Niels Arestrup, adieu à la scène et l’écran - L’Œil de Pierre Lescure - C à vous
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00N.ArestrupFait
« J'aime bien croire que je peux jouer comme on jouait quand on était enfant. Quand on jouait aux cow-boys et aux Indiens... Quand je jouais à ça, je voulais y croire comme une bête. »
- 4:00N.ArestrupFait
« Mon principal tiroir, c'est d'être mystérieux. Ca rejoint aussi la timidité. Je sais bien jouer le mystérieux et l'indifférent. »
- 7:00P.CohenChiffre
« Deux fois César du second rôle pour "Un prophète" et "De battre mon coeur s'est arrêté". »
- 7:30P.CohenChiffre
« En 2014, 3e César dans "Quai d'Orsay". »
- 9:00N.ArestrupFait
« Ce métier est un privilège absolu. »
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- A.-E.Lemoine: Qui vous donne le droit de le faire? - Lucky Love: Mes tourneurs.
Pour l'instant, silence radio. - A.-E.Lemoine: Merci.
Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Cohen: Il a joué beaucoup de méchants, beaucoup de rudes, beaucoup d'inquiétants.
N.Arestrup excellait au théâtre comme au cinéma dans les rôles complexes où sa densité appelait plusieurs lectures. Il est parti hier.
Il avait 75 ans. Il devait son regard bleu à son père danois et son air farouche venait d'une certaine solitude quand il était enfant. Il va découvrir le théâtre dans les années 60 avec Tania Balachova.
On le verra sur toutes les scènes. - N.Arestrup: J'aime bien croire que je peux jouer comme on jouait quand on était enfant.
Quand on jouait aux cow-boys et aux Indiens...
Quand je jouais à ça, je voulais y croire comme une bête. Ca a changé de personnage. J'ai toujours autant envie de croire comme un enfant à tout ça, aux jeux. - P.Cohen: Son grand triomphe, c'est "La Cerisaie" de Tchekhov.
Il savait parfaitement que ses personnages pouvaient être dérangeants. - N.Arestrup: Mon principal tiroir, c'est d'être mystérieux.
Ca rejoint aussi la timidité. Je sais bien jouer le mystérieux et l'indifférent. Ca crée une espèce de truc...
C'est mon truc à moi. - P.Cohen: Comédien puissant dans les années 80, certaines comédiennes lui ont reproché d'être parfois trop violent dans certaines scènes aux répétitions.
Il ne s'en défendait pas lorsqu'il reconnaissait plus jeune une violence contenue qu'il évoquait brièvement en parlant de la pièce "La Musica deuxième", avec F.Ardant, où un couple se sépare. - On essaye de parler.
La douleur est tellement présente au bord des lèvres, que même les mots se choquent. La chose est arrivée comment? - Pourquoi parler de ça? - Pourquoi se priver de la vérité? - P.Cohen: Après les années 90, il a trouvé une vraie sérénité et triomphé au cinéma avec la force de son jeu.
Deux fois César du second rôle pour "Un prophète" et "De battre mon coeur s'est arrêté". En 2014, 3e César dans "Quai d'Orsay". France 3 lui rendra hommage ce soir en proposant son dernier film, "Divertimento". - Qu'est-ce que c'est, la musique?
Il n'y a pas quelque chose qui puisse répondre à la définition. Nous n'avons pas de définition. Tout ce qu'on peut faire, c'est émettre des hypothèses fausses en parlant très haut, très fort.
Plus un intellectuel parle fort, plus il est idiot, comme certains critiques allemands. - P.Cohen: Il y a 3 ans, les cheveux blancs, et plus blonds, N.Arestrup nous parlait du plaisir de jouer. - N.Arestrup: Plaisir de jouer et plein de trucs particuliers...
Disparaître, essayer modestement d'être un autre, avancer là-dedans, rencontrer des gens qui vous ont appris des choses, raconté des choses, qui vous ont permis d'avancer...
Ce métier est un privilège absolu.