En Toute Liberté du mercredi 12 novembre 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi suspendre la réforme des retraites ?
- 25:00RelanceRéponse directe
La suspension est-elle un symptôme de la dette morale envers les jeunes ?
- 30:00OuverteRéponse partielle
Faut-il serrer la vis sur les retraites pour rassurer les jeunes ?
- 35:00OuverteRéponse directe
La politique manque-t-elle de courage et de visibilité ?
- 40:00OuverteRéponse directe
La gauche parle-t-elle des patrons comme si tous étaient identiques ?
- 45:00RelanceRéponse directe
Faut-il suspendre la réforme des retraites pour calmer le jeu politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:50Ségolène RoyalFait
« Quand il y a des acquis sociaux, des sécurités sociales qui s'effondrent, c'est encore plus anxiogène pour la nouvelle génération. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est maintenant l'heure dans toute liberté sur LC. Une heure de décryptage, [musique] une heure de débat sans tabou et sans langue de bois. On somme en toute liberté comme son nom l'indique, on est ensemble jusqu'à 10h.
Ça n'arrive qu'en France. Lundi prochain, Emmanuel Macron organise un sommet Choose Friends pour les entreprises tricolores. Et manque de peau de bledina, l'entreprise qui les commercialise, Danon floron de notre industrie agroalimentaire ferme son usine de Ville-franche Tursa. 140 ans d'histoire, 117 salariés, les petits pauvres din [musique] inséparable compagnon des 30 glorieuses qui font désormais leur premier pas en Pologne.
On nous dit que c'est pas une délocalisation, juste un transfert de production. On adore ce genre de litotte plié bagage en France pour produire ailleurs. Tout en promettant [musique] qu'un quart des salariés restera dans la région.
C'est un peu comme dire qu'on divorce pas, on change de projet de vie. La direction de Danon invoque la baisse des naissances en France. Ah bon ?
Bah c'est pire en Pologne. Autre argument, le fait maison. Les jeunes parents écolo qui préfèrent mixer leurs carottes [musique] eux-mêmes, soit mais en félige.
Il y a là la démonstration que nos Madeleines de Prou commercial, [musique] ces marques qui racontent notre hexagone, ne sont plus à l'abri du grand glissement industriel. En 2003, c'était les petits lux. En 2025, les petits pots de Bleddina.
Derrière la rationalité économique, il y a autre chose. Une certaine nostalgie sert d'un pays celle d'un pays qui perd petit pot après petit pot les symboles de son quotidien. [musique] Les berceaux se vident et les usines aussi, ça n'arrive qu'en France. [musique] Alors, me voici dans ma chorégraphie préférée.
Bonjour madame Royale. Vous êtes aujourd'hui met là mais vous vous mettez là, vous êtes parfaitement bien. Ça va, ça vous convient ? [rires] Euh on vous a on vous a invité parce que vous sortez un un livre qui s'appelle euh Malicieusement mais qui va garder les enfants de la patrie.
Oui, de la patrie bien sûr. Euh c'est un livre assez féministe, je dois dire sur le pouvoir. Alors je je vois dès qu'on dit ça, il y a des gens qui prennent des des crampes d'estomac, je pense. que c'est une réflexion passionnante sur l'avenir et sur de la part d'une femme qui a exercé le pouvoir, éprouver même le pouvoir puisque le titre mais qui va garder les enfants c'est quand même un on s'en souven [rires] vous en souvenez c'estàdire que vous vous décidez de vous engager.
Racontez l'anecdote quand même. Vous décidez de vous engager et un un député je crois. Oui, c'est ça.
C'est au moment de de l'élection présidentielle que qu'une mère de quatre enfants puisse oser finalement transgresser ce plafond de verre. La première réaction, ça a été de dire mais mais qu'elle retourne s'occuper de s'occuper de ses enfants. Ouais.
Ouais. Et je raconte une autre anecdote quand j'ai été ministre de la famille, je vais de garde des sauts, ministre de la justice et puis dans les les chaises musicales des compositions ministérielles, on sait comment ça se termine. Puis finalement, on me dit finalement non, tu rentres pas au gouvernement.
Je dis bon ben très bien, j'ai pas de problème, je vais je vais faire autre chose. Et puis là, je suis rappelé je [rires] suis rappelé inextrémiste par le premier ministre de l'époque et qui me dit donc on a oublié la ministre de la famille mais toi avec tes quatre enfants, tu vas faire l'affaire et puis après il ajoute puis on a oublié les handicapés donc tu vas être ministre de la famille et de l'enfance. Et je pense que un homme n'aurait n'aurait jamais accepté.
Ouais. Et moi comme d'habitude, je me suis dit mais il y a toujours quelque chose de passionnant à faire. Quel que soit le sujet de de le sujet politique ou le sujet de société, il y a toujours des choses importantes à faire queles que soient les les hiérarchies gouvernementales ou ou la hiérarchie de l'importance des sujets vu par un pouvoir masculine masculin.
Et vous n'avez pas regretté parce qu'il y a ces portes fruit là des choses à faire. beaucoup de choses, beaucoup de choses. La lutte contre les les violences faites aux enfants, le congé de paternité, la garde alternée.
Enfin oui, quand on s'empoinne d'un sujet, je je avec sincérité et avec volonté de regarder où est-ce que les gens attendent quelque chose de de mieux, on il y a toujours des choses à faire. Bien sûr, face à vous, Natacha Poloni. Bon, je vous la présente plus mais vous savez qu'elle est nouvellement directrice d'un nouveau d'un d'une revue qui s'appelle l'audace, d'une revue trimestrielle.
L'audace, ça vous voit pas mal. programme. Oui, tout un programme.
Christophe Barbier, vous êtes Christophe Barbier et Guillaume Oda, vous êtes grand reporteur et chroniqueur chez nous avec nous. Alors, on va parler, on va parler, on va se servir de votre livre pour parler de l'actualité, vous allez voir parce que là, c'est le jour J 2 ans après avoir imposé à coup de 493. Le gouvernement s'apprête donc aujourd'hui à suspendre sa propre réforme des retraites après un vote à l'Assemblée normalement.
Et à l'Assemblée, Sébastien Lecornu joue gros, il doit faire voter un abonnement qui gèle la réforme de 2023. concession faite aux socialistes euh au risque de fracturer la majorité. Bref, la réforme qui devait sauver euh Christophe les euh finances publiques est en train de couler la crédibilité politique du pouvoir.
Cette réforme n'a jamais été acceptée par l'opinion. Elle a toujours été combattue par les syndicats, par les partis et la situation politique sortie de la dissolution en 2024 a rendu la position intenable. C'est pourquoi il y a le choix entre la crise institutionnelle, l'instabilité ou sacrifier la réforme des retraites.
Le cornu a fait son choix, il sacrifie cette réforme des retraites. C'est une suspension que beaucoup considèrent comme une annulation parce qu'après on passera autre chose notamment en 2027 mais c'était son viatique pour ne pas durer une semaine mais essayer de durer 1 an et demi à Matou. Et il a eu raison c'est Golen Royal de faire ce choix.
Bien sûr qu'il a eu raison. Et pour faire le lien avec le livre justement qui est sur la montée de l'anxiété des des jeunes générations, on pourrait se dire ben finalement non, il faut serrer la vie sur les retraites pour que ça soit pas les jeux. Et moi je pense le contraire, c'est-à-dire que quand il y a des acquis sociaux, des sécurités sociales qui s'effondrent, c'est encore plus anxiogène pour la nouvelle génération.
Et si vous interrogez les jeunes, ils disent "Bah finalement la retraite va être détruite, on aura pas de retraite. Et si on n pas de retraite, si on a plus de sécurité pour l'avenir, et bien on aura pas d'enfant." Et je pense qu'il y a un lien très direct entre la fragilisation des systèmes sociaux, notamment de la retraite paradoxalement et la l'effondrement de la natalité parce que et et ça devrait d'ailleurs le cœur de de toute politique, toute action politique devrait être vue au prisme de est-ce que si je fais ça, c'est bon pour la sécurité et pour la confiance des jeunes générations pour qu'elles puissent rentrer dans la vie et transmettre à leur tour donner la vie à leur tour ou bien est-ce que ça va renforcer leur anxié et l'effondrement et la la réforme brutale des retraites à renforcer l'anxiété des jeunes.
Bien sûr, vous parlez d'une dette générationnel dans le livre, celle qu'on laisse à nos enfants en détruisant la planète, en creusant les déficits, en abîant la confiance civique. Est-ce que cette suspension de la réforme des retraites, c'est pas aussi le symptôme de cette dette morale envers les jeunes d'une génération politique qui n'a plus le courage de préparer l'avenir ? Vous le disiez, vous avez raison. d'une façon globale, la politique manque de courage et de et de visibilité.
Et car quand on voit d'un autre côté le l'accumulation des impôts, moi j'étais contre la fuite en avant, j'ai une petite distinction par rapport au [rires] PS là-dessus. Je pense qu'il fallait suspendre la réforme des retraites, ne pas rentrer dans la dynamique fiscale qui angoisse beaucoup dans d'entreprises et qui angoisse les jeunes générations aussi. Et en revanche, il fallait faire des économies beaucoup plus drastiques et beaucoup plus beaucoup plus évidentes, mais reporter la question ne pas nier la question de la justice fiscale parce que c'est une question essentielle mais la reporter à l'élection présidentielle parce que tout ce qui est anxiogène et la question fiscale, elle est à la fois juste sur le plan technique mais elle est elle a une dimension une portée psychologique de de d'anxiété sur le le sur les milieux économiques.
Et la lutte contre les déficits, c'est d'abord la relance de l'activité économique. Bah a raison, c'est que monal Nata Polon la foire rat fiscal. J'irai encore plus loin.
C'est-à-dire que est-ce que vous ne pensez pas qu'en fait il y a plusieurs phénomènes qui se conjuguent pour sacrifier la jeunesse ? Un phénomène d'abord qui est un phénomène de long terme parce que la dimension économique dont vous parlez, c'est en fait un système qui est en place depuis les années 1980. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on choisit une monnaie forte, en fait, on favorise les générations qui sont déjà installées, qui ont déjà du patrimoine, les rentiers et on stabilise et la variable d'ajustement, c'est l'emploi.
Et on a vu ce que ça a donné dans les dans les décennies qui ont suivi, c'est-à-dire des jeunes qui avaient de plus en plus de mal à rentrer sur le marché du travail, qui ne trouvaient pas d'emploi et qui ne pouvaient pas se lancer dans la vie et qui évidemment avec des taux d'intérêt tels qu'ils étaient ne pouvaient pas non plus acheter leur logement. Bref, on a sacrifié les jeunes générations au nom du maintien des possédants et derrière ça, on arrive sur une période par exemple comme la COVID où là on a eu une jeunesse qui a eu l'impression d'être enfermée pendant 2 ans parce que une maladie qui touchait principalement les générations précédentes, les générations les plus âgées, nécessitait de les sacrifier eux. C'est-à-dire qu'on a une dette qui s'accumule vis-à-vis des jeunes.
La santé mentale des jeunes est absolument terrifiante et on a l'impression d'avoir une vie politique. Je 3è point d'ailleurs, une vie politique qui sacrifie les jeunes. Pourquoi ?
Parce qu'ils votent moins et parce que de plus en plus on contourne la démocratie en leur disant c'était la phrase de Jean-Claude Trichet à propos de la crise grecque, il n'y a pas de il n'y a pas de démocratie en dehors des traités. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire ce qui a été décidé par les générations précédentes, vous ne pourrez plus y toucher.
Et ça c'est la négation de la démocratie. C'est-à-dire qu'une génération n'a pas le droit d'entraver les générations suivantes. Oui, c'est ça.
Et d'ailleurs sur le Covid, il y a il y a pas eu de soin après le Covid. Non, ça avait été promis ça. Et donc les dégâts du Covid sur l'enfermement des jeunes générations jusqu'aux enfants a encore un impact aujourd'hui sur la montée des maladies psychiques dans les lé de ma fille de suicide hein.
Je j'avais jamais entendu parler de ça. On a sauvé les plus âgés pendant la COVID et on n pas sauvé les jeunes après la Covid des conséquences de la COVID. Et c'est pas un sujet politique.
Tout le monde s'en personne ne s'en occupe. Or, c'est un sujet c'est un sujet absolument central. C'est un sujet capital.
C'est le reflet de la bonne santé. Et en plus, il y a des solutions puisque on a en même temps la COP, la COP 30 là. Donc les COP, c'est à la fois un défi mais c'est en même temps la solution.
C'est un sujet essentiel pour la réindustrialisation de la France par exemple sur les les travaux d'économie. On pourrait lancer des grands chantiers d'économie d'énergie sur le bâtiment. On pourrait lancer des grands chantiers sur la question du recyclage des centrales nucléaire.
On pourrait lancer des grands chantiers sur la construction des avions qui pour éteindre les incendies un marché mondial là-dessus. Et on n pas de pilotage industriel sur des enjeux qui sont pour nous apportés de main. Surtout que la France a une capacité énergétique importante.
On devrait sortir du marché européen de l'énergie pour baisser l'électricité. Voyez, donner des signaux de sécurisation à la fois au milieu économique et à la fois aux jeunes générations qui veulent se qui peuvent qui pourraient se dire "Ah ben voilà les grandes priorités industrielles et économiques du pays dans lesquelles je vais pouvoir avoir un métier, je vais pouvoir faire une formation professionnelle et en même temps je vais pouvoir soigner la planète et répondre à des coanxiétés qui en rajoutent sur l'anxiété des jeunes générations. Et donc ce livre, c'est aussi montré qu'il y a des solutions à condition que l'on considère mais c'est considéré par les la plupart des hommes politiques comme des sujets secondaire.
Ils s'en moquent, c'est pas le sujet. La natalité on entend pas parler les l'angoisse des jeunes, on en entend pas parler. Donc ils sont dans des trucs de travail.
Il y a le travail parce que là on parle que des retraites mais ce qui c'est l'appétit au travail. Quel où on veut travailler ? Pourquoi ?
Enfin, oui, on on je vais délaisser si vous me permettez madame Royal, juste l'aspect technique un instant. Vous avez quand même exercé des fonctions ministérielles à à très haut niveau. Notre titre he c'était le jourg à l'assemblée, suspension de la réforme des des retraites.
Euh est-ce que bon, on dit de d'Emmanuel Macron, on va essayer de rentrer un peu dans sa tête, qu'il est dans la résignation, il est pas encore dans l'acceptation. Est-ce que franchement quand on est un politique, on peut digérer l'abandon d'un tel totem ? Ah attends attends mais justement bonne question ça parce que c'est une bonne question mais écoutez Elisabeth Borne elle était oui vous avez fait un chapitre làdessus sur le virilisme toxique c'est-à-dire borne elle était juste on va écouter [rires] et répondre on y vient on y vient naturellement ça ne me fait pas plaisir parce que j'ai pas porté cette réforme par dogmatisme.
J'ai porté cette réforme parce qu'on a besoin d'assurer l'équilibre de notre système de retraite par répartition. Il s'agit pas du tout de sauver le pouvoir, il s'agit d'éviter une crise institutionnelle. C'est Ouais, il s'agit quand même un peu de sauver le pouvoir.
Regardez, regardez la formulation, regardez la formulation aberrante, le le dévoiement de la politique, ça ne me fait pas plaisir. Elle dit je n'ai pas fait ça pour ça, mais on s'en fiche que c'est c'est pas le sujet. Le sujet c'est les Français.
Est-ce que les Français ont accepté ça ? Non. Donc le consentement à l'autorité politique, c'est l'acceptation des réformes parce qu'on comprend ces réformes.
Les cotax du côté de la non acceptation du peuple pour dire aux politiques on arrête quoi. Et ben ils sont arrivés au pouvoir, ils ont remis la taxe carbone, ils ont refait les gilets jaunes, ils sont obstinés pendant des mois, ils ont réprimé, ils ont ils ont mutilé des gens. Madame Borne, anancienne première ministre, ça lui fait pas plaisir d'avoir à moment donné cette réforme.
Mais encore une fois, entrons dans la tête d'Emmanuel Macron et lui, comment il digère ? Mais soit il se dit euh et c'est moi je dis dans ce livre présidé c'est aimer, c'est aimer les gens. Soit il se dit "C'est bon pour le pays parce que je vais je vais le soulager et je vais prendre acte du fait que cette réforme a été imposé avec des 493 qui sont inadmissibles et qui ont fait régresser en plus le niveau de retraite des femmes et en tout cas constitutionnelle mais désormais inadmissible." Vous dites le 493 constitutionn ça ça n'était même pas constitutionnel la façon dont l'usage du 493 était fait.
Je pense que c'était contraire à l'esprit de la constitution. Le 493, il a pas été fait pour brutaliser un peuple, pour imposer des réformes conçues dans la tête de quelques technocrates. C'est c'est pas ça le 493, c'est Golen Royal.
Je suis d'accord avec vous sur le 493. Le 493, l'usage enfin le le rôle du 493, c'est de dépasser un blocage entre les parties pour faire émerger la volonté des citoyens. C'est exactement le contraire qui s'est passé.
En revanche, il y a quand même une question de long terme, c'est-à-dire que la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui sur les retraites, elle découle en fait de 40 ans de désindustrialisation. elle découle de 40 ans où la gauche a considéré que la seule question c'était celle de la redistribution et que finalement c'était pas grave de voir toutes les entreprises partir et d'avoir un système qui permettait le dumping fiscal au sein de l'Union européenne et donc le fait que les grandes entreprises ne payaient pas l'impôt et ça a appauvri l'État et une droite qui considérait que de toute façon il fallait être compétitif et donc casser tout le le marché du travail. Mais pourquoi les politiques dont vous avez été pendant 40 ans n'ont pas compris que nous allions dans le mur et que à aucun moment la France ne pourrait payer son modèle social qui doit pourtant être maintenu si elle ne permettait pas justement de maintenir de lutter contre une concurrence totalement déloyale, contre une dérégulation du libre échange qui nous tuait.
Je pense que le système des retraites n'est pas déficitaire, que c'est un problème de financement. Et quand vous avez l'État qui pour les fonctionnaires par exemple pour les fonctionnaires le taux de cotisation est de 78 % pour cacher le pourquoi c'est un problème pourquoi c'est c'est pas un problème de financement d'abord parce que si tous les seigneurs étaient au travail et si on avait pas le taux de chômage des seigneurs le plus élevé il y aurait des des rentrées de cotisation pour ça deuxièmement parce qu'il y a eu un siphonage de l'industrie. On vient de le voir avec la fermeture des ça fait mal au cœur quand même toutes ces fermetures là.
Vous venez d'en parler, c'est il y a eu un siphonage de la production opérationnelle par l'économie financière. Oui, bien sûr. Or l'économie, regardez les bulles financières même sur attendez même sur l'intelligence artificielle, ces gens-là ils ne côtisent pas.
Regardez les plateformes de vente. Prenons la plateforme de vente Amazon sans leur faire de je vais leur faire le la contrepublicité. Amazon il cotise au système de protection sociale ?
Non, il pollue la planète. C'est pas intégré dans les prix ou ching chin. Il pollue la planète, on va chercher les bateaux, il polluent ensuite les marchandises viennent sur les camions, ils polluent par les camions, c'est pas intégré dans les prix, ils utilisent nos routes, c'est le contribuable qui paye les routes.
Les lois les ont autorisé à ça. Qui a accepté ces lois ? Qui a accepté que une économique, c'est le système économique notamment à travers la libre circulation des capitaux et des marchandises qui a accepté ça ? parce que c'est l'Europe libéral qui a été imposé alors que les Français avaient voté contre ce traité et il a été réimposé avec le traité de Lisbonne.
Alors que les Français avaient bien compris, le peuple est intelligent. Vous saz vous savez les français avaient bien compris ce libéralisme. Mais ce qui compte c'est aujourd'hui.
Aujourd'hui qu'est-ce qui se passe ? On est obligé d'aligner notre prix de l'énergie français alors que les générations avant nous ont investi dans les dans l'hydroélectricité, dans les centrales nucléaire, dans la performance énergétique. On est obligé de s'aligner à cause des règles européennes sur l'électricité allemande.
Mais on on dit pas aux pays qui sont en Europe et qui nous font concurrence à bas salaire, on leur dit pas vous alignez sur les sur les salaires français et donc il faut sortir. Vous étiez ministre de l'environnement, vous avez soutenu la fermeture de Fessenail mais le programme qui devait fermer des centrales nucléaires. Non, il faut pas répéter, c'est pas en répétant les choses qu'elles deviennent vraies.
Non non non, j'ai programmé la fermeture de Fen au moment où Flamandville ouvrirait. C'est pas pareil pour maintenir la production d'énergie nucléaire à 63,2 GW. Et je me suis opposé aux éc me certains des écologistes qui voulaient zéro central nucléaire.
J'ai toujours défendu Je vais même vous dire une chose, c'est que sur Fenheim, je suis allée sur place et j'ai dit on va monter un une filière industrielle de recyclage des centrales nucléaires qui doivent fermer. Il y a aujourd'hui, voyez, dans dans la perspective emploi pour les jeunes, il y a 400 centrales nucléaires fermées à l'échelle mondiale qui doivent organiser leur démantellement et je pense que la France est en position justement de était en position de faire un démonstrateur industriel à Fessenheim et de conquérir le marché mondial du recyclage de l'ensemble des centrales nucléaires puisqu'elles arrivent à fin de génération au bout de 40 ans et donc il y a la fois à la fois un recyclage et passer aux technologies plus sécurité L'urgence c'est de les prolonger à 60 ans. Oui mais c'est on n pas non qui était une des une qui avait été rénové pas dans les mêmes critères industriels en tout état de cause fait ne devait avec moi pas fermer tant que le fablville n'était pas opérationnel ce qui n'est d'ailleurs toujours pas le cas parce que voilà une centrale qui a 15 ans de retard et qui a multiplié par au moins par 10 son coût d'investissement.
Donc c'est pas non plus une solution miracle nucléaire. D'abord parce qu'il faut de l'uranium. La France n'a pas d'uranium. le les réserves d'uranium à l'échelle internationale sont en voie de de d'extinction.
Donc, faisons attention aussi au mythes de qui vient d'être lancé là aux investissements massifs sur le nucléaire qui vont prendre des moyens financiers aux énergies renouvelables et aux et aux économies d'énergie. Et ce qui est ce qui aurait été bien plus performant, c'est de poursuivre ce que j'avais commencé, c'est le crédit d'impôt de transition énergétique qui permettait aux gens de faire les travaux et de déduire de baisser leurs impôts. Alors que là, ils sont passés à un système de chèque qui est fraudé, qui est contourné, qui donne lieu à des fraudes sur le des arnaques sur téléphone.
On fait croire aux gens. C'est c'est c'est effrayant ce qu'ils ont fait et qui coûte administrativement deux fois plus cher que l'aide directe au baisse obaisse de mais vous dites ce qu'aurait été intéressant c'est c'est de poursuivre ce que j'ai commencé donc c'est c'est vous que que je cite. Est-ce que vous vous avez envie de poursuivre ce que vous avez commencé ?
Est-ce que vous avez abandonné toute ambition présidentielle ? C'est un peu moi ce que j'ai lu en creux dans votre livre. Présider c'est aimé.
Présider c'est c'est mater mater je dirigiserai pas ce mot-là. justement ceux qui vont ceux qui n c'est un peu de votre votre ouvrage quoi. Non, cess vos ambitions pas matern je pas les français pour présidentiel 2027 ça vous trotte encore on verra on verra la tête vu le vide politique la carence politique le le virilisme politique on verra pour vous aurez votre mot à dire de toute façon de toute façon j'aurai mon mot à dire dans une structure politique où les partis ne représentent plus grand choses a quelqu'un qui portera c'est des valeurs que je je auxquelles je je que je pense essentiel pour l'avenir du pays on verra pas pourquoi pas une participation primaire on verra j'ai j'ai pas d'ambition personnelle plus que ça, mais je me dis comme je le dis dans mon livre parce que je pense que c'est ce que se disent les Français qui ont des enfants, des petits enfants et même ceux ceux qui n'en ont pas, c'est mais qu'est-ce qu'on va leur laisser aux jeunes ?
Quel monde on va leur laisser ? Quelle France on va leur laisser ? Quelle espérance on va leur laisser ?
Vous vous sentez encore de gauche dans ce corpus de valeur qui est le vôtre, est-ce que vous diriez "Je suis une femme de gauche Je suis une femme de gauche mais je je pense que le monde évolue et qu'il faut regarder des sujets comme je l'ai toujours fait d'ailleurs. Vous vous souvenez la nation, le drapeau bleu blanc rouge pétiniste parce que je j'utilisais la Marseillaise, vous rendez compte les gens les choses ont quand même beaucoup évolué et comme je le dis dans dans mon livre, on dit vous êtes de droite dans certains chapitres. Non, quand je parle des racines, c'est au sens de l'enracinement d'Anaon.
C'est-à-dire que par définition, une éducation doit être conservatrice au sens où elle doit transmettre un certain nombre de choses pour pouvoir justement s'émanciper par rapport à cet héritage éducatif. Il faut des repères, il faut de la juste autorité. Et c'est ça quand on abandonne la juste autorité ou quand on abandonne la transmission des racines, on fragilise encore plus les jeunes, on on les on les déstabilise un peu plus.
C'est pas de droite ça peut être conservate au bon sens du mot pour prolonger la question de de Christophe Barbier. Quelle gauche ? La gauche Mélenchon, la gauche Olivier Fort gauche Mamdani à New York.
Quelle gauche vous incarnez ? Mais la gauche des gens. La gauche des gens.
Sais les leaders ils ont le Mais Olivier fort ou Mélenchon ? Mais c'est pas franchement c'est c'est ils sont c'est Cari Bill là. Non mais [rires] non mais je veux dire un personnage politique est provisoirement le dépositaire d'un courant de pensée et de la responsabilité de faire évoluer ce courant de pensé.
C'est pas monsieur Intel ou Madame Intel, c'est la gauche des gens. Voyez là, je suis passé 3 jours en dédicace, les gens m'ont tous dit la même chose. Et pourtant le est à droite.
Mais qu'est-ce qu'on va nous laisser ? Mais qu'est-ce qu'on devient ? Mais on est gouverné par des des gamins mais pourquoi il y a la guerre partout ?
Mais mais qu'est-ce que c'est que cette cette brutalité, cette confrontation ? La demande de sécurité de protection, elle est universelle dans le pays. Oui, mais pas au sens répression et au sens taisez-vous, on va vous garantir la sécurité en échange, vous vous taisez.
Non, mais c'est au sens comprendre où on va, à quoi servit les efforts qu'on a fait de la génération précédente et qu'est-ce qu'on va transmettre aux jeunes générations. Il y avait une bâchelière qui une jeune fille qui était en terminale. Alors, je dis "Qu'est-ce que vous allez faire plus tard ?" Elle me dit "Mais je je vais faire de la recherche." C'est formidable faire de la recherche scientifique.
Et je dis "Mais où est-ce que vous allez faire vos études ?" Elle me dit "Je ne sais pas." Et elle me fait cette réflexion, "J'ai plus peur de parcours sup." Mais je me dis "Mais qu'est-ce qu'on fait ?
Mais qu'est-ce qu'on fait ?" Le nouveau rit de passage ou c'est c'est de faire peur même pour le choix de ces études. Rendez compte ce qu'on leur fait.
Et c'est GL tout le monde a le bac donc, il faut bien un moment une sélection. C'est c'est Non, je sais pas que ça c'est tout le problème c'est que il faut être à la hauteur de de la demande éducative et de la demande de formation. Oui, mais c'est Golen Royal dans ce domaine-là comme dans les autres.
Nous nous subissons le fait que la France a un passif, c'est-à-dire que les gouvernants et sur ce plan de l'éducation en particulier les gouvernements de gauche, Lionel Jospin quand il a été ministre de l'éducation nationale, Claude Allègre quand il a été lui-même ministre de l'éducation nationale ont petit à petit déstructuré l'ensemble des de la transmission. Vous regardez les programmes scolaires, nous n'avons pas arrêté de baisser. Alors cela dit il y a des il y a des ministres de droit ministre qui a même supprimé les maths au lycée vous rendez compte c'est le brouis là ils sont lancés dans la réforme des rythmes scolaires.
Non mais attendez ils sont rentrés là dans la réforme des rythmes scolaires. Qui qui a fait la réforme des rythmes scolaires au lieu de s'occuper du niveau scolaire ? Sinon Vincent Payon quand il est arrivé comme vous avez vu des ministres qui n'ont pas la mémoire des choses, ils vont recommencer la réforme payon.
C'est-à-dire ils sont en train là avec une espèce de de réunion je sais pas quoi démocratique soit-disant de de j'espère qu'ils ne feront rien, qu'ils ne bougeront pas de déstabiliser tout le système scolaire sur un sur un sujet franchement secondaire. Tout le monde a tripatouillé dans tous les sens les rythmes scolaires. Ça ne fait que déstructurer l'école, que paniquer les gens.
Alors que l'essentiel c'est quand même la réussite scolaire et que le problème essentiel c'est pas le rythme scolaire savoir à quelle heure on se lève. C'est l'excès d'utilisation des réseaux sociaux par les par les jeunes et par les enfants parce que si le soir ils sont sur les réseaux sociaux, ils arrivent pas à se lever le matin. Alors, j'entends dire non, faut l'école à 9h, le col mais fez la paix aux élèves, aux enseignants, au système scolair avec ces histoires de rythme scolaire et occupons-nous de mettre les jeunes moins longtemps sur les réseaux sociaux.
Ça c'est un vrai su. Vous aviez tiré la sonnette d'alarme sur la télévision il y a quelques années maintenant sur les réseaux sociaux, vous dites la même chose. Faut fermer le tuyau.
Faut fermer le tuyau. Ah ouais, mais ça je Ah ouais, il faut fermer le tuyau. Au moins jusqu'à 12 ans 14 ans.
Vous restez avec nous. Non, je sais que vous avez encore plein de questions mais là c'est vrai, il y a plein de questions. C'est c'est passionnant.
On a euh on passe à notre à la une 3. C'est conn. [musique] Alors 13 organisations patronales du MEDF à la CPME en passant par France Industrie ont écrit au premier ministre Sébastien Lecnu pour lui faire part d'une immense inquiétude une immense inquiétude que vous partagez c'est Golen Royal avec nous en ligne Pierre Guillet président des entrepreneurs et dirigeants chrétiens bonjour monsieur Bonjour madame.
Euh vous dénoncez la déconnexion du débat budgétaire et une avalanche de nouvelles taxes. Évidemment le message est limpide. On ne redresse pas un pays en affaiblissant ses forces vives.
Vous êtes extrêmement inquiet ou c'est juste euh une agitation pendant le débat parlementaire ? Ben, je pense que vous nous entendez pas souvent prendre la parole. Euh et et à Forceurie, les entrepreneurs et dirigeants chrétiens, c'est très très rare qu'on prenne la parole et aujourd'hui, on le fait euh parce que on a vraiment le sentiment que euh des décisions sont prises euh très rapidement à la va vite.
Euh il y a des des des amendements qui sont vu le nombre d'amendements étudiés qui sont probablement pas étudiés et l'avenir d'entreprise donc l'avenir de de de personnes de famille en dépend. Euh mon entreprise a une cinquantaine d'années. Euh ça évidemment ça ne s'est pas fait en un jour, ça se construit progressivement et là on a l'impression que l'avenir de ces entreprises, de ces emplois euh se décide euh parfois très tard le soir, parfois avec des gens qui sont pas présents, parfois et souvent avec des gens qui ne connaissent pas les sujets.
Il y a très très peu de d'entrepreneurs et de dirigeants à l'Assemblée nationale, tout du moins de d'entreprises significatives, c'est-à-dire de plus de 10 salariés. En France, les entreprises, ce ne sont pas euh les entreprises du CAC 40 dont on parle beaucoup, mais ce sont beaucoup euh de PME, de TPE euh et aussi de TI qui qui vraiment aujourd'hui font l'ossature de de l'économie et on a le sentiment que là, il y a des discussions très rapides qui sont en train de passer par pertes et profit beaucoup de choses. On a beaucoup de mal à s'y retrouver.
C'est un brouillard un brouillard légal, fiscal, tout est remis en cause. Et oui, on est vraiment très très inquiet de ça parce que on ne construit pas l'avenir d'une entreprise, on construit pas le développement d'une entreprise avec des règles qui changent. On on sait même pas demain avec quelle règle on va devoir agir.
Vous comprenez, c'est Royal, l'inquiétude de ces patrons ? Tout à fait. Je pense que je pense que vous avez raison, monsieur, complètement.
Mais là où le MDEF fait une faute et où le patronat fait une faute, c'est en s'opposant à la suspension de la réforme des retraites. Et ça c'est très maladroit d'abord et du coup ça vous ça vous plombe dans le dans votre prise de position vis-à-vis de la fiscalité. Et je l'ai dit au départ d'ailleurs, le bon équilibre c'était la suspension de la réforme des retraites parce qu' parce qu'elle est mauvaise cette réforme, parce qu'elle angoisse, on a vu parce qu'elle est injuste et on faut reprendre le le travail notamment en faisant en faisant cotiser les revenus les revenus financiers des très grandes entreprises par exemple.
Donc c'est un sujet complexe qui aurait dû être reporté la fiscalité au niveau de l'élection présidentielle et je suis en déf je suis d'accord avec vous c'est un peu iconoclasse je suis d'accord avec le médev sur ce sujetl avec vous avec le patronat notamment des PME parce que la question fiscale elle est elle a une dimension psychologique très très forte au-delà des dispositifs techniques qui peuvent se justifier dans ce qui est voté il y a une dimension psychologique au moment où il y a un ralentissement économique qui plombe. En effet, l'esprit d'entreprendre, la volonté d'avancer et cetera. Et la le bon équilibre, ça je demande vraiment au MEDF de changer de position là-dessus, c'est de dire "OK, pour la suspension de la réforme des retraites, arrêtons de pinailler là-dessus et de et mais mais reportons à l'élection présidentielle la question fiscale parce que là, je pense en effet que ça plombe l'économie." Pierre Guet, que que répondez-vous à Coline Royal ?
Ben le sujet de la retraite en fait, il se pose donc euh aujourd'hui on est en train de de tous s'invectiver sur ce sujet. Aujourd'hui, le système il est déficitaire. Euh le système ne peut pas assurer la retraite des des travailleurs.
Donc il faut le remettre en cause. Il faut le remettre en cause. Il faut en discuter.
Il faut trouver des accords, faut trouver des chemins. Et aujourd'hui, on a l'impression que tout le monde s'oppose à tout le monde, qu'il y a pas de discussion possible. Monsur' il y a des idées, il y a des des des solutions à trouver.
Quand une entreprise euh est déficitaire et ben on prend des mesures pour pouvoir juguler ces ces déficites pour essayer de de justement trouver une pérennité qui va assurer une retraite pour chacun, digne pour chacun. Et euh aux entrepreneurs et dirigeants chrétiens, euh il y a un des principes qui nous anime le plus qui est la dignité de la personne. Euh la retraite fait partie euh de ces fondamentaux euh qui permettent après avoir travaillé longtemps euh de pouvoir passer à autre chose mais pas forcément pour devenir oisif peut-être se mettre au service d'une association euh au service du pays peut-être pas rentrer dans un conseil municipal.
D'accord. Non, mais OK, donc ça mais ça vous tournez un petit peu autour du oui ou non monsieur, est-ce que vous êtes pour calmer le jeu politique et faire en sorte justement de reposer des bases consensuelles sur la question de l'avenir des retraites ? C'est pas rien la retraite, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas.
Donc c'est un sujet central qui n'avait pas être adopté par le par la force. Est-ce que oui ou non vous pensez que il faut suspendre la réforme des retraites justement pour pouvoir y retravailler où est-ce que idéologiquement une fois de plus vous allez adhérer [rires] aux postures idéologiques du patronat dire bah voilà ni fiscalité ni suspension de la réforme des retraites c'est pas ça le compromis monsieur. Le compromis, c'est que chacun fasse mouvement.
Donc le patronat doit faire mouvement en disant "OK, il y a la suspension de la réforme des retraites, c'est pas ce qu'on aurait voulu, mais on comprend que dans le contexte, c'est une exigence des partenaires sociaux et d'un autre côté, ça vous aurait donné plus de poids pour dire on a lâché là-dessus et donc on ne veut pas de course à l'échalote sur la question fiscale." Mais le problème, c'est que vous ne lâchez même pas là-dessus. C'est ça qui est qui est désolant et donc ça va à l'affrontement.
Mais vous devez faire mouvement là-dessus. Dites-le au MDF. Vous devez faire mouvement là-dessus.
C'est pas grand-chose qu'on ce qu'on vous demande et c'est légitime. Il va Là, on est en train d'opposer euh des sujets très différents, la fiscalité et les retraites. [rires] Euh si, ce sont deux sujets très très différents.
Aujourd'hui, euh le les retraites, c'est un sujet dont on parle depuis des dizaines et des vingtaines d'années sur lesquels personne n'a jamais voulu discuter. Mais c'est pas la question justement, c'est ce qu'elle vous pose comme question. Natacha, il me semble que ce qui est frappant dans ce dans cette discussion, c'est d'abord que la gauche parle des patrons comme si tous les patrons étaient les mêmes.
La droite parle la droite parle des entrepreneurs comme si tous les entrepreneurs étaient les mêmes. Pour sortir de ce débat totalement fermé où on ça fait ça fait 2 ans qu'on est à temps plein sur la question de la réforme des retraites, la seule solution c'est de parler de production. C'est comment on crée de la richesse sur le sol français ?
Donc quels sont les producteurs sur le sol français ? Il y a des entrepreneurs dont le cœur de métier est de désindustrialiser la France. En revanche, si on continue à considérer que les patron doivent être taxés, en effet, on va petit à petit tuer ce qui reste de force de production en France.
Le les impôts de production, par exemple, c'est-à-dire qui taxent avant même qu'on ait engrangé le moindre euro sont une folie. Mais tant qu'on restera entre d'un côté euh il faut faire payer les patrons et de l'autre les entrepreneurs sont les forces vives, il faut les protéger, on passera à côté du vrai sujet. Il y a des politiques urgentes à mener pour faire en sorte que la production sur le sol français soit favorisée par rapport au reste.
Pierre Gu, qu'est-ce que vous entendez ? Qu'est-ce que vous attendez de de cette journée où donc elle va être suspendue probablement à à l'Assemblée nationale cette réforme ? Je j'en attends rien.
J'en attends rien parce que en fait les discussions n'ont n'ont pas lieu. Euh et c'est pas en quelques minutes qu'on va décider de l'avenir du système de retraite en France. Le système est très très complexe.
Il faut du temps pour pouvoir trouver les les chemins pour pouvoir euh mettre en place un système qui convienne à tous. Euh et je pense que euh il faut réformer euh à la fois le fonctionnement, c'est-à-dire euh qu'on mette très très certainement un peu de de capitalisation euh dans le système euh pour pouvoir donner de la dynamique, pour pouvoir euh générer des flux financiers qui euh pourraient être après redirigés euh vers les les PME justement et et vers leur développement. Il faut aussi arrêter de se focaliser sur un âge de départ.
Je pense que ce qui est important, c'est d'avoir une amasser suffisamment de de cotisation individuelle pour pouvoir après en bénéficier plus tard. Donc il y a des chemins à trouver là-dessus. La discussion c'est Golden Royal, vous voyez.
Allez monsieur, un petit effort. [rires] Oui, il faut suspendre. Merci beaucoup Pierre Guillet pour en revenir à votre livre.
C'est Golen Royal les avant toutes les péripéties politiques à l'Assemblée nationale, j'ai un premier ministre, j'en ai plus, j'en rein mais il veut plus et cetera. On a parlé en France que de la retraite et de la fin de vie. H c'est-à-dire que quand vous êtes un jeune homme ou une jeune femme dans ce pays et c'est pour rebondir sur votre livre, c'est quand même éblouissant.
Personne ne parle de l'IA, de la réindustrialisation, de choses qui donnent une perspective, un avenir. Comment vous l'expliquez ? C'est quoi ce pays ?
Parce que pardon mais dans les autres pays en Europe notamment aux États-Unis évidemment on parle de l'avenir, on se projette dans ce qui va nous arriver dans la figure. Comment je je Oui. La politique, vous avez raison, le débat politique s'enferme soit sur ce qu'il y a déjà dans les tuyaux.
Mais pourquoi c'est des vieux messieurs qui discutent entre eux ? C'est quoi le le délire là ? Je sais pas.
C'est la loi la loi fin de vie par exemple. Même cette expression là, c'est tellement anxiogène, il y a même eu un dévoiement. Avant, c'était la humanisation de humanisation de la fin de vie.
Maintenant, c'est le droit à la fin de vie. Mais pour les adolescents suicidaires, ils entendent le droit à la fin de vie. Donc c'est c'est terriblement anxiogène et effectivement comme je disais tout à l'heure la question de de la raréfaction des services publics et même de la retraite c'est très anxiogène pour les jeunes parce qu'ils se disent finalement ceux d'avant nous n'arrivent pas à gérer à nous transmettre un patrimoine social dont ils ont bénéficié.
Même chose pour l'effondrement de la santé ou du niveau éducatif et c'est la raison pour laquelle toutes les les décisions politiques ne devraient être concentrées que sur oui ou non. Est-ce que si je fais cela, est-ce que c'est bon pour la sécurité et pour la lutte contre l'anxiété des nouvelles générations ? Ce tropisme, il est aussi le reflet de notre démographie.
Nous sommes un pays âgé et surtout nous sommes un électorat âgé puisque les plus âgés votent beaucoup plus que les plus jeunes. Est-ce qu'on ne peut pas rééquilibrer cela ? Est-ce que vous ne seriez pas pour le droit de vote à 16 ans accompagné d'une formation civique pour que justement les jeunes se disent "On va peser dans la balance du ? accompagné d'une formation civique.
Vous avez vu les vidéos hier sur le 11 novembre, les jeunes qui vous disent c'est quoi le 11 novembre ? C'est un concert, c'est nous décourageons pas et puis faisons confiance aux enseignants si vous leur dites voilà, vous allez devoir former des citoyens parce qu'à 16 ans la République, elle lâche la main des enfants. L'école n'est plus obligatoire.
Elle ne la rattrape qu'à 18. Pourquoi ? À 16 ans avec la majorité pénale, vous êtes responsable de tas de choses.
Vous êtes un consommateur, vous avez un peu d'argent et puis les marques vous vous démarchent. À 16 ans, il y a tout un débat sur la majorité sexuelle. Vrai débat.
Moi je pense ça s'ouvre mais en même temps il faut pas penser qu'il y a des solutions miracles. Mais c'est un vrai c'est un vrai sujet mais c'est intéressant ce que vous dites sur le 11 novembre mais moi ça me choque pas que les jeunes ne savent pas ça ne sachent pas ça vous choque pas j'étais si der je vous je vais vous dire pourquoi. Je vais vous dire pourquoi.
Même quand les hommes politiques font référence à de Gaulle quand vous entendez les jeunes réagir disant mais qui nous qui nous laisse tranquille avec deux Gaules mais c'est c'est il a un homme politique qui ne sait pas quoi dire. dit je suis gauliste mais c'est insupportable pour les jeunes attendez on est aujourd'hui et on prépare et on prépare demain donc une espèce d'idéalisation du passé et en plus le 11 novembre c'était la guerre et qu'est-ce qu'ils se disent les jeunes ils en ont marre de la guerre ils se disent mais pourquoi il la guerre de 14 et personne ne leur explique au fond l'absurdité de la déclaration de la guerre de 14 parce que c'est tabou il y a eu tellement de victimes que personne personne n'ose dire mais cette guerre elle aurait pu être évitée et donc la guerre de 40 aurait pu être évitée puisque c'est une les conséquences du traité de Versailles et de la et donc la montée du nazisme n'aurait pas eu lieu. C'est ça.
Ça serait un beau débat national. C'est justement pour ça qu'il faudrait qu'il connaissent le 11 novembre et ce que ça signifie et ce qu'il y a derrière. C'est vous pouvez pas enfermer les jeunes dans la guerre.
D'ailleurs l' regardez l'histoire n'est fait que de mauvaises nouvelles. L'histoire on l'a apprise avec les guerres. On on peut pas apprendre l'histoire avec des choses positives qui se sont passées, les grandes découvertes, les les les grands enjeux, les progrès scientifique et cetera.
Le suicide 14, ça explique après toute l'histoire aussi il me dans l'oreille. Il y a Pierre qui va faire un malaise vagal là. Il faut qu'on passe à la petite phrase qui fait du bruit. [rires] [musique] On voulait juste vous entendre parce que hier soir Gérald Darmanin était au 20h de Gill Boulot, l'excellent Gill Boulot et il est revenu sur sa visite à la prison de la santé à un certain Nicolas Sarkozi.
On écoute. Compte des conditions de détention des personnes les plus dangereuses comme les agents narcotrafiquants ou terroristes mais aussi comme les détenus les plus exposés. Et je pense que s'il est arrivé quelque chose de parlement, les médias, la cour de justice de la République m'aurait demandé des comptes.
J'ai rempli mon rôle et je le regrette en rien. Mais ça vous fait marrer ? [rires] C'est c'est pas crédible.
Il y a un directeur de prison, il peut se téléphoner pour savoir si tout se passe bien. Enfin, mais voyez même ça pour les jeunes. Je avais une enquête chez les jeunes pour savoir ce qu'ils en pensaient.
Les jeunes, ils veulent l'égalité devant la justice. Ouais. Vous pensez que ça pose le problème de séparation des pouvoirs ?
Bien sûr. Et d'ailleurs le et d'ailleurs la décision du tribunal, euh les les considérants et les conditions de libération ont explicitement euh demandé ce qu'il y a pas de contact avec le ministre de la justice. Il y a un peu de corporatisme aussi de la part de ces magistrats.
Vous n'avez pas été ministre de la justice mais vous connaissez bien. C'est un peu l'autorité judiciaire qui se dresse contre le politique dans un bras de fer. Je crois pas du tout.
Je pense que l'autorité judiciaire, elle est garante. Elle doit être c'est l'autorité politique qui, au terme de la constitution doit être garante de l'indépendance de l'autorité judiciire. Et heureusement qu'il y a l'autorité judiciaire parce que si tout ça finissait en en chaos, en autre boudin, on dirait "Mais alors même la justice n'a pas fonctionné, c'est la justice son bon fonctionnement." Il y a eu plus de 100 magistrats au cours des 20 ans de procédure, hein.
C'est pas une seule magistrate qui en plus a été menacée. Il y a eu une centaine de magistrats qui à chaque fois ont confirmer les mêmes choses. Donc à un moment, il faut respecter l'autorité judiciaire parce que c'est finalement ça qui reste un des piliers du fonctionnement démocratique lorsqu'il y a cette confusion des pouvoirs.
C'est Golen Royal sur la séquence politique qu'on vient de traverser qui concerne Nicolas Sarkozi. À quoi ça a servi de votre point de vue d'enfermer un ancien chef de l'État pour 3 semaines et le libérer ensuite ? Mais ça a été argumenté par une décision juridique.
Mais l'image, c'est une atteinte aux intérêts de la nation. C'est une c'est une corruption, une négociation avec des des un régime de de de avec une des impact de corruption, avec un terrorisme pour tricher dans une campagne électorale financièrement. En 2007, est-ce que vous considérez que vous vous n'avez pas concouru à à Arms égal avec Nicolas Sarkozy ?
Mais c'est ce que dit le le jugement du tribunal. Mais vous, est-ce que vous le pensez ? Je pense que financièrement, ils avaient beaucoup de moyens.
Toute la presse le dit d'ailleurs, toute la presse internationale aussi, ils avaient beaucoup plus de moyens financiers. Mais ça se voyait, ça se voyait dans le niveau des des meetings. Ça se voyait Christophe, vous avez que le Parti socialiste [rires] ne vous aidait pas complètement non plus.
Oui, je pense qu'il y avait un petit peu aussi ce Non, mais je veux dire, il y a eu beaucoup plus d'argent. Est-ce que ça changer le résultat ? Ça nul ne nul ne le sait.
Mais quand vous trichez à que vous passez un examen et que vous trichez, on vous donne pas le diplôme. Bah là, c'est pareil. Il aurait pas dû avoir le diplôme de président de la République.
Le le PNF fait appel. Trois des des chefs d' d'accusation été écartés par le tribunal. Méia part sa crédibilité quand même corné avec ce document qui n'est probablement pas un vrai ça été jugé contrairement dernière décision c'est madamearino la présidente du tribunal correctionnel a estimé que ça n'était pas probablement je la cite technique jugé ça ou je rappelle il y a eu plus de 100 magistrats il y a pas eu comme ça une petite décision écrite sur un coin de table il y a eu 20 ans de procédure plus de 100 magistrats car il y a eu des recours à chaque à chaque étape du déroulement de la procédure y compris sur les sur les décisions de procédure appel, cours de cassation retour demande d'expertise 20 ans de procédure et la confirmation d'un la confirmation d'un jugement et s'il y a eu des chefs d'inculpation qui ont été retirés ça rend donc il aurait pas dû Nicolas sortir après 3 semaines ça si ça c'est la jurisprudence aussi bien sûr la demande le jour même moi je m'en doutais que ça allait finir comme ça mais si c'est tout à fait normal c'estfin c'est tout à fait régulier dans le cadre de la de l'application jurisprudentielle.
En revanche, quand on transforme un coupable en victime, c'est ça qui va pas mettre visque avec ça. Vous connaissez par il a fait de la politique avec cette condamnation, avec cette incarcération. Oui, c'est ça.
Pourquoi pas le dire à un moment ? Pourquoi pas dire il le sait que c'est il le sait que c'était une infraction. Pourquoi un moment ne pas ne pas le dire, ne pas l'avouer ?
C'est ça qui étrange chez les responsables politiques, c'est à aucun moment, même devant les évidences les plus écrasantes, ils vont renoncer à dire "Bah oui, c'est vrai. Bah oui, c'est vrai. J'ai fait ça, j'aurais pas dû." Merci.
Ça ça aurait ça aurait de l'allure. Merci beaucoup. C'est Golen Royal mais qui va garder les enfants, c'est votre livre sur cette action politique qui dit vous a perdu de sa légitimité et on le voit sondage de Frédéric Dabondage de Frédéric Dabi.
C'est votre réponse et elle n'est pas commune, elle n'est pas courante et alors vous donnez aussi des tips pour parler aux ados. Oui hein. Je vais m'en servir.
Merci infiniment d'être passé sur le plateau dans toute liberté. C'est Golen Royal. une pause et dans un instant le Mali bientôt aux mains des des journalistes non des djihadistes.
Est-ce que [rires] ça Est-ce que Oui, ça serait mieux. Est-ce que ça va impliquer pour nous en France et en Europe ? À tout de suite sur LC.
Allez, retour dans Petite Liberté. C'est l'heure du carton rouge. [musique] Le Mali est au bord du gouffre.
Les trois/4 du pays sont contrôlés par des djihadistes. Il coupent les routes d'approvisionnement vers la capitale qui pourrait tomber d'ici peu. Écoutez Abdouah et Maiga, le premier ministre malien. mal nommer les choses, c'est aggraver les malheurs du monde.
Nous n'allons pas en rajouter au malheur du monde. Nous allons dire très clairement qu'aujourd'hui les acteurs s'affichant au côté de ce groupe notre région sont la jeunte française et la jeunte algérienne. Alors Guillaume, on a un général qui cite Albert Camu et on a le sentiment d'un immense gâi.
Voilà immense gâchi. C'est ce que m'ont dit certains soldats qui ont participé en 2013 à l'opération Servale euh dont le but était précisément d'empêcher que ce pays, le Mali, ne tombe aux mains des djihadistes. Et donc après l'opération Serval lancée en 2013 par le président Hollande et puis l'opération Barkan qui a suivi une opération de stabilisation après 58 soldats français tués là-bas au Mali et et au Sahel.
Et ben voilà, on y est. Bamco est sur le le point de tomber. Alors ça fait pour expliquer un peu brièvement et simplement les choses, on va voir une carte bientôt.
Ça fait 2 mois en gros que les djihadiste du Genny qui est une organisation liée à Al-Qaïda euh contrôle l'intégralité sinon les trois/4 de de de ce pays. Ce pays le Mali c'est un pays qui est enclavé hein comme on le voit qui dépend des approvisionnements en carburant qui est grand comme de fois et demi la France à peu près. qui dépend des approvisionnements en carburant et le Mali pour celles et ceux qui l'ont visité, c'est une de vastes étendues avec quelques axes routiers qui traverse comme ça le pays très facile à à contrôler.
Qu'est-ce que font ces djihadistes ? Ils coupent les routes, ils empêchent les camions de carburant d'arriver jusqu'à Bamaco. Dans les vis dans les villages, ils imposent une charia très conservatrice, hein.
Ils ils forcent les femmes à apporter le voile intégral désormais pour se déplacer d'une ville à une autre. Pourquoi ? pour acheter la la paix sociale et attendre patiemment que le fruit tombe de l'arbre, c'est-à-dire que Bamako ne finisse par chuter.
Bamo, on en parlait au moment où on a écouté ce ce Premier ministre malien, Mamaako qui est aux mains d'une d'une ginte militaire. Ses alliés russes Wagner et compagnie sont aux abonnés absents et les militaires français, cette gante, elle les a foutu dehors pas ses mal expression en en 2022. Donc oui, quel gâchi.
Mais paradoxalement, vous dites que cette situation pourrait faire les affaires de Paris sur le dossier Bolem 105. Voilà. Alors, il faut regarder encore une fois la carte.
Le Mali, c'est un pays donc enclavé mais qui partage l'équivalent d'à peu près 1400 km de frontière avec qui ? avec l'Algérie et ce que craint Alger par-dessus tout, c'est une contagion dihadiste dans le sud de son pays qui pourrait même remonter jusqu'à Alger et qui est capable en l'état actuel de fournir des moyens de renseignement satellitaires en particulier à Alger, c'est la France. Et dans les rapports de force évidemment rien n'est gratuit.
Alger détient Christophe Glaise, le journaliste et Boem Sansal dont on commémorera, si je puis dire, ou en tout cas dont on célébrera ou dont on se rappellera qu'il a été arrêté il y a un an maintenant. ça sera dimanche prochain. Et d'ailleurs, de ce point de vue-là, la sortie du président allemand n'est pas anodine non plus parce que les Allemands également coopèrent du point de vue du renseignement au SEL avec les Algériens.
Donc, quand vous avez le président allemand qui dit et qui demande la grâce pour Boem Sans sal, quand vous avez le Mali qui est sur le point de tomber et les Français, monsieur Rotayo n'est plus le ministre de l'intérieur, les rapports pourraient se détendre aussi avec Alger. les Français qui pourraient offrir un peu plus de coopération sécuritaire dans ce cadre-là, ça pourrait ouvrir, mais là je vais rester prudent, ça n'est qu'une hypothèse géopolitique, politique et cetera. La voix a une libération, espérons-le, de Boem sans sal.
Cet appel du président allemand qui euh appelle à la grâce pour Boem sans sal, qu'est-ce que ça dit de nous et de notre faiblesse ? La réponse est dans ma question, je pense. Oui, la réponse dans ta question.
Et en revanche, je rejoins Guillaume et simplement je pense que nous payons beaucoup de choses. Nous payons l'intervention en Libye qui a diffusé toutes les armes de Kaddafi dans le Sahel et qui on qui a permis d'armer les djihadistes. Nous payons le fait que Serval était une opération absolument nécessaire mais que Barcan n'a pas été pensé.
C'est-à-dire que il n'a pas été euh envisagé qu'il fallait à un moment donné savoir arrêter une opération et que la France ne pouvait pas tenir avec des soldats simplement ce pays sans aucune perspective. C'est la la propagande russe a permis petit à petit de convaincre la population que les Français étaient une armée néocoloniale qui s'imposait au pays. C'est-à-dire que nous n'avons pas géré les relations avec la population.
Nous n'avons pas anticipé la désinformation et c'est comme ça que nous nous sommes fait anticipé Natacha mais on était incapable. Il a fallu un temps absolument ahurissant pour que les dirigeants français prennent conscience que la désinformation sur les réseaux sociaux était une catastrophe. C'est d'ailleurs actuellement également ce qui se passe au Sénégal.
Il faut savoir que il y a très peu de presse qui puissent qui soient lu par l'ensemble de la population. Les gens s'informment par les réseaux sociaux. Donc abandonner ce combat là, c'est tragique.
Il faut faire très attention parce que ça pourrait faire tâche d'huile en Côte d'Ivoire qui est à une frontière également avec le Mali. Bon le Niger est tombé, le Burkina Faso est tombé. C'est toute cette région là qui menace de de basculer qui pos d'immes problèmes.
Voilà, il y a un travail diplomatique immense à faire pour rétablir l'image de la France. Nous partons avec un boulet au pied qui est que nous nous sommes l'ancienne puissance coloniale, les Allemands ne le sont pas et ils ont bien l'intention évidemment d'aller s'implanter, en tout cas profiter de cette image qu'ils peuvent avoir. Donc la France a beaucoup à réparer et des erreurs de communication, de diplomatie ont été faites ces dernières années, que ce soit par François Hollande ou par Emmanuel Macron.
Christophe, des erreurs, on en a commis, c'est évident. Maintenant, les Afghans pendant pendant 20 ans ont eu la présence 20 ans ont eu la présence occidentale occidentale pour bâtir un État, une pour bâtir un État, une armée, une armée, une société. Ils ont échoué.
Ils société. Ils ont échoué. Ils se retrouv se retrouv avec les talibans.
Les avec les talibans. Les Maliens ont eu Maliens ont eu pendant 10 ans la pendant 10 ans la présence française présence française pour essayer de bâtir pour essayer de bâtir un État, une un État, une armée, un nouveau système armée, un nouveau système social. Ils social.
Ils l'ont pas saisi. Et bien, l'ont pas saisi. Et bien ces peuples ces peuples aussi se retrouvent punis aussi se retrouvent punis par par l'incapacité de leurs dirigeants à l'incapacité de leurs dirigeants à bâtir bâtir ces états-là.
Et quand on fait ces états-là. Et quand on fait plus plus confiance à la ministre Wagner confiance à la ministre Wagner qu'aux qu'aux soldats français qui donnent leur soldats français qui donnent leur sang, sang, bah on finit dans les pattes, dans bah on finit dans les pattes, dans les les griffes des islamistes. Faut arrêter griffes des islamistes.
Faut arrêter aussi un peu l'autoflagélation aussi un peu l'autoflagélation occidentale là-dessus. occidentale là-dessus. Tout à fait.
Maintenant, les Afghans Tout à fait. D'accord avec vous. Franchement, on n pas le temps de faire il y a de l'espoir en en hommage à Colen Royal. [rires] On n pas le temps, on le fera demain.
Oui. Non, dommage. Non, non, non.
Ben, il y a de l'espoir. Oui oui. Ben c'était intéressant encore demain et il en aura demain.
Ça sera encore mieux demain.
Gérald Darmanin