"On est arrivés au bout du cheminement démocratique de cette réforme" pour Pieyre-Alexandre Anglade
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la réforme des retraites validées hier promulgués dans la foulée le débat est-il clos on en débat avec vous bien évidemment au 32 16 et tout de suite avec notre invité l'invité du jour l'invité du jour c'est vous Pierre-Alexandre honglattre vous êtes député renaissance des Français de l'étranger Pierre Alexandre Anglade ça y est Emmanuel Macron le président de la République a promulgué la loi sur la réforme des retraites cette nuit après la validation hier par le Conseil constitutionnel c'était rapide l'intersyndical avait demandé solennellement au président de la République de ne pas promulguer cette loi fin de non-recevoir du président de la République c'est quoi le message pourquoi être allé aussi vite il croit qu'on est arrivé hier soir avec la décision du Conseil constitutionnel au bout de ce que le président de la République avait lui-même qualifié de cheminement démocratique c'est à dire que le Parlement Assemblée nationale et Sénat à adopter le texte dans des circonstances qu'on connaît ensuite le Conseil constitutionnel avait à s'exprimer en droit sur la compatibilité de cette réforme des retraites avec notre Constitution hier soir le conseil constitue à juger qu'elle était conforme à la Constitution donc le texte a été adopté et ce matin ou cette nuit le président de la République la promulgué comme langage la loi vous savez quand un texte est validé devant le Conseil constitutionnel le président de la République a deux semaines pour le premier c'est ce qu'il a fait hier on parle beaucoup évidemment de cet élément de langage le cheminement démocratique ça n'enlève pas l'impression qu'ont beaucoup de français qu'on entend beaucoup sur RMC le matin de brutalité de la part de l'exécutif sur ce sur cette réforme qu'est-ce que j'ai conscience que cette réforme est impopulaire et qui a une partie non négligeable de nos concitoyens qui s'y opposent et qui s'y opposera vraisemblablement encore pendant un certain temps mais il n'y a pas de brutalité de la part de du président de la République de l'exécutif ou de la majorité parce que je rappelle une chose très simple c'est que cette réforme elle a été proposée aux françaises et aux Français pendant la campagne présidentielle au premier tour au premier tour ensuite deuxième ensuite oui mais elle était présente dans le pré dans le projet du président de la République ensuite dans l'entre-deux-tours le président avait dit qu'il pouvait la faire évoluer c'est ce qui a été le cas avec la négociation syndicale qui s'est amorcée de septembre jusqu'à descend il est presque 5 mois de négociation syndicales et je rappelle que dans le projet initial du président de la République et dans le projet que moi j'ai défendu aux élections législatives c'était 65 ans et qu'on a eu un compromis qu'il a ramené à 64 ans et puis ensuite il y a eu le débat parlementaire qui a permis un certain nombre d'avancées et donc moi je débarquement quand même stopper au bout d'un moment par le 49-3 enfin il y avait pas parlementaire qui a été effectivement que c'est conclu par un 49-3 mais qui auparavant auparavant on était empêché par la France insoumise par les outrances de la France insoumise et d'une partie de la nupes qui avait tout fait pour que nous puissions pas voter en particulier sur l'article 7 qui était l'article qui propose de décaler progressivement à l'âge de départ à la retraite de 62 à 60 obstruction que vous parlez d'obstruction il y a quand même l'utilisation des 49-3 par l'exécutif c'est peut-être ça aussi qui a bloqué le débat parlementaire oui mais l'utilisation du 49-3 elle vient au bout de la procédure parlementaire et c'est un outil de la Constitution qui permet au gouvernement d'engager sa responsabilité et si les oppositions sont contre ce texte ils avaient toutes légitimité et tout droit de censurer le gouvernement ce qu'il n'y a pas été ce qui n'a pas été le cas et qu'est-ce qui a montré ce vote au moment de la motion de censure cela a montré qu'il y avait pas de majorité alternative dans le pays et que le rassemblement national et la France insoumise pouvaient voter ensemble ça ne faisait pas une majorité pour la France et que la seule majorité c'est la majorité présidentielle le seul moyen de calmer la colère qui s'exprime dans le pays écrit l'interdical c'est qu'il aurait fallu attendre avant de promulguer cette loi est-ce que vous êtes conscient de la tension qui a dans ce pays je sais pas si vous avez fait les manifestations j'en doute mais est-ce que vous êtes conscient de la tension qu'il y a est-ce que c'est pas aussi le moment et le rôle du président de la République de d'assurer la cohésion nationale l'unité de d'un pays mais vous avez raison de dire qu'il y a de la tension qu'il y a de la tension sociale qui n'a une tension politique qui était extrêmement marquée et moi j'ai quand même noté hier soir les déclarations de certains responsables de la France insoumise qui parle du Conseil constitutionnel comme ayant fait un bras d'honneur aux Français comme étant des pyromanes comme mettant un mâle l'unité nationale et je trouve que sont des propos extrêmement dangereux de la part de la France insoumise qui attise la haine et la violence dans le pays on se comportant de telle manière vous savez le Conseil constitutionnel c'est ce qui c'est au fond ce qui vérifie que notre Constitution est bien respectée c'est ce qui permet de vivre ensemble c'est le respect de l'État droit nous sommes dans un état droit et on ne peut pas dire qu'une institution démocratique prévue par la Constitution fait un bras d'honneur aux Français et donc moi je trouve que celles et ceux qui attisent attention dans le pays ce sont notamment les insoumis Pierre-Alexandre Anglade député renaissance des Français de l'étranger vous le savez ici sur RMC on donne la parole aux auditeurs on va donc accueillir Rémi bonjour Rémy vous nous appelez de de Grenoble et vous vouliez peut-être interpeller notre invité ce matin personne n'a envie de cette réforme nous disiez vous au standard personne non 90% des actifs qui en veulent pas 70% du peuple qui en veut pas et qu'est ce qu'on a eu là hier on a eu 9 personnes du Conseil constitutionnel dont deux anciens ministres macronistes monsieur Juppé casserole derrière monsieur Mosco ici casserole derrière monsieur Fabius casserole derrière qui vient de nous expliquer à nous que ça c'est constitutionnel et nous on doit essayer de la violence elle est du côté de ceux qui sont en face mais vous vous foutez de nous c'est quoi ça c'est un tournant totalitaire il y a eu des arguments risibles depuis que monsieur est arrivé là risible d'accord qu'est-ce que vous répondez Pierre-Alexandre glad je réponds que j'entends la couleur et l'amertume qui peut être la sienne puisque monsieur est manifestement contre cette réforme comme effectivement le sont beaucoup beaucoup de citoyens mais je rappelle par ailleurs que cette réforme elle est nécessaire parce que nous voulons préserver le système par répartition moi j'ai entendu beaucoup de choses maintenant depuis 8 mois sur cette réforme qui progressivement nous amènerait vers un système par capitalisation ou qui serait pour défendre les intérêts financiers donc c'est qui très fort on l'a fait justement pour préserver le système par répartition auquel les Françaises et les Français sont attachés et juste si on fait pas cette réforme c'est 500 milliards de dettes sur 25 ans qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que demain on n'est pas capable d'assurer les retraites des Français et des Français donc c'est très fort on l'a fait pour ça aussi mais clairement vos explications la pédagogie que vous faites ça n'a pas fonctionné vous venez d'entendre Rémi qui est en colère comme beaucoup d'autres Français est-ce que vous ne craignez pas finalement que le résultat de cette crispation ça soit la montée du rassemblement national est-ce que ça ne va pas juste aboutir à sa mécaniquement je refuse la montée du rassemblement national et moi je me suis engagé notamment en 2016 aux côtés d'Emmanuel Macron contre le rassemblement national pour le pays d'abord pour transformer le pays pour les Français et les français mais aussi pour combattre l'extrême droite et je me refuse à ce que le Marine Le Pen puisse arriver au pouvoir en 2027 il y a une responsabilité vous savez si un jour l'extrême droite continue de progresser évidemment qu'on aura notre part de responsabilité que je peux vous dire l'inverse mais c'est ce serait ce serait l'échec et la responsabilité de l'ensemble de la classe politique parce que le comportement qui a été celui d'une partie de l'opposition au Parlement ça évidemment servi Madame Le Pen mais il est temps aussi de débusquer ce que Madame Le Pen Madame Le Pen c'est planqué pendant l'ensemble du débat parlementaire à la roupillé pendant tous les débats elle a pas ouvert la bouche et résultat elle progresse quel est son projet sur les retraites personne ne le sait nous avons eu le courage d'assumer une réforme difficile qui nous rend un peu populaire mais qui nécessite pour le pays juridiquement c'est peut-être gagné pour votre camp politiquement c'est loin d'être le cas ça va être compliqué la suite du quinquennat les 4 ans qui restent écoutez nous on est déterminé à continuer à faire avancer le pays on a on a la même manière avec la même méthode ou non avec la avec la volonté toujours de rassembler vous savez dans le débat sur les retraites effectivement ça a été extrêmement difficile parce que nous sommes en situation de majorité relative mais il y avait une volonté très claire de la part du gouvernement de construire avec les syndicats et d'ailleurs il y a eu des améliorations dans le texte qui sont le fruit des propositions des syndicats et puis ensuite on avait noué un accord politique avec un parti qui s'appelle les républicains parti qui n'a pas tenu cet accord et donc moi ce que je veux dire c'est que dans une situation de majorité absolue comme c'est le cas ça donne une responsabilité aussi absolue aux oppositions et les oppositions qui sont à l'Assemblée nationale c'est aussi de leur devoir de s'engager à travailler dans le sens de l'intérêt du pays et de ne pas rejeter tout parce que ça ne semblerait pas aller dans le sens de leur propre intérêt politique et donc nous on a la volonté de continuer à construire avec les oppositions avec les partenaires sociaux c'est pour ça que le Président de la République a invité les syndicats à venir à l'Elysée dès qu'il le souhaite pouvoir travailler mais moi j'espère que ils vont pouvoir revenir sur cette décision parce que qu'est-ce que nous en dit ces manifestations sur la retraite ça nous a dit qu'aujourd'hui il y avait beaucoup de françaises Français qui étaient malheureux au travail que leurs conditions de travail ne leur convenait pas que les salaires n'étaient pas à la hauteur que l'usure professionnelle était là que l'emploi des seigneurs n'était pas satisfaisant et bien sûr tous ces sujets on veut pouvoir avancer avec une grande loi travail dans les prochaines semaines [Musique]
Pieyre-Alexandre Anglade