Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 27 février 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueLogementSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Logement : enfin la relance ? | Chaque voix compte - 27/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 38 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Rachel, pouvez-vous nous décrire votre situation actuelle ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    François Jolivet, comment expliquez-vous que des familles comme celle de Rachel attendent des années pour un logement social ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Daniel Simonet, vous proposez la réquisition des logements vacants. Est-ce constitutionnel ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Louise, quels sont les principaux obstacles pour les étudiants à se loger ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    François Jolivet, pourquoi les étudiants ne sont-ils pas prioritaires dans les attributions de logement ?

  • 17:00RelanceRéponse directe

    Daniel Simonet, les maires voyous existent-ils vraiment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30animateurChiffre
    « Plus de 2 millions sont en attente d'un logement social. »
  • 11:00animateurChiffre
    « 15 % des étudiants mettent plus de 3 mois à retrouver un logement. »
  • 0:30Chiffre
    « Dans 85 % des cas, la démolition est obligatoire. »
  • 1:00Chiffre
    « Sur 80 dossiers autorisés, il y a que la moitié qui a débouché. »
  • 1:30Chiffre
    « En 2025, seulement 57000 m² de bureaux vacants ont été transformés, soit environ 817 logements. »
  • 2:30Chiffre
    « Post Covid, on a eu - 5,4 % d'occupation des bureaux à cause du télétravail. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes vendredi et comme chaque vendredi puisque chaque voix compte, c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir à la crise du logement. 4 millions de Français sont aujourd'hui mal logés.

Plus de 2 millions sont en attente d'un logement social et le thème s'est évidemment imposé dans la campagne des municipales. Le gouvernement s'en empare aussi en promettant un vaste plan logement. Mais quelles peuvent être les réponses politiques à cette situation aussi catastrophique ?

Et bien nous en parlons ce soir avec deux députés. François Jolivet, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes député Horizon de l'Indre. Vous êtes aussi vice-président de la commission des finances. Bonsoir Daniel Simonet.

Bonsoir. Député de Paris. Je vous remercie d'abord d'avoir été d'être là ce soir et d'avoir accepté de jouer le jeu des questions-réponses avec notre public.

Je salue également à vos côtés Virginie Grolot. Bonsoir Virginie. Bonsoir.

Spécialiste du logement au magazine Challance, journaliste, vous intervenez à tout moment dans notre débat de ce soir pour corriger, rectifier ou ajouter une précision. Nous allons parler de la location, de la construction, de la galère des étudiants, de la galère des familles qui attendent un logement social, des villes qui veulent faire le ménage dans les meublés touristiques aussi. On parlera également des situations parfois originales pour essayer de sortir de cette crise, mais je rappelle que cette émission c'est d'abord la vôtre.

Donc c'est vous qui allez la faire, c'est pas moi. Je compte sur vous parce que après tout quand on parle de toi, bah on parle de nous. Chaque voix compte.

C'est parti. Alors, d'abord un chiffre. Figurez-vous que le logement est un sujet qui pèsera le vote de 7 électeurs sur 10 au municipal dont le premier tour a lieu dans 2 semaines 7/10.

Sondage au doa réalisé la semaine dernière et qui montre que la vraie priorité des Français en réalité elle est là. Le volet logement est d'ailleurs dans le programme de tous les candidats aux élections municipales. Il est aussi au programme du gouvernement qui a promis le mois dernier un grand plan qui devrait entrer là en vigueur dans les prochains mois, qui sait, avant la présidentielle. 2 minutes pour comprendre avec Clément Perro.

La crise du logement en France se mesure d'abord par des chiffres. Voici ce publié par la fondation pour le logement pour l'année 2025. 350000 personnes sont aujourd'hui sans domicile fixe. 4,2 millions sont mal logés, c'est-à-dire sans logement personnel ou dans un habitat indigne.

Notre pays fait aussi face à une pénurie de logements sociaux. En 2023, 400000 demandes ont été satisfaites sur 3,9 millions, cela fait 10 %. La construction de nouveaux logements est à la traîne. 274000 logements sont construits par an actuellement alors que les besoins sont estimé à 400000.

Voilà pour le constat. Pour ce qui est des solutions, le Premier ministre Sébastien Lecornu monte en première ligne. Il y a un mois, il a présenté un plan de relance pour le logement qui se veut ambitieux, très ambitieux.

L'objectif, il est simple, c'est être capable de sortir 2 millions de logements d'ici à 2030. Donc c'est absolument colossal. Pour y parvenir, le Premier ministre compte notamment sur un soutien financier massif aux bailleurs sociaux, une simplification des projets immobiliers et un nouveau statut du bailleur privé.

Il offrirait un avantage fiscal pour investir dans le locatif. Quand le bâtiment va, tout va, avait glissé Sébastien Lecornu lors de la présentation de son plan qu'il n'a pas hésité à comparer dans l'esprit au chantier de Notre-Dame et à l'Organisation des Jeux Olympiques, rien de moins. Virginie Grolot, on vient de voir passer plein de chiffres.

Que disent-ils et qu'est-ce qui bloque vraiment aujourd'hui ? Quelle est l'urgence ? Alors, l'urgence, elle est un peu de toute part.

Les chiffres, on le voit, sont absolument terribles sur la difficulté des ménages à se loger. Et c'est effectivement un devenu un point tel que c'est la première fois he je pense depuis le temps que moi je suis le secteur qu'on voit à ce point ce sujet émerger dans les élections et dans le le discours des gens. C'est à la fois une sédimentation de toute la réglementation qu'il y a pu avoir qui rend les choses très compliquées sur la construction et à la fois une fossilisation euh de la situation puisque une fois que tout s empilé, ben plus rien ne bouge et donc on manque de logement à la location, de logement neuf, de logement en accession.

On voit des prix qui augmentent et des ménages qui ont qui accumulent les difficultés. Alors ça ce sont les données chiffrées. Puis derrière ces chiffres, il y a des histoires, des quotidiens épuisants, des rêves empêchés.

Et je voudrais d'abord donner la parole ce soir à Rachel. Bonsoir Rachel. Je vais vous demander de prendre un micro s'il vous plaît.

Rachel, bonsoir. Vous êtes agente de service hospitalier, c'est cela. Et vous êtes maman de trois enfants.

Est-ce que vous pouvez nous dire dans quel dans quel espace vous vivez ensemble ? Je suis euh logée dans un habitat soci dans un hôtel euh qu'on appelle pour eux, c'est une maison de passage de 29 m². 29 m² avec 29 m² avec trois enfants dont un enfant malade qui a problème de schizophrénie et tout et moi je dors au salon.

Le jumeau, c'est parce que l'autre qui est malade, c'est un jumeau. Sa sœur, il y a un lit super posé pour le deux et son frère, les grands frères, il dort par terre. Donc voilà.

Vous vivez euh dans cet habitat provisoire ? C'était provisoire pour 1 an, mais là ça va faire 4 ans que je suis là. Ah oui.

Vous avez évidemment fait une demande de logement. Je fais j'ai une demande de logement depuis 9 ans à Saint-Denis et j'ai un DALLot depuis 3 ans. Je suis suivie par l'association les Dalles.

Le Dallot c'est le droit au logement opposable. Droit au logement opposable. Mais il y a une autre association que je suis allée voir parce que j'étais tellement fatiguée d'attendre.

Et puis il y a l'amicale du Nid qui m'a permis d'aller laver les habits parce que on n pas de machine sur place, on peut pas. Et on a encore là je suis logée chez Gudi. Hm hm.

L'association donc Kim Loge, c'est Gudi. Donc ils ont fait des appuis, ils ont cris. Je peux vous demander combien vous payez de loyer pour cet habitat ? 700 779 € par mois pour Et je n'ai pas de problème de loyer.

H et parce que j'ai un appel de 630 € par mois. Aujourd'hui, vous voulez partir évidemment de J'en ai marre parce que j'ai un enfant malade qui se bat tous les jours avec sa sœur parce qu'il y a pas d'espace. L'autre qui veut s'habiller, l'autre qui veut dormir, l'autre qui La dernière fois ça s'est terminé au commissariat de Saint-Denis parce qu'ils s'entendent plus entre Oui, parce qu'ils s'entendent plus l'autre malade qui a touché un couteau pour mettre à sa sœur qui voulait s'habiller.

C'est trop compliqué. Là, je me suis je me suis tue pendant un moment. Je me suis dit j'attends, j'attends, j'attends.

Je pense que aujourd'hui ma ma voix compte. C'est pour ça que je suis venue pour dire pour parler même pour le sans voir pour voir. Vous avez face à vous deux élus deux députés.

Voilà. Donc monsieur le député, je pense que de votre côté vous pouvez me trouver la solution parce que là je n'en peux plus. J'ai un enfant malade qui nécessite le soins, qui demande l'espace.

Les médecins ont écrit "Je suis allée frapper partout. J'ai vu le maire de Saint-Denis plusieurs fois qui me dit madame Kapalati il faut attendre parce qu'il y a 8000 personnes en attente. Alors que moi j'ai un cas particulier avec un enfant malade.

Je travaille, je travaillais et là je travaille plus parce que déjà la préfecture m'a fait des siennes. J'ai renouvellé pour le mois de ma carte devait finir au mois de juin. Là ils m'ont donné une autre carte qui commence queau mois de d'octobre.

Donc, j'ai 4 mois sans papier comme si j'étais pas en France alors que je suis parent français des des trois enfants. Et vous étiez agent dans quel hôpital ? Euh, je suis à ADF résidence à Sttin.

Je suis ASH à j'étais là-bas parce que là, j'ai plus de travail depuis euh ils m'ont euh je je pouvais plus travailler pendant 4 mois parce que la prophétie m'avait pas régularisé. Donc, c'est pour ça que je suis venue pour parler parce que on en a marre. Il y a des familles qui souffrent.

Il y a des familles qui souffrent en silence mais moi je pouvais plus me taire. C'est pour ça que je suis venue parler pour trouver la solution parce que là j'en peux plus. J'en peux plus.

François Jolivet. Euh donc en fait si je comprends bien vous êtes dans l'attente d'une régularisation ou alors vous n'avez pas de titre de séjour actuellement. Non mon titre de séjour est régularisé.

Est régularisé. Vous l'avez mais mais pendant il commence dans 4 mois. Donc je vais vous expliquer.

J'avais fait une demande de régularisation au mois de au mois de mars 2025. Ils m'ont envoyé euh le rendez-vous au mois de septembre 2025. Je suis allée à la préfecture.

Donc du mois de de à partir du 6 juin jusqu'au mois de septembre, j'avais plus la carte d'identité, donc je pouvais plus continuer à à travailler. J'ai compris madame. Et là, ils m'ont régularisé au mois de septembre le 26 pour un récepissé en attendant la carte.

Ils m'ont donné une carte qui commence du 10 octobre 2025 jusqu'à aujourd'hui. Donc les cartes mois là. Alors de manière plus générale, cette dame c'est une maman solo, on va dire qui a ses trois enfants.

Oui. Et qui cherche un logement et malheureusement il y a beaucoup de gens qui sont comme vous parce qu'en fait le modèle du logement en France, il a été construit pour deux salaires déjà dans un premier temps. Pour deux personnes, pour la location ou pour l'accès sur la propriété d'ailleurs.

Donc ça pose un vrai sujet. C'est le modèle qu'il faut changer d'ailleurs puisqu'on a de plus en plus de gens seuls avec ou sans enfants. Ensuite, comme vous êtes considéré par la préfecture comme étant pas en situation régulière, ne peuvent accéder au logement social que les gens qui sont en situation régulière avec une carte de long séjour.

Donc ça pose un autre une autre un autre problème. Je suis régularisé monsieur. Voilà.

À partir du mois d'octobre puisque votre carte pourra démarrer à partir du mois d'octobre. Ça veut donc dire ça prolonge temp. Pour autant, ça n'enlève pas les souffrances que vous avez et les difficultés de vous rencontrer.

Euh ben pour avoir pour avoir des logements alloués, il faut en avoir des vacances. Et vous êtes dans un département où le taux de rotation est très faible et madame qui est une élue de Paris et bien le taux de rotation à Paris c'est 1,3 % dans le logement social. C'estàd que sur 100 logements à Paris, il y en a 1,3 qui se libère.

Et dans le parc privé des foncières, c'est autour de 1,8 2 et demi et puis enfin celle que je connais ou celle que j'ai dirigé parce que je suis un de je suis de ce monde-là et aujourd'hui notre vrai sujet c'est de savoir comment on pourrait déjà remettre en location les logements qui sont sortis du marché et ça fera peut-être l'objet d'un débat plus avant dans dans ça fait partie des sujets de ce soir en effet Daniel Simonet. Alors, je pense qu'il y a deux problèmes. D'abord, il faut avoir conscience que votre témoignage, il est hélas, pas du tout isolé et euh il révèle deux euh deux graves problèmes.

Premièrement, nos préfectures fabriquent des sans papiers parce que madame était en situation régulière, dans ce que je comprends, madame avait des papiers et elle travaillait. Et c'est au moment de renouveler ces papiers que la préfecture a dû galérer, enfin vous avez dû galérer pour prendre un rendez-vous du fait de la dématérialisation qui est un pur scandale parce que du coup les personnes ne peuvent pas obtenir un rendez-vous. Du coup, on leur dit "Ah mais vous avez passé les délais, donc vous êtes en situation administrative et régulière.

Du coup le patron et ben il peut plus vous embaucher. Et là c'est la dégringolade." Donc vraiment le coup de gueule pour commencer cette émission.

Je pensais pas faire un coup de gueule dès le début, mais faut que cette politique est une politique en fait raciste. Cesse, il y a une obligation, j'estime qu'il y a une obligation de notre République de respecter dignement euh les femmes et les hommes qui travaillent ici, qui vivent ici, qui habitent ici en arrêtant cette dématérialisation de rendez-vous qui leur permet à eux finalement de faire pr fabriquer des sans papiers, de fabriquer des personnes à qui du coup on va emposer un OQTF, une obligation à quitter le territoire français alors qu'ils étaient là, ils vivaient, ils bossaient, ils avaient leur famille, tout allait bien. Voilà.

Premier problème, normalement vous devriez aujourd'hui avoir eu le renouvellement de vos titres de séjour. Vous n'auriez jamais dû perdre votre travail. Euh voilà.

Deuxième gros problème, euh vous êtes reconnu prioritaire au droit au logement opposable. Oui. Cette loi droit au logement opposable, elle visait à dire quelque chose de très bien que finalement même si on l'a pas encore inscrit dans la constitution, avoir un toit est un droit et l'État a l'obligation de vous garantir ce droit.

Et donc normalement dans l'esprit du droit au logement possable, l'État par le représentant du préfet devait avoir l'obligation de vous fournir un logement et le préfet ne le fait pas. Moi, j'ai plein de personnes à ma permanence qui viennent me voir dans de députés, je suis député dans le 20e, qui sont reconnus d'Allot et qui ont toujours pas de logement. Donc moi, je propose une chose simple.

Le préfet a cette obligation. Vous avez 2,4 millions de logements vacants dans le parc privé. et bien que l'État assume la loi en vigueur sur la réquisition des logements vacants et faceas ce qu'avait pu faire Jacques Chirac en son temps, c'est-à-dire réquisitionner les logements vacants pour y loger les gens tout simplement.

François et et sachant que la réquisition n'est pas une spoliation he vous savez que le propriétaire euh s'il s'obstine à dans la vacances et qu'il est réquisitionné de son logement, on lui verse néanmoins un loyer qui peut être simplement auquel on peut juste déduire et bien l'amortissement des travaux qui pourraient être éventuellement effectués pour le rendre adapté. Dernière petite chose, j'ai reçu à l'Assemblée nationale une délégation organisée par l'UNICEF des enfants qui sont euh dans les hébergements d'urgence, que ce soit les foyers, les résidences, les hôtels. À chaque fois, c'était des solutions qui devaient être pérennes, euh temporaires, euh 1 mois, 2 mois, 6 mois et finalement qui durent 5 ans, 10 ans.

Et résultat, c'était quand même terrifiant de voir les témoignages de ces enfants qui disaient parce que c'est les enfants qui s'exprimaient en fait on aimerait bien avoir chacun un lit parce que c'est pas toujours garanti. On aimerait bien que dans le foyer, il puisse y avoir un four pour que les mamans elles puissent nous faire les gâteaux d'anniversaire, des choses toutes bêtes comme celle-là. On voudrait justement avoir une salle pour faire nos devoirs et il faut comprendre le coût social en fait de cette crise de l'hébergement d'urgence, de cette crise du mal logement alors qu'en fait bah on pourrait tout à fait inverser les choses. 2,4 millions de logements vacants pour 350000 personnes sans abri, sans domicile fixe.

Le problème, on peut le résoudre. François Joliv, Sébastien Lecornu a fixé le mois dernier un objectif de construction de 400000 logements dont 125000 logements sociaux par an d'ici 2030. Il faut commencer à poser la première pierre.

Moi d'abord, je suis content que le sujet du logement revienne comme étant un sujet politique dans notre pays parce que vous pensez qu'il ne l'a plus été pendant quelques années. Ça fait 5 ans que je dis 7 ans que je dis que les maires sans grues seront les maires battus aux élections parce que sans sans parcours résidentiel euh parce que crise du logement, oui, mais la crise de l'habitat dans mon département dans l'Indre, c'est pas la crise à Paris ou la crise au sud de l'Indré Loire encore qu'on pourrait se comparer. Donc en fait, chaque territoire a ses difficultés et en région parisienne aujourd'hui, moi je mon parti politique m'emmène dans des réunions politiques puisque actuellement c'est la période et je m'aperçois que dans les villes qu'on pourrait baptiser plus conservatrices ou pour celles qui seraient plus progressistes, beaucoup de gens parlent de leur parcours résidentiel.

D'abord, je suis j'ai 75 ans, 80 ans, j'ai le pavillon dans la très belle ville mais je voudrais ne pas échapper à mes liens de solidarité de mon quartier, mais ma maison est trop grande, j'étais obligé de le quitter. Donc là, c'est un problème de riche. Ils ont pas de ils ont rien pour se loger.

Et puis vous avez l'apprenti Charcutier qui lui prend son service à 3h30 à Paris, 3h30 du matin, 4h et qui dit "Mais moi je peux pas être apprenti parce que mais parce que j'ai pas de logement." Hm hm. Et puis vous avez la maman en solo qui euh ou qui devient solo parce qu'il y a victime de victime de violence conjugale puis il y a aussi séparation tout simplement et qui m'écrit en me disant ben voilà moi ça fait 3 ans que je suis divorcé de mon époux et et ça fait 3 ans que nous continuons à vivre dans le même logement.

Et puis vous avez le jeune fonctionnaire qui est nommé en région parisienne enseignant 2000 balles par mois et encore pas complètement et qui se dit ben je vais habiter où et qui est même prêt à rembourser sa formation à l'UFM parce qu'il trouve pas de logement. Alors là et donc en fait tout est bloquant et en fait le sujet revient à l'ordre du jour. Mais le vous savez ce sont les communes qui ont la main sur le logement.

Tous les documents de planification, tous les tous les documents de planification, ce sont les communes qui ont la main, les communes, les intercommunalités et les régions. Vous avez le SRADET, le schéma régional de développement du territoire, vous avez le programme local de l'habitat, vous avez le schéma de cohérence territoriale, vous avez le plan local d'urbanisme intercommunal. Juste, je voudrais revenir au en fait les élus les élus ils ont la main sur ça.

Je voudrais revenir à la loi SRU, Virginie. Euh elle imposait 25 % de logements sociaux aux communes de plus de 3500 habitants. Ce seuil a été abaissé à 20 % fin janvier parce que en fait les 25 % c'était inatteignable.

C'est pas inatteignable, c'est une question de volonté et c'est une question notamment de volonté locale. Alors il y a des territoires notamment Paris par exemple qui est un territoire très contraint pardon. on peut quasiment pas construire.

Donc on est déjà dans les clous. La mairie veut faire plus. Dans d'autres villes, il y a clairement pas la volonté de le faire.

Et ce qu'il faut simplement, c'est il y a pas la volonté de le faire parce que il faut euh savoir évaluer les besoins de sa population. Et souvent ce qui manque c'est notamment ça, c'est de savoir évaluer les besoins de sa population ou d'anticiper quels pourraient être ses besoins, de se dire "Si je construis, il va falloir que je fasse une école, il va falloir que je fasse des équipements publics. J'ai pas les moyens de faire ces équipements publics et donc je ne construis pas." Et vous n'êtes pas d'accord Daniel Simonet ?

Non, je pense qu'il y a vous avez vraiment des des maires qui euh décident délibérément de ne pas appliquer la loi et ses rues. Moi, je les appelle les maires voyou, hein, parce que quand il y a une loi et qu'on respecte pas la loi, euh c'est de la délinquence, hein. Donc, c'est de la délinquence d'élus euh parce qu'il préfèrent électoralement rester dans des guetos de riche.

Je veux dire, c'est c'est c'est le cas à Neïi, c'est le cas dans pas mal de villes en France. Et ce qui est dingue, c'est que au lieu de se donner les moyens de faire respecter cette loi et de la durcir, parce que c'est totalement scandaleux de ne pas assumer cet objectif de passer de 25 et moi je dirais même à 30 % de de logements sociaux, et bien on va modifier les seuils, on va euh alléger les choses pour que finalement bah les maires puissent continuer leur politique antisociale. Vous dites que les que l'action du logement c'est dans les mains des communes. sur pas mal de choses, je suis d'accord avec vous he vous avez le plan local d'urbanisme où par exemple voilà il y a plein voilà mais à un moment donné le gouvernement est celui qui a l'argent surtout quand les communes ne sont plus complètement autonomes pour la levée de l'impôt même plus du tout et le problème c'est que les aides à la pierre ont totalement fondu le gouvernement depuis enfin les gouvernements successifs depuis 2017 et on les compte plus en fait ne donne on fait fondre l'aide à la pierre pour le logement social on met on mis les bailleurs sociaux en situation d'asphyxie budgétaire he c'est plus d'un milliard qui aurait ponné à travers la réduction de lo de loyer de solidarité.

Bah oui, avant de rattraper le retard, je veux dire là le compte n'y est pas et y compris dans les annonces de le cornueu, on voit bien que le compte n'y est pas pour leir, on va y revenir dans un instant. Vous parliez tout à l'heure des apprentis François Jolivet, on va étendre ça à tous les étudiants en général. Bonsoir Louise.

Vous êtes étudiante en kiné et vous êtes vice-présidente de la FAGE, la Fédération des associations général étudiante qui vient justement de réaliser une enquête sur le logement étudiant. Vous êtes allé interroger près de 6000 étudiants. Pour quel résultat ?

Louis, bonsoir. J'ai dû changer deux fois de logement cette année car ils étaient plein de moisissures et j'arrivais plus bien à respirer dedans. Je n'ai pas trouvé de logement en arrivant en master.

J'ai dû dormir dans ma voiture pendant plusieurs jours pour pouvoir aller en cours. Ça c'est les témoignages. Bon, c'est deux seuls des très nombreux témoignages qu'on a recensé au sein de cette enquête qui a été menée bah comme vous l'avez dit qu'il y a eu plus de enfin environ 6000 réponses qui a été mené pendant un mois au mois de janvier là donc tout récemment et ça nous ça nous permet de faire plein de constats.

Je vais faire rapidement les les premiers qu'on peut nommer, mais déjà je pense que c'est important de se rendre compte que pour un étudiant, enfin pour une une famille moyenne, on va dire que dans le budget, c'est à peu près 30 % le loyer d'un d'un logement. Pour un étudiant, c'est plus de de 50 % pardon de son budget. Et donc forcément, c'est quelque chose auquel il faut s'intéresser de près pour que pour comprendre mieux dans quelle dynamique même financière peuvent se retrouver les étudiants et étudiantes.

Euh cette enquête, elle révèle aussi qu'après avoir payé son loyer, il y a un étudiant sur qu moins de 100 € pour vivre le reste de son mois. On parle que du loyer sans charge, sans rien. Euh et plus de la moitié, on moins de 200 € pour vivre le reste du mois.

Donc quand on a des loyers euh qui sont autour de euh alors 500 € à peu près sur le toute la France, plus de 712 € à Paris pour les loyer euh de logement étudiant, donc de petits logements et ce même avec l'encadrement des loyers parce qu'on sait qu'à Paris, il y a l'encadrement des loyers plus ou moins respecté, mais il y a l'encadrement des loyers. Bah quand on sait que la bourse, elle est d'environ 280 € et que c'est que pour ceux qui ont la chance de l'avoir, ce qui représente à peine un quart des étudiants, bah forcément c'est compliqué derrière de de vivre correctement. Euh donc voilà, en terme aussi de on sait que la population étudiante est une population euh très mobile qui bah pour ces études doit bouger que soit pour des stages alternance même juste pour pouvoir aller en master ou quoi que ce soit et c'est ce que nous révèle bah les les témoignages qu'on a eu.

Euh et donc il y a enfin 15 % des étudiants mettent plus de 3 mois à retrouver un logement et cetera et cetera. Ils sont au bout de la chaîne résidentielle vraiment dont on parlait juste avant et donc bah du fait de la précarisation des familles et cetera qui restent dans leur logement mais en fait les petits logements ne sont jamais libérés. Donc les étudiants ont galèrent à se loger et euh et il y a aussi une norme sociétale qui dit qu'un étudiant enfin que les 40 % des étudiants qui habitent encore dans leur famille et cetera, c'est quelque chose de normal.

Bah nous on trouve que c'est pas le cas et qu'un étudiant à 18 ans il est majeur, il devrait avoir il a le droit d'aller vivre ailleurs que je sais pas. Mais ce que vous nous décrivez c'est une paupérisation en fait des des étudiants. Est-ce que ça conduit même à un renoncement aux études, un abandon études ?

Parce que parce que finalement mon quotidien c'est de galérer et j'ai même plus le temps d'aller à l'amphi ou Ouais. pas complètement dans notre enquête, on voit qu'il y a un étudiant sur deux qui travaille à côté de ses études pour pouvoir bah payer son logement et et ces étudiants là à côté, il y a même 78 % qui ne pourraient pas avoir un loyer sans de l'aide de enfin de ses proches ou quoi que ce soit familial et donc forcément ça ça conduit de nombreux étudiants à ne pas pouvoir aller en cours, à devoir refuser son master à Lyon quand on vient de Saint-Étienne et du coup bah parce que c'est trop loin et que et qu'on peut pas se payer un loyer. Donc forcément nous on a enfin pas mal de choses Ouais. qui nous qui nous révolte en fait dans cette dans cette enquête et euh et voilà et même sur les aides enfin actuellement sur les aides au logement qui existe.

Donc il y a une très grande méconnaissance déjà des aides qui peuvent déjà exister. Euh au niveau des bourses étudiantes, c'est pas du tout enfin comme je disais, il y a un étudiant sur qu est boursier actuellement et tous les ans, on perd 20000 boursiers qui sortent du système sans aucune raison et euh et voilà. Et encore aujourd'hui, on veut retirer euh les aides pour le logement pour les étudiants euh internationaux alors queils viennent enfin étudier en France et que c'est une richesse comme pas possible pour notre enseignement supérieur.

Donc voilà, nous on a vu au niveau étudiant des quelles questions vous voulez leur poser ? Bah c'est un peu ça enfin ce à quoi j'allais en venir. On a vu de nombreux plans qui se sont entassés. le plan des 60000 et le plan des 45000 logements étudiants et voilà et les plans s'empilent sans jamais atteindre leur objectif.

Donc nous on a un peu enfin une question, on voit que voilà là les crousses les crous ce sont les premiers qui logent les étudiants normalement qui doivent ce sont censés être les chefs de fil du logement étudiant. Pour autant il y a un logement cruise pour 17 étudiants aujourd'hui. On leur demande aussi d'assumer du coup un repas en euro pour tous parce que les étudiants sont aussi dans une grande précarité précarité alimentaire.

Donc comment on fait pour donner euh suffisamment, on va dire bah ouais de de moyens à ce réseau-là, avoir suffisamment de de logement social ? On a parlé de réquisition aussi euh notamment enfin voilà les petits les petits logements, on sait qu'ils sont très utilisés, tout ce qui est RBNB et cetera. Donc qu'est-ce qu'on en fait ?

Et puis sur le logement euh privé, qu'est-ce qu'on fait au-delà de l'encadrement des loyers qui comme on l'a vu à Paris par exemple ne suffit pas, qui j'espère sera pérénisé mais ne suffit pas. Donc voilà, qu'est-ce qu'on fait pour les étudiants qui galèrent à se loger en fait ? Qui veut lui répondre ?

Je peux je peux commencer. Vous pouvez même ajouter madame euh j'ai eu 24/ 20 à mon bac. Je me suis pas inscrit en classe prépa parce que j'étais pris en astrophysique dans un endroit bien connu ici et puis j'ai pas trouvé de logement et je fais facile d'origine.

Donc des rêves foutus, des rêves empêchés. Alors moi j'ai j'ai quelques propositions sur le sujet. On est sans doute un des rares pays qui lorsqu'on lorsqu'on s'inscrit à l'université, l'université ne s'occupe pas de nous pour nous loger.

Quand vous êtes dans une école d'ingénieur, l'école d'ingénieur vous log toutes. Pas toutes mais beaucoup. Elle trouve elle trouve en tous les cas sur le plateau de sa clé, ça marche assez bien.

Et et et en revanche, les universités aujourd'hui sont celles qui sont les plus gros propriétaires fonciers. Je mettrai hors île-de-Fance. Hors île-de-Fance.

Et vous n'avez plus ces problèmes là de la même nature à Bordeaux par exemple puisque sur le foncier de Bordeaux le président de l'université a compris qu'il fallait construire des logements. Ils construisent des logements. Ils vont même démolir des amis. les amphi 800 1000 places qui ne servent plus à rien, qui sont inchauffables, ça va se transformer en logement à terme justement pour pouvoir répondre à la demande parce que l'attractivité de l'université de demain, ce sera avec la capacité qu'on a à louer des logements.

Ensuite, vous avez le les étudiants ne sont pas du tout prioritaires dans les attributions de logement. C'estàd vous avez des ordres mais comme tout devient prioritaire, ben l'étudiant il n'est jamais prioritaire. C'est un peu surprenant et d'ailleurs je sais que la FA porte ça puisque j'ai eu l'occasion de vous recevoir que je suis rapporteur du budget du logement et de l'hébergement pour le compte de la commission des finance et je sais que ça commence à remuer en tous les cas dans l'appareil d'État afin de prendre en compte et le repas 1 € c'est que c'est sans doute des raisons aussi et puis après les mécanismes de bourse d'accompagnement et bien aujourd'hui on voit bien que ça fonctionne mal et le vrai sujet c'est de savoir pourquoi les étudiants lâchent leurs études soit c'est une erreur d'orientation ce qui est respectable soit c'est parce que C'est son pour des raisons financières et d'accès au logement qu'on va mettre de côté l'avenir de notre pays.

Et pour moi ça c'est pas supportable. Et pour moi la priorité des priorités c'est de faire comprendre aux gens plus anciens que nous sommes que la priorité doit être les jeunes. Voilà.

Et donc fait comment Daniel ? Je rajouterai que moi quand je suis arrivée à Paris, la chambre de bonne, elle coûtait un/4 de SMIC et aujourd'hui j'ai presque l'impression que c'est presque les 3/4 du SMIC en fait qui passent dans la chambre de bonne pour vous montrer l'évolution de la spéculation et pour parler en choses qui en choses qui peuvent être comparables. Donc un il y a un première priorité c'est que l'État bien oui mette l'argent pour pouvoir construire enfin produire des logements étudiants que vous dites université ou que vous dites crousse à la enfin au point de départ c'est l'État qui finance voilà donc il faut une politique ambitieuse de l'État et le problème c'est qu'on est toujours confronté budget après budget qu'on ne peut jamais d'ailleurs voter à cette règle qui est que les gouvernements successifs depuis 2017 ne veulent pas prendre l'argent où où il Alors que les rapports nous montrent que les ultra riches ne payent pas, ne participent pas à la contribution de l'impôt comme l'ensemble des Français.

Et donc après on nous dit austérité, il faut faire des économies et on se retrouve avec une absence de politique publique qui planifie les besoins en terme de logements sociaux de la même manière qu'on laisse s'écrouler nos universités qui manquent énormément de moyens et moi je vois le degré de sélection pour rentrer dans les masters qui s'ajoute au degré de sélection pour rentrer au départ en licence. Tout cela est justifié par une chose, c'est qu'on n' pas anticipé, planifié le nombre de places qu'il fallait. Donc oui, il faut une politique bien plus ambitieuse en matière de logement parce qu'à l'arrivée, c'est des jeunes qui abandonnent les études parce qu'il n'y arrivent pas mais c'est aussi des cas extrêmement graves aussi.

Vous avez même y compris maintenant des problèmes de de prostitution dans la jeunesse et ça c'est terrifiant parce qu'à un moment donné le logement est devenu une telle crise qu'on laisse des jeunes dans des situations de précarité énorme et donc dans une fragilité par des réseaux d'emprise. Donc on est sur un sujet extrêmement grave et une société qui ne donne pas les moyens à sa jeunesse de s'émantciper et bien elle se ferme elle-même à tout avenir. Donc il faut planifier la production de logements sociaux.

Il faut être bien plus drastique euh sur la question du contrôle Airbnb et sur la sur le contrôle de l'encadrement des loyers. La ville de Paris euh renforce ses moyens en terme de brigade justement pour aller sur le terrain pour aller faire respecter. Il faut se battre aussi contre le coliving parce que c'est la nouvelle grosse arnaque.

On va expliquer que dans un appartement de qui a trois chambres et bien plutôt que de le louer 2000 € ce qui est déjà énorme, on va louer chaque chambre entre 1000 et 1400 €. C'est ce qui est en train de se passer et on va essayer de contourner l'encadrement des loyers par ce système là. et qui en fait subit cela bien souvent, c'est les étudiants qui ne se retrouvent euh sans autre alternative que d'aller dans ces gros arnaques qu'on leur propose des services.

Mais enfin, c'est tout juste a une machine à laver en service colling promis. Faut faire attention aussi aux fausses solutions. Je voudrais me tourner vers Benjamin.

Benjamin, vous êtes agent immobilier. Alors, c'est sûr que la crise du logement, vous aussi vous la vivez de plein fois depuis quelques années déjà. Qu'est-ce qui se passe vous quand vous publiez aujourd'hui une annonce pour un studio à 600 700 € ?

Bah, on la retire très vite parce que en une matinée, on a entre 300 et 500 demandes. Voilà. Et que les solutions que j'entends là, elles peuvent pas elles peuvent pas se satisfaire.

J'entends souvent des explications. On a bien compris là avec Rachel et Louise que on était sur une crise euh pas de prix mais de l'offre systémique. Oui.

Et on parle souvent de vouloir régler des symptômes et jamais aller à la cause. Et si on va pas traiter le problème à la racine, on le règlera pas. Euh nous très clairement aujourd'hui euh on nous entend on s'entend dire il y a beaucoup d'appartements vides nous professionnels, on les voit pas hein.

Notre volonté nous c'est de louer bien sûr. Vous les voyez pas sont recensés. C'est des on renoncé à les louer.

Alors ils ont renoncé mais la vraie question c'est pourquoi ils ont renoncé ? Pourquoi on les fait renoncer ? C'est ça le problème de fond.

Le faut faut bien comprendre que le le le l'immobilier change de règle tous les ans. Je vais prendre un problème très simple que tout le monde va comprendre. C'est le problème que tout le monde a été concerné, les DPE.

Sûr, DPE, c'est 4 ans quatre changements diagnostique de performance énergétique. On va être clair. Au 1er janvier 2025, vous aviez un DPEG, vous n'aviez plus le droit de louer.

D'accord ? Les professionnels ont été voir le gouvernement, ont échangé avec lui, avec les différents ministres pour leur expliquer qu'on commettait une grossière erreur en retirant 850000 logements rien que ça du marché. Au bout de 6 mois, on nous a écouté.

À l'époque, c'était François Baï qui était premier ministre. Il a changé la loi. Le temps qu'il change la loi, il l'a changé au 1er janvier 2026.

En un an, qu'est-ce qui s'est passé ? les les propriétaires ont vendu parce qu'ils ont eu peur que leur leur appartement soit plus jamais louable. Il les c'est des un grand nombre d'appartements été retirés du marché.

Et donc aujourd'hui, on apprend quoi ? Que finalement parce qu'on va suivre les obligations de la Communauté européenne et bien on va récupérer 850000 logements sur le parc. C'est énorme.

Et on a perdu 1 an. C'est le l'un des meilleurs Mais là depuis le 1er janvier, vous les avez vu revenir ces logements ? Pourquoi ?

Parce qu'il suffit d'aller sur le site de LAADEM. C'est mathématique. Au lieu de 2,3 kWh, l'obligation est à 1,9.

Bout de chaîne dans une agence immobilière, vous auriez pu ne pas voir revenir ces logements. Je suis en fait, je suis gestionnaire locatif et agent immobilier. Et quand on est gestionnaire locatif, on gère les biens sur le long terme.

Ce que vous dites, c'est qu'en fait, on s'est occupé de la fin du monde avant de s'occuper de la fin du mois. Mais évidemment, évidemment. Et c'est en même temps, c'est pas souhaitable non plus de loger des gens dans des passoirs thermiques.

Mais mais personne n'a dit ça. Mais je vous rappelle qu'avant que cette obligation arrive, vous refaisiez votre appartement et bien ça pouvait il pouvait être la sé parce qu'à l'époque on nous disait pas qu'il fallait faire de l'isolation de 20 cm sur tous les murs. À l'époque on nous disant pas qu'il fallait isoler nos plafonds.

Les règles, on les change, on les impose et on se retrouve dans des situations. Nous professionnels, nous n'avons jamais dit que nous ne souhaitions pas et bien au contraire rénover le parc privé. C'est dans notre intérêt, c'est dans l'intérêt de nos clients.

Par contre, ce qu'on ce qu'on a dit, c'est que à force de mettre des lois, des règles qui changent toutes les 5 minutes, vous faites fuir les investisseurs de notre pays. Vous faites fuir les investisseurs de notre pays. Si demain matin on a plus d'investisseurs, madame la députée, on sera bien embêté parce qu'on aura plus d'appartements à louer.

Mais Sébastien Lecnu, le mois dernier quand il présente son plan logement et qu' dit "On va arrêter d'emmerder les Français, c'est à ça qu'il pensait Bah, il peut commencer lui d'abord par arrêter d'emmerder les Français parce que franchement cette expression grossière qu'il utilise euh il ne supporterait pas qu'on le lui renvoie. Or, à un moment donné euh il y a un petit il y a une petite musique qui laisse entendre que c'est parce qu'il y aurait trop de réglementation euh queil y aurait pas suffisamment de logement. Et c'est ce que vous relayez euh sur ces questions.

Moi, je dis franchement c'est normal qu'il y ait de la réglementation sur le logement. un, on veut des logements par exemple qui ne euh qui est euh qui soient sécurisant euh sur la question de l'incendie, par exemple, personne va remettre en cause ces règles-là. Bon, euh comment accepter des passoirs thermiques et des et des bouilloires thermiques l'été ?

C'est normal qu'on exige euh cette régulation cette déréglementation. Bon, le problème c'est que là où je vous suis, c'est que le gouvernement sur ma prime d'œuvre n'a pas arrêté de faire des va et viens. On met les moyens, on retire les moyens, on permet d'accéder au dossier, on retire l'accès au dossier.

Donc ça ça ne va pas du tout. Par contre, je vous assure que les réglementations, c'est une nécessité. Moi, j'en rajouterai même une, la question de l'accessibilité au handicap.

Ça n'est pas acceptable que le gouvernement précédent à travers je crois c'était la loi et a remis en cause les impératifs sur l'accessibilité. Moi, j'entends les associations qui me disent c'est pas possible. un soit les personnes en situation de handicap galèrent pour avoir un logement adapté soit ils arrivent par le biais du bailleur par le biais de ma prime adapte mais ils disent mais alors le problème c'est que quand enfin on a un logement adapté à notre handicap on peut pas aller voir la famille on peut pas aller voir les amis parce que les logements sont pas adaptés or c'est une aberration si tous les logements devaient être accessibles, et bien vous ou moi ou je ne sais qui quand nous arriverions à une situation soit on a un accident soit on perd notre autonomie parce qu'on devient âgé on devient en situation et on on bénéficierait de ce logement.

Un mot peut-être. Moi je n'ai pas voté la vouloir climat résilience pour une de ces raisonsl et d'ailleurs contre Lausanne, moi je l'assume et d'ailleurs j'ai été accusé par mes collègues dont ma collègue de droite et c'est normal enfin à ma droite à ma droite à ma droite comme quoi jeétais toujours à gauche ou à droite de quelqu'un. Mais mais d'ailleurs vos idées sont respectables, je peux les combattre, mais je le respecte parce qu'en fait faire sortir 850000 logements comme j'avais pu le dire lors de la voix lors du projet de loi clé Maris Alliance était une bêtise et donc c'était une bêtise et on est revenu en arrière et et moi je suis par ailleurs apporteur du budget de l'hébergement qui est un morceau du logement du parcours résidentiel.

On est passé de 900 millions à 3 milliards et quand on met les gens à l'abri, on s'occupe pas de savoir si c'est pas dans un G. Ce qui veut donc dire que faut on est toujours rattrapé par les faits et aujourd'hui les faits c'est qu'il y a un manque de logement. Je voudrais dire tout à l'heure madame parlait de Airbnb et du rôle du Airbnb.

Moi je vais vous donner un exemple très simple. Je vais prendre exemple parisien parce que ça se comprend très vite. Vous avez un logement de pour l'exemple 100 m carr que vous louez 20 € historiquement 2000 € ce qui est pas cher.

Et votre loyer à la rue passe à 15 €. à la relocation. Donc là, vous aviez 2000 € de loyer, vous avez plus que 1500.

Vous êtes le propriétaire et vous voulez retrouver vos 2000 €. Vous faites Airbnb 4 dimanches 500 € 4 x 500 2000. Et en fait les loyers à la rue, moi je vous le dis franchement dans les zones très denses puisque ça a été expérimenté dans des villes plus denses que Paris, on fait retirer des logements du marché.

Alors, monsieur qui est un agent immobilier sait très bien si le propriétaire veut vendre son logement, c'est en fonction de son loyer qui est pratiqué, du locataire qui est dedans, qui a un droit au maintien dans les lieux et c'est normal. Donc sa valeur, la valeur du foncier baisse et aujourd'hui le paradoxe c'est qu'on est dans une ville aujourd'hui comme Paris qui fait des efforts et je ne les ni pas mais par ailleurs, on a plus de logements vacants et en dehors des règles du DPE euh par rapport il y a 20 ans à l'époque de de la noé. Donc do avoir un truc qui se passe quand même parce que les politiques publiques aujourd'hui faut être responsables et les assumer quoi.

Alors ce qui est intéressant c'est de d'analyser les différentes causes de la vacances. Vous avez de plus en plus une explosion de la vacances dans un grand nombre de villes qui sont liées au développement des résidences secondaires. Paris là donc non mais que ce soit sur Paris mais que ce soit sur sur Nice, sur plein de villes du littoral, cette explosion des résidences secondaires d'où la mise en place d'une taxation des résidences secondaires qui peut être dissuasive.

Elle a été renforcée. C'est une interromp parce que c'est un peu le sujet de Vincent. H c'est un peu le sujet de Vincent carrément même euh euh les meublés touristiques qui empêchent les habitants de se loger dans leur propre ville.

Euh vous êtes membre du collectif national des habitants permanents. Euh on va le dire, c'est un collectif entière BNB. Oui, exactement.

Euh alors le le collectif national des habitants permanents, le CNH, euh on travaille en collaboration avec une quarantaine d'autres associations à travers la France qui euh font face à cette problématique euh du logement permanent, qu'on soit locataire ou propriétaire. Et euh notre association travaille particulièrement sur les meublés de tourisme, sur la la cause des meublés de tourisme euh de la crise de logement. Et pour ça, on a développé un observatoire citoyen indépendant et gratuit qui référence l'ensemble des meublés de tourisme en France depuis plusieurs années et on constate une augmentation globale de l'offre Airbnb sur tout le territoire.

Euh avec euh on mène également des enquêtes sur le comportement des investisseurs autour de l'immobilier depuis 2017, on va dire. Et euh le monde de l'investissement immobilier est à la recherche exclusivement de la rentabilité, de la rente immobilière. Euh il y a des formations en ligne pour apprendre à développer son business Airbnb, que ça soit de la conciergerie, l'investissement locatif purement Airbnb.

Et la particularité de ces formations, c'est qu'elles ont une certification Caliopie qui permet d'être remboursée par Paô Emploi et le CPF. Euh on signe nous-même la branche sur laquelle nous sommes assisur n'ont pas attendu l'interdiction de louer en G, n'ont pas attendu l'encadrement des loyers pour louer en RBNB. H euh c'est ces arguments sont faux.

Euh c'est surtout que c'est la recherche de rentabilité. Alors Virginie, d'abord je vous interromps Vincent parce que que dit aujourd'hui la loi ? Parce que c'est vrai que chaque commune est est libre de décider de prendre un arrêté entière BNB.

Aujourd'hui, on en est où ? Et ben c'est certaines communes si on prend Paris ou d'autres par exemple c'est 90 jours. 90 nuits. 80 nuits.

Oui. 90 jours. OK.

Euh donc on peut pas louer son logement sur Airbnb ou toute autre plateforme plus de 90 jours par an. Oui, ça c'est pour la résidence principale. Et si vous avez un logement qui est mis uniquement en location, c'est soumis à enregistrement, à autorisation, à compensation.

Euh il y a c'est extrêmement encadré et ça ça varie selon les communes. Il y a effectivement euh soit des communes très dense urbaines type Paris, soit des communes euh très touristiques euh côte littoral euh euh sans doute à côté de là où habite euh monsieur. Euh et donc il y a tout cet encradrement qui existe.

Après il y a évidemment les contrôles qui peuvent être faits notamment bah si on prend Paris, il y a une brigade qui intervient. Là, il y a eu des sanctions, des sanctions financières très lourdes euh puisque euh la réglementation a été alourdie sur les amendes qui pèse en cas de contravention. Donc ça c'est l'existant.

Mais en fait ce qui est frappant, je trouve dans le discours de tous ces témoignages, c'est de voir que que ce soit pour un usage touristique, que ce soit pour un usage étudiant, que ce soit pour loger des saisonniers, que ce soit pour les gens eux-mêmes, en fait, on se rend compte que d'une seule chose, c'est que ça manque de logement puisqu'on est en train de dresser tout le monde les uns contre les autres. les touristes contre les pas touristes, ceux qui ont une résidences secondaires, ceux qui n'en ont pas, les étudiants par rapport aux personnes âgées. Euh enfin, on on constate en fait, on sent véritablement cette tension permanente sur le logement et il faut absolument plus de logement et il faut euh qu'il y ait à un moment alors on a évoqué, vous avez évoqué le plan logement annoncé par le ministère du logement, c'est un premier pas.

Hm, ça suffira sans doute pas hein. Euh et on n'est même pas sûr qu'il les atteignent les objectifs annoncés. C'est-à-dire que sur l'investissement locatif, on parle de 50000 logements.

Le temps que les promoteurs, que la machine se remette en route, vu dans quel état, c'est le f c'est le dispositif jambrin. C'est ça exactement. Et vous voulez bien nous rappeler comment enfin il a été lancé, il vient d'être lancé là, il était dans le projet de loi de finance 2026. effectivement dans le projet de loi de finance 2026 et en plus il va être amendé assez rapidement sans doute après les élections municipales puisqu'il a été voté dans l'état où il était par le 493 et donc il y avait des choses qu'il fallait améliorer.

C'est un dispositif pour remplacer le PINEL c'est un dispositif qui remplace le PINEL qui est un peu différent puisqu'il fonctionne selon un système d'amortissement. Alors avant c'était une réduction d'impôau. Là c'est un amortissement et vous pouvez tant pour l'achat d'un logement neuf que pour l'achat d'un logement ancien avec une quantité de travaux.

Je vais y revenir. Vous amortissez une fraction du prix du bien dans la limite de 80 % et 8000 € par an. L'agent immobilier est déjà pas content hein.

Il va nous dire pourquoi. Mais allez-y. Il peut me dire si je me trompe.

C'est pas elle qui a voté cette loi. Elle nous la décrypte. J'ai j'ai le dispositif pour l'instant elle qui est voté.

Donc ça c'est dans le neuf. Et vous pouvez avoir trois niveaux de loyer intermédiaire, social, très social avec des niveaux d'amortissement différents. Il y a pas de zonage.

Donc ça c'est plus simple. Ça veut dire que c'est partout en France et dans l'ancien, il faut avoir fait des travaux 30 % et il faut que le montant des travaux soit égal à 30 % du montant de l'opération. Donc des travaux conséquents, des travaux conséquents.

Et surtout, et c'est là où ça va être très compliqué, c'est qu'il faut que le logement à l'issue de ces travaux obtienne une note A ou B. Sauf queen fait ce qu'on sait c'est que et dernière chose, les maisons ne sont pas concernées. Techniquement quand vous avez un appartement en copropriété, s'il est en dernier étage en angle, vous y arriverez jamais.

C'est à peu près simple, ça marche pas. C'est exactement comme tout à l'heure quand on disait on va rendre tous les logements accessibles PMR. Donc c'est pas du tout une occasion à saisir nouveau produit je disais les nouveaux construits.

Les nouveaux construits c'est tout à fait possible. Les nouveaux oui mais pas bien évidemment les nouveaux construit ça veut dire construction ou ça veut pas dire ancien et la part de la construction c'est 1 % quand l'ancien c'est 99. Ouais.

Et comme d'habitude, c'est très français, on a un bon dispositif, on est à l'origine, nous les agents immobiliers puisque ce qu'on appelle le le dispositif chambrin, c'est le statut du bailleur privé. On l'a demandé et demandé et ben on était content et et hop la dernière clause A ou B en DPE nous rend illusoire ce dispositif et on espère et on espère et merci de votre de votre intervention très précise puisque moi j'attendais ce fameux DPE AOB qui a rendu quasiment impossible dans ce qu'on a compris pour l'instant c'est un peu en suspend avec la période électorale mais dans ce qu'on a compris c'est que on va sûrement réintégrer les maisons dans le dispositif et ce serait plus alors ce serait peut-être pas 30 % mais 20 % de travaux, ce qui peut déjà être une grosse enveloppe et ensuite euh il faut euh que ce soit non plus arriver à l'objectif A ou B, mais simplement gagner deux notes sur l'étiquette énergie du bien qui ce qui permettrait quand même à plus de logement d'être mis en de rentrer dans le dispositif et d'être proposé à la location ensuite parce que l'objectif final quand même c'est de loger les gens. Donc euh c'est aussi de donner envie à ceux qui peuvent d'investir pour permettre ensuite de loger des gens.

C'est là j'aimerais bien qu'on revienne. C'est est-ce que quel rapport on a au logement aujourd'hui ? Le logement ça devient un produit financier qui est sur l'étal du banquier.

Voilà. Et on cherche oui mais à la loi à la puissance publique de dire que nous ne sommes pas d'accord avec les mésusages du logement comme la recherche à travers Airbnvnb pardon ou le coliving d'un profit maximum. Et pour le le les mesures du gouvernement, moi je suis très inquiète parce que j'ai l'impression qu'on refait le PINEL.

Or le PINEL a été épinglé à la par la Cour des comptes parce que c'était vraiment des cadeaux de défiscalisation. Le montant total des avantages fiscaux qui avaient été accordés atteignait 7,3 milliards d'euros en 2023 sans effet sur l'offre locative. Cette somme, elle aurait permis de construire 70000 logements sociaux.

Jeis juste terminer une chose, jeis juste terminer une chose. Vous avez aujourd'hui 3,5 % écoutez-moi bien 3,5 % des propriétaires qui possèdent 50 % du parc locatif privé. Donc moi, je suis d'accord pour les préatau zéro, pour les primaux accédents, mais je ne suis pas d'accord pour donner des avantages fiscaux euh exorbitant comme on va le refaire euh pour euh des multipropriétaires qui pour certains d'entre eux euh mettent siamment leur logement et leurs immeubles en vacances, euh c'est-à-dire non occupés parce que le la bulle spéculative fait qu'il rapporte plus qu'en étant occupé.

C'est par exemple la foncière du triangle d'or dans le 8e arrondissement. 200 logements euh qui sont vides depuis des années et des années parce que ces immeubles vacants et bien rapportent plus dans la logique spéculative. Un tout petit mot un tout petit mot.

Moi, je voudrais réagir au propos de d'intervenant précédent puis je conclurerai sur l'amendement que je connais bien qui a été repris dans la finance dans le 493. Monsieur a raison. Aujourd'hui, les Airbnb et consor parce qu'il n'y a pas que tout de même c'est devenu un vocabulaire cour.

Voilà, c'est devenu quelque chose de générique pour dire c'est un CLINEX quoi. Clinex. C'est vrai que ça pose un problématique du modèle économique du logement.

Je m'explique. Que quelqu'un puisse louer une partie de son logement qui l'occupe en tant que résidence principale 90 jours pour se faire un complément de revenu sans boîte à clé puisqu'il est dans le logement. Pourquoi pas ?

Quand revanche quelqu'un achète un logement simplement avec l'objectif de la boîte à clé et faire et fait perdre le statut de logement familial au logement, en fait, il devient concurrent d'état hôtel et devient un hôtel tout court. Et moi, je fais partie, moi je suis très clair, mais d'ailleurs, j'ai pas été suivi, hein. Soit on lui on le facture à la TVA surtout et donc mais par contre, il a plus le statut du logement.

Autre parenthèse, je dis à ceux qui font ça que les jurisprudences constantes aujourd'hui et les tribunaux judiciaires, c'est que pour faire fonctionner la loi antisquat, il faut qu'il y a une il faut qu'il y a un vand il faut que le logement soit vandalisé et quand on a la clé on y reste. Et aujourd'hui tous ceux qui se maintiennent dans les logements Airbnb et qui n'entrent pas dans le champ d'application de la loi antisquat et bien ça veut dire que les juges protègent le modèle familial du logement. Je referme la parenthèse.

Donc je pense que tout ça va s'éteindre après. Après sur les communes touristiques quand vous entendez mes collègues députés, vous avez des communes qui ont des statuts de communes touristiques. Si demain on empêche ce type de location à la montagne ou dans certaines zones balnières, ça va poser des soucis.

La vraie difficulté, c'est qu'aujourd'hui le législateur que j'ai invité à discuter sur le sujet n'a jamais voulu trancher parce que tout le monde a des injonction contradictoire. Mais en revanche, que le logement dans le 8e arrondissement, ma chère collègue, soit acheté dans un modèle économique de type 3 où on va le louer 90 jours, mais pas à 5, pas à 500 € par nuit ou par weekend, mais à 1100, c'est sûr qu'on peut l'acheter beaucoup plus cher. Et le problème c'est que après ce prix plus cher devient un prix de référence et ça fait monter les prix tout autour.

Et donc c'est et je crois qu'aujourd'hui les politiques conduites dans certaines villes ont on on ont conduit à l'augmentation des prix de l'immobilier. Donc il faut tout il faut que tout le monde assume ce qu'il a fait est pas fait. Et et et comme je crois d'ailleurs que le retrait de la puissance publique, ma chère collègue, dans le financement du logement social fait qu'aujourd'hui le déficit de l'opération HLM est payé par l'accédent à la propriété.

Donc comme il achète plus cher, moi j'ai un logement, j'ai la chance dans le 13e. Moi j'ai acheté des un logement qui était pas à 9000 € du mètre. Il est devenu parce que BFM s'est fait où ça se vendait à 20000 €.

Donc le 20000 € est devenu le prix de référence. Donc moi, je suis monté à 9000. Mais dans le 20000 € l'accédent à la propriété, il a payé 4000 de déficit d'opération HLM au mètre carré.

Et la ville ne compense pas et beaucoup de villes ne compensent pas. Tout le monde s'est organisé pour faire croire que le logement social pouvait s'autoporter. Ce sont des injonctions contradictoires qui aboutissent à la logement social aujourd'h locement.

Et alors en épluchchant les programmes des candidats au municipal, il y a une proposition qui revient souvent euh c'est les bureaux vacants. Bah oui, transformer des bureaux vacants pour en faire des habitations. C'est d'ailleurs bah ce que vous aviez proposé dans une proposition de loi à la fin de l'année dernière.

Daniel Simonet, comment est-ce que c'est vraiment une bonne idée ? Reportage de Dario Borgogn, Thbo Castan et Julian Roland. Dans les rues des grandes villes françaises et en particulier de la capitale, ces panneaux se multiplient depuis des années.

Des bureaux à louer ou à vendre. La France compte 9 millions de mètres carrés de locaux vacants dont 5 uniquement en Île-de-France. Les spécialistes de l'immobilier l'ont en tout cas bien remarqué.

Je sors aujourd'hui sur notre site internet environ 1000 annonces. On est sur des volumes d'annonces qui sont bien supérieurs à ceux qu'on enregistrait il y a 10 ans. La raison a un changement de comportement après la crise du Covid.

C'est bien les conséquences du télétravail et de la mise en œuvre massive du télétravail dans les entreprises qui a conduit finalement à freiner les la croissance des entreprises dans leur consommation de mètres carrés. Au bout de 4 ans de vacances, ces biens sont estimés difficiles à relouer ou à vendre. Alors, l'État encourage à une transformation de ces espaces en logement avec notamment cette loi adoptée l'année dernière pour faciliter ses constructions.

L'enjeu est considérable. Par exemple, en Île-de-France, cela pourrait représenter à terme 150000 habitations dans une région où il en manque 500000. À plus tôt, ces 6500 m² de bureau sont donc en chantier pour devenir 118 logements.

Donc là, ce sera la future entrée de la résidence. Et avant, c'était des bureaux, tout ce qu'il y a de plus classique avec des entreprises qui avaient leur siège social. Terminer les postes avec ordinateur, place ici bientôt à des salons, des cuisines, des balcons.

Les seuls restes des anciens bureaux seront les places de parking. La seule chose qu'on a conservé de cet immeuble, c'est l'infrastructure et c'est les cinq niveaux de sous-sol. Une opération impressionnante car la société a été obligée de tout déconstruire.

On a démoli les étages parce que le bâtiment qui existait n'était ne permettait pas la transformation. La plupart du temps, il faut quand même venir démolir pour reconstruire. Dans 85 % des cas, la démolition est obligatoire.

Des contraintes techniques qui peuvent ralentir les ambitions des promoteurs, mais aussi des maires. Bouleversement du paysage urbain, nuisance des travaux, les Rivins n'apprécient pas. On voit bien se développer ce qu'on appelle le Nimbai, le NIMBI, pas dans mon jardin, et que les élus sont d'abord le reflet de ce que leurs électeurs veulent.

Et donc on voit bien qu'il y a beaucoup d'obstacles sur 80 dossiers autorisés, il y a que la moitié qui a débouché. Un potentiel encore donc sous-exploité. En 2025, seulement 57000 m² de bureaux vacants ont été transformés, soit environ 817 logements.

Un chiffre tout de même en hausse comparé aux années précédentes. C'est vrai que sur le papier, l'idée, elle est séduisante, mais on voit bien que dans la réalité ben c'est des chantiers qui sont très lourds, qui souvent n'aboutissent pas. C'est des réverrins qui déposent des recours contre ces transformations de de bureaux en logement.

Mais parce que un bureau ça devient pas forcément un logement aussi facilement. Daniel Simonet, alors déjà, il faudrait peut-être arrêter de produire des bureaux. Il y a quelque chose qui est faute dans votre reportage, c'est qu'on fait croire que c'est à cause du du confinement pendant le Covid que du coup il y a eu une crise de ces bureaux.

Bon en fait, il y a toujours énormément de production de bureau parce qu'en terme d'investissement, pardon, je défends quand même le reportage et je défends l'équipe et la rédaction de LCP, mais il y a des chiffres qui disent clairement que post Covid, on a eu - 5,4 % d'occupation des bureaux à cause du télétravail. Donc c'est pas un fantasme. Alors ce qui ce qui ce qui est ce qui faut là où il faut rectifier, c'est que il y a eu par contre une progression, une augmentation de la production de bureaux parce que produire un bureau même si vous avez pas les acheteurs est un placement financier extrêmement rentable.

Et on fait croire au lieu de au lieu de au lieu de regarder cette réalité en face en se disant il y a une folie sur la logique spéculative de produire des bureaux, on fait croire que c'est à cause du Covid et que les gens ne veulent plus travailler en bureau et qui bossent à distance. Il y a un ouvrage, je l'ai dans mon sac, c'est dommage, dans vos bureaux qui sur justement euh euh qui décrit toute cette faillite là. Euh l'immobilier, ah je vous l'ai dit tout à l'heure, l'immobilier hors sol, l'immobilier hors sol et d'une chercheuse économiste qui démontre bien ce problème-là.

Non, il y a il y a eu le phénomène c'est exact a commencé avant. Le Covid est un accélérateur mais parce qu'on a beaucoup on a eu beaucoup de production de bureaux d'abord que ça demande un temps long. Il faut ça sort pas de terre en en un an hein.

Non, ça sort pas de terre en un an. Ça peut prendre 2 3 4 5 10 ans. Quand ça arrive et ben ça correspond plus forcément à ce que les gens recherchent en terme de localisation ou autre.

En attendant, les vieux bureaux, ils sont vêtustes. Et là, quand on dit il y a 6 millions et demi de bureaux vides en Île-de-Fance, il y en a un tiers qui effectivement est vide depuis plus de 4 ans et il faut absolument lui trouver une nouvelle vie. Le souci, c'est quand même que les élus, enfin les communes, les villes perçoivent de la taxe foncière que le bureau soit vie de occupé.

Donc il faut à un moment donner les autorisations d'urbanisme pour transformer ces opérations si techniquement c'est faisable. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a quand même plein de contraintes techniques. On l'a bien vu hein, une largeur par exemple les immeubles ont dit c'est 13 m de profondeur, sinon c'est pas possible.

Vous savez que par exemple des marges d'habitation et des marges de bureau, elles sont pas à la même hauteur. Donc ça veut dire qu'il faut par exemple refaire des escaliers. Il y a plein de choses comme ça qui sont compliquées.

Donc on peut, c'est pas la baguette magique, ça peut se faire mais il faut aussi une volonté encore une fois des élus de dire on transforme et on arrête de donner des autorisations pour construire des des bureaux. Moi ce que jeais vous dire c'est que les images du reportage on voit des immeubles mania avec bureaux àoué ce sont des locaux d'habit ce sont des locaux d'habitation qui ont été transformés en bureaux je rappelle que pour qu'un une maison d'habitation se transforme en bureaux il faut l'autorisation du maire donc que les maires déjà ne donnent plus ce type d'autorisation et le retour de ces logements de ces bâtiments, de ces ces espaces à à un logement c'est assez facile et ça pose pas de H ensuite, vous avez les immeubles de bureau comme on dit en surépaisseur. Euh on a un exemple très frappant en Île-de-France, c'est la défense.

Euh la trajectoire d'occupation de la défense, nous dit-on dans de multiples études, c'est vacante à 75 % dans 20 ans. Ce sont des immeubles de bureau. Et et on nous explique aussi que les tours pour des raisons de mécanique des sols parce que dessous c'est vide, il sont c'est vraiment construit sur une dalle et bien si on en écrase une tomber une autre qu'on ne veut pas faire tomber.

Ce qui veut donc dire qu'on est condamné à vivre avec la défense soit avec une friche à long terme soit lui trouver une autre destination. Bien entendu, quand on veut transformer des bureaux en logement, parce que là c'est il y a deux villes qui qui encaissent, je crois 700 millions d'euros de taxes de foncière, faudra trouver le modèle économique nouveau de ces villes. Ensuite, faudra trouver le modèle économique des propriétaires.

Je vous rappelle que ces propriétaires là sont souvent des gestionnaires d'assurance vie. sont les placements des Français qui sont dans la défense et ensuite il faudra trouver des règles afin de pouvoir adapter ces immeubles à un fonctionnement de locaux d'habitation puisque nous sommes le dernier pays et le seul pays au monde à avoir des règles pour les bureaux et avoir des règles pour les habitations. Figurez-vous qu'il va falloir inventer encore d'autres règles.

Je vous présente Joé si vous voulez bien. Bonsoir Joé. Joé est architecte et alors il est architecte à Lille.

Oui, mais lui il s'est lancé dans une construction un peu particulière. Vous fabriquez quoi de Joé ? Alors moi je fabrique des Tiny House.

Euh donc je suis venu aujourd'hui un peu pour parler de ce type de logement qui est un type d'habitat alternatif. Euh je rajouterai même en plus à tout ce qui a été dit sur cette crise de logement que les villes dans le futur elles vont faire face à une augmentation encore de leur population sans possibilité de s'étaler urbainement sur le le territoire. Et donc en ce sens la question du partage et de la mutualisation des espaces va devenir très importante.

C'est pour ça que alors on en voit là à l'écran, on envoie certaines de vos Tiny House. Donc c'est des habitats, c'est des habitats euh tout petits, c'est ça ? H oui, c'est ça.

Ce sont de de micro habitat. H euh donc je voudrais juste poursuivre aussi sur ce que j'étais en train de dire parce que du coup je voudrais réagir aussi à ce que madame la députée. On sait que le partage, la mutualisation des espaces seront très importants dans le futur et je trouve difficile de réfuter le coliving en tant que qu'habitat car je pense que dans le futur on cinq ménages n'auront pas besoin forcément de posséder cinq salons, cinq buanderies, cinq voilà cinq espaces et donc la mutualisation de l'espace c'est ce qui permettra mais une mutualisation si elle est pas spéculative la mutualisation c'est ce qui permettra de gagner donc des mètres carrés sur la ville et de loger plus de personnes. joué, il nous reste peu de temps mais vraiment je voulais terminer avec vous en quoi est-ce que la Tini House, la mini maison, c'est pour vous une solution à cette crise du logement ?

Alors la tain Houseous euh justement donc cette crise de logement, elle est on voit qu'elle est euh quantitative mais elle est également qualitative et donc la tainiaous en fait représente un nouveau mode de vie en accord avec son environnement, un espace minimum. C'est un espace minimaliste en fait qui n'est pas fondé. C'est-à-dire que une tainiaous n'a pas le même impact sur le sol qu'un bâtiment que fondé en béton.

Et euh donc on n pas d'artificialisation du sol mais il faut alors il y a pas besoin de permis de construire je crois mais il vous faut quand même trouver des terrains. C'est ça. Il faut trouver des terrains.

Euh c'est-à-dire qu'aujourd'hui euh donc il y a les tainous mais également le phénomène de village de Tainiaous qui se développe et qui accule qui accueille des communautés actives euh désireuses de vivre ensemble. Et euh et donc aujourd'hui euh la question que je pourrais vous poser aussi, c'est comment est-ce qu'on pourrait aider toutes les associations euh et toutes les collectivités qui tentent, qui vont qui pourraient voilà vouloir aussi euh mettre en place des des projets de tainhaous dans leur ville car bah la tainhaous aussi c'est un logement qui se construit qui est abordable, qui se construit rapidement et qui peut aussi représenter une solution et ben ça fait toujours un toit au-dessus de sa tête quand même. C'est ça.

Oui. Et et je dirais qu'aujourd'hui les types de logements alternatifs ont du mal encore à être institutionnalisés et comment on pourrait accompagner en fait toutes ces associations car aujourd'hui ell elles font un travail qui est qui est très difficile et et comment les aider à mettre en place ce projet et à donner plus de de force à une réponse très courte. Une réponse très courte.

Moi je considère que nul ne n'est pour subir et puis je suis pour la liberté. Donc s'il y a des gens qui veulent habiter dans des habitats format bingalot je vois pas d'inconvénient sans permis de construire, ça m'interroge tout de même, ça veut dire il y a pas de taxe foncière. Donc donc il faut sans doute envisager quelque chose pour la collectivité si ça se devait se multiplier parce que la collectivité obligait donner les services.

Mais pourquoi pas la faut que les gens aient la liberté de choix ? Moi je pense que aujourd'hui il faut permettre aux gens d'avoir liberté de choix. Alors vous frustrant parce qu'une heure ça passe tellement vite quand on est tous ensemble.

Merci à tous d'être venu sur le plateau de chaque voix compte. Merci d'être venu répondre à notre public. Merci beaucoup Virginie, on vous lit dans dans Challenge.

Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Lundi, vous retrouvez l'ami Francis Leellier pour lundi ses politiques. Son invité sera Valérie A.

Chaque voie compte revient mardi à 19h30 et c'est Clément Mérique qui sera au commande. Passer une excellente soirée sur LCP Canal 8. oho