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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 mai 2025 25 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieImmigration & asileInstitutions & élections

Nicolas Mayer-Rossignol : « Il n’y aura pas d’alliance du PS avec la direction de LFI »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Emmanuel Macron a réussi à attirer les investisseurs étrangers dans notre pays ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Comment vous avez réagi à la lecture des conclusions du rapport sur le scandale des eaux en bouteille ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites de la tribune de quatre maires LR demandant l'interdiction des mariages d'étrangers en situation irrégulière sous OQTF ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que le texte sur la fin de vie va dans le bon sens ?

  • 11:01OuverteRéponse partielle

    Vous êtes pour la proportionnelle ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la campagne du PS passe sous les radars ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:20Nicolas Mayer-RossignolFait
    « C'est un rapport très sérieux qui montre une forme de scandale d'État. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Nicolas Mayer au Signol, merci d'être avec nous Maire Deouan, premier secrétaire délégué du PS et vous êtes candidat au poste de premier secrétaire. On va on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesser Redon du groupe HBRA, les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice.

Bonjour. Bonjour. Bonjour.

On va évidemment parler du PS mais d'abord l'actualité c'est notamment ce sommet TF France qui a eu lieu hier. plus de 20 milliards d'investissements nouveaux, 37 milliards d'investissements au total et près de 13000 emplois à la clé. Est-ce qu'Emmanuel Macron a réussi à attirer les investisseurs étrangers dans notre pays ?

J'en suis pas absolument certain. C'est c'est toujours positif qu'il y ait des investissements. Il faut qu'il tiennent dans la durée.

Moi, je suis maire d'un territoire industriel, donc je vois très bien comment ça se passe. En plus, j'ai personnellement travaillé dans dans le privé et dans l'industrie. Ça ruisselle pas dans notre territoire ?

Pas suffisamment. et on prend pas suffisamment le virage des nouvelles technologies liées à la décarbonation notamment. Alors, il y a des choses qui sont faites hein, je veux pas être caricatural.

Euh les investisseurs, ils attendent de l'efficacité. Ce qu'ils nous disent en général et là il y a un manquement aujourd'hui de l'État, c'est pas une attaque, c'est simplement un constat, c'est qu'il faut qu'on puisse donner des réponses plus vite, plus claires. Je vous donne des exemples très précis.

Quand un investisseur veut monter une usine par exemple, il faut qu'il ait un terrain. Et souvent on a des terrains mais ce sont des friches qui sont des friches pollué. Il faut les dépolluer plus vite.

Il faut qu'on ait des terrains qui soient prêts à l'emploi. Sinon, vous savez ce qui se passe sur les territoires, bah vous avez des friches polluées qui restent des années, des années, des années ou alors on va aller couper des arbres ou prendre des terres agricoles, ce qui est évidemment un non sens. Donc il y a des choses positives mais on doit faire beaucoup mieux sur l'efficacité pour donner des réponses claires sur les territoires pour les investisseurs.

Moi j'ai un exemple chez moi, hein, Chapelle d'Arblé. On attend toujours une réponse. On attend toujours une réponse.

Le président de la République a fait une réponse bah d'attente justement à la télévision alors que tout est prêt. Tout est prêt. J'ai même temporairement nationalisé cette usine, enfin nationalisé, préampté via la métropole ranaise.

C'est un exemple magnifique d'économie circulaire. Les salariés, les syndicats jouent le jeu. On a un repreneur qui est déjà présent en France.

Enfin vraiment, il ne manque plus que le feu vert de l'État. J'espère, j'espère, j'espère que le ministre et le président de la République vont donner leur feu vert maintenant. Il a été interrogé sur ce sujet mardi dernier, c'était sur TF1 par la secrétaire générale de la CGT Sophi Binet.

Il a pas répondu à la question. Est-ce que vous avez compris pourquoi le chef de l'État n'a pas répondu et pourquoi il l'état ne donne pas son feu vert ? Non, effectivement, il a pas répondu sur le fond. où il a dit euh je peux pas vous répondre, j'ai pas la réponse mais on lâche pas.

Bon ben on lâche pas, on lâche pas. Ça fait des années et des années que les salariés ne lâchent pas. Bah il faut que l'État prenne sa décision en fait.

Vous savez dans dans les les choix industriels, c'est aussi une question de volontarisme. À un moment, je vais vous dire comment ça se passe, hein. Les salariés là, ils sont alignés.

Les syndicats sont parfaitement constructifs, on a un projet industriel magnifique. C'est c'est vraiment le cœur de l'économie circulaire. Chapelle d'arblé.

Si ça c'est pas de l'économie circulaire, c'est le recyclage de papiers pour à peu près un/3 des Français. Donc c'est énorme. Et si vous avez pas cette usine, vous savez ce qu'on en fait de vos papiers recyclés, bah on les brûle, on les envoie en Belgique, en Allemagne, ce qui est évidemment un non sens.

Donc tout colle, mais il faut appuyer sur le bouton, il faut du volontarisme politique. Il faut un peu d'investissement de l'État avec les collectivités. C'est pas énorme hein, on parle de 5, 10, 20 millions d'euros, c'est pas plus que ça.

Il y a d'autres sujets qui coûtent beaucoup plus d'argent et ce sont des centaines et des centaines d'emplois à la clé. Ce que j'essaie de montrer à travers cet exemple, c'est que avec du volontarisme politique, on l'a fait localement, on peut arriver à avancer en réconciliant écologie et économie. Et c'est ça l'avenir et c'est ça probablement qui manque dans la vision économique du territoire pour le pays.

Réconcilier écologie, économie et pas opposé. L'autre actualité, c'est le Sénat qui a donc remis hier son rapport sur le scandale des eaux en bouteille. Selon ce rapport, l'État aurait volontairement dissimulé des traitements illégaux de certaines eau minérales.

Ce serait plié aux exigences des lobby en donnant notamment des instructions aux agences régionales de santé. Comment vous avez réagi à la lecture des conclusions de ce rapport ? On est on est à Bassourdi.

Alors, je vais être honnête, moi je je n'ai pas participé à ce travail directement, mais je voudrais saluer le travail des parlementaire, en particulier d'un ami qui est qui est le sénateur Wiizzy évidemment, Alexandre Wiizzy qui est socialiste, qui est le rapporte voilà et qui travaille sur ce sujet de depuis longtemps et qui fait un travail remarquable avec l'équipe évidemment. Euh c'est un choc parce que c'est un rapport très sérieux qui montre une forme de scandale d'état. Il faut appeler un chat un chat. quand vous avez des informations qui sont cachées et quand vous avez des décisions ou des rapports d'état ou d'agence de l'État, je pense aux agences régional de santé qui sont transformés sous la pression des lobby parce que c'est de ça qu'il s'agit, c'est très grave.

Qu'est-ce que vous attendez du coup des suites de ce rapport ? Des sanctions, la transparence, la sécurité et effectivement des sanctions notamment contre Nesley ou contre certains membres du gouvernement. La transparence d'abord pour que le gouvernement s'explique parce que c'est une affaire qui date d'au moins 2022 si je dis pas de bêtises.

La sécurité parce que c'est un enjeu de sécurité sanitaire quand même et les Françaises et les Français légitimement qui achètent ces bouteilles sont en droit d'avoir des réponses à leurs inquiétudes et puis des sanctions. Alors il faut faire attention parce que il y a des sites industriels donc il y a aussi des questions d'emploi. On l'a entendu tout à l'heure sur votre antenne et c'est évidemment moi aussi je suis extrêmement attaché.

Les vous savez les premières victimes dans ces dans ces cas-là, ce sont aussi les salariés des usines parce qu'ils ont peur pour leur emploi. Donc il faut absolument que l'État soit au niveau de ce qui ressemble à un scandale d'État. Autre sujet, c'est une tribune ce matin dans le journal Le Figaro quatre maires dont Robert Ménard et le maire à LR de Valence, Nicolas d'Aragon qui demande l'interdiction des mariages d'étrangers en situation irrégulière sous OQTF.

Je les cite, il est inacceptable que des maires soient contraints par la loi d'unir des personnes dont la présence sur le territoire est illégale. Qu'est-ce que vous dites de cette tribune ? Ah, je je suis toujours euh const on utilise en réalité les sujets liés à l'immigration pour faire soit des campagnes électorales, soit de l'instrumentalison et en tout cas pour ne rien régler des sujets.

Le sujet de l'immigration est un vrai sujet qu'il faut aborder au bon niveau. D'ailleurs, j'en profite même si c'est pas exactement votre question mais pour le dire, ça se règle au niveau européen cette question là. Tant qu'on aura pas une politique européenne intégrée sur les questions d'accueil d'accueil digne de sauvetage en mer notamment et aussi de régulation de l'immigration, on n'avancera pas.

Mais sur les EQTF particulièrement, est-ce que vous ça vous dérange pas de marier des personnes qui sont frappées de QTF ? Mais il y a une loi. Moi ce qui me dérange c'est quand les les maires disent "Moi, je ne je ne veux pas".

Ça me rappelle d'autres situations qui sont pas comparable mais sur la philosophie c'était la même chose sur le mariage pour tous où des mes disaient "Moi, j'applique pas la loi" et la loi s'applique et on doit appliquer la loi de la même façon partout. Qu'est-ce que c'est que cette histoire que des mes tout d'un coup diraient "Bah la loi moi je l'applique pas, si on commence comme ça, on va aller loin." Oui.

Mais là, ils disent c'est contradictoire parce que leur présence sur le territoire est illégale mais on nous demande de respecter la loi en les mariant. Oui, mais réglons le sujet de de la situation sur le territoire de personnes en situation irrégulière. Qu'est-ce qui se passe en réalité aujourd'hui ?

C'est que vous avez énormément de personnes qui euh font des demandes de régularisation avec des dossiers qui attendent qui attendent. Et en réalité, vous avez, moi je fais pas d'idéologie, je vous dis les choses de manière très précise. Je suis maire d'une ville qui est confrontée à ce sujet comme partout.

Et en réalité, vous avez tout un tas de situations de personnes qui en réalité ne posent aucun problème, qui travaillent, qui cotise parce que là ça pose pas de problème qu'elle cotise hein. Plus personne ne vient dire "Ah ben elle devrait pas cotiser." On est bien content qu'elle cotise.

On est bien content qu'elle contribue à la richesse du pays sur des métiers souvent en tension, boucherie, charcuterie, hôtellerie, restauration, services à la personne très tôt le matin, très tard le soir. Pas de casier judiciaire, pas de problème d'intégration et on instruit quand même des dossiers de QTF et cetera. Donc commençons par, je vais le dire simplement, régularisons par le travail, par le travail les personnes qui ne posent aucun problème.

Déjà, on va diminuer la charge administrative et à l'inverse, concentrons-nous sur les situations qui sont délictuelles qui posent problèm. Il y en a hein, drogue, stupéfiant, éventuellement problématique de terrorisme et concentrons-nous là-dessus. Mais en réalité, on fait travailler dans les préfectures, dans les services des ministères, dans les tribunaux, des fonctionnaires pour plein de dossiers qui n'aboutiront pas vraiment en réalité.

On embête, pour pas dire autre chose, des gens qui ne posent pas de problème et on vient fragiliser l'économie. Vous savez moi qui sont les principaux soutiens pour des personnes sous OQTF dans mon territoire, c'est les patrons de PME de la boulangerie, de la charcuterie du coin qui disent "Mais pourquoi vous venez embêter mon employé qui pose aucun problème et vous allez m fragiliser mon entreprise Donc vous voyez, je fais pas d'angélisme, je dis juste que il faut se concentrer sur les vrais problèmes et les personnes qui posent de vrais problèmes et régularisons ceux qui pose pas de problème et qui travaillent et qui demandent qu'à s'intégrer. Autre sujet, c'est la fin de vie.

Le texte est actuellement en examen à l'Assemblée nationale. Samedi, les députés ont approuvé la création d'un droit à l'aide à mourir avec auto-administration d'une substance létale. C'està-dire que seules les personnes qui sont en incapacité de le faire pourront avoir recours à un médecin ou à un infirmier.

Est-ce que le texte va dans le bon sens ? C'est un sujet qui est très profond, très grave et il est très clair, là encore, c'est l'éluc qui parle que nos concitoyens attendent une évolution de la loi. De ce point de vue-là, je voudrais saluer le travail parlementaire.

D'ailleurs, j'en profite pour dire je suis pas sûr qu'un référendum sur ces questions-là qui sont des questions délicates soient forcément la meilleure approche. En réalité, le ce que dit le chef de l'État que si ça bloque au Parlement, il proposera un référendum. Pour vous, c'est pas la bonne solution.

Ben, je crois pas que ça bloque au Parlement. Je pense qu'il faut un temps de débat et qu'il y a un travail, si j'ose dire, de précision euh législative. Je pense à ce que fait Jérôme Gedge, par exemple, il y a beaucoup d'autres parlementaires qui travaillent sur le sujet, mais Jérôme fait un travail remarquable sur ces questions-là parce que il y a des situations humaines qui sont différentes et qu'il faut être précis et chaque mot compte.

Et donc, je pense qu'un travail parlementaire est plus pertinent dans ces cas-là que un simple entre guillemets référendum. Ce qui est cas là. Oui, tout à fait, tout à fait.

Non non mais je je suis pas en train de critiquer, je dis que c'est bien qu'il y a un bon travail parlementaire et qui s'appuie réellement vous dites que c'est pas un sujet de référendum. Voilà plus je pense plutôt et qui s'appuie aussi sur le travail de la convention citoyenne. Maintenant je je me permets quand même de dire que ça fait longtemps que il faut quand même pas faire de langue de bois. une partie du gouvernement et pas des moindres était plutôt hostile, l' toujours et que c'est sous la pression à la fois des citoyens, des associations et de certains parlementaires que les choses avancent.

Maintenant, il est temps de conclure parce qu'on a besoin de cette loi. Oui, ça va plutôt dans le bon sens. Est-ce que ce sera parfait ?

Non, sans doute parce qu'on verra à l'usage que il y a des situations qui n'auront peut-être pas été bien appréhendées. Mais je le dis au président de la République et au premier ministre, maintenant il faut avancer. et faites confiance aux parlementaires et avançons.

Fabrice, on dit un mot de la proportionnelle. Oui, puisque le Parti socialiste notamment sera reçu à Matignon dans le cadre des consultations sur la proportionnelle. Vous êtes pour la proportionnelle, la mise en place de la proportionnelle.

Ah, c'est c'est très difficile de vous répondre comme ça. Sur le principe. Oui.

Ouais. parce que le principe est de bon sens que nos représentants euh soient dans une proportion euh fidèle à la réalité démocratique. Qui pourrait être contre ?

Mais une fois que je vous ai dit ça, et je dis pas ça parce que je suis normand, le diable est dans les détails. C'est-à-dire que vous avez plusieurs types de proportionnels. Vous avez le modèle type sénatorial, vous avez les modèles à l'allemande, vous pouvez avoir un découpage infrarégional, départemental, vous pouvez avoir des histoires de doses de proportionnels et évidemment que en fonction de ces curseurs, je vais pas rentrer dans les détails maintenant, euh en réalité le résultat n'est pas du tout le même.

Donc sur le principe d'ouvrir ce chantier, même si c'est quand même pas le plus prioritaire aux yeux des Français, mais enfin bon, pourquoi pas ? Donc pas d'hostilité de principe, mais il faut vraiment regarder dans les détails. Vous y voyez un danger ou pas ?

Il y a toujours un danger, il faut être honnête, il y a toujours un danger quand on modifie un système électoral. Hm hm. Il y a un danger de bah éventuellement de contourner ou de biaiser euh la transparence démocratique.

Et moi, je souhaite que la démocratie fonctionne de la manière la plus transparente et la plus équitable possible. Donc, il faut vraiment que ce travail soit transpartisant. J'en profite pour dire, c'est pas pour être comment dire au trop autocritique, mais j'en profite pour dire qu'on voit sur ce sujet comme sur d'autres que au niveau du Parti socialiste, d'autres formations de gauche ou de droite d'ailleurs aussi, il y a un travail parce que quelle est notre position à nous socialistes là-dessus ?

Bah, il y a plusieurs positions honnêtement à ce jour. Il faut vraiment qu'on ait un travail avec le gouvernement sans doute pour avancer sur le sujet en étant pas naïf qui est pas d'utilisation ou de récupération de ce sujet et aussi en interne chez nous parce qu'il y a des positions différentes. Justement, on va parler du Parti socialiste.

Le Congrès approche dans une semaine aura lieu le premier vote des militants. Alors on a vu le le la campagne des républicains. Ça a engendré un triplement du nombre d'adhésions au sein du parti.

Ça a été une campagne médiatisée. Pourquoi la vôtre elle passe sous les radars ? Pour pour compléter euh ils sont passés de 30 à de 30000 à 120000 euh grosso modo le PS stagne autour de 40000.

Je crois qu'il y a eu 100000 entrées, 10000 entrées, 10000 sorties. Un grosso moto euh il y a plutôt un petit peu moins de 1000 ans qu'il y a quelques années. Oui.

Alors comment ça comment on l'explique ? D'abord je m'en réjouis pas du tout et vous avez raison de poser la question, c'est pas normal. Moi, je veux un GPS, un grand Parti socialiste.

Et le chiffre de 100, il a perdu sa boussoussole le Parti. Quand vous voulez savoir où aller, vaut mie GPS. Voilà.

Et 40000, c'est pas assez. Non, mais en étant sérieux, si vous voulez parler à tous les Français, 40000, c'est pas suffisant. Et vous venez de le dire, les LR, moi je suis de gauche fondamentalement, viscéralement, mais il faut reconnaître que 100000 euh et avec un scruttin euh qui est fait vite.

Bon, enfin, il peut y avoir peut-être des petits débats sur la nature des adhérents et cetera, mais au final euh le vote a lieu, il a lieu en sincérité rapidement et avec un nombre important bon d'électeurs. Donc je veux dire que nous, il faut qu'on ait aussi un scrutin transparent avec un nombre important. Vous avez parlé du débat, je voudrais insister sur ce point.

On a vu le débat chez les républicains. Est-ce que ça a nuit aux républicains ? Pas du tout.

Au contraire, ça a montré un débat. Moi, je suis pas d'accord avec monsieur Rota avec monsieur Voket. Clairement, je pense qu'on a on oscile entre l'extrême droite et la droite extrême si vous voulez mon avis.

Mais ça montre quand même que le débat c'est utile. Et je dois dire que à ce jour, je suis un peu surpris parce que pour ce qui concerne le Parti socialiste, nous avons reçu des sollicitations de la part de plusieurs médias. nous proposant des débats.

Moi, j'ai tout de suite dit oui, bien sûr, avec plaisir. Boris Valot l'a dit aussi et on attend toujours la réponse du premier secrétaire qui semble plutôt, il faut le dire, s'y opposé. Mais qui ben je ne sais pas, c'est pour ça que je suis surpris.

Je je Qui a peur du débat ? Pourquoi est-ce qu'on aurait peur du débat ? Au contraire, vous l'appelez ce matin à un débat.

Ah ben je l'appelle je l'appelle tous les jours à un débat. Je pense que personne au Parti socialiste ne doit avoir peur ou ne doit refuser le débat. C'est un débat dans le respect de de chacun.

C'est pas une question de personne, c'est une question de ligne. Est-ce qu'on veut un parti flou ou est-ce qu'on veut un parti clair ? Moi, je veux un parti qui s'affirme.

Regardez les partis qui sont en dynamique aujourd'hui. Ils ont un leader, une équipe, une ligne politique claire. Moi, je veux un capitaine, un chef d'équipe, une équipe rassemblée parce que il y a un manque de démocratie dans cette campagne.

Non, je dirais pas un manque de démocratie, ce serait trop fort. Mais je souhaite que nous ayons un débat et je je m'étonne qu'à ce jour Boris Valot l' accepté, je l'ai accepté tout de suite aussi et que bah on avance pas et c'est dommage parce qu'on a besoin de retrouver un parti qui s'affirme que nous disent les Français qui nous trouvent pas suffisamment clair. Faut qu'on soit clair sur nos valeurs.

Refuser toute compromission sur les sujets de laïcité de République, refuser tout tabou sur la sécurité, sur l'économie dont on vient de parler et une équipe. Moi, comme premier secrétaire du Parti socialiste, je veux et je ferai travailler tout le monde. Vous savez, des trois candidats, je suis le seul aujourd'hui à être maire et à faire travailler tous les jours et à animer une équipe qui rassemble toute la gauche à Rouan, à la ville de Rouan, à la métropole ranaise et parenthèse, il y a 71 maires quand même donc avec non seulement des socialistes mais d'autres formations de la gauche écologiste, communistes et cetera.

Donc je sais faire ça et on a une équipe avec Hélène Jofroid, avec Gomran, avec Philippe Brun, avec Jérôme Gage renouvelé avec Carole Delga, avec Valérie Rabot. Franchement rassemblons tout le monde mais n'ayons pas peur du débat. Est-ce que Est-ce que votre la position du Parti socialiste à l'égard du gouvernement actuellement est proppice à cette affirmation dont vous parlez ?

Bah bien sûr, justement nous on a fait un choix très clair. Nous sommes dans l'opposition, on a été he contacté pour rentrer au gouvernement. On est nombreux, on a tous refusé, vous l'avez bien noté, nous sommes dans l'opposition, mais nous sommes dans l'opposition constructive.

C'est-à-dire que c'est c'est bien de s'opposer, mais il faut aussi proposer. Quand vous êtes contre, c'est une chose. Mais moi, si je vais dans la rue à Rouan, si je dis je suis contre quelque chose, on dira "A'cord, mais qu'est-ce que vous proposez sur les retraites, sur la sécurité, sur l'économie, sur l'écologie, sur les transports ?" Et la bonne nouvelle, c'est que dans l'équipe que nous portons, des propositions, on en a plein parce qu'on est instruit par cette expérience de terrain.

Il faut que le Parti socialiste retrouve le goût et le lien avec le terrain. Il a les élus locaux, il a les fédérations. Nos militants, ils n'attendent que ça.

Il faut simplement que la direction du parti s'en empare et qu'on travaille en collectif. Est-ce que si vous ou Boris Vallot arrivé 3e du vote de mardi prochain, vous vous allirez pour faire battre Olivier Fort ou pas ? Mais le sujet n'est pas de faire battre Olivier Fort.

On va voir le résultat du scrutin selon toute vraie semblance puisqu'il y aura un second tour. Au second tour, ce se jouera selon toute vraissemblance mais on verra bien entre Olivier Fort ou plus exactement entre les deux lignes que nous incarnons. C'est pour ça que je souhaite qu'il y ait un débat.

Est-ce que Boris Vallot va vous rejoindre ? Bah il faut lui demander à lui. Mais à la fin le vous n'avez pas discuté avec lui ?

Mais on en discute mais ça relève de sa décision et celle de ses amis. Mais ce que je veux dire c'est qu'à la fin il y a un choix qui est très simple. Soit on est satisfait du Parti socialiste ou pas.

Si on est satisfait du Parti socialiste, il y a pas de raison de changer la direction. Nous nous pensons qu'on peut faire, non pas que tout soit nul, c'est pas la question, euh mais on peut faire beaucoup mieux ensemble et surtout faire travailler tout le monde ensemble. Moi, j'insiste là-dessus comme premier secrétaire, je je n'exclurai personne.

Moi, je veux plus de siffler, on a eu des sifflés au Parti socialistes à Blois. Je veux pas qu'on siffle entre camarades socialistes. Donc Olivier Fort aura toute sa place au sein du PS et Boris Vallot et Olivier Fort et tout le monde.

Heureusement, je vous dis, je veux passer de 40000 à 100000. Je veux pas commencer par excommunier, faut qu'on arrête les chapelles. Et et moi j'ai besoin et je souhaite qu'on retrouve cet esprit collectif.

Il y a eu trop de sifflés, trop de querell et trop d'exclusion et d'excommunication. Il y a plus de socialistes à l'extérieur qu'à l'intérieur du Parti socialiste. On peut pas se réjouir de ça quand même.

Est-ce que le premier secrétaire du PS doit être le candidat du PS à la présidentielle ? Non, pas nécessairement. Moi, je suis pas candidat, je suis pas demandeur particulièrement.

J'ai bien vu là aussi sans langue de bois que certains y pensent. Ils ont le droit. C'est pas moi, je juge pas les ambitions personnelles, mais par contre ce qui menavre, c'est que c'est ce ce serait de préampter le Congrès du Parti socialiste à des fins d'ambition personnelles.

Pourquoi je dis ça ? Parce que aujourd'hui nous sommes beaucoup trop faibles. C'est presque franchement un peu ridicule de penser aujourd'hui à une ambition du Parti socialiste alors que toute la gauche toute mouillée, elle fait moins de 30 %.

Faisons les choses par ordre. d'abord retrouver un GPS, des valeurs, une ligne claire, un grand parti socialiste. Ensuite se remettent tous les militants qui n'attendent que ça au travail.

C'est très important. 3è point, les municipales parce que on peut raconter ce qu'on veut. Si on perd les municipales, derrière, il se passe rien hein.

Et c'est avant là, vous l'avez remarqué, ça veut dire quoi perdre les municipales ? C'est si vous perdez des grandes villes. Bah, il y a des villes, il a des villes symboliques évidemment.

Il y a Paris, il y a Lille, il y en a d'autres et puis il y a des conquêtes. Il y a des conquêtes. Moi, j'étais à Limoge il y a pas longtemps, on veut gagner l'imoge et on peut gagner l'imoge.

Il a Saint-Étienne par exemple, il y en a d'autres. Est-ce qu'au municipal le PS ira seul ou est-ce qu'il y aura des alliances à gauche ? Et avec qui ?

Mais il y a toujours eu des alliances à gauche et bien sûr qu'il y aura des alliances à gauche, y compris avec la France insommise dans certain. Par contre, voilà ce que j'essaie de dire, c'est que il y a des compromis pour faire des alliances mais ça ne doit pas être des compromissions et les Français attendent de la clarté. Donc pour nous, c'est clair, c'est net, non pas d'alliance avec la direction de la France insoumise parce que la stratégie politique, il pas d'alliance avec la direction, mais est-ce que sur le terrain, il peut y avoir des alliances dans les municipales ?

Non, mais je vous dis ça parce que je fais la distinction avec les électeurs de la France insoumise. Je parle pas des candidats ou des donc il y aura pas de candidature commune à la FIPS au municipal. Exactement.

Mais mais les électeurs en fait, qu'est-ce qu'on voit sur le terrain ? Je le vois à Rouan partout à Limoge, on avait exactement ce débat aussi. Ce soir, je suis à Bordeaux.

Bon, les électeurs, vous avez des électeurs qui ont cru sincèrement à Jean-Luc Mélenchon par le passé parce que il a du talent, il est charismatique. Voilà. Et puis ils ont vu bah je fais référence au livre Laameute, j'ai vu certaines personnes qui ont été purgées comme François Ruffin, Clémentin ils ont vu un comportement et une façon de faire de la politique qui est en fait de la conflictualisation systématique à outrance et même de la brutal.

Vous êtes premier secrétaire du PS. Si vous êtes premier secrétaire du PS, il y aura plus aucune alliance avec la France insoumise, quelle que soit l'élection, quel que soit le con. Oui, vous avez bien compris.

Par contre, on parle aux électeurs. D'ailleurs, on pourrait le dire aussi pour les électeurs d'Emmanuel Macron qui ont pu croire sincèrement à Emmanuel Macron et qui aujourd'hui ont bien compris que c'était pas une politique de gauche, c'était une politique de droite. Mais on va pas les excommunier, il faut parler aux Françaises et aux Français.

Donc vous les ramenez à vous les électeurs qui sont partis chez Jean-Luc Mélenchon et qui sont partis chez Vous az bien compris. Je veux un grand parti socialiste qui a vocation à à faire partie d'un gouvernement de main pour changer la vie. Moi ce qui m'intéresse, c'est pas de faire des hologrammes ou des tribunes.

Ce qui m'intéresse, c'est d'avoir accès à des leviers publics, des politiques publiques pour améliorer la vie des Français et répondre à leurs attentes. Mais est-ce qu'elle est tenable cette stratégie ? On voit par exemple ce weekend, il y a une élection législative partielle en Sonéloire.

Il y a une candidature PS face à la France insoumise qui avait pas été le cas. Alors le PS a fait deux fois plus que la France insoumise, 16 % contre 8. Voilà, vous avez la réponse.

Aucun des deux n'est au second tour. Oui, mais c'était le cas sur c'est une circonscription qui était très très difficilement gagnable. Mais regardez le score.

Regardez le score. Le candidat LI soutenu d'ailleurs par les écologistes hein sur fait un score deux fois inférieur. Ça prouve bien que quand on s'affirme, quand on est clair sur les valeurs, j'ai appelé d'ailleurs les les candidats qui ont fait une campagne absolument remarquable et c'est prometteur d'ailleurs pour les élections municipales qui arrivent.

Je pense à Monsoléine par exemple euh quand on est clair sur les valeurs, quand on s'affirme, quand on n pas besoin de de faire de la compromission sous prétexte d'accords électoraux, alors oui, ça demande du courage, ça demande des valeurs et c'est vrai qu'il y a un risque électoral, c'est vrai, on va pas le nier, mais c'est aussi la condition la condition des victoires futures parce qu'à force si vous voulez de se dire "Oh, on risque de perdre des postes, on finit par perdre notre âme." Est-ce qu'aujourd'hui votre meilleur candidat c'est Raphaël Luxman ? Non.

On verra. Moi je je sais même pas s'il est candidat d'ailleurs. Puis il est pas socialiste.

Moi ce qui m'intéresse, c'est qu'émerge de cette gauche qui est clair sur ses valeur. C'est quoi les valeurs ? La laïcité, la République, profondément proe européen, social-écologiste, féministe, humaniste.

Des candidatures de talent susceptibles de rassembler suffisamment. Est-ce que Raphael Buxman peut en faire partie ? Peut-être, sans doute, mais il y en a d'autres.

Je pense bien sûr à d'autres personnalités socialistes. Carole Delga, Karim Boamran, pourquoi pas d'autres ? la société civile bah il dira ce qu'il sera des nouvelles de François Hollande c'était ma question justement il avait soutenu Hélène Jaois à Marseille Oui oui ou Hélène Jofro est avec vous aujourd'hui est-ce déduire qu'il est avec vous vousou bah vous il faut l'interroger lui.

Je suis toujours un peu amusé parce que je je vais vous faire une confidence vous pouvez vérifier. Nous sommes trois candidats. Olivier Fort, Boris Vallot et moi-même.

Les trois candidats, je suis le seul à n'avoir jamais travaillé avec François Hollande, n'avoir jamais été ni son directeur de cabinet ni son secrétaire général à l'Élysée. Voilà, c'est tout. Ça veut dire quoi ça ?

Rien, c'est tout. Voilà, c'est mais c'est toujours à moi qu'on pose la question de est-ce que vous avez des nouvelles de François Hollande ? Voilà, c'est tout.

Mais non, mais plus sérieusement, plus sérieusement. Et ce que je viens de dire est parfaitement exact, mais vérifier mais plus sérieusement, je trouve que c'est absurde de nous taper les uns entre les autres. François Hollande est un ancien président de la République sur l'Ukraine, sur la Syrie, sur le conflit israélo-palestinien qui ne voit que sa parole est utile.

On n'est pas obligé d'être d'accord mais enfin elle est extrêmement utile. Et dans le même temps, je viens de le dire, Karim Boamran, Philippe Brin, Jérôme Gage, Laurence Rossignol, il y a une nouvelle génération qui émerge et c'est très bien. Moi, je la porte, j'essaie d'animer ce collectif.

Ça c'est un collectif qui est intéressant. Ça c'est un collectif qui a de la gueule madame Manscini, je trouve. Merci.

On terminera là-dessus. Merci beaucoup Nicolas la meilleur au signal d'avoir été notre invité.