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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 2 juin 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéJusticeTravail & emploi

SÉBASTIEN CHENU : « L’immigration mal assimilée conteste ce que représente la France ! » (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse partielle

    Qu'avez-vous vu samedi ?

  • 1:14RelanceÉludée

    Vous dites extension, le préfet de police de Paris dit ça s'est mieux passé que l'an dernier

  • 1:52OuverteRéponse partielle

    Vous dites qu'il y a un problème de maintien de l'ordre d'abord samedi ?

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Sébastien, sur les personnes qui ont été interpellées

  • 4:53RelanceÉludée

    Pourtant c'est le discours de Gabriel Attal

  • 5:30RelanceRéponse directe

    Mais surtout, excusez-moi, les magistrats étant indépendants, quelles réformes pouvez-vous faire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35InvitéChiffre
    « Plus de 70 villes. »
  • 2:38InvitéFait
    « On a une surreprésentation chez ces voyous, ce qui s'appelle des voyous, de la jeunesse et de l'immigration. »
  • 2:46InvitéFait
    « Il y a plus de jeunes, il y a plus de gens issus de l'immigration chez les gens interpellés. »
  • 3:46InvitéFait
    « Mais attention, les étrangers délinquants doivent être expulsés. »
  • 4:00InvitéChiffre
    « Le plus jeune à 14, en 2012. »
  • 4:28InvitéPromesse
    « Oui, moi je suis pour ça. »
  • 6:21InvitéChiffre
    « On continue à accueillir 600 000 personnes par an sur notre territoire. »
  • 7:26InvitéPromesse
    « Il faut arrêter le flux d'étrangers qui arrivent en France chaque année. »
  • 7:39InvitéFait
    « L'immigration étudiante, qui a augmenté encore très fortement, et qui coûte très cher cette année, pose un problème. »
  • 7:45InvitéFait
    « Le droit d'asile qui est détourné pose un problème. »
  • 9:02InvitéFait
    « C'est factuel. Il y a dans les gens interpellés une surreprésentation de la jeunesse et de l'immigration. »
  • 12:17Invité politiqueFait
    « Il n'y a aucune statistique de Français, pas Français. »
  • 14:00InvitéPromesse
    « La première de ces mesures, c'est évidemment stopper l'immigration. »
  • 21:05InvitéFait
    « Cette nuit encore, il y a une cellule qui a pris feu avec un détenu qui est décédé dans la prison de la santé. »
  • 22:15InvitéFait
    « Vous avez une sur-représentation des gens de nationalité étrangère dans les prisons. »

Temps de parole

  • Invité59 %
  • Présentateur11 %
  • Sébastien Chenu10 %
  • Invité 27 %
  • Invité 37 %
  • Invité 45 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

– Voilà, pour les faits, ce soir, c'est bien ce chenu, je ne vous ai pas présenté, ceux qui sont avec moi ce soir sur ce plateau, Lisa Hadef, Yves Tréa, Laurent Valiguet et Maître Slama qui sont restés avec moi. Qu'avez-vous vu là ? Qu'avez-vous vu, vous, samedi ?

0:12
Invité

– J'ai vu l'extension du domaine du désordre, que ce soit géographique ou que ce soit de façon temporelle, c'est-à-dire que désormais, le désordre, il est à Paris, ces images sont à Paris, mais il était ailleurs également, c'est plus même que du désordre, ce sont des émeutes, en tous les cas, il était à Bordeaux, il était à Valenciennes, dans mon département, il était dans beaucoup de villes de France. – Plus de 70 villes.

– Voilà, et puis l'extension aussi temporelle, puisque c'est à l'occasion d'un match de foot qu'on perde ou qu'on gagne, d'ailleurs c'est la fête de la musique l'année dernière, on se souvient, donc on attend le 21 juin, et surtout, moi ce qui me heurte, c'est qu'on a le sentiment d'un pays qui désormais va se dire « nous n'allons plus pouvoir sortir fêter une victoire ». À Lens, ça s'est bien passé la semaine dernière, mais nous avons peur que nos enfants puissent aller fêter une fête de la musique, un 14 juillet, que sais-je, et donc cette extension du domaine de l'émeute, du domaine du désordre, c'est exactement ce que nous disent ces images.

1:14
Présentateur

– Vous dites extension, le préfet de police de Paris qui a été interrogé ce matin, dit ça s'est mieux passé que l'an dernier, 30% de faits en moins dans son registre de la préfecture de Paris, 30% de faits en moins.

1:23
Invité

– Non mais je veux bien que M. Nunez soit content, content qu'il y ait 45% de plus de gens interpellés, et qu'il trouve que c'est bien, que les interpellés eux-mêmes soient très contents de ne pas faire de prison, puisque visiblement aucun d'entre eux ne verra de la prison ferme, ne verra les barreaux d'une saison.

1:38
Présentateur

– Ça on ne sait pas, c'est pas ça.

1:39
Invité

– Donc finalement, le ministre de l'Intérieur est content, les émeutiers sont contents, il n'y a que les Français, c'est-à-dire 99,9% du pays qui visiblement est mécontent.

1:51
Présentateur

– Mais alors si on prend les choses dans l'ordre, vous dites qu'il y a un problème de maintien de l'ordre d'abord samedi ?

1:55
Invité

– Samedi et à d'autres moments ? – Moi je ne suis pas préfet, je ne vais pas me mettre à la place d'un préfet. Je ne sais pas s'il fallait 8 000 policiers, s'il en fallait 10 000, ou comme je crois en Grande-Bretagne ou dans le pays, il y en avait 500 alors qu'il y avait un million de gens dans la rue. Donc je ne vais pas m'aventurer là-dedans. Moi ce que je crois, lorsqu'on est un décideur politique, c'est qu'on doit se poser les questions de l'origine, pourquoi est-ce qu'on a ça dans notre pays ? Quelles sont les raisons intrinsèques ? Pourquoi chez nous ça dérape ?

Et ensuite comment on essaye d'adapter la législation pour qu'elle soit la plus efficace possible, même si peut-être tout ne dépend pas de la législation d'ailleurs, de façon à ne pas revoir ces images ? – Mais alors pourquoi chez nous ça dérape ? – On a une surreprésentation chez ces voyous, ce qui s'appelle des voyous, de la jeunesse et de l'immigration. C'est une surreprésentation, elle existe depuis très longtemps d'ailleurs, il y a plus de jeunes, il y a plus de gens issus de l'immigration chez les gens interpellés.

Donc tant qu'on ne traite pas ces problématiques, la problématique entre guillemets de mineurs délinquants, lorsqu'on n'adapte pas la législation, on continuera à avoir cette problématique. Lorsqu'on ne traite pas le problème d'une immigration mal assimilée, ou en tous les cas avec des jeunes qui contestent ce que représente la France, j'ai vu des drapeaux palestiniens, j'ai vu des drapeaux d'autres pays, j'ai vu la volonté de contester l'autorité de l'État, et bien tant qu'on ne traite pas le phénomène migratoire, en tous les cas cette immigration qui n'est ni assimilée, qui n'a aucune volonté d'être assimilée, et bien vous vous retrouverez avec ce phénomène qui grandira.

3:25
Présentateur

Sébastien, sur les personnes qui ont été interpellées, on n'a qu'une petite partie qui sont passées en comparution immédiate aujourd'hui, encore une fois, et on verra sur l'ensemble de cette population, les gens qui ont pu être arrêtés. Et l'écrasante majorité sont visiblement français, leurs parents étaient sans doute aussi français,

3:44
Invité

là vous ne renverrez personne nulle part. – Mais attention, les étrangers délinquants doivent être expulsés, mais lorsqu'on est français, on doit être sanctionné. Et dans les jeunes gens interpellés, vous avez beaucoup de gens qui sont donc mineurs, en tous les cas vous avez parlé tout à l'heure d'un jeune de 14 ans par exemple. – Le plus jeune à 14, en 2012. – On a toute une palette, la fin de l'automaticité, si tant est qu'il soit une automaticité de l'excuse de minorité. En tous les cas, le fait de ne pas l'écarter automatiquement, ça fait partie des choses d'abaissement de la majorité pénale à 16 ans, ça peut être un sujet sur lequel on regarde.

Beaucoup de jeunes qui sont là-dedans, de jeunes voyous, que font les parents, sincèrement ? Est-ce qu'à un moment, responsabiliser les familles ? Est-ce que dire à des familles, vous risquez d'avoir vos allocations familiales supprimées ? – Vous êtes pour ça. – Oui, moi je suis pour ça. – Responsabiliser les jeunes gens en disant, attention, si tu casses un abribus, tu devras le payer, que ce soit à travers l'argent que tu touches par rapport à une aide quelconque ou par rapport au travail que tu pourras faire demain, si tu travailles demain, jusqu'à la fin de tes jours. S'il le faut, tu devras payer la réparation de ce que tu as détruit.

Mais j'ai l'impression qu'on ne s'attaque pas, on n'ose pas… – Pourtant c'est le discours de Gabriel Attal, quand il était Premier ministre, quand il a fait son discours, ce qu'on a retenu de ce discours d'ailleurs, quand il est arrivé à Matignon, c'est « tu casses, tu répares, tu salis, tu payes ». – Ça c'est les mots, parce que Gabriel Attal, il a eu les leviers pour le faire. Donc moi je veux bien, quand Gabriel Attal dit ça, moi j'ai envie de lui dire, quand tu ruines un pays, tu dégages. Voilà, puisqu'il veut être candidat à la présidentielle et qu'il a ruiné notre pays, il n'a pas ruiné uniquement financièrement, il a ruiné aussi moralement en participant ces dix années.

– C'est la responsabilité de 40 ans d'État défaillant, taxiste, droite et gauche confondue. – Mais surtout, excusez-moi, les magistrats étant indépendants, quelles réformes pouvez-vous faire pour prendre des décisions à la place des magistrats qui sont et demeureront sous votre mandat, je le pense et je l'espère, indépendants ? – L'abaissement de la majorité pénale à 16 ans. – Mais ça ne change rien, ils n'iront jamais au maximum des peines encourues. – Mais les peines planchers. – Mais les peines planchers, vous savez très bien, ça pose des problèmes constitutionnels. – Non mais il y a toujours une bonne raison de ne pas faire les choses.

– Non mais c'est pour ça que je vous pose la question, parce qu'en plus les peines planchers, c'est en quelle violence qu'on pourrait faire sans déposer à l'autorité publique ? – Les peines planchers, ça fait partie des dispositifs qu'on doit explorer, la suppression des allocations familiales. Est-ce que quelque part, à un moment, on a tenté cette responsabilisation des parents ? Le fait de devoir payer, y compris jusqu'à la fin de ces jours, une amende de façon effective, est-ce que ça, c'est possible de le faire ?

Parce que si rien n'est possible, alors écoutez, vous retirez l'échelle, on s'en va, on rentre tout chez nous, et puis on se dit que le 14 juillet, on reste enfermé, le 21 juin, on fait de la musique, on reste enfermé, et puis vous dites à tout le monde, c'est comme ça, vous aurez vos magasins cassés. Si on ne peut rien faire, maître, alors ne faisons rien. Alors on continue à accueillir 600 000 personnes par an sur notre territoire, avec des gens qui n'ont aucunement la volonté d'y travailler, et si on ne peut rien faire, on abandonne tous les combats, et bien moi je ne suis pas décidé à abandonner.

Je pense que notre pays ne vaut pas ça, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ont envie, de façon, même une immense majorité des gens qui vivent dans notre pays, quelle que soit leur nationalité d'ailleurs, ont envie de célébrer, de faire la fête, de vivre sereinement. Il y a eu ça aussi, Sammi. Il y a eu ça à Lens, on l'a vu. Il n'y a pas eu ça à Lens, mais...

J'entends souvent, ah oui, j'ai entendu ça sur les réseaux sociaux, oui, quand on est délinquant, c'est parce qu'on est pauvre, mais enfin, vous croyez que dans le bassin minier, moi je suis élu du bassin minier, vous croyez que les gens ils roulent sur l'or, sur l'or, les gens ils sont extrêmement modestes pour beaucoup d'entre eux, ils vivent de leur travail, parfois ils ne travaillent pas pour plein de raisons, et ils ne sont pas pour autant des délinquants. Il faut arrêter de trouver des excuses à ces formes de délinquance qui abîment notre vie. – Sébastien Chalut, est-ce qu'il faut faire, ou est-ce qu'il faut appliquer, comme l'a dit d'ailleurs M.

Bardella ce matin au micro d'Apolline de Malherbe, et comme l'a dit d'ailleurs Éric Zemmour tout à l'heure, immigration, immigration zéro. – Oui, mais ça fait longtemps qu'on le dit, il faut arrêter le flux d'étrangers qui arrivent en France chaque année. Il n'y a pas besoin d'immigration économique, de toute façon elle existe assez peu en réalité, puisqu'une majorité de gens qui avaient besoin d'un autre pays ne travaillent pas. L'immigration étudiante, qui a augmenté encore très fortement, et qui coûte très cher cette année, pose un problème. Le droit d'asile qui est détourné pose un problème.

Je veux dire, un moment, quand on avait des capacités assimilatrices, des forces assimilatrices dans notre pays, notre pays a démontré durant toute son histoire que lorsqu'il avait des forces assimilatrices, il a réussi à assimiler. Est-ce qu'accueillir des gens pour qu'ils soient sous le pont de la porte de la chapelle, sous le périph de la porte de la chapelle, c'est digne ? Déjà ça, c'est un débat philosophique qu'on devrait avoir. Ce n'est pas vraiment digne. Ce que ça coûte aussi aux Français. Puis accueillir des gens qui contestent ce qu'est notre pays, qui ne l'aiment pas, qui viennent là mais qui n'aiment pas ce pays.

Mais écoutez, je n'arrive pas à trouver une seule raison pour laquelle nous devrions aujourd'hui continuer à faire en sorte que tout le monde entre dans notre pays et personne n'en sorte jamais.

8:23
Présentateur

Sébastien Chaudu, je vais reprendre ce que je disais tout à l'heure, un peu plus tôt dans cette émission. Ceux dont on parle là, et là vous faites un lien avec l'immigration, ce sont des gens qui sont Français, dont les parents étaient Français, dont les grands-parents étaient sans doute Français. Il faut peut-être remonter aux arrières-grands-parents pour trouver des populations immigrées parties d'autres pays. Donc vous pouvez dire aujourd'hui on arrête, etc. Ça ne changera pas grand-chose à ce qui s'est passé ce week-end.

8:47
Invité

C'est la raison pour laquelle, évidemment, il n'y a pas uniquement la répression. La répression, elle arrive quand effectivement... Mais est-ce que ce n'est pas aussi le symbole que vous choisissez un bouc émissaire d'une certaine manière, facile ? Je vous ai parlé aussi de la jeunesse. Je vous ai dit qu'il y a une surreprésentation de l'immigration, une surreprésentation de la jeunesse. C'est factuel. Je veux dire, à un moment, il faut regarder les choses telles qu'elles sont, il faut affronter les problèmes en face.

Mais effectivement, nous, on est pour, par exemple, que des jeunes qui adhèrent au roman national, s'insèrent, s'intègrent à ce qu'est notre pays, aiment notre pays, alors qu'ils sont parfois, vous l'avez dit, eux-mêmes français. Mais ils ne se reconnaissent pas dans l'histoire de notre pays. On pense qu'il y a un certain nombre de mesures à prendre. Nous, on pense qu'effectivement... Et c'est le cas, par exemple, je vais vous le dire, dans ma ville de Denain, qui est gérée par une mère socialiste. Il y a des uniformes qui ont été tentés, qui vont, je l'espère, être prolongés. Il y a un problème financier dont il faut parler.

Mais une possibilité que les enfants, dans certaines écoles, portent l'uniforme. Moi, je pense que ça va dans le bon sens. Et les populations, la population y adhère. Il faut explorer le palais de France. Le service militaire... Je termine sur la question d'Yves Fréard. Intellectuellement, j'y suis favorable, mais on sait très bien qu'aujourd'hui, c'est excessivement coûteux, que ce soit en termes de locaux, de personnes, etc. On n'y arrivera pas tout de suite. Il faut arrêter de faire fantasmer les gens. On ne va pas rétablir le service militaire demain. En revanche, qui est un service civil de quelques mois, avec des vocations très précises, un encadrement très précis, etc.

Oui, trois fois oui. Laurent Valdiguet.

10:11
Sébastien Chenu

On a un paradoxe, un problème et un raccourci. Oh là ! Le paradoxe, c'est que c'est des soirées fraternelles merveilleuses. En 98, la France Black Blancbeur était dans la rue. Il y a eu des émeutes. Il y a même eu un mort en 98. Il y a eu une voiture qui a foncé dans la foule. Donc, c'est le mieux des visages français ces soirs-là. Vous devriez les célébrer vous aussi. C'est magnifique d'être dans la rue ces soirs-là. Vous croyez qu'on ne les célébrera pas ? Qu'on soit à Lens, à Lille et tout ça. Vous croyez qu'on n'est pas heureux quand la France gagne ? On a un problème. Quand la France gagne, vous croyez qu'on n'est pas heureux ? Vous vous souvenez-vous, à l'époque de...

Moi, j'adore quand... Jean-Marie Le Pen disait se désoler que c'est des équipes pleines de noirs. Moi, j'adore quand l'équipe de France gagne. Au fond, vous faites un peu la même chose aujourd'hui, monsieur Chenu, parce que ça, c'est le raccourci. Mais non. Le raccourci, c'est de dire que le problème qu'on a, parce qu'on a un problème, que Midi Libre dit, tout à l'heure, on avait le titre par... Robert Ménard. Voilà, les émeutes festives. Alors, on a ce problème des émeutes festives qui viennent se rajouter, pas seulement au foot. Malheureusement au foot. C'est un oxymor, les émeutes festives. Malheureusement au foot.

Mais c'est vrai que la fête de la musique, c'est vrai qu'on a ce problème où une partie des fêtards, je mets des guillemets à fêtards, parce que ce n'est pas non plus des hooligans, mais je mets des guillemets à fêtards, une partie de la fête est dans une espèce de jeu de chat et la souris condamnable, condamné, monstrueux. Parce que sans plus, ça met en danger la vie des gens. C'est très dangereux les mortiers, y compris pour les passants, pour les riverains. Donc on a ce problème-là. Il y a une partie de ces... Alors, c'est vrai qu'ils sont jeunes, qui viennent affronter une bande rivale qui est pour eux la police. Ça, c'est vrai, c'est une spirale infernale.

Le raccourci que vous faites, c'est de dire que c'est l'immigration. Et c'est de vendre ce matin l'idée aux Français que si on se débarrasse, entre guillemets, de l'immigration, on se débarrassera aussi du problème qu'on a. Non, je vous ai indiqué. Et ça, dans la liste de la procureure de Paris, qui se résume à quelques chiffres, il n'y a aucune statistique de Français, pas Français. Et d'ailleurs, tous ceux qu'on a vus au tribunal cet après-midi, les 13, alors vous allez me dire, c'était les moins graves, entre guillemets, puisqu'il y en a 68, leur garde à vue a été prolongée. Ils sont Français comme vous et moi.

Alors, ils n'ont peut-être pas la même couleur de peau que vous et moi, mais ils sont Français comme vous et moi. Je n'ai jamais parlé de couleur de peau. Je ne parle jamais de couleur de peau. Vous dites tout le temps, ils sont issus de l'immigration, ils émigraient. Je vais vous expliquer.

12:42
Invité

D'abord, c'est vous qui faites un raccourci. J'ai dit une surreprésentation de la jeunesse et de l'immigration. Et c'est factuel. Il y a dans les gens interpellés une surreprésentation de la jeunesse et de l'immigration. Oui. Et bien, surreprésentation de l'immigration aussi. Et il faut traiter.

12:55
Sébastien Chenu

On a les âges, on n'a pas du tout.

12:57
Invité

Et je vous ai dit, il suffit de mettre, regardez au moment des banlieues. Quand les banlieues se sont enflammées il y a quelques années, il n'y a pas tellement longtemps, c'était il y a deux ou trois ans. 2023. Voilà. Et bien, il suffit de mettre, de superposer la carte, je vais dire, des communautés étrangères dans notre pays et la carte des émeutes. On voit bien que dans beaucoup de quartiers communautarisés... Là, on n'a aucune statistique de ça dans les propos et de la procureure

13:20
Sébastien Chenu

et du ministère de l'Intérieur. Aucune.

13:21
Invité

Monsieur Valdiguet, le fait de ne pas avoir les yeux en face des troupes, permettez-moi de vous le dire, de ne pas vouloir regarder les choses telles qu'elles sont. C'est-à-dire qu'ensuite, on traite un problème, c'est déjà renoncer. Moi, quand je pense qu'il y a une surreprésentation de la jeunesse, je vous dis, on peut en débattre, etc. Alors, il faut adapter un certain nombre de mesures pour sanctionner cette jeunesse voyou. Quand il y a une surreprésentation dans la délinquance d'une part de l'immigration, c'est qu'on a un problème avec l'immigration. C'est qu'on a des gens qui ne reconnaissent pas notre pays.

C'est-à-dire qu'on a des gens, et parfois ils sont français, qui n'aiment pas notre pays. Et parfois ils sont là-ici et qui n'aiment pas notre pays. Et ça doit nous inciter à avoir des mesures. La première de ces mesures, c'est évidemment stopper l'immigration. Je veux dire, si vous croyez que ça ne fait pas consensus, ce que je dis, c'est que vous êtes à côté de la réalité. Dans l'immense majorité des sondages qui sont publiés, les Français, dans leur immense majorité aussi, disent qu'il faut stopper l'immigration, y compris, très majoritairement, chez les Français qui se déclarent voter à gauche. Donc il y a un consensus dans notre société pour dire qu'on arrête.

Une fois qu'on arrête le flux, on gère effectivement la problématique des immigrés ou des étrangers qui sont dans notre pays. C'est autre chose.

14:28
Sébastien Chenu

Arrêter l'immigration ne va pas arrêter cette spirale interne. Il faut bien commencer

14:32
Invité

par quelque chose aussi.

14:34
Présentateur

Une chose, un élément que vous avez donné, que vous avez donné ce soir, que Marine Le Pen aussi a pu donner, c'est-à-dire qu'il y avait une espèce de spécificité française, d'une certaine manière, à avoir ces scènes-là, y compris les soirs de victoire. Alors, Lisa, est-ce qu'il y a une spécificité française ?

14:51
Invité

Non. Non, il y a des violences ailleurs en marge des matchs de football. J'ai préparé une liste non exhaustive. Les derniers événements footballistiques émaillés de violences, le 24 mai dernier, par exemple, regardez, le coup d'envoi du match entre le Torino et la Juventus Turin a été retardé. Début à 21h51 au lieu de 20h45 parce que des violences entre supporters de deux équipes aux abords du stade ont éclaté. Et en mars, à Dortmund, en Allemagne, énorme bagarre, des personnes cagoulées attaquent le bus des joueurs d'Ambourg. 150 gardes à vue, toujours en mars, violences entre supporters.

En Espagne, juste avant un corner, ce sont des supporters de rétaffés qui se sont glissés derrière le corner pour attaquer des supporters du Betis. Match interrompu. L'année dernière, match entre l'Inter Milan et Naples pour le championnat d'Italie, le Scudetto. Un supporter a été poignardé à la jambe et il y a eu une centaine de blessés pendant les célébrations. Je continue, il y a trois ans. En Grèce, les matchs se jouaient à huis clos après trop de violences sur les derniers matchs et en marge des matchs. Aucun spectateur pour éviter les débordements de ceux que le gouvernement grec qualifiait à l'époque de criminels se faisant passer pour des fans.

En Belgique, après des jets de sièges et des dégradations, décision radicale, le classique belge se jouera sans supporters visiteurs de 2023 à 2025. Et il y a un autre élément qui est intéressant pour donner une réponse à Marine Le Pen. Comparer la parade des joueurs du PSG dimanche chez nous à Paris et celle des joueurs d'Arsenal dimanche à Londres. Regardez les chiffres. À Londres, entre 750 000 et 1 million de personnes ont assisté au défilé. Il y a eu 6 agressions à l'arme blanche sur le parcours, 24 personnes arrêtées et à Paris, 100 000 personnes étaient attendues, 21 personnes ont été interpellées dans la journée de dimanche uniquement et il y a eu 15 gardes à vue.

Non mais ce n'est pas sérieux. Pourquoi ? Non mais ce n'est pas sérieux. On passe notre temps tous sur les plateaux à bien expliquer que ce ne sont pas les supporters qui causent, qui cassent le magasin Darty par exemple de Paris qui a été dévalisé. Pour moi, ce ne sont pas des supporters, ce ne sont pas des gens qui sont venus encourager une équipe de foot. On explique là qu'effectivement ce sont des bagarres de supporters, c'est-à-dire des bagarres de ce qu'on appelait à une époque des hooligans, c'est-à-dire des supporters de deux équipes différentes qui se tapent dessus. Ça n'a rien à voir avec des voyous qui vont dans les grandes villes, qui cassent, qui pillent les magasins.

Je veux dire, vous mettez en parallèle des bagarres de supporters inadmissibles, totalement inadmissibles. Est-ce que nous voyons de France qui cassent, qui pillent, qui abîment ? Ce ne sont pas les mêmes choses. Vous ne comparez pas les mêmes choses, mademoiselle. Mais on ne peut pas affirmer qu'en France, il n'y a qu'en France pour reprendre la phrase exacte de Marie-Claude Payne, il n'y a qu'en France où la victoire d'un club de foot provoque des émeutes. Mais madame, il n'y a que dans notre pays, dans toute la série de choses que vous avez racontées, on n'est pas vu une capitale, Madrid n'est pas à feu et à sang. Vous avez vu Madrid à feu et à sang ? Vous avez vu Rome à feu et à sang ?

En 82, oui. À un moment, il faut être sérieux. En 82, oui, il y a des émeutes. Ce qui est quand même intéressant, c'est là où l'explication est intéressante, c'est pourquoi, en France, ces violences, qui ne sont pas uniquement vues au foot, parce qu'il faut le dire ça, sinon on dit le foot, on parle de la musique, on parle d'autre chose. Eh bien, on s'en prend à l'État, à l'autorité, en fait, d'une certaine façon. Alors que ce n'est pas le cas à Londres. Alors à Londres, ça peut arriver, il y a eu des émeutes quand même, à Brixton, et des choses comme ça. Encore une fois,

17:55
Présentateur

les éléments que tu as donné parlais sur Londres hier, 750 000, un million de personnes, il y a 6 agressions à l'arme blanche, 24 personnes qui sont arrêtées. Ce n'est pas non plus une petite balade de printemps.

18:03
Invité

Non, mais certes, mais il y a 500 policiers seulement. Chez nous, il y en a beaucoup plus. Et il n'y a pas les scènes des meutes qu'on a vécues. Et il y a 750 000 personnes. Donc c'est ça qui est intéressant. Et puis, ce n'est pas l'État qui est pris en otage. Et c'est ça qui est terrible en France, et c'est pour ça qu'on aimerait avoir des explications et vos explications sur le fait que c'est une spécificité, quand même, on est obligé de le dire, française. – Enfin, un ratage des politiques d'assimilation et d'intégration parce que le nombre fait la loi.

Vous avez à un moment beaucoup trop de gens qui arrivent de l'extérieur et qui sont inassimilables parce qu'on n'arrive pas, on n'a pas les forces assimilatrices, on n'a plus d'armée, enfin de services militaires, l'éducation nationale est en ruine. Les services publics qui n'arrivent pas, en tous les cas, parce qu'ils sont exsangues, qui n'arrivent plus à cadrer quelque part aussi notre société. Et puis, il y a un affaiblissement des autorités, l'autorité dans l'éducation nationale, l'autorité de la justice. Il est bien loin le temps où on avait peur à la vue d'un képi. Ça n'existe plus. Donc, évidemment, pourquoi ces autorités sont affaiblies ?

Parce que les peines ou ne sont pas exécutées ou parce qu'elles sont aménagées ou parce qu'elles ne sont pas adaptées également ? Moi, je ne crois pas qu'il faut renfermer tout le monde, tout le temps, partout. Je pense qu'il faut des choses très adaptées. Vous dites justice laxiste.

19:23
Présentateur

On était tout à l'heure avec Robert Mayard qui lui disait, par exemple, il faudrait pouvoir mettre des peines de prison de 15 jours.

19:30
Invité

Mais quand je parle de peines adaptées, c'est possible. Ce n'est pas à moi de décider si c'est 15 jours ou 18 jours ou 14 jours. Vous êtes législateur aussi. Par exemple, l'audience de peine et l'audience de culpabilité sont très espacées. Ça, c'est pour les mineurs. Eh bien, je pense que... Et on peut ouvrir ce débat. Et moi, je suis prêt à confronter les arguments. L'audience de culpabilité a lieu à bien avant l'audience de peine. Il y a une latence entre les deux.

19:53
Présentateur

En gros, pour expliquer, au moment d'un fait, pour les mineurs, les mineurs qui sont jugés après un fait délictuel, il y a trois mois pour donner la culpabilité et ensuite, six mois supplémentaires pour pouvoir donner la valeur de la peine.

20:08
Invité

Eh bien, voyez-vous, je pense que ça va à l'encontre de l'immédiateté d'une peine. Une peine, elle doit être immédiate, elle doit être effective et elle doit être proportionnée. Je pense qu'on n'y est pas. Et donc, comme on a loupé ce virage et qu'il n'y a pas assez de place de prison... Enfin, je veux dire... Vous savez, moi, je suis fils d'une greffière de justice. La clochardisation de notre justice, je l'ai mesurée toute ma vie en voyant ma mère travailler. Donc, évidemment, tout ça, ça fait partie de l'éducation. On parle des services publics.

Moi, je crois beaucoup en les services publics, dans l'idée que l'État doit être fort, que l'État doit assumer ses missions qui sont la éducation, la santé, la justice, la sécurité. Ce sont les grandes missions d'un État qui se tient debout. Excusez-moi, mais aujourd'hui, est-ce que notre État se tient debout si on regarde là où il doit assumer ses missions ? La réalité, c'est que non.

20:53
Présentateur

Maître Slama, vous êtes en contact avec la justice tous les jours. Est-ce qu'elle se tient debout ou pas pour vous ?

20:57
Invité

Non, alors sur le constat, je suis totalement d'accord. C'est une clochardisation, c'est une évidence.

21:01
Présentateur

Clochardisation, vous reprenez le terme ?

21:02
Invité

Bien sûr, mais à la fois de l'institution judiciaire, mais des prisons. Cette nuit encore, il y a une cellule qui a pris feu avec un détenu qui est décédé dans la prison de la santé. Je suis totalement d'accord sur le constat. Les magistrats n'en peuvent plus, les greffiers n'en peuvent plus, les avocats n'en peuvent plus. Je suis totalement d'accord sur le constat. Ce que je ne comprends pas, c'est toujours sur cette question de la sur-représentation de l'immigration. On vous a confronté, on vous a dit comment savez-vous ? La seule réponse que vous avez apportée, c'est que les Français sont d'accord avec moi puisqu'ils sont contre l'immigration.

J'aimerais savoir quels éléments factuels vous avez pour savoir que dans les personnes interpellées, il y a une sur-représentation de l'immigration. Moi, je n'ai pas des éléments. Tout à l'heure, Maxime Souitech nous a donné une liste de prénoms d'individus qui ont été arrêtés aujourd'hui et qui sont passés en comparaison immédiate. En médiate, on a des Maxime, on a des Théo, on a des Raphaël. Alors, soit c'est l'immigration qui est très assimilée, soit ce n'est pas de l'immigration.

21:49
Présentateur

Je peux vous redonner tous les prénoms d'aujourd'hui. Après, ça vaut ce que ça vaut. Encore une fois, c'est Raphaël, Amer, Tiziano, Hichem, Théo, Andy, Sofiane, Ibrahima, Walid, Antoine, Amine, Maxime, Adrien.

22:04
Invité

Mais regardez, il y a une statistique, c'est un chiffre. Quand vous visitez des prisons et vous en visitez probablement régulièrement, moi je suis parlementaire, j'en visite aussi, vous avez une sur-représentation des gens de nationalité étrangère dans les prisons. Je ne le nie pas en général. Je vous parle de la journée d'hier et aujourd'hui, là, qu'en savez-vous ? Je pense que c'est pareil. Ah d'accord, vous en pensez, c'est une supposition. Oui, oui, je suppose très fortement qu'il y ait une sur-représentation de l'immigration dans les effets des coups. On avance un petit peu. Mais pour moi, c'est une certitude.

22:32
Présentateur

Sébastien Chenu, il y a une urgence, c'est que la Coupe du Monde arrive. On va voir d'autres matchs. Il y a des matchs amicaux qui commencent à partir de jeudi, mais il y a d'autres matchs qui vont commencer dans une quinzaine de jours. Qu'est-ce qu'on fait ?

22:50
Invité

Voyez-vous, moi, je ne suis pas pour qu'on finisse par avoir des politiques de couvre-feu où j'entendais aussi que certains demandaient que les clubs sportifs, finalement, soient aussi participes aux réparations, etc. Je ne suis pas du tout pour ça. Moi, je pense que chacun doit assumer dans la vie ses responsabilités. Donc, je pense qu'effectivement, l'État doit assumer ses responsabilités à travers une stratégie du maintien de l'ordre, du nombre, etc. Qu'on a pu réussir à voir de façon très efficace, par exemple, au moment des Jeux Olympiques. Il y avait des moyens, il y avait une stratégie et visiblement, ça s'est bien passé. Ça aurait pu très mal se passer au moment des JO.

Il se trouve que ça s'est bien passé et moi, je m'en réjouis. Mais il y avait visiblement le nombre, les moyens et la stratégie qui ont été adaptés. Il faut savoir le reconnaître dans ces cas-là. Donc, je pense qu'il devrait peut-être s'inspirer de celui qui a été à la manœuvre à l'époque sur cette stratégie. Mais il se trouve que c'était peut-être le même. Je crois que M. Nunez, à l'époque, était préfet. Il était préfet. Donc, par conséquent, ça veut dire qu'on peut faire les choses aussi proprement. Mais je pense que ce gouvernement seront mis en cause si leurs enfants mineurs, par exemple, sont confrontés à des agissements dans lesquels ils seraient identifiés comme étant des délinquants.

Alors, juste un mot, parce que je défends un certain nombre de mineurs et je suis en contact régulièrement avec les parents. Je vous assure que pour ceux que je côtoie, est-ce que c'est responsatif ou pas, je ne le sais pas, mais pour ceux que je côtoie, les parents sont totalement dépassés. Ça veut dire qu'ils sont là, ils viennent me voir, ils me disent « Maître, aidez-moi, je n'y arrive plus, je n'ai aucun contrôle, aucune autorité sur mon fils, ils n'y arrivent plus. » Ils pourraient penser que ce serait utile.

Mais moi, l'expérience que j'ai, c'est que les parents sont démunis, ils n'y arrivent pas et cette double peine, est-ce qu'elle serait efficace chez des parents qui, de toute façon, les parents ne sont pas contents d'avoir leur enfant à aller chercher au tribunal ou au commissariat ? Parfois, ils n'ont pas non plus envie d'y arriver. Quel parent a envie de récupérer son fils au commissariat ou à la sortie du tribunal ? Non, personne, mais parfois, certains ont une désinvolture qui est un peu coupable. Si vous voulez, je pense qu'effectivement, éduquer un enfant, c'est probablement très difficile.

Mais je pense qu'il y a aussi des parents qui ne se préoccupent pas toujours de l'éducation de leur enfant.

24:54
Présentateur

Un rendez-vous à vous donner. Regardez, demain soir, 21h, forum spécial sur BFM TV, violences urbaines, le grand ras-le-bol à la suite de ce qui s'est passé, évidemment, ce week-end. Grand débat demain soir avec pas mal de Français, d'élus et de spécialistes, d'experts en plateau avec nous et notamment Yves Tréard qui sera là, évidemment. Laurent Valigui aussi qui sera là demain soir. Merci Sébastien Chenu. Merci. Merci d'être venu nous voir ce soir et réagir à ce qui s'était passé ce week-end.