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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 21 avril 2019 14 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & familleImmigration & asile

Réunion publique à Feurs (42) : discours de Joëlle Mélin

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueFait
    « L'élection européenne prévue dans 38 jours est très particulière. »
  • 0:05Invité politiqueFait
    « Elle peut inverser 60 ans d'une politique de l'Union européenne qui a eu tout le temps de peser négativement sur notre vie quotidienne et sur notre avenir. »
  • 0:16Invité politiqueFait
    « Longtemps, la méthode de voleurs chinois utilisée pour capter nos souverainetés n'était pas claire. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, dans 28 pays, libérés des eurobéas, les citoyens deviennent lucides et disent non à cette euro-plan. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « Celle qui fonctionne comme si elle était chargée d'être un relais du grand mouvement socio-économique qu'est la mondialisation. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « Entre deux, plus proche de nous, la construction européenne qui court après le grand marché unique pour 28 pays. »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « En bas, une France ficelée par les lois européennes et qui a subi deux fois Mitterrand, deux fois Chirac, une fois Sarko, une fois Hollande, un demi Macron. »
  • 4:19Invité politiqueChiffre
    « Ces textes sont venus remplacer, comme une toile d'araignée, à plus de 80% de nos lois nationales. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « À coup de texte, l'Europe a détruit les frontières réelles et douanières, pour permettre la libre circulation des personnes et des biens. »
  • 4:51Invité politiqueFait
    « Elle a imposé une immigration incontrôlée. »
  • 4:55Invité politiqueFait
    « Elle a bouleversé les choix économiques en captant la monnaie nationale de 19 des 28 pays. »
  • 5:15Invité politiqueChiffre
    « L'élaboration de ces textes coûte au coût horaire un semestre, tenez bien, un semestre de retraite des veuves, d'agriculteurs et de commerçants. »
  • 7:39Invité politiqueFait
    « Je vous prends 2 à 3 milliards de plus de taxes, d'impôts, de CSG, et comme il m'en manque encore, pour faire le compte, je vous dérembourse les médicaments, je baisse les APL, je vous fais le coût des 50 centimes sur les boîtes de médicaments, je renonce au caractère universel des allocations familiales, et je n'augmente pas les minima sociaux ? »
  • 8:22Invité politiqueChiffre
    « Elle ne va pas regarder ce qui se passe dans une partie des 8 milliards de la protection sociale et de l'aide sociale à l'enfance, où il y aurait, selon Jacques Toubaud, 70 000 invisibles. »
  • 8:44Invité politiqueChiffre
    « Les 44 milliards de frais de gestion de la protection sociale ou les 15 milliards de la fraude sociale. »
  • 8:58Invité politiqueFait
    « Nos veuves d'agriculteurs ou de commerçants aient des retraites deux à trois fois sous le seuil de pauvreté sans avoir le droit au minimum vieillesse. »
  • 9:54Invité politiqueChiffre
    « La France a dépensé en 2017 759 milliards pour sa protection sociale ? »
  • 10:02Invité politiqueChiffre
    « La pauvreté, c'est-à-dire le seuil entre 800 et 1 000 euros par mois, n'est jamais été aussi importante qu'elle touche un Français sur 7, un travailleur actif sur 3 et un retraité sur 4. »
  • 10:27Invité politiqueChiffre
    « La population a augmenté de plus de 10 millions d'habitants en 35 ans, le nombre des travailleurs actifs au travail n'est augmenté que de 5 millions à cause d'un chômage chronique de masse. »
  • 11:05Invité politiqueFait
    « À coup de fusion, au nom de la libre concurrence voulue par Bruxelles, nos cliniques, nos maisons de retraite appartiennent à des grands groupes et aux fonds de pension internationaux. »
  • 11:20Invité politiqueChiffre
    « Notre dette sociale permanente de plus de 200 milliards d'euros soit rachetée entre autres par la Chine et les USA. »

Temps de parole

  • Joëlle Mélin100 %

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Joëlle Mélin

L'élection européenne prévue dans 38 jours est très particulière. Elle peut inverser 60 ans d'une politique de l'Union européenne qui a eu tout le temps de peser négativement sur notre vie quotidienne et sur notre avenir. Longtemps, la méthode de voleurs chinois utilisée pour capter nos souverainetés n'était pas claire. Pas plus que les buts poursuivis. Sauf pour quelques hommes et femmes politiques accompagnés de leurs électeurs, c'était nous. Aujourd'hui, dans 28 pays, libérés des eurobéas, les citoyens deviennent lucides et disent non à cette euro-plan. Celle qui fonctionne comme si elle était chargée d'être un relais du grand mouvement socio-économique qu'est la mondialisation.

D'être le bras séculier d'une finance internationale qui construit le grand marché unique mondial, en même temps qu'une société nouvelle, déshumanisée et dont l'ennemi numéro un en est évidemment le souverainisme, c'est encore nous. Mais tout ça, vous le savez déjà, et comme d'ailleurs presque tout ce que je vais vous dire ce soir, sauf qu'il n'est pas facile de relier les unes aux autres les pièces du puzzle. C'est pourquoi, forte de cinq ans de mandat que Marine m'a permis de faire sous ses couleurs et qu'elle me confie à nouveau, je vais avec vous tenter d'y voir un peu plus clair. Comment, en 60 ans, l'Europe est-elle entrée à ce point dans notre vie quotidienne ?

Mais c'est assez simple. Nous avons subi la création d'une sorte de construction verticale à trois étages qui nous a, mine de rien, totalement ficelés et fragilisés. Tout en haut, on ne la voit pas toujours, c'est la globalisation de l'économie, le grand marché mondial. Entre deux, plus proche de nous, la construction européenne qui court après le grand marché unique pour 28 pays. En bas, une France ficelée par les lois européennes et qui a subi deux fois Mitterrand, deux fois Chirac, une fois Sarko, une fois Hollande, un demi Macron. On comprend pourquoi elle n'est pas en forme. Regardons d'encore un peu plus près.

L'échelon mondial, vous l'avez bien compris, ce n'est plus celui des deux dernières guerres mondiales qui se sont jouées sur certaines parties du monde, l'Europe et d'Asie, mais celui de la planète. L'échelon d'un état de guerre armée réelle, comme au Proche-Orient et au Moyen-Orient, mais aussi une guerre larvée, sans frontières, celle du terrorisme. C'est aussi cette gigantesque machinerie qui déplace les capitaux à la vitesse de la lumière et qui déplace aussi les populations migrantes en quelques jours sur des voies d'immigration toujours plus improbables qu'en d'autres mettaient plusieurs siècles.

C'est aussi un grand machin où l'homme n'a plus sa place, tant il devient une machine comme celle qui devrait être sous ses ordres. C'est l'échelon d'une guerre économique qui ne dit pas son nom. Au milieu, la construction européenne, qui au lieu d'être une fin en soi, un but qui nous protège, tout ce que nous ont vendu les pères fondateurs, est en fait le relais docile du système mondial qui lui sert de guide, ou plutôt de chef. Et ça, il le fait de trois façons. D'abord, par l'intermédiaire des lobbies internationaux, qui ont une représentation permanente et insistante dans ces murs.

Dans les murs de la Commission européenne, dont vous savez qu'elle est non élue, et dont les commissaires sont naturellement des talibans de la mondialisation. Dans les murs des conseils des ministres, des 28 pays membres, ministres qui ont souvent oublié le mandat qui a été confié par les électeurs. Enfin, dans les murs même du Parlement, où les députés peuvent être influencés par des arguments financiers. Ainsi, tous les grands groupes de la pétrochimie, comme Total, de la chimie du médicament, mais aussi Monsanto, qui s'est fait racheter par Bayer, tous les groupes de pression, ils sont tous là, eux dont l'avenir dépend en grande partie de la législation européenne.

Pour nous distiller un peu plus la mondialisation à domicile, l'Union européenne a un deuxième moyen. C'est ce que j'ai vécu pendant cinq ans, celui de pondre des textes à n'en plus finir. À coup de règlements qui s'imposent immédiatement à nous, ou de directives à appliquer dans des brefs délais, ces textes sont venus remplacer, comme une toile d'araignée, à plus de 80% de nos lois nationales. Ils vont tous dans le même sens, un hyper-libéralisme mondialiste, purement matérialiste, dans lequel l'homme, vous, moi, n'avons plus notre place. À coup de texte, l'Europe a détruit les frontières réelles et douanières, pour permettre la libre circulation des personnes et des biens.

Elle a muselé le pouvoir législatif des pays, leur retirant ainsi presque toute leur souveraineté, industrielle, éducative, sociale, sociétale. Elle a imposé une immigration incontrôlée. Elle a bouleversé les choix économiques en captant la monnaie nationale de 19 des 28 pays. Tout ça pour créer un marché unique européen, qui, en fait, n'est que une petite pièce dans le grand marché mondial. Et sachant même, ça joue le glisse dans l'oreille, que l'élaboration de ces textes coûte au coût horaire un semestre, tenez bien, un semestre de retraite des veuves, d'agriculteurs et de commerçants. Et au cas où ça ne suffirait pas, l'Europe s'est auto-proclamée entité souveraine.

Et elle passe des traités de libre-échange avec des pays du monde entier, qui, eux-mêmes, ont passé des accords avec le monde entier. Ce qui fait un véritable casse-tête, puisque la Chine peut commercer incognito avec la France, en passant par le Chili et le Pérou, qui, eux, ont conclu des accords avec elles. Tout le monde se moquant d'ailleurs parfaitement de savoir si les Français sont protégés contre les pesticides, les perturbateurs endocriniens, ou si on a fait travailler des enfants. Tout en bas, apparemment fragilisés ou déboussolés, les États, la France.

Vous êtes bien placés pour savoir que 40 ans du MPS au Robéat, et quasi idolâtres du système comme avec Macron, ont causé de gros dégâts. À force de gouverner, la France, sans ligne conductrice, avec des gouvernements de droite faisant une politique de gauche, et inversement, sans âme, sans véritable chef, notre pays est devenu quasi ingouvernable. Mais il faut aussi dire qu'après 60 ans d'Europe, une dizaine de traités imposés aux Français, il nous est très difficile de nous rebeller, sous peine d'énormes amendes.

De plus, Bruxelles a un outil magique, les fameux 3% de déficit, qu'il ne faut surtout pas dépasser, et qui, curieusement, s'appelle impact de stabilité, de croissance, alors même qu'il contraint les États à perdre leur souveraineté budgétaire, c'est-à-dire précisément le nerf de la croissance. Tout cela venant, bien entendu, après un affaiblissement lié à la CECA, vous savez, la communauté du charbon de l'acier, qui a fait que, pas plus tôt qu'elle a été créée, on n'a plus eu d'industrie, ou de sidérurgie, ou la PAC, qui a terriblement affaibli nos agriculteurs. Donc, tout cela nous a aussi fait perdre nos ressources sociales.

Alors, on va essayer de s'arrêter un petit peu sur ce domaine social, qui est au cœur de la crise des Gilets jaunes, mais aussi de votre vie quotidienne.

Trouvez-vous normal que, pour honorer ce pacte, tous les ans depuis 22 ans, et pour rester dans les clous européens, la France, qui est en déficit chronique, au moment de présenter son budget de l'État, des collectivités territoriales, ou de la sécurité sociale, vienne vous dire « Je vous prends 2 à 3 milliards de plus de taxes, d'impôts, de CSG, et comme il m'en manque encore, pour faire le compte, je vous dérembourse les médicaments, je baisse les APL, je vous fais le coût des 50 centimes sur les boîtes de médicaments, je renonce au caractère universel des allocations familiales, et je n'augmente pas les minima sociaux ? Vous trouvez ça normal, vous ? Moi pas.

Trouvez-vous normal que, sous la pression obsessionnelle d'être le bon élève de Bruxelles, au lieu de faire les comptes, la France ne fasse qu'une comptabilité au jour le jour, un petit peu à la va comme je te pousse, ce qui lui donne une bonne excuse pour ne pas repérer les abus et les gabegis. Tenez-vous bien, elle ne va pas regarder ce qui se passe dans une partie des 8 milliards de la protection sociale et de l'aide sociale à l'enfance, où il y aurait, selon Jacques Toubaud, 70 000 invisibles. En fait, ce sont les mineurs isolés. Elle ne va pas regarder ce qui se passe dans les milliards de l'aide médicale d'État.

Elle ne va pas regarder dans les 44 milliards de frais de gestion de la protection sociale ou les 15 milliards de la fraude sociale. Vous trouvez ça normal, vous ? Moi, pas. Tenez-vous normal que, dans notre pays, nos veuves d'agriculteurs ou de commerçants aient des retraites deux à trois fois sous le seuil de pauvreté sans avoir le droit au minimum vieillesse, vous savez, la fameuse ASPA, qui est pourtant donnée à toutes les personnes françaises et surtout étrangères qui n'ont jamais cotisé. Et tout cela parce qu'elles ont le tort, après une vie de travail, d'avoir un toit qui leur appartient. Vous trouvez ça normal, vous ? Moi, pas.

Trouvez-vous normal que les aides-soignantes, les femmes d'entretien, les manutentionnaires soient piégées dans le travail pénible jusqu'à 65 ans et plus ? Tout ça, pourquoi ? Pour payer le chômage de leurs petits-enfants, l'invalidité de leurs conjoints et le comble. Leur propre retraite quand ils ont liquidé une retraite qui elle-même est si ridicule qu'ils sont obligés de travailler. Vous trouvez ça normal, vous ? Moi, pas. Trouvez-vous normal qu'alors que la France a dépensé en 2017 759 milliards pour sa protection sociale ?

La pauvreté, c'est-à-dire le seuil entre 800 et 1 000 euros par mois, n'est jamais été aussi importante qu'elle touche un Français sur 7, un travailleur actif sur 3 et un retraité sur 4, et qu'en même temps, leur surendettement leur retire tout espoir de s'en sortir ? Vous trouvez ça normal, vous ? Moi, pas.

Trouvez-vous normal que dans notre pays, alors que la population a augmenté de plus de 10 millions d'habitants en 35 ans, le nombre des travailleurs actifs au travail n'est augmenté que de 5 millions à cause d'un chômage chronique de masse, rebelle, prouvant si besoin était que l'immigration n'est pas une immigration de travail, mais de subsistance, et que du coup, nous ne pouvons plus matériellement accepter toute cette misère du monde, elle-même fabriquée en partie par la mondialisation ? Vous trouvez ça normal ?

Trouvez-vous normal qu'à coup de fusion, au nom de la libre concurrence voulue par Bruxelles, nos cliniques, nos maisons de retraite appartiennent à des grands groupes et aux fonds de pension internationaux qui n'ont comme compassion que celle qui est bien connue de la part des actionnaires, que notre dette sociale permanente de plus de 200 milliards d'euros soit rachetée entre autres par la Chine et les USA, qui peuvent ainsi nous contraindre quand ils le voudront ? Vous trouvez ça normal ?

J'espère par ces quelques exemples, parce qu'il y en a tellement d'autres, vous avoir montré à quel point, en étant le relais direct et indirect entre le monde et la France, l'Europe a une place très particulière. Et du coup, la combattre dans ses excès peut en même temps limiter une, pas toute, mais une des voies de la mondialisation sur notre pays et en même temps le libérer d'une tutelle législative. Vous avez donc deux solutions pour le prix d'une. Selon les partisans du « toujours plus d'Europe » vous savez, « toujours plus d'Europe » pour être encore plus fort, ben oui, il ne s'est plus dire que ça. C'est une place intermédiaire de l'Europe qui serait sa force.

Selon nous, c'est une faiblesse majeure et nous allons en profiter car il n'y a pas d'autre choix que de détricoter l'Europe de Bruxelles de l'intérieur comme les Anglais sont en train de le faire de l'extérieur.

Nous devons continuer de freiner au maximum des textes dangereux, mais ça on le fait depuis longtemps, de main aux manettes avec nos alliés italiens, autrichiens, belges, néerlandais, polonais, de tous les pays de l'Est de l'Europe, vous savez, ceux qui ont déjà payé très cher face aux joues ottomans ou soviétiques pour savoir ce que c'est que la vraie indépendance, nous fabriquons peu de textes mesurés, clairs, qui anticipent les mutations de société, tous destinés à une meilleure coopération entre les Etats européens en leur rendant leur souveraineté. C'est la raison d'être de notre Alliance européenne des nations, c'est ça le vrai changement.

Alors vous allez tous être d'accord pour dire qu'avant de nous débarrasser en France des européistes et tout particulièrement d'Emmanuel Macron, il nous faut préalablement nous en débarrasser à Bruxelles. Et c'est avec Jordan et nos colistiers boostés par Marine ce que nous ferons le 26 mai. et nous nous ferons

13:35
Locuteur

de la vie. – Sous-titrage Société Radio-Canada

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