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InterviewParti socialiste (sur YouTube)· 17 décembre 2024 9 minAutoproduitActualité / polémiqueOutre-merRetraitesImmigration & asileInstitutions & élections

"Nous avons rappelé à François Bayrou nos 3 conditions pour la non censure" - Olivier Faure

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Emmanuel Macron a pris la mesure de la crise à Mayotte avec ses mots d'hier ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    François Bayrou a été critiqué pour son déplacement à Pau plutôt que Mayotte. Vous trouvez ça choquant ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Le retour du cumul des mandats est-il une priorité pour les Français selon vous ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué un Pacte de non-censure. Quels sont vos trois points ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Sur les retraites, avez-vous senti une évolution chez le Premier ministre ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Bruno Retailleau va garder son poste pour porter la loi immigration. Cela vous pose problème ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Olivier FaureFait
    « c'est devenu un archipel de la désolation les images que qui nous arrivent sont terribles et aujourd'hui on manque de nourriture on manque d'eau on manque d'électricité on manque de tout »
  • 6:10Olivier FaureFait
    « nous avons fait des gestes d'ouverture chercher à expliquer que nous étions ouverts au compromis »
  • 8:10Olivier FaurePromesse
    « nous voulons d'abord une suspension de la réforme pour ceux qui doivent partir qu'il puissent le faire dès après présent et ne pas être pénalisé en partant plus tard »
  • 9:10Olivier FaureFait
    « si c'est pour renouer avec tous les fantasmes sur l'immigration c'est non »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et bienvenue à Olivier fort bonjour à vous bonjour à vous merci d'être là en cette matinée où on est en train de vous Moir de mesurer vraiment l'ampleur des dégâts du côté de Mayot vous avez entendu qu'Emmanuel Macron allait décréter un deuil national il se rendra sur place est-ce que d'après vous hier on prononcant ces mots il a pris la mesure de ce qui s'est passé oui il faut dire les choses telles qu'elles sont c'est devenu un archipel de la désolation les images que qui nous arrivent sont terribles et aujourd'hui on manque de nourriture on manque d'eau on manque d'électricité on manque de tout et dans ce territoire qui est le plus pauvre de notre pays et bien il va falloir non seulement penser l'aide d'urgence l'aide humanitaire mais aussi penser à la reconstruction parce que je pense aussi à ce qui peut se passer derrière et compris les mouvements migratoires vers l'île de la Réunion et ça peut avoir des conséquences en chaînes qui peuvent être assez douloureus et donc effectivement il faut remercier toutes celles et ceux qui se mobilisent et notamment ce soir France 2 qui organise une émission spéciale sur le sujet Mayot c'est la France effectivement soirée spéciale à à 20h50 François Baayou hier il éta allé à poau et il était un peu pour le conseil municipal il était un peu critiqué pour ça parce que il y a des voix notamment à gauche qui sont élevés pour dire mais il y a une telle crise à Mayotte qu'il a autre chose à faire que d'aller à poau est-ce que c'est votre avis ou pas est-ce que ça vous a choqué B la place du Premier ministre effectivement n'était pas à poau hier soir la priorité c'est Mayotte et j'ai eu du mal à comprendre y compris la sortie sur le le retour du cumul des mandats qui n'est pas du tout une priorité pour les Françaises et les Français et même si on me parle régulièrement sur les marchés de pouvoir d'achat de services public des retraites jamais personne ne m'a parlé ni de proportionnel ni de retour du cumul des mandats et donc là il y a effectivement une forme je sais pas le premier ministre s'égare quand il évoque ces sujets qui ne sont prioritaires ni dans la période ni pour les Françaises et les Français et je souhaite qu'il reviennent aux considérations qui sont celles que qui nous sont rappelées en permanence par nos concitoyens mais vous insinuez qu'il a dit ça pour faire diversion par rapport à un début de polémique sur la sur son déplacement àt plutôt que de s'occuper de maillot non non je n'inigne rien je dis simplement que cette obsession pour le cumulle des mandats ne peut pas être une priorité pour les Françaises et les Français et qu'aujourd'hui la question c'est la question du pouvoir d'achat de l'accès aux soins de l'hôpital public de l'école tous ces sujets qui sont des sujets majeurs et qu'il faut traiter prioritairement et la priorité aujourd'hui c'est Mayotte parce que effectivement c'est le territoire français qui souffre et dont nous avons besoin de prendre conscience voilà donc que c'est ouais sur le sur le fond quand même voilà le débat il est relancé sur le sur le non cumule quelle est votre opinion à vous parce que c'est une mure qui avait été mise en place à l'époque de François Hollande que vous aviez évidemment soutenu est-ce qu'avec le recul vous dites peut-être c'était une bêtise une erreur pour reprendre l'expression de François baayot non ça n'était pas une erreur et je pense que le cumul des mandats avait surtout provoqué un théisme monstrueux à l'Assemblée et si au départ le général de Gaulle avait imaginé le cumul des mandats c'était aussi parce qu'il avait en tête le fait que quand on a un député qui est aussi maire président de département président de région il est d'abord maire président de département ou président de région et que ça laissait les mains libres au gouvernant les parlementaires ils sont là pour légiférer et pour contrôler l'action du gouvernement et quand on fait deux boulots en général il y en a au moins un des deux qu'on fait mal est-ce que ça n'a pas fait baisser le niveau des parlementaire c'est aussi un peu ça qu'il insinuait hier Françis berou je crois pas que ça fait baisser le niveau on peut considérer que il y a eu des députés qui étaient arrivé un peu par hasard avec les vagues qu'on a connu notamment en 2017 et que c'était des gens qui n'avaient pas d'ancrage local enfin il y a beaucoup de parlementaires qui le sont devenus à l'issue d'un parcours local et puis toutes celles et ceux qui ont un vrai ancrage local je prétends je ne cumule aucun mandat puisque je ne suis que parlementaire et pour autant je m'intéresse à ce qui se passe dans ma ville dans mon agglomération et dans l'ensemble de la circonscription et chacun fait son boulot je le fais en bonne intelligence avec les maires avec lesquels je m'entends particulièrement bien voilà alors on a cru comprendre que ce n'est pas un sujet qui a été évoqué hier lors de votre rencontre avec le Premier ministre vous êtes sorti un peu déçu de cet entretien vous dites que vous êtes resté sur votre fin vous avez eu l'impression qu'il ne bougeait pour reprendre une expression à la mode il y avait aucun bouger sur les sujets qui vous tiennent à cœur les retraites par exemple ou l'ISF oh déçu ça fait longtemps que je crois plus au Père Noël donc je suis dans le combat dans le combat pour les Françaises et les Français je suis venu à Matignon avec Boris valallot et Patrick canner président de groupe socialiste à l'Assemblée au Sénat pour défendre des positions et chercher à arracher des victoires pour nos concitoyens sur quel sujet Quelle est votre priorité parce que on a cru comprendre que vous mettiez sur la table ce qu'on appelle un Pact de noncensure voilà tout le monde connaît cette expression maintenant mais en échange de quoi qu'est-ce qu'est-ce que vous demandz pour dire d'accord on signe il y a trois points le premier c'est le changement de cap je vais revenir le deuxième c'est évidemment de respectter le Front républicain et donc de ne jamais rentrer sur le terrain des idées de l'extrême droite et puis le trème point c'est un changement de méthode et en finir avec le passage en force et permettre de respecter le débat parlementaire sur le premier point le changement de cap tout simplement il a des sujets qui ont été très contestés par les Françaises et les Français la réforme des retraites alors sur ce point il vous a semblé un petit peu évoluer ou pas j'ai eu le sentiment que il y avait un début d'évolution mais très flou nous a dit qu'il était prêt à reposer la question des retraites c'est sa phrase comment à quel rythme pour quoi faire c'était assez filandreux donc pour l'instant on en est là on verra moi ce que je souhaite c'est que et c'est ce que j'ai dit avec mes amis socialistes depuis plus plusieurs semaines nous avons fait des gestes d'ouverture chercher à expliquer que nous étions ouverts au compromis nous aurions souhaité un premier ministre de gauche il il est de droite très bien pas très bien non pas très bien maisurence CRE il est du centre il est du centre droit il a appelé à voter pour François Hollande contre Nicolas Sarcos oui depuis 7 ans il est dans les roues du président de la République donc il est ce qu'il est peu importe dis simplement je dis simplement que on a là un choix qui n'est pas le nôtre mais nous en prenons acte et nous cherchons à sortir ce pays de la crise parce que nous sommes dans dans une crise qui est une crise politique mais qui sera aussi bientôt une crise économique et nous faisons déjà face à des crises on vient de le voir une crise écologique à Mayotte et puis des crises qui se multiplient crises social qui pénalisent nos concitoyens donc nous sommes prê si si vous dit on gèle la réforme des retraites on parle plus d'aborgation manifestement et ben nous on ne votera pas la censure ce que nous disons nous c'est que nous voulons d'abord une suspension de la réforme pour ceux qui doivent partir qu'il puissent le faire dès après présent et ne pas être pénalisé en partant plus tard ensuite avoir une conférence de financement parce que on ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas de problème de financement bon même si la jointure peut se faire avec ce fameux fond de réserve des retraites qui avait été mis en place par Lionel Jospin et donc on a de l'argent pour faire face à l'année qui vient mais une conférence de financement pour l'avenir et ensuite à l'issue de cette conférence de financement l'abrogation pour pouvoir là mettre fin définitivement à la réforme borne et sur le sujet de l'immigration qui rejoint votre deuxième point parce qu'on a le sentiment que Bruno rotillot est plutôt bien parti pour garder son poste et donc pour continuer à porter cette loi est-ce que ça vous poserait est-ce que si cette loi est portée vous dites oui on va s'ensurer mais ce que nous disons moi je il y a pas de tabou moi je suis prêt à parler d'immigration simplement je ne veux pas qu'on en parle avec les termes de l'extrême droite comme ce qui a été fait l'an dernier avec cette loi d'ailleurs qui avait été censuré très largement par le Conseil constitutionnel et ce que dit Bruno rotillot aujourd'hui c'est qu'il veut précisément revenir à l'assaut avec tous les tous les articles qui ont été censurés par le Conseil constitutionnel et donc si c'est pour renouer avec tous les fantasmes sur l'immigration c'est non en revanche si à un moment il s'agit de parler d'immigration en objectivant les situations en faisant en sorte d'intégrer mieux celles et ceux qui n'ont pas eu la chance de naître sur notre sol et de faire en sorte que nous puissions par exemple régulariser celles et ceux qui travaillent au service du pays mais qui pour l'instant sont dans dans la clandestinité là j'y suis ouvert je n'ai pas de encore une fois je n'ai pas de tabou sur quelque sujet que ce soit simplement il y a des façons de parler des sujets et puis il y a parfois aussi des gens qui les instrumentalisent au service parfois de de pensé xénophobe évidemment nous n'en serons pas on voit que les choses bougent et qu'on est en pleine négociation donc entre le PS et et le Premier ministre merci beaucoup Olivier fort merci à vous