endroits où je ne peux pas aller et où évidemment ça vous met en danger parce que les gens peuvent avoir tendance à dire "Ah, il a pas de carte de presse, donc faut s'en prendre à lui." Mais il y a aujourd'hui la moitié des journalistes en France qui n'ont pas de carte de presse. Merci.

Merci. Merci monsieur le directeur. Alors moi je vais vous demander de répondre à mes questions de façon assez synthétique pour pas qu'on oublie.

Voyez, je préfère parce que sans ça, si vous parlez trop, après on oublie ce qu'on a demandé. Et donc comme je vais être assez précise, je voudrais que vous soyez aussi précis dans vos questions, dans vos réponses. Frontière a-t-il fait l'objet de mesures de modération concernant ses contenus en ligne ?

Suppression, suspension de compte ? Combien de contenus ont été concernés au cours des trois dernières années ? Par ces mesures ont-elles été prises et pour quel motif ?

Voici ma première question. Alors, nous avons eu un compte Instagram qui a été suspendu pendant près d'un mois et ensuite qui a été rétabli. Ensuite, sur YouTube, nous avions eu déjà ce qu'on appelle des strikes donc qui qui avait été mis sur des différents entretiens.

Euh sur Twitter, euh nous n'avons pas de nous n'avons pas d'éléments et l'ensemble, je crois que je les ai fournis. J'ai fourni des exemples de publications qui ont pu avoir une qui ont pu être, on va dire ban par les les plateformes. En règle générale, ce sont les vidéos violentes.

Donc lorsqu'on va parler d'une agression, la problématique et je crois que les journalistes de Street Press en parlaient hier également, c'est que même si on floute, on peut tout à fait avoir un strike mais on en a jamais eu pour des raisons éditoriales, idéologiques. Merci. Vous avez eu des interactions avec l'ARCOM sur la base de ces signalements ? avec ou pas du tout à ma connaissance non.

D'accord. Combien de procédures judiciaires ont été engagées à votre rencontre encontre ? À l'encontre de frontière bien sûr de son directeur de la publication ou de la société artefact dont on vient de parler au cours des trois dernières années en lien ou avec l'activité de votre média ou de la société et surtout quels en étaient les motifs ?

Alors, on a eu à peu près plus d'une vingtaine aujourd'hui euh je veux pas me tromper sur le chiffre, plus d'une vingtaine de procédures judiciaire qui ont été intenté contre nous. On en a déjà gagné trois. Donc c'est un élément important.

Euh la az perdu. La seule condamnation que nous avons eu en première instance, mais nous avons fait appel, c'est dans le cadre d'un grand entretien de Marguerite Stern où en tant que directeur de la publication, j'ai été condamné pour un jouur à caractère racial. Euh on s'attend à gagner en appel parce que ce qu'il y avait de sidérant c'est que le principe de nos grands entretiens, c'est de donner la parole.

Il y avait une femme qui venait de la gauche, qui était fémine, qui est venue sur notre fauteuil et normalement on n' pas en tant que directeur de la publication être impliqué par ce genre de règle. Et donc à ce moment-là, c'était une une un procès qui a été intenté notamment par SOS racisme et donc nous avons plutôt de bonnes chances en appel de gagner. Donc il y a eu finalement qu'une condamnation qui n'est pas définitive.

Qui n'est pas définitive sur les trois victoires définitives sur les 20 que vous que vous avez aujourd'hui. Exactement. Et l'ensemble donc pour les motifs aujourd'hui nous avons quelques plaintes de de là sur des sujets diverses.

Nous avons surtout une véritable offensive de la part des avocats en droit des étrangers. Donc nous avons réalisé ce magazine en janvier dernier. Euh globalement dans ce magazine, nous avons parlé de comment il y a aujourd'hui tout un système, on peut avoir des avocats qui avec des associations comme Utopia 56 vont revendiquer de faire de de l'idéologie, vont grâce à une décision du conseil constitutionnel d'il y a 2 ans, profiter de l'aide juridictionnelle lorsqu'ils vont défendre des clandestins. et nous avons montré comment aujourd'hui il y avait finalement une automatisation, une industrialisation de la défense des clandestins en réalisant un top 50 des avocats en droit des étrangers.

Pour vous donner un exemple, le premier avocat en droit des étrangers avait réalisé près de 90 recours en l'espace de 2 mois. 90 recours, c'est-à-dire que ça c'était véritablement de l'industrialisation. On s'est contenté de faire une enquête.

On n'est pas poursuivi pour diffamation. On est poursuivi pour mise en danger de la vie d'autrui. Parce que ces avocats qui communiquaient pourtant de façon très publique sur leur LinkedIn ou dans les associations promigrant pour gagner de la clientèle ne voulait visiblement pas qu'un médiat comme nous parce qu'on critiquait cela, parce qu'on se contentait d'exposer une approche critique à travers des faits étayés, finalement on parle.

Donc c'est ce qui fait que nous avons eu une procédure immense euh à Marseille. À Marseille, on a eu près d'une dizaine d'avocats contre nous. À cela s'est greffé l'ensemble des syndicats d'avocats de France, le Conseil national des barreaux dont les cotisations des avocats et cetera, le syndicat des avocats de France, la Ligue des droits de l'homme, toute une série de de syndicats qui se rajoutent.

Et lorsque mon avocat s'est rendu à Marseille, il y avait près d'une centaine d'avocats dans la salle. Il y avait également le responsable des antifas de Marseille qui était à ce moment-là et nous avons gagné tout seul avec notre avocat, nos petits moyens. Nous avons gagné également gagné à Saint-Brilleux, c'est important.

On était face également au barreau de au barreau de Rennes. Donc on a gagné toute une série comme cela et demain donc ça sera à Bobini euh où j'ai j'ai eu cette fois-ci de façon étonnante l'obligation de me rendre au tribunal alors qu'habituellement ben je peux être représenté par par mon avocat mais là ils ont demandé que je sois présent. Merci.

Euh, on a parlé des cartes de presse tout à l'heure. Pourquoi est-ce que vous avez demandé la qualification d'IPG à la CPPAP ? Parce que honnêtement, nous avons demandé les qualifications qui pouvaient être requises pour nous et nous l'avons fait.

Honnêtement, nous ne pensions pas aux subventions. Moi, j'ai découvert cet élément des subventions en suivant cette commission d'enquête. Donc c'est-à-dire que je me suis dit qu'il y avait un véritable il y avait des gains.

Moi je n'avais jamais pensé, je me suis pas dit je vais créer une entreprise en me demandant comment avoir des subventions. On a du mal à vous croire mais bon c'est pas grave. En tout cas moi ben je pense l'avoir montré.

Nous n'avons pas déposé de demande de subvention depuis le début. Moi j'ai j'ai trouvé, je veux pas le critiquer, mais une sorte de désinvolture de voir Denir Auert dire 300000 balles comme ça qui tombent, c'est pas si important que cela. 300000 € c'est quelque chose de très important.

Je pense que quand on est un média comme le nôtre de base de toute façon, on n' pas le réflexe de se dire on va demander des subventions parce qu'encore une fois je veux faire une entreprise qui soit pérenne, une entreprise qui soit également valorisée. C'est quelque chose qui est important, c'est pas une association. Et l'autre élément, c'est que en règle générale, les subventions pour des médias comme le nôtre ne sont pas forcément données.

Donc jeis pas perdre du temps là-dessus mais nous avons quand même demandé le statut d'IPG. D'accord. Donc on vérifiera mais vous demanderez pas d'aide hein.

Oui. Ah ben je pas dit qu'on demanderait pas parce que quand j'ai vu tout ce qu'il y avait et cetera. C'est-à-dire que un moment je pense que ça serait intéressant de demander je pense le CNC.

C'est-à-dire que récemment, il y a eu des polémiques sur le CNC et donc au sein de l'équipe, on s'est interrogé pour se dire bah si finalement le CNC veut prouver qu'ils sont en capacité de donner à tout le monde dans les règles du pluraliste, ça sera intéressant de notre part de déposer un dossier euh pour demander c un petit peu plus compliqué mais on va pas on va pas revenir sur ce sujet mais je pense que en tout cas sur la question du CNC c'était un petit peu plus compliqué que ce que vous dites. Est-ce que vous bénéficiez du taux de TVA réduite à 2,1 % et de la défiscalisation des 2 tiers pour les dons puisque vous avez parlé des dons à votre fait. D'accord.

Il y a quand même un intérêt alors à être IPG. Oui. Pour la TV la TVA réduite bien entendu.

Bien sûr de l'innovation c'était la réflexion pour aboutir effectivement et on sait bien que monsieur n'est pas quand même il y a même une troisième aide qui est la plus importante et la plus en danger aujourd'hui, c'est les aides aux frais postaux. Ça c'est un véritable sujet et c'est un sujet pourquoi ? Parce qu'on l'a vu aujourd'hui.

Les gens ne lisent les jeunes que 18 minutes par jour. Nous, on se fait une fierté de remettre les jeunes à lire des magazines 260 pages d'enquête qui sont danses, même certains n'aiment pas ce qu'on va écrire dedans. Et donc évidemment, si on se retrouve à devoir payer 5 € ou 6 € en frais postaux pour envoyer un magazine comme cela et bien qui finalement est assez lourd et qui est qualitatif, bah on va se contenter de faire des magazines de 10 pages parce que ce n'est ce n'est pas tenable et qu'aujourd'hui en effet les frais postaux vont visiblement malgré tout augmenter pour nous.

Bien, donc on sait pourquoi vous avez demandé la qualification d'IPG. à la CPPAP. Euh alors, je voulais vous dire et et je mes collègues sénatrices et sénateurs sont présents dans cette salle que notre commission est soucieuse d'évaluer si le développement des médias numériques, vous le savez, c'est un peu l'objet de cette commission d'enquête, appelle de nouvelles formes de régulation notamment pour garantir ce qu'on appelle de nos vœux toujours une forme de qualité d'information dans un contexte où beaucoup d'acteurs se démultiplient et où on sait très bien que ces acteurs sont aussi dominés par les plateformes, les algorithmes.

Si vous avez écouté les différentes auditions, vous avez vu qu'on parle beaucoup des algorithmes puisque celles ceux-ci ont tendance et je pense que vous les utilisez et on en parlera tout à l'heure pour favoriser aussi des opinions beaucoup plus tranchées, beaucoup plus clivantes, en tout cas beaucoup plus orientées. À cet égard, votre média euh fait l'objet de plusieurs plaintes au conseil de déontologie journalistique et de médiation. Il y a un fait euh assez regrettable euh qui a été celui de l'affaire de la vidéo de notre collègue vice-président du Sénat, Pierre Ozouias. l'instance.

Alors, j'ai la vie là, il a été rendu mais vous l'avez aussi lu puisqu'il a été public hein le 24 mars dernier. L'instance estime qui était caractérisé à la fois l'atteinte à la dignité humaine, l'atteinte manifeste à l'exigence d'exactitude et de véracité, l'accusation calomnieuse en l'occurrence ce qui a été fait. L'absence d'offre de réplique.

Vous parliez beaucoup de contradictoire. On va y revenir. L'atteinte à la vie privée ainsi que l'absence de mention de cause de fait relaté en l'occurrence la maladie de notre collègue puisque notre collègue a dû, vous le savez faire paraître un communiqué de presse pour dire qu'il était atteint d'une maladie génétique.

Cette appréciation du CDJM, vous le savez très bien, s'appuie sur des textes déontologiques très connus, sur des chartes que vous connaissez également, les trois charte et la déclaration des droits et devoirs des journalistes de Munich. Ma première question, est-ce que c'est cela votre conception de la déontologie ? Ma deuxième question, est-ce que la vidéo est toujours en ligne ?

Si tel est le cas, avez-vous l'intention de la retirer ? Et enfin, quelles étaient finalement vos intentions ? en faisant euh cela.

Alors, je vous remercie de me donner l'occasion de m'exprimer sur ce sujet et je termine je termine puisque vous parliez du contradictoire, disons que vous respectiez le contradictoire euh je pense que à ce jour ni frontière ni le journaliste monsieur Scor Kokian, c'est ça ? schnorokan Schcorn, bon, pardonnez-moi hein, d'avoir euh non informé leur lecteur du communiqué de presse de monsieur Ozouias, l'informant de sa maladie justement et que voilà, c'était aussi euh dû euh forcément en ce qui avait provoqué en tout cas son malaise au plateau. Je vous écoute.

Alors, comme dans effectivement beaucoup de médias euh aujourd'hui en France, il peut y avoir des erreurs. Et effectivement, la publication euh de cette vidéo de monsieur Ozouias, qui n'était pas euh une fausse vidéo, mais qui aurait dû évidemment euh faire l'objet d'abord euh d'une question au moins au Sénat euh était une erreur et cette vidéo a depuis été supprimée. Je ne crois pas, monsieur.

Je je êtes-vous sûr ? Je voudrais bien qu'on vérifie. Je suis sûr qu' sur le site de frontière, la vidéo est toujours en ligne.

C'est sur les réseaux sociaux qu'elle a été publiée. Donc celle-là, elle a été elle a été supprimé sur ma sur ma demande, la vidéo de de monsieur Ozulias, c'était une erreur et et on a essayé de comprendre comment ça s'est passé. C'est-à-dire que nous euh il y a une différence aussi entre ce qui peut être publié sur les réseaux sociaux et ce qui peut être publié sur le magazine.

Donc typiquement notre rédacteur en chef qui est chargé des enquêtes Jules Laurent n'est pas forcément sur ce type de sujet de la vidéo. Donc la première chose que nous avons mis en place en process de dire le jour où il y a ce type de vidéo à publier, vous devez en informer Jules Laurent. Et c'est la raison pour laquelle nous avons également continué à mettre en avant différents journalistes de chez nous pour responsabiliser un maximum de personnes.

Donc ça c'est le c'est c'est le premier point qui a été mis en place. Le deuxième point, c'est que euh pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer, parce qu'on essaie de comprendre, je pense que il y a eu de la part de du journaliste de chez nous qui a publié cette vidéo le le l'idée de se dire que ça avait été supprimé par le Sénat et donc qu'ils allaient la publier. Il y a une différence entre la publication encore une fois que que je regrette de cette vidéo parce que j'en assure la totale responsabilité sur les réseaux sociaux de de frontières mais qui a été faite dans un cadre factuel et l'analyse qui en a été faite par un journaliste dans un cadre individuel c'estàd dans un cadre factuel il a été décrit quelque chose qui s'est avéré vrai et je pense que l'erreur de la part des journalistes de la rédaction qui ont publié cette vidéo et la mienne des facto c'est de ne pas avoir su prendre en compte la portée de ce que ça pouvait avoir et d'autant plus que nous avons nous avions à l'époque un journaliste dans la rédaction qui avait exactement la même maladie.

Donc c'est-à-dire que ça a évidemment touché la rédaction et je le regrette et nous avons mis en place un certain nombre de choses. Je rappelle effectivement que BFM TV euh avait également fait la même chose et qu'effectivement on se retrouve aujourd'hui et je pense que c'est un vrai sujet, c'est que euh il peut y avoir évidemment des erreurs qui sont faites et vous savez on on les vit également par à travers un certain nombre de diffamations qui peuvent être faites contre nous et qui ne sont jamais corrigées. Alors effectivement la vidéo est retirée mais l'info est en ligne. vient de me donner la capture d'écran avec une photo de notre collègue et euh forcément une mention aussi de ce qui s'est passé.

Je je précise que sur le site effectivement il il y a bien la capture d'écran. Euh en aucun moment vous ne indiquez que c'est le le le résultat de la maladie génétique. Voilà le contradictoire parler Syvert.

Par contre vous précisez bien que quand même Pierre Ozouya c'est un fervant défenseur de la taxe Zukman. Il a ouvertement soutenu cette mesure qualifiée dinique par ses détracteurs, ce qui n'est pas en lien direct euh euh me semble-t-il avec la capture d'écran. Est-ce que vous pouvez vous engager à retirer cette photo et cette annonce ?

Oui, bien entendu. Je parce que ça continue à avoir des millions de vues. Aujourd'hui, on est rendu à 5 millions de vues.

Est-ce que vous trouvez que déontologiquement déontologiquement, je vous pose la question parce que vous avez fait un grand exposé magnifique sur les règles de déontologie du journalisme, du contradictoire et de la vérification des sources avec vos vos reportages. Est-ce que vous trouvez qu'aujourd'hui vous êtes cohérent en laissant ça, en ayant fait ça, en n'ayant pas adressé une quelconque excuse ni fait amende honorable à notre collègue vice-président et pour continuer à à faire apparaître ça sur le site de frontière ? Alors pour vous répondre très précisément parce que je vous ai dit que j'avais demandé à ce que cette vidéo soit supprimée.

Notre site internet c'est un des sites internet les moins lus aujourd'hui de France. Nous n'investissons pas dans notre site internet. Donc, je suis navré qu'en effet euh ça n'est pas été enlevé mais ça ne fait pas de vue.

Je pense que c'est ce qui intéresse votre commission aujourd'hui. C'est un aspect important de comprendre là où effectivement il y a de l'impact. C'est-à-dire que la majorité des vues ont été faites sur Instagram, sur Twitter, sur Facebook, sur YouTube.

C'était l'élément le plus important. À une époque, euh les les élus de la République pouvaient vouloir regarder que le les sites internet et ne regardaient pas les réseaux sociaux. Aujourd'hui, c'était sur les réseaux sociaux que c'était le plus important de de pouvoir, comment dire, les les supprimer.

Donc ça ça nous l'avons évidemment fait et ça a été corrigé. Euh de l'autre côté euh je vous avoue qu'à titre personnel euh j'avais plus de problématique euh de d'échanger avec monsieur Zouias quand ensuite il est allé sur France Info et qu'il a dit euh ces gens-là demain seront dans les miradors à surveiller les camps dans lesquels ils me mettront. Euh c'est-à-dire que je peux reconnaître une erreur sans espèce de problème et je l'ai fait depuis le début.

C'est pas une erreur monsieur. C'est une faute M dans le même temps, je ne vais pas forcément je ne vais pas me laisser pas une erreur dans ce cas-là. Je vais c'est une faute.

Je on va laisser répondre monsieur je pense qu'il y a un problème dans c'est c'est ma conviction. Il y a un problème et il y a un danger aujourd'hui dans dans ce pays. C'est qu'on va qualifier très facilement des journalistes de nazi et c'est ce qui a été fait après sur France Info TV et que chacun peut reconnaître ses erreurs mais c'est pas parce que quelqu'un reconnaît une erreur et commet une erreur que de l'autre côté on peut en faire.

Et le fait de se faire traiter de naziur sur une chaîne d'info publique, ça met mes journalistes en nous n'avons pas cité France info. Par contre, nous avons cité le CDM, le Conseil de déontologie journalistique et de médiation qui dit clairement que au regard des des règles déontologiques journalistiques, vous vous avez commis une faute sur sur ce sur ce reportage, enfin sur ces cette ces images que vous avez diffusé et et ce qu'on constate, c'est qu'elles sont toujours sur le site, même si vous nous dites que il y a moins d'audiences sur le site que sur les réseaux sociaux, il n'empêche que c'est votre site avec votre votre identité clairement affichée. Je est-ce qu'il y a encore une question après après Michel Logif ?

Merci monsieur le président. Moi je vais revenir un petit peu sur le financement de votre structure. J'ai bien compris, il y a les deux parties.

Il y a la partie en ligne et vous avez aussi la partie magazine. Vous dites que c'est un magazine qui est lu. Je vis savoir par quel de messagerie vous êtes distribué.

Les MLP. Avec MLP. Et donc vous avez bien sûr la distribution dans les points de vente et vous avez aussi les abonnements qui sont postés.

C'est ça tout à fait que nous postons-nous. D'accord. Pouvez-nous dire à peu près ce que représente quel est le chiffre d'affaires de votre magazine ?

Parce que bon quand on mène les deux, on a un peu de mal à comprendre un petit peu le fonctionnement. Donc moi, j'aimerais bien parce que là vous faites un chiffre global alors que moi j'aimerais bien savoir comment fonctionnent vos deux parties de votre activité finalement. la presse écrite et ensuite la la presse en ligne, on va dire la presse en ligne ou l'information en ligne.

Euh voilà. Et après là-dedans que vous me déclinz un petit peu toute toute la part que vous avez entre les revenus publicitaires, les dons parce que ce sont deux choses différentes et puis bon c'est pas forcément pérenne tout ça hein. C'est chaque chaque fois il faut retrouver de nouveaux endrosseurs ou de nouveaux donateurs.

Savoir aussi combien vous rapporte la production de magazine que ensuite vous vendez sur d'autres d'autres chaînes de la TNT. Et puis aussi savoir comment vous comptez évoluer là-dedans dans ce domaine là. Alors, nous réalisons un peu plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires pour les ventes en kiosque, donc qui sont assez importantes.

Donc là, c'est uniquement du magazine. Ensuite, nous avons effectivement 1,2 1,3 million d'euros qui sont dépendants des abonnements. Sur ces abonnements, 2/ tiers sont des abonnements au magazine et 1/3 des abonnements au numérique ou aux formules complètes.

Ceci étant dit, que l'abonnement numérique, les gens s'y abonnent pour avoir notamment accès à des documentaires vidéos parce que nous avons une plateforme streaming, mais également au magazine en ligne puisque nous publions finalement assez peu d'articles comme je l'ai dit sur sur le sur le site pour être pour être lu par un grand nombre. Donc ça c'est la répartition. C'est ce qui fait que notre modèle, il est véritablement basé autour du magazine qui est l'enquête.

Et tous les réseaux sociaux aujourd'hui, c'est un modèle qui est gratuit finalement. C'est un modèle qui coûte de l'argent et qui permet d'amener du public, qui permet également bah de faire œuvre de d'information du grand public parce que il y a un certain nombre de de choses de sujets qui n'ont pas à être uniquement réservés à des abonnés qui ont les moyens de de payer un abonnement. Quant à la publicité qui a été mise en avant sur le chiffre d'affaires, c'est essentiellement de la publicité YouTube et de la publicité de Facebook que nous avons uniquement commencé il y a un an.

Euh mais nous n'avons pas de publicité importante de la part des des différentes entreprises et cetera. Euh tout simplement parce que sinon elles vont par exemple avoir et nous avons subi une campagne de cyberharcèlement de la part des Sleeping Giants au mois de novembre dernier qui ont fait retirer notamment comme annonceur euh l'enseigne le roi Merlin et donc euh c'est aujourd'hui une incapacité pour nous de nous financer à travers ce type de choses. En revanche, nous n'avons pas également accès à un certain nombre de publicités que peuvent faire par exemple les médias comme la tribune ou de très nombreux médias locaux.

On l'a découvert d'ailleurs avec Jérôme Bailey et ses différents médias dans le sud. On a vu que Carcasson arrêté certaines collaborations. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on va expliquer par exemple que notre média serait un média politique mais les liens d'énormément de grands médias aujourd'hui, je pense à nouveau comme la tribune dont la majorité du chiffre d'affaires, une grande partie importante, ce sont les événements.

Par exemple, ils ont fait un événement avec la région Haut-Fance avec Xab Bertrand. Nous nous n'avons évidemment pas la possibilité de faire ce genre de choses. Il y a énormément également de publicités qui sont mises dans les journaux de monsieur Bailey en Occitanie.

Nous n'avons évidemment pas ce ce genre de chose. Donc c'est c'est une immense problématique de notre part quand même de de de d'essayer de de faire une presse qui soit qualitative, d'éviter évidemment des erreurs sur lesquelles on ne manquera pas de de nous de nous de nous faire preuve de réprobation à ce sujet-là. euh sachant que nous n'avons pas euh tous ces différents dispositifs.

Je ne vois pas d'ailleurs pourquoi nous ne les aurions pas. Euh parce que bah tout simplement nous avons aussi une ligne proprise. Donc en fait beaucoup de chefs d'entreprise que je peux rencontrer également dans le cadre de mon travail aimeraient beaucoup mettre des publicités dans le magazine mais ils ont trop peur des vagues de cyberharcèlement de la part de l'extrême gauche parce que c'est devenu une méthode de la part de l'extrême et ça faut le comprendre.

C'est-à-dire que nous on vit en permanence avec ce genre d'élément. on veut faire un événement et bien les salles vont être annulées et donc ce sont des des des bâtons dans les roues qui sont mis en permanence. Est-ce que vous pouvez nous expliquer alors pourquoi justement tout le monde vous regarde de cette façon-là ?

Qu'est-ce que aujourd'hui vous a mis dans cette position ? Je pense parce que on montre ce que les autres ne veulent pas qu'on montre. Enfin c'est mais vous savez tout le monde nous dit ça hein.

Tout ce qu'on a interviewé tout le monde nous dit ça. Nous on montre ce que les autres ne font pas voir. C'est c'est l'explication donné par par tout le monde.

Déjà c'est exactement le la même avec avec une énorme différence monsieur le sénateur c'est que la majorité des gens qui ont été auditionnés ici demandaient notre interdiction. C'est-à-dire que j'ai entendu le mot interdiction à chaque fois. C'est c'était quand même étonnant, c'est-à-dire de la part de gens qui se disent journalistes et qui sont journalistes d'avoir comme première règle de dire donnez-nous de l'argent parce qu'en face il y a les médias bolorés, c'est devenu presque un business model hein, l'ensemble de leurs vidéos sur YouTube, c'est ça en permanence.

Et de dire il faut les interdire, c'est surprenant. Donc c'est-à-dire que ça montre bien pour le coup qu'ils ne veulent pas qu'on montre ces éléments-là. Moi, moi je vais vous dire, nous euh la majeure partie de nos reportages, c'est d'aller interroger des gens euh qui vont aux manifestations de la France insoumise.

On interview très peu des gens de droite. Donc, quel est le problème ? Parce qu'ils peuvent s'exprimer à notre micro.

Quel est ce problème-là ? Et donc, c'est ça que je veux mettre en avant. Et nous, ben on s'est rendu sur les routes migratoires.

On a montré comment finalement, moi j'étais le premier journaliste français à l'AMPOUSA durant la crise de septembre 2023. dans l'ensemble des médias français, les gens disaient "Oui, mais ce sont des réfugiés politiques" et j'ai tendu le micro à tous ces ces migrants qui me disait ses clandestins qui me disaient "Mais écoutez, nous on vient pour des raisons économiques. On est au courant qu'il y a que l'hôpital est gratuit en France." Ces vidéos, elles existent, elles ne sont pas fausses et nous n'avons pas eu le conseil de déontologie journalistique qui nous a repris dessus.

Ils auraient pu le faire en disant qu'on aurait peut-être dû contextualiser mais une vidéo est une vidéo. Et donc c'est ce genre de chos évidemment qui les dérange. Et à ce moment-là, ben évidemment le récit il change.

Mais c'est pas de notre faute. C'est-à-dire que on a imposé le vrai récit qui était que ces différents migrants aujourd'hui ne venaient pas de pays en guerre, ils venaient pour des raisons économiques. Et c'est l'élément qui les dérange parce que ce que je veux dire c'est que il y a une presse, on peut dire d'opinion à droite et cetera, mais de partir sur un média qui se revendique de faire de l'enquête et du reportage, c'est inédit ces dernières années.

C'est une réalité et on s'est inspiré de médias de gauche qui était évidemment des modèles en terme de fonctionnement. Et c'est un des éléments qui fait qu'aujourd'hui on est une des cibles principales de ce genre de choses. C'est-à-dire qu'on va évidemment nous reprocher une ou deux choses, mais vous voyez, nous nous avons pas commis l'erreur concernant Rima Hassan euh et différents éléments qui pourtant été mis en avant par TFIN.

Il y a toute une série de de fake news qui sont portées par des grands médias et je ne les je ne les blâme pas parce que parfois vous pouvez vous faire polluer par des sources. C'est ça que je suis en train de dire. Je suis en train de dire que on essaie de faire preuve de vigilance à chaque fois qu'on qu'on va faire nos éléments et ça repose d'abord sur les reportages et les vidéos qu'on montre.

Alors justement là-dessus, je voulais vous interroger encore une fois on a on est dans le respect des lignes éditoriales donc c'est pas ça notre sujet, vous l'avez compris à travers le proposinaire que que je dis. En revanche, ce qui nous intéresse dans cette notion de zone grise de l'information, c'est le fait que euh des acteurs, quel qu'ils soient, pas vous spécifiquement, mais quel qu'il soit euh qui euh se revendique d'être des médias, répond aussi à des critères déontologiques qui sont ceux de ces cette profession. Et donc, je voulais savoir plus spécifiquement par rapport à ça, est-ce que vous avez des procédures internes de vérification contradictoire de de droits de réponse ou de correction des erreurs ? puisque vous venez de le dire à l'instant, tout le monde est susceptible de faire une erreur un jour.

C'est propre de l'activité humaine. Oui, tout passe par le rédacteur en chef euh Jules Laurent qui n'a jamais euh diffusé la moindre fake news et en qui j'ai une totale confiance, qui travaille avec des services, qui est vraiment un spécialiste police justice qui qui sait traiter de tous les sujets, qui sait prendre des sujets difficiles. Je vous dis sur Saint-Denis là, il il va parler de certains liens avec la mafia à Saint-Denis.

Ce sont des sujets qui sont compliqués. Donc lui s'en occupe et ce qu'on a mis en place ces dernières semaines, c'est le fait de relier le pôle vidéo au pôle enquête. Et ça c'est un élément important.

Donc aujourd'hui, tout passe par lui. Par exemple, à titre personnel, je ne valide plus rien. Je valide la on va dire je valide la prise de risque.

C'est-à-dire vous pouvez avoir une information vraie mais risquer une procédure billon en face. Dans ce genre de cas parce que ça peut coûter beaucoup d'argent au média, on a plus de 150000 € de frais judiciaire et bien je on demande, on requiert ma validation. Mais sinon, c'est mon rédacteur en chef qui va valider. euh ce type ce type d'élément et des procédures de droit de réponse ou de correction d'erreurs.

Vous Oui. C'est-à-dire que euh à chaque fois qu'il y a une demande de droit de réponse, on on la met en place et et je voudrais mettre un en avant un élément parce que euh je comprends parfois en tout cas j'entends certains procès qui peuvent nous être faits. Moi, je vais vous parler d'un cas très pratique sur lequel par exemple le journaliste et je le comprends de Str hier n'a pas été interrogé et un cas qui me concerne très personnellement.

L'année dernière, une plainte a été déposée contre moi pour agression sexuelle et harcèlement moral. Je l'ai appris dans la presse. Une certaine presse l'a relayé.

C'està-dire que des articles de l'huma qui mettent agression sexuelle, plainte contrectire. Donc on pourrait dire ils font leur travail de relayer. Même si la personne qui a fait cette révélation a eu un procès il y a quelques semaines et on aura les résultats d'ici plusieurs semaines parce que l'article était falaux dans sa présentation.

Et donc dans ce genre de cas, moi pendant un an, qu'est-ce que j'ai vécu ? J'ai vécu des députés LFI qui me traitaient de violeur. J'ai vécu des tags en face de mes bureaux.

J'ai vécu des agressions physiques parce qu'aujourd'hui quelqu'un qui fait preuve de VSS, comme on dit, de violence sexuelle, ben l'extrême gauche va les frapper. Il y a un mois, cette plainte a été classée sans suite. Aucun article ne l'a relevé.

Aucun. Donc si vous allez sur ma page Wikipédia dans les trois premières lignes, il y a le fait qu'il y a ce type de plainte contre moi et pourtant il n'y a rien parce que Street Press qui a fait des visuels, on va parler de différentes choses que nous on a pu faire 10 ans plainte pour agression sexuelle ce qui a vraiment mis mon honneur complètement par terre n'a pas fait de correctif. On entend ce que vous dites sur sur street press mais on voudrait savoir ce que vous nous dites sur sur Frontière par exemple puisquon tout à l'heure on parlait d'un cas précis, je vais pas revenir dessus on passer la l'audition là-dessus mais est-ce que vous le le sénateurou serait en droit de demander un droit de réponse sur votre sur bien sûr n nous dès qu'il y a je veux vous dire on a plus une problématique que l'extrême gauche ne veut pas nous parler que c'est on est ravi si un député LFI veut nous répondre ou mais Il s'agit pas d'un député, il s'agit du vice-président de d'un vice-président du Sénat.

Non mais c'estàd que dès que quelqu'un demande un droit de réponse, on l'octroit. Il y a absolument aucun problème. Toujours dans cette réflexion sur les les règles déontutologiques, vous savez qu'il y a beaucoup de discussions actuellement euh notamment certaines sont nées de des états généraux de la de l'information sur le le renforcement des instruments internes et externes de d'ontologie journalistique.

On encore une fois sur sur tous les médias, pas sur un média particulier. Quelle est votre réflexion à vous au niveau de frontière ? Je crois que vous n'avez pas de de comité d'éthique ou de comité de de déontologie.

Est-ce que est-ce que c'est le cas d'ailleurs ? Vous en avez pas ? Non, parce que je n'ai pas la maladie des comités.

Je sais que c'est ce pays d'avoir la maladie des comités, mais je n'ai pas la structure pour créer un comité aujourd'hui et je ne pas faire une demande de subvention pour mettre en place un comité. On a une petite structure de son bénévol Oui, mais ils ont pas le temps de C'estd l'enjeu des journalistes, c'est d'aller faire des enquêtes. Ils arrivent très bien à parler entre eux.

Il y a pas besoin de médiateur entre eux. C'est un fonctionnement extrêmement libre, extrêmement simple et je pense que ça fonctionne très bien comme cela et qu'il en a pas besoin parce que l'actionnaire majoritaire qui aujourd'hui peut décider de tout parce qu'il a les mains les mains libres, c'est le directeur de la rédaction et ils ont accès parce qu'on est dans les mêmes bureaux. Les avis du CD puis les avis du CGIM, vous devriez peut-être y penser, non ?

Alors le CDGIM, ces trois dernières remontrances, c'était contre monsieur Nicolas Pouvreemti sur ces news. Nicolas Pv Monti qui fait un travail statistique sur l'immigration qui est absolument formidable. C'était contre une autre séquence de ces news et c'était contre nous.

Pardonnez-moi de penser que cet organiste a aucune espèce de légitimité et je n'ai pas eu besoin d'ailleurs sur monsieur Julias de l'avis de d'ailleurs j'étais même pas au courant de cet avis. C'est-à-dire que c'est, pardonnez-moi, c'est un organisme de de de gens qui n'ont que pour objectif d'interdire des médias. Moi, ça me ça me semble lunaire en fait.

Donc euh je j'y prête assez peu d'intention. Ouais, c'est c'est quand même il y a quand même une réflexion plus large qui est revendiquée de manière très large dans l'opinion que que il y a des règles déontologiques qui s'appliquent à à tout métier et qui s'appliquent aussi aux journalistes et et que les médias qui se revendiquent comme tel de médias appliquent des des règles déontologiques. Ce que je veux dire c'est que c'est pas parce qu'il s'appelle comité déontologique qui font preuve de déontologie.

Sinon, je les entendrai sur le cas street press que dont je vous ai parlé et j'ai toute une autre série de cas sur lesquels on les entend pas. C'est ça que je suis en train tout simplement d'expliquer parce que évidemment que la déontologie pour nous, elle est importante. Merci à toutes et à tous d'avoir suivi ces auditions.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur notre site publicsena.fr. fr.

À très vite. Belle journée sur les chaînes parlementaires.