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interviewSénat (sur YouTube)· 24 octobre 2025 100 min

Budget 2026 : qu'en pensent les économistes ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Madames, messieurs, monsieur le rapporteur général, chers collègues, nous recevons, j'allais dire comme chaque année, trois économistes. Alors, c'est pas toujours les mêmes, mais ce matin, trois économistes que notre commission a déjà eu le plaisir d'entendre par le passé pour la traditionnelle audition sur les perspectives de l'économie française et la situation des finances publiques au moment où nous démarrons l'examen du projet de lot de finance pour 2026. Nous aurons donc le loisir de poser toutes nos questions à madame Natacha Vala, présidente du Conseil national de productivité et spécialiste notamment des questions monétaires à monsieur Éric Eyer, directeur du département analyse et prévision de l'observatoire français des conjonctures économiques qu'on connaît plus sous le vocable OFCE, spécialiste également des questions de productivité du travail. et enfin à monsieur Olivier Redoules, directeur des études de l'Institut Rex code et prévisionniste.

Un panel complémentaire pour nous aider évidemment à appréhender enjeux structurel et conjoncturel et questionner les hypothèses sous tendance ce budget, ce dont nous avons évidemment bien besoin en cette période d'incertitude. Nous avons reçu, vous vous en souvenez la semaine dernière, les ministres de l'économie des comptes publics ainsi que le président du haut conseil des finances publ ce dernier nous a alerté sur des prévisions qualifiées d'optimiste du gouvernement s'agissant en premier lieu de la croissance estimé à 1 % alors que le consensus des économistes la voit plutôt à 0,9. Alors bon, on est quand même très proche en tout cas entre 0,5 et 1,2 %.

Cet optimisme est plus marqué encore s'agissant de l'hypothèse gouvernementale de reprise de l'investissement des entreprises situé en dépit de toute indication crédible en ce sens à 2,6 %. Quand le consensus des économistes de septembre anticipe au maximum une hausse de 2,3 mais c'est situé comme au maximum. et la prévision moyenne de hausse de l'investissement de de des entreprises en 2026 s'est encore dégradé de 0,1 point selon le consensus économiste d'octobre par rapport aux données du haut conseil pour atteindre 0,6 %.

Selon les perspectives de l'OFCE, la prévision centrale de croissance pourra être encore plus basse que le consensus à 0,7 % 2026 dans ce scénario. Mais on y reviendra. L'incertitude continuerait de peser sur la croissance à hauteur de 0,3 points en 2026.

L'investissement des entreprises non seulement n'augmenterait pas mais diminuerait même fortement et le taux d'épénage ne se réduirait que de façon modérée alors que le phénomène de surépargne ne cesse d'interroger les économistes. Surtout, la consolidation budgétaire aurait un effet possiblement récessif, chiffré à 0,8 points de PIB dans l'hypothèse pourtant très prudente d'un déficit public à 5 % du PIB. Donc je demanderai à monsieur Redoulet s'il partage l'analyse de l' FCE et s'il fait lui aussi de l'impulsion budgétaire un déterminant économique aussi fondamental pour 2026.

Enfin, si les prévisions du gouvernement sont incertaines, il est une chose qui ne fait gar de doute, c'est le risque d'emballement de la dette publique à politique inchangée compte de la hausse des taux d'intérêt réels. Une analyse récente du conseil d'analyse économique prône pour stabiliser la dette. de ne pas repousser l'effort car plus ce dernier est fait tôt, on l'a déjà entendu déjà dans les années précédentes, plus son impact sur la dette est important tandis que l'effet récessif d'une consolidation serait le même qu'il soit réalisé aujourd'hui ou demain.

Partagez-vous tous les trois cet avis. N'y aurait-il pas un moyen de sortir par le haut, c'est-à-dire par la croissance, on la souhaite tous évidemment euh et de évidemment en limitant la dérive de nos comptes publics. Quelle trajectoire faudrait-il empointer au regard des expériences étrangères sur la dette souveraine dont voudra je crois nous parler madame Vala pour atteindre le solde stabilisant notre dette ou prenons-nous à rêver permettant de la diminuer.

Je vous cède donc la parole à tous les trois. Monsieur Eier pour commencer puis monsieur Redou enfin madame Vala et je vous suggère si vous pouvez vous en tenir entre 10 et 12 minutes, ça serait parfait pour laisser un temps à l'échange. Éric hier merci.

Je voulais vous présenter donc ça peut-être les les 10 minutes du mer. vous avez un grand nombre de de de supports. Donc je vais essayer de les passer un peu vite.

Allez tout même planter un peu le décor et rappeler que 5 ans après la crise sanitaire, où en sommes-nous aujourd'hui ? Donc la France a a une croissance de 5,1 % cumulé depuis 5 ans. Est-ce que c'est une bonne performance ?

Vous voyez relativement à la moyenne de ses partenaires européens qui est à 6 %. On peut dire que c'est légèrement en dessous. Alors attention euh il y a tout de même l'Irlande qui euh a une croissance extraordinaire parce que lui serait à 48,5 % si j'avais dû le mettre sur ce graphique.

Donc vous voyez hors Irlande, on est dans la moyenne de nos partenaires. Donc on a passé la crise économique d'un point de vue du PIB à peu près comme nos partenaires. Ce qui est notable c'est que habituellement euh c'est les pays du sud qui sous-performment et l'Allemagne et les pays du nord qui surperforme et là c'est complètement inversé.

Là, on voit que l'Allemagne est un peu au cours de ces 5 années le pays qui a connu le moins de d'activités de de croissance de son activité euh dans quasiment tous les pays de l'OCDE alors que l'Espagne et l'Italie connaissent des croissances relativement soutenues. Euh un élément, je vais passer vite sur les enquêtes. Ce qui ce qui nous surprend aujourd'hui, c'est que malgré toute l'incertitude sur laquelle on va revenir, la croissance résiste.

Et si on croit notre indicateur avancé qui a un no casting qui prend l'information tout toutes les semaines et donc tous les mardis, on a un nouveau chiffre de croissance pour ce 3è trimestre, ben cette croissance résiste. On aurait entre 02 03 si on prend tous les indicateurs avancés. Donc ça veut dire que allez c'est on n'est pas en récession euh et qu'on a quand même encore de l'activité.

Ce qui me paraît être central et pour nos éléments notamment de multiplicateur budgétaire, c'est que lorsqu'on questionne les chef d'entreprise, quand l'INC le fait, euh vous voyez les les freins ont complètement changé. C'est-à-dire que en 2022, 2021, 2022, 2023, les principaux freins, c'étaient les freins d'offre. Il y avait des gros problèmes d'approvisionnement et des grosses difficultés pour recruter.

Aucun problème de demande. Vous voyez, la courbe bleue était à son niveau le plus bas. Aujourd'hui, d'accord, on a la même croissance économique mais avec des freins qui sont complètement inversés.

C'est aujourd'hui le frein principal, c'est la demande et on est revenu à des freins de demande qui prévalaient avant euh la crise sanitaire, même légèrement au-dessus de de ce qu'on observait en 2019, tandis que les freins d'offre ont quasiment disparu, notamment les freins d'approvisionnement. Et ça ça va être important si on croit aux effets multiplicateurs qui dépendent en fonction du cycle économique, ben on voit que faire une restriction quand le principal frein et la demande peut avoir des conséquences sur l'activité un peu un peu plus forte. Euh c'est confirmé par la Banque de France qui nous indique dans le poids de dans le dans leur enquête d'octobre que le les les industriels et les les chefs d'entreprise dans le bâtiment indiquent qu'ils ont aujourd'hui des niveaux de carnet de commande qui sont très nettement en dessous de leur moyenne à des niveaux qui ont été rarement observés.

Euh de leur côté les les ménages on n'ont pas le moral. Donc c'est un moral qui reste très dégradé en dessous du niveau observé au moment des gilets jaunes ou du grand confinement. Donc c'est pas non plus un niveau de confiance qui laisse présager une reprise de la consommation.

Tout ça mais ça a été rappelé par monsieur le président dans un moment où l'incertitude au niveau national et de la politique nationale mesurée par trois économistes est à son niveau pas le plus élevé mais en tout cas à des niveaux extrêmement élevés. Donc ça nous ça ça nous amène à voir euh un taux d'épargne déménage très élevé et que l'on va considérer encore élevé jusqu'à l'horizon de notre prévision, même si on voit une très légère baisse. J'y reviendrai si vous avez des questions sur les déterminants de cette baisse.

Mais oui, la taxe inflationniste, oui, les revenus financiers et les hausses de taux d'intérêt qui avaient maintenu ce taux d'épargne élevé, bah vont avoir une petite pression à la baisse. Donc on peut observer une légère baisse mais on va rester à des niveaux extrêmement élevés de de taux d'épargne. Un petit point quand même sur comment est constitué cette épargne et ça nous semble important de rappeler que traditionnellement l'épargne était essentiellement de l'épargne immobilière, très peu de l'épargne financière.

B aujourd'hui c'est un peu l'inverse. Majoritairement là l'épargne est constituée par une épargne financière. plus de 10 points de revenu des ménages qui est épargné d'un point de vue financier qui fait que la France est aujourd'hui le pays où le taux d'épargne financier des ménages est le plus élevé.

Habituellement, c'était l'Allemagne et là, on est passé de 5 de 5 points de taux d'épargne financière à 10 points. Donc, on a été un multipé par deux au moment de cette crise depuis la crise sanitaire et on est le pays où l'épargne financière est la plus élevée, ce qui explique une partie, on va le voir, de des revenus sur le marché du travail. C'est c'est intéressant de dire que il y a un retournement qui est en qui est en place.

Alors, ça peut être une bonne et une mauvaise nouvelle. Voyez l'analyse, mais Nata Chavala, il reviendra peut-être là-dessus mais globalement avant la crise, la productivité des salariés augmentait de 0,9 par an. D'accord ?

Et puis c'est le trait c'est c'est la courbe bleue, voyez. Et puis il y a eu un effondrement de cette de cette productivité et au pic de son effondrement, on avait perdu trois points de productivité par rapport à 2019 et 6 et demi par rapport à nos partenaires. Donc il y avait vraiment une spécificité française en terme de productivité.

Et cette spécificité française, vous avez deux façons de le dire. Soit vous parlez de perte de productivité, soit vous dites comme le gouvernement, on a enrichi la croissance en emploi. Mais c'est le même phénomène.

Pourquoi on préfère nous économistes parler de perte de productivité ? c'est que la perte de productivité, il faut bien que quelqu'un la paye. C'est soit les salariés, soit les entreprises, soit les finances publiques.

Et vous allez voir comment ça comment cette paire de productivité a été compensée. Alors, ce que l'on observe depuis maintenant 2023, c'est un retour quand même des gains de productivité. C'est-à-dire que il y a un rattrapage qui est certain et un rattrapage relativement rapide puisque les tendances depuis 2023 sont plutôt de 1,8 et donc on rattrape une partie de notre retard par rapport à 2019 et une partie de notre retard par rapport à nos partenaires.

Et ce que l'on va avoir en prévision, c'est on va continuer ce rattrapage. Mais attention, si vous faites de la productivité sans croissance économique, ça va faire des destructions d'emplois et c'est ce qui est dans les tuyaux. Euh bon euh je je passe vite sur les déterminants de de cette paire de productivité, mais ce que l'on constate c'est que les marges des entreprises n'ont pas chuté au cours de cette période puisque macroéconomiquement elles sont un point au-dessus du niveau de 2018-29.

On sait jamais quelle année retenir pour les marges puisque souvenez-vous avec le double CICE en 2019, ça a eu des incidences sur les marges. Donc peut-être que 2019 fait pas la bonne année de référence d'un point de vue sectoriel, mais bon euh ce graphique en par rapport à 2019 ne change pas. D'accord ?

Donc on est un point au-dessus. Certes, il y a des secteurs qui ont perdu en marge, mais globalement les entreprises n'ont pas payé cette perte de productivité. Les deux acteurs qui ont payé, ce sont les salariés avec une perte de de salaire réel mensuel de base évalué par l'INC à 2,2 points euh au cours des dernières années et les finances publiques.

Donc ça me fait la transition sur les finances publiques qui sont passés de 3,4 points de déficit en 2019 à quasiment 6 % euh en 2024. Donc là, vous avez sur la décennie, la dernière décennie cette évolution. Donc bah ce que l'on constate c'est que c'est il y a pas une dérive au cours de ces décennies et un dérapage des dépenses publiques puisque c'est relativement stable même si on se compare à 2019 on a un niveau des dépenses publiques légèrement en dessous de 2019 à 57,1 contre 57,3 points de PIB et si les déficits sont apparus, c'est plutôt parce que les recettes sont passées de 54 points de PIB à 51,3.

Donc c'est bien une baisse de ces prélèvements obligatoires qui euh serait une partie de l'explication euh de la dérive des finances publiques. Alors, c'est sûr que si on se compare à nos partenaires, on a euh on reste à des niveaux très élevés et de dépenses publiques et de recettes nettement. Ça c'est c'est on voit bien le choix collectif qui a été fait en France, mais depuis les les dernières années, vous voyez et notamment cette crise, on voit que dans quasiment tous les grands pays, on a une augmentation et de la dépense publique.

Là, on peut dire qu'il y a une marge d'escalier sur la dépense publique. Vous voyez, l'Espagne au Royaume-Uni, il y a bien eu une marge d'escalier sur les dépenses publiques. donc Royaume-Uni, Espagne, un peu aussi en Allemagne mais en Italie mais qui s'est qui a été compensé sauf au Royaume-Uni par une augmentation des prélèvements obligatoires dans tous ces pays.

La France se distingue des autres non pas sur la dégradation de son de enfin le dérapage des dépenses, mais plutôt sur un choix de baisse et de peut-être de convergence vers les autres, mais une convergence uniquement sur les recettes, pas sur la dépense publique. et comment ça s'est traduit, qui a bénéficié finalement de ces baisses. Alors plutôt les ménages sur la période récente, mais il faut rappeler que les ménages, leur prélèvement obligatoire avait fortement augmenté entre 2010 et 2017.

Et donc là, on voit que ça compense légèrement et que les prélèvements obligatoires sur les entreprises, bon c'était sur un plateau plutôt à la baisse depuis depuis un certain nombre d'années et a légèrement baissé au cours de cette période là. La TVA étant ni du côté des ménages, ni du côté des entreprises et vous avez les mesures qui distinguent. Donc tout ça dans un contexte de hausse de taux d'intérêt, d'accord ? mais de hausse de ton intérêt qui est pour tout le monde.

Il y a bien une marge d'escalier alors supérieur si on voit comment la France s'est positionné, c'est pas en regardant l'augmentation de ces taux mais plutôt l'augmentation des taux par rapport à l'Allemagne. Et donc c'est ce qu'on appelle le spread. Moi ce qui ce qui me rassure quand je vois ce graphique c'est qu'on voit que globalement les spreads dans tous les pays en Europe en tout cas sont en train de converger.

Moi je vois ça comme une bonne nouvelle. Je pourrais y revenir si vous voulez mais c'est vrai que dans la période récente alors qu'on avait un spread de 0,5 avec l'Allemagne, depuis la dissolution, on est plutôt passé à 0,8. Donc il y a bien une petite incertitude politique qui a pesé sur l'augmentation de de ces spreads à hauteur de 03 si on fait une première analyse graphique.

Ce qui va faire que globalement dans nos prévisions puisque la dette, les déficits vont certes légèrement baisser mais ça va pas suffire à faire à à stabiliser la dette. Bah la dette va augmenter et la charge d'intérêt également. Alors sur la charge d'intérêt, je pense que c'est euh tout même dans le dans le débat, il faut bien indiquer que oui euh les charges d'intérêt va augmenter mais on va être à des niveaux qui seront pas des niveaux records en terme de euh charge d'intérêt ramené au PIB qui est en fait la contribution euh par rapport à à au revenus national.

Là, vous voyez qu'on est à 2,1 contre dans les les années 90 début des années 2000, on était plutôt à 3,5 3. Donc même avec dans nos dans nos projections, certes, on va augmenter mais on sera pas à des niveaux records. on a déjà connu de tel niveau et si on se compare au pays au grands pays, voyez, en 2024, on consacre 2,1 points de PIB au remboursement, enfin la charge d'intérêt quand dans les autres pays, à part l'Allemagne, ils sont tous entre 2,4 et 4,7 points.

Donc c'est pas un niveau record que l'on peut que l'on peut avoir dans dans d'autres pays. Certes, c'est mieux d'avoir un point de remboursement, mais voyez, on a déjà connu pire et dans d'autres pays, ils sont deux points en dessous sans que ça ça ça les empêche d'avoir des politiques. On pense notamment aux États-Unis ou dans d'autres pays qui leur permettent d'investir dans l'avenir.

Je parlerai des multiplicateurs plus tard s'il y a des questions, mais j'aimerais juste aller conclure en vous rappelant notre scénario de croissance. Donc ce qui est intéressant, c'est que dans notre analyse, puisqu'on a quand même encore selon nous euh de l'activité en réserve, on aurait pu connaître 1,4 % de croissance au cours des deux des deux années 2025-26, mais il y a eu des chocs et ces chocs sont plus négatifs que positifs. Alors, il y a quand même un choc positif qui nous arrive, c'est le choc de politique monétaire.

Il y a la baisse des taux d'intérêt qui a été engrangée et puisque il y a à peu près 18 mois d'effet retardés de ces baisses de taux sur l'activité, l'année 2026, c'est une année qui va être soutenue par la politique budgétaire et les baisses de taux. D'accord ? Mais malheureusement, ça va être contrebalancé par les effets de la politique budgétaire qui va retirer 04 et 08.

Je prends pour détailler s'il y a des questions et l'incertitude économique qui ampute la croissance de 0,6 cette année et de 03 l'année prochaine. Il y a les effets aussi liés au commerce mondial et à la politique de tarifaire américaine qui va amputer entre 01 et 02. Et donc au total, on devrait arriver à 07 07 de de croissance économique.

Tout ça dans un contexte où l'inflation va légèrement repartir à la hausse en 2026 essentiellement par euh les l'inflation liée au service, pas l'industrie et donc un pouvoir d'achat qui va être négatif en 2026 exclusivement par l'effet de l'emploi que je vais juste mentionner dans le dans le slide suivant. Et donc un taux d'épargne qui devrait certes être en légère baisse mais rester à des niveaux très élevés. Je vous rappelle que le taux d'épargne en France est plutôt aux alentour de 15 % et donc on va rester très nettement au-dessus sur le marché du travail.

Donc on envisage à peu près 170000 destruction d'emploi entre 2025 et 2026. Ça c'est les salariés. Les non salariés ça va être un peu plus mitigé.

Donc ça fait plus que 160000 destructions d'emploi puisqu'il y aura des légers gains de de de création d'emplois non salariés, mais un taux de chômage qui du coup repartirait à la hausse et s'établirait jusqu'à 8,2 en à la fin 2026. Euh alors là, un petit mot, on n'a pas pris en compte une éventuelle suspension de la réforme des retraites qui pourra avoir une incidence sur la population active. Bon, c'est un point que l'on que l'on mettra à jour dans notre prévision.

Dernier slide. Donc les déficits alors la charge d'intérêt devrait continuer à augmenter passer de 2.1 à 2.5 à l'horizon 2026 avec un déficit qui baisserait très légèrement enfin de 04 chaque année entre et il s'établirait à 54 en 2025 et 5 % en 2026.

C'est une dette publique qui continuerait à augmenter puisque 5 % de déficit n'est pas le déficit qui stabilise la dette et donc la dette ce serait s'établirait à 1176 à l'horizon 2026. Merci. Merci beaucoup monsieur hier pour ce panorama rapide et en même temps merci de nous transmettre un document écrit qui nous permet de revenir sur l'ensemble de vos propos.

Nous poursuivons avec Olivier Rodoules. parce Monsieur le président, monsieur le reporte général, mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs, merci de nous recevoir aujourd'hui pour pour cette intervention sur la situation économique française et les perspectives des finances publiques. Donc, j'organiserai ma Alors, il faut par contre comment ça fonctionne.

Je je vais juste mettre en place ma j'organiserai ma présentation en deux temps. Dans un premier temps, je vous parlerai de euh notre vision de la situation économique. Ensuite euh la situation des perspectives de finances publiques.

Donc on est on est dans un dans un univers économique où la croissance mondiale comme la croissance française résiste plutôt bien jusqu'à présent malgré l'ensemble des chocs qui qui les ont touchés. qu'on regarde les indicateurs d'enquête qu'on appelle de euh de directeur d'achat au niveau mondial qui sont une synthèse de de la même enquête qui est fait de la plupart la plupart des économies. On voit que chez secteur manufacturier au niveau mondial, on est proche de ce qu'on appelle la le point le le seuil de 50 qui qui qui correspond plutôt à une croissance au rythme de croissance moyen terme et pour les services, on est même un peu au-dessus et à des niveaux qui sont relativement élevés.

On avait on avait eu des points bas euh en 2023 et en 2024. On a eu des redressements récents. Euh on a beaucoup parler et beaucoup craint ralentissement du commerce mondial.

C'est pas ce qu'on a observé encore pour l'instant. Alors ça devrait venir, c'est notre prévision, mais on a eu plutôt une accélération au cours de de la période récente. Je parle en volume et sur les biens.

Sans doute pour partie du fait des de l'adaptation des chaînes de de valeur à la aux tensions commerciales. Donc c'est on n pas eu forcément pour l'instant encore l'effet négatif des politiques de de la guerre commerciale sur les échanges. Quelques éléments un petit peu de de Zoom Pays sur les États-Unis.

Notre notre appréciation, c'est qu'on on a une croissance qui maintenant est tenue uniquement par le secteur technologique. On a vu l'emploi de l'ensemble d'économie se modérer fortement et quand on enlève des chiffres du PIB américain, les les secteurs qui correspondent aux hautes technologies, ben en fait on est on est plutôt au premier semestre sur une forme de stagnation. Donc nous notre scénario est plutôt celui d'un ralentissement d'ensemble de l'économie américaine dans les mois à venir.

Un deuxième sujet sur qui vient plutôt de Chine, on a on a vu vous vous en avez parlé d'ailleurs dans dans un certain nombre de de domaines euh l'inondation de la l'arrivée de de de produits chinois en Europe. Alors on est on quand qu'on se met dans une perspective un peu plus longue, on voit qu'on est en train de vivre un deuxième choc chinois. On a vu un premier choc chinois qui avait touché l'Europe au début des années 2000 avec l'entrée de la Chine dans l'OMC.

Là avec la construction des surcapacité chinoise, on est en train de vivre un choc de même ampleur qui arrive en conjonction avec la fermeture partielle. On va voir ce qui va se passer les prochains jours du marché américain. Et quand on parle de la Chine, il faut voir que on a un vrai sujet de à la fois de quantité mais aussi de prix.

La Chine fait n'a pas vu ses prix à l'exportation augmenter. Quand on compare entre aujourd'hui par rapport à 2019, on est à peu près au même niveau de prix d'exportation quand les États-Unis ou l'Europe ont connu des fortes hausses. C'est donc en fait il y a eu un gain en terme de compétitivité prix à l'exportation de la Chine et c'est ce qu'on qu'on a comme retour aussi qu'on parle à à nos adhérents industriels, c'est qu'ils sont en train de se dire au fond la Chine est capable de nous exporter des choses de qualité comparable à ce qu'on produit en Europe et à des prix 20 ou 30 % moins chers, ce qui est une nouvelle donne qui qui est en train de se produire sous nos yeux. parmi les éléments de positifs qui pourraient survenir à à court terme.

Alors, il y a euh je partage avec Éric le fait que les taux d'intérêt pourrait sans doute s'assagir, mais par ailleurs, on a euh sans doute en tout cas ce qu'on est en train d'observer, c'est que sur marché pétrolier, on a un excédent d'offre. Alors à voir comment ça se traduit, euh comment euh la Chine intervient euh et euh et occupe une part d'une absorbe une part de cet excès d'offre, mais on pourrait anticiper même une modération euh future des prix pétroliers. Donc nous, notre prévision pour l'ensemble euh de pour l'environnement international, c'est plutôt une croissance qui se modère un peu euh en 2026 comme elle s'est modérée en 2025.

Donc on est à 3,3 de taux de croissance pour le PI mondial en 2024. On sera à 3 en 2025 à 2,8 en 2026 avec du côté des États-Unis un ralentissement mais qui est déjà qui est déjà là en fait qui est déjà en 2025 à 2026 devrait être un taux de croissance à peu près aussi proche que 2025 et en zone eur une forme de résilience avec en Allemagne des mesures de soutien budgétaire qui vont soutenir l'activité. Alors, tout dépend bien sûr de la capacité du gouvernement allemand de de mettre en œuvre ces dépenses, mais euh mais notre notre appréciation, c'est queon aurait une redressement de la croissance allemande.

Et en France, en fait, une forme de résilience, c'est-à-dire on est à 0,7 aujourd'hui, notre prévision pour 2025, c'est 0,7 euh de croissance du piv en France et pour 2026, c'est 0,9. C'est un peu en dessous de la croissance potentielle. Donc, on aura un un léger creusement de l'écart de production, mais ce n'est pas ce n'est pas de une récession ou même un être en lentissement.

Euh sur sur la France, ce qu'il faut voir, c'est qu'on a eu euh donc une forme de résilience ces ces dernières années. Nous, prévisionnistes et en particulier Rex et COD, on a pu être surpris parfois par la bonne tenue euh de la croissance économique. Mais cette croissance économique en fait, elle recouvre des réalités sectorielles très différentes avec d'un côté la construction qui est toujours environ 5 points en dessous de son niveau d'activité de 2019 dans un contexte de hauste des taux d'intérêt et de durcissement des réglementations. l'industrie manufactur qui qui stable qui stacne à peu près à son niveau de 2019 aujourd'hui depuis depuis début 2023 et les services qui se portent plutôt bien les services marchands.

Donc on a on a des dynamiques très différentes entre secteurs. Si on se place du côté de la demande, on a aussi une forme de divergence avec d'un côté la demande des ménages qui a fortement augmenté sur les services et par contre qui qui est complètement à sur les biens en fait et qui est à peu près 3 ou 4 % en dessous de son niveau de 2019. fait par ailleurs.

Si on parle de la demande des ménages, on a encore aujourd'hui on vient encore une crise du logement de la construction immobilière. Euh sur les entreprises, on a on a une histoire un peu plus positive alors sous réserve de de l'incertitude politique, j'y reviendrai. Mais ce si on se refait un petit peu le film de ces dernières années, on avait tous été je pense collectivement surpris par la forte dynamique d'investissement des entreprises en sortie du Covid.

En fait, les l'investissement des entreprises suivait une trajectoire américaine euh alors que l'Allemagne avait complètement décroché. Et on le voit dans dans dans ce graphique où la la courbe bleue surplombe. C'est la France surplombe l'investissement des autres pays européens.

Mais cette histoire, elle s'est arrêtée euh mi-2023 avec sans doute l'effet des haut d'intérêt aussi l'impact de la crise énergétique et on a eu une forte baisse d'investissement les entreprises entre mi-2023 pour faire simple et mi- 2024 depuis à peu près stable en fait malgré la dissolution et malgré ce qu'on aurait pu croire en terme d'impact de la dissolution sur sur investissement des entreprises en fait il a stacné depuis un an globalement mais on est aujourd'hui à peu près 10 points en dessous de la tendance qui suivait près crise et qui l'avait suivi en sortie de Covid. Alors, quand on se pose euh le la question de où vient la chute de l'investissement des entreprises ou ce déficit d'investissement des entreprises, il vient à la fois de de la construction dans un contexte qui globalement où le la la construction va mal, mais c'est à la fois la construction de logement par les minages, mais aussi la construction de de de locaux de production par les entreprises qui se portent mal, mais aussi par ailleurs tout ce qui est bien manufacturé. À l'inverse, les services ont les entreprises ont continué à investir de manière dynamique dans les dans les services marchands.

Donc on peut penser notamment à tout ce qui touche au numérique. Et ce que nous notre scénario pour les entreprises, c'est au fond c'est qu'aujourd'hui on a une sorte de retard d'investissement qu'il faudrait rattraper. Alors comment on peut voir ce retard ou comment on peut voir ces cette capacité de rebond ?

Le premier c'est que sur la valeur ajoutée qui habituellement comprend les les déterminants d'investissement des entreprises, vous avez la valeur ajoutée, vous avez le coût du capital, vous avez le taux d'utilisation des capacités, la valeur ajoutée en fait a continué à progresser alors que l'investissement ça en est décorrélé depuis quelques temps. Donc donc on a on a une forme de retard d'investissement des entreprises sur sur la valeur ajoutée. Les le taux d'utilisation des capacités de production remonte.

En fait, il était il avait diminué assez bas 2024. Maintenant, il est en train de se redresser depuis quelques trimestres et puis par ailleurs, les conditions de financement des entreprises se sont euh sont en train de devenir plus favorables, notamment si on les regarde en terme réel. Donc peut-être un point euh point de nuance par rapport à ce que disait Ericer tout à l'heure.

Effectivement, qu'on regarde euh les les les indicateurs euh des des réponses des entreprises quant aux difficultés de demande ou difficultés d'offre. euh les par rapport à la sortie du Covid, les difficultés du de demande ont monté, mais par contre elle reste relativement euh proche de de de la moyenne de euh pardon, elle reste nettement inférieure à la moyenne de longue période. Donc en fait, on est on avait surtout une demande extrêmement forte en sortie du Covid.

Par contre, les difficultés d'offre restent proches de la moyenne de longue période et par ailleurs supérieur à ce qu'on avait en période de récession qui était je le la première partie, on va dire de la décennie 2010. Euh et nous notre un indicateur que l'on regarde assez près, ce sont les soldes d'enquête qui concernent les secteurs qui fournissent aux entreprises les biens d'investissement et cela il se redresse de manière assez nette. Donc euh donc quand on met tout ça bout à bout, on a une anticipation en fait de de de redressement deissement des entreprise dans les euh modéré dans les prochains mois.

Mais on a une grosse hypothèque qui est l'incertitude politique. Alors, il se trouve qu'on a on mène une enquête euh avec BPI France de manière trimestrielle. La dernière enquête que nous avons mené euh nous avons elle est tombée juste au M.

En fait, la moitié de l'enquête, la moitié réponse les a eu juste avant l'annonce euh du euh du vote de confiance par le Premier ministre et l'autre moitié après. Donc là, on a vu vraiment un net changement euh de perception ou en tout cas de d'intention des entreprises euh quant à la fois au maintien ou au report annulation des investissements ou des embuches futures. Donc donc c'est vraiment un un point de d'incertitude vis-à-vis de notre scénario.

Pour l'instant qu'on regarde les données en dur ou les enquêtes, on est plutôt tenté de se dire que l'investissement sous réserve de l'impact d'incertitude politique pourrait être un moteur de croissance modeste pour pour 2026. Euh notre impertitude politique, on la chiffre globalement les effets de cumuler autour à peu près de 02 points de PIB de coût de de moindre PIB à fin 2026. Donc on a on a on a une estimation aussi d'un impact qui est négatif sur l'activité un peu plus faible. euh que que l'OFCE.

Et globalement notre scénario économique, c'est celui donc d'une croissance qui se redresse un petit peu euh en en 2026 euh qui mais qui reste infér à son potentiel d'un investissement qui se redresse qui croitrait de 1 % en 2026. Euh mais cela ne compense cela compenserait à peine la baisse de 2025. Euh c'est un taux d'épargne des ménages qui diminuera un petit peu.

Cela soutiendra un peu la consommation mais le taux d'épargne des ménages resterait très élevé. Et c'est un un solde budgétaire qui serait proche de 5,3 % en 2025 et un déficit budgétaire qui serait proche de 5,3 % en 2025 et de 5 % du PIB en 2026. Donc là, on a on est on est assez proche avec nos collègues de l'CE sur ce aux prévisions de de déficit public malgré des hypothèses macro un peu différente.

Euh si si on regarde un peu la suite, je vais essayer de ne pas trop abuser de de mon temps, je vais un peu dépassé, je vais prendre quelques minutes de plus. On on se pose la question d'où où on se situe au-delà de 2026. Alors pour 2026, on a essayé de prendre les coup parties et on arrive à ce chiffre de 5 % mais qui a été au fond qui est dans dans la bouche du Premier ministre qui apparu lui-même a dit que on pourra aller jusque là et c'est ce qui nous semblait le point d'atterrissage tout scénario confondu le un point d'atterrissage réaliste du déficit pour 2026 mais si on se projette un peu plus loin on voit qu'on part d'une situation où la les finances publiques sont très dégradées avec à peu près 5 points de PIB de déficit structurel.

Nous, on estime pour l'instant les cas de production assez faible. Il augmenterait un petit peu l'an prochain. On a une une difficulté à faire passer une modération de la de la dépense publique à la fois sur les ménages mais aussi sur l'économie. on se rend compte qu'on parle aux différents secteurs et euh et ce que l'on voit c'est que les options euh qui circulent et qui ont qui sont des points d'atterrissage euh possibles compte tenu du débat politique nous éloigne de la trajectoire qui a été présentée par le gouvernement aux autorités bruxelloises.

Ensuite, ce qu'on est en train ce qu'on voit aussi, c'est que lorsqu'on regarde la composition des mesures qui sont qui qui sont discutées, qui sont mises sur la table, toutes n'ont pas forcément le même impact sur la croissance économique et à moyen terme et à moyen long terme comme à court terme et avec une une forme de dicotomie entre les mesures qui sont plus favorables ou moins défavorables à moyen terme et celles qui le sont plus à court terme. Mais on a l'impression qu'on a du fait du contexte politique, on va plutôt viser des choses un peu plus court termistes mais qui risquent de pénaliser qui pose la question de l'impact de ces politiques sur la croissance au potentiel et donc la capacité de de de finance de la capacité de de production de l'économie future. Peut-être un dernier point.

Alors sur on a on a habituellement en France on c'est en tout cas c'est au moins ce qu'on avait fait en 2010 on a le réflexe de de consolider les finances publiques en activant le levier de la fiscalité. C'est un levier sur lequel peut-être il faut appuyer de manière un peu plus précautionnuse cette fois-ci déjà parce que le quantum d'efforts à faire est très important mais par ailleurs parce qu'on a pas complètement absorbé le choc qu'on avait qu'on avait fait au début des années 2010. Si on fait le compte des mesures fiscales qui avaient été faites entre 2010 et 2013 pour faire simple, au total ça fait 3,5 3,6 points de PIB de choc fiscal cumulé de mesures nouvelles si on prend les l'évaluation qui est faite dans les annexes des PLF.

On et ce ce qui s'est passé, c'est que alors effectivement si on prend le point de départ 2014, on a baissé un petit peu les recettes depuis mais on partait d'un niveau tellement élevé qui était jugé de manière collective comme intenable. C'était ça d'idée derrière d'abord le pacte responsabilité puis avant ça euh le rapport galois. On a commencé d'ailleurs à à baisser les impôts et les prélèvements des entreprises.

C'était le CCE et ensuite on a commencé euh à passer au ménage à partir de de 2017-28. C'était notamment la suppression la taxe d'habitation puis ensuite la suppression la première tranche d'hier et cetera. Et donc et mais aujourd'hui les ménages sont toujours un ou sont toujours à peu près un point de PIB de prélèvement de plus. euh que en 2010 les entreprises à peu près le même niveau après la surtax.

Et quand on se compare au niveau européen, effectivement, on a toujours une forme de surfiscalité des entreprises euh avec un écart du la masse des prédements que supportent les entreprises françaises par rapport à leur concurrente européenne qui est de l'ordre de 4,4 points de valeur ajoutée, ce qui fait à peu près 65 milliards d'euros. Donc donc voilà, donc on a on a on a cette situation qui qui qui faut prendre en compte quand on se pose la question d'un effort de consolidation budgétaire. Alors, je voudrais juste euh avant de conclure vous présenter un exercice dans lequel on a on a essayé de se poser la question en fonction des mesures et des options de politique économique qui seraient prises euh lesquelles seraient euh quelles pourrait être en fait celle qui serait le plus compatible avec la soutenabilité des finances publiques notamment ça veut dire dans mon sens la stabilisation de la dette publique à moyen terme.

Donc là ce graphique il va jusqu'à 2050 et celle qui le seraiit pas. Et pour faire très simple en fait, donc on a examiné un ensemble de scénarios qui sont des scénarios polaires, on pourrait sans doute les ajuster d'une façon ou d'une autre, mais ce qui ressort de cette analyse c'est que si on si si on prend garde à faire l'effort qui a été annoncé qui qui est celui que le gouvernement affiché dans son PSMT l'an dernier qui est de l'ordre de 4,6 points de pil d'ajustement d'ici 2031, on peut assurer la soutenabilité des finances publiques. On peut même aller plus lentement dans l'effort, ce n'est pas un sujet.

Par contre, si on fait moitié moins, on risque et ce sont les deux courbe de dette tout au-dessus, on risque de rentrer dans un scénario de d'équilibre instable parce que en fait, il suffirait d'une petite des taux d'intérêt pour ensuite nous faire avoir une trajectoire explosive de la dette. Et donc voilà, donc on a deux scénarios polaires où on fait l'effort euh qui est qui est prévu et qui est d'ailleurs un effort qui a été sans doute concerté avec la Commission européenne où on le fait pas et dans ce cas-là on on prend un risque. Après, il y a deux scénarios intermédiaires qui sont un scénario où on s'est dit si on ne fait pas complètement l'effort, si on fait moitié l'effort mais on a beaucoup de plus de croissance, on se dit voilà est-ce qu'on peut s'en sortir en faisant plus de croissance ?

Je réponds à votre question euh monsieur le président ou est-ce qu'au contraire est-ce qu'on fait l'effort mais par contre on fait des mesures qui vont fortement pénaliser la croissance. On peut penser par exemple à la au au à la remise en cause de la réforme des retraites. Mais dans les deux cas en fait, on une situation un peu entre deux où au fond euh c'est pas clair qu'on assure la soutenabilité de nos finances publiques et qu'on soit à mesure de stabiliser la dette publique en moyen terme.

Donc donc ça ça invite en fait à se dire s'il fallait choisir parmi des scénarios, on pourrait ralentir l'effort. Sans doute, il faut veiller quand même aux conditions de croissance mais surtout aux conditions de croissance potentielle. Voilà, je vais m'arrêter là et je suis à votre disposition pour si vous avez des questions.

Merci beaucoup monsieur Redou pour toujours pour cet exercice et également pour les documents que vous nous avez transmis. Madame Valapure cette première phase. chercher le micro.

Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur général, mesdames les sénatrices, messieurs les sénateurs, je vous remercie de nous consacrer ce temps de d'échange sur les sur le la conjoncture et les et les finances publiques françaises. Beaucoup de choses ont été dites. Donc, je suggérerai de commencer ma présentation à à sur la page 10.

Euh mais avant de avant de de dérouler les transparences, je pense faire une petite synthèse. Beaucoup de choses ont été dites sur la conjoncture, les perspectives de croissance. euh les anticipations de de finances publiques de notre pays.

Je suis dans je ne suis plus prévisionniste strict auensin sur moi-même. Donc je je fais totalement confiance à ce qui a été donné comme chiffre d'autant qui correspondent assez bien à ce qui a été présenté à Washington lors des réunions d'automne la semaine dernière. Je rajouterai peut-être un accent sur quelque chose qui a été remarqué effectivement, mais qu'on est dans un environnement où la stabilité des prix est revenu.

On a une inflation qui est plutôt bien tenue avec des modalités qui ont été qui ont été détaillées par Eker et Olivier Doulas. On a un eurofort en ce moment, ça fait un moment que ça dure, ça y participe aussi. Il faut garder ça en tête parce que ça fait partie des éléments du contexte international euh qu'il nous faut à nous prendre en compte pour pour définir nos politiques.

Et j'aimerais mettre l'accent justement sur ces éléments du contexte international qui me semble important dans le contexte notamment de la discussion budgétaire qui s'annonce pour le PLF de l'an prochain. Alors si je devrais résumer, je vais vous résumer en quelques minutes ce qui est dans les transparents suivants au cas où j'ai pas eu le temps d'aller d'aller au bout. vous aurez les principaux messages.

D'abord sur le contexte international, il faut garder en tête que qu'on a jamais de de stock de dette aussi important. On parle de la dette publique et on parle de la dette entreprises. L'endettement mondial va au-delà euh de de de la valeur du PIB mondial.

Euh ce qui pose un certain nombre de questions. Ces questions ont été soulevées. Encore une fois euh les les discussions internationales d'automne euh on ont mis ce sujet en avant.

Petit incise, on n pas pratiquement pas parlé d'Europe à Washington, mais on parlait beaucoup de la France et ça sur ces finances publiques. Donc simplement un point d'attention sur le fait que j'y reviendrai tout à l'heure, Eric Aer montrait des spreads, donc les écarts de taux d'intérêt entre la France et l'Allemagne qui semble pas si inquiétant que ça quand on les regarde de pas trop près, mais ça inquiète beaucoup de monde, notamment des investisseurs internationaux qui sont de gros détenteurs de notre de notre dette. Le deuxième point de contexte qui nous concerne en Europe mais qui concerne à peu près l'intégralité des pays des zones monétaires des pays avancés, c'est que les banques centrales réduisent la taille de leur bilan.

Je vous montrerai ça tout à l'heure. On a réduit les encours, les les les encours de dettes publiques sur bilan banque central qui avait été accumulé depuis 2008. Donc, on sort d'un d'un environnement où il y a eu beaucoup de soutien monétaire au financement des dettes publiques.

Ce ce ce retrait euh n'a pas commencé hier. Il a commencé il y a quelques années, mais lentement mais sûrement, les banques centrales ne sont plus là pour absorber euh des des volumes d'émission nettes de dette publique comme elles ont pu l'être jusqu'à très récemment. Et un troisème élément de contexte et vous allez trouver qu'il est un petit peu éloigné de ce que de ce qu'on se dit jusqu'à maintenant, mais je vais essayer de de raccrocher ça de façon très très très tangible.

On est dans un contexte aussi où les monnaies fiducières de banque central sont très fortement remises en cause et sont remises en cause dans leur dimension démocratique. Euh pour moi, c'est un point d'attention absolument majeur. Ça se produit par le biais de diffusion en détail de de de Bitcoin, de sous de de ce qu'on appelle les stable coins aussi, enfin de de d'instruments qui échappent à au contrôle de l'émission monétaire par l'État via sa banque centrale.

Et ce faisant ça ça oblitaire potentiellement. Alors, je je j'ose espérer qu'on pas jusqu'à une véritable remise en cause, même si l'histoire nous a livré des épisodes assez illustres dans dans ce domaine. Mais c'est un point d'attention.

Pourquoi ? parce que on utilise beaucoup l'argument de la structure du bilan des banques centrales et et de l'interaction entre l'émetteur budgétaire, enfin l'émetteur de dette publique et l'émetteur monétaire pour dénigrer un peu ce que sont le dollar, l'euro et le sterlin. Aujourd'hui, c'est pour moi, on on soulligne pas suffisamment ce point qui est pour pourtant essentiel pour le fonctionnement de nos démocraties et le financement euh de nos de nos dettes publiques.

Donc c'est c'est c'est un premier élément. J'en tirerai de conséquences sur les sur le comment dire la confiance qu'on peut avoir par rapport à l'environnement qui nous entoure et l'environnement qui entoure le le le débat sur les finances publiques. Je pense pas qu'on puisse pouvoir compter comme on a pu le faire en 2008, comme on a pu le faire pendant la crise souveraine qui a concerné la Grèce principalement, mais la crise souveraine au sein de la zone euro sur sur un engagement aussi libre et aussi conséquent de la banque centrale pour les raisons que que j'évoquais jusqu'à maintenant, pour des raisons qui ont trait aussi à une situation qui concerne notre pays en particulier.

Euh sans rentrer dans des considérations trop techniques, ça figure pas dans les transparents, mais je mets les données à votre disposition, elles le sont sur le site de la Banque centrale européenne. Il y a des déséquilibres de paiement entre les membres de la zone euro qui sont qu'on appelait à l'époque les déséquilibres target de le target, c'est le nom du système de paiement de règlement de paiement interbancaire en transfrontalier entre les pays membres de la zone euro. La France a toujours avec pas mal de volatilité mais autour de zéro de façon assez stable.

Ça fait 2 3 ans que la France est en tendance négative sur les déséquilibres target et on a un déséquilibre aujourd'hui qui est à peu près égal à 200 milliards. Vous allez me dire c'est pas la fin du monde mais c'est une tendance et et et qui qui qui n'était pas présente euh quand on a quand on a développé les le le les mécanismes de de soutien souverain dans le cadre de la zone euro pour sauver l'euro et qui ont merveilleusement fonctionné. Donc ça, il faut le garder en tête parce qu'à mon avis autour de la table du conseil des gouverneurs, c'est quelque chose qui ne passe pas inaperçu, même si on l'entend très peu euh commenter dans le débat public.

Alors, dans ce cadre-là, pour moi, il semble essentiel de maintenir le statut de la France et j'aime beaucoup ce qui a été dit notamment par Ericier sur les questions de productivité parce que la France, c'est un pays qui a énormément de force et on les soulligne pas assez parce que on on se concentre sur des sur des éléments qui sont finalement des éléments liés à l'incertitude et donc un peu paralysants. Euh Ericer le rappelait, la productivité française, notamment la productivité du travail n'est pas sur une bonne performance. On a des politiques Covid et post Covid qui l'expliquent.

Je trouve pas que ce soit quelque chose qui soit particulièrement préoccupant à au titre de notre pays, au titre de la de de la qualité de son appareil productif. C'est un pays qui est très attractif. C'est un pays qui est attractif aussi par le biais des politiques publiques qui ont été construites, de ses institutions, de son les anglais diraient rule of law.

Et ça ça a beaucoup de valeur. En tout cas, les Américains découvrent aujourd'hui que ces institutions-là et la solidité de la démocratie dans un environnement qui est capable de produire au moins sur le papier de la croissance économique suffisante pour financer un modèle social. Ça c'est la France aujourd'hui.

Ça a beaucoup de valeur et il faut le préserver. Mais pour le préserver, il faut préserver le statut le statut de la France comme émetteur souverain sur sur les marchés domestiques et les marchés internationaux. Donc en matière de finances publiques, j'aurais pas de transparence spécifique sur les finances publiques.

Donc je vous annonce un petit peu les idées générales, mais euh Olivier Redou rappelait non, je crois que c'est toi Éric qui qui rappelait le les les grandes masses de de dépenses 57 % de recettes au-dessus de 50 %. C'est vrai que les purs est assez haute. On est on est sans doute on est au-delà de beaucoup de métriques par rapport à nos voisins européens et par rapport aux membres de de l'OCDE.

Là, vous retrouverez à peu près les mêmes les mêmes illustrations dans ma dans ma présentation, mais il semble quand même prioritaire de regarder en premier lieu la composition des dépenses et leur volume avant de regarder les augmentations d'impôts. Euh ce qui n'empêche pas de regarder la composition des impôts, mais ça me semble un second sujet par rapport au premier. Ensuite, par rapport à la composition de la dépense publique et c'est le c'est le sens du transparent que vous avez sous les yeux.

Il y a un éléphant dans la plè, c'est quand même la nécessité de financer l'effort de défense qui n'était pas aussi présent, alors il l'était déjà un peu l'année dernière, mais qui n'était pas aussi imminent euh euh dans les discussions précédentes. Et donc, il va falloir faire de la place. Ça, je pense que la France était pas la moins bien placée, hein, comme point de départ en terme de pourcentage de PIB.

C'est ce que vous voyez sur le graphique. Mais mais il faudra prendre ça en compte. Et ensuite enfin sur sur les les multiplicateurs en terme de croissance des catégories de dépenses publiques, c'est l'investissement qui a le multiplicateur à moyen terme le plus fort.

Donc faisons de l'investissement public et essayons de mitiger de modérer la dépense publique de de de d'autres nature et enfin soutenir par l'articulation entre cet investissement public et cet investissement privé que ce soit au niveau national ou au niveau européen. la croissance potentielle à long terme. Et là au conseil national de productivité, on a alors on a on est en train de de travailler sur le prochain rapport qui sortira sans doute à l'été prochain, mais on a publié et mise à jour depuis certaines estimations de d'efficacité des dépenses notamment sur l'appareil industriel dans la complémentarité de l'utilisation de l'intelligence artificielle et de la data et de l'automatisation de nos usines.

C'est dans cette complémentarité là. J'avais eu l'occasion de d'être d'être entendu par une par une autre une autre commission du Sénat lors de la sortie du rapport. Ça me semble une priorité absolument primordiale pour pour l'État, pour la caisse des dépôts et ces différentes filiales qui ont pardon qui ont le qui qui ont leur place au sur le tour de table.

Euh pour terminer, avant de reprendre la la le le suivi des transparents, je me rends compte que je n'ai pas mis en compte mon en marche mon chronomètre. Vous êtes largement créditrice par rapport à vos prédécesseurs. Alors si c'est le si c'est le 5 minutes 5 minutes.

Très bien. Je vous remercie. Je vais quand même pouvoir commenter quelques quelques graphiques, mais j'en terminerai par rapport à ces remarques liminaires qui sont une sorte de synthèse, c'est que effectivement on a sur la France aujourd'hui sur les marchés un risque politique.

Vous l'avez tous les deux mentionné, ce risque politique, il a une implication pour la croissance attendue l'an prochain et et l'année suivante. 02, moi, c'est ce que j'avais en tête. C'est à peu près ce qui a été dit par Olivier Redou. et sur les taux d'intérêt euh 20 30 points de base pour l'instant, mais ça ça ça s'ancre et ça se et et c'est et c'est pas bon d'avoir ça.

Vous n'y pouvez malheureusement pas grand-chose, mais c'est encore une fois un état de fait. Euh je serais assez euh préoccupé moi pour ma part, contrairement à ce qu'Erouait tout à l'heure par le spread, par le fait qu'on ait quand même de façon persistante ce signal là, sachant que les incidents sur les marchés de dette souveraines, ils viennent souvent pour des questions et des problèmes de de liquidité. Donc même si le pays est solvable, c'est pas souvent la liquidité qui pose problème.

Je rappellerai quand même parce que c'est important de l'avoir en tête, c'est que l'Europe bénéficie de de d'un système de stabilisation financière des États au-delà de la banque centrale. Encore une fois, je suis pas sûr que la banque centrale ce soit l'outil douanine aujourd'hui. Euh le mécanisme européen de stabilité à des lignes de de crédit de précaution qui sont censé être des lignes non stigmatisantes.

Alors, je sais qu'elles sont considérées comme les temps. Enfin, je pense qu'il y a une acculturation du pays à avoir euh et et je pense qu'il faut faire tomber les tabous sur ces mécanismes qui qui font euh une résilience européenne qui va au-delà de de notre monnaie commune. Euh et pour terminer donc je reviens un peu sur sur la question de l'emploi de la finance publique de façon parsimonieuse mais pour pour soutenir la croissance à moyen terme.

Je pense qu'un deuxième grand sujet par rapport à la à ce soutien de la croissance, c'est évidemment la mobilisation de cette épargne qui a déjà été commentée, qui est très abondante et qui n'est pas investie au bon endroit. Et je viens maintenant au commentaires de mes de mes des transparents que que qui qui me restent. On a donc pour revenir sur l'environnement de de d'endettement international, ce qu'il faut garder en tête comme échéance, c'est 2027 parce que 2027 c'est l'année où la majeure partie des dettes souveraines, y compris la nôtre enfin 2027 et alentour mais et des dettes des entreprises vont vont vont arriver à maturité et donc il y aura un besoin de financement mondial massif, ce qui veut dire que les investisseurs vont devoir arbitrer entre différents objets et différents émetteurs ce qui est à déplorer sur cette dette émise et là c'est pas la dette souveraine dont je parle, c'est la dette entreprises.

L'OCDE a fait un très beau travail dessus. On a on a collaboré avec eux à ce sujet, c'est que la dette qui a été émise par le secteur privé, malheureusement, elle a pas toujours été utilisée à des fins d'investissement productif. On a eu beaucoup de refinancement de de financement précédent.

On a beaucoup de remboursements aux actionnaires. C'est ces ces ces ces emplois de ressources euh encore une fois euh on peut pas on peut pas les les projections de de croissance future sur la base de données de de de série temporelle d'investissements privés passés, je pense qu'elles vont devoir être mitigées par le par l'emploi qui a été fait de ces de ces financements. La baisse du bilan de la BCE, je l'ai déjà évoqué, je ne reviens pas dessus, vous l'avez dans les dans dans les transparents.

Et sur les données de de dette publique et les et les courbes de taux, je vous ai dit l'essentiel de ce que je je j'avais envie de vous dire. Ici, je m'arrête simplement sur la courbe des taux. Alors le le elle est un peu anciennes, elles sont un peu plus hautes maintenant, mais il y a quand même une repentification qui fait que la dette publique dans le futur coûtera plus cher qu'aujourd'hui et aujourd'hui coûte plus cher qu'il y a quelques années pour ces échéances qui vont être ces fameuses échéances qui vont être à refinancer.

Donc ce qui nous amène à et là je serai un petit peu plus inquiète que ce qui a été dit jusqu'à maintenant. Ici, vous avez la charge d'intérêt dans la part du déficit au niveau au niveau des des grands pays européens avec comparaison États-Unis, Japon et Suisse. Euh chaque pays a son petit a son a son petit drapeau.

Donc vous vous les identifiez assez bien. La France est le 6e pays en partant de la gauche. Vous avez une part de paiement d'intérêt qui est la partie assurée des des bâtonnets qui est quand même importante et qui aura sans doute qui aura sans doute vocation à augmenter.

Je je note également les les surplus primaires de la Grèce et de l'Italie et du Portugal, ce qui nous met en perspective également par rapport à la à la à l'époque puisque ça commence à à remonter maintenant où on a eu une crise de dette souveraine dans la zone euro. Euh 3è déficit le plus élevé parmi les 15 principales économies de l'Union européenne, c'est la la question du déficit est quand même importante. Les chiffres ont été mentionnés.

Bon, je vous vous je vous je vous les montre ici, il y a pas de surprise. Euh et ce stock de dette élevé, Rayer considère le spread pas trop inquiétant. Moi, je trouve qu'il s'est écarté et qui se maintient et qui se maintient à un niveau qui est trop trop élevé, qui pourrait par ailleurs faire l'objet de dynamique de marché disruptive.

Euh, dernier point, si vous me le permettez, je reviens sur l'emploi de l'épargne européenne et je fais un peu un zoom arrière encore une fois. Ici, vous avez euh la détention des titres du trésor américain à long terme euh en en par rapport au à à au à la résidence de ces détenteurs. On a 2 tiers de cette dette qui est détenue par les Américains, un tiers qui est détenu par les non résidents États-Unis dont l'Union européenne qui fait quand même qui qui est un sacré créditeur de cette de cette économie américaine qui se finance donc qui s'est financé jusqu'à maintenant dans des très bonnes conditions en en absorbant une forte partie de notre épargne 1,6 1000 milliards de de de dollars, ce qui fait un peu moins d'euros aujourd'hui, mais quand même c'est conséquent quand on regarde Et je terminerai vraiment là-dessus, je vous je vous je vous le promets.

La la ventilation par pays de l'exposition de l'épargne européenne au financement de la de de de l'économie américaine. La France est beaucoup plus exposée que l'Allemagne, notamment sur la dette souveraine. Ici, les les chiffres sont trop petits pour que vous puissiez les identifier comme ça au déboté, mais il vous montre l'allocation par pays du G7 des détenteurs de titres américains que ce soient des titres souverains, des titres des grandes agences, les titres des entreprises et et et des actions.

On a une exposition totale en pourcentage de PIB de la France à 30 % du PIB. l'Allemagne est exposée à 16 % de son PIB et dans ces 30 % du PIB, on a on a on a quand même une bonne partie euh de de de dette publique américaine tout simplement. Bon, on a l'essentiel c'est quand même de la de l'action américaine.

Il faut dire que les valorisations actuelles poussent un peu les ces ces ces ces chiffres. Je je veux parler des valorisations importantes des marchés boursiers en particulier américains. Donc il faut mettre un mettre lire ça à travers ce filtre.

Mais quand même, on on Moi, j'aimerais beaucoup que cet épargne soit soit investi ailleurs, en particulier dans nos pays sur des structures productives. Donc tout ce qu'on peut faire à votre niveau pour euh pour pour créer des incitations sera le bienvenu. Je vous remercie.

Merci madame Vala pour cet exposé très complet comme les deux précédents bien sûr et merci également pour vos documents complémentaires. Alors, on va passer à un exercice qui est toujours compliqué. donner la parole bien sûr au rapporteur général en premier qui euh m'a assuré euh qu'il poserait ces questions de manière brève.

Euh et euh nous avons ensuite c inscrits d'ors et déjà donc je vais pas plus loin euh et s'il vous plaît une minute chacun pour poser vos questions pour qu'on ait le temps d'écouter les réponses sinon on va déborder comme d'habitude. Voilà. Alors on va essayer de pas le faire.

Monsieur rapporteur général. Merci. Merci monsieur le président.

Merci à nos trois intervenants pour leur contribution particulièrement riche et effectivement documenté. Donc monsieur le président en moins de 2 minutes quelques questions courtes. L'effort qui est demandé actuellement dans le PLF c'est de l'ordre de 17 milliards en dépenses et en recette 14 milliards.

Quelle appréciation portez-vous sur la répartition de l'effort entre ces deux vecteurs ? au regard notamment et vous l'avez évoqué des multiplicateurs économiques sur le sujet du on a un sujet de décrochage vis-à-vis des États-Unis en ce qui concerne la croissance et et c'est vrai pour toute l'Union européenne, le rapport Dragy l'a souligné, une publication récente de l'OFCE également sur cette montée en en gamme entravé. Comment selon vous améliorer notre productivité, même si elle se redresse et notamment quel levier d'action euh mettre en œuvre en priorité. le sujet de l'investissement des entreprises.

Euh on voit le niveau d'investissement, on voit que pour l'instant la croissance s'appuie beaucoup sur la consommation des ménages de près de un point et depuis 5 ans, ça vous l'avez vous avez évoqué le sujet de l'épargne euh qui dont on nous dit qu'elle va diminuer. Mais est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous anticipez ? Ça, j'ai vu sur le taux d'épargne, mais notamment peut-être si certaines mesures fiscales et dans ce cas lesquels pourraient être comment dirais-je chois pour réduire ce niveau d'épargne et contribuer à ce que la France profite de ses forces et crée une dynamique comme je vous ai entendu le dire.

Enfin, dernière question, la baisse du taux de chômage existe en France depuis 2017. Euh, elle me semble d'ailleurs elle a pas été plus forte en France que dans la zone euro. Est-ce que ces performances selon vous résultent de mesures telles que la pérénisation des exérations de cotisation, les primes à l'apprentissage, le bouclier tarifaire énergie, les PGE, c'est-à-dire qu'elle s'appuie ce progrès, est-ce qu' s'appuie pas beaucoup voire trop sur le déficit public ?

Merci monsieur le rapporteur général. Alors, je vous je vous rappelle mais vous avez l'habitude que les réponses seront données par madame Vala en premier, monsieur Redou ensuite monsieur pour terminer dans l'ordre inverse si je puis dire euh que vous pouvez prendre les questions que vous souhaitez parce que vous connaissez bien les domaines de compétences des uns et des autres. Donc ça vous permet de de répartir les réponses.

Enfin, je vais demander à mes collègues de bien vouloir, s'ils veulent bien s'en tenir à une seule question. Euh donc on va démarrer par Isabelle Briquet puis Stéphane Sotarel. Merci euh monsieur le président.

Donc on va essayer de faire court. Merci tout d'abord à nos trois intervenants dont les éclairages sont vraiment très importants pour nous. Depuis plusieurs années, le débat public, je suis là.

Depuis plusieurs années, le le débat public sur nos sur nos euh sur sur nos finance est dominé par une lecture quasi exclusive hein du du problème en terme de maîtrise de la dépense. Préoccupation légitime bien sûr, mais et personne ne conteste la nécessité d'un d'un examen exigeant de la dépense publique, de son efficacité, de sa soutenabilité. Cette approche reste incomplète si on n'interroge pas en parallèle la structure de nos recettes et vos analyses le le montre.

Depuis 2017, les gouvernements successifs ont ont en effet poursuivi une politique de l'offre marquée, suppression de l'ISF, de la taxe d'habitation, réduction des impôts de production. Plusieurs études, notamment une récente de l'Institut des politiques publiques, peine à démontrer un impact macroéconomique significatif de ces bases d'impôts. Alors, puisqu'il faut qu'une question, je me limiterai à une.

Estimez-vous que la politique de l'offre dans sa version française a encore du sens aujourd'hui au regard des résultats observés sur la croissance, l'investissement ou la productivité ? Je vous remercie. Merci Isabelle.

Stéphane Sotar depuis Thierry Cic. Oui, merci monsieur le président. Merci aussi à nos intervenants.

Alors, je vais limiter à une question, même si j'aurais aimé évoquer la question de la démographie que vous soulignez madame et qui me semble être un sujet majeur peu pris en compte à cette heure. Mais pour revenir sur quelque chose de plus conjoncturel, je voulais vous interroger sur le fait que un certain nombre d'économistes considèrent que le modèle de croissance français repose sur la demande la dépense publique et la consommation des ménages, ce qui induit des fuites à l'importation assez assez fortes qui pèsent sur nos entreprises notamment via la fiscalité et et qui génère aussi notre déficit commercial. Par ailleurs, ce modèle de croissance euh constitue, je sais pas si le terme est trop fort, mais un boulet pour nos finances publiques car une érosion de notre activité productive conduit mécaniquement à diminuer les recettes publiques et àer les dépenses de transfert.

Et donc, est-ce que vous pensez que le projet de PLF qui nous est soumis vient répondre à cet enjeu et et modifier en fait ou en fait s'affranchir de de ce cercle vicieux ? Merci. Merci Stéphane, Thierry Cosic puis Christine Lavarde.

Merci monsieur le président. Je vais également être extrêmement bref. C'est vrai que aujourd'hui dans le débat public, on recherche des marges de manœuvre budgétaire.

Moi, je voudrais vous interroger sur la la fiscalité patrimoniale et notamment partant d'un constat, c'est qu'aujourd'hui il y a H8 Français sur 10 qui sont favorable à une baisse des impôts sur l'héritage, mais ils sont seulement un/4 à connaître le taux d'imposition sur le sur l'héritage. C'est étonnant car la plupart ne sont pas concernés. Il y a 50 % des Français qui ne touchent pas plus de 70000 €. 80 87 % des Français héritent de moins de 100000 € sans taxe sur l'héritage.

Donc le taux moyen d'imposition en France en ligne directe est 3,1 % qui est bien loin du taux de 45 % le taux maximal dont on nous rabâche sans arrêt les oreilles. Et pourtant les très riches eux ne sont pas assujettis à ce tau maximal. Proportionnellement quand on regarde dans le détail les milliardaires pay moins grâce aux dispositifs fiscaux que ce sont les assurances, le pacte du trail.

Ce que ça rapporte aux finances publiques 17 milliards d'euros par an, soit 0,7 % du PIB alors que la transmission patrimoniale représente aujourd'hui 15 % de ce même PIB. Donc la fortune héritée aujourd'hui représente 60 % du patrimoine total contre 35 % dans les années 70. Et je vais citer pour terminer une note de la fondation Jean Jorès qui indique que d'ici 2040, il y aura 9000 milliards de patrimoine qui sera détenu et qui est détenu aujourd'hui par les Français les plus âgés qui seront transmis à leur descendance soit 677 milliards d'euros par an, soit le plus gros transfert de la richesse de l'histoire.

Aujourd'hui, c'est un constat, la France du 21e siècle est redevenue une société d'héritier comme elle l'était au 19e siècle. Et donc ma question est assez simple. Est-ce que au regard des chiffres précés qui sont quand même extrêmement importants, est-ce que ce levier de la fiscalité patrimoniale ne pour ne pourrait pas être actionné raisonnablement pour dégager de nouvelles marges de manœuvre ?

Merci Thierry, Christine Lavarde puis Florence Blatrice Conta. Merci. J'aurai deux remarques sur vos propos et une question.

Euh les deux remarques juste est-ce que monsieur pourrait nous expliquer comment il calcule euh son 0,8 % d'incertitude dû au contexte national puisque c'est assez divergent des chiffres qui a pu nous donner Olivier Redoulè. Euh ma 2e remarque, c'est vous nous avez beaucoup parlé des spreads, mais finalement euh j'ai pas entendu euh une remarque sur la divergence des taux entre trop taux courts et taux longs qui avait été euh soulevé euh par le gouverneur de la Banque de France en janvier 2025. Donc, est-ce que vous ne partagez pas son inquiétude ?

Et si oui, pourquoi ? Ou si vous la partagez, pourquoi est-ce que ça doit être un motif d'inquiétude ? Et enfin, ma question.

Euh jusqu'à présent dans le Premier ministre François Berou nous parlait en effort tendantiel, c'était 44 milliards avec le nouveau premier ministre et donc c'est ce qui relève dans le du rapport du haut conseil des finances publiques. On parle désormais de 30 milliards d'euros d'effort structurels. Donc si jamais on conju 30 milliards d'efforts structurels avec un déficit public de 4,7 %, peut-on conclure qu'à politique inchangée, on aurait eu un déficit de 5,7 % pour essayer de réconcilier les deux approches.

Merci Christine, Florence Blatrice Conta puis Jean-Baptiste Blanc. Merci monsieur le président. Merci aux trois intervenants qui ont euh des euh des propos globalement convergents avec euh quelques petites différences.

Ce qui converge en tout cas, c'est que notre pays a besoin de consommation, d'investissement et de confiance. et vous avez évoqué le le taux d'épargne qui est particulièrement élevé et évidemment si on veut relancer la consommation, il faut réduire ce taux d'épargne. Pour compléter peut-être la question du rapporteur général, comment serait partie l'épargne des ménages et à partir de quel sil finalement l'épargne des ménages augmente significativement et comment finalement limiter l'impact de la politique budgétaire que qui est évaluée par l'OFCE à 08 points en préservant finalement les déciles dont la propension à consommer est la plus forte.

Euh donc comment véritablement relancer la consommation et quelles sont les mesures fiscales euh qui le permettraient ou quelles sont les mesures fiscales à éviter justement dans le cadre du futur PLF ? Euh un autre euh aspect euh également, c'est euh la question de la mobilisation de l'épargne privé. euh vous l'avez évoqué, donc comment mieux mobiliser euh l'épargne privé au niveau national et également euh au niveau européen euh avec la perspective de l'Union, de l'épargne et de l'investissement.

Je vous remercie. Merci Florence Jean-Baptiste Blanc puis Vincent Capo Canela. Merci monsieur président.

J'avais plusieurs questions mais j'en poserai qu'une selon la règle que vous avez posé. m'appuer sur une affirmation de monsieur Redou concernant la baisse des investissements d'entreprise et qui impacte notamment la construction. On sait que les niveaux de construction et de logement euh posent problème dans notre pays puisqu'on construit quasiment plus en tout cas pas en rapport à nos besoins.

Et donc j'ai évidemment une question en lien avec mon obsession personnelle qui est celle du ZAN. C'est-à-dire que s'accélère dans notre pays la planification écologique et c'est très bien, c'est pas le problème. Mais elle est pas concertée, elle est pas accompagnée, elle est encore moins financée.

Alors, il y a une question que je pose régulièrement cette commission quand on a des services de Bercy ou un ministre quand il y en a un, c'est est-ce qu'on arrive à évaluer les pertes de recettes liées à des mesures qui relèvent de la décroissance qui sont dans la planification écologique ? En clair, on prive les collectivités locales de fonciers. Elle doit consommer deux fois moins de fonciers d'ici 2031 pour atteindre un zéro compensé en 2050.

Et est-ce que cette perte de foncier qui est une des raisons de la crise du logement du logement social en particulier sans parler de de l'industrie est évalué ? Bercit est incapable donner quelques chiffres que ce soit. Est-ce que les grands économistes que nous avons seraient capable de nous en donner des chiffres sur ces sujets ?

Merci. Merci Jean-Baptiste. Vincent Capocanela.

Merci président. sur l'épargne. Je suis toujours étonné quand je vois les les chiffres qui sont fournis parce que il y a quand même des grandes distorsions.

Certains en moyenne, on épargne peut-être plus que d'autres et c'est inquiétant mais il y a ceux qui sont en capacité d'épargner et il y a quand même les Français qui ont du mal à boucler les fins de mois. Alors tout à l'heure Éric disait qu'il y avait un sujet de demande. Alors est-ce que vous pensez qu'il faut une une relance par par par la demande ?

Est-ce qu'on est-ce qu'on en a les moyens budgétaires ? Deuxème point sur la dette. L'Allemagne prévoit de faire beaucoup d'émissions l'année l'année prochaine dans des des volumes considérables. comment on peut évaluer l'impact pour la France au moment où on vient d'être à nouveau dégradé et l'impact d'ailleurs de cette dégradation finalement parce que c'est quand même un peu le nœud coulant mais on enfin voilà on envoie les effets et au pire si ça va mal la BCE peut semble-t-il intervenir il y a quand même des conditions respectées notamment le fait d'avoir des perspectives budgétaires enf des programmes budgétaires déjà crédibles.

Est-ce que vous pensez que tout ceci pourrait un jour se matérialiser si je puis dire ? Merci Vincent. Donc sans surprise madame messieurs, nous passons de vision macro à comment on fait dans le budget pour corriger euh les distorsions que l'on constate au plan macro.

Donc si vous voulez bien, je vais vous donner 5 6 minutes à chacun. Euh donc vous prenez les questions qui vous paraissent dans votre champ, voilà, tranquillement et monsieur hier fera comme ça lui arrive quelque fois la voiture balée un peu euh de ce qui reste. OK.

Voilà les Merci pour toutes ces ces questions. Je vais peut-être les prendre à à l'envers euh en en commençant par celle de de de l'émission de dette publique allemande et de et de la dégradation de la France par les par les agences de notation dont ont une dégradation récente la semaine dernière. Euh oui, il va y avoir un changement de de structure de l'offre dans la dette publique qui est un appétit pour de la dette sans risque.

Et la dette sans risque de référence, ça reste quand même la dette allemande dans l'environnement européen. Alors, vous allez me dire, est-ce que le fait que la dette américaine bascule un peu, change un peu de statut et et et que la pétence pour la dette américaine soit réduit pourrait jouer en faveur de la France, je peux pas vous dire le contraire. Peut-être qu'on bénéficierficiera de cette de cet état de circonstan.

Mais en tout cas, je pense que la situation reste quand même reste quand même en défaveur de notre pays par rapport aux autres grands émetteurs qui sont considéré comme comme émetteur de dette euh euh sûr. la conditionnalité que vous évoquiez qui est effectivement attachée au deux grands programmes de la BCE qui sont des programmes encore à l'état de potentialité puisqu'ils ont jamais été activés mais mais que sont le le l'OMT et le et le le programme de transmission de la de la protection de la transmission monétaire, effectivement, il y a une forte conditionnalité et il y a des conditions d'accès à respecter. Et ce que je voulais dire un peu tout à l'heure en disant attention, il y a ces instruments qui sont quand même un peu hors d'atteinte pour un pays comme la France.

Ce ne sont pas les seuls. Il y a peut-être des des des solutions de de de exhenté de de précaution des AC qui qui des instruments qui peuvent être activés. Et je pense que ça vaut vraiment la peine de regarder en tout cas de de de d'avoir des réflexions sur la façon dont don dont le pays pourrait pourrait un jour en avoir besoin sans considérer que ce soit en soit un problème.

Vous savez, le fond monétaire international pour les pour les pour les pays qui ont recours à des programmes du FMI euh a mis en place des lignes de précaution. Elles ont jamais trop été utilisées parce qu'on ose pas trop, parce que c'est nouveau. Mais je pense qu'effectivement la stabilité dans l'environnement de la dette publique souveraine, elle est elle est de mise dans un environnement où on a une responsabilité pour l'euro et où l'euro a une chance assez inouie de devenir de devenir une une monnaie de premier plan dans l'environnement monétaire international.

Donc je suis d'accord avec vous dans la mesure où votre question euh invitée à une à une à une forme de réponse qui me qui me convient euh sur la pente de la courbe des taux et et les les les inquiétudes euh exprimées par le par le gouverneur de la Banque de France. Effectivement, il faut considérer, et je l'ai pas montré, mais on a des taux d'intérêt qui à long terme sont beaucoup plus beaucoup plus élevés que ce qu'on a pu connaître comme condition de financement pendant plusieurs décennies. Et et et donc cette repentification, elle se compose d'un élément un peu sain qui est qu'on remet un prix positif au temps.

C'està-dire que ce qui est loin dans le temps coûte doit doit être ramené à une valorisation présente selon un facteur positif et non négatif. Euh mais il comprend aussi des primes un tout un certain nombre de primes dont certaines primes sont des primes de risque et dans ces primes de risque il y a le prime de risque politique pour le coup qui a qui a toute sa pertinence euh dans dans le cadre de notre cadre actuel. Euh sur la question qui n'a pas été posée sur la démographie, je vous remercie de l'avoir évoqué parce qu'effectivement la démographie c'est un facteur essentiel.

Vous trouverez quelques graphiques à la fin de ma présentation et j'ai pas eu le temps de les aborder mais mais on a une pyramide des âges en Europe euh euh et en Asie qui va être extrêmement défavorable pour faire le lien avec le marché du travail au ratio de couverture et qui vont être qui vont demander assez rapidement, c'est-à-dire dans quelques décennies au aux générations qui travaillent de couvrir des dépenses de plus en plus importantes. D'autant que quand on fait des scénarios de risque sur les dépenses publiques associées alors à la vieillesse mais aussi au au aux questions de de grand âge, aux questions de santé dans la vieillesse, ça ça recoupe finalement des problématiques budgétaires qui sont celles de l'engagement dans la santé. Quand on regarde les problématiques du marché du travail, je fais toujours le lien avec la démographie et et le vieillissement, mais l'éducation et le vieillissement, pareil, ça recoupe autre chose que de la dépense sociale.

Ça recoupe de la dépense dans l'éducation. On pense on pense à l'école primaire sur l'éducation aujourd'hui, mais l'éducation, ça doit l'éducation enseignement supérieur, enseignement formation continue, ça doitir un sujet à tout âge et et ça la démographie va nous pousser devant cette évidence. Et donc notre notre arbitrage et j'en reviendrai du coup puisque j'arrive à la fin de mes de de mon temps en partie à la toute première euh question qui a été posée sur l'effort.

Est-ce que c'est bien d'avoir 17 sur les dépenses et 14 sur les recettes ? C'est vraiment vraiment peut-être avant toute chose la structure des dépenses qu'il faut regarder et qu'il faut regarder avec beaucoup de courage indépendamment du fait que ce que je pense aussi ça c'est c'est on aura du mal à faire l'économie de réduire au moins à la marge le volume total des dépenses. Un dernier mot sur le rapport Dragy qui a été évoqué et sur l'investissement des entreprises par rapport au décrochage États-Unis Europe.

Effectivement, la France est un on le documente assez bien dans le rapport du Conseil national de productivité, c'est qu'on est à une croisée des chemins. C'est un peu la suite des politiques COVID qui ont eu leur mérite, mais on on a à choisir entre une croissance qui sera pas forcément alors qui sera pas forcément la meilleure mais qui sera plutôt spontanément riche en emploi, mais une croissance de moyenne gamme avec un environnement de compétition de de concurrence internationale. Ça a été rappelé par Olivier Redoulas où où la Chine arrive quand même en force pour une deuxième vague et où les choses vont pas forcément être favorables à tous ceux qui ne sont pas sur la montée en gamme.

Ou l'autre alternative, c'est effectivement de viser la montée en gamme, de viser la compétitivité hors prix. Euh on a, c'est ce que je disais au départ, on a vraiment tous les atouts pour le faire, que ce soit au niveau de l'appareil, ce qui ce qu'on a et ce qu'on a comme potentialité de développement de l'appareil industriel et de notre système éducatif qui reste malgré tout performant. Euh ça me semble un domaine de priorité pour la France et pour l'Europe dans son ensemble.

Merci beaucoup monsieur Redoules. Alors sur premièrement, en prenant le micro, c'est bon, vous m'entendez ? Ah !

Euh sur les premières questions qui euh qui portaient sur le PLF le 17 14, moi il me semble que euh entre le plan Beou et le PLF euh il y a la même projection de croissance de la dépense publique qui est 1,7 % en valeur de mémoire. Et donc en fait une partie de l'écart vient du tendantiel, de l'estimation du tendantiel qui est peut-être plus forte dans la façon il a été présenté par François Brill 15 juillet que dans le PLF. Euh et euh et qu'on regarde du côté des recettes.

Bon, en fait le le le le si on se souvient de la slide de François Baou, il y avait pas forcément de détails. Ce qu'on peut noter quand même, c'est que la les recettes attendues de la mesure au jour férier n'y sont plus. Elle représentait à peu près 4 milliards et par contre, on a maintenu la surtaxe entreprise de 4 milliards.

Voilà, donc je pense qu'il y a eu ce soit pu après il y a eu d'autres mesures de de recette. la composition un peu changée euh sur le euh sur l'impact sur la croissance. Euh je je je pense qu'en fait les les les mesures de peut-être euh les mesures de fiscalité sont sans doute celles euh dont il faut craindre le plus fort impact parce que alors pas forcément à très court terme d'ailleurs parce que l'impact conjoncturel en fait elle mais c'est sur c'est sur la croissance potentielle.

On voit que on va augmenter le le coût du travail de façon assez assez globale de autour de 5,6 milliards d'euros. On n' pas de on a on on avait pas forcément un coût du travail qui était trop faible déjà d'augmenter encore les prévention au travail, c'est pas forcément euh la la meilleure idée. Euh il faut aussi voir la progressivité qu'on qu'on va mettre dans dans ces prélèvements.

Euh sur la fiscalité du patrimoine, en général, on peut penser effectivement que la fiscalité du patrimoine, c'est pas ça c'est neutre sur la croissance à la fois à court terme et à moyen terme. Le vrai sujet, c'est plutôt dans quelle mesure en fait la transmission de patrimoine aujourd'hui permet de maintenir le financement des entreprises. Pour le faire au simple, les les des entreprises qui seront obligées d'être vendues en pièces détachées pour payer les posts à succession.

Donc c'est ça sur lequel il faut veiller. Après, il y a il y a sans doute une réflexion à voir sur le sujet, mais ça fait partie sans doute des taxes les moins les moins pénalisantes pour la croissance à très court terme euh sur sur l'impact sur l'économie. Nous notre de toute façon on on a premier point on part d'un écart de production qui est proche de zéro en 2024 par exemple l'INC comme nous-même même les organisations internationales estimaient l'écart de production à zéro alors il s'est un petit peu légèrement creusé en en 2025 il va se creuser un peu plus en 2026 mais on n'est pas une situation où on a un écart de production très creusé avec des taux d'intérêt très faibles.

C'est-à-dire le scénario de 2012 où on se dit voilà si on fait des mesures de consolidation budgétaire ça va devenir self des fitting dans le bon français. Et là en fait il faut on on peut en peu de marge sachant que les mesures budgétaires vont va avoir un impact conjoncturel négatif mais conjoncturel. Donc ça veut dire que cet impact va s'estomper au trimestre après trimestre.

Sachant que par ailleurs euh comme euh Éric hier le rappelé, on a quand même un sujet de perte de productivité tendantielle par rapport à l'avant-crise et du coup à un moment donné il y a un ajustement des niveaux de vie à faire globalement c'est à ce à ce nouvelle trajectoire de de revenu par tête et et que et que l'enjeu au fond c'est d'éviter de d'attendre trop et de se retrouver à devoir faire par contre les mesures plus violentes dans un contexte de tension plus grave où là pour le coup on aurait des des multiplicateurs très très importants. Donc ça je pense c'est un point un élément un peu qualitatif pour juger de l'effet et des tradeoff des des arbitrages àour en terme d'effet économique au court terme moyen terme des des mesures et le le vrai risque c'est d'éviter je crois pour reprendre ton expression d'entrer dans un scénario de rupture. Moi, j'ai appelé ça un scénario d'équilibre multiple mais où au fond on bascule du mauvais côté euh de la courbe de la dette.

On a des le risque d'avoir qu'une hausse des taux d'intérêt euh rendre la dette la mettre sur une trajectoire de croissance exponentielle. Et c'est ça, ça c'est ce qu'on va tout prix éviter. Malheureusement aujourd'hui, les taux d'intérêt sont plus importants que la croissance euh potentielle en valeur ou et donc du coup on est on on a on a un un effet en fait de mécanique auto-entretenue de la dette sur la politique de l'offre.

Je je pense que alors on peut on pourra en débattre très très lentement, je vais répondre très rapidement. Je pense qu'il y a eu plusieurs sujets mais à un mot en fait on n pas fait et je reprends complètement l'expression de de de Éric le on n pas baissé les dépenses en face. C'est ça le vrai sujet et ça ça a trois conséquences le fait de pas avoir de baisser dépensé en face.

La première c'est que les ressources des ressources de l'économie sont continué à être mobilisé par la dépense publique. Alors l'idée une des idées de la politique d'offre, c'est de libérer des ressources du secteur public d'un secteur privé. Euh un autre point, c'est que forcément ça a posé des questions de crédibilité sur la durabilité de cette politique d'offre qu'on voit et c'est c'est ce qu'on est en train de voir aujourd'hui en fait, de se dire on a on a on a fait on a on a un peu aligné la fiscalité des entreprises notamment vers leur moyenne européenne mais euh on n'est pas dans un cadre de finances publique euh dur équilibré.

Et puis le dernier point quand même, c'est qu'on l'a fait peut-être pas toujours en prenant garde aux incitations. Alors on a un vrai sujet de progressivité des prévements sur le travail mais on voit qu'une partie des mesures qui ont été prises après euh 2017 ont renforcé cette progressivité. On peut penser à la bascule de CC cotisation, on peut penser à la première suppression de la première tranche d'hier et cetera.

Et de fait en fait euh c'est pas impossible que les mesures qu'on ait prises certes elles ont été peut-être des elles ont eu des aspects des impacts positifs en terme d'emploi mais pas forcément aussi positif en terme de qualité de l'emploi. Euh deuxème dernier point sur de deux derniers points sur les importations. Moi je et sur la consommation moi je pense qu' on a un vrai sujet surtout de consommation au niveau européen.

En fait le taux d'épargne aujourd'hui et Éric l'a mentionné en fait pour partie il dépend de de revenus financiers et et nous on est en train de se dire il faut dans notre lecture dans notre prévision d'y joindre un petit peu l'épargne de la consommation. C'était des macroéconomistes habituellement avaient euh pour réflexe de faire converger les taux d'épargne au niveau d'avant-cris, on s'est rendu compte au fil des trimestres que ça marchait pas et donc en fait on a une dynamique un peu disjointe qui est liée sans doute pour partie à la structure du revenu. On voit par exemple que les les les retraités sont responsables à peu près de des deux tiers des tr des de ti/ tiers ou des 3/4 de la hausse du taux départ depuis 2019.

Donc ça ça met ça ça pose ça pose une interrogation sans doute en terme de structure des revenus mais aussi en terme bien sûr de d'allocation de la dépense publique. Mais donc si on a un vrai sujet d'épargne un vrai sujet de consommation c'est au niveau européen Natacha a parlé du rapport Dragi. Une des premières recommandations du rapport Drag c'est de d'avoir un vrai marché européen.

C'està-dire de on on a 550 ou 540 millions de consommateurs mais en fait il ne tire pas la croissance européenne comme le fait le consommateur américain. En fait, on a un vrai sujet de déficit de demande au niveau européen et ça c'est quelque chose que que la France pourrait sans doute continuer à porter davantage. Puis dernier point sur la zone, je sais pas en fait, je je sais pas l'évaluer.

Euh mon sentiment c'est que le principal facteur derrière la baisse de investissement en construction, ça a été taux d'intérêt mais se sont ajoutés dessus des contraintes réglementaires. Bon, il y a la Zam, il y a aussi d'autres d'autres choses. Il y a aussi le changement de la fiscalité locale qui a qui a opéré et ça ça pose aussi une question de comment on incite les collectivités locales à à construire, à laisser construire davantage avec aujourd'hui en fait une une déconnexion entre leur recettes pour partie et puis et puis les constructions qu'elles soient d'ailleurs des constructions d'entreprise ou ou de ménager.

Et ça ça pose un problème structurel pour la suite. Voilà. Merci.

Merci Éric pour conclure alors je vais essayer de répondre aux questions avant je vais faire une un petit point d'éclaircissement alors peut-être pour Natacha et peut-être mon propos était pas très clair j'ai pas dit que c'était très bien que les spray de français s'écarte de d'esprès d'allemand non le point favorable que je voyais dans le graphique c'était que l'esprit en Europe diminue. Et ça c'est très intéressant de voir que l'Italie, l'Espagne qui est à des sprad de plus de 7 d'accord reviennent à 07 08. Ça c'est favorable et donc c'était plutôt pour l'Europe et la vision des investisseurs de l'Europe, elle me semble plus favorable aujourd'hui qu'elle ne l'était avec la fragmentation très forte des spreades et que finalement on emprunte comme les Italiens ou les Espagnols.

Pour moi, c'est ça ça me semble être euh bah finalement le le un peu plus rassurant aujourd'hui avec des niveaux qui sont certes un peu trop élevés et qui pour moi sont en grande partie lié à des raisons politiques plus qu'économiques. Pour répondre aux questions des sénatrices et des sénateurs, donc sur le calcul de l'incertitude, alors très rapidement euh là je vous renvoie à un article donc tout ce que l'on publie, c'estàdire tous les calculs, il y a un article qui développe le modèle qui permet d'arriver à ce résultat là. Donc allez, je vous le dis en un mot.

Donc il y a le niveau d'incertitude, c'est pas nous qui le calculons ça, ce sont des économistes Baker Bloom qui développent cet indicateur. Donc c'est publié dans une grosse revue académique donc allez on va dire que c'est validé par les paères. Et donc on prend ce niveau d'incertitude et on le met dans un modèle qui essaie de comprendre comment ça est-ce qu'on arrive à trouver des liens de long terme entre cette incertitude et le comportement des ménages, le comportement des entreprises, les taux d'intérêt et cetera.

Donc tout ça s'est développé et la la le résultat c'est si on était resté au niveau d'incertitude au au qui qui prévalait au moment de la dissolution où on serait la croissance économique. Et là c'est là où il y a le chiffre de de 04 croissance en plus s'il y avait pas eu cette incertitude supplémentaire en 2025 et 03 en en en 2000 en 2026. Bon, je je pourrais vous renvoyer si vous voulez un peu plus à cette à cet article si vous en voulez en voulez savoir un peu plus.

Vous l'avez trouvé ? OK. Super.

Euh sur euh le taux de chômage, comment on l'explique ? Alors, effectivement, monsieur le rapporteur a raison d'indiquer que le taux de chômage a baissé en France, mais beaucoup moins finalement que en moyenne de dans les autres pays de la zone euro. Et ce d'autant plus qu'il y avait des pays qui étaient déjà au plein emploi comme l'Allemagne.

C'est compliqué de faire baisser le taux de chômage en Allemagne quand il est déjà à 4 %. Donc oui, les performances françaises sont pas du tout extraordinaires de ce point de vue-là. Alors bon, il y a un petit petite raison démographique, on a une démographie un peu plus dynamique, donc pour faire baisser le taux de chômage, il nous faut un peu plus de création d'emploi.

Mais effectivement et ça et ça répondra quelque part à à la politique de l'offre. Est-ce que la politique de l'offre, alors encore une fois, il faudrait dire c'est une politique de l'offre fiscale ? Moi je pense que c'est la politique de l'offre.

On peut trouver d'autres politiques de l'offre. Natacha en a parlé. Je pense qu'il y a des politiques de l'offre qui seraient bien plus intéressantes que la seule politique fiscale.

C'est simplement baisser. Bon, c'est pas que ça la politique de l'offre. Est-ce que les résultats de cette politique de l'offre, on les voit quelque part ?

Non. Et effectivement, il y a des études qui sortent de de façon très très ponctuelle et très précise. La dernière de l'IPP de cette semaine qui montre que effectivement alors c'est pas parce qu'on arrive pas à mettre en avant un phénomène d'un point de vue économiste pas.

Peut-être que c'est les techniques économies qui sont pas suffisantes. Mais en tout cas euh si on fait plus globalement bah on voit que effectivement les performances françaises d'un point de vue du PIB, c'était à mon premier slide. Bon c'est comme dans la moyenne donc il y a on voit pas de d'éléments supplémentaires.

En terme de création d'emploi, c'est pas beaucoup mieux que qu'ailleurs. En terme de productivité, ça a fait baisser la productivité. Vous voyez, c'est bizarre.

Une politique de l'offre, normalement, c'est là pour essayer d'augmenter la productivité, d'augmenter les parts de marché. Bah, on a eu tout l'inverse, on a eu une chute de la productivité. et une une baisse de la des parts de marché depuis de de depuis 2017.

Donc je pense pas que cette politique de l'offre aujourd'hui on puisse dire qu'elle elle est fonctionnée. D'accord ? Et si on a tout de même créé des emplois, c'est via un financement de ces de ces emplois créés.

Donc je suis passé un peu vite mais vous avez les slides, c'est l'apprentissage. On est passé de 400000 à 1 million d'apprentis. C'est c'est c'est comptabilisé par l'INC comme un emploi à temps plein.

En plus, voyez dans les statistique. Bon bah, ça gonfle les chiffres de l'emploi. Est-ce que c'est vraiment des emplois qui vont perdurer ?

On sait pas. Et vous voyez si on croit l'INC plus que nous de ce point de vue-là parce qu'ils ont un modèle plus précis, il y a il va y avoir une baisse de l'apprentissage qui est attendue dans les trimestres. Alors c'est pas énorme, c'est moins 65000.

Mais tout de même, on voit bon, on verra. il va falloir que la poussière euh retombe pour voir si vraiment ça crée de l'emploi. Et et l'autre partie, ça a été ce que Bercy appelle lui-même la zombification de l'économie.

C'est-à-dire que grâce à toutes ces aides, on a sauvé des entreprises. Donc il y a le graphique qui met notre évaluation. Dans notre évaluation, il y a encore 110000 entreprises qui auraient dû faire faillite normalement et qu'on a sauvegardé. on est monté jusqu'à 165000 euh dans nos calculs et vous avez même la répartition par secteur.

Donc ça ben on a sauvé des entreprises qui étaient peu productives qui auraient dû faire défaillances. On les a sauvé. Il y a pas beaucoup d'emplois à l'intérieur à la fin mais selon nos calculs quand même on a sauvé 150000 emplois encore aujourd'hui par ces mécanismes là.

Donc oui, ça a été tout de même un peu à crédit et une grande partie de cette chute de productivité c'est les déficits publics et les salariés qui qui qui l'ont financé. Attention, puisque maintenant les finances publiques veulent se rétablir et que les salariés veulent retrouver des des du pouvoir d'achat de leur salaire, qui va payer cette chute de productivité ? Donc là, je suis d'accord avec Olivier.

Les entreprises nous disent non, on veut garder nos marges et on peut comprendre parce que les marges d'aujourd'hui, c'est l'investissement de demain et l'emploi d'après-demain. Mais donc du coup, si elle personne ne veut financer cette chute de productivité, ben vous savez quoi ? productivité va revenir et c'est et donc c'est ce qu'il y a dans les dans dans dans nos dans dans dans notre prévision et de la productivité sans croissance économique, ça fait des destructions d'emploi.

Et donc je trouve très optimiste l'idée de penser qu'avec même 0,9 de croissance, on va créer des emplois l'année prochaine. D'accord ? Et donc ça ça m'amène un peu au point sur la répartition de l'effort.

Il faut faire 120 milliards d'efforts. C'est ça l'engagement de la France, 120 milliards d'efforts budgétaire. Donc vous voyez, à partir du moment où c'est un effort qui n'a jamais été fait, d'accord ?

Alors c'est en 5 ans mais il n'a jamais été fait et pensez que cet effort là est quand même lié à toutes les aides qu'on a pu donner pendant la crise sanitaire et pendant la crise énergétique. On n pas voulu choisir. On a fait des boucliers énergétiques.

On peut on en a pas beaucoup parlé. Ça a permis d'avoir une inflation plus basse en cumulée que dans tous les autres pays. Mais quand vous choisissez pas, tout le monde a bénéficié de ses aides.

D'accord ? Le le la Commission européenne dit qu'en France, on a fait 3 points et demi de PIB d'aide au moment du bouclier énergétique. Voyez, ça fait on dépasse les 100 milliards puis et ménage aisé, le ménage rural, le ménage urbain, tout le monde a la même enseigne.

Donc vous voyez aujourd'hui la répartition doit être effectivement non pas moi c'est pas la répartition dépenses ou impôt qui est important, c'est commence la réparti entre nous. Si pour faire participer les ménages les plus aisés, il faut le prendre par de l'impôt, pourquoi pas ? Mais voyez sur les les retraités qu'on qu'on le fasse par de la dépense publique, c'estàdire on leur dit voilà, on te désindexe tes pensions mais on ne touche pas tes impôts.

Ou qu'on leur dise tu sais quoi ? On te on t'indexe tes pensions mais on te le reprend par un impôt. À la limite je pense que c'est pas le sujet principal, c'est quelle est la contribution des uns et des autres et ensuite on verra par l'instrument.

Un petit point quand même, les 17 milliards, c'est pas des vrais 17 milliards. D'accord ? dans le sens où c'est 17 milliards mais qui tient compte d'une augmentation de la charge d'intérêt, qui tient compte du budget européen et qui tient compte de la défense.

Donc les efforts qu'on va demander réellement au français, c'est 35 milliards. C'est pas 17, c'est 35 milliards. D'accord ?

Et c'est 35 milliards de dépenses versus 14 de de prélèvement obligatoire. Parce que vous voyez les charges d'intérêt ou le ou le le budget européen ou la défense, voyez, c'est pas un effort qu'on va demander au ménage directement. ça ça va pas bénéficier au ménage directement.

Donc est-ce que c'est la bonne répartition ? Possiblement, mais c'est 35 17. D'accord.

Bon ben voilà. Et moi il me semble et c'est pour ça que penser que il y aura pas d'effet euh sur la croissance, c'est pas bon. Peut-être que nos effets multiplicateurs sont élevés, mais je je suis passé très vite.

Regardez, on n pas mis de d'effets multiplicateurs au-dessus de 0,8. C'est pas c'est pas énorme. Sauf qu'il y a beaucoup de dépenses qui supplémentaires, celles que j'ai cité, qui ont des mutateurs faibles et donc d'autres qui ont des mutateurs un peu plus élevés quand c'est négatif.

Mais attention, attention aux inégalités qui vont augmenter. C'est c'est ma dernière phrase. Mais globalement aujourd'hui, et ça va répondre un peu à la question des taux d'épargne.

Les taux d'épargne sont concentrés. Alors là, je vous renvoie la note du CAE, c'est concentré essentiellement dans les 20 % les plus riches. Oui, vous avez raison de dire que tout le monde n'a pas la possibilité d'épargner et c'est essentiellement de l'épargne financière.

D'accord. Donc c'est plutôt les 20 % les plus riches et c'est comme ça que le pouvoir d'achat s'est maintenu. C'est que quand vous avez un patrimoine financier qui augmente avec des taux d'intérêt qui augmente bah vos revenus du patrimoine augmentent.

Et donc vous avez euh et ça c'est une analyse de l'INC, les 10 % les plus modestes qui ont on a maintenu leur pouvoir d'achat grâce à l'indexation du SMIC et des prestations sociales. Les 20 % les plus riches qui ont gagné en pouvoir d'achat grâce au revenus du capital et les 60 parce que le il y en a qui ont rien gagné c'est les 30 le 7e des cils et les 60 % qui ont perdu. D'accord parce que le salaire n'a pas suivi les prix.

Bon, voyez dans cette répartition de comment les 120 milliards vont se répartir. Si vous dites "On veut allez préserver les plus modestes et on veut pas toucher au plus aisé parce que vous comprenez queon va pas augmenter les impôts parce que la seule façon de les faire contribuer c'est par l'impôt mais on a déjà des prélèvements obligatoires les plus élevés. C'est dire que vous allez concentrer les 120 milliards qui sont nécessaires à faire sur les 60 % qui ont déjà perdu.

Bon bah OK, c'est possible mais pensez que ça aura aucune incidence ni sur la consommation, donc sur les carnets de commande qui sont déjà au plus bas. On peut dire oui, on a déjà connu des enquêtes qui étaient non mais là les si vous regardez l'enquête de l'IN de la Banque de France, les carnets de commande n'ont jamais été aussi jugé aussi faible, d'accord avec une guerre commerciale qui va réduire les carnets de commande qui viennent de l'extérieur. Pensez que ça aa aucune incidence sur les projets d'emploi, projet d'investissement des entreprises.

B à mon avis c'est un pari qui est risqué et surtout si vous dites bah il est aussi possible qu'on commence à s'habiller en jeune si 120 milliards portent sur 60 % des ménages. Merci. Merci Éric Olivier, vous voulez vraiment faire une phrase ?

Non, je voulais juste mentionner un point parce que tu disais la la paire de la productivité en fait, elle a été absorbée soit par les salaires soit par les finances publiques. Elle a été aussi absorbée par une hausse de l'emploi qui a été très forte. On a quand même créé à peu près alors ça dépend si on compte les apprentis ou pas, mais pas loin de 2 millions d'emplois depuis une dizain depuis 2015, on va dire. et euh et et par ailleurs en fait euh et c'est c'est là-dedans qui la perte de productivité pour partie.

Voilà. Donc ça c'est ça. On a on a on a d'un certain côté enrichi quand même la croissance en emploi et ça c'est pas complètement c'est pas complètement c'est un effet positif de la baisse de productivité.

Alors juste c'est pas un conflit mais enrichissement à la croissance en emploi ou perte de productivité c'est la même phrase. C'est la même phrase. C'est exactement la même phrase.

Donc soit vous dites positivement on a enrichi la croissance en emploi. Mais moi je dis on a perdu en productivité c'est la même phrase. Pourquoi je préfère perdre productivité ?

C'est que bah il faut on on on va arrêter peut-être. Non non justement bon vous voulez dire une phrase aussiemble au débat parlementaire simplement c'est c'est le constat fait parc d'une lecture d'une situation c'est pas un un mécanisme économique qui qui consiste à dire plus il y a d'emploi moins il y a de productivité non Dieu merci non on peut avoir plus d'emploi et plus de productivité alors là on est dans un pays prospère et toute tout toute le pas encore d'accord c'est c'est c'est pas c'est pas l'inverse hein c'est voilà c'est un autre angle. Bon, mais ça montre que chez les économistes aussi, il y a des angles, hein.

Heureusement d'ailleurs, c'est pour ça d'ailleurs qu'on en invite trois et pas un. Voilà. Merci en tout cas beaucoup de de vos apports.

Merci du temps que vous nous consacrez chaque année quand on vous sollicite. On vous sollicite toujours tardivement parce qu'on on connaît la date du PLF de plus en plus tardivement. Voilà.

Donc merci encore une fois à vous tous et bonne fin de journée à tous.

Budget 2026 : qu'en pensent les économistes ? — Claude Raynal · Pourquijevote