Les GRAVES magouilles de l’audiovisuel public - avec Charles Alloncle
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Par le biais de la TVA, tous les jours, vous contribuez au salaire des humoristes de France Terre, au salaire de Léa Salamé, au salaire de Delphine Ernut, au salaire de Patrick Cohen, au salaire de ces gens-là qui façonnent aussi au quotidien l'opinion avec leur déontologie respective. On y reviendra. On voit qu'il y a un certain nombre de Gabjis qu'elle a-même enclenché.
Elle a par exemple euh réservé des suites au Majesti à Cann pour près de 1700 € par nuit alors que la convention de France Télévision et bien capsa à 350 € par nuit. Mais on apprend de l'aveu même du président du CSA de l'époque que monsieur Hollande s'est mêlé et a fait preuve de son influence pour imposer Delphine Arnot. Une deuxième dimension, c'est entre les dirigeants de l'audiovisuel public et d'éventuels partis politiques.
On a parlé de l'affaire Patrick Len et Thomas Lor, mais il y a des soupçon par exemple d'emploi fictif à la tête de France Télévision qui sont extrêmement lourds. Je veux notamment parler du directeur des opérations spéciales de France Télévision, monsieur Arnaud Gacha. Je vais mettre du conditionnel et je vais mettre un certain nombre de guillemets.
Mais bonjour monsieur le député. Bonjour. Merci de votre invitation.
Ben merci beaucoup. Vous êtes en ce moment dans une tournée médiatique euh pour parler médias puisque vous êtes le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public afin de faire le le clair sur la façon dont l'argent des Français est utilisé d'un point de vue médiatique pour France télé pour Radio France et cetera. Pendant 6 mois vous allez interroger un certain nombre de d'acteurs de ce milieulà.
Ma première question c'est comment faire en sorte que cette commission d'enquête ne soit pas un clash, un spectacle ? Je vous dis ça parce que on a en mémoire le le le la séquence où Antoine Léoman avait interrogé Pierre Douard Terrain ou d'autres députés de la France insoumise avaient interrogé Vincent Bolloré. L'objet de de l'échange était pas très intéressant.
On sentait que les députés en face voulaient se farcir une personnalité publique de renom. Vous quelle est votre posture ? Quelle est votre démarche ?
Qu'est-ce que vous espérez de cette commission d'enquête ? La grande différence, c'est que il faut quand même rappeler que les Français contribuent à hauteur de 4 milliards d'euros par an à l'audovisuel public. Il y a une réforme récemment euh il y a quelques années et bien c'était uniquement ceux qui disposaient d'un support pour regarder la télévision publique ou écouter euh les émissions radio euh publiques qui et bien payaient une contribution.
C'était la redevance télévisée depuis euh quelques années. Maintenant, l'ensemble des Français qu'il disposent d'un support ou qu'il n'en dispose pas sont forcés, sont sommés et bien de dépenser l'équivalent de 100 € de forfait obligatoire par an par foyer pour payer l'audiuel public. Ça représente 4 milliards. 4 milliards, c'est l'équivalent de la moitié du budget du ministère de la culture. 4 milliards pour vous donner peut-être quelques motifs de comparaison, c'est l'équivalent de 8 hôpitaux, de 400 écoles, de 100000 salaires de professeurs ou de policiers chaque année.
C'est l'équivalent de 20000 places de prison. C'est l'équivalent aussi avec 4 milliards par exemple, on pourrait lancer une grande campagne de réhabilitation patrimoniale française. Tous les châteaux, tous les monuments, toutes les églises qui tombent aujourd'hui en ruine, qui sont pourtant des murs porteurs de notre civilisation et de notre histoire, il suffirait de mettre ce montant là, ne serait-ce que sur une année pour les réhabiliter.
Donc ce que je veux vraiment dire, c'est que c'est une somme qui est particulièrement importante qui concerne tous les Français. que vous soyez millionnaire ou que vous soyez au RSA, depuis la réforme, par le biais de la TVA, tous les jours, vous contribuez au salaire des humoristes de France Terre, au salaire de Léa Salamé, au salaire de Delphine Ernut, au salaire de Patrick Cohen, au salaire de ces gens-là qui façonnent aussi au quotidien l'opinion avec leur déontologie respective et on y reviendra. Euh donc pour moi c'était de nécessité publique de commettre cette commission d'enquête qui en plus de ça est une commission d'enquête qui est inédite puisque dans l'histoire de la 5e République jamais l'Assemblée nationale ne s'était saisie du sujet de l'audiovisuel public sur le format d'une commission d'enquête et je pense aussi que c'est pour ça qu'elle fait grand bruit médiatique et avant tout qu'elle intéresse et passionne d'ors et déjà les Français.
Alors justement, d'où vient cette démarche qui est portée par votre parti, le parti UDR ? Depuis quelques mois, depuis euh euh en partie l'affaire le Grand Cohen qui euh qui a été deux deux éditorialistes de gauche épinglés par l'incorrect en octobre dernier. Mais au-delà de ça, la question de l'audiovisuel public est une question qui est devenue centrale depuis quelques années.
Qu'est-ce qui vous vous a poussé à porter ce projet, cette commission ? Qu'est-ce qui vous a décidé à le faire ? à quel moment vous êtes dit c'est essentiel que les acteurs de l'audiovisuel public soient confrontés à au représentants du peuple ?
Il y a deux raisons fondamentales. La première qui je pense est partagée par des millions de français, c'est les multiples entors au principe de neutralité, d'indépendance, d'honnêteté, de pluralisme et qui sont des principes consacrés par la loi. La dernière grande loi sur l'audiovisuel public qui consacre d'ailleurs ces principesléotard de 1986.
Et je tiens à rappeler que le Conseil constitutionnel a validé ses principes comme des principes à quasi valeur constitutionnelle dans un certain nombre de décision en les reconnaissant comme des piliers de notre démocratie. Donc euh sur ces valeurs-là, euh chaque dépositaire d'une mission de service public et surtout euh les journalistes, les éditorialistes, les membres de l'audiovisuel public sont tenus et bien à une impartialité, une honnêteté, une indépendance, une neutralité et je trouve et je ne suis pas le seul que depuis euh plusieurs mois et bien il y a un certain nombre d'entors édifiantes sur les chaînes publiques qui en plus de ça sont couvertes par les dirigeants de l'audiovisuel public. Je pense que ceux qui nous écoutent ont un certain nombre d'exemples en tête.
L'affaire Patrican et Thomas le grand il y a quelques semaines a été peut-être l'une des plus médiatiques parce qu'elle est parfaitement scandaleuse. Et je le dis avec d'autant plus d'objectivité que je ne fais pas partie euh du parti politique de Rashid Adati, mais d'entendre une grande voix et un grand visage de l'audiovisuel public comploter avec des cadres du Parti socialiste pour éliminer siamment une candidate aux élections municipales avec l'argent public. C'est proprement scandaleux.
Il y a eu d'autres exemples. Récemment, par exemple, sur le plateau de France 5, Jordan Bardella était comparé à Adolphe Hitler. il y a quelques semaines ou quelques mois, on a euh sur le plateau de Caroline Roue sur France 2, à l'heure la plus écoutée, juste après le journal de 20h dans un dans une émission spéciale en direct, on a euh monsieur Mathieu Pigas qui a été présenté comme un simple chef d'entreprise qui vient nous expliquer pendant 20 minutes sans contradictoire, je le cite, enfin c'est on n'est pas loin de ces mots.
Le Rassemblement national est un parti qui pourchasse les homosexuels. Le Rassemblement national est un parti qui pourchasse les étrangers. À aucun moment, Caroline Rou n'a jugé bon de dire deux choses.
La première, c'est que monsieur Pigas est le patron de la société qui produit l'émission dans laquelle il est invité. Donc qui en plus de ça s'enrichit sur l'argent du contribuable et sur l'argent de public. Et euh le deuxième point, c'est que monsieur Pigas a fait la une du journal Libération quelques mois auparavant expliquant qu'il mettrait tous les moyens à sa disposition pour lutter contre le contre l'extrême droite, y compris des moyens médiatiques.
C'est un exemple parmi d'autres. Je pense que ceux qui nous écoutent ont bien d'autres exemples. Il y a eu Samuel Étienne qui présente question pour un champion qui il y a quelques jours nous expliquait que le Rassemblement national était un parti en fait qui avait été fondé par des par des nazis.
Enfin voilà, on a ce genre de de sermon euh de catéchisme militant dispensé avec l'argent du contribuable qui est proprement insupportable parce qu'à chaque fois ce sont des ruptures fondamentales avec cet objectif de neutralité qui en plus euh sont couverts par les dirigeants de l'audiovisuel public. Et sur ce point-là, je serai rapide. Je pense au propos, par exemple, d'Adelle Vendret qui est la directrice de France Terre et qui assumait il y a quelques mois que France Inter était une radio résolument progressiste.
Mais le progressisme est proprement une identification politique au même titre que le conservatisme, au même titre que le libéralisme et déjà elle assume de se mettre en rupture avec une obligation légale, une obligation de de de sa mission de délégation de services public. Delphine Ernut de la même façon euh présidente de France Télévision qui nous explique que France Télévision ne devrait pas représenter la France telle qu'elle est mais telle qu'on voudrait qu'elle soit. Quelle est la légitimité et quelle est la mission qu'on lui donne pour essayer de tordre le réel alors qu'elle est à la tête d'une entreprise de 9000 salariés, de 4000 journalistes qui façonnent l'information au quotidien.
Donc la première raison qui nous a mené avec Eric Scioti à commettre cette commission d'enquête, c'est d'arrêter d'en finir avec euh ses entorses à ces principes au quotidien qui sont en plus payés par l'argent du contribuable. Et la deuxième raison, et je serai pardon si je suis trop long mais je serai un peu plus rapide, c'est la la gestion catastrophique des fonds publics, la gestion catastrophique de ces 4 milliards. C'est pas moi qui le dit.
Ce sont les rapports de l'inspection générale des finances. C'est le rapport de la Cour des comptes qui est sortie il y a quelques semaines qui indique par exemple que France Télévision est au bord de la faillite, que France Télévision est menacé de dissolution parce que la dirigeante Delphine Ern qui a été renouvelée pour un 3è mandat consécutif, ce qui est inédit. Aucun président de l'audovisel public de France Télévision n'a pu être reconduit sur un temps aussi long.
Et pourtant elle accumula un déficit de près de 100 millions d'euros. Euh pourtant elle a plongé la trésorerie euh dans le dans le négatif. Pourtant on voit qu'il y a un certain nombre de gabji qu'elle a elle-même enclenché.
Elle a par exemple réservé des suites au Majesti à Cann pour près de 1700 € par nuit alors que la convention de France Télévision et bien capsa à 350 € par nuit. Alors qu'on voit par exemple que le salaire moyen chez France Télévision c'est 72000 € par an. Là où le salaire moyen dans l'audiovisuel, enfin dans le milieu de la culture en France, c'est autour de 48000 €. 72000 € par an, c'est l'équivalent des 9 % les Français les mieux rémunérés.
Et des exemples comme ça, je On peut parler aussi des 126000 € par jour de frais cocktail et de missions qui sont assez opaces et qui sont dépensés chaque jour, les 10000 € de frais de taxi par jour, les près de 30 directeurs de France Télévision qu'ils sont rémunérés plus que le président de la République qui gagne plus de 200000 € par an. En fait, entre le déficit habissal que madame Hernot a cumulé suite à un certain nombre d'erreurs stratégiques criantes à une absence de vision de réforme, mais madame Ernote n'avait aucune expérience des médias quand elle a été nommée avec la pression de France Hollande en 2015, elle n'avait pas fait ne serait-ce que 2 semaines à la tête ou dans une entreprise de médias. Donc voilà, tout ça pour dire que les deux motifs qui nous ont conduit à à provoquer cette commission d'enquête, ce sont les entorses répétées euh au principe de neutralité qui sont des principes à à valeur quasi constitutionnelle et aussi la gestion catastrophique de l'argent public.
Sachant, je le rappelle, que euh l'Assemblée nationale a pour rôle et pour fonction et bien de faire toute la transparence sur la bonne utilisation des fonds du contribuable et c'est tout l'objectif de notre commission d'enquête. Et d'ailleurs, je précise que vous interrogerez Delphine Arnut et François Hollande peut-être plus tard dans le calendrier. Euh je reviens sur les points de cette commission d'enquête.
Donc là, vous venez de détailler le le déficit budgétaire qui est une partie intégrante du problème. Le la question de neutralité, vous avez très bien décrite. Il y a aussi vous avez vous en avez parlé au départ la question de l'indépendance puisque cette cette question en amène une autre, c'est c la question des conflits d'intérêts.
Dans quelle mesure est-ce que l'audiovisuel public est totalement libre et pas influencé par d'autres parties qui graviteraient autour ? Vous avez totalement raison. Donc, il y aura trois parties dans cette commission d'enquête.
La neutralité, on en a parlé, la gestion et les euh graves dérives qui ont été pointées par un certain nombre de rapports qu'on ira euh explorer, sachant qu'il y a des vrais soupçons d'inscérité des comptes puisque madame Ern depuis qu'elle est à la tête de France Télévision se se s'en orgueil de mettre chaque année soi-disant les comptes à l'équilibre. Il y a un certain nombre de communiqués de presse qui sont publiés où elle explique que elle se félicite de mettre les comptes à l'équilibre. Il a fallu attendre 10 ans pour que la cour des comptes revienne, ce qui est d'ailleurs un temps étonnamment long pour constater que le déficit cumulé par madame et la direction de France Télévision et était de plusieurs dizaines de millions d'euros.
Et donc le troisème pan de cette commission d'enquête, ce sera l'étude des éventuels conflits d'intérêt qui sera un pan explosif parce que des conflits d'intérêt, on peut en soupçonner de plusieurs ordres. Le premier c'est au niveau du CSA qui est devenu l'ARCOM. Il y a quelques années, on a appris par exemple il y a peu que l'ancien président du CSA en 2015, monsieur Schramek, qui l'a avoué devant les députés de l'Assemblée nationale, avait reçu des pressions de la part du président de la République de l'époque François Hollande pour éliminer des concurrents de Delphin Ernut dans le processus de nomination de Delphine Ernut en 2015.
Mais on se souvient de François Hollande qui jurait lors de son débat face à Nicolas Sarkozy main sur le cœur que lui président de la République, je n'aurais pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique. Il a d'ailleurs fait passer une loi pour donner tout pouvoir à l'ARCOM et faire une sorte de grande séparation avec le pouvoir politique. Mais on apprend de l'aveu même du président du CSA de l'époque que monsieur Hollande s'est mêlé et a fait preuve de son influence pour imposer Delphine Arnot.
Donc évidemment qu'en tant que rapporteur de cette commission d'enquête, je demanderai des comptes à monsieur Holland, je demanderai des comptes à monsieur Schramek qui visiblement a plié sous les pressions alors qu'il est payé par l'argent du contribuable pour être parfaitement hermétique à ces pressions politiques. Donc voyez déjà sur les conflits d'intérêt, on peut avoir quelques pistes sur la porosité politique entre les membres du CSA, les membres de l'ARCOM qui pour une grande partie sont d'ailleurs tous issus du Parti socialiste ou qui ont travaillé pour des cabinets de ministres socialistes et le pouvoir politique de l'époque, y compris aussi sur les conditions de de les conditions de reconduction de madame Ernote il y a il y a peu en 2025 avec une forme de proximité avec le pouvoir politique actuel. Ça c'est la première dimension de ces conflits d'intérêt qu'on peut suspecter.
Une deuxième dimension, c'est entre les dirigeants de l'audiovisuel public et d'éventuels parti politique. On a parlé de l'affaire Patrick Cohen et Thomas le Grand, mais il y a des soupçons, par exemple d'emploi fictif à la tête de France Télévision qu'ils sont extrêmement lourds. Je je veux notamment parler du directeur des opérations spéciales de France Télévision, monsieur Arnaud Gacha.
Je vais mettre euh du conditionnel et je vais mettre un certain nombre de guillemets. Mais depuis que mon nom est sorti comme rapporteur pour cette commission d'enquête, j'ai eu beaucoup de messages. J'ai rencontré beaucoup de personnes qui travaillent aujourd'hui chez France Télévision qui me disent "Monsieur Anga est directeur des opérations spéciales, il fait probablement partie des directeurs les mieux payés de France Télévision.
Il doit gagner plus de 100000 € par an et pourtant personne ne le voit à France Télévision." Et monsieur Angacha, il faut le dire, est adjoint d'Annie Dalgot à la mairie de Paris. Sur ses réseaux sociaux, communique allègrement sur ses activités politiques en proximité avec le Parti socialiste, mais il est doublement rémunéré par le contribuable au titre de de directeur des opérations spéciales de France Télévision.
Sachant que chez France Télévision et je demanderai un organigramme précis des directeurs, il existe aussi un directeur des opérations exceptionnel. Donc, j'aimerais comprendre la différence entre les deux périmètres du directeur des opérations spéciales que personne ne voit travailler, adjoint d'Adine Dalgo et du directeur des opérations exceptionnelles. Donc, il y a aussi un certain nombre de conflits d'intérêt entre des dirigeants de l'audis public et des partis politiques.
Je pense à monsieur Sid Bon Gomez qui est le numéro 2 de France Télévision qui a un parcours, il ne s'en cache pas d'activiste. Il a été directeur des campagnes de Cécile Duflot et d'Eva Vajoli. Il est directeur des programmes de France Télévision et depuis quelques jours, il a récupéré dans une provocation ultime la direction de l'info de France Télévision.
Donc ce monsieur qui n'est pas journaliste, n'a jamais disposé d'une carte de presse de façon parfaitement inédite est devenu le patron des près de 4000 journalistes de France Télévision. Moi, j'ai le nombre de journalistes qui témoignent en off, dont je ne révélerai pas le nom, mais qui m'écrivent en me disant être parfaitement scandalisé, qu'une personnalité qui ne partage rien de leur engagement déontologique et de journaliste récupère la direction de l'information. On se souvient euh par le passé de grands directeurs de l'information comme Harlette Chabo, comme Olivier Mazrol, comme Thiulier qui pouvait faire paratonire vis-à-vis d'éventuelles pressions politiques.
Mais c'est pas le cas chez France Télévision. On a décidé de nommer un militant, un jeune activiste qui en plus de ça n'a pas une un grand parcours dans le milieu des médias. Et chez Radio France, c'est à peu près la même chose puisque le numéro 2 de Radio France, monsieur Mélet, a fait une interview dans Libération, un portrait dans Libération il y a peu où il disait que dans une autre vie, il aurait été militant du Parti socialiste, dans une autre vie et bien euh euh il aurait été engagé à gauche et qu'il considère que pour faire évoluer les mentalités, il vaut mieux travailler dans les médias plutôt que au service d'un parti politique.
Donc deuxème type de conflit d'intérêt, les dirigeants de l'audis public qui pourraient avoir se compromettre avec certains partis politiques et alimenter une propagande électorale sur fond public. Et troisème et dernier type de conflit d'intérêt qui je pense sera peut-être parmi les plus sensibles parmi les sujets les plus sensibles de cette commission d'enquête, c'est le phénomène d'hyperconcentration des contrats de production. Aujourd'hui, il faut le savoir, mais l'argent du contribuable sert à financer par le biais de France Télévision chaque année des centaines de millions d'euros de contrat pour des entreprises de production.
Chez France Télévision, on a trois entreprises principales qui consacrent qui concentrent ces contrats de production. Media One, Banig et Together. Si je commence par Media One, c'est la première entreprise, première société de production qui bénéficie de plus de 100 millions d'euros d'argent public chaque année.
Elle est tenue par monsieur Niel, monsieur Pigas, monsieur Capton. Et euh quand on interroge Delphine Arnut sur le fait que depuis plusieurs années ces entreprisesl prennent de plus en plus d'argent public, elle nous explique que c'est aussi pour soutenir les grands champions français qui rayonnent à l'international alors que c'est contradictoire avec la mission qu'on pourrait attendre de l'audiovisuel public de soutenir la production indépendante française. Et sauf que quand on regarde Mediawan, on se rend compte que Mediawan est détenu à 80 % par un fond américain, le fond KKR.
Donc en fait, France Télévision devient une espèce d'usine à transformer l'impôt des Français etth bien en rente ou en dividende pour des fonds d'investissement américains. Et en plus de ça, je vous l'ai dit, mais Mediawan est détenu par des personnes comme monsieur Niel très proche de Macron, monsieur Pigas très engagé politiquement qui ne cache pas leur agenda politique, qui ne cachent pas leur volonté de lutter par tous les moyens dont ils disposent contre l'extrême droite. Donc on voit que le le grand gâteau de l'audiuel public par l'argent du contribuable est juteux puisqu'il rapporte à ces gens-là des centaines de millions d'euros sur plusieurs années et qu'en plus de ça, ça permet d'entretenir leur agenda politique.
Et si si je peux me permettre de compléter en plus votre démonstration dans la question des conflits d'intérêt, euh il faut aussi interroger l'ARCOM euh chose que vous avez déjà faite parce que à l'heure où on tourne cette cet entretien, nous sommes donc le jeudi 27, la commission d'enquête a commencé depuis hier et je crois qu'elle a commencé d'ailleurs avec le président de l'ARCOM que vous avez d'ailleurs interrogé sur la question des conflits d'intenter ? Alors, je l'ai interrogé euh j'ai j'ai vous pourrez retrouver le l'ensemble de l'audition. Sur mes premières minutes, je lui ai demandé de se présenter.
C'est une question banale euh pour euh démarrer euh une audition. Monsieur Heddari, président de l'ARCOM, s'est présenté, il a présenté son parcours, mais il a omniis une chose qui me paraît fondamental, c'est qu'il a travaillé au sein cabinet ministériel. Je lui ai reposé une question, je lu dit "Mais vous êtes présenté mais vous avez oublié d'expliquer que vous avez travaillé pour des ministres.
Est-ce que vous pourriez nous expliquer pour quel ministre vous avez travaillé ? Donc là, il m'a cité un certain nombre de ministères juste après avoir prêté serment juste après avoir prêté serment une commission d'enquête et c'est tout l'intérêt d'ailleurs de ce levier de la représentation nationale, c'est que on est obligé de dire toute la vérité. On le on lève la main droite et on dit je le jure de dire toute la vérité.
Et donc je je j'interroge à nouveau ce monsieur en lui disant "Mais est-ce que vous pouvez nous expliquer les ministres pour lesquels vous avez travaillé ? 100 % des ministres pour lesquels ce ce monsieur a trahié ont été des ministres socialistes. Mais il n'a pas jugé bon devant la représentation nationale et au nom des Français d'indiquer de façon transparente que dans son parcours politique tous les ministres pour lesquels il avait travaillé étaient des ministres socialistes alors qu'il est président de l'ARCOM, président d'une autorité qui est garante de ces principes à valeur constitutionnelle d'indépendance, d'honnêteté, de pluralisme en gros de neutralité.
Et il vivait très mal d'ailleurs la question que je lui posais. il m'a répondu de façon très comment dire agacé sur le fait que je pouvais remuer son profil alors que c'est des informations d'utilité publique. Ça a été le la première partie.
La deuxième partie, je lui ai demandé s'il avait d'éventuels conflits d'intérêt à déclarer. Il m'a répondu après avoir juré devant notre commission d'enquête qu'il n'avait aucun conflit d'intérêt à déclarer. Pourtant, ce monsieur il y a quelques semaines a avoué dans les tribunes d'un journal qu'il avait eu un enfant et qu'il avait été en couple avec une personne qui est la DGémémique.
Donc la DGMIC pour expliquer à vos auditeurs, c'est la tutelle de l'État de France Télévision. C'est l'organe qui a le contrôle sur la gestion et la direction de France Télévision. C'est une personne aussi qui siège au conseil d'administration de France Télévision.
Donc en fait, si on a deux organes importants dans la direction de France la division, c'est l'ARCOM qui a le pouvoir de nommer la présidence de France Télévision et la DGMIC qui dépend en gros du ministère de la culture et de Bercy qui a le pouvoir de contrôler cette nomination et de contrôler la bonne gestion de la présence de France Télévision sur la base des objectifs fixés par l'État. Donc, on a ces deux personnes-là qui ont eu un enfant ensemble, ces deux personnes-là qui ont été en couple ensemble mais qui omettent siamment de déclarer ce conflit d'intérêt auprès de la haute autorité de la transparence de la vie publique. Moi, je suis député.
N'importe quel député, n'importe quel haut-fonctionnaire, n'importe quel ministre doit déclarer au début de l'exercice de son mandat ou de sa responsabilité le moindre conflit d'intérêt. Qu'il s'agisse d'un conflit d'intérêt économique, financier, patrimonial ou personnel. On doit déclarer par exemple la personne avec qui l'on vit, qu'on soit marié, paxé, en concubinage, je dois déclarer à l'Assemblée nationale la personne avec qui je vis pour éviter qu'il y ait d'éventuels conflit d'intérêts.
Et ces mêmes personnes surtout quand on est quand on est président de l'ARCOM, qu'on est soumis à ses devoirs, qu'on est l'autorité qui doit garantir le pluralisme de l'information, on est mais encore plus soumis à cette exigence là. Et donc voilà, tout ça pour dire qu'effectivement la première audition de cette commission d'enquête a plutôt mal démarré puisque on a pu voir les blocage, les omissions faites de façon parfaitement assumée d'un président de l'Arcom qui jette le trouble. Tous ceux qui ont pu voir cette première audition se sentent, je pe je pense encore plus troublé et encore plus suspicieuse à l'égard des intentions et de la vraie indépendance de des dirigeants et du président de de l'Arcom.
Et est-ce que à l'occasion de cet entretien avec ce ce responsable de l'ARCOM, peut-être qu'il y aura d'autres responsables euh d'autres personnes qui représenteront l'ARCOM, est-ce que vous comptez les interroger sur les réelles, comment dire ambition de la suppression de C8 ? Et est-ce que ces news est menacé ? Parce que la logique des choses, voudrait que ces news soient aussi menacé d'une d'une censure comme C8 a pu a pu la vivre ?
Effectivement, c'est une c'est une grande question quand on compare euh la différence de traitement entre certaines chaînes privées, vous évoquez CS, on peut aussi parler de C8 et les chaînes de l'audiel public. Euh sur les dernières années, j'ai compilé, j'ai fait un peu un travail euh méthodique, mais j'ai compilé le le montant des sanctions prononcé à l'égard de C8 et Cous sur les 15 dernières années. Ils ont cumulé 8 millions d'euros d'amende imposé par l'ARCOM.
J'ai regardé les chaînes de l'audiel public, il y en a beaucoup. France Interre, France Info, France Culture, France 2, France 3, France 5, enfin bon et énormément de chaînes, beaucoup plus d'ailleurs que C8 et CS évidemment sur les 15 dernières années, 0 € d'amende prononcé à l'égard des chaînes de l'audiel public. Je pense que ceux qui nous écoutent ont été témoins en consommant un certain nombre de contenus de l'audis public d'entorse répété, grave vis-à-vis de ces principes d'impartialité, de neutralité et d'honnêteté de l'audiovel public.
Donc, j'ai posé la question à monsieur Hdari, président de Larcom, qui a été incapable de me justifier la différence entre enfin de ce poids de mesure incapable. il s'est réfugié derrière le fait que lui n'avait été nommé à la tête de l'arcom que depuis un an et que en fait il pouvait pas me donner plus d'explication. Je lui posé une deuxième question sur l'impératif d'impartialité.
L'impartialité c'est important parce que c'est le principe même qui fonde le respect des temps de paroles sur les chaînes de l'audiovel public et sur l'ensemble des chaînes des médias. Et je lui posé une question très précisée. Je lu dit "Mais pourquoi l'Arcom considère que Philippe Deviler doit être considéré comme une personnalité politique et donc que son temps doit être décompté de ceux de Reconquête ou de ceux du Rassemblement national ou de ceux des partis de droite ?
Alors que tenez-vous bien Éric Dupont Moretti, Cécile Duflot, Daniel Conbandit, eux ne sont pas considérés comme des personnalités politiques et donc leur temps n'est pas décompté. Peut-être parce que Philippe Devil a une présence régulière. Je je Est-ce que c'est ça la logique derrière, c'est qu'il est régulièrement, je crois, une fois par semaine sur ces news ?
Alors la réponse c'est pas la réponse que que le président de l'ARCOM m'a faite. La réponse qu'il m'a faite c'est de me dire "Mais monsieur le rapporteur, vous ne pouvez pas vous voyez bien que Philippe Deville a participé à la campagne présidentielle d'Éric Zemour et en ça il doit être intervenant politique." Ce que j'ai décrypté derrière en écoutant l'intégralité de sa question, c'est pas tant qu'il a été participé à une campagne présentielle, c'est qu'il ait participé à la campagne d'Éric Zemour.
J'ai l'impression que c'est plutôt la deuxième partie de la réponse du président de l'arcom qui qui posait problème que soit Eric Zemour, c'est pour ça qu'il était qualifié comme intervenant politique parce que aucun français ne peut considérer que Cécile Duflot ou Daniel Conbendit est de droite. Aucun français ne peut considérer qu'Eril Dupont Moretti n'est pas macroniste. Ril Dupont Moretti, je j'en parle notamment à titre personnel, chez moi dans la 9e circonscription de l'héros lors de la dernière campagne des législatives est venu faire campagne au nom d'Emmanuel Macron pour soutenir le candidat macroniste.
Il a tenu tribune et tenu meeting. Daniel Conbendit et Cécile Luflou n'ont jamais caché dans leur parcours politique être des militants écologistes ou de gauche et d'extrême gauche. Donc en fait cette cet argument tenu par l'Arcom qui à nouveau et je pense que ce sera le rôle de la commission d'enquête est en train de de faire tomber les masques.
Quand l'Arcom, c'est une question que j'ai posé à monsieur Heddari, président de l'Arcom, nomme il y a quelques semaines à peine un militant, monsieur Foued Beroui, qui quelques mois auparavant à peine appelé une manifestation indigéniste, une manifestation antibolorée dans l'archippel des glénants, antifasciste, c'est un militant qu'il définit comme antifasciste. Comment cette personne-là peut être nommée à l'Arcom lui-même ? Une autre question que je lui ai posé lors de cette première audition et le président de l'Arcom m'a dit que il ignorait les engagements politiques de cette personne-là alors que ce sont des engagements qui sont publics et des déclarations publiques.
Donc ça montre, vous voyez à minima une légèreté profonde des directeurs de l'ARCOM qui ne se renseignent pas sur les profils des personnes qu'il nomme et si on leur prête un minimum de sérieux, un minimum d'intelligence, une forme de collusion politique, une forme de d'autorité publique soi-disant indépendante qui n'a pour seul rôle que de museler les opinions dissidentes. Et voilà, ce sera aussi tout le rôle de cette commission d'enquête d'éclairer au fond les intentions de ces autorités qui sont payées par l'argent du contribuable. Je vais revenir un petit peu sur le pluralisme parce que vous avez dit dans un portrait qui vous est attribué par le Figaro je ne serai pas le porte-parole d'un parti si on s'aperçoit que les insoumis sont sous-représentés de manière chronique à l'antenne.
Je le dirai sur le pluralisme dans l'audiovisuel public. Quels sont les faits ? Qu'est-ce que vous allez présenter à à vos intervenants qui seront face à vous ?
Il y a un certain nombre de chiffres qui sont publiés par à la fois les antennes de l'audiovisuel public et aussi par l'ARCOM, notamment sur le respect des temps d'antennes des différents groupes politiques. Euh et quand je regarde ça de façon minutieuse, je me rends compte qu'il y a une sous-représentation chronique notamment des parties droites mais surtout du Rassemblement national. Alors il s'en plaignent depuis des années.
Je pense que c'est pas un scoop ni un secret. Euh mais on voit que euh l'obligation légale, c'est de prendre les résultats des dernières élections. Donc j'ai pris les élections des législatif de 2024, j'ai pris les élections des européennes de 2024 et je l'ai comparé avec les temps de paroles communiquées par les chaînes de l'audiel public et euh et bien diffusé par par l'ARCOM.
Il y a une sous-représentation chronique. Il y a pas une chaîne de l'audiovisuel publique qui arrive au niveau des voix dans les urnes accordées au Rassemblant national. C'est un fait, je publierai les chiffres mais ils sont c'est pas des chiffres, c'est pas des méthodes de ma part ou d'éventuels instituts, c'est les chiffres de l'Arcom et les chiffres de public avec notamment, je pense à la chaîne France 2 qui est sur une sous-représentation chronique quasiment de deux fois moins que la part des voix pour le Rassemblement national.
Mais là où vous avez euh raison et c'est pour ça que les procès en instrumentalisation politique de la part des députés socialistes, de la part des députés écologistes euh qui sont euh surreprésentés et qui ont un certain nombre de de de d'intérêts et particip à des collusions d'intérêt avec ces dirigeants de l'audel public. Euh contrairement à ce qu'ils peuvent dire, je ferai toute la vérité sur ces différences de traitement. Et j'ai pu observer dans l'analyse de ces chiffres que la France insoumise par exemple était aussi sous-représentée de façon chronique.
Pas sur l'ensemble des chaînes, beaucoup moins que le le Rassemblement national, il faut le dire, mais sur certaines chaînes de l'audiel public, c'est manifeste. La France insoumise qui pourtant est le premier parti de gauche dans les urnes et dans les intentions de vote est largement sousreés par rapport au parti socialiste qui aux dernières élections présidentielles a fait moins de 2 % qui aux dernières élections législatives a fait un score honnêtement mineur. Voilà et on voit que la France insoumise le parti de monsieur Mélenchon est sous-représenté.
Donc tout ça pour dire que moi mon rôle ce sera pas d'être le représentant, le syndicat d'une crè politique d'un parti. Ce sera vraiment de faire toute la transparence. C'est une obligation.
Je conçois mon mandat comme étant celui d'être le représentant du peuple et au nom de ce mandat là, de cette responsabilité, de donner à voir la bonne utilisation, la destination des fonds accordés par le contribuable, soit sous forme de taxe ou d'impôt. Donc c'est aussi pour ça que depuis quelques jours, je pense que de la France insoumise au Parti socialistes en partant par le en passant par le bloc central, tous les députés voient le travail méthodique acharné. Je consacre 90 % de mes jours et de mes nuits depuis un mois à m'intéresser, à éplucher les rapports, à regarder les chiffres de pluralisme, à interroger un certain nombre de personnes qui ne voudront pas témoigner euh euh officiellement dans cette commission d'enquête, mais pour faire toute la lumière sur le fonctionnement de d'entreprises qui coûtent 4 milliards et qui n'ont jamais été audité par l'Assemblée nationale.
Et d'ailleurs, ceux qui composent avec vous cette commission, les différents parlementaires ne sont pas que des parlementaires du DR. C'est un un combat presque transpartisan si j'ose dire et puis j'imagine que des députés de la France insoumise vous accompagnent dans cette audience. Exactement.
C'est une commission d'enquête. Donc elle est elle compte 31 députés qui représentent proportionnellement le poids de chaque groupe à l'Assemblée nationale. Donc certes, c'est une proposition de l'UDER qu'on a faite, on en dispose une fois par an chaque groupe parlementaire peut disposer d'une proposition de commission d'enquête mais dans cette commission d'enquête il y a la même proportion de députés insoumis, de députés socialistes, de députés proportionnellement à leur poids politique.
Vous voyez le les accusations que certains pourraient faire sur un éventuel biais partisan s'effondre à partir du moment où on regarde comment est composé cette commission d'enquête. Bien sûr, peut-être qu'on peut en profiter pour expliquer à tous ceux qui nous écoutent comment dire l'intérêt de cette commission d'enquête c'est évidemment de de d'éclaircir certains sujets qui sont devenus majeurs dans le débat politique. Mais qu'est-ce qui pourrait changer à l'issue de cette commission d'enquête ?
Une fois qu'il y a un rapport, une fois qu'il y a des faits, ça peut déboucher sur quoi ? Parce que parfois, c'était ma question d'introduction, parfois les commissions d'quête ressemble un petit peu à des spectacles. Les députés viennent pour faire leur petit buzz et cetera.
Vous après ça, est-ce que vous espérez qu'il y ait une loi qui aille en dans le sens de ce que vous avez découvert ? Le principe fondamental que je poursuis et que j'espère, c'est vraiment de faire toute la transparence euh sur les manquements euh au principe donc de neutralité sur les raisons de très mauvaise gestion de l'argent du contribuable à hauteur de plusieurs milliards d'euros chaque année avec des erreurs stratégiques énormes de salto qui a coûté des dizaines de millions d'euros au contribuable à France TV/ash qui a été une usine W militante partisane dont on ignore encore le coût. Pourquoi on ignore le coup d'ailleurs ?
Parce que madame Ernote qui est désignée en 2015 est désignée sur la promesse enfin de mettre en place une comptabilité analytique chez France Télévision. Une comptabilité analytique pour expliquer à vos auditeurs, c'est une comptabilité obligatoire pour des entreprises de cette taille-là qui permet d'affecter précisément les montants des coûts. Permet d'affecter les coûts pour voir filiale par filiale, poste de dépense par poste de dépense ce que ça coûte exactement.
En 2015, il y avait pas de comptabilité analytique chez France Télévision, ce qui est un problème grave. D'autant plus que ça utilise l'argent public. En 2020, quand Madame Hernot à l'issue de son premier mandat se représente devant les membres de l'Arcom pour être reconduite, elle n'a toujours pas mis en place de comptabilité analytique, ce qui n'empêche pas, malgré ses promesses, ce qui n'empêche pas l'Arcom de la reconduire pour un deuxième mandat, ce qui est un fait inédit.
Il y a quasiment aucun président de l'ARCOM qui a été reconduit une deuxième fois parce que c'est des mandats importants et des mandats où on doit préjuger d'aucune forme de de d'obligation économique personnelle ou partisane. Elle est reconduite pour un deuxème mandat et en 2025, elle se représente devant les membres de LARCOM pour poursuivre un 3ème mandat, ce qui est un fait encore plus inédit qui n'a jamais eu lieu où les membres de l'ARCOM lui disent "Mais vous n'avez toujours pas mis en place en 10 ans de comptabilité analytique, ça a été une obligation rappelée en 2015, en 2020. Est-ce que vous allez la mettre en place et pourquoi vous n'avez pas mise en place ?" Elle elle ne donne pas la raison de pourquoi elle elle l'a pas mise en place, mais elle explique qu'elle elle promet encore une fois de la mettre en place.
Mais tout ça pour dire que un France TV/ le contribuable pourtant qui l'a financé qui a payé par exemple une journaliste présentatrice de Fran CV/ash qui indiquait sex souci qui avait pour obsession d'ailleurs d'éduquer euh les mineurs et les jeunes publics à des sexualités à des transitions transsexuelles enfin bon avec des contenus en plus parfaitement pornographiquement inquiétants pour des pour des pour des mineurs. Elle avait dans sa bio Twitter Akab Akab donc espèce de de signal antifasciste, antipolce parfaitement assumé. Cette femme a été rémunérée probablement lourdement par l'argent du contribuable pour faire espèce de campagne militante contre la police et contre l'État d'une façon générale et pour promouvoir des contenus d'incitation et d'appel et bien à la transidentité.
On ne sait aujourd'hui pas combien a coûté au contribu France. France Info TV. France Info TV.
Euh nouvelle chaîne d'information qui a été créée à la demande de France Hollande pour préparer la campagne de 2017 euh pour euh et venir etth bien faire concurrence aux chaînes d'information comme BFM TV, euh C News et LCI. On ne sait pas combien ça a coûté. Delphine Air sans comptabilité analytique nous dit que ça a coûté 17 millions d'euros.
Or, quand j'interroge les patrons des chaînes d'info concurrentes, tout le monde me dit qu'une chaîne d'info fonctionner de la façon la plus chip possible, ça coûte à minima entre 80 et 100 millions d'euros. Et la moyenne, c'est autour de 120 millions d'euros. Et madame Ernote voudrait nous faire croire que France Info TV ne coûterait que 17 millions d'euros.
Donc ce que j'attends de cette commission d'enquête, c'est évidemment d'avoir des règles beaucoup plus strictes respecté par l'autorité publique indépendante, l'ARCOM qui ne fera pas de politique, qui arrêtera avec les biaiss politiques qu'on peut soupçonner. Surtout qu' a une campagne électorale de 2027 éminemment importante comme toutes les campagnes électorales, mais qui ne pourra souffrir d'aucune forme de billet, surtout payé par l'argent du contribuable. J'attends aussi de faire toute la transparence sur les éventuelles soupçons d'insincérité des comptes euh des grandes chaînes de l'audisel public.
J'ai un pouvoir de contrôle sur pièce et sur place. Donc si je n'obtiens pas par exemple les comptes de France Télévision, si je n'obtiens pas un certain nombre de dépenses que je réclame, si je n'obtiens pas par exemple les contrats de production passé avec Mediawan de monsieur Niel, de monsieur Pigfs, avec Nagi de l'entreprise Benigé qui est probablement la personne sur les 10 dernières années qui s'est le plus enrichi sur l'argent public, très loin devant n'importe quel patron d'entreprise publique, très loin devant n'importe quel président de la République, très loin devant n'importe quel ministre. Si je n'obtiens pas euh et bien euh ces ces ces chiffres de de marge de chiffre d'affaires, il y aura un pouvoir de contrôle sur place où j'irai dans les locaux de France Laivision, j'irai dans les locaux de l'Arcom, j'irai dans ces locaux de Media One Banig Together pour réclamer ces pièces-là.
Donc la seule chose que j'attends, c'est toute la transparence parce que ça fait depuis trop longtemps qu'on a laissé ces entités en autonomie totale poursuivre des objectifs en rupture totale avec la Constitution. Et il est temps que tout ça s'arrête au nom du contribuable, au nom des Français. Alors euh j'ai une dernière question puisque l'heure tourne que Charles Aloncle est attendu sur France inter comme quoi tout est possible.
Mais ma dernière question c'est et et elle concerne peut-être la position du DR sur cette question. Ce que vous préconisez vous la privatisation. Je dans mon rôle de rapporteur, je vais vraiment me garder surtout qu'on est au prémis de cette commission d'enquête.
Les auditions vont durer, vont être intenses pendant à peu près 13 semaines. On en a réalisé une première, mais je veux me garder de toute forme de recommandation. Je vais rédiger un rapport euh qui sera rédigé au cours du mois de mars que je révélerai à la fin du mois de mars avec un certain nombre de pistes de d'optimisation de recommandation sur la base d'ailleurs des auditions qu'on aura pu euh réaliser, sur la base des pièces que j'aurais pu collecter, mais je me suis jamais prononcé sur la privatisation et je voudrais vraiment que ces auditions et ce travail soient réalisé dans les conditions les plus les plus apaisées possibles. de la façon la plus méthodique, la plus fouillée, je ne lâcherai rien.
Je n'aurai aucun biais possible, j'irai au bout. Je consacre 90 % de mes jours à la préparation de cette commission d'enquête. Donc vous pouvez me faire vraiment confiance pour aller mais au bout du bout de tous ces tabous euh qui n'ont jamais été explorés ni par la représentation nationale ni par n'importe quel numéro par exemple de de complément d'enquête ou n'importe quel journaliste de gauche ou de droite.
Mais voilà les la piste des les pistes de recommandation, je les émettrai euh à la fin de la la commission d'enquête. Je je veux pas évidemment me prononcer avant. Je voudrais simplement, si c'est votre l'une de vos dernières questions, je voudrais simplement parce qu'il y a un sujet dont j'ai pas parlé notamment sur les conflits d'intérêt, c'est les cas de prise illégale d'intérêt et de soupçon de pacte de corruption de la part de dirigeants de l'audiovisuel public avec des sociétés de production.
Je vous donne un exemple, mais il y en a d'autres, il y en a plor et on les entendra. C'est le cas de Nathalie Darigran qui a été patronne de la chaîne France 5. Et bien Nathalie Darigrand a signé un certain nombre de contrats avec une boîte de production tenue par Renault Levankim, un proche de Delphine Airnut, ancien militant de la Ligue Communiste révolutionnaire et madame Darry Grand a permis à cette société de production de récupérer de très belles émissions de France 5 comme par exemple c'est ce soir ou ces politiques rebaptisé en société.
Ce qui probablement permet à cette société de production tous les heures de bénéficier de dizaines voir de centaines de millions d'euros sur les dernières années. Nathalie Darry Grand signe ces contratsl au nom de France 5. Elle se fait licencier de France Télévision.
On me dit je mets des guillemets et du conditionnel qu'elle aurait empoché des centaines de milliers d'euros d'indemnité de licenciement financé par l'argent du contribuable et où cette femme se retrouve quelques jours à peine après son licenciement. Elle se retrouve à la tête de la société de production et des émissions de la société de production qu'elle a elle-même signé au nom de France 5 chez Together et visiblement elle a fait du très bon travail puisqu'elle a été remerciée et a pris la direction de la société Tougaa. Des cas comme ça, il y en a eu d'autres.
Il y a eu Takis Scandy qui a fait la même chose et a fait des navettes entre France Télévision et Biget entreprise société de production et qui a fait gonfler le chiffre d'affaires de Banig sur l'argent public sur les contrats versés par France Télévision. Si n'importe quel élu, n'importe quel parlementaire, n'importe quel haut-fonctionnaire ou fonctionnaire commettez le 10e de cette prise illégale d'enterrêt ou même de cet éventuel pacte de corruption, ce serait la case pénale ou à minimal la case déontologue et haute autorité de la transparence de la vie publique à laquelle il passerait. Donc l'objet aussi de cette commission d'enquête, ça va être de faire toute la lumière sur ces personnalités qui sous couvert de de protection des dirigeants deel public se sont enrichis sur l'argent du contribuable en plus derrière aussi pour promouvoir un agenda politique.
Donc on a réellement des gens à qui ça rapporte de faire campagne contre l'extrême droite publiquement sur les chaîne de l'audisel public en produisant ces émissions, en sélectionnant les animateurs qui ont sont eux-mêmes rémunérés par France Télévision et par ses entreprises, ses sociétés de production. Il est temps de mettre fin à ce système honnêtement d'entre soi de prise d'illégale d'intérêt de pacte de corruption. Et donc, j'entendrai ces personnes-là, je pense que c'est l'un des points les plus sensibles de la commission d'enquête.
Et quels que soient les pressions, queles que soient les menaces, quel que soient les éventuelles accusations qu'on pourrait me faire, je ne lâcherai pas. On fera toute la lumière sur ces comportements qui honnêtement sont indignes des 4 milliards versés chaque année par les Français. Écoutez, merci beaucoup de nous avoir décrit avec beaucoup de détails et de pédagogie cette immense fresque que représente l'audovisel public et tout ce qu'il faut connaître et savoir pour mesurer en fait l'ampleur l'ampleur du problème et on suivra avec attention tous vos travaux.
Merci encore d'être venu et je vous souhaite bon courage dans ce dans ce combat. Merci pour vos encouragements. Merci à vous. [Musique]
Charles Alloncle