Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 9 février 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Affaire Epstein : Jack Lang "doit rendre des comptes", affirme Bertrand Delanoë

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:34OuverteÉludée

    Comment avez-vous réagi en découvrant les liens de Jack Lang avec Epstein ?

  • 1:30RelanceÉludée

    Ces demandes de faveurs pour Epstein révèlent-elles un mélange vie publique/intérêt privé ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Paris pourrait-il rebasculer à droite après 25 ans de gauche ?

  • 3:24RelanceRéponse directe

    Vous parlez de brutalité, de qui s'agit-il ?

  • 4:40RelanceRéponse directe

    Emmanuel Grégoire s'allie avec les écologistes et d'anciens insoumis, vous êtes choqué ?

  • 6:10FerméeRéponse directe

    Rachida Dati ferait-elle une bonne maire de Paris ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiqueFait
    « Non mais je ne veux pas commenter, il a démissionné et il a bien fait. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « Et qu'on doit demander aux élus et aux responsables publics de rendre des comptes, on doit respecter la présomption d'innocence et en même temps être absolument intraitable sur les manquements. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « Moi, ce qui me préoccupe, c'est l'avenir de Paris. »
  • 2:55Invité politiqueFait
    « notamment du point de vue de l'enjeu climatique. C'est-à-dire que des orientations ont été prises pour végétaliser, rafraîchir, construire de manière écologique. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « Notamment Mme Dati, Mme Cnafot. »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « Emmanuel Grégoire n'est pas allié aux insoumis au premier tour et il ne le sera pas au second tour. »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « Non, d'abord parce qu'elle n'est pas au-dessus de tout soupçon. »
  • 6:43Invité politiqueFait
    « Je n'ai pas envie que ça recommence. Je le dis clairement. »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « Elle a voté par exemple contre toutes les pistes cyclables, toutes les améliorations de ce point de vue-là. »
  • 8:34Invité politiqueFait
    « D'extrême droite et vraiment d'extrême droite. »
  • 8:42Invité politiqueFait
    « C'est une candidate qui légitime toutes les mises en cause des libertés. »
  • 9:12Invité politiqueFait
    « Le monde actuellement et les démocraties sont menacées par les idéologies totalitaires. »

Temps de parole

  • Invité politique70 %
  • Présentateur30 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 7h48 et Benjamin Duhamel, vous recevez un ancien maire de Paris. Bonjour Bertrand Delanoé. Bonjour Benjamin Duhamel. Merci d'avoir choisi France Inter pour votre première interview dans le cadre des élections municipales à Paris. Votre parole est rare, elle est aussi très libre. On va parler de la capitale dans un instant, mais d'abord je voudrais qu'on dise un mot de l'onde de choc de l'affaire Epstein et ses conséquences en France après la révélation de nombreux échanges avec le milliardaire. Jack Lang a fini par démissionner de la présidence de l'Institut du Monde Arabe.

Pour ceux qui ont de la mémoire, je rappelle qu'il était candidat face à vous en 2000 pour l'investiture socialiste à la mairie de Paris. Comment est-ce que vous avez réagi Bertrand Delanoé quand vous avez découvert ces liens de proximité avec Jeffrey Epstein ? Est-ce que cela ressemble à l'homme que vous connaissiez, à l'homme que vous connaissez ?

0:44
Invité politique

Non mais je ne veux pas commenter, il a démissionné et il a bien fait. Et maintenant je souhaite la sérénité, la vérité et le respect. Car comme l'a dit tout à l'heure Patrick Cohen, Jack Lang a été un grand ministre de la culture, un très bon directeur de l'Institut du Monde Arabe. Donc je souhaite qu'on soit respectueux des personnes. La seule conclusion aux gentils, c'est qu'il faut être vraiment dans toutes les circonstances exemplaires. Et qu'on doit demander aux élus et aux responsables publics de rendre des comptes, on doit respecter la présomption d'innocence et en même temps être absolument intraitable sur les manquements. C'est tout.

Pour moi ce qui compte c'est les principes généraux et leur application à chacun.

1:30
Présentateur

Parce que quand on lit ces mails et qu'on voit ces demandes de faveur pour une voiture avec chauffeur, pour de l'argent pour financer un documentaire, pour un avion, pour aller en vacances. Qu'est-ce que cela dit ? Est-ce que cela dit une forme d'aveuglement, de façon de mélanger vie publique et intérêt privé ? C'est loin de la conception que vous faites de la vie publique ?

1:53
Invité politique

Je ne veux pas commenter ces choses-là que je ne connais pas en plus. Si vous voulez, je n'ai pas arrêté de voir. Oui, oui, d'accord. Mais bon, ça ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse sont les principes et le fait que chacune et chacun d'entre nous, à tous les moments de la vie publique, nous soyons exigeants avec nous-mêmes. C'est tout. Le reste, je n'ai pas de commentaire à faire. Et je tiens à ce qu'on respecte les personnes, Jacques Lang compris. Mais il doit rendre des comptes, évidemment.

2:18
Présentateur

Bertrand Delanoé, on était un peu plus d'un mois du premier tour des municipales. Et à Paris, ville que vous avez dirigée pendant 13 ans, le jeu n'a sans doute jamais paru aussi ouvert. Vous soutenez Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste, qui est en tête dans les sondages du premier tour. Mais il est au coude à coude avec Rachida Dati au second. Après 25 ans à gauche, est-ce que vous craignez que Paris rebascule à droite ?

2:37
Invité politique

Moi, ce qui me préoccupe, c'est l'avenir de Paris. J'adore Paris, aujourd'hui comme hier. Et je suis très attaché aux Parisiens. Je souhaite que pour les 6 ans qui viennent, les Parisiennes et les Parisiens puissent vivre dans une ville qui est moderne, notamment du point de vue de l'enjeu climatique. C'est-à-dire que des orientations ont été prises pour végétaliser, rafraîchir, construire de manière écologique. Et tout ça est fondamental pour la vie des Parisiennes et des Parisiens dans les 6 ans qui viennent. Je dirais aussi qu'il y a une qualité démocratique à laquelle je suis attaché.

Il y a des candidates et des candidats qui sont, disons, plus brutaux, plus agressifs dans leur manière de pratiquer la politique et d'autres qui ne sont plus rassembleurs. Il faut les citer, là. Il faut les citer, là.

3:24
Présentateur

Vous parlez de qui, quand vous parlez de cette brutalité ?

3:26
Invité politique

Notamment Mme Dati, Mme Cnafot. Et si vous voulez, je connais bien Emmanuel Grégoire, je sais qu'il sera un maire rassembleur. Et la démocratie a besoin de sérénité, de vérité et d'un engagement efficace. C'est la définition d'Emmanuel Grégoire.

3:42
Présentateur

Vous le soutenez clairement ce matin au micro de France Inter. Vous êtes plus clair qu'Anne Hidalgo, celle qui vous a succédé, et qui semble particulièrement discrète quant à sa volonté de soutenir Emmanuel Grégoire. Chacun fait ce qu'il veut.

3:54
Invité politique

Anne Hidalgo n'est pas candidate. Non. Et donc la question ne se pose pas. Moi, ce qui m'importe, c'est Paris. Elle pourrait le soutenir un peu plus. Ça ne me regarde pas. Ce qui m'importe, c'est Paris. Indépendamment de l'amitié, l'affection même, et la confiance que j'ai dans Emmanuel Grégoire, ce qui m'intéresse, c'est ma ville. Cette ville que j'aime. Et j'ai envie, en 2027, en 2028, que cette ville soit bien avec elle-même. Pour cela, il faut qu'elle continue à vivre aujourd'hui. C'est-à-dire avec les enjeux d'aujourd'hui qui sont écologiques, démocratiques et d'inclusion.

Si cette ville abandonne sa diversité générationnelle, sociologique, culturelle, elle sera moins forte, elle sera moins riche.

4:40
Présentateur

Votre candidat Emmanuel Grégoire a fait un choix que vous n'avez jamais fait comme candidat, qui est de s'allier dès le premier tour avec les écologistes, également avec d'anciens insoumis, notamment Daniel Simonnet. Vous, le social-démocrate, j'ai retrouvé ce que vous disiez dans le point. Vous qualifiez les insoumis de destructeurs de la gauche et de la France. Vous vous êtes étouffé en voyant qu'il s'alliait aux écologistes des premiers tours et à d'anciens insoumis ?

5:02
Invité politique

Emmanuel Grégoire n'est pas allié aux insoumis au premier tour et il ne le sera pas au second tour. Vous êtes sûr ? Oui. Quant à Madame Simonnet, elle a rompu avec la France insoumise. Donc on a le droit d'évoluer dans sa vie.

5:15
Présentateur

Vous êtes sûr qu'il n'y aura jamais d'alliance au second tour, même si c'est ce qui permet la victoire d'Emmanuel Grégoire ?

5:20
Invité politique

Emmanuel Grégoire l'a dit plusieurs fois et je n'ai pas de raison de douter de sa parole. D'ailleurs, c'est justement ça aussi qui va faire que si Emmanuel Grégoire devait maire de Paris, ce sera bien. C'est qu'il respecte la parole qu'il donne. C'est quelqu'un en qui on peut avoir confiance car il est loyal. Donc je n'ai pas de doute là-dessus. Quant à sa stratégie de premier tour, elle a quand même un immense avantage. C'est qu'elle permet à cette gauche, ces électeurs de gauche qui ont envie d'unité, qui ont envie de rassemblement, d'être ensemble dès le premier tour. Et donc je pense qu'il y a beaucoup de vertus.

Et peut-être d'ailleurs que cette stratégie d'Emmanuel Grégoire défavorise Madame Chikirou, la candidate de la France insoumise. Donc vous voyez, il faut voir toujours les avantages des situations.

6:04
Présentateur

Vous citiez tout à l'heure la brutalité de certains candidats et de certaines candidates. Je voudrais qu'on s'arrête un instant sur celle de Rachida Detti, la candidate de droite. Est-ce qu'elle ferait une bonne mère de Paris, Rachida Detti ?

6:16
Invité politique

Non. Non, d'abord parce qu'elle n'est pas au-dessus de tout soupçon. Et qu'elle est bien sûr présumée innocente dans les affaires où elle est mise en cause. Mais vous savez, moi j'ai vécu les années 90...

6:25
Présentateur

Pour être très précis, elle sera jugée en septembre pour corruption et trafic d'influence.

6:28
Invité politique

J'ai vécu les années 90 où l'actualité de la mairie de Paris, c'était dans les tribunaux. Et tous les Parisiens, de droite comme de gauche, en étaient attristés et blessés. Je n'ai pas envie que ça recommence. Je le dis clairement. Deuxièmement, je pense que Madame Detti a une manière de faire de la politique qui est brutale, qui est agressive, qui divise et qu'elle a un rapport à la vérité assez contestable. Elle a voté par exemple contre toutes les pistes cyclables, toutes les améliorations de ce point de vue-là. Puis après elle dit, ah ben non, non, non, je suis pour, etc. Elle m'a déjà fait le coup en 2020.

À propos des 700 kilomètres de voies cyclables que nous avions faites pendant mes mandats, elle a dit, ah ben moi je l'ai fait avec Delanoé, tu parles. Elle votait contre à chaque fois, elle faisait des pétitions et des meetings contre. Donc j'ai envie d'une vie démocratique à Paris qui soit apaisée et qui soit loyale. De ce point de vue-là, Emmanuel Grégoire a une personnalité qui est très ouverte.

7:27
Présentateur

Pardon, mais Rachida Datti, elle capitalise aussi sur ce qui apparaît comme une forme de rejet des 14 ans d'Anne Hidalgo. Ça, vous le balayez totalement d'un verre de main ?

7:35
Invité politique

Mais Anne Hidalgo n'est pas en cause puisqu'elle n'est pas candidate.

7:39
Présentateur

Enfin, Emmanuel Grégoire a été son premier adjoint. Et je crois comprendre que sur la méthode, il dit qu'il y aurait eu un changement, mais il reprend les orientations qui ont été celles d'Anne Hidalgo pendant 14 ans.

7:48
Invité politique

Écoutez, je n'ai pas envie de commenter tout ça. J'ai cru aussi comprendre qu'il y a eu un éloignement entre Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire sur la fin de la mandature. Je note aussi dans l'excellente interview qu'a donnée Emmanuel dans Le Monde, datée de vendredi, qu'il assume une rupture dans la méthode. Et je crois qu'il a raison. Parce que la méthode n'a pas été bonne. Non, je pense que, vous savez, chaque étape a ses particularités. Anne Hidalgo a été aussi très engagée pour justement l'écologie parisienne, l'écologie urbaine. Et je crois qu'il faut être nuancé dans nos jugements.

8:24
Présentateur

Un dernier mot sur une candidate dont on parle beaucoup, Sarah Knafo, la candidate reconquête à la mairie de Paris. Elle refuse le qualificatif d'extrême droite. C'est une candidate de droite ou d'extrême droite pour vous, Sarah Knafo ?

8:34
Invité politique

D'extrême droite et vraiment d'extrême droite. Pourquoi ? C'est une candidate qui légitime toutes les mises en cause des libertés. Lorsqu'elle prend des modèles comme Trump, comme Mme Mélanie ou comme toutes les extrêmes droites, d'ailleurs auxquelles elle est associée au Parlement européen, car elle est parlementaire européenne, dans un groupe d'extrême droite. D'extrême droite et elle vote sur des résolutions qui sont d'extrême droite. Donc je pense qu'il faut dire les choses clairement. Le monde actuellement et les démocraties sont menacées par les idéologies totalitaires. Et je crois qu'il faut les combattre avec fermeté.

Mme Knafo est la représentante de cette idéologie totalitaire dans cette élection municipale. C'est une idéologie totalitaire, carrément ? Oui, l'extrême droite c'est une idéologie totalitaire, oui. Qui accepte le... Et j'ajoute que je m'inquiète des connivences qu'il y a entre Mme Knafo et Mme Dati, puisque Mme Knafo dit clairement qu'elle fera tout pour faire battre la gauche. Donc ça veut dire voter Dati. Et donc tout ça c'est très mauvais pour l'âme de Paris, pour les valeurs de Paris, auxquelles il n'y a pas que les électeurs de gauche qui sont attachés, mais aussi les électeurs de droite.

9:46
Présentateur

Tout dernier mot Bertrand Delannoye, est-ce qu'on peut être maire de Paris et ne pas savoir à combien est le pass Navigo, puisque visiblement Sarah Knafo ne le sait pas ?

9:52
Invité politique

C'est ennuyeux, c'est ennuyeux, mais manifestement Mme Knafo n'est pas candidate à la mairie de Paris, parce qu'elle a envie de servir Paris. C'est un peu aussi le cas de Mme Dati, c'est pour des ambitions plus nationales. Je préfère la candidature d'Emmanuel Grégoire, qui est totalement dévoué à Paris,

10:11
Présentateur

et dont Paris est la seule ambition. Merci beaucoup Bertrand Delannoye, qui est donc parmi les plus fervents supporters d'Emmanuel Grégoire. Oui, merci Benjamin Diamel à tout à l'heure.