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InterviewC à vous (sur YouTube)· 30 janvier 2023 9 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Réforme des retraites : une fronde dans la majorité ? - Richard Ramos - C à Vous - 30/01/2023

Source d'origine 8 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Député Modem du Loiret, vous faites partie des 7 élus de la majorité présidentielle qui ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils ne voteront pas en faveur de la réforme des retraites en l'État. Votre sentiment d'abord sur les premiers débats très animés aujourd'hui en commission parlementaire.

  • 4:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez, comme le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, que la NUPES bordélise le pays et le débat ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas un peu la faute, aussi, peut-être, d'Elisabeth Borne, qui assure que le report de l'âge de départ n'est plus négociable ?

  • 6:29OuverteRéponse directe

    Donc vous proposez, par exemple, des mesures coercitives pour les entreprises, une sorte de malus, si elles ne s'engagent pas pour l'emploi des seniors.

  • 7:18OuverteRéponse directe

    Quand on appartient à une majorité, on soutient les propositions qui faisaient partie du projet présidentiel. C'est vrai que c'est le moment de faire bloc.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:56Locuteur 7Fait
    « Vous êtes dans une fraude. Les Français vous ont vu tout au long de la discussion budgétaire utiliser dix fois le 49-3. »
  • 2:05Locuteur 3Chiffre
    « On a encore 5 683 amendements à traiter. Ça fait 218 par heure. Ça fait 3,5 par minute. Ça fait un amendement toutes les 16 secondes. »
  • 5:33InvitéFait
    « Il faut faire avec. Il ne faut pas faire preuve de pédagogie. »
  • 6:26InvitéFait
    « Parce que c'est injuste. C'est très injuste. »
  • 6:42InvitéFait
    « On ne peut pas faire une réforme aussi importante qu'une réforme de société contre les Français. »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Présentateur17 %
  • Invité 213 %
  • Locuteur 18 %
  • Locuteur 34 %
  • Locuteur 84 %
  • Locuteur 24 %
  • Locuteur 73 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le coup d'envoi des travaux à l'Assemblée nationale sur le projet de réforme des retraites. Émilie, le texte est arrivé aujourd'hui en commission à la veille d'une deuxième journée de très forte mobilisation.

0:09
Invité

C'était « the place to be », là où il fallait être aujourd'hui la salle de la commission des lois de l'Assemblée nationale. Normalement, c'est un examen du texte qui se fait en petit comité. Une soixantaine de parlementaires qui doivent plancher sur le projet de loi, article par article sur le texte, pour pouvoir éventuellement modifier le modifié avant qu'il arrive en séance publique à l'Assemblée nationale. Ce sera le 6 février. Sauf que ce matin, il y avait beaucoup plus que les 60 membres de la commission. C'était une foule de députés là pour défendre les amendements, sachant qu'il y en a 7 000, dont 6 000 déposés par la NUPES.

A tel point que la séance a démarré sur des tensions concernant la taille de la salle.

0:44
Locuteur 8

Apparemment, il y aurait un petit problème de place.

0:47
Locuteur 3

Moi, j'aime bien le collectif, mais là, on se sent quand même plus encerclé que collectif. On est très, très comprimé.

0:53
Locuteur 2

Je trouve ça assez incroyable que la seule discussion... On s'écoute, s'il vous plaît. ...soit sur la taille de la salle.

1:00
Locuteur 8

En l'occurrence, on va parler de conditions de travail dans ce texte. Et là, on a un problème de conditions de travail. Il est vraiment important que nous puissions changer de salle. Je ne pouvais pas prévoir à l'avance qu'effectivement, une partie, il faut le dire, notamment de la NUPES, serait massivement présente aujourd'hui.

1:16
Invité

A titre de comparaison, voici à ce à quoi ressemblait la salle de commission des lois sur un autre grand projet, la fin de vie, qui se déroulait au même moment. Une salle pratiquement vide. Donc, beaucoup de membres de la NUPES tenaient à assister à la commission des lois sur la réforme des retraites, notamment pour dénoncer la violence de ce texte. Et ils rivalisaient de mots pour faire cela.

1:36
Locuteur 2

Vous vous radicalisez. Vous êtes aujourd'hui dans un extrémisme pour imposer cette réforme contre un corps social qui n'en veut pas, que vous brutalisez. La France, aujourd'hui, elle aurait besoin de douceur. Elle aurait besoin de tendresse.

1:50
Locuteur 7

Vous êtes dans une fraude. Les Français vous ont vu tout au long de la discussion budgétaire utiliser dix fois le 49-3. Vous le dégainez comme vous dégainez un revolver. Et bien maintenant, avec le 47-1, vous continuez avec le braquage et l'escroquerie.

2:03
Locuteur 3

Le braquage, moi, je dirais plus simplement l'arnaque. On a encore 5 683 amendements à traiter. Ça fait 218 par heure. Ça fait 3,5 par minute. Ça fait un amendement toutes les 16 secondes. Vous voyez bien que là aussi, vous êtes en train de piétiner le Parlement.

2:19
Locuteur 5

Je pense que la vie devrait s'inviter dans cette commission parce qu'on ne peut pas parler que de chiffres et de techniques. Ce dont il s'agit là, c'est du corps des gens.

2:27
Invité

Les membres de la NUPES qui réclament de la douceur et qui dénoncent la violence le matin la promettent pourtant l'après-midi. Notamment le député Stéphane Jumel qui a beaucoup fait réagir en remettant sur la table les possibles coupures de courant des élus.

2:40
Locuteur 1

Ne croyez pas qu'on va laisser les Français s'en prendre plein la tronche et ronronner comme des chats sur des grands fauteuils rouges. Non, nous allons faire rentrer la colère ici en commission. Nous allons faire rentrer la colère dans l'hémicycle. Et nous espérons bien que la colère enfle dans la rue, dans les usines, dans les services publics pour bousculer cette mauvaise réforme. On a envie de vous bousculer jusqu'au point de retirer cette réforme. Donc faites-vous à cette idée-là. Si on vous coupe le judo 3 heures dans vos permanences, je ne veux pas vous entendre pleurer. Si on vient toquer à vos portes pour vous expliquer la mauvaise réforme, vous ne viendrez pas pleurer.

Nous assumons le fait d'être en résistance face à des projets comme ceux-là, parce que la résistance, c'est notre ADN.

3:22
Présentateur

Bonsoir Richard Ramos. Bonsoir. Député Modem du Loiret, vous faites partie des 7 élus de la majorité présidentielle qui ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils ne voteront pas en faveur de la réforme des retraites en l'État. Votre sentiment d'abord sur les premiers débats très animés aujourd'hui en commission parlementaire. Braquage, excroquerie, répondre à la violence par la violence, que les élus ne s'étonnent pas sur leur couple courant. Dans leur permanence. Merci. C'est au cœur d'un débat constructif ça ?

3:52
Invité

Oui, ça ne va pas être simple. Et puis j'ai connu, j'ai co-signé beaucoup d'amendements avec Sébastien Jumel. Je suis allé défendre les petits pêcheurs à Dieppe avec lui. Sébastien, je l'ai connu plus inspiré. Il a dit des choses intéressantes sur le travail et la valeur travail. Là, il exagère. On ne peut pas aller cibler des élus de la République et savoir comment on va leur couper, etc. Il y a des familles derrière. Donc ça, je pense qu'il a été trop loin. Mais je l'ai dit et je le répète, on est sur une poudrière sociale et c'est possible. Ça fait des mois que je le dis et que cet texte-là peut être la mèche qui va allumer cette poudrière.

4:24
Présentateur

Est-ce que vous pensez, comme le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, que la NUPES bordélise le pays et le débat ?

4:30
Invité

Alors, la NUPES, c'est très compliqué. Oui, quand ils mettent 6 000 amendements, c'est en partie pour faire de l'obstruction. Donc oui, Gérald Darmanin a raison. On a l'habitude, avec la NUPES, mais la NUPES met attention une partie. C'est-à-dire, je dirais LFI. On a aujourd'hui des gens, notamment les communistes, vous savez, qui sont sur le texte. La NUPES, ici, ils sont dans le contexte. Les communistes sont beaucoup plus sur le texte. Et donc avec eux, il va falloir défendre les travailleurs.

4:57
Présentateur

On voit que le ton, quand même, est franchement monté d'un cran. Est-ce que ce n'est pas un peu la faute, aussi, peut-être, d'Elisabeth Borne, qui assure que le report de l'âge de départ n'est plus négociable ? Et elle dit ça à la veille du premier examen de la loi à l'Assemblée. Ça a peu de chances d'apaiser le débat et la poudrière sociale dont vous parliez.

5:15
Invité

Oui, et puis il y a quelque chose que toutes ces têtes d'œufs à Paris, là, moi je suis un élu rural.

5:19
Présentateur

C'est une tête d'œuf, Elisabeth Borne.

5:19
Invité

Non, non, mais c'est les technos, là, derrière. Il raconte à tous les députés de la majorité qu'il faut faire preuve de pédagogie. C'est des conneries, la pédagogie. La pédagogie, c'est dire, j'ai raison, vous êtes des cons, les Français, je vais vous expliquer pourquoi j'ai raison. Il faut faire avec. Il ne faut pas faire preuve de pédagogie. Il faut aller sur le territoire avec des gens qui vous disent, par exemple, j'ai voté pour vous, mais là, je trouve ça injuste. Qui vous dit ça ? Les seniors. Les seniors, qu'est-ce qu'ils nous disent ? Ils nous disent, entre autres, j'ai 50, 55 ans, moi j'ai travaillé toute ma vie.

Puis on entend le petit couplet, vous avez donné des gens qui ne sont pas levés, que vous avez aidés. En gros, les assistés. Même si c'est des gens qu'il faut être assistés. Et moi, qui ai travaillé toute ma vie à 50 ans, 55 ans, on va me virer de ma boîte, parce que j'ai fait les cours du soir, j'ai bien travaillé, et je vais me retrouver à 55 ans au chômage. Il y a quelques mois, vous m'avez enlevé un an de chômage, et maintenant vous allez m'expliquer que vous allez me repousser la retraite, donc je vais terminer au RSA. C'est ça qu'on entend. Et des gens qui avaient voté Emmanuel Macron et qui avaient été, pour moi... Et qui vous disent, si vous continuez à faire... C'est fini, M. Ramos.

C'est fini, M. Ramos. Mais moi, pourquoi j'ai dit qu'en l'État, je ne voterai pas ce texte-là ? Parce que c'est injuste. C'est très injuste.

6:29
Présentateur

Donc vous proposez, par exemple, des mesures coercitives pour les entreprises, une sorte de malus, si elles ne s'engagent pas pour l'emploi des seniors. Oui. Mais ça, il y a des chances que le gouvernement accepte ce genre de proposition ?

6:41
Invité

Il faut qu'il l'accepte. On ne peut pas faire une réforme aussi importante qu'une réforme de société contre les Français. Et l'une des difficultés qu'on a au Parlement, dans ce que vous avez vu, c'est que beaucoup de gens sont déjà en 2027, quels que soient les bords. Je veux dire, on ne s'occupe pas de la vie des Français. On est à savoir si je dois avoir un positionnement un peu à droite, si les LR... Mais ils s'en foutent, les gens. Les gens, ils ont travaillé, ils se sont levés le matin, ils se disent, voilà. Et donc, je le dis et je le répète, on a eu aussi quelque chose ce week-end qui m'a déplu. Comme M. le maire, le ministre, je suis dans la majorité présidentielle.

7:15
Présentateur

Oui, il appelle la majorité à l'Assemblée nationale à faire bloc. Quand on appartient à une majorité, on soutient les propositions qui faisaient partie du projet présidentiel. C'est vrai que c'est le moment de faire bloc.

7:24
Invité

Alors, ça veut dire quoi ? Vous savez, au moment de législative, il y a des députés qui ont signé un papier comme quoi ils s'engageaient à être d'accord avec tout. D'abord, je ne l'ai pas signé. Mais comment ? Et si on ne le faisait pas, on serait des traîtres ? Qu'est-ce qu'il nous raconte, Bruno Le Maire ? C'est parce que lui-même a quitté quelques jours avant. Il était avec Sarkozy, il a été ailleurs. Mais non, on est... Moi, je ne suis pas le représentant du gouvernement. Je suis d'abord le représentant du peuple français. Si quelque chose, le peuple français me dit, c'est une chance de nous avoir pour Mme Borne. Je ne suis pas un frondeur. Je veux que son gouvernement réussisse.

7:55
Présentateur

Ça ressemble un peu quand même à un début de seconde.

7:57
Invité

Mais non. Écoutez, regardez cette émission auquel d'ailleurs on mange. Pourquoi ? Parce que qu'est-ce qu'on mange ? On mange pourquoi ? Parce que c'est la vie quotidienne des Français. Il faut écouter les Français. On ne peut pas faire une réforme sans ça. Et le gouvernement, si le gouvernement n'écoute pas les Français, alors... Et je vous le dis, quand on est dans une petite commune, quand on a un projet municipal, les gens souvent ne sont pas d'accord. Mais en tout cas, si on a fait des réunions publiques, qui ont fait qu'on a d'abord commencé par écouter, même si on fait quand même, ils veulent bien qu'on fasse, même s'ils ne veulent pas.

Ce qu'ils ne veulent pas, c'est qu'on ne les écoute pas, qu'on arrête de leur dire, on va vous expliquer. Et on va nous faire un petit déjeuner.

8:36
Locuteur

Et on va nous faire un déjeuner. Et on va nous faire un déjeuner.