La droite est-elle prête pour la victoire ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedu. On est ensemble pour une grande demi-heure mais une grande demi-heure pour répondre. On tentait de répondre à une grande question.
Bonjour Henry Genot. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous.
Ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozi, vous êtes connu pour vos analyses précises, fines et notamment avoir une capacité de disséquer ce qui se passe dans la vie politique française de manière très précise. Et on avait besoin de vous ce matin ce midi pour répondre à cette question. Est-ce que la droite est prête pour la victoire ?
Quand on regarde ce qui se passe de cette partie là en tout cas de l'échéquier politique, les hauts sondages concernant Bruno Rotaillot bien sûr, les idées avec une France quand même qui se droitise, l'arrivée de plus en plus fréquente de thèmes comme la l'insécurité, l'immigration, certains thèmes qui évidemment penchent davantage à droite qu'à gauche sur les chéquers politiques. Est-ce que vous pensez que c'est la petite musique journalistique bien sûr qui monte aussi un peu, c'est que la droite pourrait enfin retrouver le chemin de la victoire d'ici 2027. Est-ce que c'est votre sentiment aussi ?
Alors, d'abord, je trouve que le le débat public est en train de s'enfermer dans le cercle étroit de ceux qui font de la politique et des militants qui les suivent. Voilà. Mais ça n'a rien à voir la plupart du temps avec ce qui se passe dans le pays, dans la société.
Voilà. Donc, dites est-ce que est-ce que est-ce que la droite va arriver au pouvoir ? Déjà la question, est-ce que la question fondamentale aujourd'hui, c'est de savoir qui va gagner l'élection présidentielle ?
Où est-ce que la question fondamentale c'est quels sont les problèmes de la société française ? D'où viennent-ils ? Et qu'est-ce que les uns et les autres ont à proposer pour essayer de leur apporter une réponse ?
Voilà, c'est la politique. Là, on a l'impression que les réponses se trouvent à droite. D'où la d'où la question ?
Non, mais je suis pas je je pense que la façon de poser la question implique une réponse qui n'est pas une réponse sur le fond, c'est une réponse pour savoir quel campagner. Qu'est-ce que d'abord qu'est-ce que ce camp ? On aurait posé cette question au général de Gaul ou à George Pompidou au début de la 5e République ou à Michel Debré et se serait demandé de parler.
C'estàd que la question de la droite n'était dans la tête de personne h et même dans la tête des citoyens, même pas dans la tête des citoyens. Céit le camp de la France. Voilà.
Mais en tout cas, ça on raisonnait pas de cette façon. Ou alors ce que enfin qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'on met sous ce mot dont le contenu euh d'abord est très divers et d'autre part a changé pendant les depuis 200 ans qu'on emploie ce ce qu'on emploie ce terme comme la gauche aussi d'ailleurs hein.
Mais c'est quoi aujourd'hui ? veut dire en fait dans la tête dans l'esprit de beaucoup de gens tout ce qui n'est pas la gauche avec quand même cette réserve que un/ers des électeurs vote pour le Rassemblement national dont ceux qui se proclament de droite expliquent que c'est pas un parti de droite, c'est un parti de gauche parce qu'il a pas voté la réforme des retraites. C'est on marche un peu sur la tête.
Euh et et le parti lui-même, ses dirigeants, madame Le Pen en particulier euh récuse l'idée d'ailleurs d'être un parti de droite. Voilà. Donc et et elle n'a elle n'a pas tort, c'estàdire que elle a fait un holdup sur la posture politique du gaolisme.
Bon alors après, je rentrerai pas maintenant dans le dans le le détail de son programme pour savoir s'il est égoïste ou pasiste et si elle-même éiste. Mais en tout cas en tout cas, elle en a pris la posture et manifestement ça réveille un écho chez beaucoup de gens. Mais en tout cas, si vous mais si vous enlevez un/ers des électeurs en disant euh bah ça c'est c'est pas la gauche, c'est pas la droite non plus, vous enlevez le centre qui ne se dit pas à droite.
Euh il reste quoi sur les chiquiers politiques pour répondre ? Donc ce que je veux dire d'abord c'est que non, la France ne se droitise pas. Ça n'est pas vrai.
La France se radicalise, ce qui n'est pas du tout la même chose. Voilà. Et la beaucoup de sujets débordent largement les étiquettes que se collent les uns aux autres, les partis politiques sur la scène publique.
Voilà, c'est quand vous avez 75 % des gens qui sont contre la réforme des retraites par exemple euh et que euh certains dans ce qui s'appellent par ceux qu'ils appellent dans ce qu'ils appellent la droite disent "Ah bah non, le l'ADN de la droite c'est la réforme des retraites." Vous dites c'est on parle à qui ? Voilà, je veux dire c'est donc il faut il faut sortir de ces étiquettes qui à mon avis ne veulent absolument plus rien dire.
Moi je suis pas je suis pas de gauche, je suis pas du centre mais je ne me reconnais pas, je ne me suis jamais reconnu dans cette étiquette. Voilà, c'est d'ailleurs la droite là qui se qui se qui se proclame comme telle, encore faut-il savoir laquelle, mais elle a jamais elle a pratiquement jamais gouverné depuis 200 ans si on excepte peut-être la première restauration, la deuxème la deuxème restauration, c'està-dire la la première qui était légitimiste, qui était on va dire traditionnaliste et réactionnaire et la deuxième qui était orléaniste, c'est-à-dire celle de la de l'argent en fait hein. Donc après on a eu Napoléon 3, c'était pas la droite Napoléon 3 hein.
Sur les premières lois sociales, c'était autre chose comme le bon comme le premier empire d'ailleurs, c'était autre chose. Voilà. Après, on a eu des républicains.
Alors, tous n'étaient ceux qui étaient socialistes, ceux qui l'étaient pas, mais ceux qui l'étaient pas, ils étaient pas tous droits. Tier était sans doute correspondait à la droite, ce qu'on appellerait la droite aujourd'hui, mais la plupart Julferie ne correspondrait pas à ce à ce à cette définition. Donc je crois si on regarde un peu l'histoire des idées politiques en France et la situation de la de la société française qui est la seule chose qui compte, c'est pas ce qui compte, ça n'est pas ce que pense la société politique d'aujourd'hui.
Ce qui compte, c'est ce que c'est c'est ce qu'il y a dans la tête et dans la vie quotidienne de la société française et des Français aujourd'hui. Mais beaucoup estiment que ce qu'il y a dans la tête visiblement des Français et des Françaises, sans doute à tort Henry Genots, c'est que en réalité il y a de plus en plus la volonté de voir se reformer un clivage gauche- droite. Est-ce que vous êtes en désaccord avec cette analyse ?
Mais d'abord la volonté d'avoir un clivage pour que mais c'est la volonté de certains hommes politiques. C'est est-ce que c'est la volonté des Français ? Est-ce que les Français en ont quelque chose à faire de ce clivage ?
La preuve un tiers des gens votent pour le Rassemblement national un tiers des électeurs et que la droite refuse de classer à droite. Bon si le le le la question est de savoir s'il y a encore dans la vie politique française des gens qui pensent à la France qui ont une idée de la se font une idée de la France qui ne mettent rien d'autre dans la politique au-dessus au-dessus de la France. Bon, prenez la droite.
On pourrait dire la même chose de la gauche, hein. C'était Mais prenez la droite. Bon, alors c'est c'est la droite qui a voté pour Mastrich ou c'est la droite qui a voté contre Mastrist ?
Hm, voilà. Est-ce que c'est pareil ? Non.
Est-ce que c'est la droite ultralibérale ou est-ce que c'est la droite qui pense que un peu de libéralisme c'est bien, que la liberté d'entreprendre c'est bien, mais que le marché ne résout pas tous les problèmes de la société et la concurrence non plus. Bon, est-ce que c'est la droite qui pense que l'école, il faut la il faut la refonder euh sur les principes d'ailleurs qui étaient celles de l'école de la République, hein, c'est-à-dire sur le savoir, sur la volonté de de de construire des euh pas seulement des citoyens, mais des des hommes et des femmes pour construire des des adultes et pas seulement euh pour le pour donner une formation professionnelle comme le pense une partie de la de la de la droite. Euh bon, c'est tous ces sujets, ils sont ils sont absolument essentiels.
Est-ce que est-ce que c'est la droite qui quand elle est en au gouvernement s'exprime dans tous les dans tous les forums internationaux et même parfois en France en anglais plutôt qu'en français ? H bon, je alors sur sur quel sujet puisque vous venez dans de faire le tour de certains vous publiez Non, j'ai fini sur le le clivage droite gauche. Donc c'était c'était la seule bonne intuition de de d'Emmanuel Macron mais ce qu'il en a fait est terrible.
Voilà, c'est que le ce ces ces ces mots ne désignant plus rien. C'est d'ailleurs ce qui explique, c'est pas Macron qui a détruit le d'un côté le le ce qu'on appelle la droite républicaine ou la droite de gouvernement et de l'autre côté la gauche dite de gouvernement. C'est c'est ce sont ces deux parties qui se sont autodétruits.
J'en sais quelque chose puisque j'ai vécu l'autodestruction de de ma famille politique. Moi, je suis rentré dans une famille politique qui était une famille politique gauliste et et puis qui petit à petit c'est c'est c'est délité du point de vue en tout cas des idées, des convictions de son rapport à la nation, de de son de son rapport à l'État, de son rapport au à la à la société, au pactes social et au pactes civiques. Ça a donné l'UMP où on a mélangé un tas de gens qui n'avaient rien à faire ensemble, qui pouvaient très bien gouverner ensemble sur la sur le fondement d'accord de gouvernement et d'alliance électorale, l'UDF et le RPR.
Bon donc là, ça a été le début de la fin. La qu'est-ce qui ce qui nous mène tout droit à ensemble en marche et c la création de l'UMP. Voilà.
Et donc ça c'est l'UMP, elle a progressivement perdu sa base populaire. Bon et la base, on va dire bourgeoise ou en tout cas une partie d'entrée, une bonne partie est partie au macronisme. Voilà, c'était c'est c'est vraiment c'est c'est peut dire Macron, on a juste tiré les conséquences, profiter des circonstances, juste profiter des circonstances après le le le dépassement du clivage droite gauche, c'est Golien hein.
Le le en même temps c'est le contraire, c'est le contraire du golis parce que c'est un marchandage. Un jour, je donne une mesure pour la gauche, une autre jour je donne une mesure pour la droite. C'est un marchandage.
C'est un march le gaolisme, c'était un dépassement hein. Le général de Vous vous souvenez le général de Gogouver au nom d'une faction est une faute. Voilà.
On pourrait parler d'autres puisque vous avez évoqué Charles Pasquois qui disait "Si être de droite, c'est être pour l'ordre et pour l'autorité. Je suis de droite, je vous la fais pas avec l'accent mais c'était beaucoup mieux avec l'accent. Si de gauche être pour la justice sociale, je suis de gauche ou Malerot qui dit nous ne sommes pas à la droite, il dit ça à dans un grand congrès de l'UNR parce que nous avons mis en œuvre le programme social le plus ambitieux depuis le Front populaire.
Bon voilà et je vous rappelle quand même que ce qui n'est pas la gauche a gagné parfois les élections depuis quelques décennies. Euh Craak les a gagné à sa 3e tentative sur la fracture sociale. Bon euh et que Nicolas Sarkozi il a gagné en parlant euh travail et gagner du travail en allant dans les usines euh en citant Joress et Bloom et il l'a gagné sur la thématique la gauche a trahi la gauche.
Voilà, c'est-à-dire que la gauche elle en fait c'est le problème aujourd'h la droite a trahi la droite si on vous écoute. d'une certaine façon enfin là la droite a pas trahi la droite la la la l'aulisme a disparu, le sentiment national a disparu et et ça a laissé place à au renouveau d'une d'une multitude de droites hein au pluriel voilà qui ont qui ont existé dans l'histoire mais qui n'ont jamais représenté quelque chose de de majoritaire dans enfin une force majoritaire dans le pays parce que entre encore une fois la droite légitimiste, la droite traditionnaliste ou réactionnaire la droite borléaniste, la droite de l'argent et cetera. Il y a des différences considérables considérables.
Voilà. Et et si enfin moi si la droite ça veut dire la question sociale n'est pas importante, alors ça ne me concerne pas. Voilà, je je pour être très clair, si la droite ça veut dire la question nationale, elle est secondaire alors ça ne me concerne pas.
Voilà. Est-ce que y a une tendance pardon il m'arrive d'avoir des points d'accord avec tous les gens qui se qui se déclarent de droite mais mais mais vous êtes vous êtes l'ancien conseiller spécial de Nicolas SarkoZI vous avez un regard à viser sur tous les sujets et tous les auditeurs actuellement à l'entendent. Est-ce qu'il y a une tendance quand même peut-être de fond peut-être qui vient de la France d'une d'une droite d'une tendance politique qui soit beaucoup plus conservatrice et qu'on ne veut pas observer peut-être justement parce que on a eu une disparition du sentiment national, une disparition de certains repères, l'école, le travail, le fait de gagner un peu bien sa vie, enfin de gagner bien sa vie, la fracture territoriale.
Est-ce qu'il y a une tendance comme ça qui arrive qui est conservatrice et qui est peut-être nécessaire au pays ? Alors, je crois qu'il y a une il y a un besoin de conservatisme dans le pays qui n'est pas propre à la qui n'est pas propre à ce qu'on appelle les partis de droite aujourd'hui, qui est donc qui a une tendance beaucoup plus large qui est beaucoup plus large et très profond. Pourquoi ?
Parce qu'on est allé beaucoup trop loin euh dans sens inverse. Et oui, il y a des choses qui méritent d'être conservées et il y a des choses qui méritent même d'être retrouvé. Voilà, c'est vous savez c'est cette cette cet imbécile débat entre l'ancien monde et le nouveau monde, hein.
Voilà, il y a des constantes euh des principes qui sont constants. Il y a des il y a une nature humaine, il y a il y a beaucoup de choses qui dont dont il faut tenir compte enfin dont il faut tirer les leçons dans dans dans l'histoire et qui doivent qui sont des permanences. Voilà. bon et auquel la politique se heurte toujours.
Donc euh oui, il faut plus de conservatisme, mais euh moi j'ai pas vu tous les d'ailleurs tous les gens qui euh euh qui expliquent qu'ils sont à droite à droite manifester contre manifesté au moment de la manif pour tous hein. Je je j'ai vu aussi des gens qui se disaient à droite et qui ont voté pour le candidat, qui ont même appelé à voter pour le candidat qui promettait la PMA pour tous et qui se retient parce qu'il a pour ne pas faire la la [Musique] comment on appelle ça la dites-moi de quoi sur quand il promet la PMA la PMA le le GPA l'adoption GP la GPA pour la GPA pour tous euh voilà mais qui nous fait la fin de vie H bon très bien donc c'est ça c'est c'est ça le conservatisme de cette partie de la droite. Voilà, c'est ça le respect des valeurs.
C'est ça c'est ça la politique de civilisation que devrait porter d'abord que devrait porter une partie de la gauche. Je voilà c'est la gauche elle devrait porter cette elle devrait porter ça. Elle devrait porter l'idée de la nation qui l'a fondé. elle devrait porter une une dette de justice sociale au lieu de ça, elle porte le voquisme.
Bon euh je je faut quand même être euh être être réaliste et la droite elle devrait euh plus encore porter tout ça sans oublier le reste. Mais si elle n'oublie pas le reste et si elle porte tout ça, c'est plus c'est plus la droite au sens où on l'entend. C'est le gaisme ou le bonapartisme.
Moi je je vais vous dire ce que je suis comme ça ça sera plus clair. Moi je suis bonapartiste gauliste. Je suis colbertiste et jacobin mais pas au sens de pas au sens de Robir au sens de Michel Debré par exemple.
Voilà. Donc une droite complexe mais complète. Complexe mais complète.
C'est c'est c'est un bon argument. Oui, mais moi quand on me devant les les les hystériques de l'Europe et les hystériques de enfin de l'Europe et les hystériques de la décentralisation euh si vous voulez je je j'ai un recul quoi. Je non, c'est ça c'est pas ma famille politique.
Donc essayons de retrouver des familles politiques. C'est ce qui m'intéresse, c'est quelles idées vont gagner. H mais justement quelles idées vont gagner et on va dire quel pan absolument de la société on doit aller reconquérir ?
Est-ce que c'est l'économie ? Est-ce que c'est l'international ? Ce qui se passe aussi d'un point de vue européen.
Vous parlez de mais c'est tout à la fois mais c'est pour ça qu'on va en parler dans un instant avec vous Henry Guot. Vous restez avec nous ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy justement sur son CM. Quelles idées vont réussir on va dire à prendre le pays peut-être pour sauver la France ?
C'est peut-être mieux posé ainsi Henry Guonetou. C'est beaucoup plus intéressant. Et ben voilà.
Et ben justement poursuite de ce dialogue intéressant dans quelques instants sur cette radio à tout de suite. Quelles idées doivent gagner dans les prochains mois dans les prochaines années si on veut à un moment sauver le navire France ? On en parle avec avec Henry Guoto, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozi, qui était justement en pleine démonstration de et et on en parlait les terrains allaient justement précisément conquérir pour essayer de redresser la France.
Vous vous dites, ils sont de toute façon absolument partout. C'est tout à la fois. Mais oui, c'est tout à la fois.
On voit bien que tout se des règles. Tout s déréglé sous la la la pression de de d'une idéologie dominante, ce qu'on a appelé la pensée unique à une époque, mais elle est toujours là. est là, voilà, elle est là pour une bonne partie de la gauche et elle est là pour une ce qu'on appelle une bonne partie de la droite.
Elle est même là de plus en plus au Rassemblement national quand regardez l'évolution enfin je comprends leur volonté de d'essayer d'atteindre l'électeur médian pour gagner la gagner l'élection mais on est en train sur le terrain notamment économique de de bah ils sont en train de sortir de leur de leur posture avec une contradiction difficile à gérer parce que leur leur base électorale qui est qui vient au départ m du Front National du Parti communiste, il faut s'en s'en souvenir et ensuite des couches populaires et des des couches de la des couches moyennes de la classe moyenne française du du de ce qui était le le l'électorat du RPR électorat et les et les militants du RPR. Voilà donc voilà mais là il en a ils vont être devant de même qu'ils vont être devant un un cruel dilemme quand il va falloir se il va falloir voter ou non la censure sur la loi de finance si la loi de finance ressemble à ce que à ce que François Berou a annoncé. Bon euh je je voilà, moi je sais je avant même de savoir ce qu'il faut ce qu'il faut faire, il faut ce que je ne veux pas avoir gagné, voilà euh je veux pas avoir gagné euh des une idée politique qui nous conduit à penser qu'on va rétablir la situation économique de la France et les finances publiques en escroquant les en escroquant les retraités, euh en raquettant les malades et cetera.
Je je voilà ça je je je ne peux pas pe trouver l'argent sans aller taper dans le portefeuille si fa prendre tout autrement. Vous me réinviterez pour qu'on en parle mais il faut s'y prendre tout autrement. Ça c'est le c'est le fruit de la pensée unique qui nous gouverne depuis des décennies.
Voilà, ça a commencé alors avec le retournement de socialiste avec le le le tournant de la rigueur en 1983. Bon euh et et puis ça a continué le le voulez qu'on parle du plan Jupé. Voilà.
Et vous voulez que je vous Mais comment enfin c'est on a fait campagne sur la fracture sociale, j'en sais quelque chose puisque j'en suis un désinspirateur. Bon l'inspirateur donc et et aussitôt élu Ain Jup qui est nommé premier ministre. Donc il a il est il est il est il est conforme enfin il est fidèle à ses convictions et il fait le plan Jupé.
Ah, le plan Jupé, ça explique la bureaucratie à l'hôpital aujourd'hui, les ARS qui étaient les ARH à l'époque, ça explique le en partie le manque de de médecins, de soignants et cetera. Donc la crise, c'est une une des pièces majeures de la crise de la du système de santé à laquelle nous sommes confrontés. Est-ce que nous voulons refaire ça ?
Voilà, c'est c'est et mon problème est pas de savoir si on met là-dessus cette politique une étiquette de droite ou de gauche. Mon problème est que cette politique, c'est une mauvaise politique. Et la politique qui a annoncé le le Premier ministre, c'est une mauvaise politique.
C'est une mauvaise politique qui continue toutes les erreurs du passé. Voilà. Est-ce que Est-ce que précisément sur ces erreurs du passé que certains n'apprennent pas, est-ce que c'est ce qu'on a observé dans le fameux deal, je cite ce mot anglais, pour l'accord signé entre Ursula Vlayan et président de la commission et Donald Trump ?
Est-ce que c'est une Europe qui n'a rien appris de tout ce qui s'est passé ces 20 dernières années ? Non, elle a rien appris. Mais ça aussi là aussi vous avez toute une partie de ce qu'on appelle la droite hein ou qui s'appelle elle-même la droite qui est profondément européiste, fédéraliste qui veut qui veut liquider la nation, l'État nation et l'État par la même occasion.
Voilà donc c'est c'est quand même extraordinaire de Est-ce que je peux me permettre de de lire ce notre petit échange hors antenne à l'instant ? C'était on citait Philippe Séin qui disait par rapport justement à la construction européenne qui se fait sans les peuples, elle se fait tant qu'atimini dans le secret des cabinets dans la pénombre des commissions et dans le clair obscur des cours de justice. Vous savez ma ma proximité intellectuelle politique euh et amicale avec Philippe Séin, moi ma première campagne c'est la campagne première campagne à laquelle j'ai participé et contribué c'est la campagne de Mastrich et beaucoup de choses se sont décidées là contrairement à ce que pensent ce que pensent beaucoup de gens.
Mais en face, il y avait il y a il y avait une droite qui d'ailleurs n'a pas changé de discours, compris même à l'intérieur du Herpierre à l'époque he il y avait parce qu'il y avait d'un côté les Pasquis et les Séins, de l'autre les Jupés, Balad et cetera. Bon donc il y avait deux de deux de deux camps. Shirak a choisi le camp à l'époque, le camp Jupé Baladur et ça ça a été le petit delta qui a fait qui a fait gagner le le oui à Mastrich. de joue ce jourl à l'Assemblée nationale c'est c'est la presque c'est enfin c'est c'est à la fois prémonitoire et c'est la presque la quasi totalité des problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui qui trouvent leur racine dans cette dans dans ce moment-là voilà dans ce moment de notre de notre histoire et on n pas on a l'impression qu'on qu'on ne change pas que c'est c'est ça revient on vous dit par exemple vous dit le rabo c'est pas bien alors tout le monde le dit et puis dès qu'on arrive au pied du mur on rabotte mais c'est Mais il nous reste une minute 30 il y a une question qui qui est considérable par la sécurité de la justice de il y aurait à dire aussi est-ce que c'est peut-être ça aussi dans le dans le champ des idées dans le champ politique le manque d'homme aussi considérable aussi puissant intellectuellement et aussi qui avait le le vrai sens de l'État certes mais aussi le sens de la France comme vous les avez cités les Pasquis les Séin qui par c'est ça qui fait tout c'est ça qui fait tout après on peut se diverger sur un certain nombre de sujets mais c'est ça qui c'est ça qui fait que j'ai un immense respect pour Jean-Pierre Cheevainement et que c'est un homme d'état qui aimait c'était un homme d'état qui aimait la France.
Voilà que parce que Charles Pasquais tout toutes les différences qu'il pouvait avoir avec ses gains ou avec était un homme d'état qui aimait la France. Voilà, personne ne pensait que il était de gauche parce que parce qu'il tenait à la justice sociale tout autant qu'à la nation. Bon euh si vous voulez, moi ce qui me ce qui ce qui est frappant c'est enfin ce qui est désolant, c'est ce qui est devenu la politique quand vous regardez le le laaccord signée, les les mêmes qui qui militent sans arrêt pour l'Europe et pour cette qui ont milité pour cette Europe-là, hein, maintenant se plaindre que euh la Commission européenne négocie mais la Commission européenne grâce à eux, elle a le monopole juridiquement des négociations commerciales.
Voilà, donc il faut pas s'étonner. Et d'autre part euh c'est c'est j'en ai assez de la politique qui qui consiste uniquement à venir sur le sur la scène publique, à s'indigner euh à écter, à faire des des rodontades ou des des espèces de tarta là, vous allez voir. Voilà, c'est Non, mais il faut arrêter, faut faut on a on a eu un accord qui est qui nous a évité le pire.
Voilà, c'était pas raisonnable de rentrer dans une guerre commerciale. Maintenant, que veut-on faire là ? Rien, le silence.
Faut il faut penser la suite. Merci beaucoup Henry Guo d'avoir été dans ce studio pendant plus d'une demi-heure pour cette grande discussion politique ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et vous l'avez proposé mais ça arrivera vous réinvitera évidemment pour aborder ces ces grandes questions notamment la suite. Je vous souhait une
Nicolas Sarkozy