L'édito de Mathieu Bock-Côté : «Audiovisuel public : haro sur Charles Alloncle»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Mathieu Bock-CôtéFait
« le biais, le caractère militant de l'audiovisuel public, le fait que globalement il soit orienté à gauche est une chose, je dirais documentée, reconnue et qui va de soi »
- 3:00Mathieu Bock-CôtéFait
« une partie du milieu de l'audiovisuel en général, les sociétés de production, de grands animateurs, des grandes figures, tout un réseau s'engraisse à même l'argent de l'État »
- 5:00Mathieu Bock-CôtéFait
« Des gens cherchent à me rencontrer, m'appellent ou contact mes proches pour faire passer le message qu'il vaut mieux que je ne pose pas de questions embarrassantes »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors, c'est une histoire fascinante et euh il faut lire le dernier numéro de l'incorrect avec la une Charles Long qui fait un j'accuse sur l'audiovisuel public pour voir de la de quelle manière il aura lui-même compris en fait comment il aura vécu cette expérience de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Alors le point de départ qu'on se comprenne bien, la critique de ce système ne date pas d'hier. Elle est inscrite dans le temps, le biais, le caractère militant de l'audiovisuel public, le fait que globalement il soit orienté à gauche est une chose, je dirais documentée, reconnue et qui va de soi so revendiqué même, mais on y reviendra dans un instant.
J'ajouterai que ce n'est pas une exclusivité française. Regardez la BBC, regardez Radio Canada, regardez la RTBF, partout l'audiovisuel public est un monstre bureaucratique idéologiquement orienté en fonction des exigences du progressisme. Ensuite, comme il y a 50 Shades of Gray, il y a 50 Shades of Progressivism.
Donc, il y a 50 nuances de progressisme. Il y a le progressisme tendance et défi, il y a le progressisme macronien, le progressisme centriste, le progressisme révolutionnaire. Mais c'est à l'intérieur de ce spectre que se déploie l'idéologie de l'audiovisuel public.
Par ailleurs, on voit et on l'a vu cette semaine et je pense qu'il faut le dire, à quel point ce système a une capacité à produire du faux. À produire du faux. La séquence dont on a beaucoup parlé sur C News euh ces derniers jours, c'est-à-dire la mise en procès, l'accusation de racisme contre Ces news à partir de d'un récit contrefait, d'un récit faux, d'un récit fabriqué, d'un récit qui relève de la propagande soviétique.
On peut dire que plusieurs une partie de l'audiovisuel public a joué un rôle dans la publication, dans la fabrication du faux qui a culminé aujourd'hui. On l'a vu dans une manifestation à Saint-Denis contre le racisme qui était dans les faits, dans leur esprit, une manifestation contre C News parce qu'ils se sont convaincu les manifestants que ces news é une chaîne raciste. Donc là, ils le répètent en boucle et ils sont persuadés qu'il y a en news un corps étranger qui serait dangereux, qu'il faudrait arracher à la nation comme une tumeur.
Et on comprend que dans leur esprit, ces news et cette chaîne monstrueuse. Et qu'est-ce qui leur qui leur a mis ces idées dans la tête ? Sinon, toute une partie du complexe médiatico-politique porté essentiellement par l'audiovisuel public.
Ensuite, quand on parle de la ligne de l'audiovisuel public, c'était l'enjeu au début, c'était le manque de neutralité, c'était l'orientation idéologique. Ça c'est ça se pose sur plusieurs registres. C'est pas simplement dans le choix des éditorialistes par exemple quand on regarde qui sont les éditorialistes mis de l'avant, qui sont les humoristes mis de l'avant, qui sont les présentateurs d'émission mis de l'avant, mais c'est aussi quelquefois dans le choix des interviews, des interviews.
J'irai presque de de deux manières. Pour le choix de l'éditorialiste, imaginez par exemple si Georro Leun ou Charlotte Dornelas remplaçait Patrick Cohen sur l'individuel public, pourquoi ne le ferait-il pas ? serait tout aussi intéressant, peut-être même plus, soyons honnête, mais on sait que c'est inimaginable de les voir dans cette position.
Pourquoi est-ce que c'est inimaginable ? parce que l'un est accordé idéologiquement avec le régime, c'est un homme intelligent, je dis pas le contraire mais il il est bien qu' il croit ne pas avoir de biais idéologique. Bon mais ça le concerne mais il est en harmonie avec l'audiuel public ce qui n'est pas la même chose probablement pour une Charlotte Dornellas ou un Jeffroid le jeune.
De la même manière vous avez peut-être vu je crois c'est ce matin ou hier matin un entretien sur France sur France info avec Bali Bagayoko qui était mené par Camille Vigong le côte. Alors une interview de Camong le côte, c'est pas comme une interview menée par Louis Dragnel ou par Arthur de Vatrigan par exemple. Donc par madame est une ferme intelligente.
Encore une fois, je pense qu'on peut reconnaître qu'elle a une orientation idéologique marquée ne serait-ce que dans l'utilisation abusive qu'elle fait du concept d'extrême droite souvent et elle pousse dans le cadre de son interview à la fermeture de ses news. C'est un militantisme explicite. Encore une fois, je ne la je conteste pas la valeur de son travail en sens ça la concerne.
Mais je dis il y a une orientation. Arthur aa mené une autre interview politique ce matin et Louis Dragnel aussi. Donc dans leur choix, ils témoignent de leur de leur de leur orientation idéologique.
Mais ce qui est intéressant avec cette commission, c'est que finalement ce qu'on constate c'est que l'audiuel public se contrefich qu'on lui fasse remarquer qu'il a un biais idéologique. Madame Van disait "Nous sommes progressistes, pas grave France". Tout le monde en fait, ils assument le fait d'être militant faut le comprendre.
Ils assument cette orientation idéologique, ils sont dans une logique de rééducation et pour cela, Charles Lonc n'aurait pas été accusé. Pourquoi Charles Lonc est-il aujourd'hui la cible d'une campagne de destruction massive ? Parce que il a nommé quelque chose d'autre.
Il a nommé comment une partie du milieu de l'audiovisuel en général, les sociétés de production, de grands animateurs, des grandes figures, tout un réseau s'engraisse à même l'argent de l'État. On dit pas que c'est légal, on s'entend bien. On dit qu'on est devant un système légalisé où une partie, une toute petite partie, une toute petite élite, une toute petite aristocratie d'ancien régime s'engraisse à même l'argent public à travers l'audiovisuel public.
Et ça, c'est des revenus immenses, c'est des stratégagèmes juridiques qui permettent de normaliser tout ça. C'est un écosystème, c'est une noblesse d'État, c'est une forme de parasitage collectif comme si le bien public était fait pour être pillé. D'ailleurs, c'est je peux me permettre, c'est la fonction du bien public que d'être payé.
L'État ramasse de l'argent dans les poches de chacun et permet ensuite à ses amis de se servir. Et pour avoir cherché à nommer ce système, Charles Loncle a été la cible de pression à ses vives. Dans l'incorrect, on lui pose la question : "Avez-vous subi les pressions des menaces plus personnelles ?" et il répond presque chaque semaine avant les auditions importantes.
Des gens cherchent à me rencontrer, m'appellent ou contact mes proches pour faire passer le message qu'il vaut mieux, que je ne pose pas de questions embarrassantes, que je ne mette pas en difficulté certaines personnalités particulièrement influentes qui pourraient un jour m'être utile ou bien pire user de leur réseau et moyens pour me détruire. Donc ce qu'on comprend et là c'est l'élément central, il est possible que ce rapport soit enterré. Le rapport de cette commission, il est possible qu'il ne voit jamais le jour.
Donc tant d'informations accumulées, des réflexions accumulées par l' par le travail de parlementaire, il serait possible que tout ça soit censuré finalement sur le mode "Ça n'a jamais existé. Encore une fois, n'y a-t-il pas quelque chose là-dedans de soviétique ?" Dans l'incorrect, Charlin Loncle affirme avoir été euh victime d'une stratégie de décrédibilisation.
Est-ce vraiment le cas ? Mathieu Bocoté ? Ah, on l'a vu cette semaine avec des oligarques de passage qui avaient la volonté explicite de l'humilier.
Alors faut comprendre était qu'est-ce qui s'est passé cette semaine notamment puis je pense qu'est-ce qui s'est passé tout au long de cette commission ? On a vu un pouvoir qui ne tolère pas d'être exposé. Le pouvoir, le système médiatique et les intérêts économiques et financiers qui y convergent ne tolèrent pas d'être exposé.
C'est un pouvoir qui est à l'abri du regard public. Et lorsqu'on nomme ce pouvoir, il réagit de manière indignée. Il demande "Mais qui sont ces guux qui osent aujourd'hui me critiquer ?
Qui est ce petit député Freluquet qui ose aujourd'hui nous critiquer ? Qui est ce Charles Henry, si j'ai bien compris, qui ose aujourd'hui nous critiquer ? Donc là, on a eu droit à une séquence de mépris exceptionnel où on le traitait comme un plou, un bous, un malpropre, un infréquentable, un édenté, un sendant, aurait dit un ancien président.
On le traite de la manière la plus atroce pour le décrédibiliser pour que peu importe ce qu'il dira sera souillée. Qu'est-ce qu'on a vu à travers cette séquence ? C'est ce que j'appelle en je presque donner raison à Marx.
C'est une structure de pouvoir en deux temps. Che Marx Ah oui, Marx c'est pas exactement mon ami mais c'est un homme intelligent. Marx disait il y a l'infrastructure et la superstructure dans une société.
Donc l'infrastructure c'est les rapports de pouvoir économique sociaux. La superstructure c'est on pourrait dire le cadre politique et juridique qui les encadre. Mais qu'est-ce qu'on a vu ces derniers temps ?
On a vu finalement la superstructure de politique chercher à contrôler l'infrastructure. Des politiques qui normalement se couche, qui normalement se taisent, qui normalement espèrent eux aussi avoir droit à la gamelle. Et bien des politiques ont dit non instant, vous allez justifier votre pouvoir.
Vous les oligarques, vous les mandarins, vous les autres figures qui tenaient ce pouvoir de l'état profond audiovisuel. Et ben qu'est-ce qu'on a vu ? une volonté d'anéantir ceux qui osaient poser quelques questions.
Je trouve que c'est assez intéressant de voir quand le pouvoir clérical, spirituel religieux, économique qui est nommé, j'entends de cet état profonde du visuel public, il réagit comme s'il était indécent qu'on ait osé le questionner. Ensuite, je me permettrai une réserve sur la manière dont a fonctionné la commission qui me semble importante. Souvent, ceux qui l'apportaient publient sur les réseaux sociaux, par exemple, seulement leurs questions, pas la réponse.
Ça, j'ai toujours trouvé que c'était inadéquat et mal fait. Si vous voulez mener un travail d'enquête jusqu'au bout, proposez la question. Mais la question sans la réponse, c'est une logique d'inquisition.
La question avec la réponse et là, ça permet d'avoir un bon état d'esprit de ce dont il est question. Je pense que c'était la faille de cette commission que une mise en scène de l'enquêteur en oubliant quelquefois de donner la parole à celui qui quand même avait droit de réponse. À la lumière de cette commission, Mathieu Becoté peuton en venir à la conclusion que l'audiovisuel public est irréformable.
Oui oui oui. Moi je pense qu'il faut le dire. Et il est irréformaable, pas parce qu'il y a pas des bonnes personnes là-dedans, je précise, il y a on en connaît, il y a des gens l'individuel public qui font un travail remarquable, des gens de qualité, des gens de grande valeur qui sont dans cette structure et je ne le conteste pas un seul instant.
Ce que je dis simplement, c'est qu'on est devant une masse bureaucratique irréformable. On est devant une masse bureaucratique qui n'est pas faite pour être réformée. Donc, vous décideriez de changer tous les cadres.
Vous changeriez ensuite toutes les étages de l'administration. En dernière instance, la structure n'est pas faite pour être neutre. Elle n'est pas faite pour être neutre.
Elle est faite oui en fait elle est dans une logique de vampirisation des ressources de la société. Elle est dans une logique d'encadrement moral sur le mode clérical, sur le mode religieux sur le mode la prescription morale en toute circonstances. Donc on ne peut pas le réformer.
Je dis pas qu'il faudrait pas qu'il reste un bout d'audiovisuel public à la fin hein. Moi je j'ai rien contre l'idée qu'il y a quelque chose comme un espèce de mini service d'information généralisé et puis avec Arté pourquoi pas parce qu'ils font du bon travail de temps en temps. Je trouve ça beau.
Mais sur le fond des choses quand on est devant un service de propagande ça cause problème. Et je me permettrai de terminer cette réflexion avec trois éléments. La droite l'extrême centre et la gauche ont pas le même rapport aux médias.
Ça, je pense qu'on le constaté dans la présente séquence. La droite exige des médias du pluralisme. Elle a été tellement longtemps absente qu'il lui suffit d'être entendu pour se croire dominante.
Le centre réclame la défense de l'état de droit. Donc chasser tous les extrêmes pour avoir un débat dans l'entre soi. Et la gauche exige de faire un travail de rééducation permanente de la population qui si on la rééduquait pas risquerait de basculer toujours dans les sentiments les plus atroces.
Je pense que cette commission aura été une expérience collective intéressante. Reste à voir ce qu'on en tirera.