"Nuñez a été le gestionnaire du chaos ce week end" (Judith Waintraub)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15journalisteFait
« Il parle de débordement qui, concède-t-il du bout des lèvres ont entraînité des violences urbaines »
- 0:35journalisteChiffre
« Il y a tout de même eu plus d'interpellations que l'an dernier après la victoire du Parissing-Germain. Oui, 32 % de plus »
- 1:05journalisteFait
« En décembre, la Cour des comptes a fait un audit sur le programme 15000 places censé être achevées l'année prochaine. Un peu plus de 5000 seulement avaient été livrés. »
- 2:05journalistePromesse
« La future loi Repost qui est censée être adoptée à l'automne permettra, promet-il, de mieux sanctionner ceux qui font usage de mortiers »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
politique sur europe 1 avec le Figaro. Bonjour Judith Ventr, bonjour Dimitri. Bonjour à tous.
Judith Laurent Nunz, ministre de l'intérieur a estimé hier matin que la situation en France avait été globalement sous contrôle après la victoire du PSG en Ligue des Champions. Vous n'êtes pas d'accord ? Écoutez, rien ne va dans les déclarations du ministre de l'intérieur ce weekend, sauf son hommage aux forces de l'ordre que tous les Français partagent évidemment à l'exception de Jean-Luc Mélenchon et de ses disciples.
Rien ne va à commencer par le vocabulaire de Laurent Oè. Il parle de débordement qui, concède-t-il du bout des lèvres ont entraînité des violences urbaines quand les policiers plongés au cœur de l'action décrivent des émeutes qui s'inscrivent pour reprendre les termes de leur syndicat dans une véritable guerriailla urbaine. Alors, il y a tout de même eu plus d'interpellations que l'an dernier après la victoire du Parissing-Germain.
Oui, 32 % de plus et Laurent en est inventé haut effort. Mais en quoi est-ce une preuve que la situation est restée sous contrôle comme il l'affirme ? On croira entendre Emmanuel Macron quand il répète que la justice n'est pas laxiste puisque les prisons n'ont jamais été aussi pleines.
Dans ce domaine, les chiffres ne veulent rien dire en valeur absolue. Il faut les comparer aux infractions commises. La délinquence augmente davantage que le nombre de places de prison.
C'est aussi simple que cela. En décembre, la Cour des comptes a fait un audit sur le programme 15000 places censé être achevées l'année prochaine. Un peu plus de 5000 seulement avaient été livrés.
Le ministre de l'intérieur a voulu clouer le bec à ce qu'il a appelé les spécialistes de l'ordre public des plateaux en affirmant on a une réponse d'une grande fermeté. On ne peut pas laisser dire autre chose. Et Emmanuel Macron a renchéri le soir en disant "On va être intraitable comme l'an dernier." Et bien attendons de voir.
L'an dernier justement à peine 5 % des gardés à vue ont été condamnés. Les journalistes qui se sont donnés la plaine de suivre les procès ont tous rapporté la même chose. Dans l'écrasante majorité des cas, les auteurs de violence, y compris contre les forces de l'ordre, ont été condamnés au maximum à une dizaine de mois de prison.
Autrement dit, ils n'y ont pas mis les pieds et ils n'yimiteront jamais les pieds puisque les peines inférieures à un an d'imprisonnement sont systématiquement aménagées. Pourquoi ? parce qu'il n'y a toujours pas assez de place en prison, mais aussi parce qu'une partie des juges répugne à sanctionner les auteurs de violence, surtout quand ils sont jeunes.
Pourtant, l'arsenal législatif, il ne cesse d'être renforcé, hein. Oui, sur l'air de On va voir ce qu'on va voir. Laurent Nounz a reconnu qu'il y avait eu une augmentation assez significative des tirs de mortiers contre les forces de l'ordre.
La future loi Repost qui est censée être adoptée à l'automne permettra, promet-il, de mieux sanctionner ceux qui font usage de mortiers et ceux qui les vendent sous le manteau. C'est une constante de la politique pénale ces dernières années. Au lieu de sanctionner plus lourdement un délit en fonction de sa nature, le législateur va toujours plus loin dans la précision en ce qui concerne les modalités de ce délit.
Qu'un individu vise un policier avec un tir de mortier ou qui lui balance un pavé à la tête. Pourtant, il n'y a pas de différence fondamentale dans la gravité de son acte. Dans les deux cas, il peut tuer et dans les deux cas, le juge devant lesquels il comparaîtra éventuellement sera libre de moduler la sévérité de la peine.
Nous ne serions donc pas un grand pays dans la gestion de l'ordre public comme l'a affirmé hier matin Laurent Nunz. Alors ça c'est la phrase de sa conférence de presse qui a sans doute suscité le plus d'incompréhension à l'intérieur et en dehors de nos frontières. La France n'est pas le seul pays européen où la victoire d'un club de foot tourne à la guerriia. la Belgique et les Pays-Bas pour ne citer que ces deux exemples ont connu des émeutes avec pillage, voiture brûlée et affrontement avec les forces de l'ordre pendant la Coupe du monde 2022.
La différence, c'est que là-bas, le ministre de l'intérieur n'a pas interdit d'utiliser le mot chaos. Signature europin Judith Vintro. Merci beaucoup euh Juditth, l'édito politique sur Europin.
À la une ce jour du Figaro, la victoire du PSG, la joie et la violence. Bonne journée, Judit.
Laurent Nuñez