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InterviewTMC / Quotidien (sur YouTube)· 31 mars 2026 10 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & international

Guerre en Iran : mais c'est quoi l'objectif en fait ? Réponse du grand diplomate Philippe Étienne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui est particulier dans cette guerre en Iran ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les objectifs recherchés par les États-Unis et Israël ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment négocie-t-on avec les Iraniens ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle opinion avez-vous de Donald Trump ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le régime iranien a été sous-estimé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Philippe ÉtienneFait
    « la langue de bois, ça suffit pas complètement quand on passe sur CNN ou Fox News ou à la télé allemande »
  • 4:00Philippe ÉtienneFait
    « on ne sait pas très bien quel est l'objectif recherché »
  • 4:00Philippe ÉtienneFait
    « on a parlé de la d'un changement de régime, on a parlé euh d'objectifs plus limités comme la le fait que le potentiel pour développer une arme nucléaire soit totalement détruit en Iran »
  • 6:00Philippe ÉtienneChiffre
    « Les États-Unis ont annoncé qu'ils en auront fini avec l'Iran dans les deux prochaines semaines »
  • 10:00Philippe ÉtienneFait
    « le régime dans sa capacité de résilience a sans doute été sous-estimé »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Aujourd'hui, la diplomatie, surtout quand on est ambassadeur, c'est beaucoup un travail de communication publique et la langue de bois, ça suffit pas complètement quand on passe sur CNN ou Fox News ou à la télé allemande, quand j'ai eu l'occasion de le faire par exemple en 2015 après les attentats en France, vous voyez, il faut quand même savoir aller un peu au-delà de temps en temps. C'est vrai qu'on on apprend à ne pas s'énerver qu'un ambassadeur et qu'un diplomate ça ne s'énerve jamais. Alors, c'est un peu plus compliqué que ça.

Vous savez les quand on est en négociation, y compris j'ai beaucoup été à Bruxelles dans les négociations européennes à 27 ou 28 ou peu importe parce que j'ai fait énormément de négociations européennes. J'étais trois fois à Bruxelles ou dans n'importe quelle négociation. Parfois, il faut parfois monter un peu le ton.

Donc on est un peu comme des acteurs en fait hein. On est euh un peu comme des acteurs parce que il faut euh il faut représenter son point de vue, il faut défendre son point de vue et parfois c'est pas facile, parfois c'est un peu dur. Donc sans s'énerver vraiment, il faut il faut montrer avoir l'air de s'énerver parfois.

Alors pour un diplomate, qu'est-ce qu'elle a de particulier cette guerre que nous vivons depuis un mois ? Alors euh malheureusement, elle est un peu comme toutes les guerres par euh par euh les victimes euh parce que souvent euh même toujours hein dans les guerres euh ceux qui en subissent les conséquences euh euh ce sont les populations euh et là je pense bien sûr aux Iraniens mais aussi euh aux Libanais en l'occurrence ce qu'elle a un peu de particulier, c'est ce que je disais tout à l'heure en fait, c'est que euh on ne sait pas très bien quel est l'objectif recherché. Euh parce que on a parlé de la d'un changement de régime, on a parlé euh d'objectifs plus limités comme la le fait que le potentiel pour développer une arme nucléaire soit totalement détruit en Iran.

Puis entre les deux, il y a d'autres nuances. Aujourd'hui, il y a un nouvel objectif qui aiderait ouvrir le les D3 d'Ormus. Vous voyez, c'est ça qui est un peu un peu spécifique.

H et les États-Unis ont annoncé qu'ils en auront fini avec l'Iran dans les deux prochaines semaines. Bullshit. Bah, c'est-à-dire que au début, on nous avait parlé de 4 à 6 semaines.

Là, on est au bout du on est au début du deuxè mois. Donc, on sait pas trop ce que ça veut dire dans semaines. Est-ce que Est-ce que ça veut dire une négociation ?

Est-ce que ça veut dire au contraire une escalade ? Comment on négocie avec les les Iraniens ? Est-ce qu'on a des infos là-dessus ?

Est-ce qu'on négocie avec Est-ce qu'on négocie avec eux ? On le président Trump dit qu'il négocie les IR le régime iranien, je préfère parler du régime ou la République islamique d'Iran pour distinguer du peuple dit que elle c'est pas vrai. En fait juste avant le début de la guerre, il y avait des négociations avec un médiateur qui était Omane, le sultan d'Oman.

Là en ce moment, c'est semble-t-il un autre pays musulman, le Pakistan. Ça passe donc par un pays qui sert d'intermédiaire et après chacun peut dire soit qui négocie directement soit qui négocie pas directement. Ça ça n'a pas beaucoup changé.

C'est le jeu. Après ce qui compte c'est la substance. On voit à peu près ce que les Américains ou les Israéliens demandent en de ça du changement de régime.

En tout cas le nucléaire, le balistique, ce qu'on appelle le balistique, c'est-à-dire la capacité de l'Iran à l'avenir de continuer à envoyer des missiles et même bon beaucoup de drones. Et puis le fait que l'Iran euh à l'avenir ne soit plus un facteur de déstabilisation régionale. Ça c'est des trois chapitres traditionnels auquels désormais s'ajoute la question de la navigation dans le trit d'Ormes.

L'un des hommes qui négocie pour Trump, c'est Jared Kushner. Son père est ambassadeur des États-Unis en France. On vous voit sur cette image avec lui.

Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous vous êtes dit ? Alors là, j'étais avec lui sur un sujet tout à fait spécifique. Euh, j'avais été chargé pendant 2 ans de présider la mission d'organisation du 80e anniversaire de la Libération de la France et notamment le 80e anniversaire du débarquement en Normandie, ce qui m'a permis de rencontrer des vétérans américains, des personnages extraordinaires.

D'ailleurs, j'en profite pour rendre un hommage à à ceux qui nous ont libéré il y a longtemps, qui sont toujours là, qui ont la passion de rencontrer des jeunes. Et alors un peu en en en produit dérivé de ça, on le président de la République m'a demandé de suivre pour ce qui se passerait en France donc le 250e anniversaire de la déclaration d'indépendance des États-Unis. Et c'est de ça dont je parle à l'ambassadeur Kouchner.

Non pas non pas ce que font les Américains-mêmes pour cet anniversaire, c'est leur part, c'est leur anniversaire mais l'accompagnement en France parce que la France a joué un rôle très important dans la dépendance des États-Unis. Et vous n'avez parlé que de ça ? Oui, c'était ça.

D'accord. Vous n'avez pas parlé de d'autres choses. Ah mais vous savez, j'ai plus de fonction, je suis un retraité.

Je suis je suis un retraité. D'accord. Quelle opinion vous avez de Donald Trump puisque vous l'avez connu Donald Trump ?

Quelle opinion vous avez de lui aujourd'hui ? Et ben écoutez, c'est un dirigeant tout à fait atypique. Oh ça merci.

Ça vous va ? Alors je je rejoins la question. Je rejoins voilà ce que disait Juliette tout à l'heure le diplomate.

Non, vous savez j'étais j'étais le conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron quand ce dernier établit les premiers contacts avec Donald Trump. Et quand je dis atypix, je veux dire quelque chose de très précis. Travailler avec ce président Amérique, c'est c'est le président des États-Unis.

Il il a même été élu deux fois. Donc ça c'est quand même important. Et donc travailler avec lui c'est quand même quelque chose qui mérite un travail d'adaptation.

C'est quelqu'un vous effitz ou pas ? Euh moi j'ai appris à l'époque en 2017 à travailler avec lui et sous son premier mandat on avait appris à travailler avec lui. Aujourd'hui c'est plus c'est pas le même he différent.

Alors je pense je pense que c'est le même au plan de la personnalité mais qu'il y a une grosse différence c'est qu'il n'est plus du tout entouré par des gens qui lui disent ce qu'il pens ce que ces gens-là pensent même quand ils sont pas d'accord. Ouais aujourd'hui en gros il est en roue libre. Ouais, c'est ça ou que vou dire désinhib et et donc effectivement euh bah on voit euh qu'il peut prendre des décisions sans que même ces conseiller d'aujourd'hui d'ailleurs le le sache mais peut-être sans qu'il ait les les conseils qu'il faudrait qu'il ait.

Par exemple, aujourd'hui, il menace, je cite, de tout faire exploser, de détruire l'Iran. C'est ce qu'il a dit. Ah, c'est pas la première fois.

Non, mais est-ce qu'il faut le prendre au sérieux ? Comment faut le prendre quand on est diplomate ? Quand quand on entend dire ça, quand on entend le président américain dire ça ?

Je pense que oui, il faut toujours prendre au sérieux ce qu'il dit mais pas pas forcément au pied de la lettre. Moi, c'est ce que j'ai appris avec lui par exemple. C'est quoi la différence ?

Bah la différence c'est que je le prends au sérieux, il va tout détruire mais pas au prier de la lettre. Non, je sais pas exactement. Personne ne sait Je sais même pas s'il a lui-même décidé finalement s'il va aller vers la négociation ou vers l'escalade militaire.

Après tout, on peut même analyser la situation de cette manière en fonction de ce qu'il aura des Iraniens, du gouvernement, des autorités iraniennes. Donc est-ce que c'est ça peut être tout simplement une menace d'escalade pour pour obliger les Iraniens à à le régime iranien à faire des concessions supplémentaires ? Mais tout ça est très inquiétant, non ?

Quand même mais oui, c'est inquiétant. La guerre est inquiétante en général et vu les conséquences potentielles de cette guerre, celle-ci est particulièrement inquiétante. Et votre petit cœur de diplomate se sert quand vous l'entendez dire au dirigeant de l'Arabie Saoudite ou du dirigeant de l'Arabie Saoudite, il me lèche le cul.

C'est diplomatique ça. C'est vous appelez pas ça atypique justement. Aty incroyable.

Non, c'est pas les usages diplomatiques. Ah, c'est ça. Et effectivement, en plus là, je me demande comment l'intéresser euh prend la chose prend la chose, mais bon, ça c'est pas mon problème.

Est-ce que Est-ce que on a sous-estimé le régime iranien ? Est-ce qu'il vous étonne ? Alors, il a été il a été moi non, mais ça vous étonne pas la réaction le en fait.

Oui. Non, je pense que il était objectivement très affaibli, notamment la situation économique. L'Iran était dans une pénurie d'eau, même d'énergie depuis plusieurs années.

La manière dont le régime a massacré sa population en janvier euh forcément a encore affaibli ce régime parce que une grosse partie de la population le hait maintenant, il veut s'en débarrasser. Donc la question c'est de savoir si cette guerre pouvait vraiment l'aniler finalement avec cette première frappe qui a tué la tête du régime iranien laatola ramené le guide suprême. Et objectivement c'est pas ce qui s'est passé.

Et d'ailleurs, le régime avait dit avant le début de la guerre vous savez si vous nous tuez on a on va être remplacé et on a et si vous tuez les remplaçant on va encore les remplacer et c'est ce qui s'est passé. Donc effectivement euh le régime dans sa capacité de résilience a sans doute été sous-estimé par ceux qui ont déclenché cette guerre et je pense que le seul objectif véritable de ce régime c'est de se survivre. Donc tout il met tout dans cette capacité à se survivre.

Donc prête à tout. Oui. pour survivre.

Qu'est-ce que vous craignez ? Bah donc euh moi ce que je crains comme comme tout le monde, c'est qu'il y a encore plus de victimes, c'est qu'il y ait des engrenages, c'est que tout le tout tout le monde en en subisse des conséquences et qu'il y a encore plus de euh de de crise pas seulement dans la région, mais au niveau mondial. Vous voyez les conséquences économiques.

Nous en Europe, on voit déjà beaucoup de conséquences. On n'est même pas le continent le plus touché. Regardez ce qui se passe en Asie par exemple à la suite de des de la hausse du prix de l'énergie.

Donc en plus des conséquences directes et moi je reviens au Liban parce que nous on est proche du Liban et pensez aussi euh à ce qui se passe au Liban aussi qui est qui est terrible pour ce pour cette population. Euh encore une fois euh en voyant bien qu'est-ce qui s'est passe au début puisque c'est le Hzbola qui a commencé en soutien euh après la mort de Raménéi à à bombarder Israël. Donc moi, c'est ça que je évidemment que j'ai peur.

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