Sébastien Chenu : "Arrêtons de demander des efforts aux Français !" (TF1)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Sébastien Chenuch.
- 0:01OuverteRéponse partielle
La société chinoise continue de susciter la polémique, les poupées pédopornographiques hier, l'implantation au BHV à Paris. Demain, on va parler de tout cela.
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Malgré toutes ces polémiques, vous, vous restez opposé à la taxe sur les petits colis qui doit justement permettre d'entraver la montée en puissance de Chine ?
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Écoutons justement ce qu'en dit le patron du BHV.
- 1:02FerméeRéponse directe
Vous au pouvoir, vous laisseriez Chine s'installer dans des boutiques physiques en France ?
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Quand le gouvernement dit, par exemple, à la suite du scandale sur les poupées sexuelles, on pourrait interdire d'accès à la plateforme en France, ne plus pouvoir accéder au site Internet de Chine, par exemple, là, vous dites, bonne idée, banco, allons-y.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« Chine est un prédateur économique à qui on ouvre les bras, à qui le BHV, la grande distribution, qui a aussi une responsabilité en la matière, ouvre les bras. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Ce n'est pas une petite taxe sur les colis qui va empêcher cette société d'avancer. »
- 0:58InvitéChiffre
« C'est un tiers des Français qui ont du Chine dans leur dressing. »
- 1:13Invité politiqueFait
« Quand j'entends le patron du BHV dire que son rôle, c'est de répondre à une demande du consommateur, son rôle, c'est d'abord de faire du fric. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Chine est une entreprise qui n'est pas, j'allais dire, consciencieuse. Elle a déjà été attaquée, condamnée pour justement des pratiques frauduleuses. »
- 2:01Invité politiqueFait
« Est-ce qu'on va accepter que nos sociétés, notre société française, mais aussi nos sociétés européennes, soient déversées, reçoivent des produits chinois et pas seulement des produits de consommation comme des t-shirts, pas seulement du textile, mais on pense aussi aux panneaux solaires, etc. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Elles ont une offre qui est très, très large, mais surtout, elles ne sont pas chères. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Mais les Français font déjà énormément d'efforts. On va y venir, mais les Français font déjà énormément d'efforts. »
- 4:01Invité politiqueChiffre
« Le nombre de SMICAR est passé de 12% chez les travailleurs à 17%. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Il y a trois grands enjeux. D'abord, il y a le vieillissement de la population, qui est un immense enjeu. »
- 4:35Invité politiqueFait
« Il y a le coût social, la dépense sociale qui est non maîtrisée. »
- 5:45Invité politiquePromesse
« on a une proposition qui coûte 3 milliards dans le budget et qu'on finance avec l'impôt sur la fortune financière qui est celle d'une part fiscale supplémentaire, d'une demi-part fiscale supplémentaire à partir du deuxième enfant. »
- 6:10Invité politiqueFait
« Le vieillissement de la population, le coût social de l'immigration et avoir des emplois peu qualifiés, c'est les trois enjeux majeurs. »
- 7:11Invité politiqueFait
« la ministre nous a dit hier, la ministre du budget, Macroniste, nous a dit que ce qui a été voté ne change pas globalement l'enveloppe des impôts en France. »
- 7:29Invité politiqueChiffre
« il remplace en réalité, il a à peu près, il ramène à peu près, il a le même rendement. »
Temps de parole
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Bonjour Sébastien Chenuch. Bonjour. La société chinoise, Chine, continue de susciter la polémique, les poupées pédopornographiques hier, l'implantation au BHV à Paris. Demain, on va parler de tout cela. Malgré toutes ces polémiques, vous, vous restez opposé à la taxe sur les petits colis qui doit justement permettre d'entraver la montée en puissance de Chine ? Mais ce n'est pas ça qui va entraver la montée en puissance de Chine.
Sincèrement, tout ça est très anecdotique. La réalité, c'est qu'on est face à des phénomènes de consommation d'ampleur avec des prédateurs économiques. Chine est un prédateur économique à qui on ouvre les bras, à qui le BHV, la grande distribution, qui a aussi une responsabilité en la matière, ouvre les bras. Et les réponses, elles ne sont pas uniques. Ce n'est pas une petite taxe sur les colis qui va empêcher cette société d'avancer.
Écoutons justement ce qu'en dit le patron du BHV. Il a été interrogé hier soir sur LCI par Darius Rochebin.
Le rôle du BHV, c'est réellement de répondre à 24 millions de Français qui aujourd'hui consomment Chine. C'est un tiers des Français qui ont du Chine dans leur dressing.
Vous au pouvoir, vous laisseriez Chine s'installer dans des boutiques physiques en France ?
On ferait tout pour que la consommation ne se tourne pas vers des enseignes telles que celles-ci. Quand j'entends le patron du BHV dire que son rôle, c'est de répondre à une demande du consommateur, son rôle, c'est d'abord de faire du fric. Il y a plusieurs leviers. D'abord, c'est la régulation. Chine est une entreprise qui n'est pas, j'allais dire, consciencieuse. Elle a déjà été attaquée, condamnée pour justement des pratiques frauduleuses. Donc, je pense qu'il faut qu'on travaille sur la régulation. Je rappelle que là, des enquêtes sont ouvertes justement pour pédopornographie, notamment en direction de Chine. Travailler sur, évidemment, les importations.
Est-ce qu'on va accepter que nos sociétés, notre société française, mais aussi nos sociétés européennes, soient déversées, reçoivent des produits chinois et pas seulement des produits de consommation comme des t-shirts, pas seulement du textile, mais on pense aussi aux panneaux solaires, etc. Est-ce qu'on va accepter ça ou est-ce qu'on va mettre des taxes pour se protéger ? Ça, c'est le deuxième levier sur lequel il faut travailler. Troisièmement, il y a la loi. Moi, je considère qu'effectivement, la vente en promotion permanente pose question dans notre société. Et la quatrième question à laquelle il faut répondre, c'est celle du pouvoir d'achat.
Pourquoi les Français vont-ils aussi vers ce genre de marques ? C'est parce qu'en fait, elles ne sont pas chères. Elles ont une offre qui est très, très large, mais surtout, elles ne sont pas chères. Et donc, on a l'éternel, effectivement, le discours lié au pouvoir d'achat des Français. Donc, tant qu'on ne travaille pas sur ces quatre leviers, évidemment, les entreprises comme celle-ci prospèrent.
Quand le gouvernement dit, par exemple, à la suite du scandale sur les poupées sexuelles, on pourrait interdire d'accès à la plateforme en France, ne plus pouvoir accéder au site Internet de Chine, par exemple, là, vous dites, bonne idée, banco, allons-y.
Oui, je pense qu'effectivement, à partir du moment où ils contreviennent à la loi, il faut les empêcher, effectivement. Vous savez, ils ont déjà été aussi, je crois, sanctionnés par la CNIL pour des datas, pour des traceurs, pour un certain nombre de manques de respect sur toutes les données en ligne. Donc, oui, moi, je pense qu'effectivement, s'ils contreviennent à la loi, il faut les empêcher de pouvoir se développer. Mais rappelons les choses, ils sont forts de nos faiblesses. Ces sociétés sont fortes de nos faiblesses, c'est-à-dire d'un marché ouvert à tous les vents, d'une difficulté pour les Français à pouvoir consommer meilleure qualité, aller vers le pas cher.
Or, moi, je ne me résous pas à ce que les Français soient uniquement condamnés à acheter pas cher et mauvaise qualité.
Parlons de l'actualité du jour, Sébastien Chenu, puisque c'est aussi ce budget de la Sécurité Sociale qui arrive à l'Assemblée tout à l'heure. Hier, la Cour des comptes a mis en garde face à une perte de contrôle, je cite, sur les finances de la Sécu, 23 milliards de déficit en 2025. Est-ce qu'il va falloir accepter que ce budget de la Sécu soit un budget d'effort pour les Français ? Ou pour vous, par principe, ce sera non ?
Mais les Français font déjà énormément d'efforts. On va y venir, mais les Français font déjà énormément d'efforts. Leur pouvoir d'achat a baissé. Les salaires n'ont pas augmenté, même ils auraient régressé. Le nombre de SMICAR est passé de 12% chez les travailleurs à 17%. Donc, on ne convient pas de nous dire que les Français ne font pas d'efforts. Ils en ont fait et ils ont vu leur niveau de vie, finalement, être fortement impacté par les politiques gouvernementales. Pas d'efforts supplémentaires. Pas d'efforts supplémentaires pour les Français, tant que l'État lui-même n'en fait pas. Mais moi, je vois, j'ai regardé le rapport de la Cour des comptes.
Il est très intéressant parce qu'il nous dit qu'il y a trois grands enjeux. D'abord, il y a le vieillissement de la population, qui est un immense enjeu. Qu'est-ce que fait le gouvernement derrière ça ? Pas grand-chose. Il n'y a aucune disposition budgétaire qui va derrière ça. Il y a le coût social, la dépense sociale qui est non maîtrisée. Qu'est-ce que fait le gouvernement ? Il va mettre une taxe sur les mutuelles. Il pouvait éventuellement, en tous les cas, c'est l'idée qu'il avait gelé les pensions de retraite. Et de l'autre côté... Sébastien Lecornu y a renoncé. Oui, attendons de voir. Et de l'autre côté, rien n'est ouvert concernant la dépense sociale liée à l'immigration.
Et troisième enjeu, j'y viens quand même, c'est le fait d'avoir des emplois à faible valeur ajoutée. C'est ce que dit le rapport de la Cour des comptes.
Donc ça veut dire peu de cotisations. Il y a tout de même des propositions sur le champ social. On l'évoquait tout à l'heure avec Bruce Toussaint, sur les arrêts maladies, certains députés proposent que l'on puisse prescrire du télétravail pour justement diminuer le recours aux arrêts maladies. Dans certaines situations, ça pour ou contre ? Oui, plutôt pour.
Moi, je ne suis pas hostile à ça. Mais ce n'est pas ça qui va remplir les caisses, sincèrement. Je dis tant qu'on ne s'attaque pas aux trois chantiers qui sont des emplois qualifiés pour avoir des cotisations, plus de cotisations à travers des emplois qualifiés. Le coût social de l'immigration et le vieillissement à travers une relance de la politique nataliste, on ne s'en sortira pas.
Je le dis parce qu'il y a quelques années, nous, quand on a fait nos propositions, on a une proposition qui coûte 3 milliards dans le budget et qu'on finance avec l'impôt sur la fortune financière qui est celle d'une part fiscale supplémentaire, d'une demi-part fiscale supplémentaire à partir du deuxième enfant. C'est l'un des éléments de relance de la natalité. Mais quand on disait ça, on nous a moqué pendant des années en disant le Rassemblement national, faire des enfants, etc. Le vieillissement de la population, le coût social de l'immigration et avoir des emplois peu qualifiés, c'est les trois enjeux majeurs.
Je ne vois pas de réponse parce que le gouvernement est en train, par exemple, de baisser les exonérations de charges sur l'apprentissage. Or, si on veut avoir des emplois qualifiés,
il faut au contraire aller à fond sur l'apprentissage. Puisque le gouvernement et l'Assemblée doivent également trouver de l'argent, il se trouve qu'il y a toute une série d'impôts qui ont été votés dans le projet de loi de finances. Notamment avec votre soutien. Ça a inspiré ce commentaire à Bruno Retailleau, le président des Républicains. Le débat budgétaire aura eu au moins un mérite. Faire sortir le RN du bois, dit-il. Ce parti explique à longueur de journée sur les plateaux que la France croule sous la pression fiscale. Et la nuit venue, il vote avec la gauche des milliards d'impôts supplémentaires. Est-ce que vous assumez ces milliards d'impôts supplémentaires que vous avez votés ?
Mais M. Retailleau, je vais vous dire, il est un peu comme la gauche. La gauche, dès qu'ils entendent immigration, il saute au plafond, il ne faut plus rien faire. M. Retailleau, il a la caricature inverse. Dès qu'il entend fiscalité, il saute au plafond, il ne faut plus rien faire. Effectivement, il faut trouver de nouvelles voies à la fiscalité. Donc vous assumez les milliards d'impôts que vous avez votés ? Mais d'abord, la ministre nous a dit hier, la ministre du budget, Macroniste, nous a dit que ce qui a été voté ne change pas globalement l'enveloppe des impôts en France. Donc il n'y a pas d'impact. C'est-à-dire qu'en fait, on répartit différemment.
C'est-à-dire que l'impôt sur la fortune qui a été voté sur l'improductive, qui remplace l'impôt sur la fortune immobilière, il remplace en réalité, il a à peu près, il ramène à peu près, il a le même rendement. Mais il ne touche pas les mêmes choses. Il touche 0,5% des Français. Alors moi, je veux bien que M. Retailleau, il défende 0,5% des Français. Il a parfaitement le droit. Vous me direz, ça ressemble à peu près au score de ce que l'air finira par faire. Mais nous, on défend une justice fiscale. Vous aviez dit pas d'impôt en plus ? C'est juste la cohérence par rapport à vos déclarations ? C'est exactement ce que je viens de vous dire.
On vient de tuer l'impôt sur la fortune immobilière, la transmission... L'impôt sur les multinationales, l'amendement de M. Coquerel. Alors, ce n'est pas un impôt. Ce n'est pas un impôt, c'est une taxe contre... Ce n'est pas un impôt, ce n'est pas une taxe. Non aux impôts, oui aux taxes ? Non, ce n'est pas un impôt ni une taxe. C'est une mesure qui permet de lutter contre l'optimisation fiscale, c'est-à-dire le détournement en réalité d'argent. Le rachat d'action, il est dans notre programme depuis longtemps. C'est un amendement qui a été porté par Kevin Mauvieux, député de l'Eure.
Et là aussi, ce rachat d'action, il vise à lutter contre des mesures ou des pratiques, en tous les cas, qui ne sont pas particulièrement civiques. Nous, ce qu'on fait, c'est qu'on lutte... Donc il y a des bonnes et des mauvaises taxes, quoi, pardon pour... Partout, toujours, pourtant, ça dépend comment on les utilise. Nous, on cherche à lutter contre les dingueries de la gauche qui veut tout taxer, contre les magouilles du Parti Socialiste et contre le sabotage du budget de ce gouvernement, qui de toute façon sait très bien que ce budget, il est invotable et finira par ordonnance. Sous-titrage ST' 501
Sébastien Chenu