Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
AutreC dans l'air (sur YouTube)· 2 mai 2024 8 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Emmanuel Macron critiqué après sa sortie sur l'arme nucléaire - Reportage #cdanslair du 01.05.2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pour conclure une semaine très européenne, c'est face à la jeunesse qu'Emmanuel Macron a lancé cette idée samedi dernier.

  • 0:47RelanceRéponse partielle

    Mais pour l'opposition, c'est tout le contraire. Un président ne devrait jamais dire ça.

  • 1:40OuverteRéponse directe

    En octobre 2022, Vladimir Poutine agite la menace nucléaire.

  • 2:22FerméeRéponse directe

    Ça n'appellerait pas une riposte nucléaire ? Conventionnelle ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Faut-il bâtir une défense stratégique pour ne plus dépendre des États-Unis ?

  • 3:40RelanceRéponse partielle

    Alors, je peux vous dire que ce soir, nous avons beaucoup de questions sur cette tonalité de Laurent Haute-Garonne qui nous interroge.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiquePromesse
    « Je suis pour ouvrir le débat qui doit donc inclure la défense antimissile, les tirs d'armes de longue portée, l'arme nucléaire pour ceux qui l'ont ou qui disposent sur leur sol de l'arme nucléaire américaine. »
  • 0:27PrésentateurFait
    « Depuis le Brexit, seule la France dispose de l'arme atomique dans l'Union européenne. Les autres armes nucléaires sont américaines. »
  • 2:03InvitéFait
    « La France a une doctrine nucléaire, je le disais. Et notre doctrine repose sur ce qu'on appelle les intérêts fondamentaux de la nation. »
  • 4:45InvitéFait
    « Même les Américains qui mettent à disposition d'au moins cinq pays des armes nucléaires qu'ils peuvent emporter sous leurs avions, c'est eux qui ont le doigt sur le bouton. »
  • 5:29InvitéFait
    « Il dit « Voilà, nous, on considère que notre dissuasion, elle est de plus en plus européenne parce que le sort de la Pologne, par exemple, s'il arrive quelque chose à la Pologne, ça touche quand même la France indirectement. » »

Temps de parole

  • Invité36 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 213 %
  • Invité 310 %
  • Invité 47 %
  • Emmanuel Macron5 %
  • Invité 54 %
  • Invité 62 %
  • Invité 72 %
  • Invité 82 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour conclure une semaine très européenne, c'est face à la jeunesse qu'Emmanuel Macron a lancé cette idée samedi dernier.

0:09
Emmanuel Macron

Je suis pour ouvrir le débat qui doit donc inclure la défense antimissile, les tirs d'armes de longue portée, l'arme nucléaire pour ceux qui l'ont ou qui disposent sur leur sol de l'arme nucléaire américaine.

0:20
Présentateur

Depuis le Brexit, seule la France dispose de l'arme atomique dans l'Union européenne. Les autres armes nucléaires sont américaines. Mais pour Emmanuel Macron, l'Europe doit être capable de se débrouiller seule. Il plaidait déjà en ce sens à la Sorbonne quelques jours plus tôt.

0:37
Invité

La dissuasion nucléaire est en effet au cœur de la stratégie de défense française. Elle est donc par essence un élément incontournable de la défense du continent européen.

0:47
Présentateur

Pour l'opposition, c'est tout le contraire. Un président ne devrait jamais dire ça.

0:52
Invité

Cette expression est d'une gravité exceptionnelle. Pourquoi ? Parce que là, nous touchons au nerf même de la souveraineté française, de la souveraineté nationale. Son programme est de déposséder le peuple français de tout ce qu'il a construit, de tout ce qui le protège, de tout ce qui fait de lui un peuple libre. Ne le laissez pas faire, ne vous laissez pas faire. Proposer, comme le fait le président de la République, de mettre à disposition la dissuasion nucléaire française est une hérésie. La dissuasion nucléaire, c'est un bouton. Et que vous ne pouvez pas avoir 15 ou 25 ou 20, je ne sais pas combien on en mettrait sous le parapluie nucléaire, doit sur le bouton.

Vous ne pouvez en avoir qu'un seul.

1:33
Présentateur

La position d'Emmanuel Macron agace. D'autant que sur le sujet, ce n'est pas la première fois que ses propos posent question. En octobre 2022, Vladimir Poutine agite la menace nucléaire. Mais quand on parle de riposte nucléaire, la règle, c'est de rester flou. Et ce jour-là, le chef des armées français rompt avec la tradition.

1:54
Invité

Est-ce qu'une frappe tactique de la Russie serait considérée par la France comme une attaque nucléaire ? La France a une doctrine nucléaire, je le disais. Et notre doctrine repose sur ce qu'on appelle les intérêts fondamentaux de la nation. Et ils sont définis de manière très claire. Et donc, ce n'est pas du tout ça qui serait en cause s'il y avait, par exemple, une attaque balistique nucléaire en Ukraine ou dans la région. Par contre... Ça n'appellerait pas une riposte nucléaire ? Conventionnelle ? C'est évident, et ça n'est pas notre doctrine aujourd'hui.

2:28
Présentateur

Au sein de l'Union européenne, en tout cas, le débat fait rage. Faut-il bâtir une défense stratégique pour ne plus dépendre des États-Unis ? En voyant le voisin russe rapprocher son arsenal atomique en Biélorussie, le président polonais lui penche en faveur du bouclier américain.

2:49
Invité

Si nos alliés décident de déployer des armes nucléaires dans le cadre du partage nucléaire sur notre territoire afin de renforcer la sécurité du flanc oriental de l'OTAN, nous sommes prêts à le faire.

2:59
Présentateur

Si des discussions sont bien en cours entre les deux pays, le premier ministre polonais, d'un bord politique opposé à celui du président, a pris soin de tempérer ses déclarations.

3:11
Emmanuel Macron

Je tiens beaucoup à ce que la Pologne vive en sécurité, à ce qu'elle soit aussi bien armée que possible. Mais je voudrais aussi que toute initiative éventuelle soit, tout d'abord, très bien préparée par les personnes qui en sont responsables.

3:28
Présentateur

En novembre, une possible victoire de Donald Trump, partisan d'un désengagement américain vis-à-vis de l'OTAN, pourrait clore le débat et forcer l'Europe à se doter de la défense autonome que propose Emmanuel Macron.

3:40
Invité

Alors, je peux vous dire que ce soir, nous avons beaucoup de questions sur cette tonalité de Laurent Haute-Garonne qui nous interroge. L'arme nucléaire est la propriété du peuple français. Accepterons-nous docilement de la partager ? Non, et d'ailleurs, on ne la partagera pas. Il y a quand même un certain nombre de choses, un certain nombre de ballons qu'il faut dégonfler. Allons-y, dégonflons. On va être très clair et très simple. Premièrement, on parle de l'Union européenne. Il n'a jamais été question que ce débat se tienne au sein des instances de l'Union européenne. Vous croyez bien que quand on parle de dissuasion nucléaire, ce ne sera pas avec Mme von der Leyen, M.

Michel et dans des instances très bureaucratiques. Non, ça se fait séparément avec les pays que ça intéresse. Et puis, par ailleurs, il faut que les Britanniques soient là aussi. Donc, les Britanniques ne sont pas dans l'Union européenne. Donc, premier point, on n'en parlera pas dans l'Union européenne. Chaque fois qu'Emmanuel Macron parle de ce sujet, il dit bien l'Europe, il ne dit pas l'Union européenne. Deuxième point, il n'a jamais été question de partager la décision d'emploi sur le feu nucléaire. Jamais, jamais, jamais. Franchement, j'insiste un peu. Ça, c'est la souveraineté française. C'est la souveraineté. Et c'est normal.

Même les Américains qui mettent à disposition d'au moins cinq pays des armes nucléaires qu'ils peuvent emporter sous leurs avions, c'est eux qui ont le doigt sur le bouton. La troisième chose, c'est que ce qu'on ne va pas partager non plus, c'est le budget nucléaire. Il y a tant en temps des gens qui vous disent en France ou en Allemagne même, y compris des parlementaires qui vous disent « Mais après tout, pourquoi pas ? Si on partageait, comme ça, nous, on aurait un peu de responsabilité. » Est-ce que vous croyez sérieusement qu'un président français va accepter que le budget de la dissuasion soit tributaire dépendant d'un vote du Bundestag ou de la diète polonaise ? Certainement pas.

Donc ça, c'est quand même les trois lignes rouges absolues. Donc, qu'est-ce qu'il veut faire alors ? Alors, ce qu'il veut faire, c'est... Bonne question. D'abord, il veut qu'on en parle. Et il le dit depuis longtemps, depuis 2020. Il avait commencé à le dire en 2020. Il dit « Voilà, nous, on considère que notre dissuasion, elle est de plus en plus européenne parce que le sort de la Pologne, par exemple, s'il arrive quelque chose à la Pologne, ça touche quand même la France indirectement. » Et ça, c'est vrai. Il a raison. Alors, jusqu'à présent, ça n'avait pas tellement fonctionné.

Et puis, depuis que Donald Trump est revenu sur la scène politique, depuis qu'il a fait ses déclarations tonitruantes sur le thème « Tiens, peut-être que je laisserai les Européens se débrouiller tout seul », eh bien, figurez-vous que les Allemands et les Polonais, par exemple, surtout en Pologne depuis le changement de gouvernement, qui facilite beaucoup le dialogue, eh bien, sont beaucoup plus intéressés. Et donc, on en parle. Et on se prépare à deux choses. Enfin, on se prépare. Il n'y a pas de plan. Il n'y a pas de grand plan français dans ce domaine. C'est vraiment... Il y a vraiment une volonté d'ouverture et de dialogue.

D'abord, qu'est-ce qu'on peut faire pour rassurer les Européens aujourd'hui, dès aujourd'hui ? Est-ce qu'il faut qu'on soit plus allant dans notre couverture nucléaire vis-à-vis de la Pologne et des Pays-Bas ? Et puis surtout, qu'est-ce qu'on fait si Trump a eu le pouvoir ? Et là, est ouverte la discussion sur... Est-ce qu'il faut faire de l'antimissile ? Est-ce qu'il faut faire des missiles conventionnels à longue portée ? Est-ce qu'il faut se préparer un jour à « remplacer » les Américains ? Oui, simplement, je suis totalement dans le sillage de Bruno Tertré sur cette affaire de dissuasion. Et la levée de boucliers, pardonnez-moi, mais l'opposition fait de l'opposition.

Et c'est très triste. Systématiquement, ils font de l'opposition, dès que le Président en ce moment dit quelque chose. Mais nous sommes en campagne électorale pour les Européennes. Il dit, François-Xavier Bellamy, nous touchons au nerf même de la souveraineté française. C'est vrai ? Oui, bien sûr. Oui, mais il n'a rien dit. Évidemment, mais Bruno Tertré vient de très bien expliquer ce qu'il fallait comprendre et ce qu'il ne fallait pas interpréter sur ce sujet-là. Donc, il faut être vraiment très, très vigilant. Et je trouve très dommage que les oppositions, de façon très abrupte, se lancent là-dessus, sans analyse, alors que la question est ouverte.

Ce que dit Marine Le Pen aussi, puisqu'elle a réagi à ses propos, elle dit, « Ben voilà, on vous l'avait dit, on va céder une partie de notre dissuasion nucléaire au 27 juin. » Je résume. Et la prochaine étape, ce sera le poste au Conseil de sécurité de l'ONU. Alors, poste auprès duquel j'ai beaucoup servi, hors de question. Si vous voulez, avant que les 27 de l'Union européenne... Et Dieu sait s'il y a beaucoup de coordination de l'Union européenne à New York. Il y a beaucoup de coordination. Mais pour un vote, c'est autre chose. Vous recevrez un télégramme le matin pour la réunion du matin. Ça ne se prend pas à 27. Ça se prend dans un endroit très à l'Elysée et c'est tout.

Donc, voilà, il n'en est pas question. J'ajoute sur ce sujet, le général le sait très bien, que la charte de l'ONU interdirait de toute façon qu'on remplace le siège français par une organisation internationale. Donc, c'est hors de question. Merci.

8:08
Locuteur

Merci. Merci.