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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 avril 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Sébastien Chenu : « Il n’y a pas d’islamophobie dans notre pays »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Pourquoi le RN descend dans la rue quand il y a une attaque antisémite mais pas quand c'est une attaque antimusulman ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Vous dites qu'il n'y a pas d'islamophobie dans le pays. Les chiffres le montrent-ils ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous permet d'utiliser le terme d'ensauvagement ?

  • 5:30RelanceRéponse partielle

    Malgré tout, n'y a-t-il pas un climat hostile envers l'islam alimenté par certains propos ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Sur les prisons, le ministre veut faire payer aux détenus leurs frais d'incarcération. Vous soutenez cette idée ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    La politique antidrogue de Darmanin porte-t-elle ses fruits face aux narcotrafiquants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sébastien ChenuChiffre
    « Les actes antisémites dans notre pays représentent 62 % des actes liés à une atteinte à une religion. Puis 31 % sont des actes toujours sur les atteintes à la religion qui sont liés à la religion chrétienne puis 7 % sont liés à la religion musulmane. »
  • 3:30Sébastien ChenuFait
    « Il n'y a pas d'islamophobie dans notre pays. »
  • 8:30Sébastien ChenuChiffre
    « 25 % des détenus sont de nationalité étrangère. »
  • 10:00Sébastien ChenuFait
    « La prison est là pour mettre à l'abri de la société des gens dangereux. »
  • 15:30Sébastien ChenuFait
    « Siéger, oui, légiférer, oui, mais légiférer sur du concret et notamment sur l'énergie. »
  • 17:00Sébastien ChenuFait
    « Nous, on est plutôt attaché à une proportionnelle départementale avec une prime majoritaire pour garantir une stabilité. »
  • 18:30Sébastien ChenuFait
    « Édouard Philippe, c'est pas l'espoir pour le pays, c'est la continuité de la politique macroniste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Notre invité politique du jour, c'est donc Sébastien Chenu, député Assemblée nationale du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale, vice-président également du Parti Rassemblement national. Vous êtes avec nous pendant euh 20 minutes. Bonjour Sébastien Chenu.

Bonjour monsieur. Vous êtes avec nous pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représentée euh par Fabrice Vesser Redon. Bonjour Fabrice Fabrice Vesser Redon rédacteur en chef au sein du groupe Ebra.

On le rappelle c'est le groupe des journaux de l'est de la France. Sébastien Chen, on va commencer parler de l'attaque qui a eu lieu contre la mosquée de la Grandcombe dans le département du gare. Attaque qui a eu lieu la semaine dernière avec beaucoup de réactions politiques mais quand même peu de responsables politiques dans la rue.

Pourquoi le Rassemblée national descend dans la rue quand il y a quand il y a une attaque antisémite mais pas quand c'est une attaque antimusulman ? Bon, d'abord, c'est un drame. Euh le fait qu'un homme soit assassiné sur son lieu de culte, quel que soit euh ce lieu de culte.

Euh c'est un drame qui dit beaucoup euh d'ailleurs de l'ensauvagement euh de notre société. Euh cet homme euh était en train d'exercer euh son culte, il a été assassiné. Est-ce que c'est parce qu'il était en train d'exercer son culte ?

Est-ce que c'est parce qu'il était musulman ? Il y a visiblement débat, discussion là-dessus, mais ça reste un drame. Moi, je crois qu'il ne faut ni minimiser les choses, ni les instrumentaliser.

Et c'est vrai que on a le sentiment d'une classe politique, je pense à l'extrême gauche, qui tout de suite cherche à instrumentaliser les choses. Alors même que lorsque par exemple le père Amel avait été assassiné ou la petite Lola avait été assassinée, on les avait pas vu. Moi, je pense qu'il faut garder la tête froide.

Il faut évidemment dénoncer, il faut évidemment combattre, mais il faut aussi garder la tête froide et ne pas chercher d'instrumentalisation là où il n'y en a pas. Mais quand on regarde ce qui s'est passé ces derniers mois, s'il y avait eu la même attaque dans une synagogue, les membres du Rassemblée national seraient descendus dans la rue. Non, mais entendez-vous, entendons-nous bien.

Euh une attaque vaut une autre. Il y a pas de hiérarchie là-dedans, mais il n'y a pas d'islamophobie dans notre pays. C'est-à-dire que lorsque j'entends que certains disent "Ah mais oui, mais il y a une islamophobie sous-entendu une politique d'État qui ferait que les musulmans soient moins bien traités." Moi, je regarde les chiffres froidement.

Les actes antisémites dans notre pays représentent 62 % des actes liés à une atteinte à une religion. Puis 31 % sont des actes toujours sur les atteintes à la religion qui sont liés à la religion chrétienne puis 7 % sont liés à la religion musulmane. Donc il n'y a pas d'islamophobie et je crois qu'il ne faut pas ajouter euh j'allais dire de l'huile sur le feu.

Euh il y a il faut combattre donc après un tel acte avec toutes les mosquées de France qui sont sous haute sécurité. Vous dites il y a de l'antisémitisme dans notre pays mais pas d'islamophobie. Absolument.

Absolument. Il y a de l'antisémitisme dans notre pays. Les chiffres la est-ce que vous n'êtes pas en train de nier ce phénomène ?

Non. Il y a Non, il n'y a pas de d'islamophobie dans le pays. Je vous ai donné les chiffres tels qu'ils sont.

Donc ils ne viennent évidemment pas de moi et c'est pour ça que je pense que il faut éviter d'ailleurs d'opposer les communautés religieuses les unes aux autres. Moi, je ne reconnais qu'une communauté, c'est la communauté nationale. Donc, il faut combattre avec vigueur euh l'ensuvagement de la société.

Et les musulmans sont victimes de l'ensauvagement de la société au même titre que n'importe quel autre français. Euh mais en revanche, ne pas verser dans cette espèce de complotisme euh islamophobe euh qui est la marque de fabrique de l'extrême gauche, qui veut absolument opposer les Français selon leurs religions les uns aux autres. En fait, ça c'est le discours de l'extrême gauche, utiliser une appartenance religieuse pour opposer les Français les uns aux autres.

Qu'est-ce qui vous permet de d'utiliser le terme d'ensauement ? Vous n'êtes pas le premier à l'utiliser. Bruno Rutaillou, c'est le premier terme qu'il a utilisé pour définir cet acte.

Jean-Pierre Chem l'avait utilisé avec vous, avant vous pardon, il y a longtemps déjà. Est-ce que est-ce que qu'est-ce qui vous permet aujourd'hui d'utiliser ce terme ? Bah, c'est le euh dérèglement total euh des grands équilibres de notre société euh c'est-à-dire euh l'affaiblissement euh l'affessement des autorités euh qu'on mesure depuis euh des années mais qui ont été aussi euh encouragés par des politiques publiques.

Tout ça ne vient pas du ciel et c'est je crois c'estes pertes de repère une société totalement déstructurée qui amène effectivement avec une absence de sanction de l'autre côté qui amène évidemment à utiliser ce mot d'ensauvagement où chacun fait ce qu'il veut où ceux qui abîment cassent volent violent ont très peu de chances de se retrouver derrière les barreaux et donc ceci entraînant cela, on a une société qui est complètement déréglée. Est-ce qu'il y a malgré tout un climat antimusulman qui est alimenté par certains propos, notamment les propos il y a plusieurs semaines du ministre de l'intérieur Bron Rota qui disait dans une réunion publique abas le voile, est-ce que quand même malgré tout il n'y a pas un climat hostile envers l'islam ? Non, moi je crois pas qu'il y a d'hostilité euh envers l'islam.

Si abas le voile, c'est l'inverse de vivre le voile, moi je souscris parce que je considère que le voile c'est un instrument de l'islamisme. Or la vraie difficulté que nous avons et nous ne confondons pas nous en Rassemblance national les musulmans et les islamistes, la vraie difficulté qu'il y a dans notre société c'est la takya islamiste. C'est l'avancée, c'est la volonté de rendre charia compatible notre société.

Je le dis parce que par exemple dans les manifestations organisées par l'extrême gauche, la LFI et les vert euh ces derniers jours, il y avait la revendication euh d'abolir les lois sur le voile à l'école, la volonté de terminer, de finir, d'en finir avec les lois sur le voile. Donc ça veut dire qu'il y a un entrisme islamiste et dans la religion musulmane et dans la société qui est relayé par des forces politiques. Et là, je crois que il y a danger.

On aimerait entendre d'ailleurs la grande mosquée plus souvent sur ces sujets là parce que moi je crois que il y a souvent et beaucoup de français quel que soit leur religion le déplore, on n'entend pas les musulmans de France condamner suffisamment fermement la takya islamiste dont ils sont victimes eux-mêmes. Y a-t-il islamisation de la société ? Bien sûr, bien sûr.

Il suffit de regarder alors comment on revient à la question d'Alexandre. Je dire à partir du moment où on on on dénonce une islamisation, en découle forcément une islamophobie. Non, non, c'est pas comme ça que les choses se passent.

Euh une islamisation, une takia islamiste, je dis précisément. Et je vous donne des exemples. Le lycée à Ver euh je suis élu du nord euh nous ça fait très longtemps avec Marine Le Pen qu'on s'était opposé au financement du lycée AVOS dont un certain nombre de vos confrères euh George euh Malbrun et et euh et Chenau euh avait écrit un bouquin qui expliquait qu'il était tenu par les frères musulmans.

Et bien ça n'a pas empêché Xavier Bertrand et les élu pendant des années par clientélisme et par l'acheter de le financer alors qu'on sait qu'il y a une volonté d'entrisme islamiste à travers évidemment la sphère éducative. Donc c'est à cela qu'il faut s'attaquer parce que sinon nos compatriotes de confession musulmanes seront évidemment associés et victimes. Sébastien Chenu, autre sujet, on va parler des prisons puisque le ministre de la justice Gérald de Darmanin veut faire payer aux détenus leurs frais d'incarcération.

Est-ce que vous soutenez cette idée ? Mais je n'y vois pas d'inconvénient. Je pense qu'il faut tout mettre sur la table.

La première chose, d'abord un, il faut soutenir, aider la pénitentiaire. Je le dis parce que lorsque les agents de la pénitentiaire ont été confrontés à toutes ces attaques multiples ces derniers jours, qui on a vu les élus du Rassemblement national sur le terrain. C'était Lor La Valallette à Toulon, c'était Emmanuel Tacher de la pagerie à Tarascon dans les prisons.

C'était pas les autres élus. Nous, on est derrière la pénitentiaire. Ça veut dire développer par exemple les visoconférences au lieu de faire des extractions de prisonniers pour aller à des auditions de juge.

Ça veut dire mieux rémunérer la pénitentiaire. Ça veut dire rendre anonyme évidemment les agents de la pénitentiaire lorsqu'ils déposent plainte. On doit d'abord soutenir notre personnel pénitentiaire.

Mais de demander de l'argent au détenus, est-ce que c'est pas une faiblesse de l'État régalien qui doit financer nos prisons ? Ah bah ça ça signe évidemment l'écroulement l'affaiblissement total de l'État sur ces questions-là. Évidemment, là où il fallait construire des prisons, on en a pas construit pendant des années.

Là, il aurait fallu mobiliser de l'argent public pour restaurer l'autorité dans le monde de la justice. On a ces gouvernements ont vidé que dit Gérald d'Armin, c'est on va avec des bouts de chandelle, on va essayer de replâtrrer à la va vite. Mais je crois qu'il y a une urgence.

Emmanuel Macron avait proposé des créations de place de prison. Nous ne les avons pas vu depuis 8 ans qu'il est au pouvoir. Je crois qu'il faut prendre ces enjeux au sérieux.

Euh la prison est là pour mettre à l'abri de la société des gens dangereux. Euh aujourd'hui, je crois qu'elle n'exerce pas fondamentalement son rôle. Il y a des gens, il y a aussi toute une question à faire sur la santé, à prendre en compte sur la santé mentale qui était, je le rappelle, une grande cause nationale.

On n pas vu grand-chose parce qu'il y a des gens qui sont en prison qui n'ont rien à y faire, qui seraient mieux dans des hôpitaux psychiatriques. Donc il y a évidemment beaucoup à revisiter et puis évidemment la question des délinquants étrangers. 25 % des détenus sont de nationalité étrangère.

Il ferait mieux d'être chez eux. Alors sur les prisons, elles ont été attaquées ces derniers jours, les agents pénitentiaires également et 25 personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête contre ces attaques des personnes qui sont liées au narcotrafic. Est-ce que ça montre que la politique antidrogue finalement de Jedarmanin et de Bruno Rataillot est en train d'ennuyer les narcotrafiquants que ça porte ses fruits ?

Elle a d'abord été en échec. Géraldo Darman lorsqu'il était ministre de l'intérieur avec les opérations Plac net a d'abord subi beaucoup de revers, beaucoup d'échecs puisque aujourd'hui les points de dans notre pays, ceux qui ont fermé se sont reconstitués en général très peu de maîtres très très peu tout à fait proche assez peu loin de là où ils étaient. Donc d'abord ils n'ont pas été efficaces aujourd'hui.

Qui est cette volonté de lutter contre le narcotrafic ? J'en prends acte, mais en revanche il faut activer tous les leviers. Comment voulez-vous lutter contre le RN votera aujourd'hui définitivement la loi sur le narcotrafic ?

Mais nous l'avons voté la dernière fois et si nous n'avions pas voter cette loi ne passait pas. C'est grâce au Rassemblement national que cette loi a pu passer. Mais ne pas gérer par exemple aujourd'hui.

Oui. Oui. Mais ne pas gérer les frontières en matière de lutte contre la drogue.

C'est vider l'océan avec une cuillère à café. La drogue arrive de quelque part. elle est importée euh de au-delà de nos frontières et l'absence de gestion de nos frontières est évidemment problématique.

On va parler de l'actualité euh parlementaire puisque c'est la rentrée pour les députés, les sénateurs après la coupure de Pâqu et euh le gouvernement l'apprès qui envisage de faire siéger euh les députés plus souvent au mois de mai, même pendant les ponts, les weekends, car le gouvernement craint un embouteillage législatif. Euh vous êtes vice-président de l'Assemblée nationale. Est-ce que euh vous êtes prêt avec les autres députés Ren et bien à siéger à siéger plus souvent pour faire avancer le le calendrier ?

Non, mais que les que les parlementairire fassent leur boulot de siéger, ça me semble tout à fait normal et il y a pas de problème avec ça. Le problème, c'est euh l'agenda parlementaire. Est-ce que euh aujourd'hui notre pays euh doit avoir comme priorité euh une loi sur l'audiovisuel ou euh des lois ou des petits textes comme ceux que nous avons euh euh traité euh dernièrement euh où est-ce que euh évidemment on doit s'attaquer euh fondamentalement par des grandes lois, une loi sur l'immigration, une loi sur l'agriculture aux grandes problématiques de notre pays.

Je pense que oui et là on a besoin de siéger. Si c'est pour faire siéger les députés sur des textes qui sont très opposés à l'intérêt des Français et aux priorités des Français, alors je n'en vois pas l'utilité. Donc siéger, oui, légiférer, oui, mais légiférer sur du concret et notamment sur l'énergie.

Il y avait un débat hier à l'Assemblée nationale sur l'énergie avec un hémicycle vide. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les députés sont démobilisés.

Est-ce que les députés s'ennuient en ce moment ? Bon, écoutez, bah il faut dire que les textes qui sont souvent arrivés devant nous depuis près d'un an, c'est-à-dire depuis la dissolution, bien souvent ont été des petits textes sans grande envergure et qui évidemment dans ce cas-là ne mobilise ni l'opinion publique ni les parlementaires en terme de de passion. L'ambiance aussi de l'Assemblée nationale a quelque chose de stérile.

L'extrême gauche bordélise tous les débats. C'est très difficile d'avancer avec sérénité. C'est très difficile de légiférer.

Les institutions sont durement attaquées par l'extrême gauche. Donc on a évidemment un une ambiance euh de travail qui ne correspond pas à une démocratie saine. Alors parlons d'énergie sur le fond puisque le gouvernement comptait initialement publier par décret, ça veut dire sans vote du Parlement la programmation pluriéannuelle de l'énergie, autrement dit la feuille de route énergétique de la France pour la décennie à venir.

Alors l'opposition avait critiqué cette méthode de passer outre le vote du parlement. D'ailleurs, le RN menaçait le gouvernement de censure pour ce motif. Et hier, François Baot, le premier ministre a annoncé que cette feuille de route énergétique serait publiée plus tard à la fin de l'été et après l'examen de l'Assemblée nationale d'une proposition de loi sénatoriale justement sur cette stratégie énergétique.

Est-ce que ce changement de méthode convient au Rassemblement national sur l'énergie ? Mais c'est la pression qu'on a mise. Nos députés Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme, Maxime Blard, député de la Meuse, ont travaillé sur ce sujet.

Marine Le Pen s'est exprimé hier parce que on a bien compris que pour réindustrialiser le pays, il faut maîtriser son énergie. Vous savez, il y a deux axes qui permettent au pays de s'en sortir. C'est maîtriser son énergie, maîtriser son immigration.

Sans la maîtrise de ces deux politiques, la France meurt. Donc aujourd'hui, quand il fait ce qui nous gouvernent, ils ont fait augmenter le prix d'électricité, ils ont abîmé la production nucléaire. Ils nous ont fait perdre un retard considérable en acceptant d'ailleurs une feuille de route européenne faite d'objectifs absolument intenables.

Donc nous nous avons dit, mettons tout sur la table, écoutez-nous, entendez-nous, que ce soit sur l'hydrogène, écoutez ce que le Rassemblement national a proposé. Nous, on est des grands défenseurs du nucléaire, de la filière nucléaire. Marine Le Pen l'a redit hier et je crois qu'aujourd'hui ils ont compris euh ce signal qui était nécessaire, c'est-à-dire un débat suivi d'un vote sur une proposition de loi, vous l'avez dit, sénatoriale, mais je pense qu'il faut faire voter l'Assemblée nationale sur la politique énergétique de la France et sur ce projet qui va engager 300 milliards supplémentaires.

C'est pas rien. On est sur des sommes pharamineuses. Question sur la proportionnelle, Fabrice, quelle proportionnelle ?

François Baou veut de la proportionnelle, ça a toujours été dans son programme mais pour vous d'abord vous y êtes favorable et à quelle dose ? Oui, d'abord je pense que la proportionnel c'est le scrutin de la justice. Ça permet à chacun de pouvoir être représenté à la hauteur du nombre de voix qu'il fait dans le pays.

Le tout, c'est savoir évidemment, vous l'avez dit, quelle proportionnel ? Nous, on est plutôt attaché à une proportionnelle départementale avec une prime majoritaire pour garantir une stabilité, c'est-à-dire un modèle qui ressemblerait à celui des élections municipales. Marine Le Pen et Jordan Bardella vont être reçus dans les heures qui viennent par le Premier ministre pour leur expliquer notre souhait, notre volonté.

Est-ce qu'il y aura un atterrissage possible ou est-ce que ce sera un bricolage destiné à donner une petite dose de proportionnel ? Je l'ignore. On verra bien comment tout ça atterrit.

Mais c'est vrai que je donne d'ailleurs euh gré à François Berou d'avoir toujours été convaincu de la nécessité euh de ce système politique. En revanche, qu'il n'imagine pas euh neutraliser ou euh acheter une paix politique avec le Rassemblement national parce qu'il distillerait ou il insstillirait une petite dose de proportionnel. Il y a un danger ou pas dans la mise en œuvre de la proportionnelle ?

Dans la mise en œuvre, ça ça dépend de ce que vous mettez comme type de proportionnel. Il faut pas perdre de vue l'objectif. L'objectif c'est que les forces politiques soient représentées à la hauteur de ce qu'elles sont réellement dans le pays et d'éviter évidemment toutes les magouilles tripatouillage d'entre de tours tel qu'on l'a vu quand on voyait monsieur Atal et les macronistes faire voter pour l'extrême gauche.

Vous savez entre 86 et 88 on a eu la proportionnelle. La France a été gouvernée. Il y a pas eu de souci à l'Assemblée nationale et puis on a inscrit un majoritaire et aujourd'hui on en arrive à une instabilité extrêmement forte.

Donc quand on nous dit la proportionnelle c'est l'instabilité, on voit bien que non. Alors en tout cas François Baou qui envoie beaucoup de gag en ce moment au Rassemblement national, ce débat sur l'énergie que vous aviez demandé, ce chantier ouvert sur la proportionnelle, c'est également votre demande. Est-ce que ça veut dire que vous n'allez pas en contrepartie le censurer dans les prochains mois ?

Non, non, mais nous ne sommes pas des marchands de tapis euh que François Berérou n'imagine pas eu parce qu'il donnerait euh un petit bout de proportionnel ou parce qu'il donnerait un demi-vote sur la politique énergétique que le Rassemblement national euh rentrera à la maison. Euh quand je vois euh les propositions en termes budgétaires euh notamment euh euh la niche fiscale des retraités de 10 % euh qu'il pourrait euh essayer de faire disparaître ou euh euh faire revenir une taxation pour remplacer la taxe d'habitation un impôt euh déguisé, euh ils nous auront face à eux nous serons le bouclier des Français, le bouclier des retraités face aux hauses d'impôts. Donc ilimagine pas d'un côté donner un peu au Rassemblement national pour mieux taper les Français de l'autre côté.

Il se trompe. Nous n'utiliserons évidemment la censure que si les intérêts des Français sont menacés et les intérêts notamment en matière d'imposition. Donc les motifs de censure pour le Rassembl nationale ce ça ça concerne la fiscalité des des hausses d'impôts.

Ce sera ça la ligne rouge. Ah ben c'est une ligne rouge. Mais nous l'avons annoncé il y a longtemps.

On ne les prend pas en traître. On n'est pas en train d'inventer de nouvelles lignes rouges. On leur a dit depuis longtemps, si vous augmentez la fiscalité, si vous alourdissez les impôts des Français, vous nous aurez face à vous, quel que soit par ailleurs ce que vous proposez sur des sujets diverses.

On va parler de la présidentielle 2027 Sébastien Chenu avec notre sondage Odoxa Mascar réalisé pour public Sénat et la presse régionale sur la présidentielle et Marine Le Pen contrairement aux intentions de vote il y a un an perdrait au second tour nettement face à Édouard Philippe. Sébastien Chenu, est-ce que vous reconnaissez que la condamnation judiciaire en première instance de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens et bien la plombe d'une certaine manière en vue de la présidentielle ? Non, parce qu'avant de faire un second tour, il faut avoir fait le premier et je ne suis pas sûr qu'Edouard Philippe aille même au second tour.

Donc si vous voulez euh on peut mettre Marine Le Pen contre le papel sondage, on peut tester, voilà, on peut tester Marine Le Pen contre le PAP ou contre n'importe qui et vous aurez des résultats différents. Encore faut-il passer le premier tour ? Et on a vu beaucoup de gens qui dans des sondages étaient vainqueurs d'un second tour mais n'arrivaient pas à passer le premier.

Et ce sera le cas, je crois, d'Edouard Philippe euh qui à mon avis euh n'a ni la force ni la capacité euh à créer un espoir dans notre pays. On l'a vu à l'œuvre, l'homme de la retraite à 67 ans, les gilets jaunes et cetera. Euh Édouard Philippe, c'est pas l'espoir pour le pays, c'est la continuité de la politique macroniste.

Donc moi, je ces sondages, je les prends tels qu'ils sont. Euh quand ils sont bons, on s'en réjouit. Quand ils le sont moins, on le déplore.

Mais sincèrement, c'est une photographie avec des acteurs du jeu qui ne seront peut-être pas cela. Question sur Jordan Bardella. Fabrice Oui, mais avant cela euh on comprend bien Édouard Philippe pour vous est pas un adversaire mais c'est qui votre adversaire ?

C'est Bruno Rotaillos. C'est Gabriel Latan. C'est qui ?

L'adversaire, c'est le système politique, la philosophie politique qui nous a mené aujourd'hui dans le mur et qui se rapporté par un homme ou par une femme. Oui, mais si on parle d'homme ou de femme aujourd'hui, mais ils sont assez interchangeables eux hein, que ce soit Gabriel Atal, Édouard Philippe, Gérald Armanin, tous ces gens-là font la même politique le faisait déjà la faisait déjà auparavant et c'est la continuité du macronisme. Nous, ce qu'on veut c'est la rupture démocratique avec le macronisme.

On veut une alternance populaire. On veut du souverainisme. On veut la défense des intérêts de la France, du pouvoir d'achat des Français.

Leur sécurité, mener une politique de l'immigration contre l'immigration qui n'a jamais été menée dans le pays. Donc évidemment tous les gens que j'ai cité, c'est la continuité mais je crois que les Français n'en peuvent plus. Alors dans notre sondage, Jordan Bardella fait aussi bien que Marine Le Pen en terme d'intention de vote au second tour de la présidentielle et il devient même ce mois-ci pour la première fois dans ce baromètre la personnalité politique préférée des Français.

Finalement, est-ce que Jordan Bardella, qui n'est pas inquiété par cette affaire judiciaire, n'est pas le mieux placé pour représenter le RN à la présidentielle ? Non, mais nous l'avons déjà dit, vous savez, c'est c'est Jeanouille qui dit "La sincérité est aussi une stratégie". Euh ben nous, notre stratégie c'est Marine Le Pen candidate à l'élection présidentielle et puis parce que son sort n'est pas uniquement entre ses mains, il est aujourd'hui entre les mains de la justice.

Elle se bat, elle combat, elle démontrera, je crois, son innocence. Si elle devait être empêchée, et bien le président de notre parti politique prendrait la relève. Ça fait partie des choses qui sont claires.

On ne cherche pas à duper les Français. On va pas sortir un candidat d'un chapeau si Marine Le Pen ne pouvait pas l'être. Mais aujourd'hui, Marine Le Pen travaille à cela.

Aujourd'hui, Marine Le Pen se bat sur plusieurs fronts. Le harcèlement judiciaire, le harcèlement financier, le harcèlement politique qu'elle subit lui donne et la force et l'ambition de convaincre les Français et je crois qu'elle sera évidemment au rendez-vous de 2027. Vous dites que si Marine Le Pen est empêché, est-ce que cela veut dire que si Marine Le Pen est condamné en appel à l'été 2026 dans cette affaire, Jordan Bardella sera candidat à sa place ?

Mais on verra ça parce que moi je me mets pas dans cette situation. Moi je pense que l'appel c'est un nouveau procès, elle est présumé innocente, va permettre de redistribuer les cartes. Donc aujourd'hui, on se bat pour démontrer l'innocence de Marine Le Pen avec les éléments qui sont les NS dans le casre d'un nouveau procès puisqu'elle est présumé innocente.

Zéro enrichissement personnel, zéro emploi fictif. Donc nous disons oui Marie Le Pen peut être au rendez-vous de la présidentielle. Fabrice, une dernière question sur Cyril Anouna.

Bah oui, puisqu'on parle de Cyril Anouna aussi comme candidat en 2027, c'est une bonne ou c'est une mauvaise nouvelle pour vous ? Est-ce que est-ce qu'il vous ferait pas un petit peu d'ombre ? Non mais il y a toujours le le l'idée de dire et si c'était lui, vous savez tout dans la presse alors on a déjà eu et si c'était selon valeurs actuelles, il préparait une candidature à la présidentielle.

Si c'était la B Piierre à une époque, on aurait été bien déçu. Donc bon, donc tout le monde a le droit d'être candidat à une élection présidentielle. tout le monde euh a le droit.

Est-ce que après faut rassembler 500 signatures et cetera ? C'est un long chemin. Je crois que Cyril Nooua est quand même un peu l'homme des coûts euh médiatique donc euh je pense qu'il est assez habile pour cela.

Mais moi, je ne méprise personne. Chacun a le droit de participer au débat public. Et si Cyril Anouna peut faire venir entrer dans le débat public des gens qui s'intéressent grâce à cette pseudo candidature au débat public, et bien il aura fait une partie du travail que chacun doit faire.

Intéresser l'opinion publique au débat euh pour l'avenir de notre pays. Mais il est assez populaire au sein de votre électorat, de votre camp. Ça ça pourrait vous faire du mal sa candidature ?

Non mais vous savez, on a déjà entendu ça avec les candidatures d'Éric Zemour, de Nicolas Dupignan ou d'autres. Euh je crois que notre électorat veut un changement. Notre électorat est attaché à la solidité au sérieux et je pense que Marine Le Pen est celle qui correspond le mieux à cela.

Une petite question très rapide Fabrice pour finir. Mais oui parce que Sébastien Chenu a cité le pape et la B Pière ce matin et il y a une autre élection à venir c'est celle du pape. Ouais.

Alors je suis pas candidat. Vous n'êtes pas candidat. C'est l'annonce de la matinée peut-être c'est la Absolument.

Qu'est-ce que vous attendez du prochain pape ? Non, mais je je pense que euh l'humilité, la charité sont des traits euh euh importants euh pour euh l'Église catholique. Les cardinaux feront euh le meilleur choix sur la ligne sur la ligne du prochain sur la ligne du prochain pas.

Vous attendez plutôt un conservateur, vous attendez plutôt un réformateur. Moi, j'attends euh un homme d'équilibre. Euh moi vous enfin euh j'ai pas de raison de vous confier euh mon rapport euh euh personnel à la religion, mais euh je pense que la l'Église catholique en tous les cas n'a pas à s'adapter à la société. qu'elle doit rester un phare de solidité, un phare qui guide et et donc je pense que tout ce qui est euh une église qui cherche à séduire la société euh se trompe.

Donc voilà, moi j'attends d'une église qu'elle soit solide, qu'elle soit forte, qu'elle soit généreuse, attentive mais qu'elle représente effectivement un phare. Merci beaucoup Sébastien Chenu d'avoir été notre invité politique aujourd'hui. Merci beaucoup Fabrice Vesser Redon.

Tout de suite, c'est l'heure du club des territoires.