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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 14 avril 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Non au 1er mai ouvré !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 33 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous seriez d'accord au niveau de la commune de Paris pour que tous les autres artisans et commerces de proximité puissent s'ouvrir le 1er mai si c'est le patron seul qui le décide ?

  • 6:00RelanceÉludée

    Vous dites non à l'ouverture du 1er mai pour un petit patron en difficulté qui veut sauver son entreprise. Pourquoi ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Si les salariés veulent travailler le 1er mai pour améliorer leurs revenus, est-ce que vous acceptez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:00Nicolas BonéoucheFait
    « On a un mouvement social qui a été fort quand même parce que s'il y a un recul du gouvernement, c'est parce qu'il faut se rendre compte qu'aujourd'hui le mouvement social est assez fort. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La proposition de loi sur le 1er mai qui devait permettre d'autoriser le travail de salarié dans des commerces de bouche de proximité est en panne. Après le recul du gouvernement sur cette loi portée par Gabriel Atal, le premier ministre Sébastien Lecnu a fait savoir que son équipe fera des propositions pour les commerces de proximité et recevra les professions concernées à Matignon dès cette semaine. Mais à qui profiterait vraiment cette loi ?

De quoi parle-t-on concrètement ? Nous sommes avec l'adjoint à la mairie de Paris, précédemment chargé du commerce et de l'artisanat, aujourd'hui en charge de l'emploi et de l'insertion. Bonjour Nicolas Bonéouche.

Bonjour. Merci Nicolas Bonéoulade d'être en direct avec nous en studio sur Sud Radio, j'imagine. Alors vous vous sortez de l'uphorie de la victoire municipale aux élections municipales et maintenant je vous estime très jeupose non seulement en tant qu'élu communiste mais qu'en homme de gauche très content que le gouvernement ait fait marche arrière sur ce projet de 1er mai ouvrer.

Alors je pense que que les patrons veuillent ouvrir ça vous pose pas de problème mais l'imposer au salariés c'était ça qui vous chagrinait. Voilà. Alors qu'il y a pas d'accord de branche.

Oui. Le 1er mai est quand même une tradition ancienne internationale, on peut dire sacré. on peut dire c'est sacré et qui a un moment d'ailleurs de revendication pour les travailleurs, pour les salariés notamment on pourra en parler mais sur l'augmentation des salaires, sur les conditions de travail, sur la formation, sur plein de sujets et donc avoir l'idée de faire une proposition de loi qui t'en recule sur les conditions de travail, sur les salaires et sur le jour férier qui est le 1er mai était quand même assez scandaleux, surtout avec la volonté de le passer dans une commission mixe par terre et sans débat parlementaire.

Alors que il y a 1 an exactement, j'ai été saisi à l'époque j'étais adjoint au commerce. Aujourd'hui, je suis adjoint à l'emploi. J'ai été saisi par les boulangers sur cette situation où toutes les boulangeries et les fleuristes d'ailleurs peuvent ouvrir quand il s'agit du patron qui ouvre, mais ils ne peuvent pas faire travailler leur salariés.

Et donc leur demande était simple, c'était d'étudier une dérogation qui peut se comprendre, qui peut s'étudier et qui aurait pu s'étudier dans un accord de branche professionnelle. Or, ce gouvernement qui n'a pas l'habitude de la démocratie ni du dialogue social, on l'a vu à plusieurs reprises, plutôt que d'ouvrir une négociation de branche entre les syndicats professionnels et les syndicats, les travailleurs, les représentants du personnel, a préfet faire une loi pour ouvrir le jour mai qui est le 1er mai à tout tous les commerces et faire d'ailleurs la parbère aux industries plutôt que aux petits artisans que sont les boulangers. D'ailleurs, vous l'avez bien vu, ça a été dit, ça profite beaucoup plus à des industriels comme la brioche dorée, comme euh d'autres enseignes plutôt que à l'artisan qui est seul avec sa famille et qui a un salarié, qui sont pas des petits artisans, la brioche d'oré et ses grandes marques qui sont des pres pas des multinationales enfin des grands groupes et qui les produits qu'ils mettent à disposition n'ont pas forcément la précision et l'exigence qualitative que les que les petits artisans.

C'est pas ceux qui gagnent le concours du prix de la baguette tradition de tous les ans que j'ai présidé plusieurs années. Tout à fait. et qui nécessite un certain savoir-faire, qui nécessite du travail en dans derrière le four.

Or, bien souvent, on a des boulangeries dans l'industrie qui qui sont le contraire, qui font du réchauffer, qui congèlent les pattes et ce n'est pas ce n'est pas bon. Donc faire la pas belle à ce type d'emploi et d'ailleurs c'est souvent des salaires précaires parce que ce qu'on oublie aussi c'est que derrière ces ces boutique c'est souvent des CDD, c'est pas des CDI, c'est souvent des gens qui sont en vente et c'est pas forcément des artisans boulangers comme on défend. Donc derrière, il y a aussi la question des conditions de travail et moi je je suis venu aussi aujourd'hui en tant qu'adjoint à l'emploi de l'insertion pour dire que il y a des enjeux avec le 1er mai, c'est d'améliorer les conditions de travail, d'augmenter les salaires, d'augmenter aussi les parts de formation et et d'être vraiment euh sur euh un travail digne, respectueux et des formations de qualité.

Deux questions concomitantes. Nicolas bonetou. Premièrement, est-ce que vous seriez d'accord au moins au niveau de la commune de Paris au niveau municipal que tous [raclement de gorge] les autres artisans et commerces de proximité autres que les fleuristes autres que les fleuristes et les boulangers puissent s'ouvrir ?

Si c'est le chef d'entreprise, si c'est le patron qui le décide, si c'est une quincaillerie, si c'est un marchand de vêtements ou de chaussures, le patron tout seul. Est-ce que ça déjà c'est une idée qu'on pourrait envisager si ça se limite au patron ? Moi ma première mon premier réflexe, c'est laisser la place au dialogue social et laisser la place au dialogue dans les branches professionnelles.

Il faut aussi que les salariés s'expriment. Ce n'est pas euh une expression sur micro trottoir de rue. Est-ce qu'il faut que ça soit ouvert et cetera ?

Non, mais même si ça concerne quel patron ? Un patron de un marchand de chaussure dit "Moi, j'ouvre le le 1er mai euh voilà, je suis seul, je ne pose pas mes salariés. Est-ce que c'est quelque chose qui vous choque intellectuellement Parce que je considère que le 1er mai doivent être ouverts que les commerces qui sont utiles et nécessaires et obligatoires.

Ah, vous interdisez à patron de travailler s'il veut travailler. Ça c'est votre droit, je veux dire. Non, non, je je n'interdis rien.

Je dis qu'aujourd'hui la loi fait des dérogations pour des services nécessaires et obligatoires. C'est le cas des hôpitaux, c'est le cas des transports. Et je considère que dans l'alimentaire, c'est le cas des restaurateurs aussi.

Dans l'alimentaire, oui, c'est une nécessité. Après acheter des chaussures, on peut en acheter. On achète pas des chaussures tous les jours.

Il y a certains produits qu'on achète une fois, voire deux fois, voire une fois tous les 2 ans. Donc donc regardons d'abord la nécessité qui contribue à l'utilité du pays et à l'utilité de chacun. Et je considère aussi que le 1er mai doit être un moment d'ailleurs où on peut se retrouver en famille, où on peut avoir un peu de souffle, de respiration dans une vie et que ces jours fériers sont aussi des moments où il y a matière à commémoration parce que le 1er mai est aussi un moment de commémoration par rapport à des travailleurs qui ont manifesté pour avoir la journée des 8h et qui sont morts pour ça et c'est un jour de revendication.

Donc moi, je considère que c'est comme on a eu tout le débat sur les jours fériers par rapport aux commémorations, par rapport à à des armistices ou autres. Je considère qu'il faut les préserver parce que ça fait République aussi et ça fait nation. Donc vous êtes d'accord pour interdire à un patron d'un commerce autre que fleuriste et boulanger de travailler le 1er mai si son entreprise est en difficulté, qu'il a besoin de ce petit complément de chiffre d'affaires pour préserver les emplois de ses salariés, vous dites et ben non, tu n'as pas vous n'avez pas travaillé le 1er mai, même si c'est pour sauver votre entreprise.

Cette démarche m'étonne. Je parle bien de ce cas de figure là. Vous savez que ça existe.

Il y a des il y a des patrons aujourd'hui des commerces qui sont un peu en difficulté. Ils aimeraient bien augmenter leur chiffre d'affaires. Si le fait de travailler prier le patron répondre, je je vais leur répondre aux patrons qui veulent augmenter leur chiffre d'affaires.

Le problème ne se règle pas un jour et un jour férier. Le problème aujourd'hui quand même le problème aujourd'hui, je vais vous dire très simplement que quand on regarde l'évolution des salaires et des pouvoirs d'achat de 2000 20 à 2025, il y a eu plutôt il n'y a pas eu d'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat et on a plutôt une baisse du pouvoir d'achat à la hauteur de 3 %. C'est-à-dire qu'un salarié sur un salaire moyen a perdu 1000 € par an.

Donc il consomme moins. Donc la première chose si on veut augmenter, c'est augmenter les salaires pour que les gens puissent consommer. La deuxième chose que les étrangers qui viennent d' Paris sont pas confrontés à un problème salarial.

La chose si veulent acheter des chaussures le 1er mai et que le commerçant est content de vendre ses chaussures, pourquoi pourquoi lui interdire ? La deuxième chose, c'est que dans le même temps qu'on a une baisse du pouvoir d'achat pour l'ensemble des salariés de notre pays, on a eu une augmentation des profits des entreprise du 440 qui ont été reversé en dividende aux actionnaires à hauteur de 55. Vous répondez pas à ma question, je vous parle du petit patron commerçant à Paris qui va ouvrir le 1er mai pour vendre aux étrangers et améliorer le chiffre d'affaires de son emploi pour préserver ses emplois.

Le problème c'est qu'aujourd'hui les grandes entreprises qui sont au 440 font des bénéfices et reversent ça en profit et en dividende à leurs actionnaires plutôt que de relancer l'économie et notamment notamment par l'augmentation des salaires qui permettrait rapport avec l'ouverture du 1er mai, vous avez totalement raison, quel rapport avec l'ouverture d'un petit commerce du 1er mai à dimanche ? Le rapport, c'est que un patron comme tout le monde peut se reposer le 1er mai et peut revendiquer des meilleures conditions de de travail, une meilleure formation et plein de choses et et faire du chiffre d'affaires toute l'année. Et ce que je suis en train de vous dire, c'est que si on investit dans l'augmentation des salaires dans le plein emploi, et bien il y aura une meilleure consommation et il n'y a pas besoin d'ouvrir le premier.

Donc le patron de magasin qui vous dit il me manque 3 ou 4000 € pour boucler mon bilan de cette année, sinon je dépose le bilan et j'ai besoin pour ça de travailler le 1er mai et quelques jours fériers. Vous lui dites tant pis pour des raisons, pour des principes, pour des valeurs, vous avez pas et donc vous déposerez le Gilan. Je lui dis pas tant pis.

Je dis qu'il y a une autre dynamique économique qui peut être euh mis en place dans ce pays que le gouvernement a refusé. Le gouvernement a théorisé la théorie du russiellement qui ne fonctionne pas. Nous, on a une autre logique qui est la sécurité d'emploi formation pour l'ensemble des salariés comme pour les patrons et qui est l'idée de réinjecter l'argent qui part qui part en dividende sur des actionnaires et notamment des actionnaires à l'étranger plutôt que d'être réinvesti notamment dans l'augmentation des salaires et dans l'emploi.

Ça concerne pas le petit commerçant d'une grande ville, il est pas concerné par les multinationales. Il veut ouvrir le dimanche pour sauver sa boîte. Vous lui dites "Non, tu ouvriras pas le dimanche." J'ose même je pense [rires] que beaucoup de multinationales d'ailleurs font beaucoup de concurrence aux petits patrons et notamment aux petits artisans.

Si vous voulez, si vous voulez, vous avez une réponse assez un peu langue de bois. Ça m'étonne de vous en général vous avez plus vous êtes plus dans le parlon vrai. Je vais la deuxième question.

Alors vous allez me dire c'est de question et si les salariés vous disent Nicolas Bonet ou là je suis d'accord moi. J'ai besoin d'améliorer un petit peu mes revenus. J'ai je suis d'accord.

Je suis d'accord. J'oblige personne, je suis d'accord pour travailler le dimanche avec mon patron qui me le demande de temps en temps. Est-ce que là vous acceptez que qu'il puisse je je refait ma réponse qui était la même que tout à l'heure, c'est-à-dire que pour ça, il y a des accords de branche et d'ailleurs il y a des dérogations, il y a des accords de branche et je pense que tout ça ça doit passer par le dialogue social.

Or, on a plusieurs gouvernements qui sont succédés qui ont réduit les espaces de dialogue social. C'est tout d'un moment la loi travail d'Emmanuel Macron qui a cassé les instances qui existaient. Et donc toutes ces questions, c'est pas euh moi en tant que élu à la maire adjoint à la maire de au maire de Paris à l'emploi qui le règle c'est des accords professionnels et de branches.

Ça avait commencé sous François Hollande hein, les restrictions un petit peu de de branches la loi travail c'est sous François Hollande. Sous François Hollande tout à fait et monsieur Macron d'ailleurs elle a pas porté son nom. C'était Miriam Elcom d'ailleurs qui était ministre qui était ancien élu de Paris.

Ça avait vexé monsieur Macron que la loi ne porte pas son nom alors que c'était lui qui en avait été le concepteur. Donc pour l'instant statut co sur Oui. Et non, je je suis pas pour le statut CO, je suis pour des améliorations et je le redis.

Je considère que si on veut sortir de cette situation économique qui n'est pas bonne aujourd'hui dans notre pays, il y a besoin de relancer. Pour relancer, bien peut-être qu'il faut revoir le rapport entre la valeur travail et le capital et qu'aujourd'hui le capital va sur des banques, va sur des dividendes. Tous les profits aujourd'hui sont engrangés par des actionnaires, par des dividendes.

Or, peut-être qu'il faut mieux encadrer ça. Peut-être que on peut aussi réindexer les salaires, augmenter les salaires. Et je pense que les revendications parce qu'on a un mouvement social qui a été fort quand même parce que s'il y a un recul du gouvernement, c'est parce qu'il faut se rendre compte qu'aujourd'hui le mouvement social est assez fort. et surtout que c'était une initiative de Gabriel Atal qui n'est pas désintéressé sur le plan sur le plan de la candidature à la présidentielle.

Tout à fait. Tout [rires] à fait. Et donc ce que je je veux terminer c'est que on peut attendre de ce 1er mai quand même des évolutions en terme d'emploi de nombre d'emplois de d'augmenter le nombre d'employés dans ce pays en augmentation des salaires aussi et sur des formations.

On a eu ce matin le débat sur le périscolaire à Paris. Moi ce que je retiens de ce débat ce matin sur le périscolaire, c'est évidemment il faut régler cette problème et sanctionner les personnes. Je vous réinviterai mais en tout cas dans ce débat est venu fortement la question de dépécariser les animateurs sur des statuts à longue durée et sur des salaires de meilleure qualité.

Voilà. Donc non au 1er mai ouvré mais oui à l'augmentation du pouvoir d'achat. On a compris votre message et l'augmentation des salaires des salaires.