Grève des taxis, "fin du macronisme", ferroviaire...L'interview de Sophie Primas en intégralité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
BFM TV face- àface à Pauline de Malerbe 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sophie Prima. Bonjour Apoline de Malerme, merci d'être avec moi ce matin pour répondre à mes questions sur RMC BFM TV.
Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous venez des républicains, vous êtes une proche de Bruno Retaillot. Il y a beaucoup de questions à vous poser très concrètes et assez immédiates notamment sur les taxis et puis des questions plus politiques parce que vous avez en quelque sorte remis de la politique dans ce gouvernement en 10ant malgré le fait que vous partagez ce gouvernement avec des des macronistes que pour vous le macronisme allait se terminer en gros avec Emmanuel Macron. Vous reviendrez dans un instant là-dessus parce que les macronises vous demandent même des excuses.
Mais je voudrais qu'on parle de ce qui se passe dans les taxis parce que ça se corse. Et encore ce matin, 5e journée de mobilisation pour les taxis avec des tensions sur le terrain avec des blocages. Aujourd'hui, ce sera à Paris et à Marseille.
Est-ce que vraiment il fallait attendre 5 jours voire 6 puisque la première rencontre avec le ministre des transports et avec François Baou ce ne sera que demain soir. Non, la main a été tendue bien avant puisqueen fait le ministre des transports Philippe Tabarot a proposé mercredi déjà des rencontres. Les organisations n'ont pas souhaité venir à sa demande et à cette réunion.
Donc non, la main était tendue et nous souhaitons vraiment que cette cette confrontation, cette discussion avec avec les organisation syndicale ait lieu. Philippe Tabarot fait des annonces, il propose dans le champ de la concurrence un certain nombre d'actions pour assurer le le la position des taxis. Donc nous sommes prêts à discuter, nous sommes prêts à avancer sur leur sur leur problématique.
Il faut toujours privilégier la voie du dialogue. Alors, il y a deux points sur lesquels les les taxis sont en colère. Il y a la question du transport sanitaire et il y a la question de la réglementation vis-à-vis des VTC.
Euh si on s'arrête d'abord sur la question de la tarification du transport des malades, euh aujourd'hui le transport des patients euh n'a cessé d'amplifier en terme de de prix pour l'État 6,3 milliards d'euros parce que l'assurance maladie prend en charge 65 millions de trajets. Est-ce que vous allez faire machine arrière ? Non, on va pas faire machine arrière.
Il s'agit de faire environ 100 millions d'économies entre 100 et 150 millions d'économies sur 6 milliards3. Donc c'est 2 % d'économies qui sont des économies qui seront faites sur l'efficacité, ne seront pas fait sur le service aux malades. Vous voyez bien qu'on a une population qui vieillit, on a une population qui est confrontée à des déserts médicaux, en particulier dans la ruralité.
Il est pas question de laisser les personnes isolées, mal soignées et sans accès aux soins. Donc c'est ça qu'il faut qu'on qu'on consolide et qu'on est-ce que ça veut dire que les taxis étaient habitués à une sorte de man ? Non, il y a pas d'habitude.
Moi, je fais pas de procès d'intention euh à personne. Il y a plusieurs sujets sur lesquels il faut qu'on réfléchisse et qu'on réfléchisse avec eux comment on peut optimiser. Comment on fait qu'il y a des taxis qui reviennent pas à vide par exemple ?
Comment on fait pour optimiser euh leur tournée quand quand c'est possible, quand les malades sont compatibles ? Comment on avance là-dessus ? Mais je le répète, c'est 2 % d'effort sur 6 milliards 3 comme vous l'avez dit tout à l'heure.
Donc ça doit être possible en terme d'efficacité, plus de lutte contre ce qui pourrait être des dérives parfois. des dérives. Alors, vous le dites, euh j'ai eu deux types de témoignages sur RMC qui m'ont particulièrement euh euh alerté cette semaine sur effectivement la complexité de ce système.
L'un des témoignages, c'était un médecin, un médecin qui disait "Je suis sous la pression de mes malades qui eux-mêmes sont sous la pression des taxis." Ils disent que parfois les malades viennent et leur disent "Il me faut absolument mon bon de transport." Ils se sont habitués en quelque sorte à ce bon de transport parce que les taxis leur disent "J'ai besoin, j'ai besoin de votre bon de transport pour le pour le retour, sinon je vous attends pas." Est-ce qu'il y a eu ces dérives là ?
Est-ce que vous le constatez ? Écoutez, il suffit d'aller à l'entrée d'un hôpital et de regarder à l'accueil comment ça se passe. Et effectivement, il y a beaucoup de de de trafic au sens affluence, voilà, entre le le le guichet et et puis les les chauffeurs de taxi qui arrivent.
Mais je le répète, il faut pas abîmer ce qui est l'accès aux soins pour les Français. Donc il faut travailler sur l'optimisation des flux, sur l'organisation des flux avec les taxis, s'assurer que on fait le maximum pour réduire les frais. Moi je veux ne pas faire de procès d'intention.
Il faut qu'on regarde ensemble avec les médecins, avec l'assurance sociale, avec Catherine Vrain, avec les organisations. Comment on peut optiser ? Type de témoignage, c'était aussi ce matin notamment un chauffeur de VSL. ce sont les véhicules de santé légers, c'est-à-dire ce ne sont pas des ambulances au sens où on peut allonger le patient, ce sont des ambulances tout de même mais dans lesquelles les patients sont assis.
Donc ils sont pas taxi, ils sont véhicules de santé et ils disent pour un même trajet, nous on prend parfois la moitié du prix de ce que prend un taxi parce que le taxi au-delà des 50 km, c'est le double du prix qui s'affiche. Pourquoi vous privilégiez pas les VSL ? Mais vous voyez très bien qu'on a là un travail d'optimisation et d'organisation à faire et c'est particulièrement là-dessus que Catherine Vautrin va travailler.
Oserez-vous le dire au taxi même dans dans la tension qui est en train de s'installer ? Bah écoutez, il y aura des discussions sur euh il faut qu'on fasse des économies pas pour faire des économies pour faire perdurer le système. Donc il faudra travailler avec tout le monde.
Les VSL qui sont probablement une une solution intermédiaire, les taxis dont certains font 90 % de leur chiffre d'affaires avec le transport sanitaire. Donc euh est-ce que c'est euh aujourd'hui la totalité de leur business ? C'est une question qu'il faudra se poser, leur poser et puis faut les protéger de la concurrence des loyal.
Euh c'est ce sur quoi le ministre des transports travaille. Alors les protéger sur la concurrence desloyales, ça c'est l'autre volet, la question des marots d'électronique. En gros, pour bien préciser les choses, pour que tout le monde comprenne de quoi il s'agit.
Les VTC ont le droit par exemple d'aller chercher un client euh dans une gare ou dans un aéroport mais uniquement s'il y a eu une commande préalable, ils n'ont pas le droit de zoner autour. Ils n'ont pas le droit de rester euh en planque en quelque sorte ou en ou à l'arrêt devant les les euh les gares et euh les aéroports. Mais ce que disent les taxis, c'est que dans les faits, il reste quand même dans le coin pour que dès qu'on appuie sur son appur, on a immédiatement un chauffeur qui arrive.
Est-ce que vous le constatez et est-ce que vous allez les aider à lutter contre ce que eux estiment une terre ? C'est l'engagement qu'a pris le ministre des transports. Ça fera l'objet de la discussion demain dans le dans la rencontre qu'il y aura avec les taxis.
Comment on peut lutter contre ça ? Comment on peut lutter contre les dérives de ce système- là ? On doit protéger aussi cette profession que sont les taxis sur cette concurrence qui est déloyale.
Mais j'observe que eux-mêmes ont fait beaucoup d'efforts sur l'utilisation des plateformes. Ils se sont beaucoup modernisés et donc ils utilisent aussi les les mêmes outils. Donc il faut encore une fois regarder dans l'ensemble, regarder comment on peut améliorer l'efficacité sur les transports sanitaires, lutter contre la fraude et le ministre des transport a été très allant avec le ministre de l'intérieur pour qu'on puisse aller jusqu'à la verbalisation de ce qui triche.
Et là-dessus, vous allez donc soutenir les taxis dans cette dans cette vigilance. La patronne d'Uber France qui s'exprime rarement a accepté de répondre à mes questions ce matin sur RMC, l'Orline Series. Elle parle de cette agression de chauffeur Uber mais elle dit également qu'il y a une tension entre les deux depuis longtemps et notamment sur le partenariat qui pourrait exister entre Uber et les taxis.
Écoutez, trois chauffeurs de taxi qui travaillent avec l'application Uber ont subi quelque chose de grave il y a quelques semaines en fait sur l'application. Ils ont été poursuivis et traqués nuit et jour dans toute l'Île-de-Fance au travers par des groupes de taxis qui se sont organisés selon leur propre dire en milice pour les retrouver un véhicule avec ce que vous voulez dire c'est qu'ils ont fait semblant de commander un taxi sur l'application Uber pour pouvoir visualiser où est-ce qu'ils étaient les suivre. Cela peut exister mais en l'occurrence ça n'était pas ça.
C'est que c'était des taxis qui avaient des des un marquage Uber sur leur voiture. Donc ils étaient repérable dans la rue, les plaques ont été relevées et ensuite des groupes se sont se sont formés de manière à les poursuivre pendant plusieurs jours. Est-ce qu'on est à nouveau en train de basculer dans ce qu'il y avait eu lieu il y a quelques années ?
C'est-à-dire une véritable guerre avec des tensions hein sur le terrain entre les taxi et les VTC ? C'est la raison pour laquelle il faut faire appliquer la réglementation avec beaucoup de fermeté. Euh avoir des milices qui chassent, qui prennent en chasse euh des chauffeurs Uber, ce n'est pas acceptable.
On est dans un pays de droit, il faut donc respecter le droit, le faire respecter par l'ensemble des intervenants et euh c'est ce que va s'attacher à faire à la fois le ministre de transport et le ministre de l'intérieur. Sophie Prima, il y a un autre point sur le transport. Je recevais ici à ce même micro hier matin le patron de la SNCF euh qui dit "On a besoin d'un milliard à partir de 2028 pour simplement maintenir en l'État les lignes et il suggère pour trouver ce milliard de remettre en quelque sorte ce qui était la taxe, l'échotaxe en mettant en place une taxe poids lourd notamment contre les poids lourds qui traversent la France qui font le plein avant de passer la frontière qui dépense donc rien sur notre territoire tout simplement pour passer par exemple de la de la du Luxembourg vers euh vers l'Espagne.
Est-ce que vous pourriez envisager de remettre la l'écotaxe ? Alors, vous savez que le 5 mai dernier, il y a eu à Marseille le lancement d'un grand plan qui s'appelle France Ambition Transport sous l'égide du Premier ministre et du ministre des transports avec un travail qui s'est engagé pour justement rechercher les sources de financement et en particulier des grands projets ferroviaires et de rénovation du ferroviaire. Le président Farandou fait cette proposition, ça sera donc dans le débat.
Moi, j'étais là, j'étais parlementaire en 2013 au moment voilà des bonnets rouges, vous vous rappelez, qui avaient été initié par par ce ceage et qui ont eu la peau de l'écotax. Réfléchir à comment aujourd'hui euh le routier euh consommateur, enfin créateur de carbone peut essayer de nous aider à financer euh du ferroviaire. Pourquoi pas ?
Ça fait partie du débat. Alors, pas exactement les cotas, probablement, probablement quelque chose d'autre. faire payer la route pour financer des investissements sur le ferroviaire, pourquoi pas ?
C'est dans le débat aujourd'hui et jusqu'à la fin du mois de juin, on aura l'occasion de travailler et de faire des propositions à l'issue. Donc, vous y êtes pas du tout fermé. Euh est-ce que vous pourriez trouver un moyen de faire payer plutôt les camions étrangers et non pas les camions français ?
Avec évidemment une difficulté, c'est que l'Europe libre circulation avec la la libre circulation aurait du mal éventuellement à l'accepter. Il faut faire quelque chose qui soit compatible avec le droit européen bien évidemment. Donc nous sommes en train de de travailler.
Le ministre des transports travaille avec les parties prenantes comme je vous l'ai dit dans le cadre du plan France Ambition euh transport. Il ne faut rien s'interdire. C'est un peu comme sur le budget.
Il ne faut rien s'interdire de regarder, rien s'interdire comme piste de travail et il faut trouver le milliard supplémentaire par an que demande le président Farandou. Ça pour le coup faudra le trouver. Ben, il faut mieux le trouver parce que c'est de la remise à niveau, de l'amélioration de la résilience des réseaux existants.
Euh il y a des réseaux qui ont 45 ans, 50 ans, 60 ans me disait-il, il faut les changer, il faut les rendre plus résilients, euh plus euh plus résilients aussi au changement climatique. Donc oui, il faut qu'on fasse ces investissements et donc il faut qu'on trouve les sources d'investissement. Sophie Prima, je rappelle que vous êtes la porte-parole du gouvernement et vous avez dit le macronisme va finir dans les mois qui viennent.
Vous pensiez lever un tel tolé ? Donc pour être honnête, ce n'était ni l'objectif ni la volonté bien évidemment de lever un tel tolé. Et je vous remercie de me poser la question, est-ce que ça me donne l'occasion de dire euh ma pensée et ce que j'ai dit en fait ce jour-là, ce jour-là, j'ai dit quelque chose de factuel, c'est que le mandat du président Emmanuel Macron va se terminer au début de l'année 2027.
Alors, vous connaissez bien la politique comme moi. Ça veut dire qu'à l'été 2026, on sera dans la période d'élection présidentielle et de campagne présidentiel et que le formidable élan qu'il a su moi j'étais pas macroniste, vous le savez, vous l'avez dit, je viens des républicains, mais il a créé en 2017 un élan, un parti de nouveaux parlementaires, un groupe parlementaire en 2017 qui a il a été élu grâce à ça. il a eu une large majorité sur son premier mandat, une majorité un peu plus resserrée sur le sur le deuxème.
Euh il porte, il incarne cela. Il incarne ce courant politique. C'est ce qu'on appelle un peu rapidement le macronisme.
Ça vient de son incarnation comme on disait, le sarcosisme ou comme on parlait de la chirakie. Enfin voilà, on a une incarnation qui est forte et à la fin de son mandat bien sûr et bien la ce n'est pas la fin de ses idées, ce n'est pas la fin d'un parti puisqu'il existe aujourd'hui Renaissance qui est un parti qui qui est un grand parti à l'Assemblée nationale porté par le président Atal et le premier ministre Atal. Ça ça sera à charge à eux de faire vivre les idées et la méthode qui était celle d'Emmanuel.
Gabriel Atal que vous appelez le président Atal en montrant beaucoup de respect ce matin. Il il a honnêtement il a honnêtement été semble-t-il très agacé sur les réseaux sociaux. Le parti lui-même Renaissance a jugé même inacceptable que vous ayez dit un mot pareil rappelant que vous aviez été nommé par le président de la République Emmanuel Macron.
Est-ce que vous êtes ingrate ? Non pas du tout. Je pense que depuis euh euh depuis septembre dernier, la constitution du gouvernement Barnier dans lequel j'ai eu l'honneur de siéger et puis dans celui-ci auprès du premier ministre François Berou, nous essayons de de mener un gouvernement qui est un gouvernement de coexistence entre plusieurs groupes politiques.
Chacun de ces groupes politiques a viscéralement l'envie de faire avancer la France dans une situation politique inédite qui est de non majorité absolue à l'Assemblée nationale, de trouver les voix de passage et de garder son identité. C'est ce que parfois j'appelle la polyphonie à l'intérieur du gouvernement. Mais mais Sophie Prima, en vrai, quand vous dites "Le macronisme va finir dans les mois qui viennent", on entend effectivement l'idée que avec Emmanuel Macron, le macronisme se termine.
Or ce matin, vous mettez un peu dans d'eau dans votre vin, vous dites "Non, mais les idées peuvent perdurer." La vraie question, c'est celle-là. Est-ce que comme Brune Retaillot ou d'autres, vous commencez à dire au fond que la le macronisme était une parenthèse ? le macronisme tel qu'il est entendu comme une sorte de e en même temps, c'est-à-dire comme le comme l'idée que il n'y a plus de clivage entre la droite et la gauche.
Est-ce que ça vous pensez que ça va perdurer ? Moi, ce que j'ai voulu nommer, c'est que le président finissait son mandat, je vous le redis euh dans 18 mois, enfin dans au début de l'année 2027, que euh son parti politique, ses idées étaient fortement incarnées par lui-même. Aujourd'hui, le relais va être pris par euh Gabriel Atal aujourd'hui, par le groupe Renaissance euh et c'était ça l'objet de ma question.
Maintenant, votre autre question qui est est-ce que je crois au clivage droite gauche ? Oui, j'ai toujours cru au clivage droite gauche parce que je pense que c'est la seule façon aujourd'hui de lutter contre les extrêmes et on voit bien la difficulté qu'on a avec le Nouveau Front populaire à gauche où le Parti socialiste a a du mal à savoir s'il doit continuer avec les filles ou s'il doit trouver son autonomie. La ligne politique sera tranchée dans leur congrès.
Moi je pense que ça c'est sain parce que ça permet une alternance. Donc vous souhaitez la fin du macronisme ? Ah mais moi je suis les républicains donc je reste dans ma famille politique que comme d'autres dans ce gouvernement restent dans leur famille politique gardent leur singularité leur conviction leur projet euh pour 202 nous nous avons un nouveau président au au LR c'était l'objet d'ailleurs de ma réponse à votre conseur et et nous allons travailler pour offrir un un un projet alternatif.
Mais je vous repose la question. Vous souhaitez la fin du macronisme ? Mais je ne souhaite la fin de rien.
Moi, je suis respectueuse des partis politiques. J'ai présidé euh au Sénat une commission euh euh des affaires économiques pendant 6 ans. J'étais vice-présidente du Sénat.
Je je respecte les partis politiques, même s'ils sont très éloignés de mes de de mes euh de mes convictions politiques propres. Mais euh aujourd'hui, avec l'élection de Bruno Rotaillot, avec la renaissance des Républicains, avec notre présence et notre traction au gouvernement, nous voulons avoir un projet alternatif. C'est c'est l'alternance politique et je trouve que c'est démocratiquement sain et c'est bien.
Gérard Larch vous défend d'ailleurs et il en rajoute même une couche he puisque à nos confrères du Figaro, il dit je cite "Arrès Emmanuel Macron, il n'y aura plus de macronisme." B nous partageons cette ambition avec le président l'archer de d'offrir un projet alternatif. mais qui nous sommes mais mais nous sommes qui remplacera qui qui sera une alternative à à ce que nous connaissons aujourd'hui.
Il n'y a pas de surprise et donc comme vous l'avez dit au tout au début l'émotion qui a été procurée est au-delà de je pense ce que nous connaissons tous de nos différences politiques. Vous appelez vos confrères de chez Renaissance au calme quoi. Moi je les respecte beaucoup.
Il faut qu'il respecte aussi les différences des autres et en 2027 ben nous retrouverons mais chacun pour soi. Ah oui, vous ou serez chacun pour vous serez opposé. Ah ben écoutez, nous nous allons avec Bruno Rotaillot créer une vision pour la France, créer un programme que nous proposerons au français et et puis ensuite les élections parleront.
Quand quand vous dites ça d'ailleurs Sophie Prima, il y a un personnage qui est à cheval en quelque sorte lui aussi sur la droite et le macronisme qui aujourd'hui s'en est détaché mais qui en a été un des un des pivots, c'est Édouard Philippe. On commence à évoquer l'idée d'un ticket Édouard Philippe, Bruno Retaillot. Est-ce que ce serait Édouard Philippe devant, Bruno Retaillot derrière ?
Est-ce que ce serait Bruno Retaillo devant, Édouard Philippe derrière ou est-ce qu'il faut mieux que ce soit chacun pour soi ? Ben écoutez, je crois que l'élection et ce qui se passe aujourd'hui en terme d'élan, euh l'élection de de ce weekend et de de Bruno Rotaillot à la tête des Républicains, l'élan que l'on voit euh en France pour le renouveau de la droite euh nous conforte dans l'idée euh bien connue de Bruno Routillo qu'il faut y aller colline par colline. Aujourd'hui, on se met au travail, on constitue une équipe, on va faire un projet et puis nous verrons le reste de la politique fiction.
Quand quand quand cette petite musique d'un ticket d'un duo avance, c'est pas vous qui l'avancez cette idée ? Non non pas du tout. Donc c'est plutôt du côté d'Edouard Philippe qu'on essaie d'installer cette idée que B Root va se raller à lui.
Philippe et Édouard Philippe a légitimement une ambition présidentielle. Il l'a déjà dit, il a officiellement annoncé sa candidature, il est officiellement candidat. Donc nous allons jouer chacun notre musique et puis nous verrons à l'été 2026, à l'automne 2026 avant les élections présidentielle quel est l'état politique de notre pays.
À ce stade, en tout cas pas question de mettre en place quel quelque duo que ce soit. La côte de popularité de Bruno Retaillot a pour la première fois d'ailleurs dépassé celle de d'Edouard Philippe. 51 % de bonnes intentions contre 48 % pour Édouard Philippe selon le sondage pour le Figaro qui a été publié hier.
Est-ce que ça ça vous donne des ailes ? indéiablement la je le redis l'élection de Bruno Retaillot euh sa particip notre participation qui avait été décidée par le parti au gouvernement le fait qu'on montre en fait quel type d'hommes et de femmes politiques nous sommes quand nous sommes en responsabilité donne un élan droite. C'est très important et oui c'est probablement une renaissance aussi de de notre de notre il fallait le il fallait le cacher le le rapport sur l'entrisme des frères musulmans, le laisser dans un fond de tiroir.
Non, il fallait pas le cacher parce que je je crois que en fait le ce sentiment d'un entrisme est tout à fait diffus mais n'était pas documenté en réalité dans les élus locaux, dans les associations, dans les clubs de sport. On voit bien euh on sent quelque chose qui ne va pas mais on ne savait pas mettre des mots, on ne savait pas le mesurer. Euh ce ce rapport au moins le mesure et il s'agit pas mais lorsqu'Emmanuel Macron fait reproche semble-t-il en particulier à Bruno Rotaillot d'avoir beaucoup parlé, d'avoir beaucoup publiquement évoqué ce rapport puis vraisemblablement de l'avoir communiqué.
Est-ce que vous trouvez ce ce reproche légitime ? Je je n'étais pas à ce conseil de défense donc j'ai du mal à savoir exactement ce qui s'y est passé. Je sais que Bruno Retaillot est venu avec des solutions, que le président de la République prend cette question de l'entrisme avec beaucoup de sérieux euh pour défendre une valeur qui est une valeur fondamentale de notre République française qui est la laïcité et c'est-à-dire pour protéger aussi les musulmans qui sont dans le cadre de la de la laïcité et qui sont en France en respectant parfaitement tout tous les codes et les valeurs de la laïcité et donc il demande des actions qui sont encore des actions renforcées.
Bruno Rotaillot est venu avec des solutions euh sur le financement et là aussi on est au travail. Oh, il y a eu un petit peu d'énervement probablement mais voilà, il y a eu devement tout de même. On voit bien qu'il y a eu un petit peu de tension.
On sent bien qu'il y a eu un petit peu de tension, mais je crois que c'est pas très important au regard de l'enjeu qui est là et les solutions. Bruno Rotaillon en a en a plusieurs et va les retravailler encore en Sophie Prima, porte-parole du gouvernement et on le comprend porte-parole aussi de Bruno Retail au tout de même. Vous êtes vous êtes LR et et vous l'êtes toujours.
Merci à vous d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h53 sur RMCB.
Sophie Primas