Bruno Retailleau : "Il y a une France des honnêtes gens et une France de l’ensauvagement"
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Comment avez-vous trouvé l'émission de Macron hier ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Sur l'immigration, le président a nié la dégradation. Vous vous êtes senti seul ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Les capacités d'accueil de la France sont-elles saturées ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La police municipale peut-elle vraiment faire reculer l'insécurité ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la France des honnêtes gens pour vous ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment définir une politique pénale claire aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15Bruno RetailleauFait
« Ma position, je l'étais dans l'opposition, je le suis au gouvernement, je suis toujours gauliste. »
- 1:30Bruno RetailleauFait
« Nous la droite collégialement, collectivement, nous avons eu raison d'entrer au gouvernement pour faire barrage à la gauche. »
- 3:30Bruno RetailleauPromesse
« Il faudra dans 2 ans modifier la constitution pour faire un grand référendum sur l'immigration. »
- 4:30Bruno RetailleauFait
« Les capacités d'accueil de la France sont saturées. »
- 8:30Bruno RetailleauFait
« On ne peut pas me demander en 6 mois de régler des décennies de laxisme. »
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Bonjour Bruno Rota. Bonjour. Bienvenue à la grande interview sur C News et Europein.
Vous êtes ministre de l'intérieur et des cultes. Plus de 3h d'émission hier soir, Bruno Rota 3h. Au cours desquels Emmanuel Macron a défendu et s'est félicité de son bilan.
L'opposition dénonce un bavardage qui masque l'impuissance et le déni chef de l'État. Et j'allais dire et l'ancien opposant ou l'opposant que vous êtes et le ministre que vous êtes devenu, comment vous l'avez trouvé ? Écoutez, je je vais vous parler librement et et en vérité.
Euh je je pense que l'émission longue hein euh 3h hier euh pour moi ça a conforté ma position. Ma position, je l'étais dans l'opposition, je le suis au gouvernement, je suis toujours gauliste. Et comme gauliste, je me suis je me dis que nous la droite collégialement, collectivement, nous avons eu raison d'entrer au gouvernement pour faire barrage à la gauche puisque quand on entendait la secrétaire générale de la CGT, on voit bien ce qu'aurait donné un programme de gauche à la France. plus d'impôts, plus de dépenses sauraient précipiter la France dans le chaos économique et la crise financière.
Donc de ce point de vue, je pense que ça justifie ce que nous avons décidé de faire en entrant au gouvernement. En revanche, je suis gauliste, mais je ne suis toujours pas macroniste. J'ai des vraies différences avec le président de la République par exemple sur l'immigration.
Bien sûr. Parlons-en parce que à plusieurs reprises quand même hier et dans un pays en proie, Bruno Rotillo a des défis existentiels. Le président a nié la dégradation de la situation.
Alors, sur les déficits et la dette, c'est pas de sa faute. Sur la sécurité, tout a été fait. Sur les migration, ça semblait ne pas être un sujet d'importance.
Euh, par exemple, pas de consultation des Français, pas de changement, rien sur le regroupement familial. Moi, je me suis dit vous avez dû vous sentir bien seul hier soir. Ah non, mais moi j'ai assumé depuis le départ euh Emmanel Macron ne m'avait pas non pas contredit mais en tout cas euh il avait exprimé une autre opinion lorsque j'avais dit que désormais l'immigration ça n'était plus une chance pour la France puisque elle est hors de contrôle et je tente jour après jour de reprendre ce contrôle et pour reprendre le contrôle de toute façon il faudra dans 2 ans modifier la constitution pour faire un grand référendum sur l'immigration il a ferme la porte hier regarde.
Oui, bien sûr, mais je pense que tout se jouera désormais. Les Français le sentent, dans 2 ans. C'est ce qu'il faut préparer pour On a le luxe d'attendre, monsieur Retaillot.
Non, c'est ce que je fais tous les jours. C'est ce que je fais tous les jours très concrètement en durcissant les conditions de la naturalisation, en assimilant pardon, en assumant dans le débat public la question de l'assimilation pour une naturalisation qui ne doit pas être un droit mais une chance. le l'abrogation de la circulaire vals euh le fait que on va réviser la fameuse directive retour au niveau pas de consultation des Français, pas de grands soir, pas de grande loi immigration et un président qui euh sur euh les entrées, c'est-à-dire 1 demi million quand même de personnes par an, ne trouve rien à redire à cela contrairement à vous.
Ah non, mais moi je pense que les capacités d'accueil de la France sont saturées. C'est pour cela que je dis que l'immigration, ça n'est pas une chance pour la France dans ces conditions-là. Regardons dans ces conditions hein, vous ajoutez.
Mais je oui parce que j'ai jamais cru à l'immigration zéro. Faut être en Corée du Nord. Donc c'est c'est stupide.
Aucun pays d'ailleurs ne ne le pratique en dehors sans doute de la Corée du Nord. Ce que je veux simplement dire c'est que prenons un peu de hauteur et de recul. En Allemagne, je recevais, je déjeunnais et on a une séquence de travail intéressante avec mon homologue, le ministre allemand de l'intérieur.
C'était lundi et je voyais les déclarations du premier ministre travailliste. Donc de gauche, si j'ose dire. euh anglais.
Les deux, les Allemands, croyez-moi, veulent mener une politique migratoire très ferme et les travaillistes euh britanniques, idem. Ils veulent remettre d'ailleurs en cause un certain nombre, par exemple les Allemands, leur groupement familial. Et le Premier ministre britannique a dit que le risque pour le Royaume-Uni, c'est devenir une île d'étranger.
Mais vous êtes pas ministre de l'intérieur de ces pays-là, vous êtes en France. Quand vous entendez donc le président de la République s'exprimer sur ces sujets, vous vous dites que vous avez bien fait d'entrer au gouvernement. Monsieur Rota.
C'est bien ça votre constat ? Oui, je Oui, mon constat, c'est que il faut éviter le pire et que si je n'étais pas entré au gouvernement, il y aurait pas eu euh cette circulaire pour durcir les critères de la naturalisation. Il y aurait pas eu cette circulaire pour durcir là encore les critères de la régularisation.
Est-ce qu'il y aurait eu la directive retour qui est terrible en Europe ? Rendez compte, 2008, c'est une directive, je l'ai souvent dit, qui empêche les retours parce que elle donne le choix au clandestin d'un délai de départ volontaire. C'est incroyable.
Donc oui, et j'assume, il y a désormais moins de régularisation, moins de visa l' séjour. Voilà. Et si nous la droite, on on est patriote.
Oui. Oui. D'accord.
Mais est-ce que c'est satisfaisant par rapport, j'allais dire à vos ambitions, à de tels défis existentiels ? Hier, en réalité, le président est allé dans sur votre dans votre domaine, sur votre champ sur deux sujets. L'extension, on peut être tous d'accord du pouvoir de la police municipale et puis aussi la location de place de prison à l'étranger, n'est-ce pas ?
Bien maigre. un sur la police municipale. Nous avons fait le beau veau des polices municipales avec les élus et avec François Nel Buffet.
Nous allons être en mesure dans quelques semaines de proposer justement un texte de loi où on va aller très loin dans les prérogatives des policiers municipaux. C'est ce que demande la plupart des maires et on ne peut pas faire reculer l'insécurité s'il y a pas cette coopération. On dit le continuum de sécurité entre les villes, les municipalités et l'État.
Simplement vous me questionnez sur le sens de notre engagement. Moi, je ne renis rien du tout. Nous nous sommes engagés au gouvernement et croyez-moi, j'ai eu le premier des doutes parce que j'étais dans l'opposition mais c'est simplement parce qu'on est des patriotes.
Vous étiez vous l'employez au passé mais parce que je suis au gouvernement. Donc solidarité gouvernementale sur l'immigration, sur la fin de vie. Non non parce que nous sommes un gouvernement précisément qui n'obéit pas à une logique classique puisque je ne faisais pas partie de la majorité présidentielle.
Je n'en fais pas plus partie. Nous sommes un gouvernement de mission et nous avons décidé, nous la droite de rentrer pour éviter le pire tout simplement. Le pire pour nous, c'est pour faire barrage à la gauche, la gauche mélanchonisé et je pense qu'on a eu bien fait.
Regardez Sonier Mabrook, dans les 6 derniers mois, il y a eu plusieurs élections législatives, municipales, partielles. Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est LR qui est le parti qui a le plus progressé.
Ça veut bien dire que nos électeurs ont confirmé le choix que nous avons fait. Ils veulent nous voir nous retrousser les manches. Ils veulent nous voir eux aussi ils aiment la France.
Utile pour les Français, utile pour notre pays. Nous en parlerons parce que votre compétiteur pour la présidence ne partage pas euh cet avis. Encore une question sur ce que qui a été dit hier.
Euh Bruno Rota. Ce sera à vous de décliner le souhait du président de la République de plusieurs référendums en même temps dans les mois qui viennent. Alors tout ça reste très flou.
Sur les retraites, c'est non. Sur les déficit c'est difficile. Sur l'immigration c'est non. sur la fin de vie, ça dépend de ce qui se passera à l'Assemblée.
Vous avez compris votre feuille de route ? Écoutez, c'est le ministère de l'intérieur qui organise le référendum. Euh simplement, je dis que nous sommes en capacité de l'organiser.
Il faut entre 15 et 17 semaines. Voilà, ça peut pas être plus court. D'une part, il peut y avoir sur un bulletin de vote à cocher plusieurs cases.
Pas plus de deux ou trois, pas plus de deux ou trois pour respecter les conditions de ce que l'on appelle juridiquement la sincérité du scrutin pour que les gens s'y retrouvent. Le coût c'est de 100 millions d'euros si on dématérialise complètement à 200 millions d'euros si on ne dématérialise pas et si on envoie beaucoup de papiers à chaque électeur. Voilà, moi c'est les conditions matérielles.
Pour le reste, c'est une prérogative présidentielle. J'ajoute quand même que sur l'article 11 sur ce référendum, il faut quand même qu'il y ait des projets de loi qui soient débattu sans vote mais débattu dans chaque assemblée du parlement. Donc il y a quand même une mécanique un peu lourde.
Ça ne se fait pas en quelques jours. Bruno Rot, on va continuer à interroger votre euh positionnement et puis également évidemment ce qui se passe en France. Vous voulez euh parler à la France des honnêtes gens.
Euh nous allons passer en revue quelques faits de société récents et vous nous direz ce que vous pouvez dire ce matin très concrètement à cette France des honnête gens inquiètes de voir un tel délitement et envagement. Tout d'abord, les images de la tentative d'enlèvement en pleine rue à Paris sont glaçantes. La mère de famille et son fils, issu d'une famille des cryptomonnaies ont échappé de peu à un raptol par des individus cagoulés.
Les suspects sont toujours en fuite. Que savez-vous, monsieur le ministre, cette tentative de sa préparation et puis des individus impliqués. Euh, d'abord, je pense pour être clair vis-à-vis des auditeurs, des téléspectateurs, qu'est-ce que pour moi la France désonnêt de gens ?
Puisque c'est une idée que je veux défendre. C'est un projet que je défendrai de plus en plus dans les années à venir. C'est la France en réalité de ceux qui travaillent.
C'est une France de lacence comme disait George Orlouel. C'est une France de ceux qui ne manifestent pas, de ceux qui ne fraudent pas. Et c'est souvent une France d'abord qui croit en la France et c'est une France surtout qui est silencieuse qui ne fait pas de bruit parce que là encore elle ne casse pas cette France.
Elle fait face à une autre France et bien sûr vous diriez qu'il y a deux Frances. Bien sûr bien sûr. Aujourd'hui bien sûr qu'il y a une France majoritaire.
Moi, cette France euh silencieuse, cette France qui ne fait pas de bruit, cette France que les hommes et les femmes politiques ont cessé d'écouter parce qu'il s'adresse bien souvent non pas à la majorité nationale, ce que je veux faire, mais à des minorités. Il découpe comme un en rondelle de saucisson le peuple de France. Et bien cette France-là, bien sûr, elle est majoritaire.
Et il y a une autre France, la France de l'ensauvagement. Il y a une France qui s'engage. Je l'ai vu le sapeur pompier qui est entre la vie et la mort au moment où encore je vous parle dans le département de Haut Savoie.
Ça c'est une France courageuse et il y a une France qui sent sauvage. J'entends monsieur le ministre mais cette France des honnêtes gens elle se demande aujourd'hui si vous n'êtes pas le greffier impuissant d'une violence qui vous dépasse. Écoutez bien sûr que cette hypervolence elle est partout présente.
On ne peut pas Sonier Mabrou on ne peut pas me demander en 6 mois. Oui, j'y reviendrai. J'y reviendrai.
Ou il y a pire pour moi. Il y a pire. Il y a pire parce que on a vu une adolescente tuée assassiné avec coup de couteau dans un lycée.
On a vu un fidèle assassiné dans une mosquée. On a vu à Bordeaux une ris entre des bandes dans un tribunal. Et on voit un sapeur pompier à quelques mètres de son centre de secours se faire quasiment enfin bousculer et il est entre la vie et la mort.
Donc oui, il faut réagir. C'est ce que j'essaie de faire. Moi, je ne peux pas.
J'ai un langage de vérité. On ne peut pas me demander en 6 mois de régler des décennies de laxisme. Et on ne peut pas dire il y a qu'à faucon.
Vous m'interrogez, je vais répondre précisément. C'est la troisième affaire. Cette jeune femme avec son mari qui l'a protégé avec d'autres qui sont venus leur secours, un enfant en basâge, cette femme est la fille euh d'un entrepreneur en cryptomonnaie.
C'est donc le troisème cas. Il y a eu deux cas. de cas où d'ailleurs à chaque fois on a sectionné un doigt parce qu'il y avait une rançon.
Il est il est probable que ces événements soient liés. À chaque fois, vous remarquez que dans le second cas, la préfecture de police de Paris en moins de 58 heures, on a libéré, il s'apprêtait à euh lui percer le genou avec une perceuse. Vous voyez le niveau de torture, de violence.
En 58 he on l'a libéré. L'autre avant, c'est pareil. C'était dans le chair.
Euh, il nous a fallu que quelques jours. Donc, on a des résultats. Probablement très anné, on vous entend ce matin.
Il est probable qu'il y a de telle similitude et j'ai décidé d'ailleurs dans quelques jours, je vous l'annonce, c'est une sorte de scoop. Je réunirai à Bova les entrepreneurs, il y en a quelques-uns en France qui sont dans ces cryptoonnaie pour que avec eux on travaille à leur sécurité pour qu'ils soient conscients aussi des risques et que on prenne ensemble des mesures pour qu'on puisse les protéger. Mais les commanditaires, c'est ma brut où qu'ils soit peut-être même à l'étranger, on les retrouvera.
Nous les retrouverons. Vous allez protéger les dirigeants dans les cryptoonnaies. On parlera tout à l'heure des pompiers, il faut protéger les pompiers.
On parlera des agents pénitentiaires, faut protéger les agents pénitentiaires. Faut même protéger peut-être les avocats maintenant à l'intérieur d'un tribunal. Vous avez vous-même évoqué Bruno Rot ce qui s'est passé et cette France des gens s'est réveillé hier en découvrant une scène hallucinante un pugil d'une violence incroyable au sein même j'allais dire du saint des seins.
Vraiment il n'y a plus d'endroit safe en France. Il n'y a plus d'endroit safe mais c'est pas une fatalité. Et il y a une double réponse, il y a même une triple réponse et une réponse de long terme.
Euh j'ai parlé de fabrique de fabrique de barbare. La société telle qu'elle a été construite depuis plusieurs décennies sur de fausses valeurs, sur des inversions de valeurs où on désignait parfois les policiers comme violents et on voulait faire en sorte victimiser les coupables. C'est ça cette société qui a déconstruit tous les cadres qui tenaient debout. qui a fabriqué c'est parti.
Vous diriez est-ce que vous diriez pardonnez-moi et certains est-ce que vous diriez et je fais bien attention de ne pas essentialiser certains magistrats ? Non, c'est c'est une idéologie 68 qui a pollué aussi bien sûr la gauche et même ces idées de gauche, je pense, ont impressionner les hommes politiques et les femmes politiques de droite. C'est pour ça d'ailleurs que euh ils nous ont quitté et moi si demain euh je suis élu dimanche prochain, je veux faire revenir dans notre maison ceux qui l'ét quitté pour voter Marine Le Pen, pour voter Écour, pour voter Emmanuel Macron sera pas une gauche customisée.
Je ne veux pas, je vais vous faire une confidence, je n'ai aucune envie demain d'être un chef de partie d'une droite qui serait juste un peu moins à gauche que la gauche. Je veux être une droite qui soit fière de ses valeurs, qui soit combattante, qui soit conquérant, qui désigne son adversaire et les filles, les insoumis. Mais ce que je veux vous dire pour reprendre le fil de notre conversation, les réponses de long terme, ce sera de rebâtir une société sur de vraies valeurs.
L'autorité, le respect, la hiérarchie, c'est la famille, c'est l'école et cetera. Il faudra relancer une grande politique familiale. Et puis il y a un problème de justice, il y a un problème de politique pénale.
On n'assume pas en France la sanction notamment pour les jeunes mineurs. Mais il y a une question en fait qui je pense elle est elle est à la fois direct. Je vous brûle les lèves posez la moi.
Quelle est la politique pénale tout simplement ? Est-ce que vous pourriez définir aujourd'hui notre politique pénale adossée à la politique sécuritaire ? C'est là qui est le problème.
Heureusement, Gérald Armanin a parfaitement compris. Gérald Armanin, je m'en félicite, a parfaitement compris qu'il faut changer des choses. Le problème est que on n pas de majorité au parlement.
Il y a une loi qu'il faut abroger, c'est la loi de madame Belloubé de 2019 puisque madame Belloubé a proscrit cette loi les courtes peines. Moi, je pense que c'est l'inverse. Euh, je lisais des statistiques qui sont terribles.
Les jeunes, notre tentative de d'homicide, hein, de moins de 13 ans, 10 ans, 11 ans, 12 ans, 13 ans, 18 tentatives l'an dernier entre comment dirais-je ? Oui, l'an dernier, 2024 et 2016, c'est trois fois plus. Certes, numériquement c'est très peu, mais vous vous rendez compte, ils ont moins de 13 ans.
Les 16 17 ans, eux plus 135 %. Il faut des courtes peines. Aujourd'hui, je l'ai souvent expliqué à votre micro, ce qui se passe, c'est qu'on ne sanctionne pas.
Donc il commence par voler la première. Oui. Effondre 20 30.
Regardez, regardez ce qui s'est passé avec le sapeur pompier. Le sapeur pompier. Le sapeur pompier, regardez, c'était donc euh le jeune majeur, il a 19 ans, 15 antécédents, à peine 6 jours de prison.
Voilà, ce qui se passe aujourd'hui en France est inacceptable. Il faut demain mais on n pas de majorité. C'est le bilan de qui, monsieur le ministre ?
C'est ça c'est pas le mien. Très bien. Mais vous faites partie d'un gouvernement, on peut interroger le bilan du gouvernement auquel vous appartenez.
Ah le bilan le bilan dont je suis comptable, c'est le bilan depuis 6 mois. Vous pouvez pas me faire remonter à 2019. Est-ce qu'il y a un échec sécuritaire d'Emmanuel Macron ?
En tout cas, il y a un échec de la politique pénale. On a refusé On a refusé de réhabiliter la sanction. Il y a un énorme écart entre les peines encoures, les peines prononcées et les peines exécutées.
Et donc, on enferme des jeunes violents dans des parcours de violence, de délinquence. On ne les sanctionne pas, ils volent un neuf, ils volent un bœuf. Et quand on les sanctionne, c'est au bout de 20 30écédents judiciair et c'est trop tard.
Monsieur euh Rotaillot par et s'est encore adressé à la France des honnêtes gens. Ça peut paraître anecdotique, ça ne l'est pas du tout. C'est un événement qui a scandaliser une partie des Français, c'est la rêve partie illégale dans le Lot par exemple.
Vous n'avez pas réussi à l'interdire. Il y a eu des champs saccagés, des routes qui ont été détruites, des comportements à risque. Est-ce qu'on est impuissant face à un tel désordre ?
Non, parce que euh ce que je veux dire quand même à votre micro, c'est que à partir des beaux jours, ce sont des dizaines de rêves parties qu'on arrive à déjouer. Est-ce que vous en parlez ? Non.
Et là, évidemment, il y avait un trou dans la raquette, pas suffisamment de renseignement et surtout dans un lieu qui était beaucoup plus difficile à contrôler. Mais croyez-moi, il v son souvenir. J'ai demandé, j'ai ordonné au préfet de faire à la préfète plus exactement que je veux salver pour son engagement.
J'ai aussi eu le maire de cette petite commune de moins de 400 habitants qui étaient très choqués, je l'assure là encore vraiment de mon soutien. J'ai ordonné, j'ai donné des instructions pour que précisément on ne fasse pas partir ces gens-là sans contrôler toutes les camionnettes, tous les camion. Au moment où je vous parle, on a confisqué cinq véhicules camion, fourgon.
On a distribué des infractions par centaines, on a confisqué justement les baffes, les platines et cetera. On a retrouvé de la drogue, ils perront. Il y en a 18 qui sont gardés à vue.
C'est un signal que j'adresse à celles et à ceux qui voudront recommencer qui en aura sans doute et bien soit nous arriverons à les déjouer. Voilà, mais c'est souvent des courses poursuites et si nous n'y arrivons pas, ils ne s'en tireront pas comme ça. On confisquera le matériel.
Alors évidemment tout ça c'est sous l'autorité judiciaire et j'espère que la justice saura mettre des peines lourdes. Voilà, c'est comme ça qu'on arrêtera parce que euh on peut moi qui suis responsable des policiers euh des gendarmes et cetera, demander d'arrêter mais si quand on arrête les gens les policiers et les gendarmes les retrouvent plusieurs jours après dans la rue avec un sourire au coin, l'air gognard, ça décourage tout le monde. Voilà, c'est pour ça que je parle de politique pénale, c'est pas aujourd'hui qu'on le fera parce qu'on a pas de majorité pour faire une vraie rupture.
Mais la politique que moi demain je souhaite que nous menions, nous la droite, voilà et bien pour 2027, c'est une politique de rupture notamment sur la politique pénale. Alors venons venons-en par parlons de cette rupture politiquement. Si on devait résumer la la situation, votre situation, monsieur le ministre, sur le dossier algérien, on comprend plus la position de la France malgré les provocations du régime algérien et ce que vous-même avez dit sur un autre dossier à la fin de vie, vous êtes opposé alors que le président Yard a parlé d'un taxe d'humanité et de fraternité sur la sécurité.
Malgré votre volontarisme, vous êtes sur un fil. Que répondez-vous à ceux dont votre compétiteur leur envoqué à la présence et qui est en train de vous dire "Vous êtes en train de vous diluer dans le macronisme ?" Pas du tout, pas du tout.
D'abord, je réponds que cette décision, c'était une décision collégiale que nous avons prise. Deuxièmement, je réponds que que ce soit dans les sondages, que ce soit dans les élections, nos électeurs nous encouragent parce qu'ils veulent une droite qui se retrousse les manches. Ils veulent pas une droite qui se planque.
Ils ne veulent pas une droite qui devant l'adversité de la situation politique difficile actuelle n'agisse pas. Ils veulent qu'on soit utile. Et moi, tant que je pourrais être utile, je ferai mon devoir.
Moi, je suis un patriote. Voilà. Euh et j'ai toujours placé euh mes convictions avant mes intérêts.
Voilà. Ben peu importe que je sois abîmé ou non. Moi je veux des élection y compris municipal.
Si par exemple localement, territorialement il pourrait y avoir des accords entre LR et la Macronie, vous dites non. Ah mais il y aura pas d'accord d'appareil au municipal. C'est pas ma question.
Mais en revanche, je le dis par exemple sur des communes qui sont dirigées par des mers qui sont de gauche écologistes qui comprennent aussi des gens de et fil, il faudra faire barrage à ces gens-là. Il faudra faire tomber ces municipalités qui sont de gauche pour que on puisse s'en saisir. Ça, je le dis clairement, j'ai désigné l'adversaire et cet adversaire évidemment nous devrons faire tous les efforts pour les faire tomber.
Mais je pense pour revenir à votre discussion, c'est que on on a un choix qui est un choix de se retirer sur l'Aventin, de voir la France couler. Ça c'est la politique du pire. C'est la politique du pire.
La politique que les Français ne veulent pas ou c'est de s'engager. C'est ce que je fais chaque jour. Je le fais chaque jour et je préfère, je pense que revoir la politique d'immigration telle que je le fais.
Évidemment que je pourrais j'aimerais tellement disposer d'une majorité et revoir la loi faire en sorte qu'on puisse réviser la Constitution, proposer aux Français un grand référendum pour qui qui nous permet de reprendre vraiment les rennes. Mais au moins, on évite le pire et on essaie d'avancer et on prend des positions claires. Et je pense que précisément ça me permet de structurer le débat d'idée, le débat politique.
Moi je suis gram chien. Je pense que le combat politique c'est le combat culturel. Jean-Luc Mélenchon pense la même chose d'ailleurs.
Absolument. Il est cultivé. Je le sais.
Je pense que avant de gagner dans les urnes, il faut gagner dans les esprits. Et ce que j'essaie de faire moi, c'est par des pr une parole claire, sincère, des prises de position très clai d'alliance. Par exemple avec Édouard Philippe, vous entendez cette idée, vous l'avez déjà nié ici même je m'étais expliqué.
Je pense qu'on a c'est vraiment deux perspectives très très différentes. Édouard Philippe dit voilà moi c'est de la gauche à la droite conservatrice. On sait que ça marche pas en même temps.
Ça ça ne marche mais moi je veux faire revenir celles et ceux qui partagent droit les droites ici même le renvoquier n'a pas ça marche pas les droit un quelle droite que mettez-vous derrière le vocable la droite semble avoir une idée assez claire de de l'union des droites. Non mais les droit il est assez proche de vous je pense que vous en avez parlé. Marine Le Pen s'est toujours défini comme non à droite lorsque j'ai proposé au Sénat là aussi je j'avais dit à ce micro que quand on touche le RSA il y a 15 heures en contrepartie d'activité parce qu'une allocation sociale c'est pas indue.
Elle s'y est opposée sur la retraite elle s'est opposée. Elle est plus proche de madame Binet de la CGT que de nous. Donc c'est pas la droite.
En plus elle a toujours refusé toute alliance. Non moi l'alliance que je veux c'est l'alliance des Français. C'est l'alliance des électeurs et je pense qu'on refera revenir à nous des gens qui nous avaient quittés.
C'est ce que je suis en train de faire. On a multiplier par trois le nombre d'adhérents. On est aujourd'hui le premier parti à qui cela profitera.
Oui, on est ben peut-être. Mais en tout cas, c'est déjà qui ? 42000 à 121000 adhérents.
Premier parti de France pour les adhérents. Il faut maintenant évidemment qu'on devienne premier parti pour les électeurs. Mais ce qui s'est passé pour les adhérents, je veux le faire pour les électeurs.
Ceux qui sont partis parce qu'il trouvaient que la droite était trop molle, qu'elle était elle était pas fière d'elle. On va les faire revenir voilà avec ce concept justement de la France des honnêtes gens. Et je pense que de ce point de vue-là, beaucoup de Français peuvent se reconnaître dans cette politique de rupture que nous allons porter et assumer.
Pour conclure, Bruno Rota. Il y aura bien un patron DLR dans quelques jours, c'est le 18 mai. Mais il y aura-t-il pour autant un patron naturel de la droite au même moment ?
Non, je pense que non. Il y a un gros travail à faire. Attention à l'obsession présidentielle.
On a souvent pensé à droite qu'il suffisait d'un chef pour que on écrase de match. Non, ce sont les idées. C'est même partire.
Oui, mais justement bah avait quelques idées, il a fait le code civil et cetera, mais nous depuis quand la droite n'a-t-elle pas inventé de nouvelles idées ? On n'est pas dans la France d'hier, on est dans la France d'aujourd'hui et moi je veux préparer le ce n'est pas forcément le patron naturel de la droite qui va sortir du scrutin. Je veux que non, la priorité non, ce sera un autre moment, colline après colline.
Là, nous concourrons pour une élection interne. Ensuite, il y aura l'élection présidentielle mais on ne peut pas gagner l'élection présidentielle si on ne propose pas aux Français une nouvelle perspective, une espérance. Qu'est-ce qu'il y a derrière les collines ?
Vous dites colline après collines l'élection présidentielle vous voyez quand même un peu loin. Ah ben non mais il y a l'élection municipale, élection sénatoriale. Voilà, ça c'est une question d'agenda, c'est pas moi qui le fixe.
Mais je voyez je j'ai bien senti que nous avions fait naître depuis plusieurs mois à droite un élan, un nouvel espoir. Provoqué dit qu'il est sûr de ne pas perdre. Écoutez, il l'a dit ce matin, bah c'est très donc vous avez la même certitude de ne pas perdre à votre tour.
C'est peu importe. Moi, je fais très attention et tant que l'élection n'a pas eu lieu, je suis très précautionneux. Je suis un rural, je suis un provincial.
Donc voyez, voilà ce que je veux dire, c'est que désormais il reste quelques jours. Donc voilà, un peu de patience. Tout à fait.
Merci pour une retie.
Bruno Retailleau