Ordonnances ou 49.3 : Le dilemme de Sébastien Lecornu
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Écarté à de multiples reprises, l'hypothèse du 493 semble aujourd'hui la voie la plus praticable. Cet outil a le mérite d'avoir déjà été utilisé mais aussi de conserver dans le texte final des amendements votés au parlement. Un moindre mal après des mois de travail mais le Premier ministre doit s'atteler à trouver un nouveau compromis car un 493 l'expose à une motion de censure qui précipiterait sa chute et celle du budget.
Et ce qui on peut tous déplorer, c'est que ce compromis ne puisse pas naître sur les banss de l'Assemblée nationale et qu'il naisse à l'extérieur de l'Assemblée nationale, mais quand même avec des forces politiques qui sont toutes représentées à l'Assemblée nationale et les discussions se font avec les parlementaires. Encore très fragile, le compromis semble néanmoins trouvé avec le Parti socialiste dont plusieurs mesures ont été reprises dans la copie budgétaire. Il s'est montré unigambiste le Premier ministre.
Il a écouté avant tout les socialistes, il a pas écouté ce que portait le bloc central. Ah mais maintenant on va pas tergiver, on faut avancer. Il faut adopter ce budget et en tout cas s'il y avait une motion de censure, ne pas voter la motion de censure.
V debout contre un 493 il y a encore quelques mois, le parti socialiste voit désormais d'un bon œil ce dénouement budgétaire possible. Il il peut-être critiqué dans la mesure où quelquefois c'était pour forcer une majorité. Là, il s'agit pas de forcer une majorité.
Il s'agit de constater qu'il n'y a pas de majorité et que donc l'article 493 est particulièrement approprié à cette situation. Si le 493 était choisi, il pourrait être activé dès demain sur le volet recette du projet de loi de finance puis sur le volet dépenses et enfin sur le texte dans son ensemble. Et on va y revenir avec vous.
Bonjour, merci beaucoup d'être là comme tous les lundi directeur adjoint de la rédaction du Chigaro IV. Bonjour Elisabethou. Merci également d'être avec nous. 493 ordonnance Sébastien le Cornu va donc trancher.
Est-ce que finalement il a le choix politiquement entre deux mauvaises solutions Ellisabeth ? Euh oui, c'est un peu ça. Il faut il faut en finir de toute façon.
Le 493 avait sa préférence sauf que il y a annoncé sous la pression du Parti socialiste. Maintenant il doit le ressortir donc s'asseoir sur une partie des promesses. Non, il faut en terminer avec ce feuilleton extrêmement délétaire. euh qui plonge quand même une partie de l'État dans euh la dans la la possibilité d'agir évidemment.
Alors 493, oui, euh ça permettrait quand même de respecter euh le parlement puisque on sait qu'avec euh les ordonnance, on a un budget un budget copie initiale rectifié ensuite par un projet de loi euh mais euh mais euh on on a on a un risque évidemment de de froisser davantage les parlementaires. Bref, 493, décider dans les heures qui viennent, annoncer sans doute demain avant leur présentation, discuter ensuite à l'occasion de trois motions de censure. Ce sont des mauvaises solutions.
Est-ce qu'il aurait fallu qu'il le fasse plus tôt ? Évidemment, oui. Oui.
Tout ça pour en arriver là, il a essayé le compromis jusqu'au bout. Il coûte de plus en plus cher. Les exigences du Parti socialiste, on l'a dit depuis le début, c'était vrai sur la SQU, c'est vrai sur le budget de l'État, sont de plus en plus importantes.
On sait maintenant, c'est officiel quasiment, que c'est sont les entreprises qui vont payer la facture de ce retard qui a été pris sur le budget par indécision ou refus obstiné de sortir ce 493. Finalement, quelle désolation ! [rires] Est-ce que finalement Ellisabeth le disait hein, tout ça pour ça ?
On avait le sénateur socialiste Rachid Temal en début d'émission qui disait il y a 493 et 493. Là c'est pas un 493 de blocage, c'est un 493 de compromis. Oui oui mais de toute manière ils habillent ça comme ils veulent.
Le 493 j'ai pas oublié que pour eux c'était un un outil anticonstitutionnel depuis le début. Ça n'a pas changé y compris pour l'ancien président de la République. C'est dramatique mais on va vite passer dessus.
C'est dramatique pour le discours politique. C'est dramatique pour la crédibilité des hommes et des femmes politiques de ce pays. C'est dramatique pour le débat politique à venir qui est malheureusement très abîmé.
Et évidemment tout ça fait les chouas euh des extrêmes, euh aussi bien de monsieur Mélenchon que de madame Le Pen. On en est là. Donc le 493, il est pas je dirais comme si ou comme ça.
Il est c'est un outil qui dont il fallait se servir depuis le début parce qu'il y a pas de majorité. à l'Assemblée nationale et le Premier ministre a plutôt bien joué son coup d'ailleurs parce que il a essayé de il a il a essayé et bon bah finalement il revient avec le 493. C'est vrai que ça coûte cher à la France mais est-ce que ça peut lui coûter cher politiquement ?
Est-ce qu'aux yeux des Français il peut apparaître comme renance à parole ou pas ? Non je crois pas parce que finalement ça va passer tout ça va être oublié. On va rentrer dans les municipales euh très vite, les municipales après ça sera la présidentielle.
Euh et il aura réussi son coût. Il aura réussi quoi ? Il aura réussi à rester en place pour protéger le président de la République.
Parce que il est là le sujet. Le sujet c'était de faire en sorte qu'il y ait pas de crise majeure et que cette crise débouche sur et bien une remise en question du mandat du 2è mandat du président de la République. C'est pas le cas. et d'autant que maintenant euh il sont plusieurs à appeler au 493 de son camp au Parti socialiste.
On va écouter ce matin Ellisabeth Borne qui était sur TF1 et Boris Valot qui était lu sur RTL. C'était à peu près écrit qu'il n'y aurait pas de majorité pour voter un budget. Il me semble que ça serait assez paradoxal au motif que le 493 ne serait pas démocratique de passer par une méthode où on tient à l'écart le parlement et c'est le gouvernement qui agit seul.
Donc à choisir mieux vaut le 493 entre deux mots. Le 493 est peut-être le moins pire. Ça paraî effectivement le moins pire.
Nous avons formulé une demande. Oui. Que le parlement soit respecté que le débat parlementaire puisse avoir lieu, n pas qu'il n'y ait pas qui mais nous aurions aimé comme nous avons fait sur le le loi de finance de la sécurité sociale aller au bout de cela.
Mais il se trouve qu'il y a des forces politiques qui depuis le départ n'ont jamais souhaité n'ont jamais même envisagé la possibilité du compromis. Nous sommes mis devant une forme de fête accomplie en ayant fait, je crois, notre devoir de parlementaire depuis le début et ce que nous avons obtenu aujourd'hui pour les Françaises et les Français, nous n'avons pas fait œuvre utile et je crois comme socialiste, nous avons fait œuvre utile. Voilà.
Qui sort gagnant, qui sort perdant. Ellisabeth, est-ce que Sébastien le Cornu finalement il a réussi son paris ? Un budget et a prié pas de censure.
Et est-ce que le Parti socialiste a réussi le scien d'imprimer sa marque sur ce budget ? C'est ce qu'il va vendre. Il est obligé de le vendre.
C'est le prix de son affranchissement de LFI, c'est d'avoir obtenu et maintenant toutes les les l'enjeu des municipales pour le Parti socialiste qui va essayer de conserver ses ses baronises ces ces villes, ça va être de vendre ce que disait Olivier Fort, c'est-à-dire nous avons amélioré la vie quotidienne des Français sur un certain nombre de points. C'est un enjeu capital pour lui parce que il encore une fois il a divorcé de LFI durablement, je ne crois pas mais en tout cas il l'a fait à courte et moyenne échéance. Sébastien Lecornu posiez la question, je pense que les Français ne mettront pas son débit le le 493.
D'abord les Français, ils sont contre le 493 mais ils sont pour qu'on ait un budget. Donc je pense que au final ils seront contents qu'on qu'on tourne la page et ensuite le le Parti socialiste, lui franchement euh il va tout faire pour ne pas dire que c'est lui qui a demandé le 49 après l'avoir réclamé sa sa disparition, sans le fait que le gouvernement n'y recourt pas. Mais euh je trouve ça indigne la part du Parti socialiste parce que dans le fond ce qu'il gagne c'est évidemment euh grâce au 493.
Oui, cette contradiction, mais quelle tambouille. Alors, qui gagne ? Je pense que la stabilité euh du gouvernement quand même, le fait qu'on ait un budget euh euh tardif mais qu'on ait un budget quand même 5 % sur encore une fois sont les entreprises qui payent la facture.
Il y a toujours quelqu'un qui paye la facture. Donc ça dans la précipitation, c'est l'impôt sur les sociétés. Ce sont des baisses de charges qui avaient été promises qui qui sans doute iront à la poubelle jusqu'à la prochaine fois peut-être.
Mais qui gagne ? pas grand monde franchement et et les extrêmes au parlement effectivement je pense que ça ça changera pas les rapports de force ça augmente le brouillard dans lequel on entretient les Français avec une politique illisible et on va voir ce qu'on dit Sébastien Chenu le vice-président du Rassemblement national avait dit qu'il n'utiliserait pas le 493 il va l'utiliser bloqué il va l'utiliser oui ben enfin de son fait on savait tout ça dès le début alors lui il pense que enfin le pense l'exécutif affirme que les hauteurs sont LFI et RN que leur Non mais ça c'est la facilité. Nous on est l'opposition, on n'est pas d'accord avec ce budget, on ne le vote pas.
On s'est jamais caché. Le Rassemblement national, vous entendez la position. Est-ce que finalement aussi ils vont sortir gagnant en apparaissant comme ils disent comme la seule opposition Bah, c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure.
Dans le Grand gagnant, si on est dans la petite dans la cuisine interne, c'est le Parti socialiste parce que en fait c'est un budget du Parti socialiste là qu'on va qui va être qui va être adopté. Après la tambouille telle qu'elle a été présentée, ça ne peut que profiter aux deux extrêmes, c'està-dire les filles et au rassemblement national. C'est vrai, c'est eux qui vont euh tirer les marrons du feu et on va très vite le voir.
Alors, je sais pas si ça sera à l'occasion des municipales, c'est pas évident, mais euh on le verra probablement à l'occasion des euh des de la présidentielle parce que pour vous, ça aura pas d'impact sur les municipales, ni pour le PS vis-à-vis de la France. Non, les municipales, il faut pas se tromper, hein. C'est une c'est une élection locale et on risque d'ailleurs d'avoir une surprise tout à fait étonnante pour les municipal mais qui sera déconnecté de la du vote du budget, c'est que les deux pu les deux forces politiques déclinantes du paysage actuel et bien s'en sortent pas trop mal, c'està-dire à la fois LR et le Parti socialiste.
D'accord. Il y aura pas d'impact sur les municipales de cette cette comp. Mais quand vous dites le Parti socialiste sortant parce qu'il a fait passer un certain nombre de mesures euh sur le plan économique, c'est vrai qu'il pourra il pourra le dire.
Puis c'est c'est factuel, il a fait passer des mesures 100 % PS dans le budget. Je suis pas sûr que politiquement les Français le perçoivient vraiment comme ça. Je ne suis pas sûr qu' devant un candidat PS, il dise merci pour ce que vous avez fait pour nous dans le budget parce que ce budget il est illisible d'une certaine façon. et le Rassemblement national quand même a montré aussi ses contradictions à l'occasion du débat budgétaire.
Donc il sort gagnant, il est de toute façon aujourd'hui tout profite, tout fait ventre pour le Rassemblement national mais c'est l'ensemble qui béné qui c'est c'est l'effet produit la dire l'image générale, le plan large qui profite au Rassemblement national. Si on regarde, si on focus sur les débats, le Rassemblement national, il s'est empêtré dans des contradictions. N'a pas tranché encore véritablement sa ligne et pour ceux qui regardent très attentivement, je pense qu'il peut aussi être considéré comme perdant à certains égards.
Mais les Français perçoivent le plan large. Comment voulez-vous ? Ça fait longtemps il regardent plus ce qui se passe dans l'hémicycle.
Ça dure depuis combien de temps le fait qu'il est gagnant qu'il soit gagnant et alors à la fin il gagne effectivement. Et justement, on va parler des des municipales municipales euh du côté de Renaissance. Pour commencer, on va écouter Aurore Berger qui était notre invité il y a quelques minutes et qui critique quelque peu la stratégie de son parti de soutenir des candidats issus d'autres formations plutôt que de miser sur son implantation locale.
On l'écoute. En tout cas, moi ce que je veux c'est qu'il y ait pas le risque de l'effacement. On a des grands partis politiques qui malgré des défaites très importantes des élections présidentielles, le Parti socialiste ou les Républicains ont survécu.
Ils ont survécu. Pourquoi ? Parce qu'ils avaient une base arrière.
Et la base arrière c'est quoi ? C'est une base arrière municipale, départementale, régionale que vous n'avez pas aujourd'hui. Donc c'est pour ça que nous on doit impérativement construire cela, construire des alliances au niveau local de manière à garantir d'avoir des locaux, d'avoir je l'espère des maires et ne pas prendre le risque de la division.
Alors il y a deux choses dans dans ce que ditorbergen. La nécessité d'alliance pour ne pas être effacé qui est valable pour les municipales et pour la présidentielle et puis le fait finalement que Renaissance risque un peu l'effacement local. en n'ayant pas présenté plus de candidats sous sa propre étiquette.
Mais personne ne sait qui c'est Renaissance. Euh personne on a jamais rien compris quoi. Les gens pensent que c'est encore en marche.
Enfin, on en sait rien. C'est c'est qui Renaissance d'ailleurs ? Je suis pas sûr que les gens fassent la différence entre Renaissance, horizon, tout ça c'est tout ça c'est c'est ça n'a aucun intérêt.
Aucun intérêt. Mais strictement aucun intérêt. Et c'est pour ça qu'à mon avis d'ailleurs ces élections municipales vont plutôt faire le jeu de ceux qui sont identifiables, c'est-à-dire les LR et les et le Parti socialiste.
Renaissance, je suis désolé mais n'existe existe guerre sur le plan sur le plan local. Bon, ça c'est il y a pas d'élan de parti, il y a pas de structure de parti, il y a pas il y a pas un discours de parti. D'ailleurs, les partis sont tellement fatigués aujourd'hui que ça va être ça va être compliqué.
Alors, Aurore Berger, je sais pas ce qu'elle ce qu'elle peut escompter. C'est vrai qu'ils n'ont jamais réussi mais jamais réussi à s'implanter localement. jamais parce que c'était pas une volonté non plus du président de la République.
Or, ce centre, ce bloc central n'existe que par la volonté du président de la République et c'est particulièrement visible dans une ville comme à Marseille par exemple ou même à même à Paris. On a en fait à Marseille, c'est intéressant, c'est la droite contre la gauche avec effectivement Benoît Paillant, le le maire sortant et puis derrière le LFiste de l'ogu qui est un courtisan du pouvoir algérien au passage qui fait plus de 10 % dans les sondages. Et puis en face, on a le Rassemblement national.
C'est un versement proportionnel. Le Rassemblement national donc l'extrême qui est en tête et derrière la droite de Martine Vassel Vassal soutenue par Renaissance. Il y a toujours un candidat qui soit droite gauche soutenu par Renaissance.
Il n'existe que par effectivement ses soutiens mais rarement voire jamais. On verra à Bordeaux peut-être, mais rarement ou jamais en première ligne. Donc ça sera de toute façon, ça va être passionnant hein.
Ça va être parce que parce que Marseille, parce que Paris, parce que des grandes villes euh peuvent basculer, euh ce seront là des lectures des des enfin des événements nationaux. Vous rendez compte si Marseille par exemple basculait du côté du Rassemblement national, ce serait un événement mais considérable qui écrasera tout le reste et c'est et c'est pas Oui, c'est pas impossible. Et c'est pas pour rien que Marine Le Pen a choisi Marseille pour lancer la campagne municipale de son parti.
C'est pas pour rien que Marine Le Pen a a lancé effectivement la campagne municipale à Marseille. Il faut pas oublier que Marseille était la ville que visait d'une certaine façon Jean-Marie Le Pen, hein. C'était vraiment là.
Et puis il y a une il y a il y a il y a un lect un électorat qui est évident hein à Marseille. Euh ça va être beauement intéressant. C'est aussi intéressant parce que à Paris le Rassemblement national là il n'y arrive pas et on verra s'il y arrive enfin si les nationalistes y arrivent à travers une autre figure qui est celle de Sarah Knafo qui n'est pas tout à fait la même qui n'a pas tout à fait la même ligne que celle du Rassemblement national.
Donc non Marseille ça va être bougrement intéressant à suivre. Et c'est aussi l'illustration, Marseille, du d'une question qui va se poser euh aux Républicains. Faut-il euh oui ou non s'allier avec le Rassemblement national dans l'entre tour pour battre la gauche.
Oui. Alors ça parce que ça va être euh au 2è tour, il y aura sans doute des quadrangulairesou et on aura effectivement la question des alliances à Marseille. Donc qui va se poser que va faire lesfi avec Benoît Paillant ?
Que va faire Martine Vassal avec avec Franck Alisio ? Bon, ça va être compliqué. Je vois pas très bien l'air spectiser avec Franck Alisio.
Euh et donc comment vont réagir les électeurs ? Est-ce que de l'ogu veut faire tomber le Parti socialiste comme c'est le cas dans d'autres villes ? Très nettement, est-ce que Chikirou veut faire tomber le Parti socialiste à Paris ?
Il va y avoir des seconds tours qui vont être diablement intéressants avec chaque fois parce qu'ils auront passé la barre des 10 4 5 candidats. Et alors c'est pour ça que il y a quand même du suspense, un suspense considérable et et quand même droite gauche qui se reconstitue et avec le Parti socialiste et LR qui pourrai conserver, vous le disiez, le le LR et le PS vont-ils conserver leur fièvre ces deux parties de gouver de de de oui de municipalité, ils font 4 75 % et 1,75 % respectivement à la présidentielle pour LR et PS et puis au moment des municipales, ils se refont un peu la cerise Mais non Marseille Paris Lyon aussi à qui pour monsieur Has vont perdre les écoles trois villes où il y a un changement de de scrutin effectivement il a une telle avance Jean-Michel Holas à Lyon on voit pas comment Grégory Duset qui a fait alors juste parenthèse parce que c'était assez assez gourmand enfin assez délicieux à entendre il a fait une envolée lyrique en faveur de la police municipale Samedi, Grégory Lous en disant formidable la police municipale, formidable la police municipale armée, c'était extravagant. Voilà, il essaie de remonter la pente.
Voilà, maire de Lyon est donc candidat à sa à sa succession écologiste. Grégory Duset, on va terminer en parlant de l'actualité internationale et de ce bras de fer entre Emmanuel Macron et l'Union européenne plus largement. Euh Donald Trump qui maintient ses menaces sur le Groenlandais, qui menace même maintenant les pays de l'Union européenne de droit de douane.
On va écouter ce qu'on disent le commissaire européen Stéphane Séjourné que l'Euro député socialiste Raphaël Luxman. Le Groenland ne sera jamais américain. Il faut que le chantage cesse.
Je pense que l'administration américaine fait une erreur importante, c'est de tester les Européens sur deux principes qui sont des principes fondamentaux de la construction européenne qui est l'autodétermination des peuples et la souveraineté territoriale des États-membres de l'Union européenne. Nous sommes au stade de la menace du côté américain. devons être au stade également de la menace au niveau européen.
Et l'outil anticoer est en quelque sorte une arme de dissuasion. Hm. Nous pouvons dissuader Trump d'agir si nous lui montrons que nous n'allons pas céder et que nous allons utiliser les leviers à notre disposition.
L'Europe est le premier marché du monde. L'économie américaine dépend du marché européen. Les grandes plateformes numériques américaines dépendent du marché européen.
Et donc ce qui nous manque aujourd'hui, ce n'est pas l'instrument de la puissance, nous l'avons. C'est la volonté de puissance. C'est la volonté de résister.
Et pourquoi Donald Trump nous traite comme des serpillères ? Parce qu'il est convaincu que nous ne réagirons pas. Est-ce qu'au-delà des mots, l'Union européenne va gérer Emmanuel Macron pousse pour utiliser cet instrument anti coarcition. une sorte de de bazooka qualifié ainsi par l'Union européenne.
Est-ce qu'elle va suivre ? Est-ce qu'elle va se lancer dans un vrai bras de fer avec Donald Trump ? Bah elle a intérêt de toute manière ça risque de très mal se finir cette histoire de toute manière avec Donald Trump.
Vous savez Donald Trump c'est un peu pardon de la comparaison mais c'est idi Amine Dada à la Maison Blanche. C'est exactement ça. J'ai couvert moi l'actualité hugandaise et je peux en parler.
Euh c'est tragique. C'est ce qui se passe est absolument tragique. Vous savez si euh le l'inverse avait été euh si par exemple la France où euh l'Union européenne avait décidé de s'emparer de l'Alaska, euh et bien probablement que les responsables européens auraient été interdits de séjour aux États-Unis.
Est-ce que vous imaginez que mercredi Donald Trump qui doit venir en Europe, on l'interdise de venir en Europe ? On en est là aujourd'hui la réponse est dans la question. Donc on est trop, on est là aujourd'hui hein.
On est trop faible face à lui. Non, il faut il faut absolument tenir. Alors on va voir si c dispositif anticorse ici euh peut marcher.
Je sais pas mais moi je pense que le bras de fer n'est pas fini et que euh évidemment euh il ne fait que commencer. En tout cas il commence. C'est quand même euh plus réconfortant du point de vue des Européens ou des européens que les différents les précédents épisodes.
On réagit. Alors on réagit pas de façon unitaire. On est 27.
Après, on peut prendre des décisions à majorité qualifié et pas l'unanimité. Mais pour l'instant, on voit les pays et c'est heureux, la France, l'Allemagne, alors l'Union, les Britanniques sont associés à ce bras de fer qui effectivement répondent par la loi du talion. En tout cas, ils la brandissent parce que effectivement il y a des il y a des armes jusqu'à effectivement dans l'outil coercition tel que par exemple plaidet l'ancien premier ministre Gabriel Atal l'interdiction qui est faite aux industries américaines de d'investir dans les marchés publics de candidater à des marchés publics européens.
Donc on a des outils maintenant il faut tenir, il faut être uni et il faut voir parce que vous faisiez là euh évidemment une comparaison audacieuse avec qui dit Amindana B c'est terminé de façon tragique et faresque. Enfin bref, mais enfin la démocratie américaine euh c'est un peu la limite de la comparaison. Pas tout à fait le le régime où Gandait le au départ mais euh donc on verra jusqu'où il va.
Il s'est dégonflé Donald Trump face à l'exigence des pays du golf, les pétromarchies de de de de ne pas enfin de ne pas vouloir qu'il viennent jouer sur dans leur backyard, dans leur cours, il a il s'est dégonflé. Donc c'est un président qui peut reculer. Est-ce que nous on a la possibilité de faire reculer Donald Trump ? la partie n'est pas jouée mais à minima et donc on verra si on on d'une certaine façon il rend service à l'Europe d'ailleurs parce qu'il permet à l'Europe tout comme Poutine l'a fait parce que c'est jamais l'Europe finalement n'a essayé de d'exister face à Poutine il y a quelques années enfin et maintenant d'ailleurs et maintenant ça va être face à Trump on l'a pas joué au moment de l'union des premières taxes on s'est on s'est quand même couchéra on se rappelle de la van derlen en Irlande qui va signer un contrat on pourrait aujourd'hui prendre ce contrat et le déchirer pour montrer aussi de notre détermination.
Mais on verra jusqu'où on va mais c'est mieux que si c'était pire. Il faut que de temps en temps il y a un verre à moitié plein. Allez, on va terminer par l'histoire du jour.
Beaucoup plus léger he je vous rassure. L'histoire du jour, elle nous amène dans l'un. Est-ce que vous connaissez la pizza acrobatique ?
Ah, c'est quoi ça ? La pizza acrobatique, c'est c'est une discipline très sérieuse. Attention, il y a même un championnat du monde he qui tient en avril.
Euh la pizza acrobatique, ça consiste à réaliser des figures acrobatiques avec une pâte à pite. Alors [rires] nous montrer. Et dans l'un benah alors moi je sais pas du tout faire mais Francesco Valint que vous voyez euh sur cet article, il est pizzayolo à Montréal lacluse dans l'un et il s'y prépare avec assiduité à ses championnats du monde.
Il a eu le déclic pendant le covid. C'est pas une discipline facile parce qu'il a mis un an avant de pouvoir faire quelque chose avec sa pâte à pizza. Il fait tourner la pâte ou il tourne lui-même ?
Il fait tourner la pâte. C'est depuis 2023. Figurez-vous qu'il enchaîne les trophées.
Six au total de trophées. Il prépare activement les championnats du monde. Ça rigole pas.
Il s'entraîne une heure par jour, sauf le dimanche. Parfois devant les clients qui sont demandeurs d'acrobatie. Il y a juste un petit problème, c'est la hauteur sous plafond.
Pas facile quand quand on [rires] envoie la pizza pour s'entraîner. On lui souhaite néanmoins bonne chance à Francesco pour les championnats du monde. C'est 14, 15 et 16 avril prochain au royaume de la pizza.
Litty. Voilà, c'est la voix de la voix de lit un très bon journal. Merci beaucoup.
Merci d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain.
Très bonne journée. [musique]
Sébastien Lecornu