Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 février 2024 2 min

Salon de l’agriculture: Arnaud Rousseau décrit "un niveau de tension supérieur à celui des blocages"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Arnaud Rousseau

Parce qu'il y a une très forte attente du monde agricole, avec une très forte tension. Ce mouvement qui est vécu, il vient de loin, quelle que soit la typologie de l'agriculteur, de son exploitation, de sa production. Et donc il y avait l'idée que le président de la République voulait procéder à un échange pour entendre ce que les agriculteurs avaient lui dire. Et nous, on trouvait plutôt que cette idée avait du sens. Et puis on a découvert hier soir que finalement c'était une organisation dans laquelle il y aurait les soulèvements de la terre. Mais cette association d'écologistes radicaux ne viendra pas ? Écoutez, je n'en sais rien. Si c'était votre condition, elle est remplie ?

Non, je redis que pour qu'un dialogue et un échange puissent se créer, il faut qu'il y ait les conditions de la confiance. Là, j'ai compris d'ailleurs que tout un tas de gens n'allaient pas venir parce qu'ils n'avaient pas été prévenus. Est-ce que Emmanuel Macron viendra ? Je ne sais pas, je ne gère pas l'agenda du président de la République. Vous avez vu ça comme une provocation ? Bien sûr, bien sûr, je l'ai dit.

Vous savez, pour le monde agricole, dans le moment de tension dans lequel on est, et encore une fois, le rôle qui est le mien et la légitimité qui m'a été donnée par les agriculteurs de la FNSOA, les agriculteurs de la FNSOA, c'est d'essayer de porter une position équilibrée d'un corps intermédiaire qui discute avec le gouvernement. Celui de M. Macron aujourd'hui, enfin de M. Attal avec le président de la République, M. Macron, mais depuis 78 ans d'histoire de la FNSOA, avec tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique. C'est une discussion exigeante. Et je l'ai dit, il n'y a pas de défiance, mais il n'y a pas de complaisance. On construit quelque chose.

Pour construire et dialoguer, il faut qu'à un moment, il y ait de l'écoute et de la confiance. Moi, je suis désolé, mais la communication politique qui consiste à dire, on va mettre tout le monde, y compris des gens qui ne respectent pas le cadre républicain, que le gouvernement lui-même a souhaité dissoudre, c'est totalement incompréhensible. Et je le dis, non seulement, je ne vais pas y aller, mais depuis hier soir, il y a un niveau de tension qui est probablement supérieur à ce qu'on avait au moment des blocages des routes. Je trouve que ça n'est pas la manière d'essayer de sortir de manière constructive de cette crise.

Et encore une fois, il faut donner des perspectives au monde agricole. Il faut que les agriculteurs sentent que dans leur ferme, ça change.