Faut-il supprimer les lignes aériennes intérieures ?
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résultat de ces élections régionales et départementales allons plus loin continue place à notre second débat autour du secteur aérien et de l'écologie avec une question faut-il diminuer la place de l'avion dans nos modes de transport le sénat continue d'examiner en ce moment là le projet de loi climat et des bas aujourd'hui d'une mesure prévue par ce texte la fermeture des lignes aériennes intérieures quand il existe une alternative en train en moins de 2h30 avant d'en débattre avec mes invités on va voir les explications sur cette mesure a de jérôme rabin c'est une mesure phare du projet de loi climat supprimer les liaisons aériennes quand une alternative entre un inférieur à 2h30 existe en prenant cette règle à la lettre les liaisons paris nantes paris bordeaux et paris lyon serait interdite mais subtilités du texte si la liaison sert majoritairement à prendre d'autres vols en correspondance elle peut subsister seule la liaison bordeaux orly seraient donc concernées une subtilité qui a permis à la droite d'accepter la mesure ça nous concerne car qu'une ligne qui est la ligne bordeaux orly nous avons souhaité réaffirmer qu'il fallait garder le hub de roissy je dirais pour les correspondances pour pour les bordelais qui souhaite se rendent dans d'autres capitales européennes au mondial et puis nous avons souhaité surtout réaffirmer l'attachement du sénat aux lignes d'aménagement du territoire la mesure n'aura donc pas un grand impact sur les émissions de co2 les écologistes voulaient eux supprimer toutes les liaisons remplaça par des trajets de train inférieur à 3h30 comme paris marseille et juge l'article insuffisant malgré une prise de conscience fait en fait un article de loi pour une ligne ça n'est pas sérieux donc ça n'est que du symbole alors le fait que le rapporteur n'est pas supprimé le symbole n'est pas supprimé l'article est pas totalement inintéressant ça dit bien quand même qu'il y a un coût environnemental un coût et le écologique du fait de prendre l'avion donc je note mes bons 2h30 c'est un seul vol la convention citoyenne avait dans ses propositions demandé de supprimer toutes les on substitue à part le train en moins de quatre heures une mesure excessive pour le gouvernement pour les députés et a fortiori pour les sénateurs qui ont donc choisi de s'en tenir à une seule ligne aérienne réellement supprimé pour débattre de la fermeture de ces quelques lignes aériennes intérieures j'accueille ce soir sur ce plateau vincent capo-canellas ce bonsoir vous êtes sénateur centriste de la seine saint denis ancien maire du bourget une ville d'aviation et président du groupe d'étude du sénat sur l'aviation civile j'accueille également mathieu clip bonsoir bonsoir vous êtes directeur des affaires publiques du groupe adp qui gère notamment les aéroports de paris et vous êtes délégué général de l'ucr l'union des centristes et écologistes un mouvement de soutien au mouvement proche des manuels macron j'accueille également sur ce plateau ronan dantec sénateur écologiste de loire-atlantique bonsoir bonsoir et puis nous serons à distance pour ce débat avec charlène fleury porte parole du mouvement citoyen alternatiba est en charge notamment des questions d'aviation on va commencer sur cette mesure un peu phare de ce projet de loi climat la fermeture de quelques lignes aériennes ou peut-être d'une ligne d'une ligne aérienne en fonction du texte du sénat ronan dantec qu'elle est et si vous êtes d'accord avec le principe de cette mesure c'est remplacer l'avion par le train quand il ya une durée de transport quasiment équivalente alors qu'il faille réduire effectivement la fréquentation de l'avion pour aller vers le train ce transfert modal il faut le faire parce que effectivement transport aérien et met beaucoup de gaz à effet de serre mais l'enjeu c'est pas tellement de fermer une ligne ou deux la question fondamentale on en a débattu toute l'après midi c'est que le transport aérien soit aux vrais coups donc taxation du kérosène fin de la tva réduite tonnes co2 réellement intégré dans le prix est je crois que la question fondamentale aujourd'hui c'est est ce que le transport aérien paye le vrai coût de son impact carbone l'ensemble des coûts ça n'est pas le cas aujourd'hui c'est un transport extrêmement subventionnés avec beaucoup d'exonérations fiscales pour en parler de ce coût du carbone aérien vincent capo-canellas ce qu'est ce que vous pensez de cette mesure de la fermeture de quelques lignes aériennes intérieures qui a été proposé par la convention citoyenne pour le climat qui est reprise avec des nuances par le gouvernement c'est une mesure utile selon vous ce que nous savons c'est que la croissance soit le climat elle voulait deux choses et voulait d'abord taxes et l'aérien fortement financièrement un moment où le transport et un va très mal on revoit avec le niveau d'activité qui est très faible et puis elle voulait aussi qu'il y ait une mesure qui interdisent toute ligne aérienne dès lors qu'on mettait moins de quatre heures en train donc nous vraiment s'arrêter sur deux heures et demie ce qui nous semblait un moindre mal dès lors qu'il ya une ligne qui est concernée qui est bordeaux et auxerre france a déjà abandonné à l'essai de bordeaux il reste bordeaux charles de gaulle mais sur bordeaux orly malheureusement pu se dire pour ceux qui habitent le secteur cette ligne s'est arrêté voilà donc ont estimé que c'était un moindre mal et qu'il fallait pas réouvrir l'alternative ne fallait pas arriver est ce que le débat reviennent sur les quatre heures qui était la pire des choses et nous avons rien faire mais le rapporteur philippe tabarot l'a très bien dit tout à l'heure sur votre antenne à nous devons réaffirmer que le transport aérien était utile au désenclavement des territoires et que c'était une des richesses de la france que d'avoir une industrie aéronautique inventive on a été pionnier on en a besoin pour se projeter sur le monde entier c'est un de nos atouts compétitifs voilà contrairement à ce qu'a dit mon collègue moi je vous soutiendrai très facilement que ce transport est extrêmement taxe et il paye y compris sa propre administration ce qui n'a pas d'équivalent en france et en europe et donc il ya beaucoup d'autres taxes on aura abandonné une bascule à faire sur des taxes carbone mais ce secteur est beaucoup plus taxé qu'ailleurs en europe ce qu'il souffre d'un désavantage compétitif voilà donc le sénat à une position équilibrée en disant oui il faut aller la tradition écologique l'aérien oui on doit aller vers une aversion décarbonés vers des avions électriques vers de l'hydrogène il faut soutenir ce secteur pour qu'ils fassent cette mutation là et à échéance de 15 ans ça sera le cas et on aura un secteur grandement décarbonée on va en parler de cet avion propre mais je voudrais évoquer l'impact écologique de cette mesure de fermer des lignes aériennes charline fleury quand on regarde finalement le bilan des émissions de gaz à effet de serre de ses vols intérieurs en france en 2018 ses vols intérieurs il représentait 1,6 pour cent de nos émissions de gaz à effet de serre en france est ce que finalement c'est un vrai impact écologique de fermer ses lignes aériennes alors il faut bien rappeler que déjà ses chiffres qu'on évoque ne prennent pas en compte en fait l'ailé vers l'extérieur on est vraiment que sur les lois l'intérieur donc quand vous parlez de 1 million 6% vous avez dit en fait ce serait plutôt autour de 5% qu'il faut considérer d'autre part qu'il faut voir c'est qu'en fait il ya des événements co2 à l'aviation qui sont non négligeables et qui peuvent vous permettre en fait deux morts m ont multiplié par deux ou par trois le bilan le real bilan en faites réchauffer de l'avion est par ailleurs donc sur la question des lignes intérieures en fait effectivement la mesure là telle qu'elle a été votée mais qu'elle est en train d'être votée et bien elle est complètement insignifiante puisque on passe de tuning ou la viti à 30 alors que la convention citoyenne pour le climat demandait donc quatre heures en train c'est à dire 30 lignes tranquille qui aurait été elle était concerné donc moi ce dont j'ai l'impression c'est en fait progressivement le gouvernement puis les députés à l'assemblée et le sénat ont échoué vraiment à rehausser le niveau d'ambition du texte et ont échoué à simplement être à là hauteur des enjeux parce qu'en fait il faut dès maintenant réduire toutes nos émissions et dans tous les secteurs et il est hors de question en fait que le secteur aérien soit un passager clandestin de du climat en fait à partir du moment où le secteur ayant dit non non on va pas le faire ça ne peut pas marcher et la convention citoyenne pour le climat là dessus et est très claire elle demande est en fait un ensemble de mesures qui faisait système qui marchaient ensemble dans un esprit de justice sociale donc si on commence à faire notre marché a en lui un certain nombre de mesures ici ou là et en particulier sur le secteur aérien qui est très largement exonérés de sa responsabilité climatique dans cette loi eh bien ça ne va pas fonctionner et d'autres secteurs vont dire eh bien oui pourquoi pas moi et pourquoi pas moi donc je veux bien entendre parler de compétitivité de d'avions verts mais pour l'instant jusqu'à preuve du contraire toutes ces technologies là n'existent pas encore et d'ailleurs les ingénieurs de l'aéronautique forme de nombreux ingénieurs de l'aéronautique le dise ça n'existe pas encore là l'avion décarbonée ça sera peut être prêt en 2035 mais en 2030 rennes 35 il sera déjà trop tard il faut réduire nos émissions dès maintenant et moi en tant que chargé de mobilisation et bien c'est ce que je constate tous les jours dans les marges climat du 28 mars et du 9 mai dans la mobilisation de soutien ou lens horde alerte qui était sur le tarmac de roissy le 3 octobre dernier donc aujourd'hui elle nous assure une mobilisation de soutien et bien je constate en fait une grande déconnection entre la société civile je voudrais jamais agir eux mathieu cuit pas je vais faire réagir mathieu cap à vos propos est-ce que cette mesure de fermeture de quelques lignes aériennes finalement c'est un symbole inefficients dans cette colonne politique écologique du gouvernement non d'abord il faut peut-être rappeler à cette fille qui nous regarde l'impact du transport aérien sur le climat c'est 2 5 % des émissions mondiales donc on est quand même sur un secteur non qui on est sur un secteur qui en réalité extrêmement pointé du doigt mais dont l'impact est finalement relativement faible par rapport à d'autres types d'industries le promu premier point le second point c'est sur cette mesure de fermeture des lignes aériennes elle est assez inefficace parce que en réalité ça doit se penser à l'échelle européenne au minimum sinon 500 capo-canellas le disais à l'instant vous êtes dans une logique concurrentielle déloyale pour les compagnies pour le pavillon français si vous aussi vous regardez attentivement le parcours d'un passager qui partiraient aujourd'hui de bordeaux pour aller une destination internationale la logique voudrait qu'il passe par paris pour ensuite aller vers sa destination internationale aujourd'hui vous supprimez un bordeaux orly ben écoute et passera par francfort y passera par zurich où il passera par londres qui ont d'abord des coûts évidemment et notamment de fiscalité moins en moins important que qu'en france et donc c'est une fois encore un coup porté à l'industrie du transport aérien aux compagnies aériennes et donc par conséquent à l'emploi est compris dans les territoires et donc là il ya eu ni à une logique par ailleurs l'ensemble du débat sur la sur la convention citoyenne c'est en tout cas médiatiquement focalisée essentiellement sur le transport aérien alors même que l'industrie a quand même fait et on va l'aborder un effort très important de décarbonation ces dernières années en tout cas de réforme est aujourd'hui visent à l'innovation et ronan dantec disais tout à l'heure que le transport aérien n'est pas assez taxés il ya tout ce débat sur la taxation notamment du kérosène qui l'a aussi doit se penser à l'échelle européenne soyons clairs et qui doit permettre justement d'investir dans la recherche et le développement notamment sur l'hydrogène sur les carburants alternatifs qu'on sait maîtriser aujourd'hui notre ami d'alternatiba explique que c'est pas une technologie qu'on connaît et carburants durables aujourd'hui on fait voler des avions avec une partie de carburants durables air france l'a fait tout récemment sur un vol pour montréal est donc en réalité ces technologies on les maîtrise airbus travaille sur l'hydrogène est donc le jeu l'enjeu aujourd'hui c'est le soutien des autorités publiques des parlementaires à la décarbonation avec des mécanismes justement de soutien et du financement public remonté que je rebondis sur l'escaut dit à mathieu clip il dit finalement et bien l'avion ça ne représente pas une grande partie des émissions de gaz à effet serre donc est-ce que c'est totalement faux je vais vous donner deux chiffres par les chiffres à un moment si on veut stabiliser le climat on va vers huit neuf dix milliards d'habitants sur cette planète ça veut dire que chaque habitant a au milieu du 21e siècle c'est entre une et deux tonnes émises par habitant un paris nice je parle pas d'un paris new york à un paris nice alberto c'est une demi tonne de co2 les chiffres de l'aviation internationale même des organisations internationales de l'aviation 10 alors on est en période de crise on est d'accord mais si le transport repas ce qui est probable c'est 3 milliards de tonnes d'ici dix à vingt ans émises par le transport et 3 milliards de tonnes c'est les émissions directes après il ya des émissions indirectes totalement un documenté scientifiquement aujourd'hui les cyrus et c'est un coef il faut métier par deux ou trois l'impact donc je me suis dit que par deux ça fait 6 milliards de tonnes aujourd'hui les émissions mondiales de co2 dans les 40 milliards on va essayer de les descendre d'ici 10 20 ans verra mais 20 milliards avec les 3 milliards annoncés par l'aviation dans le même temps ça veut dire que ça va être un tiers d'ici dix à vingt ans un tiers des émissions mondiales de co2 donc c'est un enjeu majeur d'ores et déjà de faire en sorte que tous ceux qui ont une offre alternative à l'avion prennent le train prennent le train et ça c'est absolument centre moi je prends le train pour aller à cologne je prends le train pour les bruxelles je prends le train pour les âmes certains on n'a aucun enjeu d'avion sur toutes ses lignes là simplement il faut organiser ce transfert un modèle et puis on a enfin sans être long un problème de justice sociale vous allez en voiture parce que vous êtes une famille modeste à nice vous payer la contribution climat énergie vous y allez en avion parce que vous êtes un peu plus risque vous ne payez pas la contribution climat énergie ça on ne peut pas continuer une réaction rapide de mach occupée appelant sans capot les nerfs et c'est quand même la notion de coercition et et d'interdictions leur haute borne haute valeur ses yeux ça ici re non très important en quantité si elle fonctionne pas en réalité d'abord le grand public aujourd'hui sur strasbourg sur bordeaux il a fait le report modal de lui même quand il est dans une logique de faire bordeaux centre paris centre on va pas se mentir en revanche il ya la question de l'attractivité du pays à la question de l'emploi est la question finalement de la place de la france et vous savez bien que c'est important d'avoir un réseau aérien fort vincent capo-canellas souligné l'importance de la dscr territoriale et du désenclavement des territoires est allé vers l'interdiction et la coercition n'est pas quelque chose qui fonctionne et qui qui qui est évidemment contre productif notamment parce que sur les marchés émergents dans le monde il faut regarder ça dans une logique globale en chine en inde les préoccupations aujourd'hui sur ces sujets environnementaux sauve pas tout à fait les mêmes vincent capo-canellas sans manquant même sur l'urgence climatique et ce qu'il ne faut pas prendre des mesures coercitives tout de suite des mesures alternatives pour diminuer un peu là et bien l'utilisation l'avion crois que ce que nous visons tous c'est la décarbonation de l'ensemble des transports et aimer c'est la société j'étais autant qu'on puisse le faire alors après renom dont dave m'en voudra pas mais quand même ce secteur il a baissé de 20% ses émissions en vingt ans et il se fixe l'objectif de les baisser de moitié en il les a pas baissé de l'eid de les baisser de moitié à l'horizon 2050 alors après on est aujourd'hui à 2% des émissions aux nantais qui nous lie demain ça fera beaucoup plus moi je sur une logique quand même où je regarde qu'eux il ya un système qui fonctionne qui sont les biocarburants les carburants alternatifs on a un problème de production en france et de filières à monter et ça marche mathieu plane et on a fait voler des avions est ce un grand % riendeau de carburant il faut travailler cette filière on a fait vous les avions à 100% ok ça ça marche ensuite il a dû électri sur les petits avions et ensuite on verra sur l'hydrogène à le moment venu mais ça me paraît une technologie qui n'est pas encore mature le gouvernement s'y fit sénologie ambitieux qui veut dire en 2035 mais nos jeunes fonctionnera t voilà je dire on va vers une aviation décarbonés et c'est l'objectif c'est sur ça que je veux qu'on se concentre après évidemment il faut trouver une intermodalité il faut réduire tout ça mais quand même il ya ça représente 6% des kilomètres parcourus en france l'avion dont on focalise beaucoup sur l'avion mais il n'ya pas que l'avion qui produit malheureusement du co2 il faudrait logique globale ce secteur est un secteur de technologie qui va de l'avant qui innove qui nomme mondialement et donc il va régler cette affaire là qui complexe il faut encore un petit peu de temps mais on est dans cette logique là et c'est ça qui va qui veut lui doit primer pour nous c'est à dire se fixer l'objectif n'avait sont vraiment décarbonés s'en donner les moyens le paradoxe veut dire quand même c'est que aujourd'hui d'aviation a investi beaucoup pour y arriver ça réclame beaucoup d'investissement et c'est un travail de recherche colossal et c'est le moment où on voudrait en plus à taxer en même temps faut choisir les mules à soutenir cette aviation pour qu'elle se transforme plutôt que la mettre par terre au pire moment à l'entretien où elle traverse effectivement une crise historique et on va parler d'économie car dans ce débat au sénat il ya une question qui est posée si on ferme certaines lignes aériennes est ce qu'on va déséquilibrer l'activité économique des territoires regardez ce qu'en pense le sénateur de l'hérault henri cabanel c'était tout à l'heure dans l'hémicycle du sénat cette mesure aurait un impact important sur notre activité de certains territoires et sur les citoyens qui pourraient voir leur talent de trajet longe et sans oublier les difficultés de la mise en oeuvre quant à l'identification des vols concernés les liaisons aériennes est un vital pour les territoires enclavés les industrie et pme dont la compétitivité des pins charlène fleury est ce que vous êtes d'accord avec ceux qui critiquent ces fermetures de lignes aériennes est ce qu'avec une telle mesure on va contraindre la compétition mais quelle compétitivité économique pardon de certains territoires écoutez je ne pense pas du tout en fait quand on parle de quatre heures entre on parle pas de territoire enclavé du tout on parle pas de territoires qui sont qui sont loin enfin je veux dire paris marseille et 3h30 et c'était justement pour inclure ce genre de lignes qui sont green qui sont vraiment très fréquenté et qui sont très polluantes que que en fait les citoyens de la convention citoyenne pour le climat avait proposé ce quatre heures pour rappel un paris-marseille en avion ces quarante cinq fois plus d'émissions de co2 qu en train donc c'est quand même absolument non négligeable alors que on est sur des temps qui sont à peu près similaires porte à porte en tout cas pour aller dans le centre ville de paris et de marseille on va mettre le même temps avec la navette donc en fait ya un moment où il faut un peu sérieux j'ai l'impression voilà donc enfin suis tout à fait d'accord avec monsieur dantec sur sur les chiffres et sur sur la nécessité d'employer d'autres mesures en fait pour contraindre et réguler le trafic aérien et je pense que il faut pas penser que la technologie va nous sauver que tout va être on valoir une solution miracle dans dit maintenant il faut dès maintenant réduire nos émissions et ça j'ai l'impression que ce n'est pas quelque chose qui a été en fait qu'ils aient compris par la classe politique tout simplement alors même que le rapport le prochain rapport du giec qui a chuté dernièrement un bien il ya la dépêche afp il ya et bien et castro qui est une montre qu'il faut absolument prendre des mesures drastiques immédiatement sinon on va droit à la catastrophe donc je pense qu'il faudra non un peu de sérieux dans ce débat et il faut arrêter de nous vendre comme ça la poudre de la poudre aux yeux et des solutions techniques miracle qui n'existe malheureusement pas ronan dantec une question sur votre territoire la loire atlantique sea et bien on supprime bientôt la navette aérienne entre nantes et orly ce que sera un impact sur l'activité économique strictement aucun il n'y a pas un en textant apercevant mais je crois qu'il faut quand même le dire ça vient d'être dit mais le rapport du giec qui vient de fuiter dit si on n'agit pas massivement dans les dix ans les effets sont cataclysme et sur l'humanité cder c'est d'effondrement de société tr ce qui menace de transport aérien c'est que intel déconstruction de la cohésion des sociétés que en fait on ne pensera plus à prendre l'avion et moi je reste convaincu qu'une partie du combat climatique ce jour sur l'aérien s'ils sont là et rien on est capable effectivement de comprendre ce qu'on veut faire c'est à dire tout ce qui est gérable par le train et par d'autres modes de transport on le fait maintenant sans attente et alors le côté encore une minute monsieur le bourreau camp lejeune nous dit nous reste dix ans pour agir c'est pas possible on le fait pour ce qu'il n'est pas transformable si facilement on va pas fait on va pas faire paris new york en pédalo comme je l'entends des fois là il faut une compensation forte et il le transport aérien à partir de là sur la partie qui ne peut pas être transféré vers le rail peut être un des grands contributeurs essais des discussions que j'ai avec air france et avec puisque on discute à moi je discute avec air france et avec l'ensemble des compagnies le transport aérien peut être un des grands financeurs de la transition avec une compensation mais pas une compensation à 4 euros comme le propose qu'ancien ça veut dire 50 100 euros la tonne comme les les suédois le font déjà sur leur transport aérien et d'ailleurs il ya une baisse significative de l'utilisation du transport aérien pour les liaisons domestiques c'est ça et moi j'aimerais bien qu'on trouve avec le transport aérien un accord là dessus une compensation extrêmement forte et effectivement on fait en sorte d'aller vers le train pour tout ce qui est transférable et y compris on a probablement un combat possible commun qui est qu' il faut qu'à orly on est une vraie gare tgv moi ça je le défends depuis très longtemps c'était même un des arguments entre autres pour éviter un aéroport à notre dame des landes qui serait aujourd'hui totalement inutile et je m'adresse est bien celui qui travaille notamment sur la gestion de l'aéroport d'orly en ile de france est ce que si on supprime certaines lignes bordeaux orly on entend lui en lui en lice à peu et bien déséquilibré l'activité de la zone à orly bordeaux c'est 600 mille passagers par an donc ça ça évidemment un impact économique important pour des entreprises qui sont installés dans le bordelais ont une gare en forme d'autres activités économiques pas tout le monde arrive de paris centre et va à bordeaux centre il ya aussi évidemment la question de l'ensemble des métropoles france du sud francilien et du bordelais mais votre question le porter sur les petites lignes et l'idée d'aller vers l'interdiction des petites lignes et qui sont évidemment celles qui vont toucher le plus durement le le maillage économique je pense à clermont ferrand par exemple où il ya évidemment des grandes des grandes industries on pense à 1 michelin la seml le père exemple fermeture de ces lignes en finlande vous avez aujourd'hui si nerfs qui a passé commande d'appareils électriques de petits modèles qui sont parfaitement adaptable sur ces petites lignes là est justement qui sont finalement la démonstration que la rupture technologique elle existe déjà on entendait l'intervenante d'alternatiba qui nous expliquait effectivement qu'on était à 20 ans aujourd'hui l'aviation électriques elles existent réellement c'est des avions de 19 places qui vont bien sûr ces petites lignes pour le désenclavement territoriales donc en réalité l'idée d'aller une fois encore vers de l'interdiction ou de la coercition est inutile puisque ces ruptures technologiques on sait les maîtriser sur le long-courrier ronan dantec en parlait sur new york par exemple là on sait que sa technologie électrique elle ne fonctionne pas en tout cas n'est pas assez mature et donc il faut aller vers et vincent capo-canellas l'évoquait les questions des biocarburants et se pose ensuite la question du financement de la r&d de la recherche et d'un assist sur ce désenclavement des territoriales vincent capo-canellas les lignes aériennes ont un rôle important et donc sur certains territoires enclavés surtout il ne faut pas toucher aux lignes ariana en visite vous dire que malheureusement avec le président on a vu ce que c'était que la décroissance du transport aérien et que des fermetures temporaires de ligne alors ont été perçues dans les territoires comme étant une situation de relégation et une grande difficulté quand une entreprise est par exemple dans le cantal je pense à certaines que j'ai été amené à visiter avec une mission du sénat d'ailleurs sur ce sujet là elle vous dis moi j'ai des cadres à l'étranger je gagne des marchés à l'étranger je construis des infrastructures si je veux pas envoyer mes cadres rapidement sur les hubs franciliens eh bien je déménage parce que je ne sais pas maintenir l'emploi ici voilà donc les les habitants des territoires ils sont enclavés savent que l'aérien est complémentaire du train et qu'il faut le concevoir ah si ensuite on ajoute une chose c'est que air france compense aujourd'hui l'intégralité ses émissions co2 sur les vols intérieurs et avec la loi qui est encore en discussion ceux qui l'écoutaient 30 millions d'euros va l'écouter demeure 60 millions d'euros bon il ya quand même des choses qui se font sur la compensation il faut aller plus loin ce n'est pas suffisant ah mais tout ça est à construire est en tout cas nous sommes la france des territoires au sénat nous ne devons pas oublier que certes il ya le train mais que parfois le transport aérien est complémentaire et le marché se régule quand bordeaux a accueilli deux tgv la france a perdu 50 % de sa clientèle sur la ligne en quelques mois donc tout ceci se met en place mais ça prend du temps et je vous déclare unis aussi que sur le ferroviaire bien sûr que le ferroviaire et mai - co2 mais si vous réintégrez quand même le coût d'infrastructure de la ligne du bas là c'est tout béton qui a été coulé le bilan était un peu moins bon ça met du temps on en est oui mais en fait agen sert à masquer la réalité des choses la réalité des choses c'est quoi c'est qu'on choisit d'aller à marseille en avion parce que c'est moins cher que il ya beaucoup d'endroits où il n'y a strictement aucune raison d'aller prendre l'avion moi quand je vais à cologne je prends le tgv pour amsterdam pour bruxelles pour genève il y a des tgv simplement c'est plus cher c'est plus cher et on nous agite agen ou clermont ferrand pour masquer la réalité du débat qu'il ya un dumping social fiscal environnementale sur le transport aérien pour qu'ils gardent c'est passager sinon tout le monde prendrait le train parce que c'est la seule raison est que il faut pas se tromper de débat donc qu'on garde des lignes d'aménagement du territoire pour la corse est sûr qu on ira en avion qu'en garde ces lignes la con qu'on pense réellement mais on en est très très loin aujourd'hui et le risque avec korcia c'est de faire ton brilleaud prix d'acompte encore une fois le transport aérien n'a qu'une hantise c'est qu'il soit cher c'est un secteur ultra libérale et les low cost on comprend un participe et de ça et qui ne veut pas de coup il ne veut pas intégrer ses coûts et bien le jour il y aura intégré ses coûts tu peux vous dire qu'il aura fortement baissé en fréquentation charline fleury en même temps si on augmente le coût du transport aérien et bien on va frapper un secteur qui a été durement touché par la crise donc c'est pas le moment de taxer l'avion et et je pense que ça c'est aussi un faux problème en fait parce que la crise sanitaire aurait pu permettre aurait dû permettre de justement préparer ce secteur aux crises à venir et notamment à la crise climatique et de commencer à réfléchir à une reconversion d'un certain nombre de salariés il y avait il ya des savoir-faire dans l'aéronautique qui sont très très pertinent justement pour la transition écologique pour le train pour le ferroviaire pour les éoliennes etc et tout ça en fait c'est quelque chose qu'il faut penser dès maintenant parce que si on continue à vouloir relancer coûte que coûte le transport aérien et bien tout ce qu'on fait en fait c'est qu'on utilise les salariés comme une variable d'ajustement et que en fait on va juste droit dans le mur plus vite et à un moment donné et bien toutes ces personnes vont se retrouver sur le carreau donc pour moi je pense qu'il faut vraiment pas opposé emplois et climat mais il faut remettre en fait les dirigeants du secteur devant leurs responsabilités à un moment donné vouloir coûte que coûte pour suivre la croissance du trafic aérien comme elle était en 2019 avant la crise co lead et bien c'est tout à fait irresponsable de la part de ce secteur voilà match aux clés parce que ce serait une bonne idée d'augmenter le coût du carbone à rien de taxer le secteur est la question c'est savoir pourquoi faire déjà dans la période vous voyez l'état du secteur aérien notamment des compagnies aériennes 1 à quelle échelle ce qu on le fait à l'échelle européenne avait quand même des compagnies extrêmement concurrentiel qui sont dans le golfe en particulier et qui pose évidemment problème de compétitivité majeur au pavillon européen dans son ensemble le premier point est deuxième fois pour quoi faire si c'est pour aller financer de la recherche et du développement pour aller financer la transition du secteur et puis au fond pour offrir un avenir positif et radieux à l'aviation ça peut discuter si c'est finalement être encore une fois dans une logique punitive et pour ne rien dire logique punitive c'est un gars qui ne veulent rien dire l accès qu'à une publicité ce qui va se passer dans dix ans si le giec 10 effets cataclysmiques sur l'humanité sur la cohésion de nos sociétés et ckoi l'une l'écologie punitive la punition c'est des émissions de co2 a saisi son habitation vincent capo-canellas ça ne veut rien disent lassés des éléments de langage vide de sens pour qu'on arrête avec des aimants langage qu'on discute sérieusement vincent on discute sérieusement sur certains sujets mais si on si on enfile des perles des avec des éléments de langage qu'ils veulent rien dire on n'avance pas ce que veut dire d'abord c'est que l'objectif n'est pas la décroissance l'objectif c'est de démettre moins de co2 et de préserver l'environnement tout en continuant à regarder cette liberté se déplacer et en gardant quand même une industrie qui emploie des centaines de milliers de personnes je rappelle qu'au delà des compagnies aériennes notamment air france mais pas seulement il ya quand même airbus il ya vraiment un savoir-faire mondial on a tu allais sauna safran on a une réalité c'est que la france est un des pays leaders là-dessus et c'est un des rares secteurs qui contribuent temps à la balance du commerce extérieur et on en a peu là dessus donc il faut quand même pas jeter le bébé avec l'eau du bain mathieu donc à l'objectif c'est de faire que ce secteur se transforme moi c'est ça c'est ça que je vise ensuite ce secteur n'est pas subventionner le faire et très subventionné le faire nos coûts de 50 milliards d'euros par an aux contribuables et rauscher ils n'étaient pas payées par les compagnies c'était l'argent public qui paye et l'aéroport mathieu cri pour finir c'était et gérés par vinci et donc c'est pas tout à fait des fonds publics ce que je vais pas là c'est qu'on partie quand nous avons aujourd'hui un secteur qui doit changer bien sûr et ça ne peut se faire que dans le dialogue il était temps être acceptée aussi parce que après la désespérance maintien occupe pour conclure rapidement rapidement le débat évidemment une fois encore il faut savoir à quel niveau le placer ce qu'il est au niveau national et quel impact il a au niveau national et ce qui l'est pas plutôt apporter au niveau européen et ensuite il faut quand même être dans une réflexion où on a face à nous un marché américain un marché chinois un marché indien en tout cas des marchés émergents qui sont beaucoup moins beaucoup moins pro enfin comment dire respectueux de ses sujets environnementaux et l'union européenne à cette échelle a la possibilité d'être leader en la matière merci beaucoup monsieur d'avoir été à mes invités sur ce plateau ce soir quand ce débat et madame et merci beaucoup charlène fleury c'est la fin de cette émission allant plus loin vous rendez vous donne rendez vous dimanche à 22h30 pour l'émission spéciale soirée électorale pour les élections régionales et départementales une émission présentée par rebecca fitoussi et brigitte boucher et puis demain dans notre matinale bonjour chez vous à 7h30 oriane mancini recevra louis aliot le maire rassemblement national de perpignan très bonne soirée sur public sénat [Musique]
Ronan Dantec