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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 septembre 2024 30 min

Véronique Guillotin : « Le Parti radical soutient le gouvernement Barnier »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on va parler de l'actualité de l'actualité politique on l'a vu dans le journal Michel Barnier était donc à reins hier à la rencontre des parlementaires horizon et d'Édouard Philippe Édouard Philippe qui a dit que Michel Barnier était un très bon choix du président de la République c'est un très bon choix pour vous ben moi je pense que c'est une personnalité qui coche pas mal de cases on est quand même dans une période politique complexe c'est quand même le moins qu'on puisse dire avec trois blocs et il faut absolument alors soit on se décide à se dire queon metel quelquun pour tenir 6 mois ou alors même ne pas tenir le temps d'un d'un budget on deux budgets on parle toujours du PLF on a le PLFSS qui va sécdet de la sécurité sociale pardon qui va aussi être un sujet majeur en fait de discussion donc il faut quand même trouver quelqu'un qui soit quelqu'un qui sait travailler sur le consensus et le dépassement je pense que Michel Barnier le peut quelqu'un qui a une expérience c'est moindre qu'on puisse dire il a quand même eu des fonctions de parlementaire donc il sait comment ça fonction et et peut-être l'importance que revê le Parlement il a été élu local il a été plusieurs fois ministre il a montré des capacités de négociation sur le brexit donc moi voilà moi je pense qu'il faut dépasser le le le casting et la personne et regarder plutôt ce qu'elle peut apporter en ce moment dans notre pays et puis après il nous appartient les uns et les autres à savoir ce que l'on veut est-ce que l'on veut continuer à faire de la politique politicienne ou est-ce que l'on veut passer ce cap difficile et faire avancer le pays sur des réformes tant attendues par les Français parce que le le peuple français nous a clairement dit des choses enfin il y a y a des toutes les études d'opinion or en plus des élections le disent les Français attendent de la sécurité les Français attendent une amélioration de leur santé un accès aux soins les Français attendent du social une amélioration du pouvoir d'achat et puis nous au que ce soit au RDSE dans notre groupe politique ou au Parti radical nous sommes habitués en fait à travailler avec ces dépassements donc le parti radicalich Parti radical soutient soutient leier oui il y aura pas de de en tout cas on on on sera sur une démarche constructive bien évidemment on demande également que soit apporté une touche à la fois sociale et et sociétale enfin nous avons par exemple le sujet de la fin de vie au Parti radical qui est un sujet majeur pour nous et qu'on va effectivement demander euh à ça veut dire un texte au Parlement dans les prochaines semaines c'est ce que vous demandrez on demande à ce que ce sujet soit remis sur la table oui hier les républicains ont donné leur feu vert à une participation au gouvernement montbnier c'est une bonne chose mais moi je je vais je vais tenter de se enfin je le redis hein je je suis pas sur le casting moi je je voudrais qu'on avance texte par texte voilà on va voir un texte sur la sécurité B on parlait par de de de la me allez on va prendre un sujet précis sur ce texte mé d'État l'aide médicale d'État sur l'immigration on va revenir un petit peu là-dessus bah moi j'ai des conviction euh je je et et on va voter en notre amé conscience moi je pense que la MA il faut pas la supprimer alors que ce soit un LR ou pas un LR je pense qu'il faudra trouver un texte consensuel entre moi je pense qu'il faut la réformer voilà je pense qu'il faut la réformer il faut pas avoir de tabou sur rien aujourd'hui c'est c'est plus possible de travailler sur des tabous de toute façon les Français n'en ont plus les Français ont largement dépassé les partis c'est les partis politiques aujourd'hui qui se campent un peu sur des idéologies donc oui il faut pas avoir de tabou faut clairement regarder les choses en face on a aussi une marge budgétaire et une étape à franchir euh la le premier texte qui serait examin au Parlement c'est le budget qu'est-ce que vous attendez de Michel Barnier sur le budget quel doit être le budget idéal selon vous moah je sais pas quel doit être le budget idéal je je sais qu'on doit on a quand même on a quand même est-ce qu'il faut plus de recettes une limitation des dépenses bah on on a des choses à restructurer je crois alors comment faire pour pour entre guillemets commencer à montrer des signes euh positifs d'un redressement des comptes qui aujourd'hui nécessaire parce que si on redresse pas nos comptes c'est notre investissement qui va être qui va aujourd'hui être pénalisé donc ça veut dire que oui il y aura des endroits où il y aura des économies à faire des il y a peut-être des dépenses qui sont ben entre guillemets pas efficaces donc faut une évaluation des politiques publiques c'est aussi ce qui pêche dans dans dans notre pays est-ce qu'on est tou qu domain notamment en matière de santé pu c'estre de santé moi c'est un sujet que je maîtrise plus donc c'est je suis pas sûr que ce soit par des prendre les choses par des petits bouts de dire ben voilà par exemple pour l'AL on va enlever les al ou alors on va regarder oui il faut regarder les arrêts maladis qui est frauduleux ben il faut il faut bien évidemment s'y attaquer pour autant on a d' d'autres sujets majeurs je crois l'organisation des soins dans les hôpitaux c'est c'est pas c'est pas efficient les les actes redondants on a encore des dossiers médicau partagés qui sont encore pas efficaces donc plus la prévention enfin voilà moi je suis plutôt sur une transformation que sur du du travail de Rabo en fait sur des pistes qui n'arrangeront peut-être pas grand-chose on va parler d'un sujet sur lequel vous avez particulièrement travaillé un sujet qui est dramatiquement d'actualité c'est suite de la soumission chimique remis en lumière par l'affaire des viols de Masan une cinquantaine d'hommes qu' paraisse en ce moment même pour les viol de Giselle pénico drogué par son mari au moment des faits on va faire le point sur ce procès horors norme avec Aurélien Romano chaque jour apporte son lot de détails et de faits supplémentaires dans ce procès hors norme où 50 hommes comparaissent pour le viol de Giselle pellicot des viols commis à l'initiative de son mari Dominique pellic qui droguait sa femme et recrutait des hommes pour venir la violer la nuit mais le procès risque d'être suspendu le principal accusé est malade et selon son avocate incapable de suivre le procès personnellement j'estime que j'estime qu'il n'est pas suffisamment en forme pour pouvoir suivre son procès j'estime que encore une fois si physiquement il est là il est très très diminué je vais demander une expertise médicale et une suspension oui tout à fait hier c'est en quelque sorte un disciple de Dominique pellic qui était en cause un homme de 63 ans qui aurait violé son épouse avec l'aide du principal accusé en calquant le mode opératoire et avec la présence de ce dernier la veille c'était autour d'un des enquêteurs de témoigner il a fait partie de l'équipe qui a identifié les accusés grâce au visionnage des vidéos effectué par Dominique pellicot la description de ces vidéos montre d'après lui que ces hommes étaient conscients de commettre un viol sur Giselle pellic totalement endormi inconsciente et parfois la bouche ouverte ce sera l'un des points centrals que le procès devra déterminer l'intention de commettre un viol une partie des accusés affirme avoir participé à ce qui était présenté comme un scénario libertin le témoignage de Dominique pellic sera crucial pour confronter cette version Véronique Guillotin avant de parler de votre travail sur la soumission chimique on va en parler avec Hervé bio du républicain Laurent peut-être un point sur ce procès ce procès hors norme et le courage de Giselle pénico qui a refusé le HCl pour mettre en lumière ce ce dossier de la soumission chin ouais moi ça m'évoque plein de choses déjà je voudrais effectivement avoir une pensée vraiment émue et et de compassion en fait envers à la fois l'épouse et les enfants il l' de la famille parce que voilà ce ce procès-là et la découverte de ces faits sont une déflagration la plus totale et on peut pas mesurer l'ampleur d'un psychotraumatisme de cet ordre ça c'est la première chose ensuite le courage effectivement de cette femme qui a qui a accepté qui a voulu qui a demandé à ce que ce procès soit ne soit pas à hclos et et cet acte en fait c'est un acte citoyen je crois et qui donne pour le pays et peut-être même pour au-delà de notre pays qui va permettre de comprendre des choses qui va permettre de travailler sur cette soumission chimique de la faire connaître de comprendre le mécanisme et et tout au long de ce procès on découvre au fur et à mesure ce qu'est cette soumission chimique et et je crois qu' en ça c'est un procès que j'appellerai moi certes horors norme mais également très pédagogique on va parler de la soumission chimique et pour en parler on va dans votre région on retrouve Hervé Bodo bonjour Hervé merci beaucoup d'être avec nous chef du service reportage du républain et à lire ce matin her dans vos colonnes une interview de Véronique guillotan sur ce sujet tout à fait bonjour madame guillottin vous avez écrit au Président de la République et au nouveau Premier ministre pour solliciter la la reprise sandalet de la mission parlementaire sur la soumission chimique qui vous avait été confié par Gabriel Atal au printemps dernier une thématique on vient de l'évoquer dans l'actualité à travers le le viol de Maon qui se déroule actuellement est particulièrement dramatique alors première question avez-vous d'ors et déjà eu une réponse de l'exécutif et surtout où en étaient vos investigations au moment de l'interruption de vos travaux alors on on n pas eu de réponse à ce jour et on va tout prochainement la solliciter également interpeller la première dame parce qu'on l'z sensible sur des certains sujet je crois qu'on on veut pas se résoudre à ce que ce cette lettre reste lettre morte donc voilà parce que premièrement vous l'avez dit on a déjà démarrer un travail bien avant ce procès donc on surfe pas sur le fait qu'il y a un procès pour se dire voilà on va mettre ça en lum ire on avait déjà fait un travail de 3 mois donc de mi-avril 2024 à mi-juin à peu près jusqu'au m de la dissolution où nous avions déjà fait plusieurs tables rondes des auditions des victimes on a souhaité commencer par là en fait et on avait la fille de Giselle Picot qui était qui était parmi cette table ronde 14 victimes présentes 14 profils différents de victimes 14 profils différents d'agresseurs des méthodologies différentes des des des rencontres entre la victime et l'agresseur qui n'avait en aucun point aucun point commun entre les victimes enfin voilà donc on sent que c'est un sujet complexe et un sujet à la fois méconnu donc on a également rencontré les les des pharmacologues enfin des scientifiques qui nous ont expliqué quel type de substance et c'est pas que le GHB en fait tout le monde pense dans la soumission chimique déjà le mot était pas connu et quand il était connu il était connu pour les soirées en boîte de nuit pour les jeunes voilà donc c'est déjà une bonne chose la prudence de son ver la drogue qu'on mettait dans le ver ver voilà c'est ça ça c'est un tout petit P en fait c'est une parti mergé de l'iceberg il faut juste se dire que cette soumission chimique c'est souvent intrafamiliale et bon pour le coup on envoie là aujourd'hui un procès assez extraordinaire et et mais ça se fait aussi entre amis dans avec des agresseurs que l'on connaît a une forme de vulnérabilité et une mise en confiance en fait avec des méthodologies qu'on va chercher sur internet donc il y a énormément de choses à décrypter et puis derrière ça on a rencontré également des spécialistes d'analyse des preuves il y a tout un volet sur l'analyse de la preuve le recueil de la preuve preu 24 48 he après c'est trop tard il y a plus rien dans les urines plus rien dans le sang il y a plus d'é preuves dans les cheveux encore faut-il le savoir enfin il y a le recueil de la parole enfin c'est énorme le travail qu'on a à faire sur ce sujet là donc oui enfin nous on est voilà on réclame on le demande et je refait appel il faut absolument réouvrir cette cette mission HERV est-ce qu'à l'heure où nous parlons on a la la moindre idée de de l'ampleur globale que que le le phénomène Reva dans notre dans notre société parce que alors bien sûr il y il y a l'affaire de de Maan qui est norme on l'a dit mais au-delà de ça c'est c'est quelque chose qui semble toucher on va dire toutes les strates de notre société tous les âges et cetera est-ce qu'on on a déjà une approche globale pour cerner quantitativement peut-être l'ampleur du phénomène al non enfin non on a on peut pas quantifier ou chiffrer enfin c'est c'est excessivement difficile ce qu'on sait c'est que ça a été par exemple les faits ont été multipliés par 70 % entre 2022 et 2023 libération de la parole peut-être on a également des centres d'addictologie qui eux travaillent exclusivement là-dessus et qui recueillent la parole mais du coup on sent bien que en plus c'est des ce sont des faits quand on écoute les par exemple les victimes ce sont des faits qui peuvent remonter à 10 ans donc on voit bien que c'est pas un sujet tout récent puisque voilà ça s'exprime aujourd'hui parce qu'il y a des comme dans le procès en fait une amnésie pour 50 % des victimes à peu près elles ont complètement oublié elles ne savent pas en fait ce qui s'est passé elles ont des trous noirs il peut y avoir des réméniscences un an après parce qu'on retrouve un lieu puis on se dit mince et tout d'un coup il y a quelque chose qui arrive ou la naissance d'un enfant à l'âge où la personne a été elle-même soumise chimiquement où il y a des des sensations de malaide des des voilà des syndromes dépressifs qui arrivent et ça peut se découvrir sous cette forme là donc c'est pas récent mais pour autant je non c'est c'est un peu ce que je disais la partie émergée de l'iceberg quoi il faut voilà il faut faire le lever le voile sur cette chosel et et faire comprendre à l'ensemble d'une société qu'en fait ça peut toucher tout le monde et il faut sans cesse y penser y compris les professionnels de santé et les forces de l'ordre ouis voà y compris les les forces de l'ordre parce que est-ce que la la la formation est suffisante sur cette question de la soumission chimique notamment du côté de la police et de la gendarmerie non c'est un peu ce que vous nous demandez dans les pistes alors les pistes c'est déjà un la sensibilisation j'en ai largement parlé de la formation former à la fois les professionnels de santé moi j'ai fait des études médicales c'était pas hier je je vous l'accorde mais en tout cas dans mes études médicales j'ai pas eu une heure me semble-t-il de formation sur la soumission chimique et les experts ou qui étaient là disaient rassurez-vous enfin entre guillemets euh c'est pas mieux maintenant donc il y a il y a effectivement on n'est pas sensibilisé en tant que professionnel qui va voir euh la victime la victime va voir le médecin traitant les urgences ou ou le commissariat de police donc il faut effectivement qu'il y ait une forme de formation de sensibilisation au moins qu'ils y pensent voilà il faut y penser et une fois qu'on y a pensé c'est le recueil de la preuve et où on l'adresse si c'est c'est ce petit cheînon là existe je pense qu'on récupérera très tôt euh beaucoup de cas qui aujourd'hui passent complètement inaperçus et puis il y a le reste à charge des patients si c'est pas judiciairement traité en fait votre analyse quelque part je va être triviale vous la payez quoi uneise d'urine sans les cheveux ben il faut savoir comment on fait un prélèvement de cheveux c'est pas compliqué mais il y a une technique très particulière il faut l'envoyer dans un laboratoire particulier il y a un coût particulier donc voilà tout ça il y a quand même des des évolutions effectivement à à faire dans dans ce domaine et on a bien compris votre appel au Premier ministre au président de la République pour ouvrir votre mission information et vous solliciterez vous nous l'avez dit également Brigitte Macron merci Hervé bio merci vous vous aviez d'autres questions Hervé on regarde la une merci non non je on regarde la une Ren rien à voir la une la une c'est transfert les bonnes affaires du fcms merci beaucoup merci bio d'avoir été avec nous et et à très vite évidemment on va parler d'un autre sujet sur lequel vous avez travaillé au Sénat c'est la santé périnatale l'avenir de la santé périnatale on va voir ce que c'est quelles sont les pistes de votre rapport avec Quentin calmé qui nous [Musique] rejoint et Quentin on parle de péinatalité c'est la période bonjour d'abord je même pas dit bonjour je vous ai vu ce matin je vous dis plus bonjour bonjour on parle de périatalité c'est la période avant et après la naissance d'un enfant oui c'est cela péinatalité on parle de tous ces moments entre la 28e semaine de grossesse jusqu'au 8e jour après la naissance mais dans son acceptation plus large le terme de périnatalité évoque toute cette période de l'accouchement les semaines qui la précèdent et qui suivent la naissance eu alors du coup ces dernières années on voit que les indicateurs en France sont au rouge c'est donc dans ce cadre que vous avez fait ce rapport présenté hier qui parle d'une fragilité de l'offre des soins périnatale et d'une dégradation de la situation en France ces dernières années par exemple le taux de mortalité infantile en France qui est de 4 % contre 2 % dans les pays scandinaves écoutez à ce propos la présidente centriste de cette mission d'information hier au Sénat il y a 10 ans et même au-delà la France faisait partie j'allais dire des meilleurs élèves en tout cas le pays où il y avait le moins de risque et le moins de problèmes au niveau de l'accouchement ou en périnatal on se rend compte maintenant qu'on la France est passée au 21e et 22e rang au niveau des pays européens donc a une réelle dégradation finalement de la prise en charge c'est ce qui nous a alerté et c'est pour ça que nous avons lancé ce travail de mission d'information sur l'avenir de la santé périnatale et sa territorialisation et Quentin les raisons de la dégradation de la prise en charge de cette dégradation de la prise en charge sont multiples oui les femmes font des enfants plus tard il y a davantage de femmes enceintes atteintes de maladies chroniques comme l'obésité ou le diabète mais parmi les facteurs de risque pour la santé de la mère et de l'enfant il y a donc aussi un un défaut d'organisation des soins c'est le cœur de votre rapport madame Guillotin vous préconisez donc de mettre en place une stratégie nationale avec des diagnostics territoriaux à la clé un principe on va le voir pour les suivis qu'il soit avant ou après la naissance c'est la notion de proximité qui est la priorité mais quand on parle de l'acte d'accoucher c'est alors la sécurité qui doit primé le réseau des maternités aujourd'hui est fragile écrivez-vous dans votre rapport il est également inadapté aux soins et aux besoins de santé il faut donc modifier l'offre de soins l'idée est donc d'assumer madame Guillotin de ne plus faire accoucher certaines femmes dans certaines maternités pour se concentrer sur le suivi et de conserver les accouchements dans moins de maternité mais où la sécurité des patients est mieux garanti c'est ça la clé de voûte de votre rapport oui c'est ce que l'on dit dans le rapport alors il faut il faut l'assumer moi je dirais qu'il faut avoir il faut regarder les choses en face avoir un discours de vérité alors on dit pas que ça dans le rapport parce qu'on dit que bien évidemment cette situation elle est liée à une démographie médicale en baisse donc formé on insiste sur le fait de dire qu'il faut former des médecins des pédiatres les sages-femmes sont en nombre suffisante hormis le nombre on a un autre problématique c'est la volonté de de des praticiens aujourd'hui toute professionnelle de santé je parle pas que des médecins je parle des sages-femmes et des infirmières également infirmière puère de travailler en équipe en fait et aujourd'hui ce que les jeunes la jeune génération recherche ce sont des équipes à la fois stables et tous les professionnels de santé nous disent une maternité sécure c'est pas une maternité qui fait moins de 1000 accouchements c'était un peu le le rapport de l'Académie de médecine qui donnait un seuil tout le monde s'est un peu crispé sur ce seuil il y a eu un rapport l'année dernière au mois de mars 2023 qui a effectivement donné un seuil où il faudrait fermer certaines maternité VO vous vous venez vous ce n'est pas TR d'indicateur je je alors je pense qu'on s qu'on a mal enfin que le rapport a était un peu dévoyé c'est-à-dire que il il faisait enfin il posait un scénar c'est-à-dire si on fermait les les maternités de moins de 1000 comment serait la carte aujourd'hui en gros il il dis il concluait que il y aurait pour certaines femmes un très infime partie de la population un allongement de tel tants de minute de lieu d'accouchement voilà c'était pas tout à fait dire on on on ferme bon c'est ce qui a été plutôt repris ça a été proposé comme ça donc moi c'est ce qui m'a alerté en fait je me suis dit on peut pas euh lancer des choses comme ça donc on va demander un rapport et c'est pour ça que ce rapport est venu donc oui nous on pense qu'il faut garder la sécurité dans les plateaux d'accouchement enfin on peut pas continuer à se dire qu'on va accoucher et que s'il y a un risque à l'accouchement notamment l'hémorragie post enfin l'hémorragie de la délivrance qui a un accident qui survient sans s'en prévenir c'est un peu cataclysmique c'està-dire un accouchement qui se passe bien vous le savez 8h après l'accouchement voilà à tout moment 10 % des femmes peuvent être victimes de cette hémorragie qui demande une réaction rapide et tous les professionnels le disent tous ou alors il faut pas les écouter mais une fois qu'on les a entendu tous les professionnels elle disent pour être en sécurité il faut que les équipes soient dites sécures complètes obstétricien anesthésiste réanimateur pédiatre il faut que les anesthésistes soient sur site 24h sur 24 parce que l'hémorragie de la délivrance ne prévient pas même si vous avez un accouchement une seule nuit dans la semaine cet accouchement là s pose problème il faut le sécuriser et puis les jeunes veulent également ne pas accumuler les gardes tous les deux jour enfin c'est aussi une question de sécurité donc pour avoir des des praticiens qui acceptent une une acceptation abilité de garde une fois par semaine pour que les équipes soient complètes et ben il faut quand même des maternités qui puissent être attractives avec un nombre d'accouchements suffisants on comprend cette idée elle pourrait être mal perçue dans les déserts médicaux l'idée qu'il faillit aller plus loin qu'auparavant pour accoucher on c'est c'est un sujet forcément sensible dans les départements qui sont déjà mal dotés par les en terme de de soignant c'est un sujet sensible mais tout comme on a dû transformer la médecine libérale enfin qui aujourd'hui aujourd'hui tout le monde a admis qu'on aurait pu un médecin dans dans chaque village et on regroupe les médecins dans des maisons médicales après vous avez raison on peut pas s'en arrêter là c'est nous ce qu'on veut pas c'est que ça ferme parce que de toute façon il y a un principe de réalité les maternités où aujourd'hui il y a plus d'intérim par exemple que de professionnels fixes entre guillemets où les professionnels ne se connaissent pas où il y a pas des professionnels 24 he sur 24 où le nombre d'accouchement est faible en général ces maternités elles sont dites fragiles structurellement et il y a des fermetures temporaires subit du coup et chaque fermeture temporaire subit et à la fois un mauvais signal un déclassement de cette maternité et un risque qu'on fait peser j'ai retenu une autre idée dans votre rapport qui est intéressante celle de davantage de transparence avec les indicateurs publs sur la situations et les pratiques des maternités vous aimeriez que ces indicateurs soient publics aussi pour les familles oui parce que aujourd'hui on a l'impression que lorsque l'on va accoucher il y a toujours cette notion de proximité qui domine tout et on parle rarement de la sécurité ou ou des pratiques d'accouchement donc on aimerait bien comme ça se fait pour les hôpitaux les blocs opératoires hein c'est pas nouveau qu'il y ait effectivement plus d'indicateurs le N de césarienne le nombre d'épisiotomies les péridural possible ou pas possible est-ce qu'il y a une salle de naissance physio parce que les femmes recherchent aussi aujourd'hui des choses moins techniques et ça on peut aussi l'apporter dans des plus grandes maternités et Quentin le rapport il préconise également de mieux accompagner les parents oui d'après un sondage CSA commandé par les sénateurs de laémission d'information une femme sur 5 déclare ne pas être satisfaite des information communiqué sur cette période et ne pas avoir bénéficié d'un suivi postnatal la mission préconise donc un coup d'accélérateur sur la communication auprès du grand public autour de cette santé périnatale avec par exemple des partenariats entre pouvoirs public médias et réseaux sociaux l'idée étant de mieux lutter contre la diffusion de fausses informations notamment sur les premiers mois la vie des nourrissons il y a un décalage entre l'image que les parents se font des premiers mois de leur enfant et la réalité oui il y a toujours l'idéalisation et la réalité et ce qu'on a voulu vraiment quand même mettre en exerg dans ce rapport c'est le moment de l'accouchement ne ne valait pas sur l'ensemble enfin il faut prendre l'ensemble de la du début de la grossesse voire avant la conception de l'enfant jusqu'au premier mois de l'enfant et le temps de l'accouchement pour nous doit être séparé parce qu'on l'a enfin en tout cas vous l'avez compris c'est c'est la sécurité qui prime pour autant la dégradation des indicateurs n'est pas lié juste à ce problème d'accouchement la dégradation des indicateurs c'est un suivi prépostnatal vous dit par exle dans les pays scandinaves il y a beaucoup plus de prévention et ça joue beaucoup et si sur les chiffres exactement et il y a un chiffre qui est affolant c'est quand même la mortalité de la maman un an après l'accouche reste le suicide En France c'est quand même quelque chose qui doit interpeller dire la première cause la première cause de mortalité ouais chez la mer c'est le suicide pendant la première année qui suit l'accouchement avec un nombre de du baby blues important mais également de la dépression du postspartum qui n'est pas l'équivalent du baby blues une dépression c'est encore tabou aujourd'hui dans notre société le baby blues le le le postpartum c'est c'est quoi moi j'ai découvert c'est hteux d'avouer que que qu'on a un baby blues encore aujourd'hui oui parce qu'on a une idéalisation de cette grossesse on nous dit c'est merveilleux tu as un bébé c'est trop bien bah oui c'est trop bien sauf qu'on est suivi tout le temps on idéalise on voit des belles images voilà et cetera puis on rentre à la maison enfin il y a beaucoup de femmes qui nous écoutent et je voilà on est on on a peut-être tous vécu ça on rentre à la maison bah c'est plus brutal le suivi ben il s'arrête assez rapidement au bout du 3e 4e jour on peut avoir une maman qui vient les les réseaux de PMI on en parle bah c'est quand même beaucoup plus affaé qu'avant les soins libéraux sont plus compliqués donc ça il faut éminemment y all on se retrouve avec un bébé peut-être un allement qui se passe bien ou pas bien enfin deux autres enfants à garder enfin c'est c'est c'est difficile des familles qui s'éloignent des familles monoparentales enfin il y a tout ce pan en fait qui est aujourd'hui aussi important dans ce rapport en fait que les plateaux entre guillemets d'accouchement jeux dire je voudrais pas qu'on cible alors c'est c'est plus simple ça peut voilà la plus facile à à relater mais ce qu'on dit c'est qu'il y a effectivement un suivi post-natal qu'il faut renforcer et on demande justement pas de fermer c'est pour ça qu'on pense que la fermeture subie est gravissime parce que quand on ferme parce que au bout de 4 on trouve plus de gynéco on a laissé on ferme en fait on perd tout on perd le suivi on perd des fois les centres d'IVG et voilà il faut consolider et garder la proximité pour le suivi vous demandez que les décrets sur le nombre de médecins par patient soi révisés il date de 1998 il faut en publier de nouveau d'ici 2025 appelez-vous de vos vœux vous pouvez nous expliquer bah les décrets en fait c'est ce qui régule le nombre de soignants par par structure que ce soit dans la néonatologie la réanimation néonate les maternité de niveau 1 2 ou 3 enfin voilà il y a a selon la gradation on a besoin de professionnel de santé et puis ça des décrets qui n'ont plus rien à voir avec la santé des femmes et de l'enfant on l'a dit hein les femmes couchent il y a plus de de pathologie chronique plus de risque et cetera et ça a pas été révisé les professionnels ont du mal à se mettre d'accord et puis il y a il y a entre guillemets un manque de un peu de courage politique parce que si on met des effectivement des des ratios ça veut dire que certains services B ne pourront peut-être plus tourner parce que les ratios sont pas là donc il il y a toujours cet équilibre à voir mais il est au aujourd'hui éminemment important moi ce que je pense c'est que ces décrets pourront peut-être redonner de l'attractivité au métier parce que ce que nous disent les soignants c'est pas att une histoire d'argent c'est de se dire bah en fait on souffre on souffre parce qu'on a l'impression d'être maltraitant on souffre parce que c'est pas évident notre métier est très difficile au quotidien donc voilà oui il faut réviser ces décrets de manière rapide j'ai une dernière question pour ma part plus politique vous remettez ce rapport à un moment où on a un gouvernement démissionnaire on va on va attendre comme cela encore plusieurs jours un nouveau gouvernement qui a forcément mettre aussi plusieurs semaines à se mettre en place vous votre rapport il un constat il y a des urgences est-ce que ça va pas être difficile de le porter politiquement dans cette période bah en fait il est urgent mais on voit bien que l'urgence le rapport de la Cour des comptes l'avait dit l'Académie de médecine il y a un an l'a dit donc oui il y a une forme d'urgence ceci dit le gouvernement va se mettre en place et on va faire comme avec la soumission chimique mais il va falloir un portage politique ce ce dont on s'est en fait engagé à faire voilà vous devrez aussi rencontrer ministre de la Santé qu'on ne connaît toujours pas et le Premier ministre Premier ministre est-ce que plus largement alors il y a évidemment cette question de la santé périnatale mais vous vous suivez plus largement les les questions de santé les problèmes dans les hôpitaux qu'est-ce que vous demandez pour renforcer justement l'attractivité de ce métier ben pour renforcer l'attractivité effectivement le le le le comment dire les métiers à l'hôpital sont en grande souffrance enfin on voit bien qu'il y a une désertification un petit peu de de de cet exercice salarié il y a une histoire un d'organisation de de personnel et de et de de nombre de personnel en quantité et puis effectivement une revalorisation dans certains certains plan de métier alors ça a été fait he parti avec le séure il y a quand même eu un effort budgétaire qui a été fait mais en fait les soignants nous disent qu'ils souffrent par leur le le la qualité du vie au travail en fait c'est ça qui aujourd'hui il faut et on a le sentiment que le débat de fond c'est toujours et bien cette pénurie de de soignants et ce débat qui revient voilà régulièrement sur le fait de forcer des soignants à s'installer dans certains départements vous voyez pas du tout ces arguments comme étant une solution à un problème parce qu'on entend vraiment deux écoles de pensée sur ces sujets qui ça revient régulièrement voilà les médecins et d'un autre côté ceux qui prennent davantage d'organisation du territoire vous vous voyez pas moi j'ai j'ai toujours pensé que on est dans une société où les on fait de la c'est de la médecine aujourd'hui soit libérale soit salariée donc on voit bien que même en médecine salariée où il y a un contrat quand même ils sont voilà contractuellement on a des praticiens hospitaliers qui sont fonctionnaires de la enfin c'est la fonction publique hospitalière quand quand les situation ou leurs conditions de travail ne ne les satisfait pas ils sont capables de partir quoi il gens qui partent qui peuvent partir à l'étranger d'autres qui Chang de métier on voit aujourd'hui des infirmières il y a pas que les médecins hein dans les hôpitaux des infirmières des médecins qui changent de braquer 50 % des étudiants santé ont arrêté leurs leurs cursus de santé enfin je veux dire je je suis moi pas convaincu du tout que l'obligation va arranger les choses voilà je pense qu'il faut travailler sur d'autres leviers aujourd'hui et redonner cette envie ce goût ce ça prendra ça prendra combien de temps parce que sur la question du numérus closus Gabriel Atal il disait ça ça va se voir dans une dizaine d'anné on a des professionnels de santé sauf qu'ils veulent plus en fait le le système il s'est écroulé parce qu'on a fait porter euh par des professionnels sur un nombre limité 70 heures de travail par semaine 7 jours sur 7 des internes à qui on n pas demandé de se former qui ten qui tiennent l'hôpital et qui tenaient l'hôpital à bout de bras et ben quand tout le monde s'est dit ben enfin mon copain d'à côté il fait un autre métier il travaille à 35h moi je veux bien bosser 40h mais je vais pas non plus voilà quand on on a exigé les récupérations de garde qui ont toujours été obligatoires mais qu'on nous a jamais euh octroyé ben le système bah oui le système s'est effondré quoi donc il faut revoir ce système alors c'est effectivement pas demain que ça va se faire mais il faut absolument travailler sur cette piste du nombre et et redonner envie aux professionnels qui sortent parce qu'il y en a qui sortent on va voir des docteurs juniors là qui vont sortir c'estes docteurs junior il faut les accueillir sur les territoires donc moi je pense qu'il il y a un espoir derrière toute cette réorganisation et effectivement le dégât qui a été fait pendant 30 ans va pas se récupérer en 3 mois merci Guillotin merci beaucoup d'avoir été avec nous et merci Quentin à tout à l'heure oui je reviens dans le club on parlera effectivement du nouveau gouvernement Barnier recherche d'une bne équation politique ce sera su effectivement et puis la journée Parlement la tournée des journées parlementaires de Michel Bernier merci beaucoup Véronique gu merci d'avoir été notre invité