SÉBASTIEN CHENU : « Notre objectif est de combattre l'islamisme ! » (TF1)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous voterez pour cette autorisation de réintroduire certains pesticides interdits ?
- 0:59RelanceÉludée
Si le gouvernement supprime cette mesure, vous ne voterez pas le texte ?
- 1:37RelanceÉludée
Je n'ai pas compris si vous le voterez ou pas.
- 2:14OuverteRéponse directe
Si vous deviez aujourd'hui nous donner un pourcentage, à quel point diriez-vous qu'il est prêt ce programme ?
- 2:41FerméeRéponse partielle
Sur le voile, par exemple, est-ce que le Rassemblement National proposera d'interdire le voile dans l'espace public ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Le voile est islamiste pour vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:19Invité politiqueFait
« Le texte, il est forcément déceptif parce qu'en fait, il comporte des mesures qui sont attendues par les agriculteurs et qui sont intéressantes, notamment sur l'eau, notamment sur le loup. »
- 0:38Invité politiqueFait
« Non, mais si le gouvernement ne réintroduisait pas ces néonicotinoïdes, c'est la fin d'un certain nombre de filières, que ce soit sur la cerise, sur la pomme, sur la betterave, sur la noisette. »
- 2:20Invité politiqueChiffre
« Le programme est prêt, j'allais dire, à 75 ou 80%. »
- 2:55Invité politiqueFait
« C'est l'idée de combattre l'islamisme. »
- 3:06Invité politiqueFait
« Il sera, et il est dans un texte qui a déjà été présenté. Marine Le Pen avait déjà présenté un texte de lutte contre l'islamisme, dans lequel il y a la lutte contre le voile. »
- 3:21Invité politiqueFait
« On définit dans ce texte l'islamisme et on le combat. »
- 3:36Invité politiqueFait
« Que nous ne confondons pas avec l'islam, c'est-à-dire pour ça que c'est important d'avoir un texte. »
- 4:31Invité politiqueFait
« L'objectif, c'est qu'on ne voit plus le voile symbole de l'islamisme dans notre pays. »
- 4:41Invité politiqueFait
« C'est notre objectif à terme, c'est qu'il n'existe plus dans la rue. »
- 5:59Invité politiqueFait
« Le voile, c'est la revendication de l'islamisme. »
- 6:32Invité politiqueFait
« J'ai vu que la France Insoumise, effectivement, se félicitait de cette censure, c'est-à-dire d'avoir empêché une artiste programmée, annoncée, de s'exprimer. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Moi, ça me choque parce qu'en fait, l'importation et l'utilisation du conflit israélo-palestinien sur notre territoire, son importation et son utilisation politique par l'extrême-gauche, eh bien, ça donne ça. »
- 7:19Invité politiqueFait
« La réalité, c'est qu'elle a été attaquée par l'extrême-gauche parce qu'elle est juive. »
- 8:21Invité politiqueFait
« Moi, je laisse les maires faire ce qu'ils veulent dans les municipalités. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu78 %
- Présentateur22 %
≈ 3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Sébastien Chenu, tout à l'heure à l'Assemblée, vous devrez vous prononcer sur un texte hautement sensible, la loi d'urgence agricole qui divise jusqu'au gouvernement, notamment à cause de la réintroduction de certains pesticides interdits, notamment le fameux acétamipride, l'insecticide dit tueur d'abeilles. Est-ce que vous, vous voterez pour cette autorisation ?
Le texte, il est forcément déceptif parce qu'en fait, il comporte des mesures qui sont attendues par les agriculteurs et qui sont intéressantes, notamment sur l'eau, notamment sur le loup, mais c'est vrai qu'en ce qui concerne la réintroduction de ces néonicotinoïdes, le gouvernement semble faire marche arrière. Or évidemment, c'est la fin...
Pour l'instant, rien n'a été décidé.
Non, mais si le gouvernement ne réintroduisait pas ces néonicotinoïdes, c'est la fin d'un certain nombre de filières, que ce soit sur la cerise, sur la pomme, sur la betterave, sur la noisette.
Pour que nos téléspectateurs comprennent, ce qui se passe, c'est qu'aujourd'hui, il y a cette réintroduction dans le texte, mais le gouvernement pourrait décider d'enlever cette disposition ce soir pour que le reste passe. C'est-à-dire que si le gouvernement décide de supprimer cette mesure, vous ne voterez pas le texte ?
Mais on va voir, on va regarder, parce que comme je vous l'ai dit, il y a des mesures qui nous semblent importantes et on veut qu'elles puissent passer. Mais à travers d'ailleurs notre député Hélène Laporte, qui est elle aussi vice-présidente de l'Assemblée nationale, on mène un combat pour préserver ces filières. Donc vous ne voterez quand même le texte ? Si le gouvernement lâche sur ça, c'est vrai que le texte devient vraiment un texte... Déjà, il n'y avait rien sur les accords de libre-échange, devient vraiment un texte réduit à quelques mesures intéressantes qu'il faut préserver sur l'eau, comme je vous en parlais.
Mais on passera à côté, évidemment, et le gouvernement laissera à l'abandon des filières excessivement importantes.
Mais je n'ai pas compris si vous le voterez ou pas.
On est en train de regarder, on n'a pas envie de voter contre. On n'a pas envie de voter contre, ça c'est sûr. On soutient toujours les agriculteurs, mais c'est vrai que c'est un texte qui sera réduit vraiment à sa plus simple expression. Si tel était le cas, moi je regrette quand même que le gouvernement soit sous la pression d'un espèce de chantage écologiste permanent qui a besoin de ça pour exister. Nous, on défend les agriculteurs, on continuera à les défendre, ils pourront compter sur nous. Mais vraiment, le gouvernement fait bas en retraite et c'est un peu lamentable.
Sébastien Chenu, votre parti s'est réuni en séminaire la semaine dernière pour essayer de clarifier votre programme. Si vous deviez aujourd'hui nous donner un pourcentage, à quel point diriez-vous qu'il est prêt ce programme ?
Le programme est prêt, j'allais dire, à 75 ou 80%. Ce en quoi on est probablement les premiers, parce que j'ai l'impression qu'on attend de nous toujours qu'on livre tout un programme bouclé, ficelé, chiffré à presque un an de la présidentielle. Pour un parti qui prétend gouverner, c'est normal. Oui d'accord, mais ils n'ont même pas choisi leur candidat et eux aussi prétendent gouverner. Et pire, ils l'ont fait et on les a vus à l'œuvre.
Alors, donnons un exemple concret. Sur le voile, par exemple, est-ce que le Rassemblement National proposera, oui ou non, d'interdire le voile dans l'espace public ?
Alors, ce n'est pas l'idée d'avoir une mesure d'interdiction du voile islamique lui-même, c'est l'idée de combattre... Que vous avez longtemps proposé, d'accord. C'est dedans, c'est l'idée de combattre l'islamisme. Donc, l'interdiction du voile qui, pour nous, est le symbole revendiqué, l'outil politique, l'incarnation de l'islamisme, il sera, et il est dans un texte qui a déjà été présenté. Marine Le Pen avait déjà présenté un texte de lutte contre l'islamisme, dans lequel il y a la lutte contre le voile, mais il y a aussi la lutte contre les financements, contre des mosquées salafistes, enfin bref, contre l'ensemble des expressions de ce qu'est l'islamisme.
On définit dans ce texte l'islamisme et on le combat. Et ça, c'est à mettre effectivement au référendum. Le voile est islamiste pour vous ? Oui, le voile, c'est l'expression, c'est l'expression, la revendication, dans une immense majorité des cas, d'une expression politique de l'islamisme. Que nous ne confondons pas avec l'islam, c'est-à-dire pour ça que c'est important d'avoir un texte. Parce que lorsque vous définissez ce qu'est l'islamisme, ses modes d'expression, ses modes de financement, ses relais, eh bien, au moins, vous vous mettez à distance d'une religion... Mais ça vous semble applicable, ça ? C'est-à-dire qu'on va enlever des voiles aux gens dans la rue ?
Non, mais on a bien obligé des gens à porter des masques, vous vous rappelez ? Et les gens, et les Français, l'ont fait. Donc nous, on veut, et on commencera d'abord, non pas dans la rue, non pas dans la rue, mais dans les bâtiments publics. Ah, pas dans la rue, ça c'est un changement alors. Mais on le fait par étapes. Mais l'espace public, ça, c'est pas la même chose, oui. Alors il y a un changement. Je viens de vous dire, on le fait par étapes. Donc ça ne sera pas dans la rue ? On commence par étapes, dans les bâtiments publics, les facs, la fonction publique, les endroits dont l'État... Mais il faut faire tomber le voile à terme dans notre société.
Donc à terme, ça veut dire quoi ? Est-ce que si vous êtes élu, en un quinquennat, la fin de votre quinquennat, le voile sera interdit dans la rue ?
L'objectif, c'est qu'on ne voit plus le voile symbole de l'islamisme dans notre pays. Et qu'on ne voit plus ou qu'il soit interdit dans la rue ? Mais d'abord qu'il passe, à travers un référendum, par l'interdiction dans l'ensemble des bâtiments publics. Mais vous ne vous engagez pas à essayer de l'interdire dans la rue ? C'est notre objectif à terme, c'est qu'il n'existe plus dans la rue.
Vous-même, Sébastien Chenu, en 2022, vous disiez que vous cibliez les islamistes, je cite, mais pas une grand-mère de 70 ans qui porte son voile depuis des années. Comment, dans la loi, vous distinguez les deux ?
Mais justement, c'est la loi qui va expliquer, qui va donner le cadre, vous savez...
Donc la loi dira une grand-mère de 70 ans, oui, mais un islamiste...
Non, non, vous avez d'ailleurs, vous avez d'ailleurs, il suffit, vous-même, vous pouvez le faire comme n'importe qui, de googliser ce que c'est qu'un voile islamique, ce que c'est qu'une burqa, ce que c'est sur d'autres... On l'a fait d'ailleurs sur l'abaya, et ce n'est pas nous qui l'avons fait, c'est M. Attal. Il a défini de façon très précise ce qu'était une abaya, et il l'a interdit dans les collèges. Donc on définit ce qu'est un vêtement qui a une connotation religieuse, et en tous les cas, une connotation qui n'est pas républicaine. Donc à partir du moment où la loi définit... Vous savez, on a défini... Les autres signes religieux, les autres religions ne seront pas interdits.
Mais les autres religions n'ont pas de problème, je ne parle pas de la religion islam, je viens de vous dire de l'islamisme. Ce n'est pas un texte contre une religion, c'est un texte contre une dérive, une idéologie... On l'a fait des voiles en général. Une idéologie, mais vous confondez l'islam et l'islamisme, ce que je ne fais pas. Et vous devriez faire très attention, parce que je pense qu'autant l'islamisme est cette dérive mortifère, qui fait des victimes dans notre pays, qui soumet des femmes, autant le fait de pratiquer sa religion comme n'importe quelle religion.
Mais en l'occurrence, c'est tous les voiles que vous voulez interdire.
Le voile, c'est la revendication de l'islamisme. Vous vous estimez que c'est la même chose. Et aujourd'hui, encore plus d'ailleurs. Il est souvent pris d'ailleurs comme tel par des jeunes filles, qui veulent, ou parfois parce qu'elles sont obligées de le faire, mais parfois elles le font très volontairement, qui veulent marquer une différence et une rupture avec l'État républicain.
Sébastien Chenu, j'aimerais qu'on dise un mot sur ce qui s'est passé samedi soir à Grenoble. Un concert de la Didier Barbara Butch a été arrêté à cause de perturbations de militants pro-palestiniens, soutenus notamment par certains élus locaux de la France Insoumise. Quelle est votre réaction ?
J'ai vu que la France Insoumise, effectivement, se félicitait de cette censure, c'est-à-dire d'avoir empêché une artiste programmée, annoncée, de s'exprimer. Moi, ça me choque parce qu'en fait, l'importation et l'utilisation du conflit israélo-palestinien sur notre territoire, son importation et son utilisation politique par l'extrême-gauche, eh bien, ça donne ça. Ça donne effectivement des concerts annulés, ça donne une violence inouïe dans la société, qui n'a pas besoin de ça sincèrement. Et je pense qu'effectivement, l'extrême-gauche aujourd'hui est non seulement un perturbateur important de la société, mais nuit aux libertés.
J'aimerais qu'on entende, d'ailleurs, le monde de la culture se mobiliser, peut-être, pour Barbara Bush. Moi, je ne suis pas fan de Barbara Bush, je veux dire, je n'ai rien contre elle, rien pour elle. Elle est très critiquée par l'extrême-droite. Mais elle fait son métier, mais elle a été attaquée parce qu'elle est juive. La réalité, c'est qu'elle a été attaquée par l'extrême-gauche parce qu'elle est juive. Donc, à partir du moment où elle était programmée, ou qu'elle avait un contrat et qu'elle avait vocation à s'exprimer, je ne vois pas au nom de quoi l'extrême-gauche l'empêche de s'exprimer.
Alors, puisqu'on parle de culture, il se trouve que vous-même, vous avez été très critiqué ces derniers mois, accusé de malmener la culture à l'échelle locale, dans les villes dirigées par le Rassemblement National. Dernière polémique en date, le maire d'Orange, qui est votre parti, qui a décidé d'annuler un concert en hommage à Queen. En juin, c'est une pièce de théâtre sur les migrants qui avaient été déprogrammés à Chartres. Est-ce que votre parti assume et soutient toutes ces décisions ?
Non, mais là, vous mettez en parallèle deux fêtes qui n'ont rien à voir. D'ailleurs, à Orange, vous aurez le 12 septembre un concert Queen versus Abba. J'ai regardé la programmation qui lui est maintenue. Il y a des choix budgétaires qui sont parfois faits dans les communes. Mais vous savez, regardez, vous avez des communes dans lesquelles, je pense à Amir ou à Melbent, qui refusent de venir chanter dans des communes dirigées par le Rassemblement National. C'est eux qui refusent de venir chanter. C'était le cas aussi d'Indochine. Oui, oui, d'accord. Si je fais un lien avec vous, je vous demande si vous assumez oui ou non cette décision.
Moi, je laisse les maires faire ce qu'ils veulent dans les municipalités. Ça dit quelque chose de vos priorités quand même. Vous avez des municipalités, regardez, on parlait de Grenoble, mais c'est aussi le cas de Paris, qui financent des festivals pro-palestiniens du matin au soir. Donc les maires, ils ont des lignes culturelles qu'ils veulent valoriser. Ils ont des lignes qu'ils veulent financer. Ils ont aussi des choix budgétaires à faire et chacun doit être libre de pouvoir le faire. Mais ça, ça ne correspond pas à ce que j'appelle de la censure. C'est des choix budgétaires. Sauf qu'à Orange, d'ailleurs, c'est un choix budgétaire.
Mais comme je vous l'ai dit, les habitants d'Orange verront un concert lié au groupe Queen puisqu'il est programmé le 12 septembre. Je les invite dès à présent à y aller.
Sébastien Chenu