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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 4 septembre 2025 4 min

Partir, revenir… Le dilemme de Retailleau (Alexis Brezet)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

7h 9h Europ l'itopolitique sur Europein avec le Figaro. Bonjour Alexis Brésel. Bonjour Dimitri.

Bonjour à tous. Alexis depuis des mois on se pose ici cette question mais quand Bruno Rotaillot va-t-il claquer la porte du gouvernement de François Baou ? Mais voilà que c'est François Baïou qui s'en va.

Ça change quoi pour le ministre de l'intérieur ? Et ben beaucoup de choses Dimitri. Et d'abord ça force Bruno Retaillot à revoir tous ses plans.

Au fond François Baou avec son initiative suicidaire lui a volé sa sortie. Ce départ dont Bruno Rotaillot a eu 10 fois l'occasion sur l'immigration, l'Algérie, Bolem Sansal, il n'a eu que l'embarras du choix. Ce départ qu'il a 10 fois repoussé, mais pas pour des raisons médiocres, pour être utile à son pays parce qu'il avait le sentiment justifié qu'à Bovo, il nouait un lien exceptionnel avec les Français.

Ce départ à la Chirak 76, vous savez, je ne dispose pas des moyens que j'estime aujourd'hui nécessaires pour assurer efficacement mes fonctions ou à l'achevainement 91 sur l'Irak. Bon ben ce départ n'aura pas lieu. En tout cas pas dans les conditions dont il avait rêvé parce que évidemment c'est pas du tout la même chose de tomber sans gloire avec Bairou que de partir sur un coup d'éclat symbolique et fondateur.

Le plan, le plan c'était quoi ? C'était d'attendre le plus tard possible la prèmicipale voir cet été pour attendre pour claquer la porte et puis tel Emmanuel Macron en août 2016 s'envoler vers l'élection présidentielle. Bon ben voilà, les événements et François Baou en ont décidé autrement et c'est vrai ce vote de confiance est un moment difficile pour Bruno Rota.

Oui parce que Nicolas Sarkozy dans le Figaro conseille au députés LR de s'abstenir et que lui Bruno Rotaillot estime qu'on ne peut pas faire autrement que voter la confiance. Oui. Alors, on pourrait croire que cette affaire de vote est sans conséquence et d'un certain point de vue, c'est vrai que les LR votent la confiance ou pas, ça ne changera strictement rien au sort de François Baï puisque de toute façon la gauche et le RN ont décidé de baisser le pouce, la messe est dite, le premier ministre sera censuré.

Raison de plus, dira-ton, pour ne pas se précipiter dans le camp des perdants ? Mais si l'affaire est symbolique et délicate, c'est que derrière la question cruelle que Nicolas Sarkozy pose au LR, en cas de dissolution, comment ferez-vous pour faire campagne sans être assimilé à ce gouvernement à qui vous aurez voté la confiance ? Et bien derrière ce cette question se cache une autre question adressée, celle-là à Bruno Retaillot à la présidentielle.

Vous, comment ferez-vous pour faire campagne sans être assimilé à ce camproniste que vous aurez donné le sentiment de soutenir si longtemps ? Et ça, ça renvoie le ministre de l'intérieur à un dilemme qu'il aurait bien voulu repousser encore un peu. Partir, rester, that is the question comme on dit, en vender.

Mais alors, quelle est votre réponse Alexis ? partir de Bovau, c'est prendre le risque de disparaître progressivement des radars médiatiques, de se couper de la source même de sa popularité et de se retrouver tel Gabriel Atal enfermé dans le rôle peu gratifiant aujourd'hui de chef de parti. Rester au gouvernement, c'est courrir le risque de couler avec le navire du macronisme finissant, de se trahir soi-même et de décevoir ses partisans.

C'est ce qui est arrivé à Manuel Vals qui n'a jamais voulu rompre avec François Hollande pendant qu'à nommé Emmanuel Macron, bah lui prenait le large. En vérité, on le voit, il y a pas de bonnes solutions, sauf peut-être celle qui consisterait à être dedans et dehors à la fois, totalement engagé au service de la sécurité des Français et totalement en opposition à Emmanuel Macron. Alors, c'est vrai, c'est très difficile mais ce n'est pas impossible.

Quelqu'un l'a fait. Ah oui ouais. suractif, insolent, populaire et indoccile.

Ce ministre de l'intérieur multipliait les provocations envers un président bout de course. Rappelez-vous, "Virez-moi et si vous osez. Virez-moi si vous osez", disit-il.

Et moi, mais moi, je ne partirai pas. C'était, vous l'avez compris, entre 2005 et 2007. Le président s'appelait Jacques Chirac, le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy et ça lui a pas trop mal réussi.

Effectivement lesdito politique sur Europain. Merci beaucoup Alexis Brazet à la une du Figaro ce matin. Si Jing Ping défie Donald Trump en affichant sa puissance.

Merci beaucoup Alexis.