Les réactions sur l'affaire Laurent Vinatier et sur le Mercosur d'Aurélie Trouvé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on peut faire confiance à la Russie ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on peut voir une forme de dégel des relations entre la France et Moscou ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut qu'Emmanuel Macron reprenne contact avec Vladimir Poutine ?
- 3:30OuverteRéponse directe
La réponse européenne est à la hauteur face aux sanctions américaines contre Thierry Breton ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la proposition de reprise de Thomson Computing pour Brand est satisfaisante ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faudrait faire concrètement pour sauver Brant et les autres industries françaises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Aurélie TrouvéFait
« Aucun chercheur ne devrait être emprisonné pour cette raison. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Aurélie Trouvé. Bonjour. Moscou a annoncé hier avoir fait une proposition à la France pour libérer le chercheur français Laurent Vinattier emprisonné en Russie depuis 1 an et demi.
Un an et demi qui pourrait être jugé pour espionnage dans les prochaines semaines. Emmanuel Macron se dit pleinement mobilisé pour obtenir sa libération le plus vite possible. Brigitte Vinattier, la maire de Laurent Vinattier était notre invité ce matin sur France info.
Les déclarations du président Macron et du ministre Jean-Noël Barre nous nous réconforte beaucoup et nous font chaud au cœur. De toute façon, nous nous avons toujours dit que nous faisions une pleine confiance au aux autorités françaises. On ne savait pas trop évidemment s'il s'il pouvait vraiment dialoguer avec ce qui se passait en face avec les autorité russe et pour nous ce ne sont que de bonnes nouvelles.
Brigitte Vinattier fait confiance à la diplomatie française. Est-ce qu'on peut faire confiance à la Russie ? Al déjà la raison de faire confiance à la diplomatie française, il y a aucune raison de penser qu'ils ne font pas tout le travail nécessaire.
Et euh d'abord, je vais avoir une pensée aussi pour euh nous avons d'apprendre de de d'écouter la mère de monsieur Vinattier, une pensée pour monsieur Vinatier et ses proches. On est en pleine fête de fin d'année et j'imagine à quel point ça doit être extrêmement difficile de de passer euh les ses fêtes euh loin de sa famille en ce qui concerne monsieur Vinatier. Voilà, moi ça me touche d'autant plus qu'il est par ailleurs un chercheur et je suis chercheuse de métier et aucun chercheur ne devrait être emprisonné pour cette raison.
Euh voilà. nous sommes en pleine négociation diplomatique. Donc vous me permettrez en tant que élu française et je crois que c'est de ma responsabilité de ne rien dire ici qui puisse voilà perturber d'une quelconque façon ce qui est en train de de se dérouler.
Je veux juste dire que comme tous les Français ici, notre principale priorité c'est la libération de monsieur Vinattier au plus vite. Mais est-ce qu'on peut voir une forme de dégel des relations entre la France et Moscou ? Puisque on a vu Vladimir Poutine dire qu'il était prêt à discuter de nouveau avec Emmanuel Macron à propos de l'Ukraine notamment.
Est-ce que il faut voir un dégel si c'est peut-être déjà même un grand mot ? Nous verrons mais si vous arrivez à à la question de l'Ukraine, d'abord je leur dire évidemment qu'il faut tout faire pour aider l'Ukraine à se reconstruire. Évidemment, il y a un débat sur la façon de le faire.
Nous, on a des désaccords avec le gouvernement de plusieurs points de vue, mais ce que je veux dire, c'est que surtout il est urgent que la France, l'Europe et l'Ukraine elle-même reviennent à la table des négociations parce que en l'occurrence tout se passe essentiellement entre Poutine et Trump et ça c'est inacceptable. Est-ce qu'il faut qu'Emmanuel Macron reprenne contact avec Vladimir Poutine ? Il disait ces derniers jours que ça pourrait être utile.
Vladimir Poutine semble aussi ne pas y être hostile. C'est le moment que la France reparle directement à la Russie. Oui.
Alors, il y a beaucoup d'erreurs à rattraper hein de la part de de monsieur Macron malheureusement parce que du président de la République parce que il a changé de posture et de discours je ne sais combien de fois. ce qui fait que ça a d'ailleurs décrédibilisé la la France dans les négociations et aujourd'hui la l'Europe elle-même est vraiment laissée de côté. Donc voilà, j'ai envie de vous dire les dirigeants politiques malheureusement de l'Europe et de la France n'ont pas fait tout ce qu'il fallait pour justement entretenir ces relations diplomatiques avec l'ensemble des partis concernés et notamment l'Ukraine l'Ukraine et la Russie.
Euh et donc oui, il est urgent de revenir autour de la table parce que enfin je rappelle quand même que l'Europe a une très très grande frontière en commun euh avec l'Ukraine et que nous sommes au premier l'Union européenne qui sont très inquiets euh des véléités potentiellement de la Russie pour ce prochain et vous me permettrez aussi d'avoir une pensée euh dans ces fêtes de fin d'année pour toutes les populations qui sont encore sous les pombes de la Russie. Vous le savez, euh la France insoumise a a été une des premières forces politiques à dénoncer en France l'agression par la Russie de l'Ukraine. Aurélie trouvé l'ancien commissaire européen Thierry Breton est personnat non de grata aux États-Unis privé de visa à cause de ces mesures en Europe de régulation des plateformes numériques.
La France et l'Union européenne ont condamné cette décision américaine. Est-ce que la réponse européenne est à la hauteur dire qu'on condamne ? Est-ce que ça suffit ?
Ça ne suffit pas. Voilà. Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?
Ça ne suffit pas. Alors évidemment, je veux dire que monsieur Breton a fait un gros travail. C'est pour ça d'ailleurs que que monsieur Trump et et les États-Unis aujourd'hui font de la provocation mais l'interdisent de territoire parce que il a c'est vrai l'Europe n'a pas suffisamment agi mais monsieur Breton en tant que commissaire européen agit.
Vous rendez hommage à son à son action en tout cas bien sûr c'est sans doute la seule pour l'instant qui a été efficace. Il a agi contre les les plateformes numériques et leur régulation. maintenant ne va pas assez loin.
Notamment nous nous avons demandé dans le budget européen que les dans le budget français pardon que les plateformes numériques, les GAFA, les fameuses GAFA, les multinationales du numérique américaine puissent être davantage taxé parce que vous savez qu'elles ont une elles sont vraiment sous-taxées. Elles font de la voilà, j'aime le terme est un peu gentil d'ailleurs, elles font de l'optimisation fiscale en l'occurrence de l'évasion fiscale et et elle ne paye pas leur juste part d'impôts en France et et en Europe. Donc la France, je pense que ça ne sera on ne peut pas faire à l'échelle française juste taxer les gars femmes dans Alors ça c'est tout à fait faux.
Nous pouvons évidemment taxer davantage les gafames à l'échelle française. Nous l'avons exigé nous la France insoumise. Malheureusement ça n'a pas été retenu dans le budget mais c'est une des mesures.
Je vais vous dire surtout c'est que en 2025 on a accepté un accord inacceptable avec les États-Unis qui ont été imposé par monsieur Trump et notamment qui nous oblige à acheter massivement de l'armement américain plutôt que de développer notre propre industrie de l'armement européenne notamment de défense. Nous avons accepté un accord qui fait que il y a par exemple des tonnes de produits agricoles qui arrivent à des droits de doigts nuls des États-Unis. Donc tout ceci est inacceptable.
C'est une humiliation pour la France. Ce qui se passe pour Thierry Breton, est-ce qu'il faut remettre en cause, être plus ferme vis-à-vis des sûr ? Ça prouve qu'il faut être beaucoup plus ferme vis-à-vis des États-Unis et monsieur Trump n'entend que cela.
Voilà, il faut arrêter de penser que parce que on est gentil et que on fait des accords qui sont délétaires pour notre industrie et notre emploi, et bien monsieur Trump sera plus gentil. Je veux dire ça, ceci est complètement contre-productif. Voilà.
Est-ce qu'il faut convoquer l'ambassadeur par exemple ? Alors, ça fait partie euh ça fait en tout cas il y a il y a différentes initiatives diplomatiques possibles, mais je veux vous dire ce qui ce qu'il faut surtout faire, c'est nous protéger davantage vis-à-vis euh des États-Unis et de ces et de ces multinationales parce qu'aujourd'hui, je le redis, les multinationales euh américaines pratiquent de l'évasion fiscale parce que aujourd'hui, nous avons un accord inacceptable qui a été voté, qui a été signé avec les États-Unis. Voilà, donc il faut protéger aussi davantage commercialement l'Europe vis-à-vis des États-Unis.
Voilà pour la réplique que vous souhaitez après cette sanction à l'égard de Thierry Breton, Aurélie Trouvé, on va parler d'un dossier industriel français après le placement en liquidation judiciaire du du fabricant d'électroménager Brand. Il y a une offre de reprise du site d'Orléand de la part du PDG de Thomson Computing. Il propose de reprendre 150 salariés sur 300, de rediriger l'activité vers l'informatique.
Vous étiez allé soutenir les salariés de Brant la semaine dernière. Est-ce que cette solution est satisfaisante selon vous ? On peut jamais se satisfaire d'un projet de reprise où il y a seulement 150 salariés sur 750 qui qui vont rester.
Écoutez, je moi je discutais avec les salariés he qui étaient à la manifestation à Orléan. Je veux dire ça ça vous brise le cœur mais pour ces salariés évidemment pour tout leur savoir-faire parce que certains sont depuis 20 ans 30 ans dans cette usine c'est Brant. Tout le monde connaît la marque Brant n'est-ce pas ?
C'est un des derniers des dernières usines grande usine d'électroménagé française. On parle du made in France mais que fait la France, l'État français, le gouvernement pour sauver l'industrie française ? Les boîtes, elles ferment les unes après les autres.
Je vais vous dire, je suis pas seulement euh révolté pour les salariés, mais pour la souveraineté industrielle française. Je suis révolté parce que aujourd'hui moins de il y a moins de 10 % de l'emploi désormais dans l'industrie. Qu'est-ce qu'il faudrait faire concrètement pour sauver Brant et les autres industries françaises qui effectivement souffrent ces derniers mois ?
Bah déjà que le gouvernement agisse. Je suis désolée mais ça fait agisse comment agisse ? Et ben tout simplement il manquait euh quelques millions d'euros voyez-vous sur la table, il manquait quelques millions d'euros.
Pourquoi euh n'a-t-on pas aujourd'hui une banque publique qui agit dans ces cas-là le tribunal de commerce effectivement avait rejeté euh il y a début décembre le le projet pour alors il y a une question sur les tribunaux de commerce hein par ailleurs parce que moi je suis désolé mais cette décision du tribunal de commerce est difficilement compréhensible. Il y avait un projet de coopérative de salariés qui était sur la table. Mais au-delà, on devrait la justice a considéré que ça n'était pas viable.
Oui. Et ben alors c'est ceci dit, c'est vrai qu'ils n' ils n'ont eu que quelques jours les salariés pour construire cette proposition. Donc évidemment quelques jours, ils n'ont pas été capables, mais personne ne le saurait de de proposer quelque chose qui soit vraiment solide.
Mais c'est là que l'État aurait dû intervenir, mettre toutes ses forces pour que ce soit viable, mettre beaucoup plus d'argent public sur la table. Il s'agit quand même de 750 emplois. Et puis surtout, pourquoi le gouvernement aujourd'hui ne propose-t-il pas une grande loi pour sauver l'industrie ? par exemple, alors moi je l'ai fait, j'ai proposé, j'ai déposé une loi qui soit un droit de préemption des salariés dans ce cas-là, c'est-à-dire que leur projet de reprise soit prioritaire dans les tribunaux de commerce, qu'ils aient l'information bien avant aussi pour monter leur projet de coopérative.
Ça n'a pas fonctionné pour Brant. Est-ce que quand même cette proposition de de reprise par Thomson Computing, le gouvernement dit qu'il faut étudier ce dossier mais qu'il faut une analyse approfondie. Ça veut dire qu'il faut rester très prudent, y compris avec cette offre de reprise.
Alors alors par ailleurs euh là aussi va se poser la question qu'est-ce que euh l'État et la banque publique d'investissement sont prêts à faire ? Moi, j'ai interrogé interpellé le le patron de la banque publique d'investissement récemment qui dit "Ah mais on on naide pas les entreprises en difficulté, mais à quoi sert la banque publique d'investissement ? À quand un grand pôle public entreprises en difficulté à se reconvertir ?
Il y a quelques semaines encore, Novasco, grande entreprise sidérurgique qui a mis qui qui a fermé aussi avec des centaines d'emplois et d'ailleurs j'ai une pensée pour eux. Voilà pour toutes ces ouvriers qui subissent ces techniciens, ces cadres qui subissent les plans de licenciement. Et encore une fois, je vous le dis, qu'est-ce qu'on France ne peut pas finir comme un pays de plateforme logistique et de tourisme.
On est quand même on est quand même capable aujourd'hui de produire de l'électroménager, de l'acier euh et de la chimie et des médicaments quand même. On va pas tout importer. Vous rendez compte ?
Est-ce qu'il faut nationaliser Brand par exemple ? Vous l'avez proposé pour d'autres usines comme Marcel Mital. Alors là, en l'occurrence, il y avait un projet de coopérative qui qui je pense tenait la route.
Donc la nationalisation est pas toujours la solution. Mais il est vrai, je du coup vous me permettez de le dire, que parfois en dernier recours et bien il faut une nationalisation. C'est le cas d'Arcelor Mital.
Vous savez que ma proposition de loi qui était dans la niche parlementaire de la France insuise a été adoptée à la majorité des députés de l'Assemblée nationale. Je ça va passer maintenant au Sénat où ça sera rejeté. Et ben nous verrons parce que tout le monde pensait que ce serait rejeté par les députés de l'Assemblée nationale.
Ça a été adopté à la majorité des députés. Donc vous voyez, je pense que la France est dans une telle situation. Le gouvernement ne fait tellement rien que heureusement il y a des propositions de loi des députés qui finissent par passer.
Donc je le souhaite parce que je vais vous dire je vais vous dire parce que le alors on verra mais je vais vous dire quand même l'enjeu il est de taille. Il s'agit oui ou non d'être capable en France de produire de l'acier dans 5 et ou 10 ans. C'est il y a tout c'est tout simplement ça.
Sommes sommes-nous capables dans 5 10 ans de produire de l'acier parce que l'ormital c'est la quasi totalité de l'acier français. Il y a d'autres français qui se questionnent sur leur production. Ce sont les agriculteurs encore mobilisés en ce moment dans le sud-ouest.
On va y venir dans quelques instants avec vous. Aurélie Trouvé député France insoumise de scène Saint-Denis. On se retrouve après le fil info de Philippine Tibodo il est 8h47.
Une vingtaine de préfectures activent. Le plan grand froid face à des -7 -5 -4 en température négative. Ça va du barin à l'aube en passant par la Meuse.
Ce plan permet d'ouvrir des place d'hébergement, d'urgence supplémentaire et de renforcer les maraodes. Dans ce contexte, le corps d'un homme de 35 ans qui vivait dans la rue a été retrouvé hier à Reince. Le froid est la cause probable du décès selon le procureur.
Un européen interdit de visa engage une action en justice contre l'administration Trump. Il s'agit du britannique Imraded qui comme le français Thierry Breton est l'une des personnalités sanctionnées par Washington pour avoir militer pour une régulation stricte des plateformes numériques. Il annonce porter plainte lui qui vit aux États-Unis et craint donc une expulsion.
La cagnotte pour Sonia, témoin clé des attentats du 13 novembre dépasse les 200000 €. Elle a été lancée par l'association de victimes Live for Paris. Et puis jamais 203 en NBA.
Les Spurs ont encore battu hier soir le Thunder d'Oklahoma City. Champion en titre [musique] 117 à 102. Prochain match pour l'équipe de Victor Wembama dans la nuit de samedi à dimanche face au jazz de l'UTA. [musique] France info le 830 France info Aurélie Herbemont [musique] Benjamin Fontaine.
Nous sommes toujours avec Aurélie Trouvé député LFI de scène Saint-Denis. Aurélie trouvé, des agriculteurs sont encore mobilisés dans le sud-ouest contre le protocole sanitaire pour faire face à la dermatose nodulaire contagieuse, à savoir des abattages systématiques du troupeau dès qu'un beau vin est contaminé. Les agriculteurs qui occupaient l'autoroute à 64 dans les Pyrénées Atlantiques vont toutefois lever le camp à midi.
Mais ça ne signe pas la fin des actions pour Benjamin Lost, porte-parole de la coordination rurale 64. On est très déçu parce que notre but de rentrer sur l'autoroute, c'était la levée de l'avattage total. Après, nous sommes quand même un peu réconciliés dans le fait que on a pu échanger énormément et monsieur le préfet sur plusieurs points.
Donc, on a réussi à avoir à obtenir des avancées concrètes avec lui sur le département. On n pas perdu la bataille. On a essayé de cette manière-là, ça a pas fonctionné, on va le faire différemment.
C'estàd qu'on a le temps. Moi, pour ma part, je suis sérieux avant le 15 février, je suis pas dans le champ. J'ai le temps, je serie, il y a pas de problème.
Les blocages contre l'abattage des beauvins, c'est légitime. Oui, je partage leur colère. Voilà, ils ont raison d'être en colère tous ces éleveurs.
Euh je veux rappeler que les éleveurs de viande notamment, enfin qui qui font de des vaches pour la viande, euh ces éleveurs ont parmi les revenus les plus faibles du monde agricole. Euh et ces éleveurs subissent à la fois euh cette crise sanitaire, cette maladie, la dermatose nodulaire et une gestion catastrophique par le gouvernement. J'y reviendrai que je c'est pas la bonne solution.
Ce qui est la solution c'est les scientifiques et les vétérinaires qui disent pas les scientifiques ce que dit notamment LSA mais ce que disent aussi les services vétérinaires européens c'est que la priorité ça doit être une vaccination généralisée généralisé et de ce fait ça permet un abattage ciblé des bêtes malades et surtout évidemment zéro circulation des bêtes quand une zone est touchée et je veux direation généralisé ça bloque les exportations y arriver Je veux dire d'abord que nous alertons la ministre hein, la France insoumise depuis cet été. Depuis cet été, nous lui avons dit il faut passer à la vaccination généralisé. D'accord ?
Et aujourd'hui, aujourd'hui on nous dit il y a pas assez de vaccin. Bah excusez-moi, ça fait 6 mois maintenant hein que les vaccins auraient dû être disponibles. Ensuite, j'en arrive à euh à à ceci.
Ça bloquerait les exportations. Euh en fait les principaux pays vers lesquels nous exportons, c'est l'Espagne et l'Italie qui sont également touchés. Il suffirait d'avoir des accords bilatéraux. d'exportation importation avec ces pays-là et c'est tout à fait possible.
Donc euh même si nous faisions une vaccination généralisée euh évidemment euh voilà, ça pose un problème qui est que nous sortons de de potentiellement de ce statut dit indemme, euh voilà et que du coup ça demande effectivement des accords bilatéraux mais c'est tout à fait possible. Ensuite, je vais vous dire, ça pose une autre question qui est celle de notre modèle d'élevage parce que on peut pas se satisfaire en fait de la situation. C'est-à-dire aujourd'hui que l'élevage de beau vin à l'étant pour produire de la viande, il est essentiellement euh euh exportateur d'animaux vivants vers un certain nombre de pays, mais on importe massivement de la viande.
Donc, il faut reconstruire toute une filière qui permette d'abattre en France et ça permettrait de restaurer tous les abattoirs. Ça permettrait aussi de rapatrier la valeur ajoutée parce qu'aujourd'hui, on vend ces animaux bien trop bien à un prix beaucoup trop faible, voyez. Donc, il faut reconstruire aussi.
Et ça pourquoi rien n'a été fait depuis tant et tant d'années ? Et je vais vous dire aussi les éleveurs sont en colère parce que dans le même temps, ils vont subir et je l'espère que ça sera pas le cas mais ils risquent de subir le vote d'un accord de libre échange avec le exement l'accord avec les pays du Mercossour euh vote signature qui a été reportée au 12 janvier parce que la France et l'Italie euh ont dit à la Commission européenne que c'était trop tôt avant Noël. Est-ce que vous pensez pouvoir éviter la signature de ce traiter de libre échange, sachant que la France est très minoritaire en Europe pour le bloquer ?
Alors là encore, il y a beaucoup de colère des éleveur contre le gouvernement et le président de la République et ils ont raison parce que et là tous les syndicats agricoles sont en colère. Pourquoi ? Parce qu'en fait le président aussi considère que le compte n'y est pas dans cet accord.
Ça fait des années que monsieur Macron aurait pu retirer la France des des des du mandat de négociation. Il aurait pu bloquer ce mandat de négociation depuis des années. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ?
Il a été dans l'ambigué permanente. Jamais il n'a dit "Je m'oppose" à cet accord tout court. À chaque fois, il a trouvé des biaiss, des détournements pour dire peut-être pas en l'état, mais il faudrait de sauvegarde et ça.
Le résultat, c'est que ça nous a affaibli. Le résultat, c'est que depuis des années, il n'a pas cherché de minorité de blocage pour bloquer cet accord. Alors que tout le monde lui demandait, il vient d'y avoir encore un vote à l'unanimité des députés, l'unanimité des députés sur une résolution proposée par la France insoumise pour bloquer cet accord tout court.
Voilà. Et euh et donc j'espère déjà j'espère bien que euh la France va voter contre, ce qui n'est pas encore gagné puisqu'il nous dit "Ah mais président de la République nous dit s'il y a une clause, il y a la question des clauses miroir que les produits euh interdits euh en Europe ne soient pas utilisés pour produire des produits en Amérique latine qui viendra ensuite chez nous. même s'il y avait de tout ça est de la fouise.
Alors excusez-moi, c'est de la foutaise et d'ailleurs tous les syndicats agricoles le savent bien, tous les députés le savent bien puisque ils s'opposent tous à cet accord quelque chose en janvier. D'accord. Pardon ?
Ils doivent se remobiliser en janvier, bien sûr, mais nous devons tous nous remobiliser en janvier, je vous le dis. Et pour avoir longuement étudié cela quand j'étais professeur agronome et économiste, je je vous le dis, cet accord est catastrophique. Il va finir de fragiliser notre agriculture familiale.
Il ne faut jamais qu'il soit voté et signé parce que ça va nous mettre en concurrence absolument déloyal et féroce contre des élevages qui n'ont rien à voir avec les nôtres et qui vont nous faire manger de la viande qui qui est produit dans des conditions que nous n'accepterions jamais sur le sol français. Voilà donc un message d'espoir. Je pense que si tout le monde s'y met, nous pouvons évidemment repousser cet accord mais il va falloir beaucoup de mobilisation à la rentrée.
Merci beaucoup Aurélie Trouvé, député France insoumise de Sundy. Merci Auréli Bemon, très bonne journée. Cette interview est à retrouver en intégralité sur notre chaîne YouTube et sur franceinfo.fr. faire.
Aurélie Trouvé