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interviewC à vous (sur YouTube)· 9 avril 2025 4 min

Procès Sarkozy : dernières plaidoiries en famille - Le 5/5 de Lorrain Sénéchal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Voici le tome 1 de ce rapport. C'est l'heure du 5/5. On commence avec les derniers mots de N.Sarkozy à son procès pour corruption. - L.Sénéchal: Sur le soupçon de financement libyen.

Le tribunal se prononcera le 25 septembre. Le parquet a requis 7 ans de prison et 5 ans d'inéligibilité. "Avez-vous quelque chose à dire?" Il a répondu "non".

Il a d'abord dit que ses avocats avaient bien parlé et a précisé que le contexte médiatique et politique était détestable. ...

Est-ce que des magistrats peuvent avoir pris des décisions en fonction de leur couleur politique? - P.Cohen: Il parle des procureurs, pas des juges.

C'est très différent. Pardon... - M.Bouhafsi: Il parle d'un procureur qui aurait une couleur politique. - P.Cohen: Le parquet, ce ne sont pas les juges qui vont juger N.Sarkozy. - M.Bouhafsi: Même pour un procureur, on peut dire qu'il est politique et orienté? - D.de Villepin: Vous parlez à quelqu'un qui a eu à subir le même type de procès.

La distinction que vient de faire P.Cohen est fondamentale. C'est bien les juges qui décident.

Au regard de la loi et au regard du tribunal, tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Ce qui est extraordinaire, c'est la revendication d'une partie de la classe politique qui voudrait qu'il y ait un privilège d'exception pour ceux qui représentent plus de tant de millions de Françaises et de Français ou qui ont exercé des fonctions extrêmement importantes. Quand on enfreint la loi, il y a un coût, une dimension humaine.

Quand on a servi toute sa vie ou qu'on s'est engagé toute sa vie, c'est un effondrement pour ceux qui ont à subir cette situation. C'est le principe de la justice. Nous avons la chance d'avoir une autorité judiciaire en France qui peut exercer et rendre la loi sereinement.

Souhaitons que nous puissions longtemps conserver cet état de droit. C'est ce qui est en jeu dans ces attaques. C'est la remise en cause de l'Etat de droit qui créera une justice à géométrie variable.

Ce serait un drame. - A.-E.Lemoine: R.Badinter entrera au Panthéon en octobre prochain. - L.Sénéchal: Il va rejoindre les grands hommes le 9 octobre, date d'anniversaire de sa loi de 81, celle de l'abolition de la peine de mort. - R.Badinter: La justice française ne sera plus une justice qui tue.

Demain, grâce à vous, il n'y aura plus, pour notre honte commune, des exécutions furtives, à l'aube, sous le ciel noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées. - L.Sénéchal: On se souvient de la colère saine de R.Badinter en 2022. - R.Badinter: Qu'est-ce qu'une démocratie, sinon qu'un Etat de droit respecté par tous?

Nous vivons un temps où vous avez toutes les possibilités. Vous avez tous les moyens, toutes les libertés, l'expression, le slogan...

Ce que vous voulez. - D.de Villepin: Je signe chaque mot de R.Badinter.

Quand il rappelle le caractère vital de l'Etat de droit qui n'est