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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 septembre 2025 89 min

#Direct 🔴 Emission spéciale : Sébastien Lecornu, Premier ministre : les premiers pas

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et qu'on n'est pas en capacité de les traiter. Ce que je veux dire, c'est que cette séquestration, elle a eu lieu alors même que la famille, elle avait donné tous les signaux d'alerte et que c'est nous qui les avons pas pris en compte, qu'on est noyé sous les procédés. Qu'on a 70 appels à la ferme, que on reçoit des centaines de mails, il y avait tous les signaux et ils ont tous été donnés.

Ça fait honte parfois la justice. Mineur en peine des procureurs en première ligne. Samedi à 21h sur publicsenat et sur publicsennaat.fr. [Musique] Bonjour à tous.

Très heureux de vous retrouver sur Public Sénat pour notre émission spéciale consacrée à la crise politique que vit actuellement notre pays. On est ensemble pendant 1h et3 pour en décrypter les enjeux et on sera également en direct de la salle des conférences du Sénat avec notre journaliste Steve Jourdin qui aura plusieurs sénateurs à son micro pour recueillir des réactions politiques. On va se poser plusieurs questions durant cette émission.

Le nouveau premier ministre Sébastien Lecornueu va-t-il marquer une véritable rupture dans sa méthode de gouvernement et dans la politique qu'il entend mener sur le budget 2026. On verra si un compromis est possible entre le socle commun et les oppositions pour éviter une nouvelle censure du gouvernement. Et puis on fera le bilan de la première journée de mobilisation du mouvement bloquou qui a rassemblé hier dans toute la France 200000 personnes avec des tensions dans certaines grandes villes.

Pour participer à cette émission, j'accueille sur ce plateau Jean-François Husson. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes sénateur les Républicains de Meurtmoselle et rapporteur général de la commission des finances du Sénat. J'accueille également Isabelle Floren. Bonjour.

Vous êtes sénatrice centristes scènes et membre du modèem le parti de François Baï. Et puis euh bonjour également Yann Brossard euh Yann il y a deux Yan Chan Yan Chantrel, bonjour, vous êtes sénateur socialiste des Français établis de France et Yann Bross vous êtes euh sénateur communiste de Paris. Bonjour à vous.

Alors on va commencer cette émission en revenant sur les premiers pas de Sébastien Lecornu dans ses nouvelles fonctions de premier ministre. Il a défendu une nouvelle méthode et a lancé les consultations des partis politiques. Audre Vietas, Sébastien Lecornu s'est lancé depuis hier dans un marathon de consultation. après avoir affiché son style, la sobriété et son mot d'ordre, le changement de méthode.

Pour ses premiers pas, dans son costume de premier ministre, il n'a pas hésité à tacler son prédécesseur en à peine quelques mots. Va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. Très vite, il s'attelle à sa première mission, cimenter le socle commun.

Il rencontre les chefs de fil de renaissance du modem et d'horizon ainsi que les républicains pour des discussions franches et ouvertes d'après les participants. Sébastien Lecorn le sait, il doit trouver des points de passage entre les lignes rouges des différentes forces politiques pour ébaucher un budget. Une mission qui relève déjà presque de l'impossible.

À droite, on repousse la taxation des haut revenus et un retour sur la réforme des retraites. Nous sommes au plan social santé déjà cette année dans un déficit qui va sans doute avoisider les 25 milliards et on va en quelque sorte lâcher des milliards. La réforme des retraites est une nécessité.

C'est pourtant ce que réclame la gauche pour envisager une négociation. Et si vous voulez, mon opinion personnel, je pense qu'il faut même carrément euh euh revenir sur cette réforme qui est une réforme injuste. Est-ce que le est-ce que le conclave pourrait être un premier pas que vous salueriez ?

Moi, je fais le je fais j'ai toujours confiance dans le dans le dialogue dans le dialogue social. Les proches de Sébastien Lecornu le promettent. Il prendra le temps qu'il faudra et fera les concessions nécessaires pour dégager une majorité, mais il devra composer sous pression.

Les syndicats appellent à la mobilisation le 18 septembre et il faut bien sûr voter un budget avant la fin de l'année. Voilà pour ces explications d'Audre Vuettetas. Alors, le premier ministre a commencé les consultations des partis politiques et on va écouter un sénateur qui a pu échanger avec Sébastien Lecnu ce matin.

Il s'agit d'Hervé Marseille, le président du groupe centriste au Sénat, président également du parti UDI, le parti centriste, membre du socle commun et il était au micro ce matin de Steve Jourdin. Oui, la question à plusieurs milliards d'euros. Comment Sébastien le Cornu va s'y prendre pour éviter une éventuelle censure dans les prochaines semaines, dans les prochains mois.

On est avec Hervé Marseille. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes président du groupe Union centrist au Sénat. Il y avait une réunion ce matin à Maton avec les chefs du groupe, enfin pas du groupe d'ailleurs du socle commun. Vous y étiez donc.

Qu'est-ce qui s'est dit ? Sébastien Lecornu a présenté sa méthode, c'est ça ? Oui.

Écoutez, on a fait le point. le Premier ministre a souhaité réunir les responsables des formations politiques qui soutiennent le gouvernement au lendemain de sa nomination et c'était un moment euh j'allais dire de de réflexion autour de lui euh et connaître ses intentions, son calendrier et la méthode que on pouvait employer pour être efficace au gouvernement. Bon mais vous allez le voir à 14h tout pile en tête- à tête à Matan.

Qu'est-ce que vous vous allez lui demander ? Bah, je vais je vais voir avec lui euh là encore euh si possible les conditions dans lesquelles on va travailler, c'est-à-dire euh on avait l'habitude de voir les responsables du socle parlementaire, maintenant il faut peut-être aussi travailler davantage au niveau des formations politiques, avoir comme ce matin euh des réunions beaucoup plus politiques et prospectives et puis s'attacher aussi à préparer les les prochaines élections notamment municipales. Ensuite, comment on voit le budget ?

On sait très bien que la situation est compliquée. Le gouvernement de monsieur Barnier a chuté, le gouvernement de monsieur Bairou a a chuté. François Bairrou a mis la barre assez haut sur le en mettant le doigt sur la nécessité de faire des économies.

Et donc nous devons voir mais Sébastien Lecnu a aussi évoqué des ruptures. Qu'est-ce que ça signifie des ruptures pour vous centristes dans ce budget qui arrive ? Alors, les ruptures, ça c'est à monsieur le Cordi qu' faudra que vous posiez la question.

Pour nous, je crois que ce qui est important, c'est de continuer à voir les mesure d'économie que l'on peut réaliser parce que il y a une nécessité comme l'a montré et démontré François Bairou. Ensuite, je crois qu'il y a le souci aussi d'avoir cette équité fiscale et donc en ayant une réflexion sur lesement qui peut y avoir sur les hauts patrimoines, pas forcément les hauts revenus mais en tous les cas euh j'allais dire les plus fortunés euh d'entre nous et qui ont la chance d'être d'être fortuné et donc montrer aux français que l'effort il doit être réparti que c'est un sujet on le voit socialement ça ça c'est clairement un geste vers le parti socialiste, vers les socialistes qui demande une taxe Zucman. La taxe Suzukman vous dites pas question mais on en l'état on a eu à à l'examiner ici au Sénat, elle n'a pas été votée.

Je ne l'ai pas voté. Pourquoi ? Parce que le principe est sympathique de dire on va prendre 2 % euh de prélèfférant audelà de 100 millions.

Bon mais on touche avec cette affaire euh au l'outil de production. À l'outil de production. vous avez une entreprise euh qui est valorisée à plus de 100 millions et son propriétaire ou ses propriétaires euh vont devoir payer.

Ils ont pas forcément les liquidités. On on sait que c'est c'est compliqué. Donc madame Monchalin avait déjà fait une première proposition pour transformer cette taxe.

Bon et ne pas toucher à l'outil de production, je crois que c'est un sujet, il va falloir parler parce que effectivement vous le dites, il va falloir s'entendre sur un compromis avec les socialistes. C'est la seule façon d'obtenir la stabilité. Les socialistes, ouais.

Et on n pas le droit à l'erreur. Merci beaucoup Marseille. Merci d'avoir répondu à mes questions.

Merci. Voilà pour cette interview de Steve Jourdin. On va évoquer tous ces sujets budgétaires, notamment la taxe Zucman.

Mais d'abord un mot sur la méthode de Sébastien Lecnu. Jean-François Husson, il a défendu une rupture autant sur la forme que sur le fond. Est-ce qu'il a raison et quelle doit être cette rupture par rapport à ce qui a été fait par François Baotou ?

Je pense que c'est pour être tout à fait honnête, c'est pas forcément le premier commentaire auquel il faut sier. Si on dit on continue comme avant, B on dit pourquoi avoir changé. Voilà.

Donc le premier ministre va expliquer sa méthode, il commence à recevoir les partis politiques. Je trouve c'est en tous les cas une bonne initiative parce qu'aujourd'hui les partis politiques sont par trop fragmentés et miés ne réfléchissent plus assez par cette espèce de tyrannie de l'actualité où vous n'avez pas le temps de travailler un sujet que l'actualité balayée par un événement un autre d'importance variable. La politique elle doit restructurer le débat.

Je pense que l'ensemble d'ailleurs des forces institutionnelles, les syndicats, ils ont été mis sous les thénoires dans les 5 années du quinquenat de François Hollande et puis le président de la République a considéré qu'il fallait les enjamber. Vous savez, les corps intermédiaires, c'est trop lourd, il y a trop de pesanteurs. Il faut revenir à une société où on dialogue, où de temps en temps on discute, on débat, ça cass et on trouve des solutions.

Yan Chantel, Sébastien Lecornu a dit qu'il fallait être, je cite, plus sérieux dans l'écoute des oppositions. Est-ce que la nouvelle méthode qu'il prône, c'est un signe positif pour la gauche dans la négociation autour d'un compromis, autour d'une non censure ? Nous, c'est pas une question de méthode, c'est une question de fond. les paroles n'engagent que le nouveau premier ministre.

Le la problématique majeure qu'on a depuis un an, c'est que le président de la République s'entête à ne pas reconnaître les résultats en nomant que des proches dans son cercle centre centre droit. Et ça c'est un vrai problème démocratique depuis le début. Là, c'est un de ses plus proches.

C'estàd plus le temps passe, plus il homme des plus proches. Euh ce qui ce qui représente, il est au gouvernement depuis 2017, donc lui-même est comptable de la politique d'Emmanuel Macron depuis 2017 qu'il a soutenu. Dans dans ce cas-là, s'il parle de rupture, il faut rompre avec la politique que lui-même a initié.

Et ça veut dire automatiquement mettre en place justement la toxation des plus riches à travers la taxe dumane. Mais on l'a vu capable sé, ça va être compliqué parce que vu de la famille politique dans laquelle il vient et on vient d'entendre le président l'archer, ça ça va pas plutôt dans ce sens parce que nous nous participerons jamais à ce gouvernement. Ça c'est clair.

La droite va y participer et vous voyez la position que elle-même a sur la taxe Zucman puisqu'ils ont voté contre ici même au Sénat. Mais nous c'est pas ça commence mal déjà. Ah bah ça commence plus que mal.

Il faut qu'il prenne en compte la réalité politique et l'erreur une fois plus du président de la République. Je suis désolé, il nomme un plus proche en 24 heures. François Berrou est liquidé, il saute.

Il est même pas capable d'écouter, de prendre en compte le Parlement en discutant justement avec le Parlement quelque part pour qu'on puisse la proposition d'un premier ministre dans l'état actuel des choses devrait procéder du parlement. Le président ne devrait que acter la nomination. parlement dans sa configuration actuelle on est dans un régime mais on est passé dans un régime parlementaire effectivement puisqu'il n'y a pas de majorité.

Si vous voulez permettre l'émergence de majorité, il faut laisser le parlement travailler. Tout ce qu'il parasite et le président de la République, je suis désolé est l'un des points de blocage, de parasitage. Il fait partie du problème en s'entêtant à nommer des personnes qui sont proches de lui qui à mon avis ne remettront pas en cause bien évidemment sa politique.

Donc il faut il faut censurer immédiatement Sébastien c'est pas censurer immédiatement. Il va avoir une discussion budgétaire. Nous nous avons fait un projet clair, il est sur la table.

Nous allons le défendre au Parlement dans les deux chambres et nous verrons ce qui est réellement voté et mise en place par la représentation nationale. C'est comme ça ça s'appelle la démocratie, la délibération. Et nous nous défendrons justement des mesures pour la justice fiscale, pour la justice sociale pour inverser justement la politique qui est faite depuis 8 ans.

Isabelle Floren, je voudrais qu'on revienne sur une phrase qui a eu Sébastien Lecnu dans la passation de pouvoir avec François Baou. une phrase qui est assez dure vis-à-vis de son prédécesseur. Il a dit je l'ai je le redis, il faut être plus sérieux dans l'écoute des oppositions.

Est-ce que c'est ce qui a manqué à ces 9 derniers mois pour le socle commun ? Alors moi je je ne pense pas parce que je pense que ces 9 mois ont été contrairement à ce qu'on peut entendre utile et utile notamment. J'ai entendu déjà les premières euh commentaires sur enfin Sébastien Lecornu sur la question du des retraites par exemple.

Effectivement, les centristes ont été particulièrement déçus de l'échec du dialogue social qui avait été et mis en place par François Bairou. Donc on parle de dialogue social pendant effectivement et à notre regret puisque nous sommes favorables à ce dialogue et qu'on pense que c'est une un des piliers aussi de notre société qu'il fallait le le remettre en place. Je pense que ce conclave Sébastien Lecnu a l'air de vouloir le reprendre.

Je pense que c'est une bonne chose de reprendre ce dialogue là. Et puis pour répondre juste à Yan Chanel, je pense que la le travail comme l'a dit Jean-François Husson de Sébastien Lecornu actuellement, c'est de consulter et les partis et les groupes parlementaires avant de définir quels seront les objectifs et quelles seront la ligne de route. Il faut aussi se dire la route, on partage, qu'est-ce qu'on partage comme objectif ?

Sur quoi on peut se mettre d'accord pour obtenir un consensus ? J'ai l'impression que dans les premiers mots de Sébastien le cornu, il y a cette idée. En tout cas, je le souhaite.

Yan Brosa. Alors, Sébastien Lecornu, il consulte les partis politiques, les présidents des deux chambres du Parlement également. Il a passé des coups de téléphone déjà aux responsables syndicaux.

Ça veut dire qu'il a cette volonté de dialoguer avec euh les différentes forces intermédiaires, également avec les oppositions. Vous savez euh les précédents premier ministres passaient aussi euh quelques coups de fil, savaient utiliser un téléphone et nous recevait euh régulièrement. Le le sujet, c'est pas de débattre de la méthode.

Je je vais vous le dire très honnêtement, le débat sur la méthode m'intéresse assez peu. La seule question, c'est quelle rupture de fond le premier ministre accepte d'engager par rapport à ce qu'on a connu depuis 8 ans ? Or, Yan Chanel le disait très très justement.

Quel est le problème auquel nous sommes confrontés ? Il y a un an, les Français ont voté. C'est pas si loin.

C'était il y a un an, il y a eu une dissolution. C'est le président de la République qui l'a décidé. Qu'est-ce qu'ils ont dit à l'occasion des élections législatives les Français ? qu'il voulait que ça change.

Alors, ils l'ont certes exprimé par des votes différents, mais en tout cas, ce qui est absolument certain, c'est qu'il voulait du changement. Qu'est-ce que le président de la République a imposé depuis les dernières élections législatives ? Que rien ne change et que tout continue comme avant.

Et il a choisi euh des premiers ministres, monsieur Barnier, monsieur Bairou, maintenant monsieur le cornu qui incarne tous une continuité par rapport aux politiques économiques et sociales qu'on a connu en 2017. Donc si ça continue comme ça, inévitablement les mêmes causes produi les mêmes effets et la et la durée de vie euh de Sébastien Lecornu sera peut-être encore plus brève que celle de Croyez vraiment qu' Macron nomme un premier ministre de gauche ? Vous y vous y croyez ?

Je vais vous dire le nom du premier ministre, je m'en fiche totalement. La question c'est quelle politique on mène ? Qu'est-ce qui va changer concrètement pour les Français ?

Est-ce qu'on va remettre en cause cette réforme des retraites qui leur a été imposée ? Est-ce qu'on va effectivement engager la taxation des plus fortunés ? Est-ce qu'on va remettre en cause les aides publiques aux entreprises sans contrepartie ?

Bref, ce sont des sujets concrets et si ça n'avance pas sur ces sujets concrets là, inévitablement, il sera censuré. Alors, Sébastien Lecornu va essayer de trouver des compromis avec la gauche, mais il va d'abord devoir s'accorder au sein du socle commun avec les Républicains qui ont dit que leur participation au gouvernement n'était pas automatique. Ils veulent un contrat de gouvernement.

Et pour en parler, on va retrouver Steve Jourdin dans la salle des conférences du Sénat qui est avec Agè Sverren sénatrice les Républicains de Paris. Agnès Sverren qui sort effectivement d'une réunion en visio avec alors vous me le disiez hein, c'est inédit. Tous les LR, les LR ici au Sénat, les LR à l'Assemblée nationale, c'était inédit.

Il y avait Laurent Voquier, il y avait Bruno Rotaillot. Comment s'est passé cette réunion en visio déjà ? Est-ce que Bruno Rotaillot vous a confirmé qu'il restait au gouvernement ?

Alors, non, il n'a pas répondu à cette question parce qu'avant de parler euh du casting, on va parler d'un contrat de gouvernement parce qu'on a considéré euh que jusqu'à maintenant, on a tout fait à l'envers. C'est-à-dire que avant même de définir une feuille de route, certains euh au moment de François Baou se sont précipités au gouvernement sans dire exactement quels sont les sujets sur lesquels nous tenions à être extrêmement ferme. Alors, quels sont ces grands piliers, ces grands axes du contrat de gouvernement qui pourraient être conclus dans les jours, dans les heures qui viennent ?

Alors, les discussions ont commencé avec Sébastien Lecnu. Il y a trois pôles de discussions possibles. D'abord, le premier pôle, c'est sur le budget.

Comme vous le savez, l'ADN de la droite, c'est la réduction de la dette. Et le premier sujet est de dire en fait qu'il faut impérativement que l'État puisse se serrer la ceinture plutôt que d'aller ponctionner la poche des Français. Et donc on demande par exemple que euh 1/3 des organismes et comité audules qui ne servent strictement à rien puissent être supprimé.

Euh là-dessus, François Bairou n'a fait strictement rien. Mais sur les 44 milliards d'économies que promettait que demandait François Berou, est-ce que vous êtes prêt vous à l'air à mettre un peu de l'eau devant devant ? Ben écoutez, très franchement, oui, parce qu'encore une fois, la période est tellement confuse qu'il y a une telle colère fiscale aujourd'hui qu'on se dit que tout est remis à plat pour aboutir à un budget dès le 13 octobre puisque il doit être voté avant le 31 décembre mais tout commence le 13 octobre.

Donc ça c'est un geste vers les socialistes. On peut faire un peu moins 4 en tout cas, on va tout remettre à plat et se poser la question de 44 milliards. Pourquoi ?

Est-ce qu'on peut faire moins si c'est possible et on le fera. Donc première chose d'abord sur le budget. 2è sujet qui nous tient à cœur évidemment, c'est le régalien, les questions de sécurité et d'immigration.

Sur ces sujets-là, on voit que 75 % des Français par exemple adhèrent à la politique de sécurité migratoire euh de Bruno Rotaillot et notamment à gauche. Donc, vous demandez des des mesures en matière d'immigration, en matière d'immigration sur le contrôle évidemment des frontières. sur la sécurité.

Il y a le texte sur la sécurité au quotidien déposé par François Noël Buffet parce qu'il y a aujourd'hui 28000 policiers qui n'ont pas les outils juridiques en fait pour aider les maires à lutter contre la petite délinquence, les incivilités qui pourrissent la vie des Français. Donc ça c'est le deuxème pôle. Et le troisème le renvoqué l'a beaucoup répété ainsi pour une rotaillo, c'est revaloriser le travail au détriment de ceux en fait qui restent assister chez eux parce qu'aujourd'hui le système encourage hélas certains à rester chez eux pendant que d'autres passent leur temps à cotiser et à payer.

Et donc on propose laallocation sociale unique qui permet en fait de fusionner toutes les aides sociales et faire en sorte que les revenus de la location ne soient pas supérieurs aux revenus de la sistana. Euh petite dernière question. On a vu que lundi que la moitié du groupe euh LR à l'Assemblée nationale s'était abstenu, avait voté contre François Beou.

C'est qui aujourd'hui le chef chez LR ? C'est Bruno Rotaillot, c'est le voquet. C'est difficile à suivre ?

Non, c'est très facile à suivre. Bruno Rota a été élu à 74 % des voix lors de l'élection interne. Il a donc toute légitimité pour être pour parler en fait au nom des Républicains.

Mais naturellement Laurent Voquet préside euh le groupe à l'Assemblée nationale. Et vous savez, moi je préfère la complémentarité de nos talents. Ils sont l'un et l'autre évidemment très utiles à notre famille politique.

Je voudrais juste ajouter quelque chose sur une rupture de méthode parce que jusqu'à maintenant, je vous le disais, on a fait les choses à l'envers. On sera extrêmement ferme sur un contrat de gouvernement avec ces trois pôles que je viens de vous définir. On a bien compris.

Merci beaucoup Agnè Sverren. Merci d'avoir répondu à mes questions. Merci beaucoup Steve.

Alors la complémentarité des talents au sein du Parti républicain, ça fait beaucoup rire sur ce plateau parce qu'il y a un petit peu division en ce moment dans ce parti. Justement Jean-François Lon, quels serait les concrètement allez rentrons rentrons dans le fond et bien les conditions d'un soutien DLR au gouvernement de Sébastien Lecnu ? Qu'est-ce qu'on met dans ce contrat de gouvernement concrètement ?

Globalement, ça vient d'être ça vient d'être dit. D'abord, il y a par Agnè SV, il y a il y a une priorité, ce qui est au-dessus de la pile avant même de rentrer sur la méthode, la mesure. Les Français nous demandent, ils nous l'ont demandé au début de l'année, ils souhaitent ardemment à ce que le Parlement vote un budget pour le 31 décembre.

Pourquoi ? D'abord parce que c'est le travail du parlement. parce qu'on peut pas aller de loi spéciale en loi spéciale parce que si d'aventure on ne respecte pas ce délai, d'abord on n'est pas à la hauteur du rendez-vous et deuxièmement ça engendre des dépenses supplémentaires.

On est en train de vouloir redresser les comptes qui ont gravement dérivé donc on va pas rajouter de la difficulté à la difficulté. C'est important et ça va dans le sens de ce que François Berou avait euh en tant que premier ministre là où il avait lancer l'alerte en disant "On a une dette qui est importante." C'est important, je le redis puisque le seul point je dirais de dans la note différente, je lui avais dit on a un probl on a une différence entre vous monsieur le premier ministre et moi dans ma responsabilité c'est que depuis 2017 vous avez accompagné systématiquement les décisions là où nous parfois on a dit il faut dépenser moins parce que le pays continue de s'endetter.

Voilà. Donc pour vous la priorité c'est faire adopter ce budget. Pas forcément l'immigration comme le dit.

Non non la la j'ai dit la priorité absolue. Et après sur l'ensemble des sujets, on vous l'a dit un il faut réduire donc notre dette et notamment par la dépense publique. Enfin il faut pas être sourd à l'appel majoritaire des Français.

On ne met pas tous les mêmes dépenses ou les mêmes sujets. Ça on l'entend. Mais ça c'est le débat démocratique.

De la même manière que aujourd'hui euh le sujet globalement migratoire et sécuritaire est au cœur des préoccupations des Français. On va pas faire comme si on entendait pas. Et enfin, j'ai passé mon weekend sur le terrain, on me dit "Oui, il faut qu'on dise un truc, il faut qu'on vous dise quelque chose, monsieur le sénateur.

Il y a trop de social." Bah quand je demande "Ah oui, c'est quoi trop de social ?" Alors ici c'est les retraites éventuellement injustes.

Là c'est trop d'arrêt maladie. Bah on va regarder mais il faut s'y mettre. Il y a urgence et là on attend des solutions.

J'ai entendu hein le premier ministre sobre et efficaces pas trop de baratin des mesures pas trop nombreuses bien claires et que les dont les Français pourront voir l'efficacité rapidement mise en œuvre. Isabelle Floren Steve Jourdin le rappelait. Il y a quand même une partie des députés les républicains qui n'ont pas voté la confiance à François Baot qui était le premier ministre du socle commun.

Est-ce que vous y croyez à un contrat de gouvernement avec les Républicains ? Ça fait quand même quelques mois et notamment depuis le gouvernement Barni que les Républicains sont associés au gouvernement et que nous travaillons ensemble dans le socle commun. Donc oui, j'y crois.

Oui, j'y crois puisque on a vu Bruno Rotaillot au gouvernement et d'autres ministres accompagner le premier ministre François Bairou. Et je dis ce travail euh de construction de la confiance interne à ce gouvernement, je le crois, fonctionne. Maintenant, est-ce qu'il a été efficace ?

Non, pas assez efficace. On a quand même passé un budget euh l'année dernière suite à à la censure du gouvernement Barnier. On doit progresser ensemble maintenant effectivement dans cette méthode.

Moi je moi je pense que ce que disait Anès Évren euh pourquoi pas le contrat de gouvernement c'est quoi ? C'est ce nouvelle loi sur l'immigration par exemple dans ce contrat. Écoutez on a fait beaucoup sur l'immigration.

Je suis à la commission des lois, on en a eu des textes et notamment dans ces derniers mois à l'initiative, plusieurs propositions de loi à l'initiative notamment de nos amis et collègues républicains. Bon, il y a des sujets, je comprends, c'est une irritation des Français, mais je rejoins Jean-François Husson sur la priorité également demandé par les français et puis sur nous, notre priorité, comme l'a dit Hervé Marseille, c'est de faire efficacité et un budget. et un budget, c'est pas euh reprendre le budget, c'est pas une loi spéciale parce que la loi spéciale, elle est injuste.

C'est trouver un accord avec les différentes forces politiques du évidemment avec donc c'est l'écoute, c'est la méthode, c'est la rupture, c'est l'écoute, c'est le dialogue, c'est reprendre la feuille de route sur ces aspects comme je le disais, mais on partage effectivement cela maintenant depuis plus d'un an avec les républicains et bien avant, je le sais, au Sénat. Et justement la première mission de Sébastien Lecnu, c'est d'essayer de faire passer ce budget 2026 et pourquoi pas de ne pas avoir une non censure de la part des socialistes car mathématiquement les députés socialistes sont un groupe pivot dans l'Assemblée nationale. Yan Chantelle, à quelle condition les socialistes ne censureraient pas à Sébastien le Cornu ?

Concrètement, nous c'est très clair, comme je l'ai dit, on a mis un projet de budget sur la table et il y a des choses sur lesquelles on nous trangiserons pas. Déjà l'histoire du conclave, pourquoi pas ? Mais pourquoi ça a été un échec d'ailleurs le conclave ?

Tout simplement parce que le François Berou à l'époque dès le début du conclave a dit "Très bien, réunissez-vous mais vous ne remettez pas en question la réforme." Donc en fait, vous vous réunissez pour rien en quelque sorte et c'est ce qui est advenu. Et d'ailleurs le MEDEF s'est engouffré dans la brèche et n'a pas du tout été conciliant.

C'est le moins qu'on puisse dire. Donc ce qu'on souhaite c'est déjà une suspension de cette réforme parce que il y a une majorité au parlement qui est hostile. Ils ont même voté contre une résolution à la majorité.

Donc respectons le parlement. Il y a une majorité au parlement qui est contre. Donc ça sera une ligne rouge.

S'il n'y a pas de suspension de la réforme de retraite, ce sera censure. Et on peut discuter effectivement avec les parturs sociaux. Alors on peut discuter avec les partenaires sociaux pour justement voir quel type de réforme beaucoup plus juste qui pourrait être mise en place.

Mais il faut partir sur cette base là. Ensuite, il y a la taxation des plus riches. La taxe Zucman en fait partie.

Et d'ailleurs, c'est taxe Zmanit, ça c'est complètement faux. Inconstitutionnel de quoi ? De taxer 2 % des patrimoines, c'est inconstitutionnel.

Ce qui a été inconstitutionnel, c'est 70 % c'était Hollande, c'est pas 2 %. 2 % sera pas inconstitutionnel. Ce qui est inconstitutionnel, c'est le fait qu'il y a pas d'égalité fiscale.

Et ça c'est ça fait partie aussi de la déclaration des droits de l'homme et de la constitution. Et je dis ça d'autant plus que les Français majoritairement défendent cette taxe. 70 % dont l'électorat est l'air.

Ils sont 60 % à soutenir. Eux-mêmes se disent ça commence à faire beaucoup quand même pendant 8 ans ils se sont gavés. Ça a explosé.

La pauvreté 1 million de plus les plus riches des centaines de milliards de plus. On va retenir ces deux lignes rouges qui sont posées par Yann Chantel. C'est de demande des socialistes pour ne pas censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu à savoir suspension de la réforme des retraites et puis la taxe Zucman une éreaction de Jean-Françoison le rapporteur général du budget au Sénat.

Mais non mais la suspension de la réforme de retraite elle est juridiquement impossible. Elle est juridiquement impossible. Ça ne tient pas.

Bah parce que vous ne pouvez pas décider que vous n'appliquez pas. Ça veut dire que vous mettez fin à une loi. Il ferait voter une loi différente.

Ça donc ça très objectivement Non mais très objectivement c'est impossible. Et puis euh le sujet euh moi je vais vous dire, je je suis euh très à l'aise sur le sujet de ce qu'on doit faire pour améliorer, pour trouver davantage de justice fiscale. Je vais rappeler deux exemples.

Le Sénat s'est battu à l'initiative de mon prédécesseur Albic de Mongolfier et moi pendant un certain temps et on a abouti le 24 juillet pour enfin mettre fin à ce que j'ai appelé la FR en col blanc, c'est-à-dire celle qui est organisée par les banques qui fraudent au vu et au suus de tout le monde. Enfin pas tout à fait, c'est qui était masqué avec de l'ordre de 1 milliard et demi à 3 milliards par an. Voilà, ça c'est déjà des recettes qui ne seront plus perdues et sur le sujet, je dirais des de de des hausses de revenus de manière enfin très disproportionnée qui ne procède pas forcément de logique économique de développement d'entreprise où chacun trouve sa part.

Ben là, on va ouvrir. Il y a un débat qui est ouvert mais pas que d'aujourd'hui. Là, le débat est ouvert.

On va essayer de voir jusqu'où on peut aller, quel type de réponse peut être trouvé. Mais c'est pas la réponse à Taxman. La taxe Zukman vous la brandissez en vous disant ça parle mais c'est dommage parce que il y a un vrai sujet et vous le posez avec une mauvaise à la fois avec de mauvaises réponses.

Ouais. Yan Brosa. Yan Brosa, est-ce que vous entendez les arguments et ce que dit Jean-François Husson à savoir une négociation est possible avec nous la droite sur une hausse de fiscalité pour les plus aisés mais ce sera pas l'attaque Zucman.

Mais j'entends tout et et il y a pas pour nous de totem en la matière. La question c'est est-ce que l'effort fiscal doit peser d'abord sur le monde du travail et les plus modestes ou est-ce qu'il doit peser prioritairement sur les plus fortunés ? Pour nous la réponse est très claire.

C'est une question de justice fiscale et c'est d'ailleurs une question qui ne se pose pas uniquement au parlement mais qui est posée par la société elle-même y compris un mouvement comme les gilets jaunes posaient très fortement la question de la justice fiscale et il était très soutenu par la population. Mais je voulais revenir sur une idée. Les Français ne nous demandent pas de voter n'importe quel budget.

Moi, vous savez, je suis élu d'un arrondissement populaire à Paris. Je n'ai pas rencontré un seul habitant qui me disait "Vous avez eu tort de vous opposer au budget présenté par François Baïou. Les gens très majoritairement rejetaient ce budget parce qu'ils ont compris que c'était un budget profondément injuste." Donc le sujet c'est pas de voter n'importe quel budget.

Le sujet c'est de voter un budget qui permet d'améliorer la vie concrète de millions de nos concitoyens qui travaillent et qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois. Et donc pour nous, c'est très clair. Nous allons évidemment attendre que le premier ministre présente ses orientations.

Vous ne censurez pas automatiquement, vous les communistes. Heureusement conditionnons nous conditionnons cette censure ou pas à un certain nombre d'exigences de fonds. Pour moi, il y en a quatre.

La première, c'est de retirer tout ce qu'il y avait de toxique dans le budget présenté par François Baou, les de jours fériers travailler, le doublement des franchises médicales, par exemple, deuxièmement, une augmentation des salaires qui peut passer par une baisse de la CSG, troisièmement aller chercher du côté des hauts revenus et quatrièmement la remise en cause de la réforme des retraites. Très honnêtement, au vu de l'expérience qu'on a, au vu ça fait pas beaucoup de conditions, c'est ce que souhaite la majorité des Français. Et je suis quand même choqué de voir que depuis 1 an, on s'assoit sur le vote des Français.

On a dans notre pays un problème démocratique. On ne gouverne pas un pays contre une majorité de Français. Et s'il y a eu des censures, s'il y a eu rejet de la confiance pour François Bairou, c'est parce que les députés entendaient ce que disaient les habitants dans leur circonscription.

Ils ont voté et on n' pas tenu compte de leur vote. C'est ça qui doit changer. Alors Sébastien Lecnu va-t-il réussir également à éviter la censure du côté des députés du Rassemblement national ?

On va écouter sur ce point le patron du RN Jordan Bardella. C'était hier. Moi, je viens de dire une chose extrêmement simple.

Nous sommes à la tête du premier groupe à l'Assemblée nationale. Soit il y a rupture, soit il y aura censure. Nous avons toujours été fidèle à nos principes, celui de ne pas censurer a priori et d'écouter le discours de politique générale et d'écouter les orientations sans illusion qui sont celles du premier ministre nommé par le président de la République.

Je n'ai aucune illusion. Et pour évoquer les lignes rouges fixées par le Rassemblement national, nous sommes en duplexe avec Christopher Zourek, le sénateur RN du Pas de Calais. Bonjour monsieur Zurec.

Bonjour. Alors pour être très concret, question simple pour commencer, à quelles conditions le Rassemblement national ne censurera pas le gouvernement de Sébastien Lecnu ? Bah tout d'abord, comme l'a rappelé évidemment Jordan Bardel, on ne censure jamais a priori, on censure des politiques, on censure éventuellement un budget en supposant qu'on arrive jusque-l.

Euh simplement nos nos conditions ont toujours été claires, hein. C'est d'abord pas d'augmentation des impôts pour les Français qui travaillent de manière générale et pas d'atteinte à leurs droits fondamentaux. Donc typiquement rallonger la durée d'accès à la retraite, c'est évidemment impossible.

Nous, on on lutte toujours pour revenir à à 62 ans. Il est bien évident que si on est encore dans la grande austérité, c'est-à-dire en gros toujours chercher à à raboter sur les droits des Français plutôt que d'aller chercher les vraies pistes d'économie de l'État, ce sera évidemment sans doute la censure. Est-ce que vous demandez également des hausses d'impôts du coup pour les plus riches ?

Non, ils ont pas voté. Pas nécessairement. Donc simplement des baisses de dépenses publiques.

Non mais si vous voulez, on peut aussi concevoir en France qu'on a pas besoin d'appauvrir les riches pour enrichir les pauvres. On peut aussi considérer qu'on essaie de tirer tout le monde vers le haut, ce qui me semble de bonnes pratiques et de bonnes philosophie. Moi, je suis pas de ceux qui pensent qu'il faut absolument, si vous voulez, faire les poches des riches, pour enrichir les Français, je pense surtout qu'il faut rentrer dans un système beaucoup plus vertueux pour tout le monde.

Alors, sur la question de l'immigration, quelle est la ligne rouge du rassemblement nationale ? Est-ce que par exemple si le gouvernement de Sébastien Lecornu et bien proposait une restriction de l'aide médicale d'État qui permet de couvrir les soins des étrangers en situation irrégulière, est-ce que ça ce serait suffisant pour ne pas censurer son gouvernement ? Suffisant non parce qu'honnêtement sur l'ensemble des dépenses de l'État, l'AME reste symbolique mais relativement dérisoire en terme de volume.

Encore une fois, et là je tiens aussi à préciser notre position sur l'AME. Il ne s'agit pas d'une suppression en bloc et de manière nette. Il s'agit de la remplacer par une aide médicale d'urgence.

Dans un gouvernement géré par le RN, personne ne serait laissé à la rue euh j'allais dire en situation de danger de mort. Évidemment, simplement, on peut considérer que dans le package, les sénateurs les sénateurs LR proposent également cette aide médicale d'urgence. Il y a une convergence sur ce sujet en Oui, mais en supposant si vous voulez euh qu'on ait une vraie baisse de certains de certains soins.

Typiquement, il y a des soins de confort qui nous paraissent symboliquement hallucinants. Encore une fois, c'est pas ça qui va changer la France he mais il y a aussi des questions de symboles et des des des signes de justice à montrer à nos compatriotes. Alors Christopher Duc, on a entendu ces dernières années, ces derniers jours, pardon, Marine Le Pen et Jordan Bardella demander la dissolution de l'Assemblée nationale.

Est-ce que du coup et bien vous comprenez que on doute de la volonté du Rassemblement national de trouver des compromis avec le gouvernement de Sébastien Lecnu ? Bah la dissolution, elle intervient si on narrive pas à trouver de compromis par définition. Si on arrive évidemment à trouver des compromis, quand bien même ce serait pas la majorité des politiques qu'on défend.

Si ça peut sauver la France d'un point de vue institutionnel encore quelques mois, pourquoi pas ? Mais honnêtement, on est quand même aujourd'hui un peu vacciné. Euh François Bayerou devait être un premier ministre à l'écoute de tous parmi les moins sectaires.

Bon finalement il a retenu quasiment aucune de nos options et et en un an il y a pas eu vraiment d'évolution et aucun signal n'est passé ouvert si vous voulez. Donc a priori aujourd'hui on dit encore une fois si on veut que la France puisse euh y voir clair sur plusieurs mois et plus uniquement sur plusieurs semaines, faut évidemment une majorité très claire. On n pas cette majorité claire actuellement, ce qui fait qu'on aura fatalement des politiques de compromis et d'alliance.

Mais vous savez aussi bien que moi que la France est quand même pas très habitué à cette méthode. Est-ce que vous croyez dans un dialogue entre Sébastien Lecnu et votre camp, le Rassembl national alors que l'actuel le nouveau premier ministre a déjà rencontré cette année Marine Le Pen en privé pour échanger avec elle sur la situation du pays. D'ailleurs, ça lui a été reproché dans son propre camp.

Est-ce qu'il y a un canal de communication entre Sébastien Lecnueu et Marine Le Pen ? Non, mais il est évident que et ça me choque absolument pas que qu'un premier ministre en exercice et à rencontrer tous les chefs des grandes forces parlementaires, y compris celles qui sera avec lesquelles on n'est pas d'accord si vous voulez. Au bout d'un moment, c'est quand même la moindre des choses euh que de restaurer aussi un petit peu de dialogue entre les forces politiques.

Je pense aussi que c'est une question de signaux à envoyer à l'égard des électeurs de manière générale. On reste la force politique qui compte le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale si vous voulez, mais je comprends qu'il reçoivent l'intégralité aux politiques. Ça me choque pas.

Après encore une fois François Beou nous a beaucoup entendu, il nous a assez peu écouté. Merci beaucoup Christopher Zurec pour votre intervention. Je rappelle que vous êtes sénateur rassemblement national du Pas de Calais.

Une réaction Jean-François Husson, on entend le RN sur ce budget demander des baisses de dépenses publiques, également des mesures sur l'immigration, sur l'aide médicale d'État. Euh finalement euh ces demandes elles sont aussi faites euh par les Républicains. Ça veut dire qu' un accord un accord est possible avec le Socle commun et le Ren sur ce budget.

Il y a euh moi je regarde l'ffant de différence que ça. Mais je ben je regarde les faits hein. Je regarde ce qui est voté, ce qui n'est pas voté.

Euh l'absence euh parfois d'ailleurs parfois il vote des mesures mais pas que hein. La gauche aussi enfin faut le dire. Et puis parfois ils sont étonnamment absents.

On a l'impression que les solutions c'est des baisses de dépenses, on sait pas lesquelles. Pas d'augmentation d'impôts. Non non mais attendez, non non non.

La retraite à 60 ans. Non. Bah il faut dire la vérité, il faut tout dire posément.

Voilà, c'est pas Et la retraite c'est le vrai su aujourd'hui on a de moins les classes d'âge arrivent beaucoup moins nombreuses que celles qui quittent. Et donc le système il est voué à sa perte si on n'apporte pas de vraies solutions. Voilà.

Et le Rassemblement national sur ce sujet, pas d'avantage que la gauche n'en apporte. Donc il va falloir travailler, il va falloir modifier les choses. Pour être tout à fonède, je pense que ce sujet arrivera en pour 2027 et après.

Mais il y a un sujet je pense sur lequel on peut et on doit travailler, c'est celui de la pénibilité puisqu'il était quasiment arrivé dans le à la fin du conclave. Voilà. Donc justement et justement Yan Chantel, Sébastien Lecornu veut relancer en tout cas faire aboutir ce conclave sur la réforme des retraite entre les partenaires sociaux.

On le rappelle, il avait été lancé en janvier dernier par François Baou et puis là, il a achopé au printemps dernier notamment sur la question de la prise en compte de la pénibilité du travail. Yan Chantel, est-ce que si ce conclave aboutit au final que le patronat l'âche du l'est laisse sur la question de la pénibilité, ça pourrait être et bien une victoire pour le Parti socialiste ? Ben nous on pense pas à victoire en terme de parti politique.

La victoire c'est pour les Français et les Françaises justement qui se sont mobilisés qui sont encore mobilisés contre cette réform suffisant pour ne pas censurer Sébastien le corn. Non ça c'est pas c'est pas le sujet. Le sujet c'est déjà on va pas nous refaire comme la dernière fois essayer de gagner 6 mois avec un pseudo conclave dont on sait déjà sur quoi il déboucherait c'est-à-dire pratiquement rien.

Donc ça on a déjà donné on a déjà vu ce que ça a donné. S'il y a un périmètre c'est c'est l'exigence je vous le rappelle. Vous suspendez la réforme et là on peut discuter.

Donc c'est ça c'est ça. S'il y a une rupture par rupture bah qui qu'il y aille qui fasse la rupture en proposant ça. Et après j'ai entendu alors par contre ça c'est j'ai failli tomber de ma chaise le Rassemblement national dire quand même et il est un peu cohérent parce qu'ils ont voté contre l'attaque Zucman qui finalement ne propose aucune recette, ne propose pratiquement rien et clairement veulent épargner les plus riches, ceux qui ont le plus profité.

Donc les classes populaires qui votent pour eux euh soient bien avertis qu'en tout cas ils ne sont clairement pas dans leur camp. Ils ne le seront jamais puisque la plupart du temps, ils les montrent du doigt. Ils considèrent qu'il touchent trop d'aide sociale et on le voit à travers les positions de de ce parlementaire qui est assez pitoyable.

Alors après monsieur Hon, vous avez dit que nous on propose rien. C'est faux parce que ceux qui rééquilibrent les comptes qui sont sous les 3 % c'est quand nous gouvernons. Quand vous vous gouvernez c'est l'explosion des déficites et c'est la GABJ.

Donc on a pas de leçons à recevoir sur le et surtout on propose un projet qui n'est pas récessif parce que le problème de François Berrou c'est qu'il allait créer encore plus de déficit et encore plus de problèmes parce qu'il y avait la récession la récession. Nous, on est pour la diminution du déficit. On est 20, on propose même 20 milliards sur notre proposition, mais il faut en même temps une relance du pouvoir d'achat des classes populaires à travers une baisse de la CSG qui permettra justement de donner du pouvoir d'achat parce que la première revendication de nos compatriotes, c'est le pouvoir d'achat et ça il faut y répondre concrètement dans ce budget. une réaction sur la réforme de retraite et ce que demandent les socialistes.

Est-ce qu'une suspension de cette réforme de retraite pour pouvoir euh peut-être négocier euh plus tranquillement sur son amélioration, est-ce que ce serait acceptable du côté du compris, je l'ai dit que le premier ministre voulait reprendre la méthode qui a été mise en place par le conclave. J'ai compris dans votre première intervention que vous y aviez été favorable. J'ai compris que les socialistes étaient favorables.

Donc maintenant, qu'est-ce que c'est le conclave ? C'était trouver un accord effectivement de financement mais pas que. Il y avait les partenaires sociaux, il y avait la question du figurinancement, mais il y avait aussi la question de la méthode et de la gouvernance de de la question des retraites.

Et ça c'est aussi un grand changement, c'est faire confiance aux partenaires sociaux comme dans le privé qui chaque année se mettrai d'accord sur les objectifs de financement de ces retraites compte tenu justement de la question démographique et la question du réel. Je parle, on parle réalité, on est dans le réel he pas comme le RN. Ils sont plus dans le réel.

Là, on a compris, il y a pas de proposition et on est dans l'irréel et dans l'impostion. Mais suspendre l'application de cette réforme pour pouvoir négocier, est-ce que c'est acceptable selon vous ? La question était que le conclave s'était mis d'accord et avancé sur le projet actuel du gouvernement avec des objectifs qui étaient de trouver et que les partenaires sociaux, c'est-à-dire principalement les a entendus, les principaux syndicats et le les employeurs, le le MEDEF ou la CGPME se mettent d'accord sur ces objectifs de financement compte tenu des contraintes liées effectivement à l'état de nos finances publiques Évidemment, puisque les on sait très bien que les retraites pèsent énormément dans le déficit public.

Donc là, il y avait une vraie question et il y a la question de la gouvernance. Je souhaite et nous souhaitons, nous les centristes et c'est ce que je pense François Baïou aura dit à son successeur Sébastien Lecnu que nous reprenions. J'ai cru comprendre que le premier ministre souhaitait.

C'est quand même sur ce sujet, j'ai compris. Vous avez suffisamment de contact avec un certain nombre d'organisations syndicales pour pouvoir vous remettre autour de la table. Soyez un peu responsable.

Moi, je me demande une chose simplement, je me demande juste une chose, c'est avec qui on discute au Parti socialiste, avec qui on discute avec Patrick Caner, votre président qui fait euh justement des efforts d'écoute, de responsabilité, qui a un discours responsable ou avec Philippe Brun, euh député de Vernon, euh je le rappelle député dans la circonscription de Sébastien Lecornouille avec qui on discute, avec qui on parle aussi au Parti socialistes pour avancer ensemble. pour se mettre d'accord sur les objectifs et puis il les mêmes propositions que je viens d'exposer sur vous avez entendu Hervé Marseille sur la question de la contribution des haut revenus je rappelle quand même que depuis 2023 nous avons voté à chaque budget une contribution des hauts revenus qu'elle elle été proposée d'être prolongée. Il faut peut-être revoir les choses comme l'a dit très bien Herv Marseille tout en étant raisonnable sur la question justement de l'appareil productif et de la production en France.

Donc ça c'est un équilibre qu'on doit trouver et des propositions seront sur la table de la part de de l'Union centriste notamment sur ce sujet. Yan Brosa une réaction sur cette réforme des retraites si Sébastien Lecnu réussissait à faire aboutir enfin euh ce conclave euh sur cette réforme avec donc une amélioration des pensions de retraite des femmes, une meilleure prise en compte de la pénibilité également une trajectoire d'équilibre du régime général des retraites d'ici à 2030 ce qui et bien faisait consensus quasiment entre les partenaires sociaux qui étaient restés autour de la table. Est-ce que ce serait acceptable ?

Est-ce que ce serait une avancée pour la gauche ? On va nous faire le coup. Combien de fois je veux dire le le on a déjà eu un premier ministre qui nous a fait croire qu'il allait lancer un grand conclave sur les retraites et qui nous expliquait que par conséquent il ne fallait pas le censurer.

C'est quoi un conclave ? C'est une réunion. Bon donc on va nous expliquer à nous qu'il faut pas censurer Sébastien Lecornu alors même que sa nomination est hallucinante au regard de sa proximité avec le président de la République et au regard du résultat des dernières élections législatives et en échange, on a la promesse d'une réunion.

Enfin, excusez-moi, on n'est pas obligé d'être complètement naïf et complètement oublieux de ce qu'on a connu ces derniers mois. Euh donc en l'occurrence euh les Français à chaque fois qu'ils ont eu la possibilité de le faire dans la rue lors de gigantesques manifestation dans les urnes lors des dernières élections législatives ont majoritairement voté pour des partis qui s'engagaient à abroger la réforme des retraites. Donc moi, je veux bien qu'on nous ressorte à de noséames les mêmes arguments, à savoir que comme on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps que nos voisins européens ont une retraite plus tardive que la nôtre.

Mais ces arguments n'ont pas convaincu les Français. Donc on a un sujet démocratique dans notre pays. On ne peut pas gouverner un pays contre son peuple.

Or, c'est exactement ce à quoi nous assistons depuis des mois et c'est ce qui est à l'origine de la crise politique dans laquelle nous sommes. Donc s'il n'y a pas de remise en cause de la réforme des retraites, il y aura inévitablement censure. Isabelle Foren une majorité de Français contre cette réforme des retraites.

Est-ce que finalement l'application de cette réforme ce n'est pas l'une des causes de la crise politique actuelle qu'on connaît ? défiance démocratique qui existe dans notre pays. Moi je pense pas la la question de la confiance dans notre démocratie, malheureusement, c'est une question qui est très ancienne et chacun peut des responsables politiques et des partis doit faire là-dessus comment être responsable et en tirer des conséquences.

Mais il y a du travail là-dessus. la réforme des retraites qu'elle n'ait pas été conduite en tout cas à l'époque notre parti le modèem avait fait des propositions qui n'avaient pas été forcément entendue et reprise que qu'un certain nombre de choses et c'est et c'est ce qu'a voulu je pense corriger François Bairou c'était justement la question de la gouvernance la question de changement de méthode de prise de décision et de confier aux partenaires sociaux je le redis la gestion des de la retraite comme cétait fait comme c'est fait depuis des années à l'équilibre dans le privé. Donc ça dessus on partage, on a partagé avec nos collègues sénateurs.

Je n'étais pas au Sénat à l'époque mais les discussions ont été je pense constructives et intéressantes. On a abouti à ce vote qui n'est pas été forcément complètement compris, partagé par une partie de la gauche me semble quand même assez compréhensible. les débats étaient sur certaines lignes différents mais ni la question du réel il 493 par il pas de vot la réalité qui fait que effectivement l'ensemble des pays européens se sont mis d'accord souvent grâce à la proportionnelle je rappelle parce que je vais pas faire mon discours mon coupl sur la proportionnelle mais la proportionnelle ça permet quand même dans un certain nombre de pays européens si vous regardez justement des contrats de gouvernance, justement des consensus et justement au pays d'avancé.

Je prends l'exemple de l'Allemagne, on peut prendre l'exemple d'autres pays qui quand même sur ces sujets ces dernières années se sont mis d'accord pour trouver les équilibres. Vous avez raison. Sur la question de la pénibilité, il serait intéressant justement de reprendre la la discussion et justement que le MEDF accepte aussi de faire un part sur ce sujet.

Eff. Alors, cette crise politique actuelle se déroule dans un contexte social tendu et on va revenir sur la première journée hier de mobilisation du mouvement bloquou. 200000 personnes étaient rassemblées dans tout le pays avec 596 rassemblements, 253 blocages, 549 mises en garde à vue, également 34 membres des forces de l'ordre qui ont été blessés.

Il y a eu des tensions dans ces rassemblements, notamment dans certaines grandes villes de France. Alors, est-ce que cette première journée de Bloconto était un succès ? On va écouter l'analyse assez sévère du président du Sénat, Gérard Archer.

Dans le slogan, il y avait tout. Nous bloquons tout. Il y avait tout.

C'est un échec. C'est un échec. Il éme et une récupération par l'ultra gauche et une forme de confiscation d'une inquiétude que je peux entendre que je vois.

Me croyez pas, j'allais dire enfermé dans le palais du Luxembourg, loin de là. Jean-Françoison, 200000 personnes dans la rue, c'est un échec ? Non, c'est bloquons tout qui est un échec.

Et je pense moi je le dis je comme le préarch je vois, j'entends, je regarde, on sent bien et depuis un certain temps, c'est pas d'hier, c'est déjà plutôt d'avant-hier, on sent bien ce délitement, cette perte de confiance qui est à tous les étages à des niveaux différents. et le bloquons tout. Je le dis aux français qui pensent que c'est la solution.

Je crois que c'est, on l'a dit les uns les autres, c'est construire le dialogue, sûrement le construire différemment des canons d'hier, mais je le redis pour qu'une société comme la note une démocratie tienne. Il y a une démocratie qui est parlementaire, il y a une démocratie d'élus locaux, il y a une démocratie sociale avec les partenaires sociaux. Il faut remettre aussi les partenaires sociaux parce que c'est eux qui bénéficient de la confiance de celles et ceux qui les ont élus.

Donc à tous les niveaux. Et puis il faut savoir aussi écouter parce que ce qui n'existait pas il y a une vingtaine d'années, c'est j'ai envie de dire parfois ce qu'on appelle ces fich réseaux sociaux qui viennent qui envahissent. Il y a des fake news, il y a beaucoup dit les partenaires sociaux mais les syndicats, ils sont également en colère.

Ils organisent la semaine prochaine une journée de mobilisation dans cette colère sociale. Mais je mais cette colère, je l'entends, il y a des ferments que je comprends, je le redis, on n'amène pas forcément les mêmes éléments de réponse mais c'est bien en la démocratie sociale là il va y avoir un encadrement par les syndicats, mais je souhaite que cet encadrement permette d'avoir une France, celle qui n'est pas d'accord, qui va défiler, qui va le faire entendre. Mais on a enfin c'est aussi comme ça que les lignes peuvent et parfois doivent bouger.

Donc c'est cette France c'est cette je pense cette France qui accepte je dirais le cadre de notre démocratie. Yan Bross vous avez défilé hier. Qu'est-ce que vous répondez au président du Sénat qui dit voilà bloquons tout ça a été un échec.

J'entends ce qu'il dit. Donc vous savez moi j'étais hier sur deux piquets de grève à l'hôpital Trousseau et à l'hôpital Tenon à Paris dans dans ma ville dans mon département. J'ai pas eu le sentiment d'avoir affaire à l'ultra gauche.

J'ai eu affaire à des salariés, des soignants qui d'abord gagnent des sala extrêmement bas et qui par ailleurs et c'est peut-être ce qui est le plus préoccupant estime qu'ils n'arrivent plus à faire correctement leur travail et c'est ce qui sans doute les fait le plus souffrir. C'est pas l'ultra gauche ça. C'est c'est des gens qui veulent travailler, bien faire leur travail, prendre soin des malades qu'ils accueillent à l'hôpital public.

C'est ça le sujet. Et donc vous avez dans notre pays un grand mécontentement et puis euh quand même on signe des pétitions, on n'est pas entendu, on vote et on n'est pas entendu. Et donc qu'est-ce qu'on a comme possibilité pour peser sur les choix de notre pays ?

Ben c'est notamment les manifestations. Et moi je souhaite que le 18, à l'appel de l'intersyndical, soit une grande journée de mobilisation pour peser sur les choix gouvernementaux. Et je suis convaincu que plus cette mobilisation sera massive, plus elle sera rassembleuse, plus il y aura la possibilité malgré tout et malgré toute la mauvaise volonté du président de la République que les politiques dans notre pays changent et aillent dans le sens de la grande majorité des gens qui veulent plus de justice sociale.

Mais Chanelle, on le voit hier, le pays n'a pas été bloqué. Ça veut dire que l'objectif de ce mouvement, de ce nouveau mouvement n'a pas été atteint. Alors après, moi j'ai trouvé que le président l'archer avait un peu un mépris pour le mouvement social.

Il faut faire très attention. On ne maîtrise pas des gens justement comme l'a très bien dit Yann Brossa, des gens qui souffrent. C'est un mouvement finalement de précaire et et pour lesquels il faut une réponse politique forte et pas juste la politique de la matraque n'a jamais répondu à des mouvements sociaux.

Ce qu'il faut, c'est une réponse politique et sociale. Et effectivement, je pense qu'il y a une désespérance parce que ils ne se sentent pas entendus. il voient que on met toujours les mêmes, c'est toujours la même politique, les têtes changent mais c'est la même politique et qu'il y a pas de réponse politique à ces problèmes.

C'est pour ça que quand j'ai dit que le budget doit être une opportunité à répondre, il faut l'utiliser parce que dans les propositions qu'on fait, il y a des propositions pour le pouvoir d'achat pour justement ces travailleurs précaires et les plus pauvres qui représentent environ 900 € par an, 1500 € alors que des fois on est à 10 € 20 € à la fin du mois. Donc ça c'est très clair, c'est pragmatique, c'est immédiat. Est-ce que ça va être pris en compte ?

Nous on fera tout pour. Mais ça c'est une réponse politique et sociale à ce qui est dans le pays et qui va ne faire que se renforcer puisque effectivement le 18 nous on espère justement on appelle parce que ce gouvernement ne il faut lui faire aussi pression. Le peuple doit pression.

C'est une expression démocratique de faire de se mobiliser, de faire la grève. Et d'ailleurs, c'est un coup de faire la grève, hein. C'est un coût pour les les travailleurs.

Et il faut se mobiliser effectivement parce que même nous, on a besoin de la mobilisation de la population. Si vous voulez que votre pouvoir d'achat et que ce budget injuste qui avait été précédemment proposé soit inversé et qu'on puisse aller vers plus de pouvoirs d'achat et la taxation du plurif, ce que souhaite une majorité de la population, il faut vous mobiliser parce que ça fait partie aussi des moyens de pression vis-à-vis de ce gouvernement minoritaire. On tiens d'ailleurs qu'en pensent les centristes de cette proposition socialiste de gain de pouvoir d'achat de 900 € par an pour les travailleurs précaires via une baisse de CSG.

Ça peut être une réponse à cette précarité, à cette colère sociale qui s'incarne notamment dans ce mouvement. Je pense pas que ça soit malheureusement aussi simple que ça et que oui, il y a un problème sur la question des salaires. Oui, on le reconnaît.

Je pense qu'on est un certain nombre à être responsable et à se dire que le coût des charges, faire peser sur le travail énormément de charges, ça c'est une réalité. C'est connu par les salariés, par les chefs d'entreprise. Est-ce que c'est partagé ?

Est-ce qu'on peut mettre le sujet autour de la table, en discuter posément chacun en en en homme ? Parce que vous dites les Français, ils nous demandent des tas de choses, je suis d'accord. les Français ont des revendications, ce qui manifestent en tout cas ils ont des manifest ils ont des revendications mais ils ont aussi une attente que je lis à travers un certain nombre de songages et et une déception par rapport à la classe politique que nous représentons, c'est qu'on narrive pas à s'entendre, qu'on arrive pas à se mettre d'accord aussi pour de l'apaisement et pour avancer ensemble à trouver des solutions ensemble.

Et ça, je pense, on revient à ce qu'on disait au début, partager euh des constats. Je pense qu'on est un certain nombre ici à se dire qu'en France, il y a quand même un problème sur la fiche de salaire, sur les sur les salaires qui a un problème de charge. Bah alors, la question derrière, c'est comment on finance notre protection sociale, comment on apporte un accès à l'hôpital public, comment on finance, comment on finance nos soins ?

Comment on finance la santé ? Comment on finance les retraites ? Mais posons la question de façon plus globale, les centristes ont régulièrement apporté ou donc demander cette conférence sociale qu'à un moment on se remette aussi à autour de la table sur les grands principes et François Bairou l'a bien redit dans ces propositions qui n'étaient pas un budget qui étaient des propositions en juillet.

Les choses n'ont peut-être pas été suffisamment dites. Le le le la présentation n'a pas été suffisamment partagée. Sûrement, il faut reconnaître ces erreurs là-dessus.

Mais en tout cas, le constat était l'appareil productif. Comment trouver un équilibre entre une protection sociale que nous avons et que nous souhaitons garder qui est un plus en France, en tout cas dans notre pays et un système à l'équilibre entre le déficit public et un appareil de production qu'on doit préserver et qu'il faut renforcer pour que notre pays puisse continuer à courir dans la cour des grands parce que j'estime que là la question du déficit c'est pourquoi ? C'est pas qu'on décroche.

La réalité elle est là. L'équation n'est pas simp est-ce que vous pensez qu'un accord, un compromis est possible entre toutes les forces politique pour que le travail paye mieux sans forcément casser la croissance et la compétitivité des entreprises et tout en redressant les finances publiques ? Mais moi, je ne crois pas à un consensus magique.

Je pense que dans la société, il y a des intérêts contradictoires et que les forces politiques représentent aussi les différents intérêts qui existent dans la société elle-même. Après, nous nous faisons un certain nombre de propositions qui ne sont pas des des obsessions de la gauche, mais qui sont des obsessions des Français en matière de salaire, en matière de réforme des retraites, en matière de justice fiscale. Je je l'ai dit tout à l'heure, soit le Premier ministre les entend et il a l'attitude, il a la lattitude d'avancer sur ces sujets malgré toute la mauvaise volonté du président de la République et à ce moment-là, il pourra survivre.

Soit ça n'est pas le cas, il y aura une censure et il y aura inévitablement un retour aux urnes. Et en tout cas, pour ce qui nous concerne à gauche, nous ne craignons pas un retour aux urnes. Ça ne veut pas dire que nous nous levons tous les matins en appelant à la dissolution, mais s'il faut revenir vers les Français et aller vers une nouvelle élection législative, nous n'en avons pas peur.

Je m'adresse au rapporteur général du budget au Sénat Jean-François Duon. comment on finance d'éventuels gains de pouvoir d'achat pour les travailleurs précaires. Ça fait partie des revendications de ce mouvement Blanconau.

Mais c'est une d'abord c'est une grande difficulté et c'est une difficulté parce qu'il faut on est aujourd'hui dans des avec des comptes publics notamment nos comptes sociaux grandement déséquilibrés. Ça vient d'être rappelé. Je vais pas puisque je partage en totalité ce que ce qui vient d'être dit.

La difficulté, si vous voulez, c'est que il faut pouvoir séquencer les choses et je pense qu'il y a des réformes qui sont difficiles à conduire au regard de la composition du Parlement aujourd'hui et notamment de la composition de l'Assemblée nationale. Et donc ce que je comprends et ce qu'on me dit quand même et ce que j'interprète donc par rapport à tout ça, c'est qu'il y a une demande de stabilité. Je l'ai dit au début, je veux le redire à cet instant.

Lorsqu'il y a eu la change rien sur les charges, les cotisations des entreprises, c'est pas on change rien. Il y a il y a du travail à faire mais il faut regarder ce qui est possible et parfois il vaut mieux un petit peu qui est un début que de vouloir beaucoup et que ça échoue. Et quand vous regardez bien l'an passé, pourquoi on a obtenu un budget ?

Parce que moi je l'ai j'ai l'ai vu au moment des vœux. On nous a dit "Donnez-nous un budget, vous êtes pas là, ça suffit, vous êtes toujours en train de vous chamailler, on a autre chose à faire." Mais je dis "Écoutez, vous avez élu une assemblée très disparate et ben vous n'avez qu'à vous entendre." C'est ce qu'on vous demande.

Mais c'est quand même étonnant mais les deux jours de la commission mixe paritaire ont été d'un calme et d'une un esprit un état d'esprit constructif. Regardez le résultat. Donc en fait, il y a il y a une espèce de contradiction.

On inspire à beaucoup mais on demande aussi des décisions, de la stabilité de ne pas semer de l'inquiétude. Il faut aujourd'hui euh redonner des perspectives et des des perspectives avec de la lumière. Voilà, c'est peut-être peut-être une des difficultés, c'était d'avoir dit beaucoup qu'il y avait un gap, un fossé.

Voilà, c'est c'était difficile et on va y arriver he c'est ce que dit Sébastien, le nouveau premier ministre. Merci, merci à tous les quatre euh d'avoir participé à cette émission. Une émission euh qui continue hein dans la suite de ce programme.

On va continuer à parler de cette crise sociale, de cette crise politique. Mais d'abord on va retourner dans la salle des conférences du Sénat avec euh Steve Jourdin euh qui est avec Alexandre Weiy, le sénateur socialiste du département de Loise. Avec Alexandre Weizy.

Oui, bonjour. Vous êtes vous socialistes, les les nouvelles stars en quelque sorte de ces consultations engagées par Sébastien Sébastien Lecornu, nouveau premier ministre. Tout le monde attend de savoir si oui ou non vous allez toper pour un éventuel contrat de gouvernement.

Contrat de gouvernement qui a été évoqué par Gérard Archer ce matin. Est-ce que déjà sur le principe l'idée d'un contrat de gouvernement de contrat de gouvernement pourrait bah vous convenir à vous socialiste ? Mais attendez, reprenons les choses dans l'ordre.

D'abord, la première chose que nous avons dit, c'est que nous ne participerions jamais à un gouvernement le corps nu. Le Parti socialiste l'a dit dès la nomination du Premier ministre en disant qu'il était tout à fait hors de propos, hors de question pour nous de participer à cela. Pourquoi ?

Parce que quand même, si on revient sur ce qui s'est passé, le président de la République a décidé de nommer le macronisme chimiquement pur à Matignon, une sorte de clô, une sorte de de d'enfants préférés. Enfin bref, il s'est mis dans la situation. Ça, on a compris que pas de participation au gouvernement, mais est-ce que soutien un éventuel gouvernement pourrait convenir au socialistes si certaines choses sont négociées ?

Mais alors, on ne sera jamais dans le soutien au gouvernement. C'est absolument pas ça notre ligne et j'espère que vous l'avez compris. Nous nous proposions un autre chemin.

Donc nous proposions un chemin qui était un contrebudget de justice sociale, de justice fiscale qui permettait aussi la relance de l'investissement et de redonner aussi un peu de pouvoir d'achat aux classe moyenne de ce pays. Donc maintenant nous vous savez on n'est pas en train de négocier quoi que ce soit. On attend de voir ce qui va nous être dit sur nos propositions.

Aujourd'hui vous dites il y a aucune négociation entre les socialistes et Sébastien Lec aujourd'hui à l'heure où je vous parle il n'y a aucune négociation. Nous avons nous attendons nous le la date de le disons l'entretien qui nous a été proposé. Nous irons par courtoisie républicaine et pour aussi redire ce qu'est notre contrebudget.

Mais ce que nous attendons c'est de savoir qu'est-ce que le premier ministre pense du contrebudgetiste puisque la politique qui était proposée par monsieur Berérou, elle a été balayée. Ce qui est sur la table, la seule chose qui est sur la table aujourd'hui c'est le contrebudget des socialistes. Donc j'attends de savoir si la question elle est pas à posée à nous.

La question, elle est posée, elle a posée à au premier ministre de lui dire quel pas euh va-t-il faire dans votre dire ? Quel qu'est-ce que vous pensez du contrebudget des socialistes ? Est-ce que c'est ça votre base de travail, ça devrait pas le faire visiblement, mais une taxation sur les plus hauts revenus, ça pourrait convenir.

On peut trouver un compromis euh entre socialiste et Sébastien Lecordnou et le socle commun autour d'une augmentation des de la fiscalité. Là, vous êtes rentré dans une forme dans une l'idée d'un marchandage. Nous, on ne rentre même pas là-dedans.

Aujourd'hui, on considère que le président de la République a mis le pays en risque politique, en risque social, en risque institutionnel en faisant choix de nommer l'un de ses fidèles. Donc maintenant, nous ce qu'on attend, c'est de savoir ce qu'ils pensent de nos propositions et une fois qu'il se sera exprimé là-dessus, nous prendrons nos responsabilités. Et vous savez au Paris socialistes en ce moment on prépare aussi la dissolution parce que évidemment compte tenu du choix qui est fait de donner l'impression qu'il y a aucun changement de politique qui est envisagé évidemment que c'est un scénario qui est plus que jamais sur la table.

Sébastien Lecornu, ce sera ma dernière question, a utilisé le mot hier de rupture. Qu'est-ce que vous entendez vous par le mot rupture notamment en ce qui concerne le budget ? Vous savez le mot rupture pour nous dans le budget c'est notre contrebudget.

Voilà, on l'a exprimé, c'est-à-dire en effet une fiscalité qui pèse non pas sur la France qui travaille pour ceux qui bossent, mais sur les haut patrimoine et sur la rente. C'est aussi l'idée de dire on rend du pouvoir d'achat à ceux qui n'y arrivent plus, c'est-à-dire les gens, jusqu'à 1920 € de salaire. Vous savez qu'on propose 900 € pour quelqu'un qui est au SMIC, une maman solo par exemple qui est au SMIC en plus par an grâce à une mesure de baisse de la CSG.

On propose des investissements et de réduire plus doucement le déficit public. Donc écoutez, attendons de voir si voilà les propositions, c'est apprendre à attendons de voir si Sébastien Le Cornu a la même vision que nous de la rupture. Voilà, attendons de voir cela et c'est ce qu'on attend maintenant.

On va suivre ça. Merci beaucoup Alexandre d'avoir répondu à mes questions. Merci beaucoup.

Merci beaucoup Steve pour cette interview du sénateur socialiste Alexandre Weizy. Alors on poursuit cette émission, on va analyser la crise politique actuelle et cette nouvelle méthode de Sébastien Lecnu va-t-il réussir à éviter une censure et à faire passer le budget 2026 et avec quel compromis avec les les oppositions ? Et puis on va également parler de la crise sociale sur ce plateau.

J'accueille Pablo Piovien. Bonjour. Vous êtes rédacteur en chef de la revue Regard.

J'accueille également Beréranger Bonte, vous êtes journaliste politique. Bonjour. Et puis euh Jean- Garic, bonjour à vous également.

Vous êtes historien, spécialiste histoire politique et vous venez de publier le livre intitulé Les avocats de la République aux éditions Odil Jacob. Alors avant de parler de la crise politique, on va parler du bilan de la première journée de mobilisation du mouvement Blocou. 200000 personnes étaient dans la rue avec des tensions dans les grandes villes.

On va écouter le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot qui faisait le bilan de cette journée. D'abord peut-être la mise en échec de celles et ceux qui voulaient bloquer le pays. Et bien nous avons précisément mise en échec cette stratégie et les bloqueurs n'ont pas bloqué la France.

Il y a eu de très très nombreuses tentatives euh des tentatives qui ont parfois été violentes. Il y a une forme de confiscation, de détournement de cette mobilisation. Euh il y a des compatriotes qui ont une colère, des fins de mois difficiles qui peuvent légitimement exprimer.

Mais on voit bien que il y a eu ce détournement notamment par la mouvance d'extrême gauche euh et d'ultra gauche. Pablo Pier Vivien, est-ce que cette première journée de Bloconto et bien c'était un échec du point de vue de l'objectif de bloquer le pays ? C'est ce que dit Bruno Rota.

Alors bon, donner la parole à Bruno Rotaillot pour résumer la journée du 10 septembre. Je suis pas sûr que ça soit ce qu'il y avait de plus de plus opportun. Non, l'objectif effectivement c'était était très haut.

C'était bloquons tout. On a même entendu aussi grève générale, il y a pas eu de grève générale. Le pays n'a pas été bloqué à coup certain.

En revanche, ce qui s'est passé hier et le symptôme de ce que je trouve que Alain Duamel a très justement dit dans une interview au monde, c'est d'une crise qui est très très profonde, une crise du politique mais qui va très profondément dans notre démocratie. C'est une crise économique et cetera à laquelle se raccroche énormément de choses. Il y a une crise institutionnelle, on le voit bien, il y a un gros problème de rapport entre le législatif et l'exécutif qui arrive plus à s'entendre.

On a le le choix d'un d'un premier ministre que personne ne comprend très bien, qui est issu d'un cincle commun qui fait que se rabourir, qui se réduit comme pot de comme pot de chagrin et qui ressemble plus à grand-chose. On se demande pourquoi le un des chefs de l'exécutif, c'estàdire le président de la de la République, a fait ce choix-là. Il y a une crise économique avec cette dette que tout le monde s'accorde à dire est très problématique et il y a une crise sociale et une crise démocratique.

C'estàd des gens qui disent "Mais nous en fait on a envie de participer, on a envie de nous écouter, on a envie de pouvoir avoir un un horizon et tout ça tout ça fait que je pense que ce qui s'est passé hier parce que c'est aussi rattaché à plein d'autres choses. Il y a des mouvements dans les partis politiques, il y a des mouvements dans les dans ce que j'appelle la société organisée, c'est-à-dire à la fois les associations mais aussi les syndicats. Je pense notamment à la journée du 18 septembre qui va arriver.

Tout ça en fait, ça fait une mayonnaise, une une béchamelle, je sais pas, un chauderon à mon avis qui peut qui qui dit quelque chose de de très important qui est en train de se passer. Et maintenant, il va falloir que nos responsables politiques, tous, autant qu'ils soit, prennent acte de ce qui s'est passé, prennent acte de ce qui se passe et de ce qui va se passer pour faire une proposition politique. Et aujourd'hui, elle peine un peu à s'élaborer.

Et en tout cas, si on écoute Bruno Rotaillot autour de cette première journée de Bloonto, selon lui, c'est un mouvement qui est confisqué, piloté par l'ultra gauche, piloté également par la France insoumise qui voudrait selon lui le chaos dans le pays. Ce discours, c'est une manière de minimiser le mouvement pour le ministre de l'intérieur. c'est vous m'enlevez les mots de la bouche.

C'est évidemment très pratique de présenter ça de cette façon. Il a sans doute pas complètement tort dans le sens où même j'entendais ce matin Philippe Brun par exemple député PS de l'heure qui qui disait que dans son secteur en Normandie là où les gilets jaunes je le démarrage des gilets jaunes avait été très fort tout de suite pour l'instant ça n'a pas pris. C'est c'est un début de mouvement et c'est toujours difficile de de savoir avant ce qu'il va ce qu'il va devenir.

Mais mais il y a quand même voilà et et lui-même disait d'ailleurs Philippe Brun on va rentrer on va rentrer dans la dans la dans les guerres intestines de la gauche mais que que c'est aussi parce que il a sans doute été trop récupéré pour l'instant ce ce mouvement. En tout cas ça a été perçu comme tel en zone rurale ce qui est pas le cas en ville. maintenant 200000 personnes, c'est peut-être même plus en c'était assez marrant d'ors de voir qu'on a retrouvé j'ai vu des Marseille 8000 8000 participants selon les selon la police 80000 selon les organisateurs.

Donc on a toujours cet éternel problème des chiffres. Alors au global on était 200000 selon la police, 250000 selon la CGT. Voilà, on on est déjà plus plus loin, mais quand même euh et il y a des slogans, je suis assez d'accord avec ce qui vient d'être dit, quoi.

Il y a des slogans qu'il va falloir entendre et il y a un slogan autour de de la crise démocratique, autour du fait de nommer un premier ministre qui ne correspond pas au vote des Français qui est quand même un vrai sujet. Jean-Garry, pour l'instant, on n'a pas l'impression que le cercle commun entend cette colère sociale et c'est slogan. Ce serait difficile de pas l'entendre.

C'est c'est à mon sens, je l'ai dit je dis plusieurs semaines, la crise démocratique la plus grave que on est connu non seulement sous la 5e République mais je pense depuis la naissance de la République en France. Est-ce qu'Emmanuel Macron l'entend ? Le la question est pas qu'il ne l'entende pas, la question est qu'il soi capable de bouger et qu'il soit capable d'avoir une conception euh euh plus je dirais parlementaire, en tout cas plus conforme à l'esprit initial des institutions de la 5e République que la manière dont il l'a pratiqué depuis depuis qu'il est au pouvoir en 2017.

Parce que le au fond le et à droite et à gauche qu'il avait promis ne l'a jamais réalisé. le et à droite et à gauche. Ça voudrait ça aurait voulu dire que à l'instar d'autres grands pays et d'autres grandes démocraties européennes, on s'adresse aux groupes parlementaires de droite, de gauche et du centre et on essaie de travailler ensemble un petit peu comme la l'a proposé mais de manière anachronique enfin pas au bon moment euh Gabriel Atal.

Et euh je pense qu'aujourd'hui dans la situation actuelle dans en absence de majorité euh et en présence de trois blocs qui à mon sens sont trois blocs euh susceptibles de durer parce que ça correspond à trois Frances socioc-culturelles. Je pense que c'est trois Frances qui qui qui même iront plus loin qu'une éventuelle dissolution ou même qu'une qu'une que la prochaine élection présidentielle. C'est une hypothèse.

En tout cas, je pense que en présence de cette situation, il faut absolument que le président de la République ne se comporte plus comme un président de la République classique de la 5e République qui nomme comme comme il le sent et et à son gré un un premier ministre, mais qui nomme quelqu'un qui soit capable justement de lancer cette négociation sur des programmes qui permettraient à tout le moins de réunir sur des quelques idées quelques idées fortes notamment concernant le le pouvoir d'achat, concernant les services publics, concernant éventuellement la taxation des des ultra riches. Je pense qu'il y a qu'il y a du grain à moudre. Alors évidemment euh il a déjà choisi le corps nu hein, pour information.

Non mais je je suis bien d'accord je suis bien d'accord avec vous et que on voit très bien que là on penche très clairement vers le la droite du du socle commun. Mais je répète euh en regardant en essayant de regarder à plus long terme pour sortir de la crise, parce que c'est pas en disant euh euh on va nous mettre un un un un premier ministre socialiste qui va être renversé dans 3 semaines par une motion de censure, qu'on va résoudre la situation. Je pense que si on naaprend pas à euh travailler différemment à l'intérieur de la 5e République, à moins alors de passer à une autre un autre type de République comme le demande Jean-Luc Mélenchon, on n'y arrivera pas.

Justement, on va parler de la nouvelle méthode de gouvernement qui est en tout cas affichée par le nouveau Premier ministre Sébastien Lecnu. On va l'écouter. C'était hier lors de la passation de pouvoir avec François Baot.

Falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. J'aurais l'occasion d'y revenir. On vient d'en parler très longuement tous les deux.

Mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode des ruptures aussi sur le fond. Pablo Piovévient. Alors, je vais quand même poser la question même si j'imagine un peu la réponse.

Est-ce que vous croyez à cette rupture incarnée par Sébastien Lecue ? Le problème c'est que des hommes et des femmes politiques qui arrivent en disant "J'ai changé, je vous promets la rupture, je sais pas quoi." Bon ben le plus souvent, ben il y a absolument aucune rupture et ils ont absolument pas changé.

Euh les promesses ne valent que pour ceux qui ont envie d'y croire. Et le problème aussi c'est que le à la fois Michel Barniier Premier ministre et à la fois François Berou premier ministre était arrivé avec à peu près le même type de discours en disant "Non mais attendez, moi je vais gouverner différemment. Je sais très bien qu'il y a une tripartition de l'espace politique à l'intérieur de l'Assemblée nationale.

Moi François Berou, je suis un homme de dialogue, d'ailleurs, je suis connu pour ça depuis genre 25 ans ou je sais pas quoi. Le fait est que à chaque fois il y a eu ça a été très déceptif. Il y a une chose que j'aimerais rappeler parce que on parle souvent de vous avez parlé Jean-Garc de cette tripartition de l'Assemblée euh nationale.

Il faut quand même bien voir que c'est pas nécessairement un blocage. Le fait qu'il n'y ait pas de majorité absolue dans l'Assemblée nationale n'est pas n'est pas nécessairement un blocage. Quand vous regardez l'année dernière ce qui s'est passé euh lors du vote du budget euh enfin du des débats sur sur le budget, il y a une copie qui a été remise un projet de loi qui a été remis par Michel Barnier.

Après, il y a eu des débats pendant plusieurs semaines, plusieurs mois. La commission des finances malgré sa diversité bah s'est mis d'accord sur un un budget qui ne ressemblait pas tellement à la copie qui était donnée par Michel Barnier. Et ensuite ça a failli ça ça devait être voté à l'Assemblée nationale et l'exécutif a eu tellement peur en fait que ce que cet altère budget soit voté que Michel Barniier est arrivé, il a dit 493, on reprend la copie du Sénat qui lui allait beaucoup mieux que celle de l'Assemblée nationale.

Donc 493 et puis il a chut à la suite du motion de censure parce que il a il a il a il a il avait déclenché ce 493. Ce que je veux dire c'est que la sagesse il faut moi et là je suis assez d'accord avec l'Assemblée nation exactement là il il y a quelque chose qui se passe. Alors il y en a qui disent que c'est de la magie, d'autres qui disent que c'est de la sagesse, mais la coconstruction de la loi par l'ensemble des parlementaires qui sont pétis en fait par les dynamiques qui sont à l'œuvre dans la société, ben ils arrivent à quelque chose.

Même chose sur les retraites. Quand vous regardez la la réforme des retraites, en fait au départ vous aviez une majorité quasi arithmétique pour la réforme des retraites. Et puis il s'est passé des choses dans la société et puis voilà à la fin il allait y avoir un vote contre la réforme d'attraite qui était proposée par Emmanuel Macron sauf qu'il n'en a pas voulu.

C'estd que à chaque fois vous avez l'exécutif qui arrive et qui dit "Non, je ne veux pas que le parlement fonctionne normalement tel de revenir à l'esprit en fait de ce parlement et il l'en empêche. Moi, je pense qu'il faut les laisser faire et que Sébastien Lecnu fasse sa proposition à l'Assemblée nationale et au Sénat. Après, on sait comment une loi elle rentre dans ce système là.

On sait jamais comment elle ressort. Mais il devra l'accepter. Ce serait bien en fait que dès maintenant il dise "J'accepterai ce qui sortira de l'Assemblée nationale et du Sénat." Beran Gerbond, est-ce que ce n'est pas ça le problème dans cette crise politique dans cette crise politique que finalement Emmanuel Macron et son camp n'accepte pas compte tenu de la tripartition de notre paysage politique de laisser fonctionner l'Assemblée nationale et de voir se créer des majorités texte par texte ?

Il y a il y a il y a évidemment ça et il y a je pense qu'il faut pas enfin imaginer que les socialistes vont se coucher après avoir imaginer de mon point de vue quand même enfin démocratiquement parlant c'était assez légitime tenter en tout cas de construire un gouvernement qui aurait peut-être pas fonctionné c'est vrai mais imaginez qu'ils vont se coucher maintenant je pense c'est c'est quand même rêver et et et je vois pas comment ça peut se produire. Il y a il y a c'est quand même assez étrange euh al le personnage de la personnalité le parcours de Sébastien Lecnu sont quand même assez particuliers. C'estàd c'est à la fois quelqu'un d'extrêmement proche.

Donc parler de rupture quand vous êtes depuis 7 8 ans le plus proche du président, c'est compliqué. En même temps, c'est pas quelqu'un qui s'est beaucoup exprimé ou voir pas du tout sur la fiscalité, on sait à peu près pas ce qu'il pensent. Donc pour le coup, il n'a pas de il traîne pas des des ranqueurs de les les gens.

En tout cas, les le les socialistes, la gauche et l'ensemble de la classe politique n'a pas de mauvais souvenirs et de de choses qui lui remettront sur le sur dans dans sur dans le tapis. Voilà, il y a pas de passif. Euh maintenant je là là où je suis pas d'accord avec ce que vous disiez Jean-Garry, enfin pas tout à fait, c'est que euh il y avait enfin je pense que les socialistes vont être vraiment dur en affaire, que je pense qu'il y aurait eu stratégiquement euh quelque chose d'intéressant à jouer en nobant parce que politiquement c'était c'était c'était logique, mais aussi stratégiquement de nommer un socialiste qui aurait été obligé de mettre de l'eau dans son vin.

Obligé. Je veux dire là pour le coup maintenant bah ils sont comptables de rien. Ils peuvent absolument exiger tout ce qu'ils veulent.

Ils ont droit de vie et de mort sur ce gouvernement et je pense qu'ils vont être Ouais. Très dur en affaire. Et il réclament d'ailleurs déjà beaucoup euh quelque chose autour d'une d'une forme de taxe du euh la réforme des retraites.

Euh pas de hausse euh ni pour les chômeurs, ni pour les malades, ni pour les retraités, ni pour les jeunes, ni pour les salariés, pour personne. Ça va être compliqué, je trouve. des socialistes qui vont être très durs en affaire pour accepter de ne pas censurer le futur gouvernement de Sébastien Lecnu.

On va écouter euh le député européen Raphaël Gluxman du mouvement euh place publique euh sur un éventuel accord de non censure entre la gauche et le socle commun. Je dis la même chose depuis le 7 juillet 2024. Personne n'a la majorité.

Ça suppose que on fasse des compromis, qu'on ait des discussions. S'il y a des compromis à coalition, vous pourriez entrer au gouvernement ou ça c'est non ? Non.

Moi ce que je propose c'est un pacte de non censure qui commence par un budget mais ça ça suppose des évolutions. Après entrer au gouvernement avec monsieur Rota honnêtement non. Jean- Garce qu'un accord de non censure est possible entre le socle commun et les socialistes ou est-ce que ça va coûter trop cher à Emmanuel Macron politiquement ?

Non. Euh Emmanuel Macron au point où il en est, je pense que il faut absolument qu'il qu'il trouve des solutions, d'autant qu'il a exclu à priori celle de la dissolution. Et d'ailleurs, je pense qu'il a raison parce que je vois pas très bien à quoi servirait une dissolution qui nous amènerait un petit peu plus de RN, euh peut-être à peu près autant de de gauche et un petit peu moins de de bloc central.

Je vois pas tellement la l'intérêt, mais euh je pense qu'effectivement là, on en est euh il est très clair que euh le RN radicalisé, en décidé de censurer qui que ce soit, euh on est obligé de discuter avec les avec les socialistes. Ça c'est une c'est une certitude. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi François Barrou ne l'a pas fait avant puisque son ADN était précisément de de discuter, de négocier, qu'il avait quand même des lien avec les socialistes et que mon dieu sur la taxe Zukman aurait pu trouver un arrangement mais sauf que et c'est tout le problème de de de l'équation politique d'aujourd'hui, le le modè et François Baou il devait aussi il avait une aile droite aussi, il avait les macronistes derrière et qui ne voulait absolument pas de de de la taxe Zukman.

Donc on est dans cette situation où il va falloir de manière très concrète que Sébastien Lecnu concède un certain nombre de de choses au aux socialistes, peut-être sur le SMIC, peut-être sur sur la taxation des des ultra riches. Ça sera une manière de de prolonger un petit peu la la transition vers l'élection présidentielle. Mais derrière ça, le c'est pour ça que je je reviens à ce que je disais tout à l'heure.

Si à un moment donné, on ne change pas la manière de fonctionner, si le président de la République ne se met pas en retrait de ce du travail qui est fourni par les par les groupes parlementaires, est-ce que est-ce qu'attendent les Français ? parce que les Français attendent justement qu'il y ait du compromis qui est qu'on travaille ensemble s'il n'ouvre pas d'ailleurs cette cette négociation à l'ensemble des des partenaires politiques. Je ne vois pas de raison de de de refermer cette cet axe là.

Bah, on va on va au devant de grandes difficultés. Et je répète, moi il me semble qu'aujourd'hui on est dans un dans un moment historique, dans un tournant où il faut absolument adapter le fonctionnement de la 5e République. Revenir au principe initial où je rappelle que avec l'article 20 et 21, c'est le gouvernement qui détermine et conduit la politique de la nation.

C'est pas le le président de la République. Alors sur si on revient pas à ce principe et si on ne laisse pas travailler les groupes parlementaires sur des sur un programme, pas sur des noms sur un programme, on n'y arrivera pas. Pablo Piien l'enjeu c'est savoir si Emmanuel Macron finalement a donné assez de latitude à Sébastien Lecnu pour faire des concessions au socialiste pour éviter la noncensure.

Alors déjà le le communiqué de presse qui annonçait euh le Sébastien Lecornu premier ministre était particulièrement long. C'est-àdire que déjà ça ressemblait un peu à une feuille de route de l'Élysée qui disait "Alors, tu vas faire ça, tu vas faire ça, tu vas discuter pendant un temps." Alors je pourquoi est-ce que Sébastien Lecornu devrait se plier à au désidérata de Emmanuel Macron euh dans la composition de son gouvernement ?

Donc on voit bien que dès ce moment-là, dès sa nomination, il était déjà en train d'être là avait et on sait on sait très bien aujourd'hui que Emmanuel Macron veille à ce que son héritage politique, son bilan politique, toute sa politique de l'offre qui a mise en place depuis 2017 et même auparavant lorsqu'il était ministre de l'économie de François Hollande ne soit pas remise en question. Et c'est en ça, moi je là vous avez parlé tout à l'heure du socle enfin de du Parti socialiste, du point de vue en fait de ce sole commun. Mais en fait lorsque vous êtes le Parti socialiste, que vous avez mis autant de temps en fait à réapparaître comme crédible en tant que socialiste, c'est-à-dire à gauche, parce que genre on ne peut pas imaginer en fait être socialiste et puis s'aler avec la droite.

Enfin, je veux dire ça il y a eu des tentatives de ce côté-là mais ça n'a aucun sens rien que dans le mot. Enfin sinon vous changez de mot, vous n'êtes plus socialiste. Alors il aura pas d'alliance socialiste avec le socle commun.

Ça c'est ça mais même mais même un accord de non censure. Pourquoi est-ce que vous vouliez vous voudriez monter dans cette galère ? Il y a aucune il y a aucune raison.

Ça existé euh pour éviter une dissolution. Ça existéit 15 fois dans l'histoire de France je sous la 3e République sous la 4e République des alliances entre les socialistes. Je pense au bloc de gauche en 1902.

Je pense au gouvernement de de Valdec Rousseau. Je pense à ce qui s'est passé. Alors maintenant passer à la 5e République.

Qu'est-ce qui s'est passé pendant la 5e ? François Mitterrand, le le Parti socialiste de François Mitterrand faisait des scores absolument ridicules au début de la 5e République. Et c'est François Mitterrand qui a compris qu'à un moment, il fallait aller voir du côté des communistes et faire cette alliance à gauche, c'estàd déporter le Parti socialiste à gauche pour pouvoir l'emporter.

Il l' emporté. Jospin. Jospin, il a gagné à la suite des greffes de 95.

Et François Hollande, il a gagné avec quoi ? Avec la mon ennemi, c'est la finance. C'est-à-dire qu'à chaque fois que la la le Parti socialiste a réussi à l'emporter, c'est sur des bases de gauche et le Parti socialiste actuel le sait très bien.

C'est pour ça que jamais il ne fera absol aucun compromis. Il a en plus il s'est fait rouler dans la farine par François Berou. Ils vont quand même pas le faire deux fois.

Certes, mais est-ce que l'objectif d'une du Parti socialiste aujourd'hui, c'est de ne pas qu'il n'y ait pas de dissolution de nouvelles dissolutions de l'Assemblée nationale ? On sait que en avec des élections législatives nouvelles et bien les socialistes pourraient perdre des sièges à l'Assemblée nationale avec cette division avec la France insoumise. C'est aussi une de leur crainte.

Alors ça c'est il y a il y a les questions des identités en fait des uns et des autres et je pense que l'identité socialiste qu'ils essayent en fait de reconstruire aujourd'hui c'est quelque chose de très important et ensuite il y a les les les problèmes tactiques. Et là vous me parlez de problèmes tactiques. C'estàdire qu'est-ce qu'on fait en fait s'il y a une dissolution euh notamment vu les bisb qu'il y a entre les insoumis et et les socialistes.

Mais ça je peux vous dire que ça passe dans un second plan en fait. C'est-àdire que genre c'est euh OK bah ils verront bien. D'ailleurs, ils avaient commencé à dire à un moment quand on pensait qu'il allait avoir une dissolution à dire "Oui, en fait dans certains endroits, on verra au cas par cas gn g puis derrière vous avez le peuple de gauche aussi qui pousse." Ce qui s'est passé en fait en juillet 2024, c'est que vous avez tout le monde qui a commencé à prendre son téléphone, à aller devant les permanences et à dire "Vous vous mettez d'accord parce que nous on veut pas avoir le choix à gauche.

On veut une union de la gauche pour lutter pour lutter contre le risque contre ce risque de l'extrême droite qui arrive au pouvoir." Après, vous aurez noté sans doute depuis hier ce matin, on entendait juste avant là qu' qu'on soit sur ce plateau, les socialistes disent beaucoup depuis depuis 48 he que que qu'ils enclenchent la machine dissolution, qu'ils enclenchent la machine législative. C'est pas pour rien qu' se prépare clairement.

Et Emmanuel Macron ne sait pas. Alors, on se doute, c'est vrai que le Parti socialiste est pas en position de force. En tout cas, les les dernières années ont été ont été éprouvantes dans les tentatives d'alliance au sein de la gauche.

Mais euh est-ce qui est-ce qu'il surprendront Emmanuel Macron par un niveau de préparation un peu plus important que ce qu'il pense ? C'est c'est c'est une partie des des clé quoi. Et en tout cas, dans les futures discussions sur le budget avec le gouvernement de Sébastien Lecorn, les socialistes demandent la mise en place de la taxe Zucman, c'est-à-dire une taxe de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros.

Et on voit que pour l'instant, on est loin d'un accord entre la gauche et le socle commun sur ce sujet. Alors petit problème technique. Bon c'est pas grave, on va continuer justement Jean Garig, on sent que ce débat sur la fiscalité c'est peut-être le cœur du problème autour de ce budget et de ces divisions politiques.

Il semblerait même s'il y a d'autres d'autres directions, d'autres renoncements qui seront nécessaires pour trouver un accord de je veux dire de la part de Sébastien Lecornu, s'il y a pas renoncement, je sais pas au de jours fériers, des choses comme ça et s'il y a pas une un mouvement manifeste vers la taxation des ultrariches, on voit très bien que du côté du du Parti Soci justement cette identité ne pourra pas être présentée aux électeurs que les élections municipales se profilent et que Ils n'accepteront pas un deal qui n'irait pas dans ce sens. Maintenant reste à savoir si je le répète et le président de la République et la majorité enfin le le socle de de Sébastien Cornu et notamment les Républicains qui sont quand même objectivement dans ce a priori ces ces soutiens d'ailleurs il vient des républicains accepteront ce ce type d'avancée. C'est la quadrature du cercle.

C'est pourquoi moi je veux bien qu'on se qu'on que qu'on réfléchisse en terme de de peuple de gauche et cetera, mais le peuple de gauche aujourd'hui c'est il est à son plus bas niveau historique sous la 5e République. Donc ça pose quand même un un un problème d'influence, de poids et ça va jouer dans la balance aussi. Et on finira sur ces mots.

Merci. Merci à tous les trois d'avoir participé à cette émission. Merci à tous de l'avoir suivi.

Très bonne suite des programmes sur Public Sénat. [Musique] L'immigration n'est pas une chance pour la France, je crois l'inégalité des races. Oui, bien sûr.

Est-ce que nous avons le droit d'être chez nous en France ? Au secours ! Les fondateurs du Front National cherchaient en quelque sorte une peti avec Le Pen.

Évidemment, c'était mal le connaître. En politique, je leur avais dit je reviens mais si je reviens, je ne m'arrêterai pas. C'est la société du spectacle.

Le rassemblement national est en train de se construire. Pour la victoire ! Jean-Marie Le Pen mène depuis si longtemps un combat.

L'immigration. L'immigration. Un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop.

Rarement la vie politique avait atteint ce niveau de polémique. La politique c'est dure. Mon père c'est quelqu'un dont vraiment je suis fier.

Énorme surprise. Jean-Marie Le Pen semble devoir être le second. Personne n'a vu venir le renversement.

La bête est encore debout. Jean-Marie Le Pen à l'extrême le populiste. Dimanche à 13h sur Public Sénat et sur publicsenaat.fr.